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Knights of Sidonia, Saison 1, de Polygon Pictures

Netflix perdu dans l'espace

illman dans Animes, Films le 27 janvier 2015, avec 3 commentaires

Knights of Sidonia est une série d’animation japonaise en 12 épisodes qui fait partie des Netflix Originals, une collection de contenus exclusifs à la plate-forme (ou presque vu que ça concerne l’exploitation hors japon ici). C’est ici une adaptation du manga éponyme de Tsutomu Nihei produite par Polygon Pictures, un studio spécialisé dans l’animation en CG 3D. Je vais tenter de vous convaincre de la regarder en commençant par le synopsis.

Knights of Sidonia Anime Saison 1

Nagate vivait dans les souterrains avec son grand-père jusqu’à la mort de ce dernier. Pour tuer le temps, il s’entraînait sur un simulateur de vol sur lequel il a fini par battre tout les highscores. Mais voilà, ça ne nourrit pas son homme, et lorsque la faim le pousse à la surface de Sidonia, il se fait pincer à voler du riz. A partir de là, il va devoir s’adapter à la vie à la surface à l’intérieur du gigantesque vaisseau Sidonia, tout en combattant les monstrueux Gaunas à bord d’un robot géant, une sentinelle.

Vous auriez tort de penser que le scénario est simpliste, les ramifications sont nombreuses et les révélations qui seront amenées aux cours des épisodes rajoutent une sacré dose d’interrogations et maintiennent le spectateur suspendu à l’histoire, c’est aussi pour ça que je suis resté succinct dans le synopsis pour ne pas spoiler. Les douze épisodes ne sont d’ailleurs pas de trop et on aurait aimé que ça ne s’arrête pas là car apparemment la série ne couvre que les 6 premiers volumes, il existe 11 tomes pour l’instant en France. Heureusement une saison 2 est sur les rails et un film compilant la première saison est aussi prévu pour ceux qui ne survivraient pas au visionnage de douze petits épisodes.

Tsutomu Nihei est un des maîtres du cyberpunk en manga, c’est quand même le gars qui a fait Blame et Biomega. Du coup c’est loin d’être le genre à faire du grand public, et pourtant… Knights of Sidonia donne dans la Science-Fiction avec des mechas mais tant qu’à faire, il y a mis les formes et surtout le fond. Déjà niveau décors de la série on sent que c’est lui qui en est à l’origine, c’est massif mais aussi détaillé bien que moins industriel que dans ses précédentes œuvres. On a une impression d’un grand usage que ce soit dans les bâtiments ou dans les objets du quotidien comme les vêtements, les uniformes ont l’air d’avoir été portés des milliers de fois par exemple, ces petits détails rajoutent à la tension palpable.

L’univers de la série est sombre. L’humanité n’a jamais été aussi proche du gouffre et le Sidonia est tel une arche parcourant l’inconnu. Leur système politique est assez spécial avec une sorte de conseil dirigé par une militaire qui garde une flopée de secrets. Manipulation génétique, hybridation entre espèces (il y a une femme-ours dans le cast) et autres joyeusetés trans-humanistes sont au programme, des fois c’est un peu glauque. Le design des méchants, les Gaunas, très organo-crado avec leur couche externe que les protagonistes appellent du placenta sont pas mal dans le genre, en plus d’avoir des tentacules, hirk.

Knights of Sidonia, Saison 1, de Polygon Pictures

Coté personnage, on retrouve donc Nagate, il a vécu seul avec son grand-père dans les souterrains alors il n’a qu’une vague idée de la manière d’interagir avec les gens. Ici on a le bon goût de ne pas aller dans la surenchère de l’embarras comme on a tant pu le voir ailleurs dans des tentatives désespérées de créer un ressort comique. Il est résolu et il va arrêter d’être naïf très vite après avoir été confronté à l’adversité. Ses interactions avec le cast féminin et neutre constitue une sous-intrigue qui se développe tranquillement au fil des épisodes. Le temps est pris pour poser les personnages principaux sans trop se précipiter, c’est appréciable. Par contre, il m’a fallu 2-3 épisodes pour bien différencié des personnages féminins et je ne parle même pas du cas de celle qui a onze clones avec trois qui sont nommés. De ce coté là le chara-design est un peu faible, dommage.

On pourrait sans problème avoir des doutes sur le fait qu’une très grande majorité de la série soit en CG 3D. De mon coté je me suis fait une raison, ils font ça pour baisser les coûts et le rendu n’est pas si mal au final. Pour ceux qui ont vu la série Freedom de Katsuhiro Otomo, c’est un peu le même genre de rendu 3D mais en beaucoup plus beau et surtout en mieux animé. Les animations des personnages sont toutefois parfois un peu rapides et/ou rigides mais rien de bien grave. Par moment, lorsque l’on a un arrière-plan bien classe dessiné avec les personnages qui se déplacent à l’intérieur de ce décor, on oublie ce coté 3D. Quelques passages sont aussi magnifiques, par exemple dans le second épisode, il y a une collision avec un astéroïde de glace que j’ai trouvé superbe.

Un bémol concernant la réalisation concernerait la musique. Ce n’est pas très épique dans les moments d’action et très discret dans les autres. Ça reste correct mais c’est clair que l’OST ne fera pas le tour des lecteurs MP3.

Knights of Sidonia, Saison 1, de Polygon Pictures

Tous ça pour dire que j’ai littéralement dévoré les 12 épisodes qui constituent cette saison. Knights of Sidonia est largement au dessus de la majorité des séries d’animations de Science-Fiction à mechas, presque au même niveau qu’un Macross ou un Gunbuster pour moi, on a affaire à un classique en devenir. J’ai très hâte de voir la suite et je pense même que je vais commencer le manga.


Rebelle de Mark Andrews et Brenda Chapman

dabYo dans Critiques, Films le 2 janvier 2015, avec 2 commentaires
Critiques

Au rayon des Disney sortis récemment et que nous n’avions pas vu figure Rebelle de Mark Andrews et Brenda Chapman à qui l’on doit le scénario. Il s’agit encore une fois d’un film d’animation des studios Pixar, avec bande  d’annonce assez inhabituelle pour une des productions du groupe: une princesse qui semblait aller à l’encontre des standards et des habitudes pour une princesse: le prince, le mariage, tout ça. Bref, synopsis.

Rebelle de Pixar Disney

Mérida est la fille du roi d’Écosse, elle aime par dessus tout le tir à l’arc, chevaucher et l’exploration. Bref, rien de qui conviendrait à une fille de son rang: princesse. Du coup, sa mère la reine, veille au grain et ne manque pas un instant de la vie de la jeune fille pour lui rappeler les devoirs qui lui incombent: couture, maintien, bonne éducation, musique et des plus vertes encore. Le moment tant attendu par sa mère et tant redouté par la jeune fille finit par arriver… celui du tournoi pour déterminer lequel des fils des clans d’Écosse aura sa main…

Le pitch du film est plutôt sympa et change de l’habituelle princesse que l’on retrouve éternellement dans les animés de Disney. On s’en doute du coup dès le début, l’intrigue principale se retrouve dans la volonté de Mérida de ne pas être mariée de force, de pouvoir choisir ce qu’elle veut devenir, c’est à dire autre chose qu’une princesse potiche qui ne sert à rien. On est donc en plein dans la crise d’adolescence mais pour le coup, ce n’est pas exaspérant et ce côté là est plutôt bien fait.

Non, ce qui va plutôt poser problème dans Rebelle, c’est le rythme assez décousu et surtout, l’incohérence totale du scénario. Il y a quelques éléments qui vont pousser Mérida à s’éloigner temporairement de sa famille, plusieurs jours, sans que cela n’ait aucun impact sur sa famille… Euh ?

Rebelle de Pixar Disney

De même, en dehors du personnage de Mérida, aucun autre protagoniste ne va sortir du lot, c’est un peu le néant complet. Il n’y a pas de construction des personnages, à peine celui de sa mère qui du coup est l’alter égo du personnage. Mais c’est vraiment très peu, les rares passages essayant de lui donner de la profondeur sont plus là pour montrer que sa mère n’est pas une potiche elle non plus. Une façon, en quelque sorte, de ne pas non plus jeter toutes les princesses des autres films aux orties.

Mais bon, en dehors de ces petits points, Rebelle se regarde assez facilement et l’animation y est sans doute pour quelque chose. Les paysages reproduits d’Écosse sont franchement sympa avec des combats très dynamiques et des mises en scènes plutôt réussi. Les clans du royaume sont assez originaux, stéréotypés certes, mais ils ont le bon côté d’être relativement variés. On devra forcément parler des cheveux de l’héroïne qui, il faut bien l’avouer, donnent l’impression d’avoir eu tout le budget de la réalisation. En dehors de l’aspect fun, ils perdent vite leur intérêt.

Rebelle de Disney Pixar

Au final, Rebelle aurait pu être une bouffée de fraicheur concernant cette remise en question de la place de la princesse. Sauf que voilà, j’ai du mal à m’en convaincre au final. Car que retiendrons les enfants ? Sans doute qu’en s’écartant du chemin tracés par ses parents, on provoque des malheurs pour sa famille. Si on craindra tout au long de l’aventure que la jeune princesse finisse par être embrigadée, se résigne par amour pour sa mère, cela n’aura pas lieu. A aucun moment cela ne sera dit de manière explicite. Reste que les faits qui marquent sont les non dits, et que de ce côté là, je suis plus que perplexe.

Avec près de 50% de fréquentation en moins que La Reine des Neiges, on peut aisément voir que le chemin est encore bien long avant que les Disney sortent des stéréotypes. L’argent, ça compte.

 


Les Indestructibles de Brad Bird

dabYo dans Critiques, Films le 31 décembre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Le premier Disney que nous avions vu cette année 2014, La Reine des Neiges, nous avait laissé avec un arrière goût de très mauvais. Du coup, on avait franchement envie de terminer l’année avec un bon Disney. Et parmi les prétendants qui pouvait faire l’affaire et que nous n’avions pas encore vus, il y avait Les Indestructibles. Bon, ce n’est pas un Disney à proprement parlé puisqu’il a été réalisé par les studios Pixar avant leur intégration complète. Bref, synopsis.

Les Indestructibles de Brad Bird

Robert Parr est un assureur, il conseille ses sociétaires aussi bien qu’il le peut et sans l’accord de sa hiérarchie qui le trouve bien trop gentil. Robert Parr aime aider les gens, chose assez contradictoire avec le le business plan capitaliste de son entreprise, car avant d’être un petit assureur bureaucrate, c’était Monsieur Indestructible. Un super héros à la retraite depuis qu’il est interdit de sauver les gens, contraint de vivre une vie normale avec sa petite famille… pas très normale.

Je connaissais l’aura des Indestructibles mais je n’en connaissais pas la raison avant de commencer à le regarder. Un film de plus de deux heures pour un Disney, c’est carrément rare. Mais j’étais loin de m’attendre à être face à quelque chose d’aussi… adulte. Le film commence en effet sur la vie bien déprimante de Robert, contraint de vivre la vie futile et sans but que bon nombre d’entre nous vivons chaque jour. Ce n’est clairement pas quelque chose que l’on voit souvent dans des films à destination des enfants, et là dessus, c’est plutôt bien fait. Cela pourrait être une petite phase de cinq minutes du film, mais non, cela va durer un long moment. Surprenant.

Le scénario est construit autour de cette idée, avec évidemment une petite touche enfant pour la suite, mais sans renier cette première impression. C’est donc plutôt très rafraichissant et j’ai clairement été séduit. On est à des années lumières du scénario de La Reine des Neiges par exemple. Alors certes, la fin reste assez basique, et il y a quelques petits raccourcis, mais on peut y voir clairement deux champs de lecture, et c’est du tout bon.

Les Indestructibles de Brad Bird

Le film est blindé de petits clins d’œil, de références, qui font qu’on y passe un très bon moment. L’humour est évidemment omniprésente et je l’ai trouvé plutôt très réussi, car pour une fois il n’y a pas eu besoin d’intégrer le personnage rigolo souvent très casse gueule. Je pense au bonhomme de neige de La Reine des Neiges par exemple, ou aux deux enfants de Rebelle, le bébé ours de Frère des Ours… Du coup, ça donne des personnages certes un poil stéréotypés comme Flèche, mais pas pour autant insupportables, juste dosé. J’ai aussi aimé Violette, bien qu’elle reste elle aussi très classique.

Bien que Les Indestructibles soit déjà sorti il y a plus de 10 ans maintenant, j’ai trouvé que l’animation avait très bien vieillie. C’était à l’époque l’un des premiers films d’animation avec des humains et seulement des humains, mais on ne peut pas dire que le tout ait été fait au ras des pâquerettes. Il y a vraiment de très nombreux éléments variés dans les différents paysages rencontrés, cela va de la ville à la jungle, en passant par de la lave. Les combats ne manquent pas de dynamisme et sont assez réalistes, bon, ça reste des super héros hein.

Les Indestructibles de Brad Bird

Au final, Les Indestructibles n’avait rien pour nous conquérir, et j’avais vraiment de très mauvais aprioris. Ce n’est clairement pas une thématique que retrouver chez Disney m’intéressait. Et pourtant, avec une très bonne animation, une prise de position osée concernant le déroulement général du film, on peut dire que la mission est plus qu’accomplie. Clairement un de mes films d’animation préférés. Une suite vient d’ailleurs d’être annoncée pour les 10 ans du film.


True Detective est une série de HBO commencée au début de cette année 2014 et dont la première saison compte 12 épisodes. Le format habituel de la chaîne américaine, avec une thématique à laquelle on est plus trop habitué. Le Policier n’est clairement pas notre tasse de thé, les enquêtes, tout ça, ça ne nous passionne pas. Alors un titre qui annonce autant la couleur, true detective, vous vous en doutez qu’on ne l’avait même pas vue passer lors de sa sortie. Et pourtant, on lui a laissé une chance. Synopsis.

True Detective Saison 1 de Nic Pizzolatto

Rust et Martin sont deux inspecteurs de la Louisiana State Police, spécialisés dans la résolution des homicides. Enfin, spécialisés, le mot est un peu fort, Martin est avant tout un flic bouseux qui se contente de clore comme il peut les dossiers, Rust est un psychopathe renfermé sur lui même que personne ne cerne vraiment. Et un jour, il tombe sur la grosse affaire: le meurtre d’une femme, mis en scène sur les bois d’un cerf en plein milieu d’un champ, devant un arbre et entouré de petits effets qui ont l’air sataniques…

Bon, ça, c’est qu’une partie de l’histoire, car True Detective va nous montrer deux axes de narration. Le premier se déroule dans les années 90, il s’agit de l’enquête sur ce fameux meurtre. Le second est à notre époque, car les deux enquêteurs sont justement entrain d’être interrogés sur la résolution de la dite affaire de meurtre. En gros, nous revivons leur enquête à l’aide de flashbacks, les deux enquêteurs nous racontant l’histoire à l’occasion d’un interrogatoire… fait par d’autres enquêteurs. Tout à fait le genre de mélange présent/passé génial et jouissif.

True Detective Saison 1

La série va grandement s’appuyer sur cet effet narratif pour garder une partie de l’intrigue et titiller son spectateur. Franchement là dessus, avec vous vous en doutez des si vous saviez et autres indices qui nous font penser au pire, la réalisation nous nargue et on a vite envie d’en connaître la suite. On sait qu’il s’est passé quelque chose de grave, mais les épisodes nous laissent mijoter et mourir d’impatience.

True Detective Saison 1 CrimeL’effet est bien là, mais heureusement, la série ne compte pas que sur ça, sans quoi l’effet prendrait rapidement fin. C’est aussi sur un scénario en béton que l’on peut compter pour nous tenir en haleine jusqu’à la fin de la saison. Un mélange de crime, de glauque qui n’est pas sans faire penser à Hannibal, le tout enrobé avec le sentiment de paranoïa qu’on nos enquêteurs. Des enquêteurs qui portent très bien sur leurs épaules l’intérêt de la série.

Le duo est plutôt complémentaire, bien que cela va se ressentir par une présence très masculine sur l’ensemble de la saison, pas de place pour les personnages féminins. On a d’un côté le stéréotype du père de famille joué par Woody Harrelson qui flanque tout en l’air, et de l’autre, Rust, le psychopathe qui ne croit en rien et qui envoie tout le monde chier. Un vrai régal celui là, un stéréotype certes, mais très bien joué par Matthew McConaughey.

Avec une narration assez particulière et deux personnages qui portent très bien cette première saison, True Detective se regarde comme on boit du petit lait. On est tout de suite happé par le mystère de l’enquête qu’ont mené les deux inspecteurs. La construction lente et progressive fait petit à petit monter la sauce, bien que cette saison soit ponctuée de très nombreux effets explosifs. A voir.


Devious Maids, Saison 1 de Marc Cherry

Malicia dans Séries le 24 juillet 2014, avec 2 commentaires

Diffusée dernièrement sur M6, la série Devious Maids produite par Marc Cherry tarde à trouver son public. Pourtant, derrière ses airs de copie de Desperate Housewives (la série est par ailleurs produite par Eva Longoria, aussi connue pour son rôle en tant que Gabrielle Solis), elle pourrait bien être l’un de mes coups de cœur de l’année. Aperçu.

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La série Devious Maids nous plonge en plein quartier résidentiel de Beverly Hills aux côtés de quatre domestiques d’origine hispanique : Rosie, Carmen, Valentina et Zoila. Lorsque Flora, leur amie et également domestique, est poignardée en pleine soirée mondaine, leur quotidien se retrouve totalement bouleversée. Entre trahisons, coups d’éclat, amitiés, disputes et réconciliations, la série nous emmène au cœur de leurs efforts pour résoudre le mystère de la mort de Flora mais aussi de leurs rapports avec leurs employeurs.

4 filles et amies. Dans un quartier résidentiel. Dont le quotidien est bouleversé par la mort d’une de leurs proches. Mais… ce n’est pas un peu le pitch de départ de Desperate Housewives ça ? C’était un peu mon problème au départ avec cette série, je n’étais pas trop tentée car je pensais retrouver un pastiche de Desperate à la sauce hispanique. Et puis M6 a rediffusé la série… et je m’en suis entichée.

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Au final, si Devious Maids part avec une recette similaire, ce que la série nous montre est différent. Certes, la série reste légère, frivole par moments, et si vous n’avez pas aimé Desperate, il est probable que vous n’aimerez pas non plus Devious Maids. Mais je trouve qu’elle réussit bien à montrer les rapports entre domestiques et employeurs et combien les rapports peuvent être différents, passant pour certaines domestiques de rapports presque amicaux à très malsains pour d’autres. On découvre des relations tout en nuances, et pas les riches d’un côté, les pauvres de l’autre. Les uns et les autres ont leurs secrets, leurs problèmes et leurs faiblesses.

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De plus, il met en avant la communauté latino’, ce qui est assez rare dans des séries de ce genre. Les rôles secondaires ne sont pas en reste et les employeurs de ces devious maids ont également des personnages particulièrement bien travaillés. J’avoue avoir un petit faible pour le couple Evelyn / Adrian et leur côté complètement détraqué.  Au fur et à mesure, j’ai vraiment fini par accrocher à Devious Maids et même si je n’en suis pas dingue, je pense que c’est une série qui vaut tout de même le détour. En plus, pour ceux qui connaissent, j’ai été très contente d’y retrouver Ana Ortiz (alias Hilda, soeur de Betty dans Ugly Betty) et Judy Reyes (Carla dans Scrubs).

Au final, je ne regrette pas cette découverte et il me tarde de me mettre à la saison 2 qui nous promet encore de sacrés rebondissements !

Et vous, l’avez vous vue ?


Game of Thrones Saison 4 – Episode 1

Silence, ça tourne ! #55

Serafina dans Actualités, Films le 9 avril 2014, avec 1 commentaire
Actualités

Çà y est, Game of Thrones a repris, diffusé par HBO tous les dimanches et disponible dès le lendemain sur la chaine OCS du bouquet Orange. Du coup, nous vous proposerons chaque semaine d’échanger sur l’épisode de la semaine…  Attention donc aux spoils.

Game of Thrones s04e01

Ce premier épisode était attendu par les fans… Ici à vrai dire, avec le voyage au Japon, l’attente n’était pas très forte, d’autant plus que nous avons passé ce qui à mon avis est le paroxysme de la série avec les Noces Pourpres. Je n’ai même pas commencé ma relecture du roman.

Cet épisode donc reprend directement après la fin de la saison précédente et sert quasiment uniquement à nous remettre dans le bain. Il faut dire qu’il coupe le troisième tome de la saga. On va donc nous rappeler où on en est (à une quinzaine du mariage royal), introduire les nouveaux personnages Oberyn Martell et Ellaria Sand.  Les seuls arcs absents sont ceux de Bran et de Theon, mais sinon, tout le monde est là.

Au niveau casting, les dorniens sont plutôt bien réussis, avec leur propre look (très princes du désert) et un coté très venimeux. Evidemment, ils ont tous dix ans de plus que dans le bouquin, mais c’est normal puisque tous les personnages ont été vieillis depuis le début.  Autres changements, Jaime s’est coupé les cheveux et ressemble désormais à Harrison Ford en armure, et l’acteur jouant Daario Naharys a été recasté : fini le khol autour des yeux et le coté barge, bonjour le jeune homme beau gosse et insipide.

Kahlessi Game Of Thrones s04

Il ne se passe réellement pas grand chose, mais on retrouve les décors, la violence et tout ce qui fait Game of Thrones: du cul, du gore. Bref une introduction qui ne marque pas franchement, la suite maintenant.


Pacific Rim de Guillermo del Toro

dabYo dans Critiques, Films le 8 avril 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Pour le retour du Japon en avion, nous avions décidé de jeter un œil à Pacific Rim, le blockbuster de Guillermo del Toro qui avait tout du fantasme geek. Des godzillas contre des mechas pour le retour du pays de Gundam et des gunplas, il n’y avait sans doute pas mieux. Alors, est ce que son statut culte auprès de la sphère geek était mérité ? Hmm, synopsis.

Pacific Rim

En 2025, l’humanité est proche d’être submergée par les vagues de kaijus, d’énormes bestioles qui sortent de l’océan Pacifique depuis maintenant 12 ans et viennent détruire la civilisation humaine. Pour se protéger, l’humanité avait d’abord parié sur des jaegers, des robots énormes pilotés par deux humains et qui avaient les capacités pour faire face aux monstres. Suite à d’énormes revers et défaites, les gouvernements ont changé de stratégie et coupé les investissements dans les robots, pour miser dans la construction d’énormes murs autour des villes. Jusqu’à présent complètement inefficaces.

Nous sommes donc avec un univers tout ce qu’il y a de plus catastrophique, pas particulièrement original à mon sens, mais qui a le mérite de réaliser le fantasme de pas mal de gens. Les kaijus ressemblent comme deux gouttes d’eau à notre cher Godzilla, tandis que les mechas sont relativement communs, un mélange entre Gundam et les effets spéciaux qu’Iron Man a usé jusqu’à la moelle. Bref, en tout cas, clairement une belle base pour faire des effets spéciaux qui en mettent plein la vue et donner un côté graphique époustouflant.

Pacific Rim Kaiju

Et là dessus c’est vraiment réussi. Graphiquement Pacific Rim nous en met plein la vue, passé sur un grand écran (et plus le tout petit de l’avion revenant du Japon), les couleurs sont superbes, les effets sont géniaux. L’animation est vraiment réussie et on ressent parfaitement le gigantisme des éléments qui vont s’entre-choquer. C’est un des films qui a le mieux réussi ce genre d’animation de géantes bestioles. Le bestiaire des kaijus et des différents robots est sympathique, plutôt varié et permet quelques tricks bien sympathiques. Certains volent, d’autres sont rapides, etc.

Le film a de vraies allures de jeu vidéo et le regarder m’a donné des sensations similaires. C’est un peu bizarre je dois bien l’avouer, mais on est vraiment projeté à la place des pilotes de l’énorme robot. Un peu comme quand on joue, en quelque sorte. L’immersion est du coup vraiment bonne et donne quelque suspens au film.

Pacific Rim Acteurs

Car si ces points là sont très réussis, Pacific Rim est vraiment passable sur tout le reste. Le casting tout d’abord est particulièrement ridicule. Les acteurs ne font pas vraiment preuve d’un grand sens du jeu, avec des similis d’émotions plutôt pathétiques. Il faut dire qu’ils ne sont ni aidés par le scénario, plat à souhait, ni par le charisme de leurs personnages, stéréotypés à souhait. Bref, rien qui ne puisse de ce niveau sauver l’intérêt que pourrait porter le spectateur à qui entoure les combats.

On ne peut pas nier que ce soit sans doute là un choix de Guillermo del Toro, tant certains aspects paraissent clairement comme parodiques. Mais ça n’empêche que c’est relativement décevant. Au moins, il évite l’écueil d’essayer de nous faire un scénario à pseudo rebondissements intelligents. Le scénario est simple, on évite une partie des passages chiants.

Pacific Rim Robot

Pacific Rim est donc un blockbuster sympathique, qui se regarde avec un certain intérêt. Mais comme on pouvait le prévoir, on est loin du statut de film exceptionnel et il va sans dire qu’on l’oubliera très rapidement. Ce n’est clairement pas un film que j’aurai envie de revoir. Un seul regret: ne pas l’avoir vu au cinéma, cela devait être une sacrée expérience et justifie sans doute un certain engouement à l’époque de sa sortie.


Gravity de Alfonso Cuaron

Serafina dans Critiques, Films le 2 avril 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Toujours dans l’avion, après le désastreux La Reine des Neiges, après avoir voulu continuer dans le suicide cinématographique en regardant le début de Thor 2, nous avons décidé de voir Gravity. J’avais refusé d’aller le voir au cinéma, boycottant Cuaron depuis qu’il a (à mon avis) massacré le meilleur roman de tous les temps : Le prisonnier d’Azkaban. Mais bon. Synopsis ?

Gravity de Alfonso Cuaron

Ryan Stone est astronaute en mission spatiale et est ce jour là occupée à réparer un équipement de la station spatiale quand des débris viennent heurter l’engin. La propulsant seule dans l’immensité de l’espace. Lui reste à retrouver un moyen de rentrer chez elle, si elle le veut vraiment.

Gravity est un film qui se passe dans l’espace, et avec très peu d’acteurs. La plupart du temps, c’est juste Sandra Bullock, seule à l’écran, avec George Clooney en deuxième rôle. A part cela, nada. On pouvait s’attendre un peu au pire, Sandra Bullock bien que populaire n’étant pas à mon avis une actrice sur qui j’oserais faire reposer mon film, mais finalement, elle s’en sort plutôt bien. Elle est crédible en nana paumée dans sa vie, dépassée par les événements.

Sandra Bullock dans Gravity de Alfonso Cuaron

Si il n’y a que peu d’acteurs, il y a aussi fort peu de musique, ce qui peu sembler étonnant de la part de Cuaron, qui a tendance à en mettre beaucoup et fort (dans Les Fils de l’homme et dans Le prisonnier d’Azkaban notamment), mais ici, il a du juger que cela ne servirait pas l’histoire, et c’est plutôt vrai. Le vide de l’espace est du coup bien retranscrit par le vide sonore. La première heure est angoissante et oppressante de silence. Je suis plus réservée sur la fin et sur le chemin mental de Ryan à propos de sa fille, mais bon.

Le film a été pensé pour a 3D mais, bien que je l’ai vu en 2D et sur une minuscule écran d’avion, il est tout à fait agréable à regarder. Je pense notamment que c’est un des rares films où la 3D pouvait apporter quelque chose dans cette immensité de l’espace.

Explosion dans Gravity de Alfonso Cuaron

Sans être un de mes films préférés de l’univers, Gravity est un film sympathique qui se regarde très bien, probablement un des meilleurs des films catastrophiques se passant dans l’espace (je reverrais bien Appollo 13 pour savoir si il est aussi bon que dans mes souvenirs), bien géré, pas ennuyant ni claustrophobique malgré son minimalisme apparent. Et évidemment, les trous d’air et variation de pression de l’avion n’ont que pu augmenter l’immersion du film !


La Reine des Neiges de Walt Disney

Serafina dans Critiques, Films le 29 mars 2014, avec 3 commentaires
Critiques

Frozen ou La Reine des Neiges en France est le dernier Disney, un film d’animation qui comme Raiponce n’est pas réalisé par Pixar. On l’avait laissé filer au cinéma, mais dernièrement, on a pris l’avion pour un long vol vers le Japon. Et bien qu’on pensait dormir, décoller à 13h n’aide pas vraiment, nous avons donc profité des films proposés par Air France pour le voir. Synopsis ?

La Reine des Glaces de Disney

Elsa va être couronnée reine du royaume d’Arendelle. Mais voilà, elle cache depuis son enfance un lourd secret : ce qu’elle touche peut se transformer en glace si elle ne contrôle pas suffisamment son pouvoir. Elle camoufle cette faculté en portant des gants, mais par malheur un gant lui est arraché et son pouvoir est révélé. Elle pète un câble, plonge le royaume en hiver éternel et s’enfuit dans la forêt. Sa sœur va tout faire pour la ramener à la raison.

Comme le titre français le laisse à supposer, il s’agit d’une adaptation du compte d’Andersen, même si on est encore plus éloigné de l’original que dans la Petite Sirène, et pourtant, ce dernier était déjà un exemple d’une adaptation plus que libre. Cependant, l’histoire en soit n’est pas pire qu’un autre Disney. Non, le problème c’est que j’ai eu l’impression d’un bout à l’autre de voir le studio s’auto-parodier avec plus ou moins de succès.

Frozen de Disney

Dans ce Disney, les chansons sont très présentes, ce qui personnellement me plait à la base, mais les mélodies sont faibles, les scènes aussi, on a l’impression de les avoir déjà vues et entendues. Tout sonne creux, comme des redites entendues milles et une fois. Ne parlons pas de la traduction française avec des paroles lamentables. Pourtant Disney nous avait quand même habitué à mieux que ce déplorable « libérée, délivrée »… D’un autre côté il faut avouer que le niveau des paroles de base n’est pas super haut.

Le character design ne relève pas la sauce, Elsa n’étant qu’une Raiponce avec des cheveux moins longs, et je ne sais pas si je dois réellement parler du bonhomme de neige. Non, je laisse l’image parler pour moi. Les sidekicks voulus drôles on en a toujours eu dans Disney, mais des pareils, je ne suis pas sure…

Elsa de Frozen de Disney

Ne me méprenez pas, j’adore Disney, et depuis Raiponce je suis même d’un apriori positif sur les films en image de synthèse. Mais là, c’est plat, mou, déjà vu, les chansons sont horripilantes et sans intérêt, le plot plus ou moins absent ou improbable. L’animation m’a semblée faible à part dans la scène de création du palais de Glace. Sérieux, pondre ça après Raiponce, faut pas exagérer.


La vie devant ses yeux de Vadim Perelman

Un film percutant (sans mauvais jeu de mots...)

Malicia dans Critiques, Films le 22 février 2014, avec aucun commentaire
Critiques

La vie devant ses yeux est un film sorti en 2008 qui a fait partie de la sélection officielle du festival de Deauville. Réalisé par Vadim Perelman et adapté du roman homonyme de Laura Kasischke, il fait partie de la longue lignée de films qui se sont inspirés de près ou de loin de la tuerie de Columbine. Synopsis.

La vie devant ses yeux de Vadim Perelman

Les premières images nous transportent dans un lycée américain, Briar Hill, dans lequel on suit Diana et Maureen, deux amies. Après quelques scènes quotidiennes, l’impensable se produit, des cris, des détonations, les deux jeunes filles comprennent qu’une fusillade est en train de se dérouler à quelques mètres d’elles. Quelques secondes après, le tueur, un de leurs camarades de classe, entre dans la pièce où elles se trouvent…

Et nous retrouvons Diana, quinze ans plus tard, alors que la ville rend hommage « aux victimes et aux survivants ». Elle est maintenant mariée à un professeur, elle a une petite fille, Emma, et souffre toujours du drame qui la hante. Tout au long du film, des flashbacks interviennent et nous permettent de comprendre la relation d’amitié entre Maureen et Diana, leur quotidien, leur rencontre… mais aussi les préludes du drame. Très vite, on devine que ce n’est pas un simple drame, qu’il y a quelque chose de mystérieux, une composante qui nous échappe.

Cela fait longtemps que je voulais voir ce film et je n’ai pas été déçue. Le jeu des actrices principales, Uma Thurman et Evan Rachel Wood, dans le même rôle, est plutôt bien fait, même s’il n’est pas toujours facile de faire le rapprochement entre la Diana d’avant et celle qu’elle est devenue. J’ai trouvé qu’il y avait d’ailleurs parfois quelques longueurs dans les scènes montrant l’adolescente et ses errances, une redondance qui semble n’être présente que pour insister sur ce point. C’est aussi le cas pour la Diana adulte, on a du mal à la suivre parfois.

La vie devant ses yeux de Vadim Perelman

Cependant, les scènes d’amitié entre Diana et Maureen, jouées cette fois par Evan Rachel Wood et Eva Amurri, ont un côté plus authentique, plus « paisible », qui équilibre bien la narration. Quelque part, ça nous laisse une base simple, un élément important de l’intrigue qui ne nous perd pas.

Il y a vraiment une atmosphère dans ce film que j’ai apprécié. Une question au spectateur qui revient comme un écho : qu’aurais-tu fait à sa place ?

Si on oublie les quelques fioritures et maladresses qui l’handicapent, ce film laisse tout un tas de questions plus personnelles. Le passé, le présent, les questions qu’on se pose, celles qu’on s’est posées, celles qu’on ne voudrait pas avoir à se poser, l’ensemble se mélange et nous montre un drame dont on pourrait presque se sentir les acteurs.

La vie devant ses yeux de Vadim Perelman

Mais peut-être aussi suis-je un peu trop « empathique » devant le sujet des fusillades en milieu scolaire qui me laisse cet énorme sentiment d’incompréhension face à l’impensable. En tout cas, pour ma part, je n’ai pas regretté ce film que je vous conseillerais, même si le style reste particulier et ne plaira pas à tout le monde.