C’est Lundi, que lisez vous ? #22

Serafina dans Actualités, Livres le 24 octobre 2011, avec 5 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

Chronique du Soupir de Mathieu GaboritJ’ai donc fini le dernier roman d’Ambre Dubois, Absinthes et Démons aux éditions du Riez. La lecture était vraiment rafraichissante, plaisante, avec une ambiance très particulière. Aussi lourds soient les évènements racontés dans ce roman de Fantastique aux allures très gothiques, j’ai trouvé le tout frais. Le personnage de Lord Nermeryl est très particulier et agréable à suivre. La façon de narrer les petites histoires qui se suivent réussies. Si certaines se ressemblent, cela reste un très bon moment de lecture.

J’ai ensuite enchaîné avec Chronique du Soupir de Mathieu Gaborit. L’auteur français nous livre un nouveau roman aux éditions du Pré aux Clercs après plusieurs années d’absence. Je dois avouer que je ne le connaissais que de nom, et que le synopsis ne m’emballais guère. Mais force est de constater que ces premières pages de lecture sont plutôt très bonnes.

Serafina

Cette semaine j’ai commencé Les Larmes Rouges, un roman de Georgia Caldera aux éditions du Chat Noir. Je n’en suis qu’à la première centaine de pages, mais pour le moment, cela augure du bon et le roman semble être un Thriller Fantastique dans la lignée d’un Sire Cédric, la tension monte peu a peu et les mystères sont nombreux. A suivre.

Le roman étant volumineux, je ne l’ai pas emmené dans mon sac, prenant à la place Frissons d’Outre-Tombe, le tome 3 des Mystères de Harper Connely par Charlaine Harris . Ce troisième opus est tout aussi bon que les précédents, toujours frais bien qu’un peu moins léger au niveau des thèmes abordés (serial-killer notamment). Il ne me reste qu’une cinquantaine de pages mais je peux sans risque dire que la série reste sur sa très bonne lancée.

Les enquêteurs de l'étrange : les maisons hantées de Stéphanie et Edouard BraseyJ’ai aussi lu Histoire Vraies de maison hantées par  Edouard et Stéphanie Brasey. J’adore les histoires de fantômes, depuis toujours. J’attendais donc beaucoup de ce livre et, malheureusement, j’ai été assez déçue. Chaque « cas » raconté est suivi d’une analyse par les enquêteurs de l’étrange, concept à la limite du ridicule, qui n’aurait pas choqué dans le rayon jeunesse mais on est ici face à un roman potentiellement à cible adulte.

Et les analyses ne sont pas du tout poussées, j’aurais préféré qu’il n’y en ait pas. Les cas racontés sont par contre très interessants et sympathiques si on aime le genre histoire de fantômes.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


 

 

Aujourd'hui, connaitre l'anglais est indispensable. Dans le milieu professionnel souvent, mais aussi, on y pense moins, pour ce qui est des loisirs. En effet, vous rendez vous compte qu'il va falloir au moins 2 ans pour voir complétement la traduction de A Dance with Dragons , le tome 5 du trone de fer ? Comment tenir ? En réalité, je ne sais pas, on s'est déja jettés sur la VO, ici.

Lire la suite de l’article ESL- Apprendre l’anglais en Inde


Nous sommes partis aux Pays-Bas en fin de Septembre, date choisie plus ou moins au pif. Nous résidions à Amsterdam et pendant cette période, coïncidence fortuite ou non, Within Temptation faisait deux concerts au Paradiso, salle de concert de la ville. Il restait des places, alors on s’est décidé à y aller. Il faut dire que le groupe hollandais qui joue donc à la maison est un groupe que j’aime depuis des années maintenant, et si les derniers albums ne m’ont pas autant enchanté que Mother Earth et Silent Force, je désirais les voir en live au moins une fois.

Within Temptation, The Unforgiving, Paradiso 28/09/2011

La salle du Paradiso est une salle « réputée » pour son acoustique, dans le sens où bon nombre d’artistes y sont passés et y ont enregistré leur concert pour un DVD. Il s’agit d’une ancienne église, la hauteur de plafond est donc impressionnante, et il y a deux rangées de balcons au dessus de la fosse. Je ne connais pas la capacité exacte mais on doit être dans l’ordre d’une Elysée Montmartre à Paris. Je dois avouer que je la pensais plus grande.

La première partie, Guild of Stag, est un groupe de Rock « Old School » qui est plutôt sympathique et bouge bien. Le groupe est très accessible, ce n’est clairement pas du Metal, malgré un ou deux morceaux qui nous évoqueront du Power. Si la plupart des membres sont très statiques, le chanteur est charismatique et a de beaux cheveux. A vrai dire, je n’en garde pas grand souvenir, nous avons suivi la prestation depuis le premier balcon.

Car enfin, ce qu’on est venu voir, c’est Within Temptation. Le public est à l’image de l’évolution du groupe. Fini les metalleux et les golgothes, la plupart du public est un public lambda comme pour n’importe quel groupe de Pop-Rock, ils ne font pas de cornes (ne savent peut être même pas ce que c’est) et, pire que tout, ils ne sont même pas habillés en noir ! D’une manière générale, le public ignore tout des vieux morceaux qui seront joués. Heureusement pour eux et malheureusement pour moi, il n’y aura que trois morceaux de Mother Earth.

Le groupe est là pour promouvoir son dernier né The Unforgiving. Le concept album a été chroniqué précédemment ici et j’avais l’impression d’être passée un peu à coté du concept. Pour leur tournée, Within Temptation se dote d’un écran géant derrière le groupe où seront notamment diffusés certains des courts métrages réalisés pour l’album et expliquant le concept, avec Mother Maiden en intro et Sinead en milieu de set.

Les morceaux sont bien menés en live et je dois dire que j’ai été assez impressionnée par la justesse de Sharon, leur chanteuse, qui passe sans problème du chant très Pop-Rock du dernier opus aux chants suraigus des anciens. Je m’attendais un peu au pire, mais au final non c’est très bien géré. J’aurais même tendance à dire que c’est trop bien géré. Je sais que c’est un peu étrange à dire, mais le show est sans le moindre accroc, calibré au millimètre près qui donne une impression assez froide. Alors oui, je râle contre Epica car leur chanteuse chante mal, mais au moins, ils sont chaleureux et font vraiment participer le public. Je suppose que le public Hollandais est peut être en cause aussi, je ne sais pas comment c’est en France.

La setlist comme je le disait fera la part belle au dernier album, sept titres de ce dernier, et trois pour chacun des albums que sont The Heart of Everything, Silent Force et Mother Earth. J’avoue regretter un peu, mais il faut s’y faire le vieux Within est bel et bien passé.

Au final, un concert bien sympathique, mais je ne retournerais probablement pas revoir Within Temptation en concert à moins qu’ils passent dans ma ville ou qu’ils fassent une tournée spéciale Mother Earth. Leur technique et la manière dont le show est rodé est à saluer, mais manque clairement de chaleur humaine. Les bouquets de fleurs balancés sur la scène par le public sont aussi assez dérangeants, il faut l’avouer.


C’est Lundi, que lisez vous ? #21

Serafina dans Actualités, Livres le 17 octobre 2011, avec 8 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

Absinthes et Démons d’Ambre DuboisPeu de lecture pour moi, pour une raison que j’ignore, rien ne me faisait directement envie après ma lecture de Tuer le Père d’Amélie Nothomb, dont vous retrouverez la chronique demain il me semble.

Enfin, rien jusqu’à ce que nous recevions Absinthes et Démons d‘Ambre Dubois aux éditions du Riez. Il s’agit d’un recueil de nouvelles Fantastique où nous suivons un même personnage, Lord Nermeryl. Personnage sombre et énigmatique, il est accompagné par la Corneille et s’adonne aux enquêtes surnaturelles. Une sorte de mélange de divers influences que je ne saurai pas identifier pour le moment, même si cela m’a grandement fait penser à God Child de Kaori Yuki.

Serafina

A cause d’une semaine très chargée au niveau pro je n’ai pas beaucoup lu non plus. J’ai seulement avancé dans La Vestale du Calix de Anne Larue, qui me laisse petit à petit de plus en plus perplexe. Il ne me reste que 30 pages, mais on est passé du délire fun et pop au délire sous acide pas bien loin d’un Philip K. Dick. Je ne sais pas trop quoi en penser du coup.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Evanescence de Evanescence

Serafina dans Critiques, Musique le 11 octobre 2011, avec 5 commentaires
Critiques

Il y a des albums qu’on attend tellement qu’on n’y croit plus. C’est le cas avec le nouvel album des américains d’Evanescence. Cinq ans que The Open Door est sorti, cinq ans avec peu ou pas de nouvelles d’un futur album, sans parler de l’activité du groupe. Et puis début 2011, les rumeurs commencent, et puis bientôt elles se confirment. Un nouvel album sortira en Octobre.

Evanescence de Evanescence

Pour ceux qui ne connaissent pas votre servante, il faut vous dire que Fallen représente un de mes albums cultes, qu’il a une place très importante dans mon évolution musicale et que j’aime toujours autant l’écouter. Autant dire que l’album éponyme du groupe était attendu avec impatience, mais aussi avec de gros espoirs.

Et donc qu’est ce que cela donne ? J’aurais envie de dire que cela donne du Evanescence car tous les éléments y sont : du Metal gentillet aux riffs un peu faciles, du piano, une Amy Lee qui pousse ses notes sur des paroles parlant de cœur brisé. Classique. Beaucoup copié. Mais diantrement efficace.On n’écoute pas Evanescence pour du prog ou des prouesses vocales. On écoute Evanescence pour ce que c’est, des morceaux rentre dedans, un poil calibré, suffisamment darkinous, et capable de vous toucher votre petit cœur tout mou d’adolescent.

Et au cours des 12 morceaux que comporte l’album éponyme -16 dans sa version collector que je n’ai pas encore pu me procurer-, Evanescence y réussit très bien. Evanescence a un son résolument plus Rock. Dans le sens plus brute et plus basique. Vous ne trouverez pas de chœurs comme sur Whisper, vous ne trouverez pas de samples classiques sur Lacrymosa. Le groupe a laissé de coté son coté pré-symphonique, pour se concentrer sur ses mélodies et ses ambiances. C’est plus punchy et moins creepy. Je regrette le coté hanté de Fallen et des précédents. On retrouve du coup des intros un peu plus expérimentales, comme pour Sick, au couplet d’ailleurs assez ovni, mais dans l’ensemble on reste dans le classique, dans le Evanescence reconnaissable à 100km.

Amy Lee de Evanescence

Si on avait parfois reproché à The Open Door ses paroles trop terre à terre, voir trop heureuses , ce n’est pas le cas dans cet album. Bien que certains morceaux soient très positifs, ou même très portés sur la dérision, en majorité, les paroles sont tristes, avec des thèmes comme la mort (Changed, The other side), les déceptions amoureuses (My heart is broken), ou tout simplement des références oniriques (Oceans). Les lignes de chant sont dans la lignée de The Open Door avec une amplitude relative.

Bien qu’Amy Lee soit capable de chanter des notes assez hautes (la partie « opéra » de Weight of the world étant super bien tenue en live), elle « gueule » plus qu’elle ne chante. Dans le sens où techniquement ce n’est probablement pas la panacée, mais par contre il y a du sentiment derrière, enfin, c’est difficile à expliquer, mais pas de prouesses vocales en vues. Dans l’ensemble, l’album est assez inégal, les ballades sont un passage obligé mais qui m’ennuie, par contre, les morceaux plus punchy sont dans l’ensemble plutôt bons : Made of Stone, The Change ou Oceans.

Evanescence de EvanescenceL’album contient évidemment quelques ballades, comme Lost in Paradise et Swimming Home. A vrai dire, je n’ai jamais réellement aimé les ballades d’Evanescence à une exception près, et je suis sure que vous devinez laquelle. J’ai toujours tendance à trouver les balades poussives, contrairement à Immortal, mais cette dernière était composée par Ben Moody qui n’est plus dans le groupe.

Au final, j’aime bien ce nouvel Evanescence, bien plus que The Open Door, et deux ou trois morceaux pourraient même figurer dans mon top, The Change en tête. Mais je regrette le côté grandiloquent et hantée de Fallen. Evanescence est un album bien calibré, bien produit, bien rentre dedans et je pense qu’il mériterait de passer en radio.


C’est Lundi, que lisez vous ? #20

Serafina dans Actualités, Livres le 10 octobre 2011, avec 4 commentaires
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Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

Dreamsongs: a RRetrospective de George R.R. MartinCette semaine, j’ai fini par décrocher de Dreamsongs de George R.R. Martin après en avoir lu les premières nouvelles de la partie Science-Fiction. Je ne l’ai pas terminé, ce premier volume de son « auto-anthologie » est bien trop dense pour être lu comme ça d’un bout à l’autre. Mais diantre qu’il est bon ! Le nombre de pépites est tout simplement hallucinant.

J’ai ensuite terminé ma lecture du premier tome de la trilogie Coeur de Jade, Le Secret des Masques de Kristoff Valla. Je dois avouer que si c’est globalement correct pour de la lecture jeunesse, le roman n’a pas réussi à m’emporter. Ceci dit, l’univers est plus que sympathique.

Enfin, samedi soir, j’ai commencé pour finir le lendemain le dernier… Amélie Nothomb, Tuer le Père. C’était la première fois que je lisais un livre de cette auteur, et la première fois que je lisais un roman d’un auteur belge à succès, en fait. Je ne peux pas dire que je le regrette: je l’ai lu en un peu plus d’une heure, à tout casser. Par contre, je me demande vraiment pourquoi des gens l’adorent, en dehors du fait que ça donne l’impression d’avoir lu un livre pseudo-intelligent sans prendre trop de temps. De la psychologie de comptoir comme on les aime, ou pas.

LuxtExMachina

Léviathan: La Chute de Lionel DavoustJ’ai fini depuis un petit moment déjà le premier tome d’Enfants de la Conquête de Celia S. Friedman, un bon petit Space Opera bien sympathique dont vous aurez la chronique mercredi normalement.

Plus récemment je viens de commencer le Thriller de Lionel Davoust, Léviathan : la Chute. Je n’en suis qu’au début et c’est sans apriori que je l’ai commencé. Pour l’instant l’intrigue se met en place, les personnages dévoilent leur jeu. J’ai un peu de mal à me lancer dans sa lecture à cœur perdu, surtout par manque de temps plutôt que par autre chose. Aimant beaucoup l’auteur je doute qu’il ne soit pas fini rapidement quand même.

Serafina

The Heroin Diaries de Nikki SixxCette semaine, j’ai lu The Heroin Diaries, autobiographie partielle (centrée sur l’année 87 en faite) de Nikki Sixx connu pour être le bassiste et compositeur principal de Mötley Crüe. Sous forme de journal, on vit au jour le jour la vie de cette rockstar, paumée, héroïnomane dans une sorte de fuite en avant autodestructrice. Passionnant d’un bout à l’autre.

J’ai aussi terminé Vampire Kisses 3 de Ellen Schreiber, je l’ai préféré au deuxième tome mais on a perdu la plupart des références sombres du premier, dommage.

J’ai donc commencé La Vestale du Calix de Anne Larue, parue aux éditions l’Atalante. Ce roman d’anticipation frôle souvent avec le délire et la frénésie, ce qui n’est absolument pas pour me déplaire.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Mordre le Bouclier de Justine Niogret

Serafina dans Critiques, Livres le 7 octobre 2011, avec 1 commentaire
Critiques

Mordre le Bouclier est la suite de Chien du Heaume, roman de Fantasy écrit par Justine Niogret que j’avais dévoré il y a deux ans, et qui a d’ailleurs remporté le prix des Imaginales 2010. Il s’agit d’un roman aux éditions Mnémos qui est accompagné par une superbe couverture de Johann Bodin. Paru récemment , je n’ai donc pas mis longtemps à m’y atteler, le finissant en moins d’une semaine. Synopsis ?

Mordre le Bouclier de Justine Niogret

Chien du Heaume a perdu ses doigts. Depuis elle erre comme une âme en peine au Castel de Broe. Brehyr hante aussi ce château, elle aussi est une guerrière et elle a une quête. Là où Chien du Heaume désire trouver son identité, Brehyr désire se venger. Elle va emmener notre guerrière atypique à la poursuite de Heroon, chevalier qui revient des croisades.

Comme pour le précédent opus, le style de Justine Niogret est un vrai régal. Son style est fluide, son vocabulaire est cru et moyenâgeux, ce qui fait immanquablement plaisir à la fan du Trône de Fer et de sa traduction vieillotte que je suis. Elle n’est pas non plus aseptisée, c’est de la Fantasy oui, mais de la Fantasy réaliste et les blessures sont décrites sans détour. Blessures physiques ou blessures psychologiques d’ailleurs.

Justine Niogret

Justine Niogret

En effet bien que le synopsis laisse penser à de la Fantasy pleine d’action, ce tome est plutôt un voyage intérieur, c’est une quête de sens, d’identité. Le roman est beaucoup plus introspectif que le précédent, et parfois la ligne n’est pas très claire entre rêves et réalité. La quête de Chien du Heaume était une quête d’identité, mais qui était dirigée vers un but « tangible » : connaître son nom et son origine. Ici on va plus loin, à la recherche d’une identité de l’âme plus que du corps. Du coup, le coté « Fantasy réaliste » est contrebalancé par un coté très onirique, qui donne une ambiance un peu surréaliste au roman.

La foi est aussi un sujet traité de manière importante dans le roman. En effet, Heroon revient des croisades et c’est l’occasion de parler de ce fait historique, nous donnant par ailleurs une indication temporelle du roman du coup. J’ai apprécié le fait que le raisonnement sur la foi (et donc sur Dieu) ne soit pas manichéen ni réellement affirmé.

La plupart des personnages ne sont que rapidement esquissés, avec deux ou trois traits de caractères mais ces derniers suffisent à Justine Niogret pour leur donner une profondeur et une densité qui les rendent inoubliables, que cela soit Brehyr guerrière à la limite de la folie, ou Saint Roses le chevalier qui a perdu la foi à Jérusalem. Chaque personnage poursuit sa propre quête.

Mordre le Bouclier de Justine NiogretComme le précédent, le roman se termine sur un lexique de termes moyenâgeux ou techniques, expliqués avec énormément d’humour par l’auteur, qui montre là son coté plus humoristique, laissant retomber la pression. S’ensuit une postface de Jean-Philippe Jaworski, bourrée de références littéraires et d’analyse de texte et qui m’a ennuyée au delà du possible, confirmant mon impression sur cet auteur. Mais là est un autre débat.

Au final, Mordre le Bouclier est une suite plus que réussie, qui égale voir dépasse l’excellent premier tome qu’était Chien du Heaume. Si vous l’avez aimé je ne peux que vous conseiller chaudement la suite, et sinon il est grand temps de découvrir cette très bonne série de Justine Niogret, auteur française qu’il semble désormais nécessaire de suivre de près.


Après plusieurs tomes de qualité plus ou moins discutable, le tome 5 de Merry Gentry s’était avéré contre toute attente plus que prometteur. De ce fait je n’ai pas énormément tardé à entamer L’Etreinte Mortelle, tome 6 de son état, malgré une couverture bien moins attirante que d’habitude. Si vous ne connaissez pas Merry Gentry, il s’agit de la seconde série de Bit-Lit de Laurell K. Hamilton. Synopsis ?

L’Étreinte Mortelle, Merry Gentry Tome 6, de Laurell K. Hamilton

Merry est de retour à Los Angeles avec ses gardes. Ces derniers se retrouvent accusés de crime par le roi de la cour Seelie Taranis. L’accusation est bien sur fallacieuse, mais semble cacher quelque chose que Merry aimerait bien mettre au clair. Tout pourrait bien basculer lors de l’entrevue prévue entre le roi et celle-ci en présence de leurs avocats.

Ce synopsis vous semblera bien différent des précédents. Et effectivement, ce nouveau tome change beaucoup de choses. Tout d’abord, il est comme Sous le souffle de Mistral, beaucoup plus court que les premiers, moitié moins long. De plus on retourne dans un environnement urbain et dans un contexte policier, bien que ce dernier contexte ne soit pas exploité à fond. Il y a moins d’intrigue de cours et pour une fois, Merry ne passe pas son tome à découvrir ses pouvoirs.

Mais surtout, l’histoire avance plus en un tome qu’elle ne l’a fait dans les quatre derniers. Laurell K. Hamilton a décidé d’arrêter un peu les scènes de cul, il n’y en a que deux dans le tome ce qui est presque honorable pour de la Bit-Lit, et surtout elles ne prennent que trois pages, pas trois chapitres.

A Lick of Frost, Merry Gentry 6, Laurell K. Hamilton

De ce fait il y a beaucoup plus d’actions, et même d’importants retournements de situations. Cela va bien plus vite et pour notre plus grand plaisir. Les péripéties de Merry pour conquérir le trône Unseelie commencent à prendre forme. Contrairement aux précédents tomes on n’apprend pas énormément de nouvelles choses sur les royaumes Seelie et Unseelie. Je suppose du coup que les précédents tomes étaient la pour placer l’univers, mais je ne peux que déplorer le fait d’avoir mis 4 tomes pour cela, entre deux scènes de cul. Merry a acquis ses pouvoirs et le monde est suffisamment détaillé. J’ai eu l’impression que les choses sérieuses commençaient réellement et que l’on s’apprête enfin à effleurer tout le potentiel de cet univers.

L’Étreinte Mortelle, Merry Gentry Tome 6, de Laurell K. HamiltonAu final, L’étreinte Mortelle, sixième tome de la série lui donne un nouveau souffle. Pour tout vous dire j’ai réellement beaucoup aimé la fin et pour une fois j’ai vraiment hâte de lire la suite, ce qui n’était pas forcément le cas auparavant.

Mais voilà, c’est quand même déjà le sixième tome, et il est peut être un peu tôt pour finalement vous conseiller de vous plonger dans la série. Elle semble cette fois réellement prendre un meilleur chemin après un très, voire trop, long passage à vide.

J’ai envie de lire la suite, et ça tombe bien, car le septième tome vient tout juste de sortir aux éditions J’ai Lu et que je compte bien le lire très rapidement.


La Bible Gothique de Nancy Kilpatrick

Serafina dans Critiques, Livres le 4 octobre 2011, avec aucun commentaire
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Encouragée par mes deux dernières lectures aux éditions Camion Noir sur le Black Metal Satanique et Soleil Noir, j’ai décidé de me lancer dans La Bible Gothique de Nancy Kilpatrick qui en prime a une jolie photo de couverture. Cet ouvrage s’intéresse à la culture alternative qu’est la culture gothique sous toutes les coutures, musique, mode, tourisme, etc.  Fane de Fields of the Nephilim et aimant le noir à lèvre et les résilles, je ne pouvais qu’être enthousiaste.

La Bible Gothique de Nancy Kilpatrick

Le livre comporte 400 pages et est illustré de nombreuses photos et témoignages de « gothiques ». En effet, Nancy Kilpatrick a contacté des gothiques du monde entier pour leur demander leur avis sur les points évoqués dans le livre. On notera notamment parmi les français les photos et témoignages d’un certain Sire Cédric. Les photos sont bien choisies, et bien qu’en noir et blanc, la plupart rendent très bien.

Le problème c’est que, malheureusement, c’est à peu près les seules choses de positives que je vais pouvoir dire dans cette chronique. Que l’on soit ou non d’accord avec la définition comme quoi le « goth » est avant tout une musique et non une manière de vivre, ne consacrer qu’un dixième du livre grand maximum à la musique gothique est une première hérésie. En gros, si vous lisez ce livre pour en savoir plus sur cette culture, il vous manquera quand même l’élément principal et déclencheur du courant… Quand bien même on ne s’intéresserait qu’au look, l’émergence du look gothique du punk n’est pas vraiment expliqué, ni les relations qu’entretiennent la « scène goth » et les autres scènes alternatives (punk, metal, etc.).

Nancy Kilpatrick semble ensuite mélanger tout et n’importe quoi, faisant des parallèles entre les goth des invasions du premier millénaire et les goths d’aujourd’hui par exemple, ou parlant de l’universalité de la couleur noire comme symbole de deuil, ce qui est évidemment erroné. La caricature n’est jamais bien loin, l’auteur essayant de rassembler tous les goths sous le même courant de pensées, sensibles, âmes perdues et torturées, etc. Non seulement on va dans le cliché avec un bulldozer, mais en plus pour quiconque fréquentant suffisamment cette scène, il est clair que c’est pas du tout en phase avec la réalité (ou alors seulement avec la réalité spookie). L’auteur a voulu faire un livre assez universel pour parler du mouvement goth dans son ensemble mais n’a pas été apparemment plus loin que ses propres aprioris.

Notre Bible Gothique se perd aussi dans de nombreux méandres, parlant des plantes préférées des gothiques ou d’une cuvée de vin « vampire ». L’auteur a essayé de faire dans l’exhaustif, mais il en résulte un ouvrage déconstruit, sans réelle progression logique.

La Bible Gothique de Nancy KilpatrickA cela, il faut rajouter une traduction de Christelle Derenne extrêmement discutable et qui abouti à de nombreux non-sens. Par exemple, « inchs » est traduit par centimètres sans aucune conversion de la longueur associée, ce qui amène à des phrases comme  « le tour de taille idéal d’une jeune fille est d’un cm par année  » qui n’a plus plus aucune réalité. De même , de nombreuses fois, Nancy Kilpatrick fait référence à des personnalités (rois ou écrivains) français, et la traduction leur a gardé le nom anglais (Eleanor pour Alienor par exemple) ce qui rend la lecture assez difficile car il faut essayer de déchiffrer ce que voulait dire l’auteur à la base. Parlait-elle réellement de l’auteur français, ou d’un autre auteur ?

Alors malgré quelques sections intéressantes (comme les maisons hantées à visiter dans le monde), La Bible Gothique de Nancy Kilpatrick est malheureusement un livre que je vous déconseille fortement. Si vous ne connaissez pas bien la sub-culture gothique, cela vous induira en erreur, et si vous la connaissez vous serez énervés de l’impression générale de l’ouvrage. Il ne vaut clairement pas son prix, et la traduction erratique n’aide pas réellement. Dommage.


C’est Lundi, que lisez vous ? #19

Serafina dans Critiques, Livres le 3 octobre 2011, avec 7 commentaires
Critiques

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Il n’y a pas eu de c’est Lundi la semaine dernière car nous étions à l’étranger, if is Dead était alors en mode automatique. On reprend les bonnes petites habitudes.

dabYo

L'Empire Invisible de Jérôme NoirezVu qu’il me fallait voyager léger, j’ai dû mettre de côté ma lecture du premier tome de la trilogie Coeur de Jade pour ne prendre que des livres de poche. Mes choix se sont donc portés sur une première valeur sûre: La Rose Blanche, le troisième tome des Annales de la Compagnie Noire de Glen Cook. Cette série de Dark Fantasy a une fois de plus réussi à m’enchanter, et j’ai déjà hâte de lire la suite. Ah, la Dame.

Sachant que je dévorerai le bouquin en quelques jours, j’avais prévu d’en prendre un second: L’Empire Invisible de Jérôme Noirez. Assez court, deux cents pages, je l’ai tout simplement dévoré lui aussi. Cette histoire se déroulant du temps de l’esclavagisme aux États-Unis est vraiment déchirante.

Enfin, à court de lecture à Amsterdam, je suis passé dans une librairie anglaise (et superbe), pour commencer le premier tome de Dreamsongs: A RRetrospective. Il s’agit de pas moins de 600 pages de nouvelles écrites par George R.R. Martin tout au long de sa carrière d’écrivain, que nous allons revivre. Les nouvelles sont organisées en grandes catégories, chacune d’elle commence par un texte de l’auteur nous expliquant pourquoi et comment il les a écrit, et comment cela a influencé sa carrière. Juste passionnant, d’autant que dès ses premières nouvelles, l’auteur est exceptionnel.

Serafina

Pendant les deux dernières semaines, j’ai d’abord terminé Merry Gentry Tome 6 de Laurell K. Hamilton. Comme je le sentais, le tome est de loin le meilleur depuis le premier. L’histoire avance, et pour de vrai. J’ai même vraiment hâte de lire la suite.

Vampireville, Vampire Kisses Tome 3, de Ellen SchreiberJ’ai ensuite commencé Vampire Kisses Tome 3 de Ellen Schreiber, dont je suis à la moitié. Si on retrouve avec plaisir la pétillante Raven, je dois déplorer qu’il y a de moins en moins de références à la culture sombre…

Pour mon départ en Hollande, j’ai emporté Jeux d’Ombres, premier tome de Ghostwalkers de Christine Feehan. Publié chez Milady, le roman change pas mal de la Bit-Lit traditionnelle vu qu’on se retrouve avec un thriller fantastique d’espionnage avec des bouts de romance dedans. A vrai dire, on aurait pu carrément supprimer la romance qui n’apporte rien à l’histoire, mais tout le reste est vraiment très bon.

J’ai ensuite lu le premier tome de Alpha & Omega de Patricia Briggs, dont j’avais lu le tome 0 au début d’année. Et ce premier tome fait plus que remplir ses attentes. Le roman est très bien mené, nous tiens très bien en haleine, aborde de nombreux points passionnants sur les loups garous et surtout propose une galerie de personnages très variée et bien développée. Je suis devenue réellement fane de Axis et j’espère vraiment le revoir.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?