C’est Lundi, que lisez vous ? #39

Serafina dans Actualités, Livres le 26 mars 2012, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

Le Bucher du Roi, Trone de Fer Tome 13, de George R.R. MartinIl faut croire que je lis plus facilement en voyage, puisque j’ai profité de notre saut dans la capitale anglaise pour lire deux romans de Dark Fantasy. Le premier, et pas des moindres, n’est autre que le tome 13 du Trône de Fer: Le Bûcher d’un Roi. Depuis le temps que j’attendais de lire la suite d’Un Festin pour les Corbeaux, je dois avouer que je l’ai tout bonnement dévoré. On retrouve les personnages qui m’avaient tant manqué dans les trois derniers tomes, à savoir Jon, Tyrion et Bran, ainsi que d’autres bien entendu. C’est toujours bien écrit, et la traduction de Patrick Marcel est plus que correcte. Mais bon, la chronique paraît demain, alors inutile de m’étaler plus.

A côté de cette très bonne lecture, j’ai continué Les Annales de la Compagnie Noire avec son quatrième tome, Jeux d’Ombres. Vous le savez, je suis grand friand de cette série de Glen Cook, dont les trois premiers tomes sont excellents. Malheureusement, cette suite arrive tel un cheveux sur la soupe, et n’est franchement pas au niveau. Pas forcément de la mauvaise Fantasy, on est pas face à un Gemmell non plus, mais on est loin des débuts…

Serafina

Le Trône de Fer, Intégrale Tome 4, de George R.R. MartinDurant cette semaine à Londres, j’avais emporté avec moi l’Intégrale du Trône de Fer 4 de George R.R. Martin. Avec la sortie en français du tome 13, Le Bûcher d’un Roi, la première partie de Dance with Dragons,  j’avais bien envie de me remettre dans le bain (mais en même temps j’ai envie de relire l’intégrale 2 pour coller à la série, je suis à peine logique). J’ai donc lu l’équivalent des tomes 11 et 12 du découpage français, puisque j’avais déjà terminé Le Chaos, tome 10 de la série. C’est long. Vraiment. Il ne se passe réellement de choses intéressantes que dans la deuxième moitié du tome 12 : bref, à la toute fin, après quelques milles pages. Si les passages précédents ont leur utilité et servent à mettre les choses en place, si je n’avais pas eu Dance en carotte au bout du bâton, il y a fort à parier que j’aurais abandonné en cours de route. Et c’est dommage car le final est vraiment super !

Je reprend donc ma lecture du Dernier Vampire de Jeanne Faivre d’Arcier et j’entame le premier tome de la série Wicked Game, Le Sang du Rock, de Jeri Smith-Ready une obscure histoire de vampires DJ. Ça promet !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Hunger Games, The Hunger Games Tome 1, de Suzanne Collins

400 pages plus tard, on reste sur sa faim...

Serafina dans Critiques, Livres le 20 mars 2012, avec 3 commentaires
Critiques

The Hunger Games est une série de romans Young Adult écrite par Suzanne Collins, dont le premier tome a été publié chez Pocket Jeunesse en 2009 en France. Je suis un être faible, incapable de tenir bien longtemps face à un buzz. Donc à force de voir du Hunger Games par ci, Hunger Games par là, bande annonce, chroniques et même collection de vernis dédiée à cet univers, je n’ai pas pu résister et j’ai acheté le premier tome.Que j’ai rapidement commencé. Synopsis ?

The Hunger Games, Tome 1, de Suzanne Collins

Dans un futur pas si lointain, post-apocalypse, les États-Unis n’existent plus. A la place, Panem. Un pays divisé en districts, 12 pour être exact, et dont sont chaque année tirés au sort deux jeunes. Ces deux jeunes sont destinés à participer aux Hunger Games, un jeu de massacre télévisé où il n’y aura qu’un seul vainqueur. Katniss est une jeune fille débrouillarde, qui a vite appris à chasser pour subvenir aux besoins de sa famille suite au décès de son père. Elle aime sa petite sœur plus que tout, alors le jour où cette dernière est tirée au sort, Katniss n’hésite pas une seconde et se porte volontaire à sa place.

A vrai dire, avec un synopsis pareil, je dois dire que je n’étais pas spécialement emballée. En effet, les districts très compartimentés, dans la littérature jeunesse ce n’est pas nouveau, on pensera notamment à l’excellent Vent de Feu de William Nicholson. Pas plus que les jeux de massacre, qui font évidemment penser au culte Battle Royale. L’originalité ici est évidemment la critique de la télé réalité, car en effet ce jeu de massacre est  retransmis à la télévision, dans tous les districts et le regarder y est obligatoire.  La critique est bien menée et a le mérite d’amener la réflexion sur les dangers de ce genre de programmes télévisés. Si nous, adultes, avons bien conscience de ces dernières, pour le public cible, plus jeune, ce n’est pas un mal.

The Hunger Games Adaptation Cinema

L'adaptation au cinéma de Hunger Games sortira dans les salles obscures le 21 Mars 2012

Malheureusement, cette critique de la société est l’un des seuls points positifs que je trouverais au livre. Il bénéficie certes d’une écriture claire, et fluide mais sans être mirobolante pour autant. Les personnages, il faut le dire, ne font pas dans la finesse, et surtout pas l’héroïne : vie de misère extrême mais super débrouillarde, elle réussit toujours à s’en sortir, et ses défauts (son impétuosité notamment) deviennent rapidement des qualités. Bref, on n’est pas loin de la Bella mixée à Causette: une héroïne tellement banale qu’à peu près tout le monde pourra s’identifier à elle d’un moyen ou d’un autre. On échappe de peu à la Mary-Sue.

Suzanne Collins

Suzanne Collins

Si l’univers semblait au départ assez intéressant, il faut dire que pour ce premier tome, il est tout juste survolé : on ne sait qu’à peine quel district fait quoi, et on ne comprend pas spécialement l’historique du pays qui aurait pu amener à une telle décadence. C’est bien dommage, mais cela sera peut être expliqué dans les prochains tomes…

Le livre est composé de plusieurs parties, et les Hunger Games ne débutent réellement qu’à la moitié du livre. C’est clairement la partie la plus intéressante. Le problème c’est que balancer 24 personnages dans l’arène, forcément, cela amène à ce que beaucoup d’entre eux ne soient que des numéros ou au plus des prénoms. C’est bien dommage, car du coup j’ai trouvé que seuls  deux ou trois personnages ressortaient: Rue, Katniss et dans une moindre mesure Peeta, le deuxième désigné du District 12.

Si la progression de l’histoire n’évite pas quelques facilités, notamment dû au nombre de pages assez réduit, moins de 400, j’ai surtout déploré le recours à du Deus ex Machina pour résoudre ce qui semblait totalement insoluble, c’est dommage et facile.  Dans l’ensemble, l’histoire m’a laissé de marbre, surtout parce qu’elle est très prévisible et ce dès le début.

The Hunger Games, Tome 1, de Suzanne CollinsSi évidemment il faut être plus indulgent avec un roman jeunesse, la comparaison avec d’autres romans dédiés au même public n’aide vraiment pas ce Hunger Games. Je pense par exemple à Uglies de Scott Westerfeld, sorti à peu près en même temps aux États-Unis et qui bénéficiait d’une héroïne bien plus développée, de plus de retournements de situation, et le tout bien mieux ficelé. Ayant lu le roman dans sa version originale, je ne me prononcerai pas sur la qualité de la traduction proposée par Pocket Jeunesse.

Au final, je n’ai pas été charmée par ce premier tome de The Huger Games, et je ne suis pas sure d’en lire la suite, L’Embrasement. Si il y a de bonnes idées dans ce Battle Royale version Suzanne Collins, aucune n’est assez originale ni assez exploitée pour avoir su me captiver. Cela ne m’a même pas donné envie d’aller voir le film, et j’aurais tendance à vous le déconseiller, sauf pour vous faire votre propre idée.


C’est Lundi, que lisez vous ? #38

Serafina dans Actualités, Livres le 19 mars 2012, avec 5 commentaires
Actualités

Cette semaine, petite entorse à la règle… et à la présentation, vu à quel point cet article est moche, pour une unique image, puisque nous n’en sommes pas encore revenus. La magie des articles planifiés.

Guide Week-End à Londres

Sinon, on lit peut être un peu de Wicked Game et Le Bûcher d’un Roi.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Requiem for the Indifferent de Epica

Serafina dans Critiques, Musique le 13 mars 2012, avec 3 commentaires
Critiques

Après un Design Your Universe qui avait divisé la rédaction (moi je ne l’ai pas aimé, mais dabYo oui), Epica revient en ce mois de mars avec son 5ème album studio: Requiem for the Indifferrent. On y retrouve une pochette plutôt jolie, mais un peu surprenante de la part du groupe. Les premiers morceaux révélés sur le net semblaient de bonne augure, voici venu le moment d’écouter de plus près cette galette, et surtout, en entier.

Requiem for the Indifferent de Epica Promo

Dès le début, pas de surprise, une introduction instrumentale et martiale, une piste d’ouverture qui envoie et un single. Ça vous rappelle quelque chose ? Oui, c’est bien le même schéma que celui de Design Your Universe. Ceci dit, dès le début, ou plutôt dès Monopoly of Truth, on remarque l’un des changements majeurs de l’album: la mise en avant des voix et de celle de Simone surtout, qui chante assez différemment mais qui, sur CD du moins, semble avoir fait de considérables progrès, en étant plus assumée qu’auparavant. On retrouve sa voix lyrique sur pas mal des refrains, mais aussi des vocalises orientales de Requiem for the Indifferent, bien mieux maitrisés que sur un Cry for the Moon.

Je sais que ce changement divise et divisera, mais ici je dois dire que je suis plutôt convaincue, les lignes de chant sont moins linéaires et il y a plus d’amplitude. Et il faut bien le dire, les chœurs de Monopoly of Truth font sacrément penser à l’époque Consign to Oblivion. Le single déjà dévoilé, Storm The Sorrow, reste efficace et correct, sans être aussi pire qu’un Never Enough, il va à l’essentiel et se laisse écouter.

Dans l’ensemble l’accent a été mis sur la voix féminine mais c’est malheureusement au détriment des grunt de Mark Jansen, qui sont bien moins présents qu’auparavant, et surtout des guitares. Après avoir eu la part belle dans Design Your Universe, ces dernières sont cruellement absentes du mix, hormis sur quelques soli. Soli qu’on retrouve d’ailleurs plusieurs fois avec un son clair comme sur celui de Delirium, très oldschool que personnellement j’apprécie beaucoup. C’est tout de même dommage d’avoir deux guitaristes et d’entendre aussi peu les guitares…

Requiem for the Indifferent de Epica Single

A vrai dire, outre Monopoly of Truth et Storm the sorrow, qui avaient déjà été dévoilées et que j’avais donc écouté plusieurs fois, j’ai eu du mal, au début en tout cas, à entrer dans l’album. Et c’est seulement en une semaine et quelque chose comme 25 écoutes que finalement, je peux en faire la chronique. Ce qui veut dire que oui, Requiem for the Indifferent est complexe, et même trop sans doute.

Car si on omet quelques titres très directs, Storm the Sorrow, Delirium et sa ballade au piano, ou encore Guilty Demeanor, il vous faudra plusieurs écoutes pour saisir les morceaux. En effet, si Epica a toujours aimé les constructions bizarres et les contrastes importants entre les parties d’un même morceau. Cette habitude est ici poussée peut être un peu loin, et il y a parfois tellement d’éléments dans un seul morceau qu’on peine à saisir qu’il s’agit du même morceau… C’est notamment le cas sur Avalanche dont le final est bien éloigné du début, ou sur la piste titre qui comprend tellement de parties qu’on en perd complètement le fil. Ce qui est dommage, car Requiem for the Indifferent est sans doute un des meilleurs morceaux : l’utilisation des sons arabisants est bien mené, les chœurs sont beaux.

Cette complexité ne sert pas forcément l’album et étouffe un peu les compositions. Compositions sur lesquelles il faut bien dire que malheureusement, il n’y a pas énormément d’originalité. En fait, si on omet la nouvelle manière de chanter et les soli en son clair, il n’y a pas grand chose d’inédit dans cet Epica. On retrouve un peu toujours les mêmes schémas en plus complexes et les mêmes thèmes. La piste titre ne fait guère penser qu’à un ripoff de Consign to Oblivion. Oui c’est efficace et tout, mais c’est déjà vu.

Simone Simons Requiem for the Indifferent de Epica Promo

Trois morceaux font office de ballades ou de power ballade: Delirium, Guilty Demeanor et Deep Water Horizon. L’enchainement des deux dernières, juste après un break instrumental au piano Anima, a tendance à rendormir l’auditeur pourtant bien mis en jambe par le très sympathique Requiem. Sur un album de 75 minutes, ce genre de perte d’attention est fatal… Et c’est bien dommage car les derniers morceaux sont de très bonne facture : Stay the Course, d’abord, et malgré ses paroles un peu mièvres à base de Stand focused, stay strong, Stay the course. Puis le très engagé Deter The Tyrant avec son discours politique dans la plus pure tradition Epica, et Avalanche à la deuxième partie géniale à base de chœurs enlevés !

Requiem for the Indifferent de Epica CoverIl me sera impossible de vous parler de la dernière piste, Serenade of Self Destruction, qui est pourtant supposément la meilleure de l’album, car pour une raison inconnue tous les CDs (ou presque) ont été gravés avec une version de la dernière piste sans les voix ! C’est donc sur ma galette une piste instrumentale, qui ne reflète absolument pas ce qu’est réellement le morceau, disponible sur iTunes dans sa vraie version. J’ai du mal à comprendre qu’en 2012 on puisse faire une telle erreur mais…

Au final, Requiem for the Indifferent n’est pas un mauvais album une fois qu’on a pu entrer dedans. Il contient ses morceaux d’épique, ses chœurs magistraux, de jolis voix et des jolis soli. Mais malheureusement l’absence de guitares, de grunts et la complexité parfois inutiles font que l’album reste en deçà de ses prédécesseurs. Je suis curieuse cependant de voir le groupe évoluer et peut être sortir de ses carcans !


C’est Lundi, que lisez vous ? #37

Serafina dans Actualités, Livres le 12 mars 2012, avec 7 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

YoubooxCette semaine, j’ai tout d’abord pu essayer le service de lecture en streaming Youboox, dont je vous ferai un retour d’ici quelques jours. J’en parlais la semaine dernière, il s’agit d’une sorte de Spotify des ebooks, vous permettant de lire en ligne un roman en échange de publicité visuelle. Le service a ouvert en beta, et ils auront beaucoup de travail à accomplir pour rendre leur site ergonomique et pour pérenniser le principe sur lequel je reste tout de même perplexe. Mais on leur souhaite bonne chance !

Sur une note beaucoup plus traditionnelle, j’ai continué ma lecture de La Loi des Mages, de façon assez sporadique mais très intéressée. Après avoir eu beaucoup de mal à suivre, et bien qu’il y ait toujours des moments complètements hallucinés ou je ne comprends strictement rien, j’adore. L’ambiance est là, vraiment, et les deux héros sont passionnants. J’ai vraiment hâte de pouvoir continuer.

Serafina

J’ai comme prévu terminé le premier tome des Hunger Games, qui ne m’a pas beaucoup surprise. Le livre de Suzanne Collins ne m’a pas marqué, et je ne suis pas sure de lire la suite pour être honnête.

Le Dernier Vampire de Jeanne Faivre d’ArcierJ’ai aussi terminé Dame de Lune, Fée des Brumes qui se révèle être une très bonne anthologie : variée, aux histoires bien menées et aux personnalités fortes. Je ne peux que vous encourager à le lire !

Je continue donc désormais Le Dernier Vampire de Jeanne Faivre d’Arcier que j’avais un peu délaissé. J’ai dépassé la moitié et si j’adore l’histoire, je dois dire quand même que j’ai un peu de mal avec le style et surtout la manière dont sont menés les dialogues, très nombreux dans la partie que je lis en ce moment. L’alternance entre dialogues directs et indirects me mêle un peu les pinceaux !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Leverage de Lyriel

Serafina dans Critiques, Musique le 7 mars 2012, avec 2 commentaires
Critiques

Lyriel est un groupe de pop Folk Metal dont nous avons ici beaucoup apprécié les deux derniers albums, Autumntales et Paranoid Circus. Ce groupe allemand propose en effet un Metal plutôt très doux, mêlé de beaucoup de nombreux instruments aux sonorités folk, qui se rapproche du folk de Blackmore’s Night plus que de celui d’Eluveitie si vous voyez le genre. Une musique plutôt atmosphérique, pas vraiment du genre à vous faire danser la polka dans un circle pit.

Photo promo de Leverage de Lyriel

Leverage est donc sorti le 15 février dernier, dans un relatif anonymat sous le label AFM Records. L’album se compose de 10 pistes pour un total de moins de 40 minutes, dont une intro When It’s Coming To An End d’une minute quarante. Je trouve cela un peu limite comme durée pour du Metal, surtout au prix d’un CD de nos jours, mais bon.

Dès la première vraie piste, Leverage on remarque que le groupe a choisi de mettre un peu plus en avant son coté Metal et ce qui va avec, la batterie, la rythmique plus agressive. On reste dans du soft évidemment, mais cette facette plus incisive et plus violente du groupe se démarque clairement de leurs productions précédentes. Auparavant les guitares étaient moins mises en avant, au profit du violon et autres violoncelles et leur rythmique bien caractéristique. Ici, les guitares attaquent tout de suite. C’est encore plus flagrant sur Voices In my Head, qui commence par des rythmiques incisives, des grunts et un violon inquiétant qui viennent soutenir un chant plus sombre et aux paroles parlant évidemment de folie mentale. Le folk par contre est presque oublié sur ces pistes.

Heureusement on retrouve ces instruments sur Partying par exemple, qui comme son nom l’indique propose un folk dansant et enlevé, ou sur The Road Not Taken, magnifique power ballad très celtique qui n’aurait pas dépareillé dans la discographie d’une Loreena Mc Keenit. A ce propos, la voix de leur chanteuse Jessica Thierjung, s’adapte parfaitement à l’exercice des ballade par sa douceur. En effet, loin des clichés du Metal à chanteuses, ce n’est pas un chant lyrique que propose Lyriel, mais un chant clair très pop, très traditionnel, pas forcément très puissant, mais efficace, faisant parfois penser à celui de Sharon Den Adel pour sa douceur. Sa voix est souple, douce et fluide. Elle contribue beaucoup à l’identité du groupe.

Thierjung Jessica de Lyriel

Le groupe chante toujours en partie en Allemand, sur deux titres de l’album, Aus der Tiefe, qui est un des morceaux les plus proches des précédents albums du groupe, et Wenn Die Engel Fallen, deuxième ballade de l’album chantée en duo avec une voix masculine pour une fois, mais qui m’a parue un peu fade.

Leverage est un album efficace et auquel il est bien difficile de reprocher grand chose, bien produit, réussi au niveau des compositions, avec un joli chant et une utilisation raisonnée des éléments folks. L’album se démarque réellement du reste de la scène Folk Metal par son orientation plus traditionnelle. Si les morceaux de Lyriel sont généralement assez prévisibles, des power ballads avec couplet doux et refrain un peu plus énervé aux paroles faciles à reprendre, le groupe sait se renouveller et on ne s’ennuie pas au cours de l’album.

Leverage de Lyriel CoverDans l’ensemble Leverage est dans la lignée des précédents albums du groupe, tout en s’affirmant un peu plus et trouvant un équilibre entre Metal et Folk qui séduira peut être un peu plus le public metaleux. Mais il ne faut pas se leurrer, le groupe a toujours un style qu’on aimera ou pas. J’ai pour le moment tendance à préferer Paranoid Circus et Autumntales, mais Leverage n’est pas un mauvais Lyriel et ce genre de musique s’apprivoise et s’apprécie plus avec la durée. Avec ses ambiances celtiques très marquées, ses lignes de chant faciles à assimiler et ses cotés sautillants, c’est un album sympathique qui s’écoute avec plaisir sans être forcément transcendant, et qui est une bonne manière de découvrir le groupe si ce n’est pas encore fait.


C’est Lundi, que lisez vous ? #36

Serafina dans Actualités, Livres le 5 mars 2012, avec 8 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

La Loi des Mages, Tome 1, de Henry Lion OldieJe n’ai encore une fois que peu lu cette semaine, et à peine avancé dans le premier tome de La Loi des Mages. Ceci dit, ce que j’en ai lu était vraiment bon. Après quelques chapitres très difficiles pour la compréhension, avec de nombreux termes inconnus au bataillon et un style de narration inhabituel, le tout commence à prendre. D’autant que c’est bien le moment de lire un roman se déroulant en Russie, même si cette dernière n’est pas la Russie contemporaine qui fait l’actualité.

Sinon, je compte bien profiter de la nouvellement-arrivée-chez-nous Galaxy Tab pour tester la lecture sur tablette. Le confort y sera certes bien moindre que sur une liseuse, mais une bonne nouvelle risque bien de m’y pousser.

Serafina

Dames de Lune, Fées des brumes de Cécile Guillot aux éditions du Chat NoirCette semaine, Tabatha, ma Galaxy Tab m’a un peu obnubilée, du coup j’ai fort peu lu. Je suis à la nouvelle finale de Dames de lune, Fées des brumes des éditions du Chat Noir, et mon opinion sur ce recueil semble se confirmer: de très bonnes nouvelles, très variées, toutes plaisantes et qui développent des univers plus que charmants.

J’arrive aussi à la fin du tome 1 des Hunger Games de Suzanne Collins. Ce que je redoutais n’a pas eu lieu, l’héroïne pour le moment ne semble pas être une vraie Mary Sue, par contre, j’ai eu beaucoup de mal à accepter le fait que l’auteur ait recours à du Deus ex Machina pour résoudre ce qui semblait insoluble. Un peu facile à mon goût. Si le roman ne m’insupporte pas, je dois dire qu’il me laisse totalement froide.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

Il y a des groupes, parfois, qu’on est un peu surpris de retrouver au Hellfest. C’est le cas de Blue Öyster Cult, un groupe des années 70 à mi-chemin entre Rock Psyché et Heavy Metal. Pour être tout a fait honnête, la discographie du groupe m’est quasiment inconnue, les rares fois où j’ai tenté de les écouter, je n’ai pas réussi à m’y intéresser suffisamment pour en garder souvenir. Ceci, à une exception près, leur magistral et cultissime (Dont Fear) The Reaper sorti en 76 avec l’album Agents of Fortune, aux lignes de chants reconnaissables entre mille, à l’arpège unique et surtout, aux paroles marquantes, qui fait partie de mes chansons préférées de la terre et de l’univers.

Disons que le clip accuse son age et que ce n’est pas forcément le genre de clip que j’aurais imaginé pour cette magnifique chanson. Blue Öyster Cult est programmé pour le dimanche et dernier jour du Hellfest 2012, sur la MainStage01, juste avant le Crüe et il y a peu de chances que nous le loupions. Mais voilà, comme pour les autres groupes du genre, tels Europe, Kiss ou encore Scorpions, on les regardera de loin, en ne se levant guère que pour le fameux titre. Dommage, mais c’est souvent comme ça, pour ces vieux groupes cultes, victimes du succès phénoménal d’un seul et unique titre dans la sphère Metal.

A moins qu’ils passent en même temps que Vulture Industries, évidemment.


Vous mélangez une couverture de toute beauté à une promesse de nouvelles de fantômes, et pouvez être sur que je me jetterais dessus, c’est comme ça qu’il me fallait absolument lire ce premier volume de Ghost Stories des éditions Asgard. Les fantômes, c’est un sujet qui me fascine, j’en ai peur, mais je ne peux m’empêcher de lire tout plein de livres dessus. 17 auteurs francophones ont donc été réunis dans cette anthologie dirigée par Thomas Riquet et Peggy van Peteghem. Au sommaire des noms connus par ici, Lionel Davoust et Jeanne-A Debats pour ne citer qu’eux, et d’autres moins. J’ai donc commencé la lecture avec beaucoup d’enthousiasme.

Ghost Stories aux éditions Asgard

Malheureusement, outre la belle couverture, les premières impressions ne sont pas forcément positives. Chaque nouvelle est précédée d’une photo en négatif et noir-et blanc de l’auteur. Si l’idée de transformer la photo des auteurs en fantôme pouvait être sympa, je dois dire que la mise en page et le rendu final de ces photos donne un coté un peu amateur qui m’a malheureusement déplu… De plus chaque nouvelle est encadrée par de micro-nouvelles (de 5 ou 6 lignes) qui la plupart du temps m’ont semblé hors-contexte et sans grand intérêt, donnant plus l’idée d’un résumé à développer qu’autre chose.

La première nouvelle de David Bry ouvre très fort les hostilités. L’auteur organise en effet une sorte de Star Ac’ pour fantômes, où le grand gagnant peut retourner sur terre hanter les vivants. Un traitement décalé du thème et plein d’humour qui m’a totalement séduite. Jusqu’au twist final, inattendu mais terriblement bien trouvé.

Peggy Van Peteghem

Peggy Van Peteghem

Le problème c’est que malheureusement les nouvelles qui vont suivre ne vont pas me plaire autant. En effet, il est plus difficile qu’il n’y parait d’écrire une histoire de fantômes dans une anthologie spéciale fantômes pour une simple raison: le lecteur est sur ses gardes. Comme on est dans une nouvelle, le nombre de personnage n’est pas bien grand et on repère vite les anomalies. Du coup, baser son final sur la découverte du fantôme pour créer un twist est plutôt casse gueule, et c’est malheureusement ce que vont faire les trois quarts des nouvelles qui suivront. La plupart, sans être mauvaises, ont glissé sur moi comme de l’eau, sans retenir mon attention, sans m’émouvoir, à cause de ficelles trop faciles surtout. On reprochera aussi que sur 17 nouvelles, deux traitent exactement du même type de fantôme lié a un accident de la route… avec la même révélation finale dans les deux cas !

Dans ses nouvelles du milieu, la seule à m’avoir réellement convaincue est celle de Claude Bolduc, auteur canadien que je ne connaissais pas, qui a réussi à faire une nouvelle à l’ambiance très forte, très visuelle et qui n’est pas sans rappeler le Maître de Providence, compliment s’il en est. Sa nouvelle est toute en ambiance, en sous entendus et dégage une atmosphère palpable. Bref, cette nouvelle là ne m’a pas séduite par son histoire mais bien par la qualité de la plume et ce charme si lovecraftien.

Jeanne-A Debats

Jeanne-A Debats

En réalité j’ai failli abandonner ce recueil à de nombreuses reprises après cette nouvelle. Et puis il y a eu la nouvelle de Jeanne-A Debats, Memorial. Avec 30 pages, c’est la nouvelle la plus longue du recueil, mais du coup l’auteure a le temps de développer ses personnages, et surtout son héroïne, magrébine, arrivée tout droit du Maroc, mariée à un homme de 10 ans son ainé et irrémédiablement attirée par ce monument en bas de sa tour.

Sa manière de brosser les personnages est criante de vérité, et la nouvelle est tellement encrée dans notre monde, dans notre vie, qu’on est rapidement proche de son héroïne, différente de nous mais si contemporaine. Le thème abordé n’est pas celui qu’il parait, n’est pas bien drôle, mais traité avec une sensibilité et une intelligence rare. Cette nouvelle la justifie à elle seule la lecture du recueil. Enfin, elle et puis celle qui suit.

Car Simbad de Lionel Davoust est aussi une des nouvelles spectaculaires de ce recueil. Une prise d’otage, dans une usine menacée de fermeture, des apparitions étranges, et un lourd passif, voici les ingrédients de cette nouvelle qui ne m’a pas laissée intacte. Car celle ci aussi est ancrée dans notre monde, et aussi, pour moi ancrée à une des choses auxquelles je tiens le plus au monde. Car moi aussi j’ai mon Simbad. Le traitement est tellement juste que la nouvelle en devient intense, bien plus que toutes celles que j’ai lu dans le roman. Cette nouvelle m’a faite pleurer,  et si vous me connaissez, vous savez que c’est le plus grand compliment que je puisse faire à une nouvelle.

Ghost Stories aux éditions AsgardAu final, malheureusement sur les 17 nouvelles que ce Ghost Stories propose, seules quatre m’ont réellement plu. C’est un bien faible score, auquel on ajoute une mise en page discutable et des micro-nouvelles étranges. C’est dommage, car je pense qu’avec un écrémage plus important, il n’y avait pas besoin de 2 nouvelles sur le même thème par exemple, en visant la sobriété plutôt que l’immersion fantomatique via des photos en négatif, le recueil avait un beau potentiel.

Du coup, je suis partagée car si le global ne m’a pas convaincu, il serait dommage de passer à côté des excellentes nouvelles de Jeanne-A Debats, Lionel Davoust, Claude Bolduc et David Bry. J’espère que ces quelques problèmes seront corrigés pour le second volume !


Captain Swing de Warren Ellis et Raulo Caceres

Serafina dans Comic, Critiques, Livres le 2 mars 2012, avec 1 commentaire
Critiques

Captain Swing et les pirates électriques de Cindery Island est un comic récemment paru en français aux éditions Milady Graphics. Jusqu’à maintenant, illman ne nous avait dit que du bien de Warren Ellis, auteur entre autres de Transmetropolitan et No Hero, lui aussi aux mêmes éditions. Alors quand j’ai vu ce one-shot du scénariste, je n’ai pas tenu bien longtemps avant de me mettre à le lire. Il faut dire que visuellement, la couverture donne envie avec son coté un peu Steampunk. Synopsis ?

Captain Swing et les pirates électriques de Cindery Island de Warren Ellis et Raulo Caceres

Dans le Londres pré-Victorien de 1830, Charlie est un bobby, un des premiers agents de police de la ville. Une nuit, il voit quelque chose qu’il n’était pas censé voir. Un bateau volant, mu par cette chose étrange qu’est l’électricité et mené par un capitaine révolutionnaire, Spring-heeled Jack, aussi connu sous le nom de Captain Swing.

Captain Swing et les pirates électriques de Cindery Island de Warren Ellis et Raulo Caceres

Les planches sont entrecoupées d'interludes narrées par Captain Swing

Le dessin de Raulo Caceres est assez particulier, tout d’abord très sombre, la plupart des planches étant dominées de très loin par le noir. Mais il est aussi très dynamique et les scènes d’actions sont réellement bien rendues. Du coup la lecture est fluide, on n’est jamais perdu. Alors certes en échange les visages ne sont pas forcément les plus beaux qu’on ait pu voir… mais le design de Captain Swing a particulièrement la classe. La coloration, réalisée par Digikore Studios, se démarque notamment sur les pages où l’électricité est présente. Ces éclairs bleus électriques sur des dominantes de noir rendent parfaitement bien.

Comme je le disais plus haut, le design de Captain Swing est particulièrement réussi. Il faut dire que la grosse partie de ce one-shot repose uniquement sur ses épaules. C’est un pirate, mais comme on les aime, au grand cœur, avec de l’honneur, et comme il fait aussi office de voix off dans les pages d’interludes, on s’attache très rapidement à ce personnage, contrairement à celui de Charlie qui est plus « passe-partout ».

Si le comic est surtout orienté vers l’action, il n’est pas creux pour autant. En effet, Captain Swing est un révolutionnaire, mais surtout un défenseur des opprimés, et ses réflexions sur le monde sont loin d’être exemptes d’intérêt. J’ai cité Steampunk dans l’introduction, mais ce n’est pas vraiment cela, vu qu’il s’agit en fait d’un steampunk à l’envers, avec l’introduction de l’électricité dans ce monde à vapeur. Bref, on nage en pleine Science-Fiction. Et le mélange est plutôt bien dosé.

Captain Swing et les pirates électriques de Cindery Island de Warren Ellis et Raulo CaceresTout d’abord parce que Warren Ellis réussi très bien a caser cette distorsion de la réalité, notamment grâce à des pages écrites au milieu de l’histoire dessinée, où Captain Swing explique un peu plus son histoire. Cela contribue à mettre en place l’histoire et surtout le contexte socio-culturel de l’époque. En effet le scénario du comic lui ne se déroule qu’en deux ou trois jours, il est donc nécessaire d’avoir recours à une « voix off » pour placer les choses dans leur contexte.

Au final Captain Swing et les pirates électriques de Cindery Island est une lecture fort sympathique et aussi une bonne porte d’entrée dans l’univers de Warren Ellis. Avec un joli dessin, une histoire bien ficelée et un héros emblématique, je ne peut que vous le conseiller. L’univers crée au cours de ces quelques pages est très vite crédible, et c’est bien dommage que cela ne soit qu’un one-shot car il y a de quoi faire !