Valentine de Xandria

Serafina dans Actualité, Musique le 15 février 2012, avec 4 commentaires

Vous vous rappelez peut être de Xandria, ce groupe de Metal à chanteuse un peu niaiseux, sympathique à écouter mais qui n’était pas non plus transcendant. Ceci dit, India est un album que j’ai beaucoup écouté lorsque j’allais à la fac. Depuis, Lisa Middelhauve leur chanteuse est partie, le groupe a trouvé une nouvelle demoiselle, Manuela Kraller, pour poser sa voix et ressort un album.

Valentine en est le premier extrait et le clip est sorti aujourd’hui. Honnêtement, on m’aurait parlé de Xandria il y a quelques mois, je n’aurais pas prêté une seule oreille. Cependant, depuis quelques semaines, le groupe commence à buzzer, critiques élogieuses sur des magasines, previews « étonnantes ». En effet, le groupe semble avoir laissé tomber sa pop metallique mielleuse  pour lorgner directement du coté du vieux Nightwish : voix de Soprano, guitares incisives, rapide, énergique, presque épique.

C’est un retour plus qu’inattendu et légèrement surprenant. Alors, certes, cela n’est pas vraiment super original, mais cela fait plaisir quand tous les groupes fondateurs ou presque ont totalement délaissé ce genre ! L’album Neverworld’s End sort le 24 et devrait être bientôt chroniqué ici ! Pour ceux qui apprécient le morceau, sachez qu’il est téléchargeable gratuitement sur la page de Napalm Records !

Et vous, qu’en pensez vous ? Vous connaissiez déjà Xandria ?


On vous l’a bien caché, mais on a succombé, et on a acheté Kinect. Enfin, j’ai voulu Kinect. Et Dance Central. So cliché. Devenant de ce fait l’experte Kinect de la rédaction, me voici pour vous parler d’un jeu Xbox Live Arcade de chez Double Fine Productions, studio du célèbre Tim Schafer et surtout connu ici pour avoir réalisé Brütal Legend. Aujourd’hui on ne sauve pas le monde du Metal, et on ne va pas voir un garagiste qui mange des chauves souris, mais on va jouer en famille, autour de la télé.

Happy Action Theatre de Double Fine Productions

Happy Action Theatre est un  party game. Des petits jeux, pour le fun, pour jouer avec les amis ou la famille. C’est du casual gaming, fait pour être accessible à tous sans forcément trop avoir à s’investir. Bien que j’aime aussi les « vrais » jeux, il faut dire que pour se détendre ou en soirée, ce genre de jeu est une valeur sure, enfin, souvent. Ici, Double Fine nous propose 18 petits jeux, allant de la simulation de poteaux pour pigeons à au plus classique casse brique « irl ». Les jeux s’organisent autour d’un univers très cinéma. En effet, nous sommes les acteurs, bien en gros au milieu de l’écran et interagissons directement avec les éléments affichés. Bref une orientation clairement orientée vers le fun entre amis au ridicule assumé.

Le jeu est assez simple, les joueurs entrent directement sur l’écran et peuvent jouer. Il faut d’ailleurs noter que contrairement à certains jeux Kinect, nous pouvons ici facilement jouer jusqu’à quatre joueurs en même temps. Le mode de jeu principal est relativement simple: les mini-jeux s’enchaînent les uns après les autres, environ toutes les deux minutes. Le temps de s’amuser un peu et de passer à autre chose avant que l’on ne se lasse du mini-jeu.

Pigeons de Happy Action Theatre de Double Fine Productions

Mais l’un des trucs les plus déconcertants, c’est qu’il n’y a souvent pas de but à ces mini-jeux. En majorité il n’y a pas de score, pas de consigne, juste à faire à peu près n’importe quoi et admirer les résultats, en déduisant les actions des conséquences qu’ont nos mouvements à l’écran. Alors certes, les succès donnent des sortes d’objectif (avoir 6 pigeons sur soi, faire pousser 200 fleurs), mais bon, ce n’est pas vraiment le but du jeu. C’est déroutant, car dans de nombreux mini-jeux, habitués que nous sommes au gaming, on commence par se demander ce qu’il faut faire. Si se voir envahi par des pigeons pourra faire rire une ou deux fois, une fois l’effet de surprise passé, je doute que cela soit le cas, certains mini-jeux étant donc relativement limité côté rejouabilité.

A vrai dire, d’une manière générale les mini-jeux sont assez inégaux, certains étant vraiment funs, d’autres laissant plus que perplexe une fois l’effet de surprise passé, misant principalement sur le comique de situation. Notre préféré est très clairement celui du casse brique. Un grand classique certes, sauf que là on dirige la barge en bougeant. C’est encore plus frustrant quand on perd, mais c’est surtout très très fun à jouer à deux !

Space Invader remake de Happy Action Theatre de Double Fine Productions

Si je ne pense pas que je rejouerais de moi-même à faire pousser des fleurs une fois que j’aurais eu le succès correspondant, je rejouerais sans hésiter au casse-brique ! Comme quoi c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleurs yaourt, car du côté de la rejouabilité et du fun au long terme, ce sont clairement les classiques qui ont notre préférence: casse-brique donc, mais aussi remake d’un Space Invaders ou encore un jeu où les joueurs s’envoient des boules de feu.

Happy Action Theatre de Double Fine Productions PackageDans l’ensemble, nous n’avons pas vu de bugs de reconnaissance, les temps de chargement sont minimes et le jeu fluide. C’est agréable à jouer. Niveau graphismes, on est dans le simpliste, c’est fait correctement, ça n’écorche pas les yeux, mais on a déjà vu mieux sur cette console.  Bien qu demandant de bouger, la plupart des 18 jeux sont accessibles à toutes les conditions physiques et on n’est pas crevé au terme d’une session de jeu contrairement à un Dance Central.

Si vous n’avez pas peur du ridicule, ou si voulez vous amuser avec des plus petits, Happy Action Theatre. Mais alors est-ce qu’il vaut ces 800 points ? Je ne saurais dire, si vous n’avez pas encore de Party Game, c’est clairement un bon choix, surtout vu le prix. Si de nombreux mini-jeux ne sauront vous convaincre niveau rejouabilité, d’autres sont clairement à essayer, le casse-brique et le remake de Space Invaders en premier.


Helvetios de Eluveitie

Serafina dans Critiques, Musique le 14 février 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Parmi les quelques disputes courantes à la rédaction, on retrouve le débat quel est le meilleur groupe de Pagan, Pagan faisant ici office de genre fourretout, allant de Finntroll à Eluveitie, en passant par Korpiklaani mais sans y inclure le Black Metal. Bref, votre servante est une fervente admiratrice de Finntroll alors que dabYo penche plus sur Eluveitie, notamment depuis leur album de 2008, Everything remains (as it never was). Ce n’est donc pas forcément avec un apriori de fangrill que j’ai débuté l’écoute de Helvetios, le nouvel opus de la formation helvète.

Helvetios de Eluveitie Promo

Ce sixième album, si l’on compte leur album acoustique qui est assez particulier, est aussi leur premier concept-album. Il parle de la Guerre des Gaules, ou du moins de moments choisis de la Guerre des Gaules. Je suppose que c’est en partie pour servir leur histoire, mais en tout cas la plupart des morceaux de ce nouvel album sont chantés en anglais, alors que les précédents étaient souvent en ancien helvète. Si ce choix a ses avantages, notamment car plus aisé à comprendre et international, il perd quand même un peu du charme d’Eluveitie… Ce n’est pas forcément une surprise, puisque le tournant était déjà largement entamé dans le précédent album.

Le coté concept-album s’illustre aussi par trois morceaux parlés : PrologueTullianum et Epilogue, ce qui explique en partie le nombre assez impressionnant de pistes au compteur, 17. Ce à quoi il faut ajouter une piste de 2 minutes totalement instrumentale, Hope. De ce fait, contrairement à ce qu’on pouvait redouter au nombre de pistes, Helvetios n’est pas trop long. Car bien que j’aime les longs albums, force est de constater que souvent les opus longs contiennent une ou deux pistes superflues. Ce n’est ici pas le cas.

Eluveitie Hellfest 2010

Chrigel Glanzmann au Hellfest 2010

La production m’est apparue de bien meilleur niveau que celle des précédents. Les instruments traditionnels ressortent mieux sans pour autant éclipser les guitares. Le mix est vraiment bien fait. Et c’est un plaisir d’écouter les deux morceaux « acoustiques » de l’album que sont Hope, et le chant traditionnel et très étonnant de Scorched Earth, qui propose une complainte en helvète, quasiment a capella avec une très forte émotion.

Vocalement parlant, la voix grave de Chrigel sonne très bien, comme toujours, mais la surprise vient d’Anna, qui devient officiellement deuxième chanteuse avec ce disque. La progression depuis les précédents opus est impressionnante, et elle est capable de tenir sans faille des morceaux comme A Rose for Epona, évoquant la déesse gauloise des chevaux (avant de devenir destrier de Link dans Zelda). Ce morceau est d’ailleurs totalement ovni, vu que pas vraiment Metal, et avec la jolie vielliste seule au chant. Le choix de le sortir comme single peut sembler un peu étrange mais nul doute que cela saura amener un nouveau public. Ceci dit, Anna ne sait pas que faire de jolies vocalises, elle sait aussi gueuler et son chant écorché est régulièrement mis en avant, notamment sur The Siege. J’avoue être un peu perplexe sur le duo de grunt/scream mais il est clair que cela apporte de la nouveauté, et même une surprise lorsqu’on est habitué du groupe.

Je dois l’avouer, cet opus risque de mettre définitivement fin à la dispute qui nous oppose à la rédac’. Je n’attendais rien de Helvetios, n’ayant pas apprécié plus que cela les deux singles. J’ai apprécié le prologue. Et puis vint Helvetios, la piste éponyme. La claque. Celle qu’Eluveitie ne m’avait jamais donnée. Le prologue embraye sur une intro ultra symphonique, épique à souhait, des chœurs sur lesquels se posent les cris d’Anna, avant de partir avec les guitares incisives habituelles du groupe. Et ça, ça représente tout l’album, ses nouveautés avec les chœurs notamment, et je ne peux que mourir d’envie de voir cette putain d’intro en live.

Helvetios de Eluveitie Promo

Si certains morceaux ne surprendront pas le moins du monde les fans, tel Meet The Ennemy, le deuxième single de l’album qui reprend plus ou moins la formule d’un Thousandfold, ou encore Home qui est du même acabit, certains morceaux signent une réelle originalité. On y trouve par exemple Neverland au refrain totalement différent de ce que faisait le groupe jusque là, Alesia au duo vocal très sympathique ou encore Havoc au tempo extrêmement enlevé et très brutal. Nul doute que ce dernier mettra à mal bien des cervicales.

Avant de conclure, précisons tout de même que si Inis Mona de l’album Slania faisait doucement sourire le public français, leur faisant entonner « dans la vallée ohoooh de danaaa« , la troisième piste de l’album, Luxtos, rappellera les bons souvenir d’un loup, d’un renard et d’une belette. Je sais, en vrai, la piste originale s’appelle la Jument de Michao, mais je ne suis pas bretonne et Manau a marqué ma jeunesse. Ceci dit, la reprise (chantée en gaulois) est extrêmement efficace et dansante à souhait, presque comme une chanson à boire de Korpiklaani, qui doit donc extrêmement bien rendre sur scène.

Helvetios de EluveitieCe nouvel Eluveitie ne renie pas ses origines, contrairement à ce que pouvait laisser sous entendre les singles. Il propose une musique plus mature, peut être sans trop de prises de risques mais diablement efficace. Ce concept-album est épique, plein d’émotions notamment via la présence du chant d’Anna, parfaitement désespéré, ce qui est pas si fréquent dans les groupes de Folk. L’ajout des chœurs, de la voix claire et de certaines rythmiques ont fait que dabYo a osé la comparaison avec Epica. Si on n’est évidemment pas dans le même genre de musique, il est vrai que le coté épique et pompeux parfois de Helvetios n’est pas sans rappeler les débuts des hollandais. Pour moi c’est leur meilleur album depuis Slania, et je ne peux qu’avoir hâte de les revoir en live.


C’est Lundi, que lisez vous ? #33

Serafina dans Actualités, Livres le 13 février 2012, avec 9 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

Serafina

Je suis toujours et encore sur Ghost Stories, et j’ai l’impression de pas m’en sortir. J’approche de la fin et heureusement car pour le moment, à part les deux nouvelles citées les semaines précédentes aucune ne m’a vraiment accrochée. Il faut croire qu’écrire une histoire de fantôme dans un recueil de fantôme ne soit pas un exercice facile. Comme on s’attend à un fantôme, on est sur nos gardes et du coup les 3/4 des twists préparés par les auteurs tombent à l’eau, la surprise et l’effet escomptés ne sont pas au rendez-vous.

Le Dernier Vampire de Jeanne Faivre d’ArcierEn parallèle je lis Le Dernier Vampire de Jeanne Faivre d’Arcier, auteur française éditée chez Bragelonne. Pour le moment je dois dire que j’aime énormément.

On est dans une vraie histoire de vampires, sorte de mélange de Sire Cédric époque polar, de Fred Saberhagen pour les références à la révolution française, et un peu de Anne Rice pour le coté très sensuel des vampires. Je dois dire que je suis conquise par ce roman qui se lit très vite.

J’en suis au tiers et je pense l’avoir terminé la semaine prochaine !

dabYo

Ma lecture de Matricia de Charlotte Bousquet est maintenant bientôt terminée. Il me reste grosso modo une cinquantaine de pages, et j’ai vraiment hâte de les lire. La pression du duel que se livrent les deux sorciers est bien montée au fil des chapitres, des souvenirs évoqués autour du jeu des cartes. Un vrai régal et une belle maîtrise du côté dramatique des récits, désespérés à souhait.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Parmi les dernières sorties des éditions Camion Blanc se trouvait l’Abécédaire des musiciens en galère – et de ceux qui les voient ramer de Nicolas Muller. J’attendais la sortie de ce livre depuis son annonce. En effet, Nicolas Muller, batteur de Metal français connu sous le pseudo de Ranko, se proposait de nous montrer un peu ce qu’il y a de l’autre coté de la scène, dans les coulisses, nous entrainer dans le quotidien de milliers de musiciens. Le fait qu’il soit français et (ex-)membre de formations françaises reconnues mais loin des superstars promettait une analyse somme toute plus réaliste du quotidien de musicien que les bouquins de Nikki Sixx.

Abécédaire pour les musiciens en galère - et ceux qui les voient ramer

Le roman se découpe en plusieurs grandes thématiques, Les débuts, Les premières scènes, Le chemin vers la gloire, etc. Chacune des partie comporte donc 27 termes : définitions, anecdotes, conseils en tout genre, pour la plupart tirées de l’expérience personnelle de l’auteur, ou de personnes qu’il a côtoyé au long de sa carrière.

Nicolas Muller alias Ranko

Nicolas Muller alias Ranko

Le style tout d’abord est vif, direct, mais non dénué d’humour. En effet on rit pas mal à la lecture de ce livre, pas forcément de la manière voulue par l’auteur. Du comique de situation, de l’absurdité ou le surréalisme de certaines scènes notamment. On voit l’auteur nous expliquer par a+b quels sont les meilleurs endroits pour piquer un roupillon avant un concert (pas derrière le camion, si on en croit les récents accidents). Ce n’est pas vraiment le genre de choses que l’on trouve dans n’importe quel livre, avouons le. L’auteur écrit bien, c’est fluide, et son ton n’est ni paternaliste ni trop défaitiste.

Mais le plus important c’est le contenu. Et celui ci est excellent, vraiment. Tout d’abord, on sent la vérité, on sent l’expérience, les galères des plans foireux, les tournées éprouvantes, l’hygiène déplorable. Ce qu’on connait de loin quand on traine avec des gens du milieu, ou qu’on soupçonne quand on réfléchi deux secondes, est bien traité, sans complaisance, sans trop de partis pris. Tous ces petits détails qui font d’un métier ce qu’il est, toutes ces petites choses auxquelles on ne pense pas.

Le livre est utile pour les jeunes musiciens, car il permet d’éviter certains écueils et Nicolas Muller donne des conseils pratiques, facile à mettre en œuvre, sur des points auxquels on ne pense pas forcément quand on débute. C’est comme quand on va à son premier Hellfest, si personne ne nous le dit, on ne pense pas aux bottes de pluie, ni à se faire une robe en sac poubelle. Les situations à éviter pour avoir un line-up stable, les premiers concerts sont des chapitres truffés de bons conseils à mettre dans toutes les mains.

Abécédaire pour les musiciens en galère - et ceux qui les voient ramerMais c’est aussi un bouquin utile pour les amis, les potes qui comprennent pas toujours, ou bien les petits chroniqueurs, comme nous. Car on n’est pas dans le même monde, il y a des choses qu’on ne peut pas deviner si on ne l’a pas vécu. Et c’est passionnant, c’est parfois cru, mais c’est un bouquin à lire absolument si on s’intéresse de près ou de loin au milieu du Metal en France. L’auteur n’a pas de tabou et est très réaliste sur le marché et l’absence de reconnaissance du genre dans notre contrée. Quelque part, c’est limite déprimant, d’ailleurs.

En tout cas, cet Abécédaire des Musiciens en Galère, français, au style  agréable, bourré d’humour et de réalisme est un livre que je vous recommande plus que chaudement, quelque soit votre connaissance du milieu vous en apprendrez toujours. Et vous rigolerez aussi, beaucoup. Une excellente publication des éditions Camion Blanc.


C’est Lundi, que lisez vous ? #32

Serafina dans Actualités, Livres le 6 février 2012, avec 13 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

Matricia de Charlotte BousquetJe suis toujours dans les premiers chapitres de Matricia de Charlotte Bousquet, bien que mon rythme de lecture soit désormais bien plus rapide. Et pour cause, puisque le roman de l’auteur française est vraiment passionnant. On retrouve la même ambiance que dans ses autres récits concernant l’Archipel des Numinées, avec en plus une structure narrative très sympathique qui va être l’habile occasion pour l’auteur de nous faire découvrir le passé de deux personnages charismatiques. Très prenant.

C’est d’autant plus agréable lorsqu’on se rend compte que Matricia vient parfaitement s’appuyer sur la nouvelle que j’ai lu dans l’anthologie Victimes et Bourreaux, et qui me donne envie de découvrir celle qu’elle avait écrit pour Magiciennes et Sorciers.

Serafina

Sherlock Holmes: de Baker Street au grand écran de Natacha LevetJ’ai continué le recueil de nouvelles Ghost Stories, mais sans grand enthousiasme. A part les deux nouvelles que j’évoquais la semaine dernière, aucune ne m’a réellement marquée, et certaines m’ont même agacée à cause de leurs similitudes trop marquées avec d’autres nouvelles du même recueil. Un peu dommage sur 17 nouvelles de se retrouver avec deux nouvelles sur le même thème et le même twist final. Il me me reste que 150 pages et j’espère que je préfèrerais la fin.

J’ai aussi lu Sherlock Holmes: de Baker Street au grand écran par Natacha Levet, un écrit assez universitaire de 200 pages sur le mythe Sherlock : sa naissance, son gain rapide de popularité et ses différentes adaptations. Natacha Levet s’intéresse aussi aux réécritures du mythe et à l’importance du Canon. Une étude passionnante, qui coïncide bien entendu parfaitement avec la sortie de Sherlock Holmes 2: Jeu d’Ombres de Guy Ritchie, que je comptais aller voir ce week-end mais que j’ai du annuler pour cause de neige.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Le Mal en la Demeure, premier tome du cycle des Âmes Déchues de Stéphane Soutoul avait été un de mes coups de cœurs de l’année 2010. J’avais adoré ce premier opus et de ce fait, j’étais très enthousiaste à l’idée de lire Le Sacrifice des Damnés, deuxième tome sorti il y a quelques semaines aux éditions du Petit Caveau. Illustré lui aussi par Cécile Guillot, ce roman de 180 pages ne m’a pas résisté bien longtemps. Synopsis ?

Le Sacrifice des Damnés de Stéphane Soutoul

Paul de Lancarme revient après de longues errances au domaine familial, celui des Lancarme, chasseurs de vampires renommés. Cependant il retrouve l’endroit à feu et à sang. Pire encore, sa sœur Leonore est portée disparue. Cette dernière et son fiancé Norman ont en effet été enlevée par une organisation pas très recommandable qui a de près affaire avec des vampires.

Bien que pouvant se lire totalement indépendamment du premier tome Le Mal en la Demeure, je ne peux que vous conseiller de lire d’abord celui ci. Il s’achevait en effet sur une présentation de Leonore, et effectivement cette dernière est cette fois au centre de l’intrigue. Bien qu’étant une suite assez directe, Le Sacrifice des Damnés s’en démarque sur plusieurs points. Si le premier tome était très contemplatif, ici on a un roman beaucoup plus rythmé, notamment grâce aux alternances de points de vue qui rendent le bouquin beaucoup plus haletant.

Stéphane Soutoul

Stéphane Soutoul

Les atmosphères sont toujours très agréables et jolies, mais on est moins dans la langueur et le mélancolique. Le style de Stéphane Soutoul est très agréable, et là encore, se lit très bien. Même si j’ai été enchantée du style de l’auteur dès ses premières nouvelles, l’amélioration est notable, avec une écriture toujours un peu désuète, mais plus fluide à la lecture.

Passer à un tome d’action n’est souvent pas un exercice aisé, cependant Stéphane Soutoul s’en sort plutôt bien. Le rythme ne faiblit pas et du coup le roman se lit très vite. Si le premier n’avait que très peu de protagonistes, celui ci en a beaucoup plus, et la plupart sont très réussis, je pense à Paul, à Leonore, à Norman son fiancé ou à Selene notamment. Seul point noir, le personnage de Sofia qui m’a joyeusement insupporté, correspondant trop à mon gout au stéréotype de la femme trop belle, qui sait trop bien se battre mais meurtrie. Elle est beaucoup moins en nuances que les autres, dommage.

C’est aussi l’occasion de voir l’auteur préciser sa version du mythe vampirique, qui est à la fois classique et originale. Le roman sent aussi les relents de sorcellerie, de démoniste, qui ne peuvent que me réjouir. Évidemment, 180 pages c’est assez court, donc tout n’est pas creusé en profondeur. On va à l’essentiel et ne se perd pas en chemin. Les événements relatés se déroulant d’ailleurs sur un laps de temps très court.

Le Sacrifice des Damnés de Stéphane SoutoulEn réalité le roman se compose de 150 pages qui constituent l’intrigue principal, puis une partie d’une trentaine de pages, qui permet de nous présenter ce qui sera sans doute le héros du prochain tome du cycle. Sans trop vous en dévoiler, je dois dire que j’ai été totalement enchantée par la tournure que semblent prendre les événements !

Encore une fois, cette publication de Stéphane Soutoul est une très bonne lecture, que je vous conseille fortement. Si vous avez aimé Le Mal en la Demeure, ou si vous aimez les vampires qui ne brillent pas au soleil, je ne peux que vous conseiller de découvrir la famille de Lancarme. Le Sacrifice des Damnés est un très agréable moment de lecture, que vous ne pourrez lâcher avant la fin.


Strange Angels est une série qui compte actuellement 5 tomes de Lili St. Crow, que vous connaîtrez peut être pour ses écrits Bit-Lit sous le nom de Lilith Saintcrow. Le premier tome, titré au nom de la série donc, est sorti en France juste avant les fêtes de fin d’années aux éditions Castelmore. Pour être honnête, la couverture ne me plaisait pas trop, un peu trop « ado », et le résumé officiel ne m’avait pas vraiment palpitée, mais j’avais eu de très bons retours de cette auteure. Elle officie cette fois dans le Young Adult. Synopsis.

Dru de Strange Angels de Lili St Crow

Dru sillonne les États-Unis avec son père. Ce dernier a une activité un peu spéciale, vu qu’il est chasseur de vampires. Le surnaturel est donc ancré depuis longtemps dans la vie de Dru, et elle n’est pas étonnée d’avoir des prémonitions, ou autres. Sauf que ce jour là, la prémonition dramatique se réalise et elle se retrouve seule. Enfin, pas vraiment, vu qu’elle embarque avec elle un camarade de classe rebelle et goth. Entre vampires, détresse, adolescence et lycanthropes, Dru va avoir fort à faire.

Je vais commencé par un point sur l’emballage. Le résumé ne correspond pas à la réalité du livre, et en prime spoile des éléments qui ne se passent pas avant le dernier quart du livre, vous pouvez carrément vous dispenser de le lire. De plus, la citation de Richelle  Mead sur la couverture parle d’une héroïne « sexy, mystérieuse et dangereuse« . Si elle est un peu mystérieuse, Dru n’est ni dangereuse, ni sexy. Surement pas sexy d’ailleurs, c’est juste une gosse de 15 ans totalement paumée. Peut être que cela change dans la suite.

Lili St Crow

Lili St Crow

D’ailleurs, le fait que Dru soit au final une fille comme les autres m’a bien plu. La couverture, bien qu’agréable à regarder, fait surtout penser à une Mary Sue, mais il n’en est rien. J’ai trouvé le traitement du personnage très réaliste et crédible. Je ne dirais pas que c’est un personnage vraiment marquant, mais elle est crédible, ce qui est un gros plus. Les autres personnages ne sont pas vraiment nombreux, mais je dois dire que j’aime beaucoup Graves, le goth trimballé malgré lui dans cette affaire.

Le surnaturel est très présent dans Strange Angels, et particulièrement dans la seconde partie du roman, où l’on va avoir beaucoup de termes peu ou pas expliqués : svetocha, djhampir, schola… Ca m’a rapidement fait penser à Vampire Academy que j’ai commencé, mais toujours pas avancé, je ne saurais donc pas me prononcer, mais je suppose que tout cela va être expliqué dans la suite.

En effet bien que cela soit le premier tome d’une série, on ne peut pas réellement dire que l’auteur prenne le temps de mettre l’univers en place. Non, on est balancé directement dans l’histoire, dans un monde qui semble établi, en tout cas pour Dru. C’est le personnage de Graves qui apprend en même temps que nous plus de choses sur ce monde, qui sert en quelque sorte d’excuses aux explications. Pour moi c’est un point plutôt positif, car au moins le rythme est élevé, sans trop de temps morts et du coup le roman se lit vite. On pourra quand même reprocher un nombre important de répétitions, notamment au niveau de ce que ressent Dru lors de ses pressentiments.

Strange Angels de Lili St CrowBien qu’orienté plutôt ado, le ton est assez adulte, et ne prend pas les gens pour des neuneu, on sent que Lili St Crow a l’habitude d’écrire pour adultes. De ce fait lire ce roman à l’age adulte n’est pas réellement un problème.

Au final, je dois dire que c’est une bonne découverte. L’univers de Strange Angels semble dense, les personnages sont plutôt sympathiques et on échappe à toute Mary Sue. Il est évidemment un peu tôt pour se prononcer sur l’ensemble de la série, mais ce premier tome augure du bon, et je lirais la suite, c’est certain.


C’est Lundi, que lisez vous ? #31

Serafina dans Actualités, Livres le 30 janvier 2012, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

Matricia de Charlotte BousquetFin de La Première Mort de Patrick Eris pour moi cette semaine, avec deux derniers chapitres plutôt bienvenus.

J’ai donc continué ce début d’année en commençant Matricia de Charlotte Bousquet aux éditions Mnémos. Il s’agit de la suite plus ou moins directe du Cytheriae de l’auteur française, un roman qui m’avait largement séduit il y a quelque temps déjà, grâce à son univers posé à l’ambiance si particulière. Il est pour l’instant trop tôt pour me prononcer, n’ayant lu que le premier chapitre, mais je suis content d’être revenu dans l’Archipel des Numinées !

Serafina

Comme prévu j’ai terminé le Sacrifice des Damnés, le tome 2 du cycle des Âmes Déchues de Stéphane Soutoul. J’ai adoré ce deuxième tome, et la fin me fait encore plus attendre le troisième ! Cela s’annonce très très bon, ma chronique sera publiée dans la semaine.

Ghost Stories aux éditions AsgardJ’ai ensuite entamé Ghost Stories, un recueil récemment paru aux éditions Asgard et servi par une superbe couverture. J’en suis au tiers, voir un peu plus et pour le moment je suis perplexe car seules deux nouvelles m’ont vraiment plu jusqu’à présent, celle de David Bry et Claude Bolduc. Les autres étant soit trop convenues, soit trop prévisibles à mon gout, j’attends cependant la suite avec impatience notamment pour celles de Lionel Davoust et Vanessa Terral, deux auteurs qui jusqu’à présent ne m’ont jamais déçue. On pourra reprocher aussi plusieurs petites coquilles malheureusement.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Mon premier article sur cette superbe nouvelle version sera donc un article de fangrill, pour vous faire partager le nouveau trailer de la saison 2 de Game of Thrones l’adaptation télévisuelle de la sage du Trône de Fer de George R. R. Martin, attendue pour début avril (le 1er, non, ce n’est pas une blague) sur HBO. On avait d’ores et déjà pu voir un teaser de 30 petites secondes, mais ce trailer nous met encore plus l’eau à la bouche si cela est possible.

L’occasion de découvrir Mélisandre entre autres et de retrouver nos personnages favoris (Jon notamment !). C’est dingue, mais rien qu’en moins d’une minute j’ai déjà envie de baffer Joffrey, pas vous ?