Sid et Nancy de Alex Cox

Serafina dans Critiques, Films le 11 mars 2010, avec 7 commentaires
  • Année:1985
  • Genre:Biopic
  • Réalisateur:Cox Alex
  • Titre:Sid et Nancy
  • Titre V.O.:Sid and Nanct

Il y a des moments où les mots nous manquent. Où l’on est allé tellement loin dans le désespoir que la langue française semble manquer de qualificatifs pour décrire ce qu’on a vécu. Ici, les rédacteurs risquent leur santé (mentale) pour vous, public. Pour vous faire parfois découvrir des perles, parfois pour vous prévenir, vous mettre en garde et préserver votre santé mentale. En gros, on se sacrifie pour vous, c’est-y pas beau l’abnégation du bloggeur ?

Sid et Nancy - Le film

L'original

Un mardi soir, pluvieux, vos rédacteurs préférés ont décidé de regarder un film. J’ai proposé le film Sid et Nancy, un film réalisé par Alex Cox en 1986 sur la vie de Sid Vicious, le bassiste des Sex Pistols. Je ne vous ferais pas l’affront de vous présenter Vicious, toute manière il n’y a rien d’autre à en dire que c’était un bassiste punk, drogué, qui est devenu un symbole du Punk, et enfin qu’il a inspiré Ren du manga Nana. En plus il est bassiste, et moi aussi. Oui c’est un peu la loose comme motivations, mais au vu du film, on a presque honte pour Sid et Ren.

Donc, par ou commencer ? Ce film est un néant absolu, une succession de scènes sans intérêt, rallongées afin de tenir le temps minimal, à l’esthétique miteuse des années 80, qui saute du coq à l’ane, doublé avec les pieds et j’en passe et des meilleurs. J’aurais de quoi en faire des tonnes dans le genre, mais on va peut être essayer de structurer cela.

Bon, Gary Oldman joue très bien le shooté, totalement déconnecté de la réalité. Alors certes, ses cheveux tiennent très bien en l’air (merci le gel !) et il ressemble plutôt à l’original, physiquement, pour le reste, je ne peux pas juger. Le problème c’est qu’un drogué, vu de l’extérieur, ça n’est pas très drôle. On est très loin du trip que pouvait procurer un Las Vegas parano. Là où Johnny Depp se voyait tendre ses clés par un requin et entouré par des poulpes Oldman se voit debout sous les poubelles. Hmmm, métaphore de l’intérêt du film ? Le reste du temps, il est atone, et ne sert à rien. Il donne l’impression d’être baladé. Il ne prend que très peu de décisions de lui même, enfin, outre les  décisions genre  « sur quelle veine je me pique aujourd’hui ? ». C’est Nancy qui mène, ou bien d’autre gens, on sait pas trop qui et de toute manière on ne cherche plus à le savoir passé la première demi-heure.

Sid et Nancy - Le film

La copie (doublée par le Club Dorothée)

Du coup, c’est pas génial comme personnage principal pour un film. Cloe Web quant à elle joue très bien la femelle du porc camée à l’héro’. Elle sait très bien chialer, crier, et faire couler son mascara. Ses scènes sont miteuses, caricaturées (évidemment, un couple ça se dispute sur la vaisselle, évidemment…), en soit, elle joue bien son rôle. Le seul problème c’est que son rôle est naze. Mais vraiment.

Les autres, sont justes ridicules, du mec qui joue le chanteur des Sex Pistols à la domina SM, il n’y a rien à en redire, tellement on touche le fond. Comme du scénario à vrai dire. Sid et Nancy se rencontrent, se shootent, s’engueulent, et crèvent. Point, je vous ai spoilé, mais c’est pour votre bien. Le truc, c’est que non seulement le film est très bof, mais qu’on n’apprend rien sur les Sex Pistols, qu’on n’apprend rien sur Sid, et qu’on s’ennuie ferme pendant 1h30. D’où qu’il vient, comment il est devenu bassiste, ce qui l’a conduit à la déchéance… Eh bien on n’en sait rien. Je ne parle évidemment pas de l’aseptisation du contexte, et en somme, de la disparition de tout ce qui a provoqué la naissance du Punk.

Sid et Nancy - Le filmLa première partie a certes un semblant de sens, les concerts, la rencontre, le début de l’histoire d’amour, jusqu’au départ de Sid du groupe. La c’est l’enchaînement de non sens. On fait chanter My way à Oldman sur des marches lumineuses, on met un chat dans la chambre, on fait tomber des billets, on ressort les acteurs, on les fait s’embrasser sous un flot continu d’ordures, on repasse une image du chat, on fait pleurer Nancy, on fait tomber des billets, on remontre le chat.

Évidemment, tout cela avec un doublage digne de Nicky Larson, à l’époque du Club Dorothé. Et je suis sure que vous savez de quoi je veux parler.

Le pire, c’est qu’on ne peut que ressortir désespéré par ce visionnage. Car Sid et Nancy c’est quand meme un couple mythique , un couple auto-destructeur, et tragique, donc, tout ce qu’il faut pour faire un bon film… Mais non.


District 9 de Peter Jackson

Serafina dans Critiques, Films le 10 février 2010, avec 6 commentaires
  • Année:2009
  • Genre:Science-Fiction, Action
  • Réalisateur:Blomkamp Neill
  • Titre:District 9

Avec le temps, j’ai acquis une mauvaise réputation d’aimant à navets. Mes mauvais choix cinématographiques sont malheureusement légions. Donc, généralement, je laisse dabYo choisir le film de la soirée, il a généralement plus de flair que moi. Alors un soir, on s’est installé, et on a mis District 9 dans le lecteur. Sorti au cinéma en septembre, nous avions voulu aller le voir dans les salles obscures, mais il n’était pas resté très longtemps par chez nous. Tant pis, on notera là déjà un présage digne de ce nom. Il vient de sortir en DVD, donc, c’est l’occasion de se rattraper. En plus c’est de la Science Fiction, et la SF on aime bien ça ici, vous le savez. Alors si en plus Peter Jackson s’y est mêlé… Synopsis ?

District 9 de Peter Jackson

Il y a 28 ans, les extraterrestres ont débarqué sur Terre. Non pas au dessus de New-York mais de Johannesbourg en Afrique du Sud. Leur vaisseau est resté coincé là, apparemment en panne. Du coup, on a installé le million d’extraterrestres dans un camp pas très loin de la ville, pour que les populations puissent commencer à échanger. Depuis, plus de dix ans ont passé et entre la population et les mollusques (surnom péjoratif donné aux extraterrestres) tout n’est pas au beau fixe…

Voilà pour le synopsis, je refuse de vous en dire plus, car je n’aime pas du tout me faire spoiler l’histoire quand je lis un post de blog. En soit, le synopsis promettait plutôt. Des extraterrestres parias, qui se mêlent aux humains. C’est plutôt drôle au début, et en effet la première dizaine de minute me fera a plusieurs reprises sourire notamment pour l’utilisation de quelques clichés purement racistes à souhait. Le film commence en effet comme un reportage sur les mœurs des extraterrestres, ils vivent de deals, et adorent la bouffe pour chat. Bref, ça sent le second degré, voir même la parodie, et j’ai apprécié.

Un molusque de District 9 de Peter Jackson

Malheureusement… c’est tout. Enfin, non, j’adore les tentacules qui sortent de leur bouche, mais ça c’est pour mon coté poulpophile. Tout le reste est mauvais, voir très mauvais.  Tout d’abord niveau réalisation, c’est plutôt bidon. Le coté reportage semble être surtout la pour excuser des plans foireux, des actions trop nerveuses. Évidemment, il n’y a aucune cohérence, car quand on demande au caméraman de cesser de filmer, et qu’il cesse de filmer… ben ça filme toujours. Je ne parlerais même pas des caméras dans le camp qui sont évidemment au bon moment pour prendre un E.T. faisant des trucs. Niveau cohérence, c’est plutôt n’importe quoi. Sans compter que le coté camera à l’épaule soit devenu plutôt éculé.

Affiche pour District 9 de Peter Jackson

Tout le côté anti-molusque n'a finalement pas du tout été utilisé...

Parlant de éculé, les thèmes du films sont très bateau, culpabilité occidentale primaire oblige. Les vilains humains n’aiment pas la différence alors ils font des trucs pas bien aux E.T. et le gouvernement, c’est tous des pourris qui font des expériences pour avoir plus de puissance. Oh mais que c’est profond et original. Un film d’une portée révolutionnaire. Et le fait de faire se dérouler l’action en Afrique du Sud, lieu associé à l’apartheid, d’utiliser des panneaux signalétiques comme au temps de l’apartheid, c’était le coup de massue en trop. Invictus de Clint Eastwood a fait bien mieux, dans un tout autre registre, certes. Bref, comme si on n’avait pas compris que les E.T. étaient une métaphore pour nous faire réfléchir sur notre propre civilisation. Woah. Mais quand même les noirs c’est des sales revendeurs qui font du trafic, pas les blancs, faut pas déconner non plus.

Bien sur les personnages sont stéréotypés, ou inexistant. On retrouve le méchant chef des forces spéciales sans cœur,  le même que dans Avatar d’ailleurs…, le neuneu qui se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment, et l’E.T. qui bien évidemment se montrera moins monstrueux que bien des humains. Tout est cousu de fil blanc. Et cousu au marteau piqueur s’il vous plaît. En plus de cela, le film est plutôt moche, les couleurs sont d’un espèce d’ocre terne sans savoir, les effets spéciaux sont sympa mais sans plus on a l’impression que tous les ET sont exactement pareils entre eux. Enfin non, ils portent juste des vestes de couleur différentes (…).

Quand au déroulement du scénario, soyons honnête, on se croirait dans un téléfilm du jeudi soir sur M6, vous savez les trucs kitch genre série Z, le coté kitch en moins, les moyens en plus. En tout cas, clairement pas à la hauteur du budget qui y a été mis. Niveau scénario, il y a des tonnes d’incohérences. On pense notamment au moment ou ils doivent traverser la moitié de la ville pour aller a un grand immeuble, recherchés par les flics. Et bien.. Ellipse ! Tellement facile. Évidemment, il y a la dose de gore, de passages dérangeants, mais ils ne font que confirmer le coté Série Z. Je ne parlerait même pas de l’action sans queue ni tête et des moments émotion en plein milieu d’un échange de balles. Bref.

Paix molusque-humain dans District 9 de Peter Jackson

C’est d’autant plus dommage que le début et le thème était plutôt prometteur. Toute la question de la relation entre les aliens et les humains est passé sous silence pour une histoire à la rambo totalement inutile et sans intérêt. Jusqu’à la toute fin on attend un petit revirement, une brindille d’intérêt, puis la fin baclée nous casse tout espoir.

Bref, autant retourner voir la mouche ou les autres films du même acabit. Malgré quelques bases sympathiques, le film se révèle ennuyant dès les vingt premières minutes passées, brouillon, incohérent, un jeu plutôt mauvais, des dialogues ridicules. Bref, aucun intérêt à part pour le refiler à votre pire ennemi. Je ne regrette pas de ne pas avoir été le voir au ciné.

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Chaque événement, démon ou mystère a toujours une prophécie ou une connerie du genre dans les super vieux livres de Rupert, l&#39;Observateur


La Princesse et Grenouille de Disney

Serafina dans Critiques, Films le 8 février 2010, avec 7 commentaires
  • Année:2010
  • Titre:La Princesse et la Grenouille

La princesse et la Grenouille est un Disney que j’attendais depuis pas mal de temps. Et ce pour une raison très simple: après des années d’errance du coté de la 3D avec plus ou moins de succès, Disney revient aux origines, au dessin animé, aux princesses et aux chansons. Car voyez vous je suis fane des anciens Disney, ceux en 2D avec des princesses, des bons sentiments et plein de mièvreries. Je sais, ça n’est pas très facile à coller avec l’image de la goth enfouie sous trois tonnes de khôl et de résilles que vous avez de moi, mais je vous rappelle que j’aime le patinage artistique, alors on n’est pas à ça près hein ?  Synopsis ?

La Princesse et la Grenouille

Dans les années 1920, Tiana est une jeune fille noire, qui exerce le métier de serveuse dans plusieurs restaurants différents à la fois à la Nouvelle Orléans. Mais elle a un rêve, tenir son propre restaurant, celui que son père voulait ouvrir quand elle était encore toute petite… Elle économise dur, et enchaîne les boulots. Quand le prince Naveen arrive en ville, son amie Charlotte, bourgeoise et fille à papa, est dans tous ses états. Mais au bal organisé, tout ne se passe pas comme prévu…

Je ne vous en dirais pas plus car de toute manière vous n’avez pas besoin d’en savoir plus. La première chose qui me poussait à aller voir ce film était évidemment le dessin, et je n’ai pas été déçue. On retrouve les traits caractéristiques de Disney, au niveau des visages, au niveau de la fluidité des animations. C’est du dessin animé de grand niveau comme on aimerait en revoir plus souvent. Les personnages ont des designs classiques (on est loin des tâtonnements de Hercule ou de Tarzan) mais très expressifs. Et puis évidemment Tiana est noire. Ce fut le buzz magistral qui a accompagné la sortie du film. On avait eu une amérindienne, une chinoise, une indienne, mais jamais de noire. C’est réparé ici et Tiana est sans doute la princesse la plus en phase avec notre époque. Elle travaille, c’est une battante, elle ne vit pas dans son château. Elle n’en a de toute façon pas.

La Princesse et la Grenouille

Je pense qu’il est très facile de s’identifier à elle, et en tout cas elle est porteuse d’une morale très saine.  Bien évidemment, le coté moralisateur peut agacer, mais c’est un Disney on sait pour quoi on y va. De même, il ne s’agit pas d’un dessin animé engagé contre le racisme ou autre, non, Tiana pourrait tout autant être blanche que noire aujourd’hui, mais ça ne collait tout simplement pas à cette époque de la Nouvelle Orléans.

Comme tout Disney traditionnel, on a droit à la dose de chansons. Alors je précise qu’on y est allé en VF… On voudrait bien la VOST, mais aucun ciné n’en diffuse dans le département, donc, bon. Alors il est possible que cela change la donne. Déjà, je n’ai pas du tout aimé la voix de Tiana, que je trouve très nasillarde quand même, et assez insupportable. Certaines chansons sont lentes, et ne racontent pas grand chose. Les « J’ai un reeeeeeve » oui, bon, non. Heureusement, ces mauvais moments sont contrebalancés par d’autres chansons qui elles sont absolument géniales. Je pense aux morceaux jazzy du Bayou (Nouvelle Orléans oblige !) qui sont très entraînants et vraiment bien foutu. Cela rattrape le tout.

Les personnages secondaires sont dans la pure veine Disney, les animaux sont des « faire valoir parlants« , assez classiques au niveau du design. Mais ils sont plutôt développés, savent être émouvants et ont tous leur moment de gloire. Ma préférence allant à la luciole, qui est absolument géniale , mais aussi à la meilleure amie de Tiana. Je ne vous en dirais pas plus sur ce personnage car c’est une des bonnes surprises du film , un personnage très original, mais aussi très drôle et attachant, un coup de cœur pour Charlotte qui serait presque le personnage le plus original du film.

La Princesse et la Grenouille

Bref, pour son grand retour à la 2D, Disney nous propose un film assez classique. Au final, aucune prise de risque graphique, un Disney de facture assez habituelle, avec tout ce qu’on peut attendre. Quelques defauts empêchent le film d’égaler les plus grands, mais j’affirme que c’est le meilleur Disney depuis des années ! J’espère en tout cas que le film aura du succès, de manière à ce que l’on voit encore des films en 2D !


  • Année:1997
  • Genre:Bit-Lit
  • Auteur:Whedon Joss
  • Série:Buffy contre les vampires
  • Titre V.O.:Buffy the vampire slayer

Lorsqu’on fait partie d’une génération, il y a un certain nombre de choses que l’on est obligé d’avoir connu. Parfois, les générations se croisent et ont en commun un même produit. Pokémon fait partie des choses que toute ma génération connaît. Buffy contre les vampires, aussi. Sauf que voilà, je devais encore être le seul à ne jamais avoir vu un seul épisode de la série de Joss Whedon. Certes, je savais qu’elle tuait des vampires, après tout, c’était écrit dans le titre. Mais ça s’arrêtait là. Jusqu’au jour où Serafina, fane inconditionnelle de la tueuse, m’a forcé à regarder la première saison. Synopsis de cette première série télévisée de Bit-Lit, qui a déjà de nombreuses années, voulez vous ?

Buffy contre les vampires, Saison 1

Buffy Summers est une jeune lycéenne de 16 ans de la ville de Sunnydale aux Etats Unis. Certes, elle ne va pas au Lycée à proprement parler, mais au Collège, mais soit, c’est la même idée. Le jour, elle étudie l’histoire et la biologie avec ses amis Alex et Willow. La nuit, elle chasse le vampire et tue les démons, grâce à ses amis mais aussi à Rupert, l’observateur. Buffy est en effet une jeune fille tout à fait particulière, c’est l’élue, la Tueuse. Et sa mission sur Terre, hormis de s’amuser comme n’importe quelle autre jeune fille, c’est de tuer les vampires. Faut dire, Sunnydale c’est la « bouche des enfers », rien, que ça !

Grand méchant dans Buffy contre les vampires, Saison 1

Brrrr !!!

Bon, hein, c’est pas ma faute si le synopsis sent à plein nez le nanar. C’est tout simplement parce que Buffy contre les vampires sent le nanar à plein nez. Oui, je sais, c’était votre série préférée quand vous étiez au collège/lycée, et vous ne supportez pas qu’on en dise du mal. Vous la regardiez tous les samedis soir et c’était trop bien. Sauf que voilà, à l’époque vous étiez sans doute aveugle le temps passe et les goûts changent, et si vous la re-regardiez aujourd’hui, avec un esprit un peu plus critique, peut être que votre vision en serait quelque peu différente.

Depuis Buffy, les scénarios des séries se sont de plus en plus complexifiés, le côté épisodique des séries s’est peu à peu dissiper pour se transformer en vraies saisons. Exit le Monster Of The Week, on ne suit plus réellement épisode par épisode, mais saison par saison. La plupart du temps, une saison développe toute une intrigue, si ce n’est pas qu’une seule petite partie de l’intrigue globale. Du coup le côté Monster Of The Week répétitif de la série et le peu de nouveautés que l’on apprend à chaque épisode de Buffy rend les épisodes parfois un peu sans saveur, on les oublie bien vite et on pourrait presque les passer sans ne rien rater. Il n’y a aucune intrigue, du moins sur cette première saison, et on finira par s’y accommoder. On regarder un épisode pour voir Buffy résoudre une énigme, et puis c’est tout.

On garde bien entendu quelques monstres en mémoire, la plupart du temps pour leur ridicule cuisant et le sentiment de n’importe quoi que l’on a ressenti en regardant l’épisode. Je pense notamment au démon qui s’est faufilé sur Internet, réel monstre de nanar en puissance, directement sorti des Power Rangers.

Alors certes, il y a certains événements qui ont leur importance, et qui seront répercutés dans les épisodes suivant, mais ils sont très rares et assez futiles. Buffy devient amoureuse d’untel… et c’est à peu près tout. A contrario, il y a souvent des références à d’anciens épisodes, mais elles sont somme toute très minimes et uniquement là pour nous faire sourire. Du coup, on a presque l’impression de ne voir qu’une enfilée de filers, ou bien de regarder le Power Rangers des séries pour adultes.

Buffy contre les vampires, Saison 1

Les personnages de la saison 1, de gauche à droite, Rupert, Alex, Buffy, Cordelia et Willow

A cela, il faut rajouter des effets spéciaux aussi bien foutus que la série précitée, et des doublages français dignes des années 80 : vous obtenez donc une série nanaresque jusqu’au bout des ongles, où les monstres sont plus ridicules les uns que les autres, et les énigmes et enquêtes grosses comme des bulldozers.

Sauf que voilà, malgré ces défauts, cette première saison de Buffy contre les vampires a tout de même réussi à me séduire. L’univers est somme toute attachant et même si à aucun moment on a l’impression de se trouver aux « portes de l’enfer », on se prête au jeu des prédictions, des démons et des destinés. Aujourd’hui c’est la Saint Victorien ? Les vampires vont dévaster le monde ? C’est la 3ème fois depuis le début de la série qu’ils doivent le faire ?

Rupert et Buffy dans Buffy contre les vampires, Saison 1

Chaque événement, démon ou mystère a toujours une prophétie ou une connerie du genre dans les super vieux livres de Rupert, l'Observateur

Mais qu’importe ! Ça n’en reste pas moins fun à regarder, on se prend au fou rire en voyant un vampire essayer de tuer Buffy en sortant ses crocs en mousse, et ça nous suffit. Et c’est sûrement pas le scénario qui va nous apporter satisfaction, ni sa cohérence. Tous les trois quatre matins Rupert prévoit la fin du monde, la mort de Buffy, et un nouveau démon sur Internet…

La sorte d’humour que les trois amis pratiquent, c’est-à-dire un humour typiquement lycéen, est suffisamment nul pour être amusant, et les mauvais doublages en Français ne font que renforcer cette impression. Les personnages finissent par être attachants, et limite intéressants. Alors bien entendu on ne retrouve là que des stéréotypes en force : le martyr de la classe, la fille peu sûre d’elle qui se cache, la super bonasse, le beau gosse… Etc. Il y a même une geekette en puissance ! Mais ça nous suffit. On pourrait juste regretter que les épisodes n’aient quasiment aucun impact sur la psychologie des personnages…

Si la réalisation technique laisse de quoi désirer, il en est aussi du jeu pas mal des personnages secondaires de la série. Monster Of The Week oblige, on voit souvent apparaître des personnages plat le temps d’un petit épisode, et en général ces derniers jouent comme des pieds. Ceci dit, on ne pourra pas retirer à Sarah Michelle Gellar qui joue Buffy la qualité de son jeu, et encore moins à Alyson Hannigan dont le personnage, Willow, est tout bonnement excellent !

Bref, au final, si Buffy contre les vampires n’a rien d’une série exceptionnelle, elle se laisse largement regarder et il serait bête de passer à côté si vous ne l’avez toujours pas (re-)vue ! D’autant plus que son impact et son aspect précurseur pour tout ce qui est Bit-Lit en France est prédominant. A noter tout de même qu’Anita Blake est sans nul doute ce qui a le plus inspiré Joss Whedon pour sa création.


Invictus de Clint Eastwood

dabYo dans Critiques, Films le 22 janvier 2010, avec 3 commentaires
  • Année:2010
  • Genre:Biopic
  • Réalisateur:Eastwood Clint
  • Scénariste:Carlin John, Peckham Anthony
  • Titre:Invictus

Ici, si vous ne l’avez pas encore compris, on est complètement fan des films de Clint Eastwood. Du coup, quand il y en a un nouveau qui sort au cinéma, on s’empresse forcement d’aller le voir. C’est mieux quand c’est en VO, bien sûr, mais la logique des salles obscures de Blois est impénétrable tant et si bien que comme nous ne savions pas si le film serait disponible en anglais, nous y sommes allé comme tout le monde, le jour de sa sortie. Invictus est sorti le 13 janvier dernier, soit près d’un an après le superbe Gran Torino, et ça parle d’Afrique et de Rugby. Synopsis.

Invictus de Clint Eastwood

Nelson Mandela est sortie de prison, et grâce aux élections équitables durement obtenues par le peuple noir, il vient de devenir le président de la république de l’Afrique du Sud. Son objectif est simple, montrer que les homme de couleur de peau noire ont aussi leur place dans cette ex colonie britannique, mais aussi, montrer qu’il est digne de gouverner. Car tous les blancs attendent bien entendu qu’il se casse la gueule, ou bien qu’il ne fasse que leur rendre la monnaie de leur pièce. Bon tout ça, si vous êtes un minimum cultivé, vous devez grosso modo le savoir, ainsi que le fait qu’il a bien entendu réussi sa mission. Ce que vous ignoriez peut être par contre, c’est qu’il avait fait de la Coupe du Monde de Rugby, un sport majoritairement blanc, un des vecteurs de la cohésion sociale.

Je n’en dirais pas plus, mais vous vous doutez bien de la suite. Les bandes annonces et les affiches sont claires sur ce point, et bien que je ne vous dirai pas s’ils vont réussir ou non, au cas où vous ne le sauriez pas, vous devez vous en douter. Invictus ne joue clairement pas sur la ficelle du suspens mais tout simplement sur les émotions qu’il va réussir à nous procurer. Oui, vous le voyez tout de suite venir, un film plein d’idées bien pensantes, avec de l’amour tout ça, des gens autrefois ennemis qui sautent les uns aux bras des autres… Bon le racisme actuellement ça a moins la côte que l’écologie hein, mais quand même. Et bien, vous avez tout à fait raison, c’est ce genre de film avec plein de beaux idéaux, avec un président noir qui veut le bien de tous et des blancs qui ne souhaitent presque qu’une chose: le destituer.

Matt Damon dans Invictus

Le vent est fort ce soir, beaucoup de sang a coulé sur ce terrain !

Sauf que voilà, dernière la caméra (ok j’en sais rien mais c’est pour la phrase) il y a Clint Eastwood. Certes, au début on est perplexe. Très perplexe. Nelson Mandela incarné par Morgan Freeman me pose un problème, il sonne faux. La voix ? Peut être, le doublage ne m’a mais alors pas du tout plu. Pas l’habitude d’entendre l’acteur parler en français, faut croire. Toujours est il qu’après une bonne demi heure de film, on est toujours perplexe. On se demande quand les émotions prendront le pas, on trouve le tout un poil trop stéréotypé pour être appréciable. Mais au bout d’un moment, sans que l’on s’en aperçoive, on est pris. Ça y est, on est touché par ceci, par cela. Les rugbymens sur-caricaturés ne nous choquent plus, la voix de Mandela ne nous pose plus de problème.

Et puis le temps passe et on se laisse gagner par les paysages de l’Afrique du Sud. Bon, certes non, les bidon-villes ne sont pas ce qu’on pourrait qualifier d’attractif,  mais on est gagné dans le sens où l’on se place peu à peu dans ce qu’a vécu ce peuple, nous autres européens. Les informations historiques que l’on peut retirer du film sont aussi très enrichissantes. Je ne suis pas -encore- allé vérifier s’il n’y avait pas d’incohérences ou quelques affabulations par ci par là, mais tout de même. Nelson Mandela était un grand homme et le film lui fait honneur.

Morgan Freeman dans Invictus

Ok je l'ai déjà faite... Mais pourquoi ils lèvent le doigt dans toutes les photos promo ?

Bien entendu, le long métrage est très manichéen, il montre les méchants qui sont méchants, et les bons qui sont bons. Les mauvais bons qui ne sont finalement pas bons, et les bons méchants qui finalement sont bons. Et bien entendu, à la fin, tout le monde se réconcilie, enfin, sans trop rentrer dans les détails non plus. Bref, quand je parlais de stéréotype, c’est bien entendu du lourd, avec par exemple le petit africain qui est pris dans les bras du policier blanc suite à une annonce de résultat, alors que deux secondes plus tôt le policier allait faire un abus de pouvoir. Mais voilà, les images sont plaisantes, elles sont émouvantes, et c’est presque tout ce qu’on demande.

Le jeu des acteurs n’est pas transcendant, il est correct. Le sport est tout de même très carricaturé, avec de longs moments où on les voit se rentrer dedans et manger de la boue, mais ça ne choque pas, ça ferait presque augmenter le suspens d’une fin qu’on connaît d’ores et déjà.

Bref, un bon film. Sûrement pas le film du siècle ni de l’année, une semaine après les souvenirs en sont bien moins important que ceux que j’ai encore pour Gran Torino ou Million Dollar Baby. Mais assurément un bon film, que vous pouvez aller voir sans trop craintes. A noter que c’est l’adaptation d’un livre à titre à rallonge de John Carlin sorti une mois avant le film.

Alexandre aka dabYo // dit :
*bah
*si t’émule à 01
*tu peux transferer à 5:01
-    S a s g / H       x     k        x      M        : Lc <3 dit :
*ouaip
*sauf que ému a 01
*sert a rien x)
Alexandre aka dabYo // dit :
*j’ai corrigé ?
*on gagne pas tjrs 30 ?
-    S a s g / H       x     k        x      M        : Lc <3 dit :
*oui oui
Alexandre aka dabYo // dit :
*ah merde x)

  • Année:2008
  • Genre:Bit-Lit, Drame
  • Série:True Blood
  • Réalisateur:Alan Ball

True Blood est une série américaine réalisée par HBO et diffusée aux Etats-Unis depuis deux bonnes années. Comme vous l’avait dit Serafina dans sa critique de Quand le Danger Rôde de Charlaine Harris, c’est aussi l’adaptation télévisée de la série La Communauté du Sud de cette auteur. Elle fait donc partie de la flopée de produits visuels connotés Bit-Lit et tournés dans les dernières années, avec notamment une autre série, MoonLight, ou The Vampire Diaries , et plus connu encore, le film Twilight. On se refait tout de même un Synopsis ?

True Blood: Trublood

Sookie Stackhouse est une jeune femme de Bon Temps dans la Nouvelle Orléans où elle vit avec sa grand-mère et son frère, et travaille en tant que serveuse au bar Chez Merlotte. Bref, tout ce qu’il y a de plus banale donc, à ceci prêt qu’elle est télépathe, et que depuis que les vampires se sont révélés, elle n’a qu’une hâte : qu’un d’eux arrive dans sa petite ville perdue. Et vous vous en doutez bien, ça ne tarde pas trop et c’est ainsi qu’elle fait la rencontre de Bill Compton, un vampire de plus de cent ans qui vivait à Bon Temps alors que ce n’était encore qu’un village. Vous vous en doutez bien qu’il va logiquement y avoir de la romance entre les deux, tussa tussa. Heureusement, Bill est un vampire progressiste et il boit du TruBlood, une boisson constituée de sang synthétique qui a permis aux vampires de se découvrir au grand jour.

A premier abord il n’y a donc pas de grandes différences avec la série de Charlaine Harris. Dans l’univers en lui-même il n’y en a pas, mais dans le fond, surtout au niveau des personnages, beaucoup d’éléments diffèrent. Car True Blood est loin d’être une série uniquement centrée sur Sookie Stackhouse, et on va suivre presque tout autant certains de ses amis. On a donc droit à toute une bardée de personnages hauts en couleurs, cela passe par Tara sa meilleure amie, noire qui ne manque pas une occasion pour rappeler l’esclavage qu’ont subit les siens, Jason, son frère, qui a la fâcheuse habitude d’être où il ne faut pas, Lafayette, un gay assumé, dealer de sang de vampire et autres joyeusetés.

Bill et Sookie de True Blood

Bref, sur ce point on ne peut que saluer le talent de Alan Ball. Car il n’y avait que quelques lignes sur Jason dans le livre, ou pire sur Lafayette (ce dernier apparait uniquement pour se faire tuer au début du Tome 2 de La communauté du Sud).  Il fallait en vouloir pour en tirer des personnages pareils. Je décernerais même le titre de personnage de serie le plus con à Jason. Et vu la série, ce n’est pas peu dire.

Le tout est avant tout agrémenté d’une ambiance assez particulière et difficile à décrire. Alors que les cadavres pleuvent et que le sang coule à flot, on n’est jamais réellement inquiété. Bien entendu, le fait que les scènes de sexe ne puissent même pas se compter sur les doigts de la main (même en y ajoutant les doigts de pieds), que certains personnages soient totalement hilarants, notamment Jason et Lafayette, aide beaucoup. Mais le tout forme tout de même une ambiance particulière qui est très très bien présentée par l’un des meilleurs générique qu’il puisse exister.

A ce propos, le nombre de scènes de sexe est souvent un des reproches fait à la série. Je le comprend tout à fait et il est vrai qu’elles sont nombreuses. Ceci dit, la série est beaucoup plus light mine de rien qu’un Californication ou même qu’un Sex and the City. Cette omniprésence du sexe n’est pas gratuite, ca joue énormément pour l’ambiance. C’est difficile à expliquer, et habituellement nous n’aimons pas vraiment les séries qui jouent uniquement sur ce côté là. Au début, ça choque, mais au fur et à mesure on se rend compte que c’est une partie nécessaire au trip. Peut être aussi une partie indispensable pour montrer qu’ici on ne regarde pas une série intellectuelle ou autre, mais qu’on suit le commun des mortels…

Eric de True Blood joué par Skarsgard Alexander

N’ayant pas lu Quand le Danger Rôde dont la première saison est tirée, je ne pourrais pas dire si l’histoire colle au livre, Serafina disant que cela y ressemble uniquement dans les grandes lignes. Forcément, vu les changements apportés aux personnages, ce n’est pas étonnant. Toujours est il qu’il est dans cette saison aussi question de disparitions et de meurtres bizarres à Bon Temps. C’est donc l’occasion pour nous de découvrir les services de police de la ville.

Ceci dit, cette première saison n’est pas très bonne, mais bien moyenne. Difficile d’accrocher au style mièvre de l’héroïne, dur dur de supporter la tête à claque qui sert de vampire. L’intérêt de la série ne se révèle qu’au bout de quelques épisodes, et c’est à partir de la deuxième saison que la série tire ses lettres de noblesses. Du coup, si la première ne vous tente pas, passez direct à la seconde, vous ne raterez rien !


Et on se retrouve pour notre dernier article concernant cette année 2009 où nous allons parler un peu de cinéma et de séries américaines. Fiou, sept articles pour une rétrospective c’est vraiment long, on a vu grand faut dire, et j’espère que cela vous a plu un minimum. Avant de reprendre le cours normal des choses et de publier nos prochaines critiques, jetons donc un dernier œil sur ce qui nous a bien plu de regarder cette année… Faut dire que comme pour la musique, nous ne chroniquons que beaucoup plus rarement ce que nous avons vu. Je ne saurai expliqué pourquoi, peut être parce qu’il est difficile de parler en bien d’un film, et qu’il est trop facile d’en parler en mal tout en trouvant des arguments percutants… Bref, aux films en premier, puis aux séries. C’est parti !

Rétrospective if is Dead

Le top littéraire de 2009
Le flop littéraire de 2009
S’il ne fallait retenir qu’un livre en 2009

Rétrospective des films et séries de 2009
Rétrospective musicale de 2009

Films: Eastwood, Eastwood et Eastwood !

Quand on commence l’année avec sans doute l’un des meilleurs films qu’on ait jamais vu, il est logique que la suite soit marquée par son réalisateur. En l’occurence, c’est Clint Eastwood qui s’y colle, une des figures les plus emblématiques du cinéma, qui a tour à tour fait le Cowboy, puis le Flic, pour finir retraité désabusé. Et diantre qu’il le fait bien. Gran Torino était une sacrée claque quand nous sommes allés le voir au cinéma. Un film dont on ne ressort pas du tout pareil, et que nous nous le réservons pour le jour où nous aurons un écran HD et un lecteur Bluray. En attendant, c’est sa filmographie que nous avons regardée.

Gran Torino de Clint Eastwood

Nous sommes tout d’abord passé par Impitoyable, que je n’ai pas du tout aimé, mais que Serafina adore, puis par Le Bon, la Brute et le Truand, qui m’a réconcilié avec le genre Western. Du coup, Pour quelques dollars de plus y est passé, histoire de rester dans le genre, quoi. Appaloosa d’ailleurs, était un plutôt bon Western, bien que peu marquant. C’est ensuite sur son côté flic que nous nous sommes concentrés, avec l’Inspecteur Harry cette fois ci, et sa suite, Magnum Force. Le deuxième était moins convainquant, mais le premier était vraiment bon. Encore des films dont nous ne vous avons pas toujours parlé…

Puis, c’est au réalisateur que nous sommes revenus. Million Dollar Baby est presque plus puissant encore que Gran Torino, ce film vous prend aux tripes et vous met K.O. Rien qu’à y repenser les larmes me reviennent. Quiconque l’a vu ne peut pas oublier le final de ce film. Je ne peux que vous conseiller de le voir, d’autant qu’il est facilement trouvable en DVD pas très cher, puisqu’il est sortie il y a quelques années déjà… Si vous avez aimé Gran Torino, vous ne pouvez qu’aimer. Enfin, ce n’est pas comme si c’était le seul bon film d’Eastwood. Il y a aussi eu Pleins Pouvoirs, ou plus récemment l’Echange. Autant dire que nous sommes très très impatients d’aller voir Invictus au cinéma, qui sort dans quelques jours.

A côté de lui, il y a bien entendu eu de bons films aussi, mais bien moins marquants. Avatar de James Cameron était une bonne surprise, bien qu’il ne sera pas le film du siècle. Harry Potter et le Prince de Sang Mêlé était potable, sans plus. Les autres, nous les avons tout bonnement oublié. Par contre, niveau bouse, on peut dire que Twilight nous a bien servi avec son deuxième épisode: New Moon. On espère que vous n’y êtes pas allé… J’ai aussi une petite pensée pour les gens qui sont allés voir Blood: The Last Vampire… Je vous conseille d’en lire ma critique, du coup.

Séries: True Blood, Battlestar Galactica et The Big Bang Theory !

Côté séries, c’est la même. On en regarde certaines, on en abandonne beaucoup, mais on ne vous en parle pas des masses. Sur les trois séries que nous avons suivi complètement cette année, seulement deux ont eu leur coup de projecteur. Et je ne parle même pas de toutes celles que nous avons vues, ou abandonnées, et qui sont passées à la trappe.

Eric, skarsgard alexander dans True Blood

Cette année, comme tout le monde le sait, c’était l’année de la série sur les vampires. Non, je parle pas de Vampire Diaries, celle là est totalement naze. Je parle de True Blood et de sa saison 2 ! L’article sur la première attend patiemment sa publication, mais c’est bien la deuxième saison qui nous a fait faire le déclic. Diffusée cette été aux États-Unis, il faut dire que la série de Alan Ball est tout simplement géniale. Rarement nous avons rattrapé aussi vite une diffusion aux US, et rarement nous nous sommes enfilés autant d’épisodes à la suite. Il faut dire qu’avec une ambiance très particulière, des cliff angers débiles mais prenants, et des personnages superbement hilarant, la série a tout pour plaire. Et pourtant, niveau scènes de cul inutiles ça y va fort ! Car elles ne sont pas si inutiles que ça, mais permettent de bien mettre le décor en place.

Bien entendu, avec True Blood il y avait deux séries dont on vous a parlé, qui sont des séries pour pur geeks: Battlestar Galactica et The Big Bang Theory. Pour la première, ce sont trois saisons que nous nous sommes enfilés (nous sommes à la fin de la 4ème là), et la qualité de cette série nous a même convaincu a investir dans les coffrets DVD, juste pour avoir de la bonne qualité sous titrée. Dommage tout de même que la saison 4 ne semble pas être à la hauteur de ce que nous espérions… Enfin, on pourra se venger sur Caprica, une préquelle, et The Plan, une sorte de spin off. Ensuite, il y a The Big Bang Theory, dont la troisième saison est en cours de diffusion aux États-Unis. Là encore, c’est ce qu’il faut regarder si vous ne connaissez pas encore.

Et puis, il y a le reste. La première saison de The Wire (à regarder en mangeant des Fajitas), excellente, The Tudors, en cours encore, Flash Forward, abandonnée, et j’ai oublié le reste. Marrant comme on passe vite sur certaines, tandis que d’autres nous marquent.

Et vous ?

Du coup, on termine cettre rétrospective de l’année 2009 sur une petite question, qu’avez vous regardé en 2009 ? Desesperate Housewives ? On a pas réussi à passer le premier épisode…


Avatar de James Cameron

dabYo dans Critiques, Films le 30 décembre 2009, avec 14 commentaires
  • Année:2009
  • Genre:Action, Science Fiction
  • Réalisateur:Cameron James
  • Scénariste:Cameron James
  • Titre:Avatar

Cet hiver il y a deux trois trucs que vous êtes obligés de savoir. La première, c’est que le Père Noël est toujours une ordure. La seconde, c’est que Johny est entre la vie et la mort -bon ça j’en suis plus très certain-. Et la dernière, c’est qu’Avatar, le film de James Cameron, le plus cher à réaliser jusqu’à maintenant, est sorti au cinéma. La bonne nouvelle, c’est qu’ici, on ne va pas uniquement voir les mauvais films -comprendre New Moon-, et que parfois, on s’autorise un bon film. Bon, un bon film à 11€ la place, mais un bon film quand même. Ou pas ? Suspens ! Synopsis ?

Avatar de James Cameron

C’est l’histoire de Seraf’ et dabYo qui sont exceptionnellement en vacances chez les parents de ce dernier. Un jour de 23 décembre, ils décident sur un coup de tête d’aller au cinéma du coin, en plein centre d’une zone commerciale géante où, Noël oblige, il faut tourner pendant des heures pour se garer. Hmm… Je m’égare là non ? Bref, tout ça pour arriver au moment fatidique où ils prennent possession de leurs lunettes pour entrer dans la Matrice avoir l’air ridicule profiter de leur premier film en 3D.

Avatar, c’est donc l’histoire, en 3D s’il vous plaît, de l’invasion humaine d’une planète bien éloignée nommée Pandora. Ce nom n’a bien entendu pas été choisi au hasard, et vous le comprendrez en voyant le film. En attendant, cette planète est infestée de créatures inconnues, la plupart du temps hostiles à l’humain, ainsi que d’un peuple nommé les Nav’i. Ces humanoïdes ne sont pas hostiles à l’homme, mais refusent de déplacer l’un de leur village qui se trouve juste au dessus d’une énorme mine d’un métal très cher sur Terre. Manque de pot, les humains ne sont venus que dans le but de le récupérer. Bah ouais, en 2500 l’ère capitaliste est toujours là, bouh !

Avatar de James Cameron

T'as froid ? T'es tout bleu regarde !

Vous l’avez compris, il s’agit là d’une histoire à la Pocahontas où il y aura bien entendu un affrontement final entre les deux peuples, et une histoire d’amour impossible au milieu, histoire de couronner le tout. Et là, niveau histoire d’amour impossible, ils ont fait fort. Vous le comprendrez bien assez vite en voyant le film, et pour ceux qui n’avaient pas suivi, le film s’appelle Avatar car des corps contenant de l’ADN humain et nav’i ont été créés afin de pouvoir communiquer avec eux. L’humain n’a ensuite plus qu’à prendre possession du corps inerte, grâce à un système de contrôle à distance, tel un avatar dans un jeu vidéo.

Comme je l’ai précisé plus haut, nous avons payé plein pot pour voir le film en 3D. En effet, nous n’avons eu cesse de voir des gens dire que c’était là le premier film vraiment pensé pour la 3D, et que c’était une vraie claque. Et j’avoue avoir été impressionné à de nombreuses reprises par les effets que la technologie permet. Mais plus dans les possibilités que ça ouvre que dans la réelle réalisation du film. Bon, ne l’ayant vu que dans ces conditions, je ne peux pas dire si c’est vraiment le cas. Après tout, peut être que sans la 3D le film m’aurait beaucoup moins plu.

Avatar de James Cameron

Big Bang Theory e13s13 a l'air captivant !

En tout cas, certains passages utilisant ces caractéristiques sont totalement bluffant, et celui auquel je pense le plus est la réalisation des écrans virtuels et retro-projeté qu’ont les humains dans le film. Vous savez, ça fait bien dix ans qu’on voit des opérateurs bouger leurs mains pour appuyer sur des boutons de lumière autour d’eux. Jusqu’à présent, ça faisait plus faux qu’autre chose, aujourd’hui avec la 3D, on s’y croirait vraiment. Il y a eu beaucoup d’efforts à ce niveau là dans les décors, que ce soit dans les labos ou sur la planète.

Des décors qui sont d’ailleurs splendides. Pandora elle même est splendide, on en prend plein les mirettes, la faune est exceptionnelle, je pense notamment au bestiaire ahurissant qui sort de ci et de là, que ce soit les reptiles volant ou le remplaçant du rhinocéros. Vraiment, c’était pour moi une très agréable surprise, et je me suis rarement autant senti immergé dans un monde inconnu qu’avec Avatar. Au cinéma j’entends. De même, le peuple des nav’i, bien qu’étrange au début, est vraiment beau. J’ai notamment beaucoup apprécié le lien qu’ils avaient avec la nature, qui, bien que très engagé pour être engagé, blabla la nature c’est génial, est touchant. On trouve qu’au début cela fait trop, que les nav’is sont en fait les descendants des hippies des années 60. Puis après on comprend petit à petit le lien qui les uni à Pandora et pourquoi ils y sont si attachés.

Avatar de James Cameron

Ok c'est peut être pas la meilleure image pour vous donner envie d'aller le voir. Mais je jure que ça rend mieux en salle !

Bon après il faut dire ce qui est: le scénario ne casse pas trois pattes à un canard. Regardez Pocahontas et vous l’avez. Et pourtant, Pocahontas est tout sauf une des pointures à ce niveau. Bref, vous ajoutez un peu du background d’Assassin’s Creed genre l’ADN, on peut vivre des expériences à distance, toussa toussa, et vous obtenez Avatar. Sauf que voilà, vous n’allez pas voir ce genre de film pour un bon scenario, vous lui demandez le strict minimum et c’est ce qu’il fait brillament: le strict minimum.

Le reste, c’est une superbe réalisation, des acteurs corrects, de la musique quand il faut et où il faut, et une réalisation exceptionnelle. Certains passages, grâce à la 3D peut être, sont vraiment flippant. Je pense notamment au tout début où le héros est pourchassé par une géante bestiole. On s’y croit vraiment, et on a limite la frousse. L’immersion est complète, les scènes de vol donnent presque le vertige, bref.

Avatar de James Cameron

La seule chose que l’on pourrait reprocher au film, c’est qu’il se contente d’être très bon. Il n’est pas exceptionnel. Je ne peux pas vous dire vous devez le voir, car je pense sincèrement qu’il ne restera pas dans la postérité. Il n’est pas assez bluffant, ce n’est pas Star Wars,  ce n’est pas Blade Runner. C’est un très bon film de Science Fiction, bien meilleur que les Je suis une légende et autres I, Robot, mais on n’en parlera sans doute plus dans deux ans. Si ce n’est parce qu’il a coûté super cher.

Par contre, il vaut le coût, et le coup. A ce qu’il parrait, Avatar serait une trilogie, intox ? Et sinon, pour l’anecdote, la nouvelle Call Me Joe écrite par Poul Anderson en 1957 serait très similaire… A lire.


Cet article est écrit par illman, étudiant en informatique de 23 ans. "Star de rock" à ses heures perdues, il profite d'if is Dead pour vous donner quelques conseils.

Ses avis et conseils peuvent donc être différents des articles habituels qui sont postés sur notre blog.

Generation Kill est une mini série de HBO en 7 épisodes de 2008 basée sur le roman de Ewan Wright. Les gentils ricains sont de sortie pour protéger le monde, leur nouvelle cible ? L’Irak. On va donc suivre les premiers jours de l’invasion avec le First Recon Platoon, les gars les plus couillus de l’armée étasuniennes si tu les écoute divaguer. En plus de cela, ils font partie des premiers marines à être entrés sur le sol irakien de la guerre du golf de Bush junior.

Generation Kill

La série commence avant l’invasion dans un camp au Koweit où l’on va poser tout les personnages les plus importants de la série. On retrouve la plupart des archétypes de psychopathes qu’on s’attendait à rencontrer. Ça va du Marine dont c’est la première vraie mission et qui ne penses qu’à ajouter des bad guys à son tableau de chasse au lieutenant au grand sang-froid en passant par les officiers incompétents. A tout ce beau monde vient se greffer le scribe, un journaliste de Rolling Stones, qui n’est autre qu’Ewan Wright. C’est apparemment le héros dans le bouquin mais j’ai trouvé sa présence quasi anecdotique dans la série.

Les bidasses en folie vont se retrouver confrontés à tous les aléas d’une guerre déclenchée à l’arrache, par exemple, un seul traducteur pour le bataillon, un manque flagrant de ravitaillement ou encore un équipement totalement inadapté. Les tenues de camouflage type forêt dans le désert, ça craint un max, on se croirait presque au sein d’un bataillon français. La quête de gloire des officiers va mener notre bataillon dans des situations totalement irréalistes dans une guerre moderne. Réussir à se paumer avec toutes leurs cartes et leurs GPS ou demander des tirs d’artillerie quasiment sur leurs têtes est uniquement faisable grâce à leurs fabuleux officiers pistonnés qui ne connaissent rien à leur boulot. Je n’en dirais pas plus pour ne pas vous spoiler.

Alexander Skarsgard dans Generation Kill

Pour en revenir aux acteurs et personnages, hormis quelques uns aux caractéristiques physiques et à la voix clairement identifiables, j’avoue avoir eu assez de mal à les reconnaître vu qu’ils se trimballent en tenue de combat complètes avec casque. On s’y perd vu le nombre assez important de personnages dans le bataillon et je me suis servi de Wikipedia pour m’y retrouver pour faire la critique. A noter quand même des acteurs connus au casting comme Lee Tergesen (Oz) et Alexander Skarsgård (True Blood, meuh celui là c’est Serafina qui m’a forcé à le mettre). Des marines interprètent aussi leur propre rôle.

La série a été tournée dans le sud de l’Afrique et on s’y tromperait avec l’Irak. Après, niveau architecture irakienne, je m’y connais pas trop mais en tout cas ça colle à l’idée que je m’en faisais. La mise en scène se veut inspirée du style documentaire mais je ne trouve pas que l’objectif est rempli de ce coté là. C’est surtout dû au fait que la caméra est assez dynamique, les scènes d’action sont assez intenses même si elles ne sont pas trop nombreuses, ce qui peut paraître étonnant dans une série sur la guerre.

Generation Kill

Maintenant, le choc, il n’y a pas de musique. Au moins comme ça, elle n’est pas mise n’importe quand. Elle ne manque pas tant que ça d’ailleurs, les soldats se chargent de chanter (faux la plupart du temps) pour égayer leur séjour sur le front. Il s’agit de titres de 2003 et plutôt populaires, ne vous attendez même pas à les reconnaître si vous étiez pas dans la vibe à l’époque. Je n’ai pas grand chose à dire à propos des bruitages, parce que bon j’ai jamais entendu un M16 tirer pour de vrai, et vous ?

Je ne l’ai pas trop laissé transparaître dans mon texte mais j’ai regardé les épisodes à partir des DVDs from the UK. So, c’est tout dans la langue de Shakespeare, audio et sous-titres. Bon, je dirai plutôt dans un dérivé de la langue de Sharkespeare, car il faut avouer que ça n’y ressemble plus trop. Malgré le fait que la série soit passée sur la télé d’orange, il n’y a pas de coffret DVD français, donc les anglophobes sont mal sur ce coup là. Ça dénote encore une fois d’un manque d’intérêt des éditeurs mais en même temps si ça peut nous éviter des adaptations catastrophiques (cf les DVD français du Doctor Who)… Mais je m’égare. Il y a un gros paquet de jargon militaire dans la série et la plupart est expliqué dans le livret du coffret et c’est pas plus mal. Le livret est très agréable à regarder. En ce qui concerne les DVD en eux même les menus sont plutôt tristounets et un effort aurait pu être fait.

Generation Kill Platoon

J’ai beaucoup apprécié de regarder cette série. La série ne suit pas trop le schéma, Bang, bang, on va buter des méchants et on est les gentils et ne délivre pas un message si pro-américain et pro-militaire. C’est allé à l’encontre de ce à quoi je m’attendais et j’ai été agréablement surpris. J’ai enchainé les épisodes en deux soirées (alors que j’avais autre chose à faire). C’est donc une série que je conseille à condition que vous ne soyez pas anglophobes.

Note de dabYo: Vu que nous avons vu la série suite aux conseils d’illman, il faut quand même que je rajoute un petit quelque chose. La série, bien qu’américaine, est plutôt anti que pro. Elle fait surtout réfléchir à de nombreux moments, que ce soit en voyant ces marines balancés sans scrupule sous le feu ennemi pour une petite promotion, ou tout simplement la démesure de la guerre. Car notre bataillon ne va finalement avoir qu’un ou deux escarmouches dans toute sa progression sur le sol irakien, et la plupart du temps contre des soldats qui n’ont aucun armement. On est très proche de la série engagée contre la politique Bush, sans pour autant que cela devienne de la propagande. A de nombreuses reprises, le journaliste demande d’ailleurs ironiquement où sont les armes bactériologiques…


Alexandre d’Oliver Stone

dabYo dans Critiques, Films le 19 décembre 2009, avec 8 commentaires
  • Année:2003
  • Genre:Historique, Action
  • Réalisateur:Stone Oliver
  • Scénariste:Stone Oliver
  • Titre:Alexandre

En lisant le livre de Javier Negrete sur l’un des personnages les plus importants de l’antiquité, Alexandre le Grand et les Aigles de Rome, mon amour pour l’époque est revenu. C’est ainsi que lorsque nous sommes tombés par hasard sur la diffusion du film Alexandre, sur France 5, nous avons cessé de zapper. Il est rare que nous regardions la télévision, mais comme l’on venait tout juste de remarquer qu’il y avait un cable d’antenne dans notre appartement, nous l’avons testé… Alexandre de Oliver Stone est un film qui a fait couler beaucoup d’encre, et dont j’avais aperçu des passages à la télé de nombreuses fois.

Alexandre d'Oliver Stone

Attention, Alexandre a presque l'air viril sur cette image.

Est il nécessaire de faire un synopsis ? Je ne pense pas. Nous suivons tout simplement des morceaux de la vie du macédonien, sans réelle structure narrative continue, mais plutôt par à coups. Cette histoire nous est présentée après coup par Ptolémée, l’un de ses principaux généraux. Nous voyons rapidement ses rapports avec son père Philippe, puis nous passons à son règne et sa longue conquête de l’Asie, en passant par l’Égypte et Babylone. C’est donc en plus d’un film historique, un film où il y a beaucoup de voyages, ainsi que de découvertes de très beaux paysages.

Car du paysage, on va en voir. Film à gros budget oblige, on a droit à de grandes vues en contre plongée sur les mondes que va conquérir Alexandre, avec du désert à foison, mais aussi de landes enneigées, ou bien la forêt luxuriante indienne. Bref, on en prend plein les mirettes comme on le fait si souvent avec ce genre de films, et la qualité des images était plutôt là. Les décors sont très bien rendus, et malgré l’utilisation d’effets spéciaux pour retranscrire les cités d’antan, à aucun moment l’image choque ou ne bloque. Babylonne est tout simplement superbe.

Alexandre Colin Farell

Il fait froid en Asie, du coup Alexandre met ses manches longues. Mais pour rien au monde il ne cacherait ses superbes jambes !

Le film met bien entendu l’accent sur l’action à de nombreux moments, mais pas au détriment de l’histoire. Je ne suis pas un expert mais il apparaît que celle d’Alexandre a été plus ou moins respectée, à quelques détails près, ce qui fait plaisir car il est toujours frustrant de se dire que ce que l’on pense avoir découvert en regardant le film, voir compris, est en fait faux. Du coup c’est une très bonne chose car comme je l’avais dis lors de ma critique du livre de Javier Negrete, j’ai toujours trouvé la période d’Alexandre trop occultée par les cours d’histoire.

Ceci dit, je reste perplexe sur la vertu d’apprentissage de l’histoire qu’a pu avoir le film auprès du public. Soyons honnête, Alexandre y est tout sauf le charismatique personnage que j’avais pu entrevoir dans Alexandre le Grand et les Aigles de Rome. Alors certes, le deuxième est une fiction alors que le premier tente de se rapprocher de la réalité historique. Cependant, il faut quand même avouer que Colin Farell nous fourni là un Alexandre pas du tout convainquant, proche du pathétique. Comment un leader d’une si grande armée, constituée de gens libres dans un pays où le roi est le quasi égal de ses généraux, aurait il pu garder le pouvoir ?

Colin Farell incarne un Alexandre qui est faible, qui n’a aucun charisme, et dont la seule occupation est de pleurnicher en public. Alors certes, le personnage ne devait pas être un héros sans faille. Oui, il était attiré par les hommes, mais de là à en faire un personnage dont le qualificatif le plus correspondant serait mauviette… ? Hm, non. Bref, pas étonnant que les grecques n’aient pas du tout aimé l’arrivée de ce film dans leurs salles obscures. Sa relation avec Hephaistion, joué par Jared Leto, est plus que surjouée, elle fait fausse.

Olympias Angelina Jolie

Le petit Nicolas entrain de se faire gronder par sa maman après avoir tué des fourmis. Oups, je me suis trompé d'article.

Il était cependant agréable de retrouver les mêmes personnages que le livre que j’avais lu, personnages qui ne sont pas du tout mis en avant et qui ne servent qu’à mettre en avant un Alexandre déplaisant et exaspérant. Etait-ce la réalité historique ? J’en doute, en tout cas bien que notre héros finisse par péter les plombs, l’ambiance de la fin du film m’a laissé perplexe. Cependant, si le film fait déjà plus de deux heures, elle aurait peut être mérité un peu plus de temps. Le seul personnage secondaire à ressortir est Olympias, la mère d’Alexandre, jouée par Angelina Jolie dont le profil et les habits la mettent superbement en valeur pour jouer la saleté.

Bref, à cet Alexandre raté il faut rajouter une musique que j’ai trouvé totalement hors contexte, et vous obtenez un film qui est finalement assez médiocre et plat. Ca se laisse voir, si vous n’avez rien d’autre à faire. D’un autre côté, il est tellement souvent passé à la télé que je doute que vous ne l’ayez pas déjà vu.



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