C’est Lundi, que lisez vous ? #13

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 15 août 2011, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

Du Paganisme à Nietzsche de Nicolas WalzerJe suis toujours en plein Qu’a-t-elle vu, la femme de Loth ? de Ioànna Bourazopoùlou, mon avis reste le même: c’est un excellent bouquin. J’en suis à un peu plus de la moitié, et je commence à peine à entrevoir où veut en venir l’auteur. Très addictif.

A côté de cela, j’ai commencé moi aussi une lecture du Camion, mais du Camion Blanc cette fois: Du paganisme à Nietzsche, que ma offert Serafina. Il s’agit d’une étude de Nicolas Walzer sur la mouvance paganiste au sein de la communauté du Metal en France, qui d’après l’auteur prend peu à peu le pas sur le satanisme. J’en ai trop peu lu pour le moment, mais j’ai hâte.

Serafina

J’ai terminé le premier tome de Rose Aimée de Béatrice Bottet aux éditions du Matagot. Le roman confirme ce que j’en pensais depuis le début, est donc très bon jusqu’au bout. J’ai hâte de lire le deuxième tome et de savoir comment tout cela va se terminer.

J’ai ensuite commencé Rage de Dents de Marika Gallman, la dernière parution du Petit Caveau, de la Bit-Lit version frenchie. Et pour le moment, bien qu’il ne soit pas exempt de certains défauts, c’est un très bon bouquin, léger, qui se lit bien. J’en ai lu 120 pages sur 300 et l’histoire commence à démarrer. Bref, à suivre.

La Bible Gothique de Nancy KilpatrickEn parallèle, après avoir terminé La Bible Satanique de LaVey dont la chronique ne devrait pas tarder, j’ai commencé La Bible Gothique de Nancy Kilpatrick et pour le moment, je suis partagée entre la perplexité et la consternation.

J’ai vraiment l’impression que l’auteur mélange tout et n’importe quoi, relie des trucs de manière bizarre, quand elle ne fait carrément pas des affirmations fausses. Et je pense que la traduction n’aide pas. Bref, pour le moment je ne vous le recommande pas, à voir si ça s’améliore au fil des pages.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


MdM#31: War On Terror de MaYaN

Actualité ou Coup de coeur, c'est le morceau du moment

Serafina dans Actualité, Musique le 14 août 2011, avec 2 commentaires

MaYaN est un super groupe, composé de membres d’Epica et d’After Forever entre autres. Le projet, initié par Mark Jansen a sorti son premier album il y a quelques semaines déjà, et il faut dire que l’accueil critique n’était pas au rendez-vous. Malheureusement, comme beaucoup de super-groupes, musicalement ce n’est pas à la hauteur et leur Death Metal Symphonique était plutôt insipide. On connaissait le compositeur principal d’Epica pour son côté engagé, et sur l’album de MaYaN figure War On Terror, un titre qui comme prévu parle de guerre. Le clip aussi.

Il y aurait énormément à dire sur le clip, car si la musique est banale, tirant dans le mauvais sans être inécoutable, le clip lui est un ramassis des pires clichés possibles. Les soldats, ils sont méchants, ils clopent et ils violent les pauvres irakiennes. A coté, MaYaN joue dans le désert, observé et menacé par un hélico. Deux hélicos ça coutait trop cher. Je peux comprendre qu’on soit contre la guerre, mais de la à faire un truc aussi conventionnel que ce clip, cette scène de viol aussi pathétique qu’inutile et ces clichés sur les militaires, j’ai du mal…

Sinon, on vous a dit qu’on trouvait ça mauvais ?


Zombie Thérapie de Jesse Petersen

Serafina dans Critiques, Livres le 9 août 2011, avec 10 commentaires
Critiques

Zombie Thérapie est un roman de Jesse Petersen sorti il y a peu aux éditions Milady et paru en 2010 aux États-Unis, et que j’ai reçu via un partenariat avec Livraddict et Milady que je remercie au passage. Il faut dire que avec sa couverture en aplat ultra-girly de Noémie Chevalier, l’aspect à priori-second degré et « fun », c’est un roman qui me tentait énormément. Un peu de dérision dans le monde trop sérieux de la Bit-Lit ? Dans la même veine qu’un Vampire Kisses ? Synopsis.

Zombie Thérapie de Jesse Petersen

Sarah et David sont un couple au bord du divorce. Ce jour là ils se rendent chez leur thérapeute… Mais ils trouvent cette dernière en train de bouffer le couple précédent. En effet, une épidémie de zombie est apparue à Seattle, et Sarah et David vont devoir se battre pour leur vie ! Ce qui pourrait bien sauver leur couple au passage.

Typiquement, on est dans un roman qui mixe zombies et Chick-Lit. Le résumé me donnait envie, et je m’attendais à un roman absurde et plein d’humour. Le problème c’est qu’entre l’espoir du quatrième de couverture et la réalité, il y a tout un monde. Zombie Thérapie est un roman écrit à la première personne, par Sarah donc. Le style de Jesse Petersen est très simple et direct. De ce fait, le roman se lit très rapidement, j’ai à peine mis un jour pour en venir à bout. Sarah n’est pas une lumière, donc le style est à son image, simpliste avec du vocabulaire de base et des références à la pop-culture. Au passage, la traduction m’a semblée plutôt bonne, on n’est pas perdu dans les références.

L’action est là, non-stop, on passe par toutes les étapes des survies en cas d’attaque zombie : recherche d’armes, de nourriture, et autres clichés. On ne s’ennuie pas une seule seconde et les obstacles s’enchaînent les uns après les autres, ce qui fait que la lecture avance sans le moindre temps mort.

Zombie Thérapie de Jesse PetersenL’idée de base est bonne, et fun pour de la Bit-Lit. Le problème c’est que passé les premières scènes plutôt sympathiques, on arrive dans un roman on ne peut plus conventionnel, où tous les clichés des films de zombie sont respectés à la lettre, et l’auto-dérision des premières pages cède vite la place à plus de sérieux, et il faut le dire beaucoup moins de fun.

Du fait de l’action non-stop on ne peut pas dire que les personnages soient très développés, à vrai dire, j’ai trouvé les deux personnages totalement interchangeables et ils ne me marqueront pas du tout. Les situations sont prévisibles de bout en bout et souvent c’en est agaçant de deviner les trucs avant les personnages.

Au final, je ne dirais pas que Zombie Thérapie est un roman désagréable. Le roman de Jesse Petersen se lit bien, et sans prise de tête, mais il n’est pas à la hauteur de ce que j’attendais et est totalement dispensable. A lire si vous n’avez rien de mieux à lire quoi, mais vu la concurrence du moment sur le secteur de la Bit-Lit, ça m’étonnerait. A noter qu’il existe une suite, mais je ne compte pas la lire.


C’est Lundi, que lisez vous ? #12

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 8 août 2011, avec 4 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Le retour du soleil n’a pas été bien long, c’était plutôt nuages et pluie cette semaine.

dabYo

Qu’a-t-elle vu, la femme de Loth ? de Ioànna BourazopoùlouJ’ai continué (très) lentement Qu’a-t-elle vu, la femme de Loth ? de Ioànna Bourazopoùlou, plus par manque de temps qu’autre chose. Car conformément à ce que j’avais pu lire, ce roman m’a vraiment l’air très bon. Je n’en suis qu’aux prémisses, n’ai fait que découvrir les quelques personnages qui prennent part à l’histoire sous une forme épistolaire (et je ne sais pas si cela va continuer), mais j’adore.

On s’attache très vite aux personnages, à la situation. Si le postulat de base est difficile à avaler (le Sud de l’Europe a entièrement été englouti par la Mer Méditerranée et Rouge), on s’y fait. Je regrette vraiment d’avoir pu en lire si peu.

illman

J’ai enfin fini d’acheter et de lire le comics scénarisé par Warren Ellis, Transmetropolitan, excellent de bout en bout. A part ça, je n’ai fait que lire du manga, l’intégrale de Stratège, un manga sorti il y a un bout de temps chez Tonkam et qui est tout bonnement excellente. J’ai ressorti mes Bastard !! pour me rappeler que l’auteur savait dessiner avant, et j’ai enquillé sur les tomes 12 à 19 de Beck, un manga sur le rock que j’aime bien mais que j’avais arrêté d’acheter, j’ai recommencé et je compte finir les 15 derniers tomes le mois prochain.

Serafina

Zombie Thérapie de Jesse PetersenCette semaine a été très chargée sur le plan professionnel, du coup je n’ai pas avancé comme je l’aurais voulu. J’ai terminé Soleil Noir de Nicholas Goodrick-Clarke qui s’est révélé un ouvrage fort intéressant, mais aussi un poil catalogue, je pense que j’approfondirais certains points avec d’autres livres.

J’ai avancé un peu Rose Aimée, mais malheureusement fort peu, surtout que je l’ai oublié au bureau vendredi soir. J’ai donc commencé La Bible Satanique de Anton-Szandor LaVey, après toutes ses années à me faire appeler « wesh satan », il était temps de lire cet ouvrage, qui me laisse surtout perplexe. Il est très vigoureux envers les autres religions et semble surtout être fait de philosophie de comptoir. M’enfin, on verra, j’en suis à la moitié.

Et j’ai aussi lu Zombie Thérapie de Jesse Petersen suite à un partenariat avec Livraddict. Ce bouquin de Bit-Lit me semblait fun et plutôt second degré, en réalité il a surtout été ennuyeux, plat et sans intérêt. Mais on en reparlera.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


MdM#30: Committal de Instant Pyrolysis

Actualité ou Coup de coeur, c'est le morceau du moment

Serafina dans Coup de Coeur, Musique le 7 août 2011, avec 3 commentaires

Sur if is Dead, les MdM sont souvent utilisés pour vous montrer des clips de nos groupes favoris. Mais on aime aussi vous en faire découvrir de nouveaux. Et c’est le cas cette semaine, avec Instant Pyrolysis, un groupe de Dark Ambient Français qui sort là son tout premier clip, il me semble. Vu le genre, musicalement, c’est à la fois épuré, froid et mélancolique. Un genre que certains rédacteurs ici apprécient grandement.

Le clip suit la musique, un sanatorium, une fille au regard vide (en l’occurrence Marionita Page, qui fait les chants féminins sur le morceau) et des toubibs inquiétants. Certains diront que ça fait cliché. Il faut dire que oui, ça fait carrément cliché, et que, bien sur, la réalisation n’est pas des plus folles. Mais pour un premier jet on pourra dire que c’est plutôt respectable, surtout lorsqu’on voit la qualité des clips de certains groupes dont le budget est beaucoup plus conséquent. Pour découvrir un peu plus leur musique, nous vous invitons à visiter leur site web.


La collection Darklight de J’ai Lu a vu il y a quelques semaines l’arrivée du premier tome de la série Chasseuse de Vampires de Nalini Singh. Servi par une très belle couverture, traduit par Luce Michel et avec un titre accrocheur, Le Sang des Anges, je n’y ai pas résisté bien longtemps. Le premier tome de cette série de Bit-Lit est paru aux États-Unis en 2009 et la série en compte actuellement cinq. Synopsis ?

Le Sang des Anges, Chasseuse de Vampires Tome 1, de Nalini Singh

Elena est une chasseuse de la guilde, la meilleure. Elle chasse généralement des vampires qui se seraient enfuis. En effet, dans le monde d’Elena, les vampires sont Transformés par les Anges, en échange d’un contrat de service d’une centaine d’année. S’ils ne le respectent pas, les Anges chargent Elana de s’en occuper. Sauf que cette fois, elle n’est pas contactée par n’importe qui, mais par l’Archange de la ville de New York : Raphael. Et ce dernier n’a pas décidé de la lancer à la poursuite d’un vampire, mais d’un autre Archange.

Comme vous pouvez le voir avec ce synopsis, Chasseuse de Vampires bénéficie d’un univers très original. On n’est pas juste dans un monde où les vampires ont révélé leur existence, mais on découvre aussi que les anges y existent et qu’ils sont liés. Ceux ci sont organisés de manière hiérarchique et si on retrouve les archanges de notre culture judéo-chrétienne : Raphael, Michael (Michaela dans notre cas), on trouve aussi des anges d’origines variées. On n’est pas dans un Anne Rice pour autant, et il faut prendre les anges de manière déconnectée de la religion.

Les anges cohabitent donc avec les humains, et la société fonctionne en prenant en compte ces créatures et notamment les volontaires pour devenir vampire. Nalini Singh nous propose là un monde assez éloigné des habitudes en Bit-Lit et du coup parfaitement passionnant. La mythologie vampirique est elle aussi du coup très originale, vu que les vampires sont des Transformés volontaires par les anges.

On n’échappe pas malheureusement à la tension sexuelle entre deux personnages. C’est évidemment entre Elena et l’archange sexy mais darkinou. Je ne sais pas ce qu’il en est en version originale, mais j’ai eu l’impression que le roman était un peu trop cru à mon gout à ce niveau. Non pas pour des descriptions de scènes de sexe, car il n’y en a quasiment pas, mais pour le vocabulaire. C’est vulgaire assez inutilement. Cependant, ça va, on est loin de la dérive des derniers Anita et autres Merry Gentry.

Angels Blood, Le Sang des Anges, Chasseuse de Vampires Tome 1, de Nalini Singh

La couverture originale, moins abstraite mais plus banale

Il convient d’ailleurs de parler un peu de la traduction que j’ai trouvé vraiment mauvaise.  En effet, il y a plusieurs problèmes : d’un coté, des références à la culture américaine qui ne sont pas adaptée (titres des magasines de mode par exemple) et nous laissent un peu de coté, mais aussi des traduction un peu trop littérales : qui en France dit « elle a mis des pantalons cargo » (le mot anglais étant cargo pants …) ? De même, en version originale la série s’appelle Guild Hunter, mais a été traduit en chasseuse de vampire. On se doute bien que c’est motivé par des raisons commerciales, et ça ne dérange pas réellement, mais bon.

Le Sang des Anges, Chasseuse de Vampires Tome 1, de Nalini SinghCeci dit, la traduction est vraiment le seul point faible de ce roman de 500 pages qui se lit réellement très vite. Les personnages sont bien développés, et j’ai particulièrement apprécié Elena qui n’est pas caricaturale et dont les réactions ne semblent pas illogiques. L’action est bien menée et on ne s’ennuie pas au court de l’histoire. Les personnages secondaires sont suffisamment esquissés, mais là encore on est au début d’une série, et donc dans une optique de placement de l’histoire et des personnages. L’action et la découverte du monde sont bien dosées, et le roman est équilibré.

Chasseuse de Vampires est donc clairement une série à suivre de très près. Si mon bilan est très positif pour le moment, j’avoue que la fin me fait un peu redouter les prochains tomes. J’ai peur que l’enthousiaste du premier tome ne disparaisse pour rentrer dans un schéma plus traditionnel. A voir. Mais en tout cas, ce premier tome qu’est Le Sang des Anges peut se lire indépendamment et je vous le conseille grandement si vous en avez un peu trop marre des clichés de la Bit-Lit et que vous avez envie de lire un roman sympathique à l’univers passionnant.


Le premier tome des Mystères de Harper Connelly avait été un de mes coups de cœur du premier semestre. Moi qui n’aimait pas réellement Charlaine Harris, j’avais été conquise par ce mélange de Policier et Fantastique, simple, direct et bien mené. Je n’ai donc pas tardé à m’intéresser au Tome 2, Pièges d’outre-tombe, toujours aux éditions J’ai Lu avec une traduction de Sophie Dalle. Synopsis ?

Pièges d’outre-tombe, Harper Connelly Tome 2, de Charlaine Harris

Harper Connelly a été frappée par la foudre et depuis elle « sent » les morts. Cette fois, elle est appelée à Memphis pour faire une démonstration de son don devant une classe d’université spécialisée dans le paranormal. Sauf que son don est bien réel et va l’amener à découvrir un cadavre qui n’aurait pas du se trouver là: Tabitha une fillette disparue qu’elle avait recherché plusieurs mois auparavant.

Bien qu’étant un deuxième tome, Pièges d’outre-tombe peut se lire de manière totalement indépendante du précédent. Comme dans la plupart des séries policières, les particularités de l’inspecteur (et ici Harper, qui n’est pas réellement inspecteur en plus) sont rappelées à chaque roman et permettent à chacun de prendre la série en cours de route. De même les événements de Murmures d’outre-tombe n’ont pas réellement eu d’impact, du coup, vous ne vous sentirez pas perdus si vous le faites.

On retrouve ce qui avait fait la qualité du premier tome: des personnages assez simples, sans être caricaturaux. Bref ils sont accessibles et « normaux », peu ou pas de super-pouvoirs, certes Harper a un don mais c’est abordé de manière assez simple et sans fioriture. Le style de Charlaine Harris est très direct, et parfois un peu trop. J’ai l’impression d’avoir beaucoup de phrases à la construction ultra basique « sujet verbe complément ». C’est pas très dérangeant mais je pense qu’il pourrait y avoir matière a faire un peu mieux. A moins que cela vienne de la traduction de Sophie Dalle, mais j’en doute, car elle est bonne dans son ensemble.

Grave Surprise, Harper Connelly, Charlaine Harris

D’une manière générale, ce second tome montre que Charlaine Harris reste assez « en dehors » de ses personnages, et bien que l’on sente poindre une petite histoire d’amour sous-jacente, ce n’est pas du tout le centre du récit. De même, si on connait le passé des héros, il ne prend pas réellement une très grande place et on apprend assez peu de choses de leur vie privée.

L’intrigue elle est bien menée. Alors certes, on n’est pas dans un grand Denis Lehane mais c’est tout à fait honorable. J’ai trouvé que le tout était suffisamment complexe pour ne pas s’ennuyer et ne pas tout comprendre trop vite avant l’héroïne. Cependant, j’avoue que j’ai été perplexe sur certains points. Je pense notamment à la religion des parents de la fillette qui est beaucoup mise en avant mais qui ne sert à rien au final. Ou alors je n’ai pas compris l’implication la chose.

Pièges d’outre-tombe, Harper Connelly Tome 2, de Charlaine HarrisAu final, Pièges d’outre-tombe est dans la droite lignée du précédent tome, et inscrit pour moi Les Mystères de Harper Connelly dans les meilleures séries de cette année. C’est sans prétention, mais diablement efficace, et me fait beaucoup penser aux Vicki Nelson, un de mes coups de cœur de l’année dernière, de par son coté très proche des policiers traditionnel. La différence étant que Vicki est une fille normal qui enquête sur des faits surnaturels, alors que Harper est une fille aux pouvoirs surnaturels qui enquête sur des faits normaux.

Bref, on est bien loin des dérives de la Bit-Lit du type Merry Gentry. Je vous le recommande donc chaudement.


C’est Lundi, que lisez vous ? #11

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 1 août 2011, avec 3 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Le retour du soleil n’a pas rimé avec lecture, cette fois, on dirait.

dabYo

Le Jeu de l'Ombre de Sire CédricJ’ai donc continué et terminé ma lecture du dernier Sire Cédric aux éditions le-Pré-aux-Clercs, Le Jeu de l’Ombre. Ce Thriller Fantastique, nouveau genre de prédilection de l’auteur, a comblé mes envies. Comme de nombreux livres du genre, il ne s’agira sans doute pas d’un roman qui marquera ma vie de lecteur, mais il n’empêche que c’était une lecture très agréable et idéale pour l’été.

J’ai ensuite commencé un roman de Science-Fiction traduit du grec, Qu’a-t-elle vu, la femme de Loth ? de Ioànna Bourazopoùlou. Pour l’instant, je n’ai lu que les trois premiers chapitres. Il semblerait que ce soit un roman épistolaire, avec un certain nombre de protagonistes différents mais liés. Je dois avouer que si le premier chapitre m’a carrément perdu, la suite m’a beaucoup plus plu, et le style est vraiment agréable à lire.

Serafina

Soleil Noir de Nicholas Goodrick-ClarkePersonnellement, cette semaine, je n’ai fait que lire les deux romans que j’avais commencé la semaine dernière. Il me reste 40 pages de Soleil Noir de Nicholas Goodrick-Clarke, l’étude sur les mouvements néonazis, leurs idéologies plus ou moins mystiques, et les risques que cela représente. Assez complet et très intéressant.

Le premier tome de Rose-Aimée de Béatrice Bottet quant à lui s’est révélé être un roman très intéressant, captivant et bien écrit. Il ne m’en reste plus que 100 pages, et c’est vraiment très bon. Cette semaine, je compte donc les finir et je ne sais pas ce que je lirais ensuite.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


C’est Lundi, que lisez vous ? #10

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 25 juillet 2011, avec 13 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Chargée cette fois encore, d’ailleurs.

dabYo

Palimpseste de Charles StrossLa semaine a débuté avec la lecture de la fin de Palimpseste de Charles Stross, ce roman de Science-Fiction publié par J’ai Lu dans sa collection Nouveaux Millénaires. Comme je le redoutais, le bouquin a continué de me balancer mots scientifiques sur mots scientifiques, sans réel lien, matière entre eux. Et comme je m’en doutais, je dois avouer que je n’ai pas compris grand chose. Si ce n’est que cela me semble être une jolie imposture. Quiconque a un minimum de connaissance sait qu’un octet ne fait pas 6 bit. Alors écrire, noir sur blanc, que 6 x 1025 bit = 1025 octet, et être scientifiquement crédible, ce n’est pas possible. Ironiquement, le livre m’a plu.

Je n’ai pas continué A Dance with Dragons, par contre, j’ai bien entamé le dernier Thriller Fantastique de Sire Cédric: Le Jeu de l’Ombre. Il y a quelques années maintenant, avant l’arrivée de l’auteur chez Le Pré aux Clercs, j’avais beaucoup apprécié son recueil Déchirures. J’étais donc ravi de retrouver l’auteur, bien qu’il ait quitté le Splatterpunk pour un genre un peu plus mainstream. On retrouve cependant de nombreux ingrédients qui m’avaient conquis, et au bout de 100 pages, tout est en place pour donner envie de connaître la suite. J’ai hâte.

Et enfin, j’ai commencé à lire la suite de Locke & Key. Si vous ne connaissez pas, vous pouvez aller jeter un œil à ma chronique de Bienvenue à Lovecraft.

illman

J’ai fini de lire Metro 2034 de Dmitry Glukhovsky, je ne peux m’empêcher d’être un poil déçu, le roman étant en deçà de la claque qu’était Metro 2033.

J’ai enchainé avec l’étude de Greg Graffin, Evolution and Religion. Il ne me reste plus qu’à lire les transcripts des interviews dans les annexes. C’est intéressant mais peut être un poil trop complexe pour moi.

Serafina

Pour ma part, j’ai terminé les trois livres entamés la semaine dernière : Les Mystères de Harper Connelly, Vampire Kisses et l’étude sur le Black Metal Satanique. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé les trois livre en question mais on en reparlera.

La belle qui porte malheur, Rose Aimée Tome 1, de Béatrice BottetJ’ai donc enchainé avec La belle qui porte malheur, Rose Aimée Tome 1, de Beatrice Bottet, un roman français se déroulant entre le Paris du XIXème siècle et la ruée vers l’or publié aux éditions du Matagot. Pour le moment, j’adore, autant pour la reconstitution historique que pour le rythme agréable du roman. J’en suis à la page 120 sur 500.

Dans un tout autre registre, à l’opposée même, j’ai commencé Soleil Noir, une étude de Nicholas Goodrick-Clarke traduite et publiée aux éditions Camion Noir, sur l’expansion du mouvement néo-nazi en occident, ainsi que les croyances plus ou moins occultes des-dit courants. L’étude est extrêmement intéressante, il est cependant bien triste que cette lecture ait fait un regrettable écho avec l’actualité.

J’espère donc terminer ces deux romans dans la semaine.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Deus in Machina de John Scalzi

Serafina dans Critiques, Livres le 19 juillet 2011, avec aucun commentaire
Critiques

Deus in Machina est un court roman de 140 pages, on pourrait même dire une novella, de John Scalzi sorti en 2009 dans la langue de Shakespeare et publié en 2011 aux éditions l’Atalante avec une traduction signée Mikael Cabon. Il s’agit d’un roman totalement indépendant de son autre série , Le vieil Homme et la Guerre. Malgré une couverture de Vincent Chong qui me rebutais plutôt, j’ai eu envie de le lire car cela faisait un moment que je n’avais pas lu de roman de Science Fiction. Synopsis ?

Deus in Machina de John Scalzi

Les Dieux existent. Ils étaient plusieurs, se sont battus, et un a gagné. Les autres ont été réduits en esclavage. Les dieux sont les moteurs des vaisseaux spatiaux traversant les galaxies. La science n’existe plus, la foi domine le monde. On suit Ean, le commandant du Vertueux, dont le dieu est fourbe et vicieux.

En réalité le postulat de base, ces dieux vaincus et l’omniprésence de la foi, n’est pas aisé à saisir en premier lieu. En effet, comme dans la plupart des novella, on est propulsé au milieu de l’action, sans présentation du monde, c’est à nous de recoller les différents morceaux pour avoir une idée un tant soit peu correcte de l’état du monde. J’ai trouvé le monde assez original, ces dieux vaincus qui ont remplacés les machines, c’est quelque chose qu’on ne rencontre pas souvent, et qui pouvait amener à de nombreux points intéressants.

Le style ne m’a pas foncièrement marqué de John Scalzi, il n’a rien de réellement notable, mais a le mérite d’être clair. Je ne sais si c’est du fait de la traduction de Mikael Cabon, mais c’est très direct voir parfois un peu haché. Sans que j’ai trouvé cela particulièrement dérangeant pour autant. Du fait du format très court, forcément les personnages sont assez peu nombreux et pas forcément très développés. Cependant, l’univers mis en place par l’auteur prend très vite corps, et il est assez facile de se plonger dedans. On est face à un univers ultra-religieux mais qui sur certains points n’est pas sans rappeler Firefly, notamment par le personnage du Corbeau, qui m’a fait penser à la prostituée de la série de Joss Whedon, le tout mélangé à du Hyperion de Dan Simons. J’ai trouvé l’univers facile à imaginer et facile à intégrer, malgré le flou entourant la foi pendant les premiers chapitres. Le problème c’est que l’intrigue est du coup assez télescopée, format très court oblige, et on a l’impression que cela se passe très vite.

Deus in Machina de John ScalziComme tout bon roman de Science-Fiction voire Anticipation qui se respecte, Deus in Machina est une critique de la société, et veut nous faire réfléchir. Le problème c’est évidemment que lorsqu’on est face à un monde aussi religieux, la critique va forcément porter sur la religion. Et dans le cas présent, à mon avis, la morale est beaucoup trop manichéenne et basiquement « anti-religieuse ». Ce manichéisme m’a beaucoup déplu et déçu. Je pense qu’un sujet comme la religion est de toute manière très difficile à traiter de manière correcte en 140 page. Dans le genre, mieux vaut un Dune, mais on est évidement pas dans la même catégorie de bouquins.

En somme, Deus in Machina de John Scalzi partait d’un bon postulat, avec un très bon monde, mais le format est bien trop court pour un sujet d’une telle ampleur, et on a plutôt l’impression d’être face à un pétard mouillé. Dommage. Cependant, au vu de l’imagination et du monde très crédible, nul doute que je relirais des romans de cet auteur si l’occasion se présente.