Il y a des moments où l’on est tellement au fond du gouffre littéraire qu’on lirait n’importe quoi. Vraiment. Comme ce numéro de Geo en allemand sur la table basse de ma belle-mère. Seul bémol, et de taille, je ne lis pas l’allemand. Je ne le parle pas non plus. Alors je me suis rabattue sur ce petit livre des éditions Actes Sud, à la très belle couverture, toute en douceur. Il s’agit du roman Les sentinelles des blés de Chi Li. Un roman chinois, à mille yards de mes habitudes littéraires, mais comme je vous l’ai dit, au fond du gouffre, on prend le premier venu.
- Année:2008
- Auteur:Li Chi
- Editeur:Actes Sud
- Titre:Les sentinelles des blés
- Traducteur:Baoqing Shao et Pino Angel

Les sentinelles des Blés c’est l’histoire de Mingli, la mère adoptive de Rongong. Rongrong qui a disparu depuis trois mois maintenant. Contre l’avis de son mari, elle se rend à Pékin pour essayer de la retrouver, et de comprendre. Le synopsis est léger, c’est sur. Le roman est plutôt court, à peu près 150 pages. Le roman a un rythme assez lent et contemplatif, pourtant on ne s’ennuie pas. Est ce que c’est une caractéristique courante dans la littérature asiatique ? J’avais déjà fait cette remarque pour Le coupeur de roseaux. C’est très particulier et j’aurais du mal à le décrire.
Le roman est centré autour de Mingli. Cette chinoise quadragénaire est plutôt effacée dans sa vie professionnelle. Mingli est considérée comme une femme naïve et un peu simplette. Bref, c’est n’importe quelle chinoise, on peut aisément s’identifier à elle, car ce n’est pas une personne exceptionnelle, non, c’est juste n’importe qui.
Cependant, elle cache bien son jeu, elle réfléchit beaucoup et certaines de ses réflexions sont très profondes. L’auteur alterne entre scènes tes simples, banales, et digressions plus recherchées, sur le sens de la vie et autres. Bon, dit comme cela, ça fait un peu halluciné, pourtant, c’est amené avec douceur et intelligence. Le voyage vers Pékin peut être vu comme un voyage initiatique. Certes, il est bien tardif, pourtant, ce voyage va lui permettre de se poser des questions existentielles et de prendre conscience. Prendre conscience du fossé qui la sépare de sa fille adoptive, mais aussi prendre conscience de son pays.
La Chine pourrait presque être vue comme un personnage à part entière de l’histoire. La Chine en pleine mutation joue son rôle, le régime politique est souvent cité. J’ai malheureusement dû louper de nombreuses références car je ne suis pas très calée dans ce domaine. Un lexique à la fin essai d’expliciter certaines références, mais c’est très succin et c’est limite le minimum syndical. J’aurais apprécié un petit dossier sur la Chine, ou quelque chose dans ce domaine pour mieux comprendre.
Toujours est-il qu’on suit Mingli dans sa quête , mais aussi dans ses divagations personnelles. Son passé, ses souvenirs tout cela sera passé en revue, avec une approche très intime. Mingli fait de nombreux allers retours entre passés et présent, le moindre petit truc est l’occasion de faire ressurgir d’anciens souvenirs. La construction est très réaliste, on a vraiment l’impression d’être dans la tête du personnage. Dans ses associations de pensées très personnelles et sans logique apparente. On s’attache au personnage, et on boit ses paroles.
Dans tous les cas, le style est très poétique et étonnamment lyrique. Le style est simple, dépouillé, mais il en ressort une grâce très propre et très personnelle. Ce n’est pas un livre d’aventure, c’est un livre intime, plein d’émotions, et de lyrisme, et ceci même dans les événements d’une banalité étonnante qui y sont décrits. Chi Li est décrit comme appartenant au mouvement néo-réaliste chinois, et je veux bien les croire. C’est la vie de tous les jours qui est contée ici, avec pudeur et sensibilité.
J’ai beaucoup apprecié ce roman, et pourtant, ma critique est bien maladroite. Je ne saurais que vous le conseiller, malgré son prix un peu élevé pour la durée de lecture. Peut-être devriez vous regarder du coté des bibliothèques ?


Mais voilà, je n’en ai que faire, je suis tombée sous le charme, et ca ne s’explique pas. Ca n’est pas rationnel. J’ai trouvé ce dernier tome charmant, cette histoire d’amour émouvante et du coup, c’est un coup de coeur, c’est tout. J’ai été happé dans ce récit romantique à souhait, ni trop, ni pas assez. Je ne saurais que le conseiller à tous ceux qui ont aimé les Dames du Lac, qui aiment les contes, ou tout simplement ceux qui sont sensibles au fond de leur coeur tout mou.
Pour moi qui suis une fane depuis la parution du tome 1, je dois dire que ce fut un réel plaisir de me replonger dans le monde de mon sorcier préféré. On trouve de nombreux clins d’oeil et on en apprend un peu plus sur certains animaux seulement évoqués dans les livres. C’est retrouver la magie de 
Aether Shanties s’inscrit dans la lignée directe de Lost Horizons. Onze morceaux, relativement courts pour mes habitudes de métaleuse. La majorité des morceaux sont très dansants, avec notamment l’utilisation de l’accordéon ou des instruments folks. On retrouve le son particulier d’

Les personnages sont dans l’ensemble un brin stéréotypés. Eugene le petit malfrat, cynique et désabusé, Grace la poule de luxe mais qui cache de profondes blessures, et bien évidemment le clodo qui… Non je ne vous en dit pas plus pour ne pas vous spoiler. Je dois dire que je n’ai pas du tout réussi à accrocher aux personnages. Et du coup, comme le bouquin tient beaucoup sur les épaules de Eugene… Faut dire que le style ne m’a pas aidé.
Certes, on vous a parlé du CD 

Le niveau est assez égal, flirtant avec le très très bon. Une seule nouvelle à mon avis se trouve être en deçà des autres, il s’agit de la dernière, Sangdragon. Une histoire de Dragons, mais pas comme vous le pensez. Si aux premières lignes on peut croire à de l’

On sent dans tous les cas que 

Voila pour les points importants de cette anthologie, il y en a d’autre, mais qui m’ont moins plu tout en restant quand même tres bon. Si ce n’est peut être pas la meilleure anthologie vampirique qui existe, cette anthologie permet de mettre sous le projecteur des auteurs francais prometteurs. On ne s’ennuie pas, et dans l’ensemble le niveau est bon. Cela se lit bien, et certaines nouvelles sont de vraies perles. Comme quoi, la France a plus de bons auteurs qu’on le croit ! Pour confirmer mes dires, je finirais par dire que 9 des 16 nouvelles ont été nominées au Prix Merlin, ce qui n’est pas rien. On y retrouve notamment celles de 
Nous sommes donc là face à un 




