Neverworld’s End de Xandria

Serafina dans Critiques, Musique le 29 février 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Après plusieurs années d’absence, Xandria a créé la surprise avec leur dernier single Valentine, tiré de Neverworld’s End, prenant un tournant radicalement plus Metal que dans leurs derniers albums. Ils prennent là à contre pied la plupart des autres groupes de Metal Symphonique, qui s’orientent peu à peu dans la pop mielleuse pleine de ballades à l’image de Within Temptation. Xandria fait l’exact chemin inverse et tape dans le lyrique, pompeux comme du Nightwish de l’époque Tarja, lourd et violent, bref du vrai Metal Symphonique. Enfin, en tout cas c’est l’impression que laissait ce premier single. Le reste est-il au même niveau ?

Neverworld's End de Xandria Promo

Il y a des groupes pour lesquels il faudrait accompagner le changement de chanteuse par un changement de nom. Et c’est le cas de Xandria, car à part sur les quelques ballades de l’album il ne reste plus rien de ce qu’a été la formation allemande pendant quatre albums. J’éviterais donc les comparaisons aux anciens opus, et considèrerais qu’il s’agit de groupes différents, car on est tellement éloigné lorsqu’on s’intéresse un minimum au genre que de telles comparaisons seraient stériles.

Manuela Kraller de Xandria

Manuela Kraller remplace Lisa Middelhauve pour ce nouvel album

Musicalement, on est très proche du Power, avec un tempo assez élevé sur tout l’album, et ce n’est pas Soul Crusher aux riffs acérés qui viendra me contredire, avec son coté symphonique surtout présent grâce à des cordes et des chœurs, majoritairement féminins, qui répondent à la voix de leur chanteuse. La batterie est étonnamment présente et mise en avant , plutôt agressive et concentrée en double pédale, comme par exemple sur The Lost Elysion, ce qui renforce le coté rentre-dedans de cet opus. Ce qu’il faut aussi avouer c’est que la production est plutôt bien foutue, aucun intrument n’est oublié, la voix n’est pas trop mise en avant, on entend bien la guitare, bref, c’est un mix équilibré, qui du coup est très efficace.

Niveau structure, la plupart des morceaux ne dépassent pas les cinq minutes, et obéissent aux standards du genre, couplets, refrains à chœurs et pont. Ceci dit, cela reste très bien dosé et sans tomber dans l’excès ou la caricature.  L’album comporte malheureusement quelques ballades à l’intérêt limité, comme The Dream Is Still Alive, à la composition sans trop d’intérêt, au chant qui n’en a pas vraiment plus, Manuela ne montant pas plus dans les aigus que dans les autres morceaux, un morceau en somme dont je me serais volontiers passée. On retrouve cependant dans ces ballades certains éléments de l’ancien Xandria comme les flutes celtiques. En parlant de flutes celtiques, on notera les violons très Folk sur Call of the Wind, qui est très agréable et n’est pas sans faire penser à du Lyriel. C’est d’ailleurs un des seuls morceaux à vraiment se démarquer justement grâce a ce coté folk.

Manuela Kraller, la chanteuse sur cet opus, n’est pas sans rappeler Tarja ou une Floor, pour le coté soprano à la voix assez sombre. Vocalement elle tient très bien la route, avec une voix agréable, des jolies notes hautes notamment sur A prophecy of World, bien tenues, et justes. Je ne sais pas si elle tient en live, mais je pense qu’elle vaut le détour, étant donné qu’elle a officié dans Haggard, formation Allemande de Metal Symphonique assez réputée. Malheureusement, sa voix reste relativement interchangeable, et je ne suis pas sure que contrairement à une Simone je saurais la reconnaitre si on ne me disait pas c’est Xandria.

Neverworld's End de Xandria Promo

Et cette impression va malheureusement valoir pour tout l’album. Neverworld’s End est un très bon opus de Metal Symphonique. Objectivement, il n’y a rien à redire. C’est efficace, c’est carré, c’est bien composé, c’est juste. Mais voilà. Ce n’est pas original. Tous les clichés du genre sont là. Bien menés et bien dosés oui, mais clichés quand même. Et si c’est quasiment irréprochable, c’est diablement fade. Je n’ai ressenti aucune émotion, aucune tension dramatique, bref, c’est plat. Cet album serait sorti en 2005, ça aurait peut être simplement été « un album à chanteuse de plus ».

Neverworld's End de Xandria CoverAlors oui, maintenant que le Metal Symphonique est une scène morte-vivante, c’est sur, cela fait plaisir de voir qu’il reste des groupes qui font autre chose que de la pop mielleuse, qu’il existe encore des groupes avec de l’orchestration, de la soprano et du power, mais c’est tout.

Pour un groupe comme Xandria qui revient d’aussi loin, Neverworld’s End est un très bon album. mais l’absence d’originalité font que cet album n’a pas su m’accrocher. Il faut dire aussi qu’il est passé après Helvetios d’Eluveitie, dont le genre n’est pas diamétralement opposé. Ceci dit, je suivrais avec attention la suite du combo maintenant qu’ils vont dans une direction que j’apprécie.


C’est Lundi, que lisez vous ? #35

Serafina dans Actualités, Livres le 27 février 2012, avec 13 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

La Loi des Mages, Tome 1, de Henry Lion OldieJe continue mes lectures chez les éditions Mnémos avec cette fois le premier tome de La Loi des Mages de Henry Lion Oldie sortie en octobre dernier. Pour l’instant je n’ai pu feuilleter que les premières pages de ce roman de Fantasy qui nous vient de l’Est, Ukraine pour être exacte et écrit en Russe.

Mais déjà le style de la narration très particulier se fait ressentir, et l’univers aussi. Il faut avouer qu’il est nécessaire de s’accrocher sur le début, tant les termes inconnus et relatif au folklore de la région sont nombreux.

Serafina

Comme prévu, j’ai terminé Les Gaulois, les fiers ennemis de Rome de Jean-Louis Brunaux. Le livre est très interessant bien qu’assez court. Je pense que c’est une bonne entrée dans l’univers de ce peuple un peu mystérieux. Je chercherais sans doute des livres plus complets et peut-être plus denses un de ces quatre car je trouve cela très interessant.

J’ai aussi continué Dames de Lune, Fées des brumes, l’anthologie des éditions du Chat Noir que pour le moment j’apprécie toujours beaucoup. Je suis proche de la fin, il ne me reste plus que trois nouvelles je devrais donc finir cette semaine.

The Hunger Games, Tome 1, de Suzanne CollinsVous le savez, je suis faible, je ne résiste que difficilement aux sirènes du buzz, et profitant d’un bon Amazon, j’ai commencé le premier tome de la série Hunger Games de Suzanne Collins, en version originale du coup. J’en suis à la moitié du premier tome et je dois dire que je suis très perplexe. Le monde n’est pas énormément développé, ni les personnages secondaires, l’héroïne est une Mary Sue en puissance, pas encore insupportable mais en tout cas très cliché,  le style n’est pas mirobolant… Bref, j’attends de voir, mais pour le moment, je suis assez hermétique à cette histoire pas franchement originale.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Le Journal de Kurt Cobain

Serafina dans Actualité, Critiques, Livres, Musique le 25 février 2012, avec 1 commentaire
Critiques

Après avoir lu The Heroin Diaries de Nikki Sixx, lire les journaux de Kurt Cobain était un peu une suite logique. Paru en poche aux éditions 10-18 sans doute pour des raisons purement pécuniaires, ce recueil regroupe des extraits des nombreux « carnets » que le défunt leader de Nirvana a rempli de son vivant, où se mêlent paroles de chansons, idées de vidéoclip, réflexions sur son statut, délires sous drogues, liste de compilations musicales, et j’en passe et des meilleures. Une polémique avait entouré la parution de ce recueil, sur son bien-fondé, je n’y rentrerai pas car je n’ai pas réellement d’opinion sur ce point.

Le Journal de Kurt Cobain

Les journaux couvrent la grande partie de la vie de Nirvana: de l’adolescence d’un lycéen paumé, au début de groupe, aux changements de line-up, jusqu’à la gloire et la fin qu’on connait tous. Le début est particulièrement intéressant. Kurt Cobain entretient à l’époque une correspondance assez soutenue avec d’autres groupes de l’époque, comme les Melvins, et ces lettres parlent de l’état de la scène, des groupes qui montent. Bref, c’est une plongée dans le Seattle du début des années 90, qui transpire la déprime et la haine du « heavy metal chevelu du Sunset Strip« , autrement dit, les Mötley Crüe et autres Guns N’ Roses.

Les journaux sautent réellement du coq à l’âne, certaines pages s’arrêtent en plein milieu d’une phrase, et d’autres font référence à des faits (interviews, tournées) qui ne sont pas expliquées dans les notes. Du coup c’est une lecture assez chaotique, bien que ce soit en quelque sorte logique puisque les écrits ne sont pas retravaillés. Cobain a un style d’écriture assez particulier : il invente beaucoup de mots, il a pas mal d’humour et écrit sur une palette assez large : engagement politique, haine des médias, réflexion sur la culture musicale et sur les radios, sur l’émergence du Punk Rock. Étonnamment il se livre assez peu et le terme de journal n’est peut être pas bien choisi, on est plus face à des carnets de travail qu’à un journal. Là où Nikki Sixx racontait vraiment sa vie sur le mode introspection, Kurt finalement, ne parle que rarement de lui.

Le Journal de Kurt Cobain

Cependant ses réflexions trahissent l’état d’esprit d’une époque, d’une génération, et sont sacrément véridiques, même maintenant. C’est son engagement (féminisme, défense des homosexuels) qui ressort surtout, mais aussi sa haine. Sa haine contre le système, contre le conformisme. Sa description de l’héroïne et des conséquences de sa consommation de marijuana sont criantes de vérité et feront plus d’effet que n’importe quel pamphlet anti-drogue, parce que c’est vrai, parce que c’est cru.

Au passage, le journal est aussi très intéressant pour ceux qui aiment le groupe, car il n’est pas rare de trouver les premières versions des futurs hits de Nirvana, les premiers jets de Smells sont présentés par exemple, et c’est toujours intéressant de suivre le cheminement d’une chanson.

Le Journal de Kurt CobainLes journaux sont organisés par ordre chronologique, avec souvent d’un coté, la copie du carnet manuscrit et en anglais, et de l’autre la traduction en français réalisée par Laurence Romance. La traduction est d’ailleurs plutôt bonne, avec de nombreuses notes dus aux jeux de mots et néologismes souvent intraduisibles. Malheureusement, les journaux ne sont pas datés vu que Kurt ne le faisait pas, cependant pour le confort du lecteur et pour pouvoir situer à quel moment de la vie du personnage et du groupe se situent les écrits, je pense qu’il aurait été intéressant de les dater au moins à la louche, car du coup, on est un peu perdu.

Au final, Le Journal de Kurt Cobain m’a malheureusement donné l’impression d’un livre sorti à la va-vite, pour l’appât du gain. Certes intéressant, le tout aurait mérité un plus gros travail de remise en contexte et de datation des carnets. Cependant, je le conseille quand même aux curieux de tout genre, curieux de comprendre réellement ce qu’était cet écorché vif, d’où il venait, comment est né Nirvana. Cependant, cela ne remplacera pas une biographie, et le recueil en lui même ne se suffit pas.


L’année dernière, le Printemps de Bourges avait créé la stupeur à la rédaction. Le festival si souvent inintéressant pour nous proposait en effet une affiche digne de la folie pure : une soirée Metal, avec rien de moins que Eluveitie, Epica, Kamelot, Septic Flesh, Punish Yourself et Dagoba. De quoi baver. Alors pour la première fois depuis des années on attendait avec impatience l’annonce de la programmation du festival 2012.

La mascotte du Printemps de Bourges 2012

Et.

Et Rien.

Pas de soirée Metal cette année.  Le reggae a sa soirée, le rock aussi, le rap aussi, les musiques du monde, la chanson française, mais les metalleux sont encore une fois oubliés de l’affiche d’un festival grand public. Et c’est dommage, car la soirée de l’année dernière s’était fort bien déroulée (pas de problèmes, ça semblait bien rempli, etc). Alors pourquoi une telle absence ? Aucune idée pour le moment.

Il y a certes Shakaponk qu’on aime bien qui passe, donc on y fera peut être un tour mais on ne peut s’empêcher ici d’être bien déçus de cette absence. C’est tellement triste de voir encore une fois ce genre de musique delaissé, alors pourtant que tant de bons CD sortent et que des groupes jouent dans d’autres régions à guichets fermés.

Le programme est consultable sur le site officiel


Ici, on chronique des livres, des films et autres médias. Sauf qu'on ne parle aussi que trop rarement de leur accessibilité. En effet, malgré les avancées technologies, aujourd'hui seul 5% des livres sont accessibles aux mal voyants ou aux aveugles. Ce qui est fortement dommage, car du coup l'accès à la culture devient difficile. Les livres ne sont pas les seuls touchés évidemment, les films en audiodescription sont rares, peu de salles de cinéma sont equipées. Les sites web ne sont pas non plus toujours utilisables.

Lire la suite de l’article Pétition AVH, pour une société plus accessible


La sortie du deuxième volet de l’adaptation de Sherlock Holmes par Guy Richie coïncide avec la deuxième saison du Sherlock de la BBC, autant dire que ce début d’année sera Sherlock ou ne sera pas. Et pour couronner le tout est sorti aux éditions Autrement l’essai Sherlock Holmes: de Baker Street au grand écran de Natacha Levet, professeure d’université à Limoge et spécialiste du roman noir. Cette dernière s’intéresse ici à la figure mythique crée par Arthur Conan Doyle et son folklore (Watson, Moriarty, etc…) à travers plusieurs thèmes : sa genèse, les influences de la formation de médecin de l’auteur sur le détective, les adaptations sur divers médias, les réécritures, la force de Sherlock dans l’imaginaire populaire etc…

Sherlock Holmes: de Baker Street au grand écran de Natacha Levet

Il n’est pas nécessaire de connaitre l’univers de Sherlock sur le bout des doigts pour lire cette étude, elle est même relativement accessible aux néophytes. En suivant une progression à peu près chronologique, l’auteur ne nous perd pas, et permet de comprendre petit à petit comment le personne a pu acquérir ce statut. Il est cependant évidemment préférable d’avoir des connaissances de bases, et d’avoir lu un ou deux écrits pour réellement apprécier la lecture et ses références aux enquêtes majeures du héros. Pour ceux qui ne le connaissent guère que par les dernières adaptations télévisuelles et cinématographiques, ce sera là l’occasion de revenir aux racines.

Le style est agréable, et malgré les nombreuses références et notes de bas de page, la lecture est fluide et agréable. Natacha Levet propose ici un travail très intéressant sur cette figure emblématique et lève certains points d’ombres peu connus des néophytes. Par exemple, non, Conan Doyle n’a jamais écrit la célèbre réplique « élémentaire mon cher Watson ». L’auteur évoque aussi le principe de Canon, si important dans la mythologie Holmesienne. On alterne des passages très accessibles, comme celui sur l’arrivée des attributs vestimentaires propre au personnage (le manteau cape, la pipe, etc), et des passages beaucoup plus universitaires comme la structure du récit ou l’étude du nombre d’éditions des écrits par pays et par année. Cependant, je pense que personne ne sera perdu.

Sherlock Holmes: de Baker Street au grand écran de Natacha LevetC’est une lecture qui permet de mieux comprendre l’attrait pour ce personnage mythique, qui a su redevenir à la mode au XXIème siècle alors qu’on est pourtant fort éloigné de l’atmosphère victorienne. Et c’est encore plus vrai quand on voit la campagne « I believe in Sherlock » qui a récemment envahi les murs de Paris, ou l’attrait pour Sherlock sur Tumblr ! C’est tout bonnement fascinant cet attrait pour un personnage pourtant crée il y a si longtemps.

Si vous êtes intéressés par le personnage ou tout simplement par les grands personnages de la littérature, ne passez pas à coté de Sherlock Holmes: de Baker Street au grand écran. Je sais que le coté universitaire peut faire peur, mais il n’en est rien, l’essai de Natacha Levet est très abordable, avec juste ce qu’il faut de notes et de références, accessible à tous et qui devrait vous en apprendre beaucoup et vous faire voir cette effervescence Sherlockienne sous un œil un peu plus analytique.

 


C’est Lundi, que lisez vous ? #34

Serafina dans Actualités, Livres le 20 février 2012, avec 4 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

N’ayant pas la chance de pouvoir lire dans le train alors que j’y ai pourtant passé une bonne quinzaine d’heures, cette semaine m’aura seulement permis de lire les derniers chapitres de Matricia de Charlotte Bousquet. Et qu’en dire, si ce n’est que j’ai complètement adoré ce roman du début jusqu’à sa fin, et que j’ai très hâte de continuer mon périple au sein de l’Archipel des Numinées ?

Serafina

J’ai terminé Ghost Stories, et heureusement pour moi, les dernières nouvelles sont les meilleures. Celles de Jeanne A. Debats et de Lionel Davoust m’ont énormément plu et touchée, ce qui me permet de finir cette anthologie sur une bonne impression, malgré ses longueurs et les nouvelles du milieu qui ne m’ont pas spécialement bottée.

Dames de Lune, Fées des brumes de Cécile Guillot aux éditions du Chat NoirPrenant le train, Le Dernier Vampire était un peu lourd à trimballer, alors j’ai commencé Dames de Lune, Fées des brumes, une autre anthologie, mais aux éditions du Chat Noir cette fois ci, dirigée et illustrée par Cécile Guillot. Si la couverture n’est pas ma préférée de cet éditeur, les illustration intérieures elles sont vraiment très jolies. J’en suis à la moitié, et sans surprise j’ai beaucoup aimé celles que j’ai lues, le recueil est diversifié et avec des ambiances très sympathiques. Mention spéciale à celle de Stéphane Soutoul que j’ai vraiment adorée

Et puisque je suis devenue une fangrill du nouvel Eluveitie, Helvetios, j’ai honteusement entamé Les Gaulois, les fiers ennemis de Rome de Jean-Louis Brunaux que j’avais offert à dabYo à Noël. Ce livre documentaire n’est vraiment pas beau et les illustrations de très piètre qualité, mais l’histoire et les particularités de ce peuple que je connaissais fort peu sont bien expliquées.  Le livre tort le cou à un certain nombre de préjugés, ce qui n’est pas plus mal puisque l’Histoire, telle qu’enseignée à l’école ne m’a jamais passionnée, et que du coup ma seule référence gauloise était Asterix.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


The Beginning and the End de Anathema

Serafina dans Actualité, Musique le 16 février 2012, avec 1 commentaire

Vous le savez, ici on (enfin, je) aime bien Anathema (qu’on a d’ailleur vu au Hellfest 2011). Les anglais sortent prochainement un nouvel album Weather System le 16 Avril. Faire suite à We’re Here Because We’re Here ne sera pas chose aisée, mais on attend avec impatience l’album ici.

La pochette de Weather System, le nouvel album d'Anathema

En attendant, en ce moment, vous pouvez télécharger gratuitement et légalement The Beginning and The End sur la maison de disque du groupe. C’est la septième piste de l’album. Je ne peux d’ailleurs que saluer cette initiative de donner un morceau en téléchargement gratuit.

Les fans du dernier album ne seront pas très surpris, on est toujours dans de l’atmosphérique, on retrouve la voix parfois dépressive de Vincent et la mélodie est jolie. Même si pour moi il n’y a plus l’intensité d’un Empty ou d’un Fragile Dreams, j’aime beaucoup le nouveau tournant d’Anathema, et leurs lives sont vraiment très bons.

Personnellement, c’est un morceau qui me donne plutôt une bonne opinion du futur opus, pas vous ?


Valentine de Xandria

Serafina dans Actualité, Musique le 15 février 2012, avec 4 commentaires

Vous vous rappelez peut être de Xandria, ce groupe de Metal à chanteuse un peu niaiseux, sympathique à écouter mais qui n’était pas non plus transcendant. Ceci dit, India est un album que j’ai beaucoup écouté lorsque j’allais à la fac. Depuis, Lisa Middelhauve leur chanteuse est partie, le groupe a trouvé une nouvelle demoiselle, Manuela Kraller, pour poser sa voix et ressort un album.

Valentine en est le premier extrait et le clip est sorti aujourd’hui. Honnêtement, on m’aurait parlé de Xandria il y a quelques mois, je n’aurais pas prêté une seule oreille. Cependant, depuis quelques semaines, le groupe commence à buzzer, critiques élogieuses sur des magasines, previews « étonnantes ». En effet, le groupe semble avoir laissé tomber sa pop metallique mielleuse  pour lorgner directement du coté du vieux Nightwish : voix de Soprano, guitares incisives, rapide, énergique, presque épique.

C’est un retour plus qu’inattendu et légèrement surprenant. Alors, certes, cela n’est pas vraiment super original, mais cela fait plaisir quand tous les groupes fondateurs ou presque ont totalement délaissé ce genre ! L’album Neverworld’s End sort le 24 et devrait être bientôt chroniqué ici ! Pour ceux qui apprécient le morceau, sachez qu’il est téléchargeable gratuitement sur la page de Napalm Records !

Et vous, qu’en pensez vous ? Vous connaissiez déjà Xandria ?


On vous l’a bien caché, mais on a succombé, et on a acheté Kinect. Enfin, j’ai voulu Kinect. Et Dance Central. So cliché. Devenant de ce fait l’experte Kinect de la rédaction, me voici pour vous parler d’un jeu Xbox Live Arcade de chez Double Fine Productions, studio du célèbre Tim Schafer et surtout connu ici pour avoir réalisé Brütal Legend. Aujourd’hui on ne sauve pas le monde du Metal, et on ne va pas voir un garagiste qui mange des chauves souris, mais on va jouer en famille, autour de la télé.

Happy Action Theatre de Double Fine Productions

Happy Action Theatre est un  party game. Des petits jeux, pour le fun, pour jouer avec les amis ou la famille. C’est du casual gaming, fait pour être accessible à tous sans forcément trop avoir à s’investir. Bien que j’aime aussi les « vrais » jeux, il faut dire que pour se détendre ou en soirée, ce genre de jeu est une valeur sure, enfin, souvent. Ici, Double Fine nous propose 18 petits jeux, allant de la simulation de poteaux pour pigeons à au plus classique casse brique « irl ». Les jeux s’organisent autour d’un univers très cinéma. En effet, nous sommes les acteurs, bien en gros au milieu de l’écran et interagissons directement avec les éléments affichés. Bref une orientation clairement orientée vers le fun entre amis au ridicule assumé.

Le jeu est assez simple, les joueurs entrent directement sur l’écran et peuvent jouer. Il faut d’ailleurs noter que contrairement à certains jeux Kinect, nous pouvons ici facilement jouer jusqu’à quatre joueurs en même temps. Le mode de jeu principal est relativement simple: les mini-jeux s’enchaînent les uns après les autres, environ toutes les deux minutes. Le temps de s’amuser un peu et de passer à autre chose avant que l’on ne se lasse du mini-jeu.

Pigeons de Happy Action Theatre de Double Fine Productions

Mais l’un des trucs les plus déconcertants, c’est qu’il n’y a souvent pas de but à ces mini-jeux. En majorité il n’y a pas de score, pas de consigne, juste à faire à peu près n’importe quoi et admirer les résultats, en déduisant les actions des conséquences qu’ont nos mouvements à l’écran. Alors certes, les succès donnent des sortes d’objectif (avoir 6 pigeons sur soi, faire pousser 200 fleurs), mais bon, ce n’est pas vraiment le but du jeu. C’est déroutant, car dans de nombreux mini-jeux, habitués que nous sommes au gaming, on commence par se demander ce qu’il faut faire. Si se voir envahi par des pigeons pourra faire rire une ou deux fois, une fois l’effet de surprise passé, je doute que cela soit le cas, certains mini-jeux étant donc relativement limité côté rejouabilité.

A vrai dire, d’une manière générale les mini-jeux sont assez inégaux, certains étant vraiment funs, d’autres laissant plus que perplexe une fois l’effet de surprise passé, misant principalement sur le comique de situation. Notre préféré est très clairement celui du casse brique. Un grand classique certes, sauf que là on dirige la barge en bougeant. C’est encore plus frustrant quand on perd, mais c’est surtout très très fun à jouer à deux !

Space Invader remake de Happy Action Theatre de Double Fine Productions

Si je ne pense pas que je rejouerais de moi-même à faire pousser des fleurs une fois que j’aurais eu le succès correspondant, je rejouerais sans hésiter au casse-brique ! Comme quoi c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleurs yaourt, car du côté de la rejouabilité et du fun au long terme, ce sont clairement les classiques qui ont notre préférence: casse-brique donc, mais aussi remake d’un Space Invaders ou encore un jeu où les joueurs s’envoient des boules de feu.

Happy Action Theatre de Double Fine Productions PackageDans l’ensemble, nous n’avons pas vu de bugs de reconnaissance, les temps de chargement sont minimes et le jeu fluide. C’est agréable à jouer. Niveau graphismes, on est dans le simpliste, c’est fait correctement, ça n’écorche pas les yeux, mais on a déjà vu mieux sur cette console.  Bien qu demandant de bouger, la plupart des 18 jeux sont accessibles à toutes les conditions physiques et on n’est pas crevé au terme d’une session de jeu contrairement à un Dance Central.

Si vous n’avez pas peur du ridicule, ou si voulez vous amuser avec des plus petits, Happy Action Theatre. Mais alors est-ce qu’il vaut ces 800 points ? Je ne saurais dire, si vous n’avez pas encore de Party Game, c’est clairement un bon choix, surtout vu le prix. Si de nombreux mini-jeux ne sauront vous convaincre niveau rejouabilité, d’autres sont clairement à essayer, le casse-brique et le remake de Space Invaders en premier.