• Genre:Aventure
  • Année:2010
  • Titre:Le Dernier Maître de l'Air
  • Série:Avatar: Le Dernier Maître de l'Air
Cet article est écrit par Aya, jeune infirmière vivant en pleine cambrousse. Elle a décidé de profiter de son talent inné pour la mauvaise foi pour faire des critiques pour if is Dead.

Ses avis et conseils peuvent donc être différents des articles habituels qui sont postés sur notre blog.

Bien avant qu’un certain James Cameron ne fasse un film du même nom, Avatar désignait une série animée américaine que l’on a pu découvrir sur TF1 à partir d’août 2005. C’est cette série, dont le titre complet est en fait Avatar: Le Dernier Maître de l’Air, qui vient tout juste d’être adaptée au cinéma par M. Night Shyamalan. Sans doute afin de ne pas porter à confusion, le film est simplement sorti sous le titre Le Dernier Maître de l’Air. Synopsis, voulez vous.

Le Dernier Maître de l’Air, Avatar Livre I, de Night Shyamalan

Quatre nations peuplent le monde : celle de l’air, de la terre, de l’eau et du feu. L’équilibre est sensé régner entre ces quatre pouvoirs mais ce n’est plus le cas depuis la disparition un siècle plutôt de la nouvelle réincarnation de l’Avatar, personnage capable de maîtriser les quatre éléments. En effet la nation du feu exerce depuis son emprise sur les deux autres nations restantes, celle de l’air ayant été annihilée pour détruire le nouvel Avatar. Un jeune garçon de 12 ans, Aang, est retrouvé avec son bison volant dans un immense iceberg du pôle Sud par deux adolescents : Katara et son frère Sokka. Il s’avère rapidement qu’étant le dernier maître de l’air, Aang est l’Avatar que cherche à détruire la nation du feu. Commence alors une quête pour les trois enfants qui permettra à Aang de maîtriser les quatre éléments et de rétablir l’équilibre.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, parlons brièvement de la série Avatar. Créée par les américains Michael Dante DiMartino et Bryan Konietzko, elle est souvent présentée à tort comme un dessin animé exclusivement américain rivalisant avec les animés japonais. Cependant, il faut tout de même rappeler que l’animation de cette série est prise en charge par un studio coréen. La série se présente en trois livres d’une vingtaine d’épisodes. Le film qui vient tout juste de sortir ne concerne que le premier livre de la série.

Côté scénario, rien de bien transcendant, on a des adolescents menant une quête de pouvoir dans un monde dominé par les principes du Ying et du Yang. Mais d’entrée je vous annonce la couleur : ce film (vu en 3D pour le coup) est la pire chose que j’ai eu l’occasion de voir au cinéma, et ce alors que je suis quand même allée voir les adaptations de Twilight et de Harry Potter ! J’ai failli sortir de la salle, ce qui ne m’avait encore jamais traversé l’esprit pendant une séance. Je me suis bien entendu poser la question habituelle, « aurais-je pu apprécier le film si je ne connaissais pas la série », mais à priori non.  Enfin comparons rapidement les deux formats.

Le Dernier Maître de l’Air, Avatar Livre I, de Night Shyamalan

L’univers présenté par la série est donc fondé sur les quatre éléments et repose sur des principes d’équilibre. Les références les plus évidentes sont chinoises mais d’une manière générale toutes asiatiques : écrits, architecture, philosophie, technique de combat et costumes. Chaque peuple possède ses caractéristiques, sa culture, sa mentalité. Ainsi, on se retrouve par exemple avec une nation du Feu dont le peuple est très discipliné, qui récompense le courage et la force, et que l’on voit surtout au travers de ses armées. Série pour enfant oblige, ce sont eux qui vont jouer le rôle des méchants. Face à eux, on retrouve trois autres peuples, tout aussi typés, et très connotés gentils.

Bien entendu, ce côté très typé des peuples est conservé dans sa version cinématographique. Cependant, là où le bât blesse, c’est qu’on peut tout de même se poser des questions sur d’éventuels sous entendus raciaux. Les méchants qui ne connaissent pas le mot diplomatie sont tous incarnés par des arabes, ou alors des hindous, tandis que, bizarrement, les gentils sont tous américains. On pourrait argumenter sur le fait que le peuple arabe vit dans des pays chauds, mais alors pourquoi les gentils qui dans la série ressembleraient plus à des esquimaux sont devenus blonds aux yeux bleus ? J’exagère à peine.

Le Dernier Maître de l’Air, Avatar Livre I, de Night ShyamalanNoah Ringer, est dans la série un jeune garçon de 12 ans qui passe son temps à rire, s’amuser et qui a fuit son rôle d’Avatar par peur des responsabilités, normal c’est un enfant. Ici il semblerait que l’acteur choisi pour le rôle ait un problème avec le fait de sourire. Il est juste chiant à mourir. La psychologie de son personnage est inexistante « quoi, j’ai fui il y a 100 ans les responsabilités dans un monde en paix mais maintenant je dois me battre car c’est la guerre ? … ok ». Katara, jouée par Nicola Peltz, maître de l’eau sans formation, est un personnage agaçant dans la série mais auquel on s’attache. L’actrice choisie me va, puisqu’ils sont tous devenus américains, mais alors le personnage… Fade au possible, elle n’a juste aucun trait intéressant ou un tant soit peu fouillé. Enfin Sokka joué par Jackson Rathbone est l’élément comique du groupe dans la série mais n’a ici juste aucun intérêt. Il fallait trois personnages donc il est là, mais sinon, ce serait pareil.

Alors que la série a pris soin de fouiller le caractère de chaque personnage, leur réservant parfois des épisodes et évitant les raccourcis faciles (non les méchants ne sont pas juste méchants pour le plaisir, ils ont une bonne raison de l’être), le film se contente de très peu… De plus, niveau jeu d’acteur, tout est mauvais. C’est dit je n’aurais plus besoin de le répéter. Des personnages importants sont passés à la trappe et d’autres ont juste un rôle figuratif, je pense notamment au singe Momo ou au bison volant Appa que l’on entraperçoit de temps en temps, histoire de dire qu’ils étaient bien présents.

Bon on va me répondre que c’est une adaptation librement inspirée et tout ça, m’enfin ça n’excuse pas tout le reste. L’histoire qui se tient parfaitement dans la série souffre dans le film de raccourcis multiples rendant les choses incohérentes. Cela se voudrait pourtant parfaitement enchaîné grâce à l’usage d’une voix off pour résumer les morceaux manquants. Sauf que ça ne prends pas, on a juste l’impression d’avoir des scènes qui s’enchaînent comme si on manquait la moitié des épisodes d’une série, et qu’on essayait de la reprendre en cours. Bon ok, ça marche pour les Feux de l’Amour mais c’est à peu près tout.

Le Dernier Maître de l’Air, Avatar Livre I, de Night Shyamalan

Reste l’intérêt visuel du grand écran. La série originale est jolie et l’animation de qualité, mais c’est vrai que certains effets spéciaux valent le coup du grand écran. Il est juste dommage que la 3D ne soit pas du tout mise en valeur.

Au final le film ne rend pas hommage à une série qui sous ses dehors enfantins est de grande qualité tant au niveau scénaristique que graphique. Je la conseille vivement même si le côté pour enfants, notamment sur les gags faciles, peut agacer. Le Maître de l’Air quant à lui, se destine à des petits qui n’iront pas chercher une logique profonde à l’histoire et regarderont surtout les images. Presqu’aucune violence dans les combats et des raccourcis improbables. Pour ma part une déception monumentale.


  • Année:2009
  • Genre:Science Fiction
  • Réalisateur:Descraques François
  • Série:Le Visiteur du Futur
  • Titre:Le Visiteur du Futur Saison 1

Je vous parlais récemment de l’habitude que j’avais pris de regarder des web-séries en mangeant à midi, faute de n’avoir rien d’autre qui puisse se regarder quotidiennement en moins de 10 minutes. Après avoir terminé les deux premières saisons de Noob, j’ai découvert une autre web-série, tout aussi geek, et nommée Le Visiteur du Futur. Cette fois, c’est de la Science Fiction, bien loin de l’univers du MMORPG, puisque c’est de voyage dans le temps et autres incohérences du continuum-espace-temps dont on va parler. Synopsis ?

Le Visiteur du Futur de François Descraques Saison 1

Nous sommes en 2009, et Raph a ce qu’on pourrait appeler une vie paisible. Enfin, c’est un jeune à la vingtaine, qui vit normalement quoi, jusqu’au jour où un taré débarque pour l’empêcher de jeter une canette dans une poubelle. Il viendrait soit disant du futur, et si Raph jette cette canette, il signe plus ou moins la fin du monde comme il le connaît. Puis le visiteur repart, et comme si de rien n’était, Raph jette la cannette. Malheureusement, l’étrange visiteur va continuer de venir, encore et encore…

Bon, vu comme ça, le synopsis ne donne pas très envie. Et j’avoue que c’est difficile de faire mieux vu les trois premiers épisodes de la série, qui vont tout trois s’axer sur le même schéma: notre héros s’apprête à faire quelque chose, le visiteur débarque et l’en empêche, lui racontant les conséquences qui seront causées par son acte s’il le perpétue. Pollution due à une canette, crise économique à cause d’un morceau de pizza périmé, les causes sont toutes plus farfelues les unes que les autres. Mais c’était là pour l’équipe je pense un test, histoire de voir si le projet pouvait tenir la route. Et heureusement, il le tenait et c’est à partir du quatrième épisode que le scénario se fait sentir, un scénario qui va s’étendre sur les 19 épisodes qui suivront.

Au début simple running-gag, la série de François Descraques va vite prendre son envol et nous révéler un scenario à la fois loufoque et génial, qui m’a, je l’avoue, bien pris en haleine. Il est d’autant plus génial qu’il tire très bien parti de l’hypothèse de base: le voyage dans le temps va être inventé, dans le futur bien entendu. On va donc avoir droit à des tentatives de modification du futur par le voyageur, personnage central de l’aventure avec Raph. Bref, lorsqu’on est fan de Science Fiction, ou qu’on aime les raisonnements à base de Et si… où des incohérences complètes finissent toujours par arriver, on ne peut qu’aimer.

Le Visiteur du Futur de François Descraques Saison 1

Mais bien avant le scénario, la première chose qui surprend, c’est la qualité générale des épisodes de la série. Ils sont certes courts, un peu comme pour Noob, mais le jeu des acteurs est bon, les sons collent bien, les rares effets spéciaux ne font pas cheap. Non, le tout est maîtrisé, et c’est donc une web-série de très bonne qualité à ce niveau là, plus ou moins proche du niveau visuel des publicités à la télévision (des bonnes j’entends). On est à des années lumières du niveau de Noob, l’autre série phase française. Et pourtant, le côté futuriste est toujours casse gueule, tant la frontière du cheap est aisée à traverser. Ce n’est pas le niveau du cinéma ou des séries américaines, mais vraiment pas si loin quand on considère les moyens de l’équipe. Plus Belle la Vie n’a qu’à bien se tenir, avec une poignée d’acteurs inconnus, François Descarques et sa pauvre caméra arrive à faire un truc qui tiennent bien plus que la route.

Le Visiteur du Futur de François Descraques Saison 1

Je sais pas pourquoi, mais entre la veste verte, les mitaines et les lunettes, ça me fait penser à Naruto...

Simple divertissement au début, Le Visiteur du Futur est vite devenue une série dont j’avais envie de découvrir la suite. Et elle a réussi à se renouveler à de nombreuses reprises, avec des épisodes qui resteront dans ma mémoire pour longtemps. Je parle notamment du Docteur, un personnage complètement génial, ou bien l’épisode nommé La Dépression.

Côté personnages, on est là aussi à un très bon niveau. Bien que les protagonistes n’aient pas de réelle personnalité, on ne connaît pas leurs goûts, on ne les cerne pas toujours, cela ne choque pas vraiment. Après tout, quand on fait des épisodes d’une durée moyenne de cinq minutes, difficile de faire autrement. On a donc droit à quelques stéréotypes, bien utilisés, qui ne gênent pas le moins du monde, ni ne déplaisent. Encore une fois, on est loin de la médiocrité de certains personnages de la série Noob.

Au final, je ne peux que vous inviter à regarder cette web-série si ce n’est pas encore fait. Le travail de l’équipe de François Descarques et de ses acteurs est tout simplement génial, et vu la durée des épisodes, se serait un crime de ne pas en prendre le temps. C’est par ici que ça se passe. Reste plus qu’à espérer que la Saison 2 sera à la hauteur !


  • Année:2008-2009
  • Genre:Shortcom
  • Série:Noob

Cet été les circonstances ont voulu que je sois tout seul pour manger, et quand le pc n’est pas bien loin, ou la télévision ça dépend des gens, l’envie de manger sans rien faire ne reste pas bien longtemps. Mais que regarder quand on a que dix minutes à perdre, et qu’on se remet tout de suite à travailler ? Et bien, on fini par regarder les webséries. Et c’est comme ça que je me suis mis à regarder Noob, une websérie française créée par Fabien Fournier et qui bénéficie d’un gros capital sympathie dans la communauté geek-gamers. Synopsis.

Noob, saison 1 & 2, de Fabien Fournier

Gaea vient tout juste d’installer Horizon 1.0, le dernier MMORPG du moment. C’est en se connectant et après avoir créé son avatar qu’elle va se rendre compte que les joueurs du jeu sont impitoyables avec les nouveaux inscrits. Car pour avancer dans le jeu, il faut absolument faire partie d’une guilde (groupe de joueurs), et la seule guide qui accepte les nouveaux venus ce nomme Noob. Malheureusement pour Gaea, il semblerait qu’elle porte bien son nom.

Avant de parler de la série, je vais tout de même parler des webséries, car il est tout de même agréable de retrouver du contenu facilement regardable (streaming), légalement, et rapidement. Si Youtube et autres Dailymotion sont vus comme un fléau à éradiquer par l’industrie de l’audio visuel, la success-story de certaines séries 100% web fait tout de même plaisir. C’est donc sans problème que j’ai subit les pubs qui m’étaient présentées avant le début de chaque épisode. Et pourtant, la publicité durait 30 secondes pour quelques six minutes de programme.

Noob, saison 1 & 2, de Fabien Fournier

Car Noob c’est avant tout une Shortcom, et chaque épisode est donc très court, centré en général sur un gag ou un sujet. Tous les gags tournent bien entendu autour de l’univers du jeu en ligne. Quelqu’un qui ne s’y connaît pas restera totalement de marbre face à certaines références, voir n’y comprendra rien. Je ne suis personnellement pas amateur de MMORPG, je n’y ai même jamais joué, c’est donc avec plaisir que j’ai pu comprendre certains termes, expliqués au noob que j’étais.

La série se veut humoristique, et joue beaucoup sur les stéréotypes que l’on peut rencontrer sur le web: personnage féminin qui abuse de son capital beauté pour se faire aider par des hauts niveaux, le Kévin parfait qui se croit réellement intelligent, le mysogine, etc. Malheureusement j’avoue que j’ai eu du mal avec ce principe, que je trouvais trop gros et parfois désagréable. Il faut dire que les moyens mis en oeuvre pour tourner la série ne doivent pas être énorme, et cela se sent beaucoup. Que ce soit au niveau des effets spéciaux, du cadrage, ou tout simplement du jeu des acteurs.

Noob, saison 1 & 2, de Fabien Fournier

Après, on ne peut pas leur oter le fait de savoir jouer parfaitement le stéréotype, mais bon. Certains je dois l’avouer me tappaient carrément sur le système, ce qui rend tout épisode les concernants difficile à supporter. Je dois tout de même reconnaître que certains personnages m’ont plu, notamment celui dont le plan est de dégouté tous les joueurs pour qu’ils retournent à la vie normale. C’est un comportement peu connu mais que l’on retrouve souvent.

Bref, si j’avais regardé cette websérie comme on regarde une série, je pense que j’aurai été très déçu. Le jeu ne casse pas trois pattes à un canard, le scénario est bien trop superficiel, etc… Mais dans la mesure où il s’agissait là d’occuper un temps qui se révélait de toute façon vide, Noob joue assez bien son rôle. Et vu les moyens à disposition de l’équipe de production, je ne pense pas qu’ils espéraient de toute façon faire mieux. Je reste tout de même dubitatif sur le fanatisme que peuvent éprouver certain à l’égard de la franchise… Si vous avez donc du temps pour la voir, c’est par ici.


  • Année:2005-2007
  • Genre:Société, Humour
  • Série:Weeds

Weeds est une série humoristique américaine créée par Jenji Kohan. Elle a démarré en 2005 et est diffusée sur Showtime chaque été. Il y a actuellement 5 saisons et la 6ème commence le 16 août prochain. Chacune de ces saisons se compose de 10 à 15 épisodes de 26 minutes chacun. Malgré la durée, ce n’est pas une sitcom pour autant et il n’y a pas de rires enregistrés. Synopsis ?

Weeds, saisons 1, 2 et 3, de Jenji Kohan

Nancy Botwin vit dans une jolie banlieue de la ville de Aggrestic, une ville où le conformisme prévaut.  Mariée et mère de deux enfants, son quotidien bascule quand son mari décède d’une crise cardiaque. Confrontée à des difficultés pour boucler les fins de mois, elle commence à vendre du cannabis à son entourage pour gagner un peu d’argent. Entre quiproquos, double jeu et flirt avec l’illégalité, la vie de Nancy va devenir fortement mouvementée.

Alors déjà, avec un synopsis pareil, on voit tout de suite les gros thèmes se dérouler : la ville ultra conformiste où en fait les choses ne sont pas si clean qu’on pourrait le penser. Une critique de la société américaine, des quiproquo à foison, saupoudrés d’histoires familiales car Nancy doit s’occuper de ses enfants, et gérer Andy son beau frère un peu taré. Si Nancy est un personnage somme toute assez neutre, ceux qui l’entourent eux, sont bien barrés. Que cela soit les enfants (mention spéciale à Shane) ou les plus grands, comme Célia, une amie de la famille très… BCBG.

Weeds, saisons 1, 2 et 3, de Jenji Kohan

Les thèmes abordés sont tout sauf politiquement correct, en premier lieu évidemment l’activité de Nancy. Mais le sexe, la mort, la maladie, rien ne sera oublié. C’est même parfois assez thrash. Pour cette raison la série n’a été diffusée sur aucune grande chaine en France. C’est Virgin 17 qui l’a diffusée en France, mais je ne sais pas si le succès a été au rendez vous. C’est bien dommage, car la série est très drôle. Certaines situations sont parfaitement hilarantes. Évidemment, c’est très gros et surréaliste. Les ennuis tombent comme des mouches, dans tous les sens du terme. C’est un peu du Desperates Housewives en plus trash, et avec de la drogue dedans. Le mythe de la banlieue bien comme il faut est démontée et aucun personnage n’est réellement clean même si ils en ont l’air au début. C’est clairement une série provocation sur ce point là.

Pour le moment, nous n’avons vu que les trois premières saisons qui sont d’un très bon niveau. On ne s’ennuie pas, et le jeu est plutôt bon. Mary-Louise Parker joue très bien la veuve à l’ouest, complètement dépassée par les évènements. Mais mon préféré reste Shane, le gamin surdoué, mais aussi sacrément barré. Il est joué par Alexander Gould, que vous ne connaîtrez sans doute pas mais qui a fait la voix de… Bambi 2 et Nemo. Bref, on pourrait se demander s’il est raisonnable de faire tourner une série avec un tel sujet à un enfant, mais le bonhomme a déjà soufflé sa seizième bougie. Il joue donc un personnage qui a été sérieusement choqué par la mort de son père, et qui en est devenu un peu bizarre. Reste tout de même à savoir si la série arrivera à se renouveler et à s’arrêter avant l’essoufflement. A voir donc.

Weeds, saisons 1, 2 et 3, de Jenji Kohan

En tout cas, les autres acteurs ne sont pas en reste, et la série ne pâtit en rien de leur jeu. Il y a beaucoup de personnages en couleurs, et il est vraiment amusant de passer de stéréotypes en stéréotypes, que ce soit les blancs tous faux-culs BCBG, ou les noirs, tous dealers. A noter qu’a partir de la saison 2 la chanson du générique change d’interprète à chaque épisode, passant de l’anglais à l’espagnol, voir même par Linkin Park. La série étant très populaire aux US, elle accueille donc quelques guest comme Snoop Dogg, Mary Kate Olsen ou encore Carrie Fisher.

Une série que nous vous conseillons, au moins pour les premières saisons. C’est drôle, c’est parfois irrévérencieux, c’est gros, mais c’est du tout bon. Et surtout, quand vous avez commencé, ça devient une vraie drogue.


  • Année:2007
  • Genre:Historique
  • Série:The Tudors

The Tudors est une série que nous aimons beaucoup mais dont nous ne vous avions jamais parlé jusqu’à présent. Nous profitons de sa rediffusion à partir du 3 août sur Arte pour le faire. Cette série raconte le règne et surtout les amours de Henri VIII, mythique souverain anglais et accessoirement à l’origine de l’église Anglicane. Quatre saisons ont été tournées et la série est terminée, la seconde saison sera sans doute diffusée à la rentrée sur la chaîne publique française. Synopsis ?

Les Tudors Saison 1 et 2

Henri VIII est marié à Catherine d’Aragon, d’origine espagnole. Cependant, cette dernière n’arrive pas à lui donner un héritier mâle. La tension entre les deux est importante. Henri est évidemment un coureur de jupon invétéré, mais finit par tomber éperdument amoureux d’Anne Boleyn. Désirant divorcer, Henri crée là un conflit direct avec l’église de Rome, et donc le pape. Un conflit dont tout le monde connait l’issue.

En effet, comme le dit le générique, Vous pensez connaître l’Histoire, mais vous ne connaissez que la fin, pour en atteindre le cœur , il faut la reprendre au début. La plupart d’entre nous connaissent l’Histoire, et l’issue de ses amoures tortueuses. Ce qui est intéressant c’est vraiment de comprendre comment on en est arrivé là. Évidemment, les histoires de roi, ca veux dire de la machination politique, de la manipulation, bref, quelque chose qu’on aime beaucoup ici. Je sais que le fait que ça passe sur Arte fera peut être peur à certains mais je vous assure que la série est tout à fait passionnante. Ce n’est pas ennuyeux.

Les Tudors Saison 1 et 2

On suit avec plaisir les intrigues politiques dans le climat très troublé de l’époque. Et on assiste peu à peu au schisme que l’on connait entre l’église d’Angleterre et celle de Rome. Et il faut dire que c’est bien mené. Le mélange entre politique et vie privée est bien dosé. Les acteurs sont convaincants et le scénario amène en douceur les problématiques et les protagonistes des machinations. Si vous ne connaissez pas cette période, je ne peux que vous dire de regarder, ça vous cultivera un brin. Mais attention à ne pas prendre tout au pied de la lettre !

Je préfère le dire tout de suite pour les amoureux de l’histoire, c’est très très libre. Que cela soit au niveau chronologique ou au niveau de la réalité historique. Par exemple, Henri n’a qu’une sœur dans la série, dont l’histoire est un mélange entre l’histoire de Marie Tudor (sœur cadette de Henri) et de Eleonore de Habsbourg, une reine de France et dans la série elle s’appelle Margaret (sœur ainée de Henri) entre autres. Il ne faudra pas crier au scandale et accepter que la fiction ait besoin de prendre de la distance pour le bien de la série. Par exemple, Marie la sœur du roi a été appelée Margaret pour que personne ne la confonde avec Marie la Sanglante (Bloody Mary), fille de Henri. Faut dire qu’ils avaient un peu tous le même prénom à l’époque.

Les Tudors Saison 1 et 2

A cela il faut surtout rajouter que la série est magnifique. Les costumes comme les décor sont un véritable ravissement pour les yeux. J’ai été assez perplexe sur le choix de Jonathan Rhys Meyer pour le rôle de Henri, car il a un coté trop playboy effémine, mais en réalité au fil des saisons il s’impose comme un Henri crédible. On notera aussi le personnage de l’excellent Cromwell qui est joué par James Frain que vous pouvez en ce moment même retrouver en tant que Franklin Mott dans True Blood, et bien sûr, l’envoutante Anne Boleyn jouée par Nathalie Dormer.

Au final, c’est une série historique comme on n’en voit pas souvent. Évidemment avec de grandes libertés, mais une distribution de qualité et des scénarios bien ficelés. Si vous ne l’avez pas encore vue, c’est l’occasion de la découvrir.


Comme on dit souvent, jamais deux sans trois, et c’est donc pour respecter cette maxime que nous avons vu, pour vous public, le troisième chapitre de la saga Twilight, sous titré Hésitation. Peut être alarmé par la qualité franchement pas folichonne (pour rester correcte) de Fascination et Tentation, le réalisateur a une nouvelle fois été remplacé, par David Slade cette fois auquel on doit notamment les archi-connus euh… En fait, je n’ai vu aucun de ses films jusque là. Redresser la série était un travail colossal, mais David était-t’il à la hauteur de la tâche ? Synopsis

Twilight Chapitre 3: Hésitation

Vous vous demandez qui sont ces gens ? Moi aussi. En bonus le look d'Edward si Twilight avait été tourné dans les années 80.

Après son caprice identitaire, Edward est revenu à Fork pour vivre pleinement son amour avec Bella. Depuis son retour, ils débarquent régulièrement en amoureux superstar au lycée, avec ses lunettes ultra classe, et lisent des poèmes dans l’herbe verte sous les rayons du soleil. Sauf que voilà, la vampire dont l’âme soeur a été tué par Edward dans le premier chapitre (un type que tout le monde a oublié) compte toujours se venger, et pour cela elle a rien trouvé de mieux que d’essayer de tuer Bella !

Il y a des maximes que l’on devrait suivre dans la vie. Jamais 2 sans 3 en est certes une, mais comme le dit souvent un philosophe du web, Toutes les meilleures blagues les plus courtes ont une fin. Et visiblement, David Slade, dit mer il et fou, n’a jamais lu les forums de Gamekult et ne sait donc pas à quoi s’en tenir. Car je mets fin au suspens insoutenable qui vous assailli depuis le début de la lecture de cette chronique: non, Hésitation n’a rien de mieux que les précédents épisodes. Oui, c’est toujours aussi pourri.

Twilight Chapitre 3: Hésitation, Loups Garou Torse Nu

Mais qui a dit que le chara design des personnages n'était pas recherché dans Twilight ? Non franchement, vous avez déjà vu des types aussi ridicules ? Tortues Ninjas à part.

Mais si j’ai cité cette grande maxime, c’est avant tout parce que regarder Twilight pour se marrer ne marche plus. La surprise compensait pour le premier épisode, la recette marchait déjà moins pour le second, mais ce troisième épisode confirme la tendance: ce n’est même plus drôle de voir Kristen Stewart avoir l’émotivité d’un homard amorphe. Et il n’y a vraiment rien d’autre pour sauver la mise.

Le pire, c’est que Hésitation est tout simplement le copié-collé du deuxième épisode, qui lui même était le copié-collé du premier. Dans ce troisième épisode, il ne se passe strictement rien. Mais alors vraiment rien. D’ailleurs il suffit de lire le synopsis pour se rendre compte que c’est le même. A la différence prêt qu’on doit se taper Edward. Il y a une menace bidon, et pendant tout le film on se prépare à la bataille. Je ne parle bien entendu pas d’une bataille épique comme on peut le voir dans un Seigneur des Anneaux par exemple. Non, je parle d’une bataille banale, sans suspens, et très mal jouée.

Edward dans Twilight 3: Hésitation

Il manquait une image drôle pour que l'article soit complet.

Vous vous souvenez de ces loups moches qu’on nous avait servi dans Tentation ? Et bien, on prend les mêmes, sauf qu’en plus on les voit se battre. Vous vous souvenez de ce passage bidon de Baseball dans Fascination ? Et bien, on refait le même passage, avec peut être même une musique identique, sauf que là ils s’entrainent à se battre. Pathétique ? Oui, au plus haut point. Et je ne parle même pas des tentatives de faire de la profondeur à la mythologie vampirique, ou même à la haine existante entre les vampires et les loups.

Le comble, c’est qu’on va nous ressortir des flashbacks pour plusieurs personnages, chacun ayant un avis différent sur le fait que Bella doive ou non devenir une vampire. L’idée est intéressante, mais les flashbacks sont tellement déjà-vus, et surtout, survolés, que ça n’a vraiment aucun impact. Entre la femme violée, qui devient vampire pour être sauvée, et qui ne nous explique même pas pourquoi elle est contre, et le loup garou qui dit que c’est mieux d’être chaud, ça vole au ras des pâquerettes.

Palette émotionnelle de Kirsten Stewart dans Twlight

Et qui a dit que Kirsten Stewart avait des lacunes de jeu de scène ?

Mais bon, tout cela ne serait pas si mauvais si le jeu des acteurs était bon. Cela ne compenserait sans doute pas, mais ça jouerait dans la balance, au moment où l’on hésite entre le mot Bouse et le mot Nanar, voir Navet. Mais voilà, les acteurs principaux sont Kristen Stewart et Robert Pattinson, qui ne sont sûrement pas de grands noms du cinéma muet. Et pourtant, les dialogues restent pathétiquement vide, Bella et Edward continuant de s’échanger à longueur de temps de très intéressants Aaahhh et autres Euuuh. Ils ont beau être devenus des super-stars, on ne sait trop comment, leur jeu est toujours aussi mauvais, et on ne risque pas de les voir bien longtemps s’ils continuent.

Bon ok, le jeu des acteurs est moisi, les effets spéciaux aussi, le scénario est inexistant, mais il doit bien y avoir quelque chose à sauver ? Vous savez, le point que l’on pourrait mettre dans la colonne plus, pour dire que l’on n’est pas  totalement de mauvaise foi. Pour le premier épisode, nous avions réussi: c’était drôle. Pour le second, nous l’avions vu avec un sous-titrage russe.

Malheureusement, ce troisième épisode est juste consternant. Cela ne nous a même pas tiré un seul sourire, et c’est bien triste. Car un film de deux heures, c’est long, surtout quand c’est ennuyant. Dire qu’ils ont coupé le quatrième chapitre en deux films…


  • Année:2009-2010
  • Genre:Comédie Musicale
  • Série:Glee

Comme vous le savez, on aime bien les séries américaines. On essaie généralement d’en regarder deux en même temps, une sérieuse et une plus légère et drôle. Sauf que voilà The Big Bang Theory finissait sa 3ème saison, et Lost était trop lourde pour mes besoins du moment. Alors on s’est tournés, sur les conseils de Junta, vers Glee. Difficile d’être passé à coté, la série a été un gros succès au cours de l’année aux États-Unis, mais nous n’étions pas du tout attirés, et on le comprend au vu du synopsis.

Glee, Saison 1, de Ian Brennan, Brad Falchuk et Ryan Murphy

Will Shuester est prof d’espagnol au McKinley High School, et pour rappel le High School équivaut à peu près à notre lycée. Il décide de ressusciter le club dont il faisait partie lycéen : le Glee Club, qu’on pourrait traduire par la chorale. Sauf que la chorale a une image bien ringarde et que les premiers à rejoindre sont plutôt les laissés-pour-compte. Sans parler de la rivalité causée par Sue Sylvester coach des pompom girls qui a décidé de faire fermer le club pour que le budget de son club ne se voit pas amputé de quelques dollars.

Bon, vous comprenez pourquoi, non, vraiment, ça ne nous tentait pas. De la comédie musicale, au lycée américain, qui chante en plus de la Pop… Oui car si vous ne le savez pas, les acteurs chantent vraiment dans Glee et donc les scènes chantées sont très nombreuses. Majoritairement ce sont des reprises de standards de la pop-culture ou de l’univers des comédies musicales de Broadway. En gros, des morceaux que je ne connais pas et que je n’aime même pas à la base.

Et pourtant, nous avons dévoré les 22 épisodes de la Saison 1 en une semaine et demie. Pourquoi ? Eh bien pour plusieurs raisons, d’une part les personnages. Avec une dizaine de personnages principaux, il y en a pour tous les gouts. Le format série permet de développer chaque personnage de manière approfondie, un peu comme dans Lost. Difficile de ne pas se reconnaitre dans Rachel qui se fait humilier tous les jours, dans Tina la gothique à qui on reproche ses accoutrements, à Quinn soumise à la pression de ses parents pour être la meilleure, à Mercedes en surpoids… On trouvera tous un personnage ou plusieurs à qui s’attacher.

Glee, Saison 1, de Ian Brennan, Brad Falchuk et Ryan Murphy

Et puis, évidemment, il y a ensuite l’humour. Glee n’a pas peur de l’absurde, du délire et ce sont de pures moments d’anthologies qui en sortent. On pensera notamment à l’épisode 4, qui donne un relief incroyable au morceau pop Put a Ring on It de Beyonce. La production n’a pas eu peur de mettre leurs personnages dans des situations totalement ridicules et absurdes, et on notera aussi le travail important sur les costumes. C’est encore plus visible sur l’épisode 20 où la moitié des membres sont habillés de manières inspirées par Lady Gaga (robe de bulles, tubes de dentifrice sur la tête, etc…) ou carrément inspirées par Kiss !

Le choix des morceau est juste hallucinant et a du demander un travail énorme. Ça colle parfaitement avec le scénario, à tel point qu’on se demande si elles n’ont pas été écrites par la séries, voire modifiées, et les voix des acteurs sont parfois absolument géniales. On pense à Rachel évidemment, jouée par Lea Michele, mais aussi à Kurt, Chris Colfer, qui a une voix que ne renierait presque pas Klaus Nomi en plus frêle. La plupart sont issus de Broadway et sont aussi bon au chant qu’au jeu en lui même.

On ne pourras que saluer la réalisation, qui réserve certaines mises en scènes digne des plus grands. Que cela soit sur  le très émouvant Alone, ou sur le très kitch Shout it loud, quasiment tous les styles y passent et toutes les émotions aussi. Je dois aussi citer le magistral Bohemian Rhapsody qui couvre deux histoires en parallèles, qui se rejoignent sur certaines paroles. Ce morceau allie le grand talent de chorégraphie pour les danses, et la virtuosité du scénario. Bohemian Rhapsody est juste une des meilleures scènes que j’ai vu dans une série depuis très longtemps.

Glee Special Lady Gaga

Cette première saison a bien entendu quelques légers défauts. On pourrait jouer et chipoter sur des petits détails. Cette série n’est elle pas totalement à côté de la plaque ? Un orchestre d’élèves peut il jouer parfaitement n’importe quel morceau au bon vouloir des chanteurs ? Ces musiciens n’auraient-ils pas mérité d’avoir au moins un épisode sur le devant de la scène ? Bref, des petits détails qui sont bien entendu indispensables à l’ensemble de la série. Qui serait intéressé par une série où l’orchestre se rate à chaque fois, où la musique n’est pas en rythme et où il faut attendre que chacun ait répété pendant plusieurs jours après avoir décidé d’un titre de chanson ?

Bref, entre des morceaux super bien intégrés, une mise en scène originale et fluide , des personnages attachants, Glee a tout pour plaire. Même pour ceux qui comme moi ne sont pas portés sur la pop, ni sur les séries lycéennes. Allez au delà des préjugés, et commencez tout de suite cette série, qui s’annonce déjà comme grande. Maintenant, ici, nous attendons avec impatience la Saison 2.


  • Année:2005
  • Genre:Fantastique, Action
  • Réalisateur:Abrams J.J.
  • Série:Lost: Les Disparus

Lost par ci, Lost par là. Il était difficile de ne pas entendre parler de la série ces derniers temps, et pour cause puisqu’elle s’est terminée il y a quelques semaines, mettant fin à six saisons d’intrigues pour un total de 121 épisodes. Et c’est justement pour cette raison que nous avons décidé de visionner enfin cette série culte. Ça, et le fait que Prince of Persia m’ait fait penser à Sawyer. La série a été diffusée à partir de 2004 et a été crée par J.J. Abrams, Damon Lindelof et Jeffrey Lieber. Alors évidemment, aucun de nous deux n’était réellement passé à coté de cette série. Quand nous vivions chez nos parents respectifs nous sommes tombés dessus, nous avons vu des bribes (et moi je bavais sur Sawyer) mais voilà, c’était tout. Alors, c’était l’occasion de voir cette série si controversée. On ose vous faire un synopsis ou vous l’avez tous déjà vue ?

Lost Saison 1

Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué et pour que le responsable marketing ne se tire pas une balle devant son effet raté: tous les héros regardent quelque chose hors plan. C'est sûrement un truc inquiétant. De rien.

L’Oceanic 815 était un vol en partance de Sydney et à destination de Los Angeles. Sauf que voilà, il s’écrase, sur une île apparemment complètement déserte. Une quarantaine de personnes survivent sans trop de blessures graves. D’abord en attente des secours, la survie va s’organiser et ils vont commencer à se poser des questions sur cette île qui semble finalement plus bizarre qu’elle n’y paraît. Entre des monstres et des évènements surnaturels, le passé -relativement lourd- des personnages nous sera révélé.

Sawyer dans Lost Saison 1

Non, Sawyer n'a pas trouvé de réserves d'huiles essentielles sur l'île, c'est juste de la sueur. Oui oui, j'vous jure. Le vrai mystère c'est pourquoi Kate arrive à tourner autour après sans se boucher les narines. Elle a du faire une ou deux éditions du Hellfest.

Bon, avouez, je ne vous apprend rien. L’une des grandes forces de Lost réside dans la diversité de ses personnages. Nous avons rien de moins que 14 personnages principaux, ce qui est énorme par rapport aux habitudes. Depuis, de nombreuses séries ont repris le filon, mais bon. Ces 14 personnages permettent de faire des épisodes variés, centrés tour à tour sur tel ou tel personnage.

Alors, évidemment, vu la palette, c’est impossible que vous n’accrochiez à aucun d’entre eux. Chacun pourra y trouver son compte. Au vu des images qui peuplent cet article, vous aurez qui est mon personnage favori. Il y a bien entendu toujours un ou deux personnages que vous aurez envie de baffer, mais vu que les héros des épisodes tournent, c’est pas bien grave.

Au niveau construction, pas grand chose à reprocher non plus. L’insertion de flash-backs par-ci par-là permet de suivre plusieurs intrigues en même temps, avec d’un côté celle sur l’île, et de l’autre celle dans le passé. Évidemment, ces flash-backs laissent plein de zones d’ombre qu’on a envie de combler. Bref, ces petits points noirs et ces intrigues entremêlées rendent vite Lost ultra efficace dans le genre addictif. Dites vous qu’il nous est arrivé de nous faire sept épisodes par jour, c’est dire, j’en aurais presque honte. A titre de comparaison, la moyenne est plutôt de deux épisodes par jour grand maximum en temps normal… Lost c’est un peu le principe de Trône de Fer quoi.

A cela près que c’est une série relativement policée. C’est à dire une série qui peut passer en première partie de soirée sur TF1, ça reste du gentillet, il n’y a pas (encore?) de remise en question de la société, et quasiment aucun d’acte condamnable. Contrairement à d’autres séries, au pif, 24 et ses nombreuses séances de tortures. De même, on échappe dans cette première saison quasiment à toute romance, ce qui n’est d’ailleurs pas forcément un mal. On sent un triangle amoureux, mais relativement peu exploité. Pas de cul non plus ! Pourtant entre nous, un mois sur une île déserte avec Jake d’un coté et Sawyer de l’autre, je pensais que Kate ne se serait pas serrée la ceinture bien longtemps. Oula, je divague.

Sawyer dans Lost, Saison 1

Ouais nan, là ça se passe vraiment de commentaires.

S’il fallait attaquer la série, ce serait plutôt sur quelques détails. Dans la vrai vie, Kate serait devenue poilue. Oui parce que le vrai défaut de Lost c’est quand même un certain manque de réalisme. Bon, à la limite, qu’ils trouvent de l’eau potable et tout, rapidement, on se dit, c’est le pouvoir de l’île. Mais l’île a-t-elle aussi le pouvoir d’empêcher la repousse des poils ? Non, parce que même en étant passée à la cire pile poil avant le départ, c’est juste pas possible de rester niquelle un mois.

Bon, je l’avoue, c’est de la pure mauvaise foi. Finalement, le seul vrai problème de cette première saison de Lost, c’est qu’elle place la barre très très haut et qu’il va être très dur de passer après. Car c’est 25 épisodes sans réelle faute, sans temps mort, avec plein de potentiel et des personnages très charismatiques.

Je sais pas pour vous, mais moi ce soir, je sais ce que je vais regarder !


  • Année:2010
  • Genre:Action
  • Réalisateur:Newell Mike
  • Série:Prince of Persia
  • Titre:Prince of Persia: Les Sables du Temps
  • Titre V.O.:Prince of Persia: The Sands of Time

Hier, nous sommes allés voir Prince of Persia: Les Sables du Temps au cinéma. Ce nous incluait donc votre servante, dabYo et illman. Cependant, pour des raisons obscure, c’est donc moi qui en écrit la critique. Ce qui n’est pas forcément de bon augure, car mon seul argument pour aller voir Prince of Persia c’était que « l’acteur principal il est trop beau ». Mué. Le fait que cela soit une adaptation du Jeu Vidéo du même nom me laissait de marbre (car entre nous, les adaptations de jeux vidéo) et le réalisateur Mike Newell ayant réalisé Harry Potter 4 n’est pas non plus une référence. Seul le producteur aurait pu me motiver, mais au final, Jerry Bruckheimer nous a démontré avec Pirate des Caraïbes 3 qu’il pouvait lui aussi faire des bouses. Enfin, Synopsis.

Prince of Persia: Les Sables du Temps

Dastan est un prince, et accessoirement un beau gosse. Il a été adopté par le roi il y a une quinzaine d’années, il n’est donc pas de haute lignée. Évidemment, c’est aussi un rebelle au grand cœur, qui aime se battre et prendre des risques. Puis un jour, il part avec ses deux demi-frères pour envahir une vilaine cité qui serait accusée de vendre des armes aux ennemis de la Perse. Sauf que cette cité sacrée protégeait une certaine dague capable de réveiller les forces du mal, tout ça quoi.

Bon, si vous connaissez le jeu-vidéo vous connaissez de toute manière l’histoire et ce qu’il y a derrière cette dague. Et si vous ne le connaissez pas, je vous laisse découvrir. Bon, on va commencer par le paragraphe fille-kikoo-lol, vous pouvez passer au paragraphe suivant si vous n’avez pas envie de subir le passage fangirl.

Prince of Persia: Les Sables du Temps

A votre avis, Narta ou Niveau body ?

Donc, évidemment, tout repose sur les épaules musclées du prince Dastan joué par Jake Gyllenhaal qui s’est laissé poussé les cheveux, ce qui lui donne une certaine ressemblance avec le Jared Leto de Alexandre le Grand. Je ne ferais pas de jeu de mot sur l’orientation du personnage de Leto dans le film et le fait que Jake Gyllenhaal ai joué dans Brokeback Mountain, mais… Enfin, bref. Notre prince aux grands yeux, musclés, avec les cheveux long cabotine joyeusement, ce qui n’est pas pour nous déplaire. L’humour « Indiana Jones », le sourire de travers, désinvolte et rebelle notre prince est un personnage ultra stéréotypé mais qui m’a plu (non, vraiment ?). Côté femmes, c’est sur les épaules de Gemma Arterton que cela se joue, et ici aussi on frôle la plupart des stéréotypes.

Et quand je parle de stéréotypes, soyons honnêtes, le film n’échappe à aucun poncif du genre. Les positions impossibles à tenir résolues par des pirouettes, des retournements de situations ultra prévisibles et bien évidemment l’évolution de la relation du prince et de la princesse, tout cela, c’est du vu, revu et déjà vu. Cependant, et c’est quand même là où on reconnaît la qualité de Bruckheimer, c’est du grand spectacle. C’est palpitant, plein d’action, même si trop de ralenti sur les cascades tuent les cascades. On ne s’ennuie pas et c’est tout à fait divertissant. Les combats chorégraphiés sont cependant filmés un peu trop serrés, ce qui empêche d’en apprécier réellement la chorégraphie. Bref, c’est du film d’aventure à la Disney, c’est épique, il y a son lot de plans improbables et de cadrages ultra efficaces.

Visuellement parlant, c’est magnifique. La cité sacré est majestueuse, les costumes (notamment ceux de la princesse) sont splendides, les décors sont impecables. C’est du grand bonheur pour les yeux et je tire mon chapeau aux effets de lumières absolument superbes. La graphiste que je suis est comblée. Bon, un gros carton rouge pour les Hassansins quand même est bien mérité. Ces yamakazi nazguls sont des ninjas, sur-entraînés, super méchants, pas crédibles et en plus ridicules. Je m’en serais passée. D’autant que cela dénote complètemnet avec le reste graphiquement parlant.

Prince of Persia: Les Sables du Temps

Prince of Persia: Street Dance en 3D

Niveau adaptation, je dois dire que je ne connais pas plus que cela, et que donc je ne pourrais pas juger. Cependant, les sauts et escalades font évidemment penser au jeu original, notamment l’escalade de paroi au début du film, mais on remarquera quand même un saut de la foi genre Assassin’s Creed qui m’a un peu laissée sur les fesses car impromptu (mais impressionnant).

Au final, Prince of Persia: Les Sables du Temps est un agréable divertissement, rythmé, pas trop long, au scénario dispensable. Les beaux yeux de Dastan et les cascades à tout va sauront séduire le plus grand nombre. Les puristes du jeu-video raleront surement un peu plus, mais dans l’ensemble c’est honnête et on voit rarement une adaptation d’une telle qualité. Comble de l’ironie, le Prince of Persia sortant pour l’occasion sur console est bien plus mauvais que d’habitude.


Iron Man 2 de Jon Favreau

dabYo dans Critiques, Films le 19 mai 2010, avec 6 commentaires
  • Scénariste:Theroux Justin
  • Année:2010
  • Genre:Action
  • Réalisateur:Favreau Jon
  • Série:Iron Man
  • Titre:Iron Man 2

Sorti il y a quelque temps déjà, Iron Man était une adaptation de comics qui nous avait plutôt marqué. Tout d’abord parce qu’on l’avait beaucoup apprécié, et que ce n’est pas chose commune. Ensuite, parce que la suite était déjà prévue lorsque nous l’avons vu, et qu’on en trépignait d’impatience. C’est donc tout à fait normal que nous soyons allé voir Iron Man 2 au cinéma, le plutôt possible. On va essayer de ne rien dévoiler du premier, ni de l’intrigue de second pour que vous puissiez les voir. Mais bon, il faudrait vivre en Antarctique pour ne pas connaître Tony StarkSynopsis.

Iron Man 2: Le Film

En relisant ma critique, je viens de m'apercevoir que j'ai oublié le deuxième Iron Man de l'affiche... Bon d'un autre côté, le personnage est sans intérêt, son jeu est nul, et ce qu'il apporte à l'histoire est proche du néant.

Tony Stark a fini par révéler au monde qu’il était Iron Man, le mystérieux robot que l’Amérique entière adore. Évidemment, cela ne va pas sans quelques désagréments. Peut on laisser une armure aussi puissante à un simple civil ? Les États-Unis peuvent ils simplement compter sur le bon vouloir de monsieur Stark pour sa défense ? Bien entendu, le gouvernement et l’armée américaine lorgnent de très près l’armure de fer. Et les entreprises concurrentes de Stark Industries aussi, surtout depuis que ce dernier s’est retiré de la course à l’armement. Et accessoirement, ça réveille de vieilles rancunes situées à l’Est.

Bon, hein, soyons honnêtes: le film repose quasiment uniquement sur les épaules de Robert Downey Jr, et on le sait, il a de larges épaules. Je dirais même qu’il a de large chevilles, aussi. Il cabotine pendant la plupart du film, et on adore tout simplement le voir cabotiner. Il fait partie de nos acteurs favoris et ce n’est pas pour rien. Son personnage narcissique, insolent et indépendant nous charme forcément. A l’image des comics (cf. Civil War), on retrouve un Iron Man un peu beaucoup sale con, connard, et nous, on aime ce genre de personnages.

La Veuve Noire dans Iron Man 2

Seksy, je suis super seksy !

Du coup, les autres acteurs sont évidemment en retrait. Certains sont vraiment, mais alors vraiment mauvais, tandis que le grand méchant joué par Mickey Rourke est juste très classe. Avec un très bon look, plutôt drôle, il joue parfaitement le rôle du méchant qui ne cherche qu’à se venger et qui fera tout pour le faire, dont le seul plaisir est de faire souffrir les autres. Alors le personnage en lui même ne casse pas trois pattes à un canard, d’autant qu’un canard ça a que deux pattes. Le reste, c’est des ailes.

Bon, évidemment qui dit Tony Stark dit quota de femmes super seks, et donc cette fois ci on a le droit à Scarlett Johanson dans une combinaison moulante de cuir qui joue une agent du Shield, la Veuve Noire. Alors je pense que pour ceux qui n’ont jamais lu de comics Iron Man seront un peu perplexe devant cette organisation et ces personnages, mais c’était agréable de retrouver cette agence vue dans Civil War, même si son impact est très sommaire.

C’est bien beau tout ça mais entrons dans le vif du sujet. Iron Man 2 c’est exactement la même sauce que le premier du nom. Tout repose sur le héros, comme dit ci dessous, l’intrigue tiens sur un post-it, et il y a beaucoup d’action. Les effets spéciaux sont toujours aussi spectaculaires, et on remercie le producteur de ne pas l’avoir passé en 3D, car c’était vraiment pas quelque chose de nécessaire. Cependant, le scénario me laisse au final un peu déçu, car il aborde des thèmes qu’il aurait été agréable d’explorer. Peut on laisser une telle armure à un personnage aussi narcissique et incontrôlable ? Le film nous pose la question, nous amène quelques éléments, mais ne prend pas parti.

J’ai trouvé ce je joue sur les deux bords très désagréable. Certaines scènes semblent être des preuves comme quoi non, Iron Man ne devrait pas garder son armure comme ça, mais elles sont vite balayées par des scènes super héroïques. Il est difficile de faire comprendre ce sentiment, mais c’est un des points qui m’a le plus déçu dans ce film. Car cette notion est je trouve très intéressante dans le monde des super héros, et Marvel avait tenté d’y répondre avec la série Civil War. Dommage qu’on avance en rien durant le film.

Iron Man 2: Le Méchant

Oui voilà, je voudrais une armure d'Iron Man. Oui avec des frites s'il vous plait. C'est à emporter.

Si l’on omet cette partie, le reste est du tout bon. Iron Man 2 est un film de grand spectacle, avec un très bon jeu d’acteurs, sans pour autant sortir des clichés habituels. Le scénario est cliché, en plus d’être court, les rebondissements gros comme des maisons, les scènes d’actions très peu surprenantes. Bref, c’est du conventionnel, mais du conventionnel efficace. Le méchant est vraiment méchant, il fait vraiment sadique, et le héros incontrôlable est vraiment incontrôlable. Ces points sont vraiment prenants.

A ces scènes d’action vous ajoutez une BO 100% AC/DC et vous obtenez un film de grand spectacle de très grande qualité. Aucun doute sur le fait que nous irons voir le troisième film, si il arrive un jour. Mais vu le succès, on ne peut plus en douter. Seul réel regret, l’absence de la chanson de Black Sabbath, Iron Man. Bah oui, bordel.

Si vous avez aimé Iron Man premier du nom, n’hésitez pas une seconde ! Si c’était mauvais, ou que cela ne vous a pas emballé plus que ça, un mattage du DVD suffira.



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