C’est Lundi, que lisez vous ? #4

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 13 juin 2011, avec 7 commentaires
Actualités

Pas de jour férié sur if is Dead, journée de solidarité oblige, pour preuve, voici la 4ème édition de C’est Lundi ! Alors que lisons nous ?

dabYo

Cette semaine, je n’ai quasiment pas lu, simplement quelques pages de la nouvelle de Justine Niogret du recueil des Imaginales Victimes et Bourreaux… Et j’avoue ne pas savoir quoi en penser. On verra ça dans une dizaine de pages, quand elle sera fini. Shame on me. Sinon j’ai beaucoup rit.

Serafina

Chasseuse de Vampires, Tome 1, de Nalini SinghComme je l’avais prévu, j’ai terminé le recueil Autour de Londres de Lydie Blaizot. Le recueil aura été de bonne facture tout du long. Je n’ai pas avancé dans le Trône de Fer, pourtant j’ai interêt à me botter les fesses car la série m’a rattrapée.

J’ai commencé Le Sang des Anges de Nalini Singh, premier tome de la série Chasseuse de Vampires aux éditions J’ai Lu, collection Darklight. Je suis actuellement totalement sous le charme du roman. Un début excellent (j’en suis au quart du livre), un univers super étoffé, un style agréable et une bonne intrigue. Je pressens ce roman comme un des coups de coeur de l’année. Entre Vicki Nelson et Harper Connely, le label Darklight semble définitivement être un gage de qualité.

illman

J’ai enfin achevé ma lecture du tome 2 de l’Ennemi dans l’Ombre, je me sens libéré. Je m’excuse par avance auprès des fans de l’auteur mais je vais dé-mon-ter ce bouquin. J’ai pu enchainer sur Le puit de l’ascension de Brandon Sanderson dont j’ai déjà chroniqué le premier tome. Ça se lit tout seul, c’est un vrai plaisir pour l’instant et même s’il fait plus de 700 pages, la chronique iiD devrait arriver rapidement pour un nouveau round de fanboyisme.

LuxtExMachina

Je viens de terminer ce week-end La triste des frères Grossbart. Vous en saurez plus surement dans la semaine. Ensuite je prévois de commencer le cycle de la ballade de Pern. Une série mêlant au départ Science Fiction et Fantasy.

Et vous ? Vous profitez de cette journée pour lire, par solidarité ?


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C’est Lundi, que lisez-vous ? #3

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 6 juin 2011, avec 3 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Afin d’arrêter de passer pour des asociaux, voici donc la troisième édition ! Donc, c’est lundi, que lisons-nous ?

dabYo

Anthologie Victimes et Nourreaux aux éditions MnémosCette semaine, j’ai réussi à profiter du jeudi férié pour m’avancer dans la lecture d’Elric: les Buveurs d’Âmes que j’avais bien entamé la dernière fois. Comme je le disais, aussi étonnant cela puisse être, j’ai bien aimé ma lecture. La fin, si elle confirmait mes craintes quant au côté filer du roman, n’était pas mauvaise pour autant. Une lecture qui n’est pas inoubliable, mais qui est loin de l’arnaque commerciale qu’elle semblait être initialement.

Sinon, j’ai commencé l’anthologie sortie par les éditions Mnémos pour les Imaginales et dirigée par Stéphanie Nicot: Victimes et Bourreaux. Serafina avait chroniqué celle de l’année dernière, Magiciennes et sorciers, qui l’avait plutôt déçue d’ailleurs. J’ai pu lire la première nouvelle de Charlotte Bousquet, une auteure que j’aime toujours autant et qui a été plutôt à la hauteur de la tâche, ainsi que celle de Michel Robert. Je ne connaissais pas l’auteur, je m’attendais au pire, et je suis plutôt mitigé. L’idée est bonne, mais il y a des points noirs, notamment une prévisibilité du scénario un peu trop importante à mon goût…

Serafina

Malheureusement, Fidel Gastro m’a rattrapé, et une expo le week-end ont fait que je n’ai quasiment pas lu cette semaine. Je suis donc toujours sur Autour de Londres de Lydie Blaizot qui est toujours très bon et sur le Trône de Fer. Il ne me reste qu’une cinquantaine de pages pour le premier et 150 pour le deuxième. J’espère me reprendre en main rapidement, car j’ai une PAL monstrueuse.

illman

J’ai bientôt fini le tome 2 de l’Ennemi dans l’Ombre de David Weber. Je vais pouvoir enchainer sur autre chose… C’est bien sur la fin, mais j’ai hâte de passer au Puit de l’Ascension, la suite de l’Empire Ultime de Brandon Sanderson aux éditions Orbit que j’avais beaucoup aimé.

LuxtExMachina

Cette semaine j’ai commencé à lire La triste histoire des frères Grossbart aux éditions Eclipse. Mélange de contes anciens à la façon des frères Grimm et de violence. C’est une lecture très bonne qui ravira les lecteurs. A ne pas mettre en les mains d’enfants, cela va sans dire.


Belle de Robin McKinley

Serafina dans Critiques, Livres le 31 mai 2011, avec 2 commentaires
Critiques

Belle est un roman de Robin McKinley qui date de 1978 mais qui vient d’être réédité en français par les éditions Mnemos avec une superbe couverture de Alain Brion. Le roman avait été édité en 1993 chez Pocket SF et n’était plus disponible dans le commerce depuis un bon bout de temps déjà. Comme son nom l’indique, Belle est une version revisitée du classique conte de la Belle et la Bête. Il ne fait que 240 pages et se lit donc fort rapidement. Synopsis.

Belle de Robin McKinley

Belle n’est pas aussi jolie que ses deux sœurs. Issue d’une famille aisée mais maintenant ruinée, Belle coule de paisibles jours dans une maisonnette à la campagne où elle effectue diverses tâches champêtres. Jusqu’au jour où son père revient catastrophé d’un long voyage. Il a rencontré une Bête, qui lui a demandé de lui ramener une de ses filles, et c’est bien entendu celle qu’il considère comme moins jolie qu’il va choisir.

Bon, honnêtement, l’histoire nous la connaissons tous et toutes. Le dessin animé de Disney a fini de populariser ce conte. Vous ne trouverez donc pas de suspens, mais un peu de bonne niaiserie sentimentale matinée de Fantastique comme il se doit. Car effectivement cette relecture ne diffère pas tant que cela de ce qu’on connait du conte, et pour avoir déjà lu diverses adaptations, je dirais que cette relecture n’apporte aujourd’hui plus grand chose de nouveau si vous êtes féru du conte. La seule vraie différence se situe au niveau des sœurs de Belle, qui sont souvent dépeintes comme de vraies pestes et qui sont là sont des soeurs très normales et très gentilles.

Le roman est à la première personne, ce qui est sans doute le changement le plus subtil mais qui joue le plus dans notre appréciation de l’histoire. Nous sommes beaucoup plus proches de Belle. Et si le fait de mener un roman à la première personne, surtout dans un cadre sentimental comme celui ci, est un exercice périlleux, Robin McKinley s’en tire avec brio, présentant là une Belle très crédible, ni cliché, ni tête à claque. Le style est facile à lire et très direct. En plus c’est écrit plutôt gros, donc le livre se lit rapidement et sans accro.

Belle de Robin McKinleyBelle est évidemment un roman qui n’a que très peu d’action et qui se concentre surtout sur les relations entre les personnages. J’avoue avoir mis du temps à entrer dans l’histoire, tellement je ne voyais pas ce que la réécriture apportait. Et puis au fil des pages, on se rend compte qu’on s’est attaché aux personnages, et qu’on est ému ou inquiet pour eux. Le roman m’a finalement beaucoup plu , grâce a ses personnages tous très réalistes et très touchants. Le roman est aussi plus adulte que le conte normal. Il n’est pas enfantin, bien que pouvant tout à fait être lu par un jeune adolescent, il n’y a rien de choquant ou de sanglant dedans, mais on est loin des personnages manichéens des contes.

Au final, je garde un très bon souvenir de ce roman, malgré un démarrage difficile. Belle est un roman simple, qui n’en met pas plein les yeux, qui joue surtout sur la finesse et sur ses personnages mais qui arrive parfaitement à son but. Si vous aimez les contes, ou si vous aimez les jolies histoires n’hésitez pas. A noter que ce roman pourra plaire je pense à tout le monde, même aux personnes un peu réticentes au Fantastique car c’est un grand classique doublé d’un bien bel objet.


C’est Lundi, que lisez-vous ? #2

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 30 mai 2011, avec 8 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Comme on est des oufs dans nos têtes pour la deuxième fois consécutive, on va nous aussi vous parler de nos lectures du moment ! Donc, c’est lundi, que lisons-nous ?

dabYo

Elric: Les Buveurs d'ÂmesJe n’ai pas vraiment eu le temps de lire cette semaine, cependant, j’ai quand même pu bien entamer le nouveau Elric, Les Buveurs d’Âmes. Vous l’avez sans doute compris si vous avez tenté d’en gagner un exemplaire, mais il s’agit d’une collaboration entre son créateur, Moorcock, et l’auteur français Fabrice Colin.

Bien que je n’ai pas réellement apprécié la lecture du premier tome de la série, Elric des dragons, que je n’ai d’ailleurs pas réussi à terminer, ce nouveau tome m’a plutôt surpris. Une reprise de franchise comme ça, il faut avouer que ça sentait l’opération marketing à plein nez.

Je ne peux pas encore dire si cela en est une, si le tome aura une réelle influence sur la série ou si cela reviendra à un simple filer, mais je peux déjà dire que ça se lit très bien. Le style du roman est agréable, et l’histoire m’a presque convaincu, bref, aussi étonnant que ça puisse être, j’ai envie de savoir ce qu’il va se passer. Rendez vous la semaine prochaine pour la chronique, je pense.

illman

Je suis donc Toujours sur le tome 2 de l’Ennemi dans l’Ombre de David Weber, vu ma vitesse de lecture actuelle et l’intérêt pour ce bouquin qui me fuit, j’en ai encore pour un bon mois. Il faut que je me fasses violence en pensant à Metro 2034 qui m’attend, là, quelque part.

LuxtExMachina

Je viens de finir Les Marches Nocturnes de Franck Ferric, un recueil de nouvelles très sombre que j’ai beaucoup aimé, vous en apprendrez plus lors de ma chronique qui devrait arriver dans la semaine.

Et du coup, j’entame La triste histoire des frères Grossbart de Jesse Bullington aux éditions Eclipse.

Serafina

Autour de Londres de Lydie BlaizotJ’ai terminé la semaine dernière la Tour des Illusions de Anthelme Hauchecorne, mais pas le Trône de Fer Tome 2… Je l’ai juste assez avancé pour ne pas être dépassée par la série TV.

J’ai en parallèle commencé Autour de Londres de Lydie Blaizot, j’avais découvert cet auteur avec son roman La Maison de Londres au milieu de l’année dernière. Cette fois, il s’agit d’un recueil de nouvelles vampiriques aux éditions du Petit Caveau. Les nouvelles reprennent plus ou moins les mêmes personnages que le roman, et il peut se lire indépendamment. Jusqu’à présent, page 77 sur 200, c’est très bon.

Hop hop, et vous, que lisez-vous ? Va falloir nous le dire maintenant qu’on fait l’effort de continuer !


C’est Lundi, que lisez-vous ? #1

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 23 mai 2011, avec 6 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Comme on est presque aussi asociaux sur le net que dans la vrai vie, on n’avait jamais participé à l’expérience jusqu’à présent. Mais bon, on est aussi des oufs dans nos têtes. Donc on a décidé de faire des efforts et de participer nous aussi à cette mouvance. Donc, c’est lundi, que lisons-nous ?

dabYo

J’ai fini hier ma lecture d’un roman des éditions J’ai Lu, Le Shogun de l’Ombre de Jérôme Noirez. C’était une lecture tout aussi bonne que ma première rencontre avec l’auteur, Le Chemin des Ombres. Mais cette fois, le Fantastique se mêle à des intrigues plus policières, dans le Japon Féodale.

Elric: Les buveurs d'âmes de Moorcock et ColinDu coup, j’ai entamé la lecture d’un second livre, un nouveau tome de la saga Elric. Son éditeur tente actuellement de le placer au sein d’une sorte de buzz, à renfort de service presse et de concours. Vous pourrez d’ailleurs en remporter un exemplaire dès demain sur if is Dead, si tout se passe bien. Les buveurs d’âmes est un roman conjointement écrit par Michael Moorcock et Fabrice Colin, qui se situe en plein dans l’épopée du prince dragon, mais qui ne nécessite pas d’avoir lu les tomes précédents. Ça tombe bien puisque ce n’est pas mon cas. Pour le moment, vu que je n’ai lu qu’une vingtaine de pages, rien à signaler. Le style se lit bien, à voir pour la suite.

Serafina

Le Donjon Rouge, Trône de Fer Tome 2, George R.R. MartinPuisque je suis connue pour avoir diverses personnalités, je n’ai rien trouvé de mieux que de lire deux livres en parallèles. Tout d’abord, je lis le deuxième tome du Trône de Fer, Le Donjon Rouge.C’est en fait la deuxième partie du tome 1 en VO. Je le lis histoire de ne pas voir la série sans avoir préalablement relu le livre. J’en suis à la page 200 sur 500 et j’aurais sans doute terminé à la fin de la semaine. Il n’y a rien à dire, Le Trône de Fer de George R.R. Martin, c’est juste génial.

En parallèle je lis La Tour des Illusions de Anthelme Hauchecorne aux éditions Lokomodo, roman que j’ai choisi car l’auteur avait l’air sympa sur les photos promos (…). Le roman s’avère être du Fantastique très mordant sur notre société, avec de belles touches Pratchettiennes. J’en suis à la page 140 sur 250, et là encore je prévois de le finir dans la semaine.

illman

L'Ennemi dans l'Ombre Tome 2, de David WeberJe suis en ce moment sur le Tome 2 de L’Ennemi dans l’Ombre de David Weber. A l’ouest rien de nouveau, c’est toujours de la Hard SF, aussi douloureux pour moi que pour le premier tome.

Autant vous dire que je ne suis pas prêt de l’avoir fini celui-là étant donné que je n’en suis qu’à un cinquième du bouquin au bout de deux semaines. Je ne dis pas que c’est mauvais, ça me rase et j’ai peu d’espoir de sortir de cet état de fait…

Hop hop, et vous, que lisez-vous ? Bon ok, il y a de fortes chances que nous ne retentions jamais l’expérience, mais, on sait jamais !


Thor de Kenneth Branagh

Serafina dans Critiques, Films le 20 mai 2011, avec 2 commentaires
Critiques

Thor est la dernière adaptation au grand écran d’une de ses franchises de Marvel. Cette fois, c’est son comic The Mighty Thor qui y passe, avec une réalisation par Kenneth Branagh, plus connu pour ses rôles d’acteur shakespearien et son interprétation du Pr Lockheart dans Harry Potter. Pas franchement emballés par les diverses bandes annonces, nous avions des tickets cinéma à écouler et nous nous sommes donc rendus dans les salles obscur pour aller voir Thor, sans grand enthousiasme, ni espoir. Synopsis ?

Thor

Seulement deux personnages ont un quelconque intérêt sur cette affiche: saurez vous les trouver ? Ok je déconne, y en a aucun.

Thor, fils d’Odin, vit au royaume d’Asgard, entouré de ses amis et de son frère Loki. Il est très puissant, mais aussi fort arrogant. Et quand il manque de déclarer une guerre à cause de son impétuosité, papa Odin décide de le bannir du royaume et de l’envoyer sur Terre. Thor, privé de ses pouvoirs, atterri donc sur terre, et plus précisément contre la vitre de la voiture de Jane Foster, physicienne spécialiste de la cosmologie.

Thor est le premier héros non-terrestre de Marvel à être mis en scène. Là où Iron Man, X-Men et autres Hulk se passaient relativement dans notre monde, Thor amène le concept d’autres planètes et d’autres mondes. Le monde d’Asgard est relativement bien réalisé , et m’a beaucoup fait penser à Coruscant de Star Wars. Les graphistes ont fait un bon travail, et la réalisation est gorgée de beaux effets de plongée, de rotations et autres pour nous présenter Asgard comme majestueux et imposant. Bon, outre la réalisation graphique impeccable, je reste perplexe sur les choix graphiques eux même, le Bifrost fait un peu cheap et la ville un peu trop moderne pour une Asgard, mais soit. Malheureusement, je suis aussi perplexe sur les choix graphiques des méchants, les Géants de Glace, les méchants de l’histoire sont assez moches, et font, eux aussi, très cheap.

Thor

Mec, ma Xbox a freezé, j'ai la haine, tavu

La réalisation du film est très classique, malgré de nombreux cadrages « penchés », chose qui m’a fait tiquer un peu, mais que les personnes qui m’ont accompagnée n’ont pas noté. Il n’y a pas réellement grand chose à dire, avec pas mal de travelling, c’est fluide, les scènes sont compréhensibles, bagarres omises, avec quelques angles de vues originaux. D’un autre côté, on attend pas forcement d’un blockbuster de prendre des risques, l’intérêt s’il existe est ailleurs. Bref, la réalisation de Thor est tout à fait honorable. Les effets spéciaux ne sont pas trop gros, bien qu’il y ait une réelle surenchère à certains moments qui flirte avec le ridicule, tant ces derniers seraient tout à fait dispensable.

Le premier problème de Thor, et comme on pouvait l’attendre, c’est bien le scénario. Ce dernier flirte entre la facilité et l’inexistence, ne se donne même pas la peine d’être consistant. Le traitre de l’histoire se repère dès ses premières secondes d’apparition, ne laissant aucun suspens. On a aussi un peu l’impression qu’il n’y a pas réellement de scénario, on est baladé, sans trop connaître le but de l’histoire, si tant est qu’il y en est un. Bien sûr, là encore, on n’attend pas de grande complexité dans le scénario dans un blockbuster, Iron Man 2 en est la preuve par exemple. Mais il faut une ligne directrice, bref, quelque chose. Alors certes, il fini par y avoir une intrigue, mais gravite autour tellement de scènes sans rapport et sans intérêt que ça en devient ridicule.

Thor tout nu

Cette fois, saurez vous trouver la tête de l'acteur ?!

Aucun personnage n’est réellement fouillés, et à part Thor et Odin, et encore. Certes, Chris Hemsworth qui joue Thor fait très bien le benêt musclé, mais ses performances s’arrêtent là. On s’interroge d’ailleurs sur l’utilité des plans le montrant dénudé, à part pour jouer sur la corde de la fane de Twilight qui bave sur les pecs de Jacob. Outre ces deux personnages, quasiment tous ne font que de la figuration, même Natalie Portman qui joue Jane Foster ne sert finalement à rien pas grand chose. Mention spéciale aux compagnons de Thor dont je n’ai pas retenu le nom qui n’ont aucun relief malgré leurs jolies armures et leurs quelques apparitions. En fait, on se demande même ce qu’ils foutaient dans le film. On passera sur les personnages du Shield, qui ne sont là que pour faire des références à d’autres Marvel, et à brouiller la trame principale en rajoutant à notre héros quelques difficultés complètement hors de propos.

En dehors du comique de répétition autour de l’arrivée de Thor sur Terre, l’humour n’est pas vraiment présent contrairement à un Iron Man qui fait quand même beaucoup sourire. Il y ‘a seulement Darcy, la fille qui accompagne Jane et jouée par Kat Dennings, qui fait des remarques un peu bébêtes. L’humour se résume à faire passer les personnages (Thor ou Darcy en l’occurrence) pour des benêts stupides. Dommage.

Shield dans Thor

Afin de respecter le quota de scènes sans intérêt du film, nous insérons une image sans intérêt. On aurait pu rajouter une image Hors Sujet, aussi.

Finalement, ces défauts sont juste un poil plus présents que dans les blockbusters habituels, mais ça n’en ferait pas forcément un film long et ennuyant s’il n’y avait pas un dernier point négatif. Le point négatif pour être exact. Alors qu’on nous promet de l’action, on se retrouve finalement avec un titre mou du genou. Oui, il y a quelques bagarres, plus ou moins bien réalisées, mais elles n’ont rien d’épique. Pour qu’un combat ait un intérêt, il faut au moins que le film fasse semblant que son issue soit inconnue. Thor ne s’en donne jamais la peine. Rendues fouillis par la surenchère d’effet spéciaux, elles n’ont aucun intérêt et ne sont pas spectaculaires pour un sous. Une passe d’arme d’un Pirate des Caraïbes vaut l’ensemble des scènes d’action mises bout à bout. Dommage.

Au final, malgré de très nombreuses longueurs, ça se regarde. A chaque instant, on se demande si on ira encore plus bas. Les personnages sont creux, le suspens est inexistant. Thor prépare beaucoup Avengers, mais dans l’absolu je pense qu’il est totalement dispensable, et je ne vous le conseille pas au cinéma, ni même en DVD. Un film qu’on oubliera, vite.


Neverwhere de Neil Gaiman

Serafina dans Critiques, Livres le 16 mai 2011, avec 4 commentaires
Critiques

Neverwhere est un roman de Neil Gaiman écrit en 1996, qui est en fait l’adaptation en livre d’une mini-série de 6 épisodes diffusée sur la BBC et scénarisée par… Neil lui même. Le roman se situe dans la catégorie Urban Fantasy et a acquis une sorte de statut culte. En effet, initialement traduit par Au Diable Vauvert, puis édité en poche par J’ai Lu, il a été pendant quelques années introuvables, en faisant une sorte de St Graal de l’amateur de Fantasy… Il a récemment était réédité en grand format par son traducteur, puis de nouveau en poche par J’ai Lu au début de cette année 2011. Du coup, l’attente était forte quand j’ai entamé ce bouquin, et j’avais extrêmement peur d’être déçue. Synopsis ?

Neverwhere de Neil Gaiman

Richard Mayhew vit à Londres, une petite vie sans histoire, une jolie fiancée, bref, la vie d’un londonien lambda. Mais un jour, il sauve la vie d’une jeune fille : Porte.  Sans le savoir, Richard vient de faire basculer sa vie, il va tout perdre, et découvrir le Londres d’En Bas.

Je ne vous en dirais pas plus, mais je vais vous dire une chose : Neverwhere est à la hauteur de son aura et bien plus encore. Tellement qu’il est très difficile de commencer cette chronique. Neil Gaiman nous propose ici une histoire dans le plus pur style d’Urban Fantasy avec un monde qui cohabite avec le notre, se croisant parfois, mais que nous ignorons : bref, comme le monde des sorciers dans Harry Potter. Nous suivons Richard, totalement novice, qui découvre peu à peu le monde dans lequel il est tombé, et c’est l’occase pour nous de le découvrir aussi. En toute honnêteté, le personnage principal, donc Richard, est assez transparent, ce n’est pas forcément un personnage auquel on s’attache au contraire des personnages secondaires. Richard est juste là pour nous permettre de rentrer dans le monde via ses yeux.

Et quel monde fascinant. On retrouve le Neil Gaiman à l’humour corrosif et si souvent absurde qu’on avait pu apprécier dans De Bons Présages par exemple. Le roman est rempli de perles d’humour et de jeux de mots. Cependant, comme pour Stardust que j’ai lu il y a plusieurs années, le livre est très très fortement ancré dans la culture anglaise, et il est clair que si vous n’avez jamais été à Londres vous passerez à coté d’un certain nombre de références. Pour ma part je l’ai commencé dans l’Eurostar, car je trouvais que c’était l’occasion et j’avais bien raison. Certains jeux de mots sont carrément intraduisibles et expliqués avec des notes du traducteur, Patrick Marcel, en bas de page.

Neverwhere de Neil Gaiman

Couverture de la réédition du Diable Vauvert

Malgré cela, le roman est un vrai plaisir. Il développe un certain nombre de concepts absolument géniaux et qui ne donnent qu’une envie, descendre dans le Londres d’En Bas. Les personnages secondaires sont pour la plupart assez loufoques, et certains sont très attachants notamment une petite Parle Au Rat ou même Porte. L’histoire est assez proche d’un récit initiatique, et Richard se fait balader à la suite des personnages du Londres d’En Bas, mêlé à une sombre affaire de meurtre.

Neverwhere de Neil Gaiman Cependant, le récit atteint une certaine intensité, et au final, il est très dur de s’en décoller, jusqu’à la fin, qui vous laisse un poil abasourdi. Et triste aussi, de quitter ce monde merveilleux.

Neverwhere me faisait un peu peur, mais au final, c’est un livre qui vaut sa réputation, et qui m’a marquée comme peu de livres ont pu le faire. On ne s’ennuie pas une seconde et on alterne entre humour et passages très tristes, voir sombre. La mythologie mise en œuvre est tellement dense qu’on ne peut que regretter qu’il n’y ai pas de suite. Je ne serais pas loin de le placer au niveau d’un A La Croisée des Mondes, ce qui pour moi n’est pas rien. Il est à nouveau assez facile à trouver, vous n’avez donc aucune excuse pour ne pas lire ce bijou.


Malédiction du Sang de Celia Rees

Serafina dans Critiques, Livres le 9 mai 2011, avec aucun commentaire
Critiques

Malédiction du Sang est un roman jeunesse de Celia Rees édité aux éditions du Seuil au début de cette année avec une traduction de Anne-Judith Descombey. Celia Rees a écrit beaucoup de romans jeunesse du genre Fantastique, mais je n’en avais lu aucun avant celui-ci. Bien que servi par un titre un peu cliché et une couverture assez moyenne, voir mauvaise avec son montage assez grossier et mal fini, cela a été ma première lecture du Read-a-Thon d’Avril 2011. Synopsis ?

Malédiction du Sang de Celia Rees

Ellen est gravement malade. Une maladie du sang assez obscure qui laisse les médecins perplexes. Elle séjourne chez sa grand-mère qui habite à Londres près de l’hôpital. En convalescence, la jeune fille explore la maison et notamment le grenier où elle découvre les journaux intimes d’une aïeule, fille d’un médecin en pleine époque Victorienne.

Le roman va donc alterner entre présent et passé, et les destins parallèles des deux héroïnes. C’est un procédé assez intéressant, qui a l’avantage d’être bien mené. Les passage dans le présent sont bien écrits, Ellen est une héroïne touchante. Mais j’ai préféré les passages dans le Londres Victorien , cela ne vous étonne probablement pas, l’aïeule est une fille forte, élevée dans l’ambiance des hôpitaux populaires et entourée de superstitions. Ce découpage a évidemment un effet simple, on a tellement envie de savoir la suite que cela se lit super vite.

Le style d’écriture de Celia Rees est fluide et simple, assez quelconque. Je l’ai trouvé neutre, et agréable, cela se lit bien, pas de problèmes à signaler, mais c’est pas franchement un style marquant. L’intrigue quant à elle est assez simple, je ne vous étonnerais pas en vous disant qu’il y vampire sous coussin. En même temps avec une telle couverture difficile de vous surprendre. J’ai rapidement deviné la résolution de l’intrigue, mais pour un livre jeunesse, ça ne me gène pas, cela ravira sans doute une personne plus jeune, et ce n’est pas trop niais pour que l’adulte soit agacée. Bref, un bon équilibre.

Malédiction du Sang de Celia Rees

Bien que parlant de vampires, nous sommes plus proches de ceux à la Carmilla ou Dracula que d’un Edward de Twilight. La partie Victorienne du roman parle notamment des avancées scientifiques (et des inconnues) autour du sang humain, et des épidémies de fièvres roumaines qui ont en partie forgé le mythe. Ce retour aux origines est grandement appréciable. Par contre, je reste assez perplexe sur la dimension scientifique qui est peut être difficilement compréhensible pour le public jeune. Je pense notamment aux incompatibilités de groupes sanguin, ou de rhésus qu’une jeune lectrice de 12 ans ne comprendra peut être pas. Ceci dit, cela peut être l’occasion de l’apprendre en en parlant avec un adulte.

Malédiction du Sang de Celia ReesLe roman est fortement imprégné par la ville de Londres, comme j’y suis allée il y a peu, cela m’a fortement aidée pour m’immerger. Cependant, il y ‘a de nombreux points discutables géographiquement parlant : la grand-mère habite apparemment vers Hyde Park (et plus précisément Nothing Hill), mais en même temps en face de Highgate Cemetery… Bon les quartiers ne sont pas explicitement cités, laissant un flou, mais cela gène un peu au niveau de l’exactitude.

Au final, Malédiction du Sang de Celia Rees est une excellente surprise. Que cela soit pour les deux histoires en parallèle, ou les vampires plus « fidèles » au mythe. Évidemment, l’ambiance Victorienne est un gros plus. Je recommande ce livre, peut être plus pour un public adolescent, mais un adulte aimant les vampires saurait y trouver son compte.


Le Printemps de Bourges est un festival musical qui se déroule à deux pas de ma ville natale. Ce festival a non seulement mauvaise réputation (agression, etc) mais en plus ne programme généralement absolument rien qui puisse nous intéresser. Et pourtant, parfois, les programmateurs peuvent nous surprendre. Comme cette année, où nous avons découvert une affiche de dingues : Dagoba, Septic Flesh, Punish Yourself, Eluveitie, Epica et Kamelot, le même soir, en région centre. Évidemment, nous avons vite pris notre billet, et le 22 Avril venu, sommes partis direction Bourges. Pas de photos personnelles pour ce report, les appareils étant interdits.

Soirée Metal au Printemps de Bourges 2011

Le concert débute à 18h tapantes, nous sommes tellement habitués aux concerts à la bourre, qu’on arrive tout juste à l’heure, et on rate le premier morceau de Dagoba. En tout honnêteté, ce n’est pas bien grave. A noter que la ponctualité sera un point fort de cette soirée, avec des pauses de 20 minutes à tout péter entre deux groupes. Ce n’est pas le concert d’Eletric Wizard. Seul la pause entre Eluveitie et Epica prendra du temps, sans doute pour mettre les ventilateurs. Le palais d’Auron propose 2400 places, dont la moitié dans la fosse et l’autre dans des gradins. Nous, on est des trues, on va dans la fosse.

Dagoba

On commence donc avec Dagoba, un groupe de Metal venant du sud de la France, nous les avions vu au Hellfest 2009, et somme toute le constat est le même : le groupe est communicatif, il a visiblement la pêche, ca fait plaisir de les entendre parler en français, mais musicalement c’est très moyen, efficace, mais sacrément soupe. Leur style semble avoir évolué, le chanteur chante maintenant pour de vrai, ce qui nous fait beaucoup penser à Stone Sour.

Septic Flesh

Arrive ensuite le premier groupe que j’attendais vraiment de la soirée, à savoir Septic Flesh. Le groupe grec propose un Death Metal très Black et très Goth en même temps : nappes de notes, ambiances lugubres, grunts sur chant féminins et chœurs en backing. C’est la première date de leur tournée The Great Mass, leur dernier album qui est absolument excellent au passage.

Septic Flesh - The Great Mass

Visuellement, c’est assez cliché, sombre, les musiciens sont vêtus d’ armures, le tout entouré des oeuvres sublimes de Seth Shiro Anton, bassiste/chanteur mais aussi graphiste. Pas mal de morceaux de The Great Mass seront joués, pour mon plus grand bonheur : Vampire from Nazareth, A great Mass of Death ou encore Pyramyd God si ma mémoire est exacte. Niveau ambiance c’est tout aussi sombre et lugubre. Le jeu de scène, lui est proche de l’inexistant, c’est très statique, mais en même temps vu la musique cela ne me choque pas. J’ai adoré, par contre dabYo est resté de marbre.

Punish Yourself

Les toulousains de Punish Yourself sont les suivant. Ce groupe fait de l’electro-indus aux grands relents Punk. Le combo est extrêmement respecté dans la scène indus, cependant, à coté des groupes de Death et autres Sympho, on ne peut s’empecher de les trouver un poil dépareillés. Qu’à cela ne tienne, les frenchies vont nous délivrer le show le plus intense de cette soirée.

Connus pour leurs show spectaculaires, ils tiendront leurs promesses : les membres sont intégralement peints de peintures fluos, il y’a des lasers verts devant la scène, un danseur/pyrotechnicien/performeur officie sur certains titres. Y a pas à dire, Punish en met plein la vue. Musicalement, c’est un déluge de beats, un martèlement constant, et une apothéose dont on se souviendra longtemps sur Gay boys in gay bondage.

Eluveitie

Le groupe de Folk Eluveitie prend la suite. Nous avions vu le groupe en Juin au Hellfest 2010 et c’est un des groupes favoris de dabYo. Nombreux sur scènes, près de dix personnes, le groupe utilise des vieux instruments traditionnels pour lesquels la sono avait été moyenne voire décevante au Hellfest. C’est réparé ici avec un réel son, et tous les instruments s’entendent bien.

Eluveitie au Printemps de Bourges

Malheureusement, c’est assez statique, et passer après Punish Yourself n’était pas la meilleure configuration pour le groupe. Même Thousandfold, pourtant l’un de leurs morceaux les plus énervés et agressifs fait pale figure, mou.  Cependant, cela reste bon, avec une setlist similaire à celle du festival, mettant en valeur les deux derniers albums. Et surtout Slania’s song sera jouée, le morceau qui m’avait manqué au Hellfest.

La performance scénique du groupe est aussi plus agréable, le chanteur ayant arrêté de chercher constamment à organiser des circle pits. Cependant, il faudrait dire à la demoiselle qui fait le chant qu’essayer de faire chanter au public un refrain entier en suisse ancien n’est que rarement une réussite. Le groupe organisera un circle pit, qui je pense fut le plus violent de la soirée.

Epica

Enfin, Epica arrive, et arrive pour moi la partie la plus douloureuse de ce report. J’aime Epica, leur second album, Consign to Oblivion est un de mes albums cultes, et c’était la 5ème fois qu’on les voyait. J’avais entendu des critiques sur leur dernière tournée, mais sans plus. Je me disais que taper sur le groupe était la mode. Et puis, et puis, il y’a eu Bourges. Et là, je ne sais par quel bout commencer.

Epica au Printemps de Bourges 2011

Le groupe est rodé, contrairement à Therion qui se sont renouvelés à chaque tournée, c’est les mêmes gimmicks, les mêmes sorties de scène aux mêmes moments, et ce depuis 2007. Le changement de line-up a aussi dû jouer, car le groupe a du mal à faire penser à une « unité », le nouveau restera à l’ecart toute la soirée.

Vocalement, si les grunts sont honorable, Simone peine, et n’est pas aidée par la sono trop forte sur sa voix. Elle ne tient pas ses notes, elle ne les a probablement jamais tenues mais cela était compensé par l’énergie et l’impression de joie d’être là. Sauf qu’ici Epica, c’est froid, c’est mecanique. Bref, dommage.

Kamelot

Kamelot est le petit dernier. Rajouté au dernier moment, le groupe devait jouer ce jour là à l’Elysée Montmartre à l’origine. Le Printemps de Bourges semble avoir été une solution de remplacement, mais il n’y a eu aucune publicité autour de leur venue, du coup une bonne partie de la salle ignorait qu’il y avait un 6ème groupe, la fosse était donc désertée. Nous sommes allés dans les gradins, car soyons honnête Kamelot, ca ne me palpite pas des masses.

Et là, surprise. Ce n’est pas Roy Khan sur scène ! Le lendemain paraitra le communiqué sur le départ officiel de Roy du groupe, il était remplacé pas le chanteur de Rhapsody of Fire. Alors, bon, il s’en tire pas trop trop mal niveau voix, mais Kamelot, c’est Roy quand même. Le groupe a une installation scénique qui me fait penser à Therion, avec des estrades pour les choristes (une fille et un gars). La choriste d’ailleurs est fort agréable à regarder, et contrairement à ce que j’avais pu penser, ce n’est pas Simone. Le reste du groupe est assez statique, et somme toute, ça ne me passionne pas. Bien qu’étant sur la tournée du dernier album pas mal de morceaux du Black Halo sont joués.

Au final, les deux derniers groupes n’ont pas été à la hauteur de ce qui était proposé précédemment. Le trio gagnant est sans nul doute Septic Flesh, Punish Yourself et Eluveitie, qui ont assuré jusqu’au bout. L’ajout de Kamelot était on ne peut plus discutable, surtout que son ajout a forcé les groupes à raccourcir leurs sets. Mais vu le prix du billet d’entrée, ça valait franchement le coût.


Origine, Alpha & Omega Tome 0, de Patricia Briggs

Serafina dans Critiques, Livres le 27 avril 2011, avec 3 commentaires
Critiques

Alpha & Omega est le nom de la seconde série de Bit-Lit de Patricia Briggs. Elle se déroule dans le même monde que sa série Mercy Thompson, que nous avons beaucoup aimé et dont vous pouvez retrouver les chroniques de dabYo. Ce tome 0 est en fait une nouvelle, parue dans un recueil US nommé On The Prowl en 2007, qui a tellement plu que cela a donné naissance à cette seconde série. Les éditions Milady viennent de la traduire et de la publier en France sous le titre Origine, avec une traduction de Éléonore Kempler. Synopsis ?

Origine, Alpha & Omega Tome 0, de Patricia Briggs

Charles, fils du Marrok des États-Unis, c’est à dire le loup-garou le plus puissant, est envoyé à Chicago pour faire le tri parmi une meute de loups garou qui semble poser problème. Pour cela, il doit rencontrer et protéger, Anna, une jeune louve maltraitée par sa meute.

Un petit point sur l’édition avant toutes choses. Les éditions Milady ont sorti le tome 1 de la série Alpha & Omega avant ce tome 0. Mais des échos que j’ai pu avoir, notamment illman, il est vraiment nécessaire de lire le 0 avant le 1, sous peine d’être totalement perdu. Et vu que c’est indispensable et que le premier tome était déjà publié, Milady publie donc le tome 0 « seul », tome de 120 pages à tout casser, à 6 euros. Ce qui est quand même un poil scandaleux ! Mais bon, money is money. En prime, la couverture de Maurizio Manzieri est plutôt très moche.

Cependant, contexte éditorial mis à part, il faut quand même dire que cette nouvelle est vraiment très bonne. Grâce à son format, on est directement projeté dans le vif du sujet. J’ai particulièrement apprécié ce point, j’ai lu ce roman dans le cadre du Read-a-Thon et du coup c’est idéal, il n’y a pas de temps mort. Patricia Briggs nous présente rapidement les deux personnages principaux, qui sont relativement fouillés pour des personnages de nouvelle. Nous avions croisé Charles dans la série Mercy, mais il est beaucoup développé ici. Je pense que la nouvelle est accessible aux néophytes, c’est à dire ceux qui n’ont pas lu Mercy Thompson, mais il y aura un certain temps d’adaptation, des termes comme Marrok, ou Alpha sont expliqués assez succinctement. L’univers tourne ici exclusivement autour des loups garous. Pas d’autres créatures surnaturelles en vue pour le moment.

Origine, Alpha & Omega Tome 0, de Patricia BriggsDe son côté, l’histoire ‘est assez basique, nouvelle oblige, mais plutôt bien menée. On s’intéresse notamment à une partie de la vie des loups garous qu’on n’avait pas vue dans Mercy, mais je ne peux pas vous en dire plus. Ce tome sert avant tout  à introduire les personnages que son Charles et Anna, ainsi que la spécificité d’Anna, qui est une louve assez spéciale, elle n’a en effet pas d’instinct de bagarre comme les autres loups. C’est une particularité très importante qui va je n’en doute pas, être réutilisée dans la série. En plus la jeune fille est attachante, car très peu sûre d’elle et toujours sur la défensive. On est assez loin de Mercy. De même, apparemment, il n’y a pas de triangles amoureux qui se profile, pour notre plus grand bonheur. Les dilemmes sentimentaux étant un des points noirs de l’autre série.

Au final, ce tome introductif Origine donne surtout envie de commencer la série. L’histoire est bien menée et directe, il n’y a que peu de tergiversations contrairement à certains tomes que l’on pouvait trouver dans l’autre série. Anna est une héroïne intéressante. Bien que se déroulant dans l’univers de Mercy Thompson, Alpha & Omega s’annonce assez différente, et j’ai déjà acheté le premier tome.