Opera Diabolicus est un projet d’Opera Metal centré autour de la Comtesse Bathory, personnage fascinant s’il en est. Et surtout ce projet regroupe du beau monde : Snowy Shaw, Mats Levèn entre autres. Une raison somme toute suffisante pour me faire attendre impatiemment de pouvoir mettre l’oreille sur l’album 1614, sortie prévu pour le 20 Janvier. Enfin, à l’heure ou cet article sera publié, cela sera sans doute déjà fait.

Pour ce premier titre aux relents très Doom, il faut l’avouer, on flirte avec le kitch et le cliché dans le clip. Musicalement, c’est sympathique et j’aime pas mal la voix de Sandra Hila qui interprête ici Bathory dont certaines lignes de chant me font penser à Dreams of Sanity. Snowy en King Mathias … fait du Snowy, mais moi j’adore. Malheureusement, les paroles sont un peu « cheap », le problème des albums à histoire sans doute…

Je suis vraiment impatiente de la sortie de l’album repoussée depuis si longtemps pour des problèmes financier (le groupe a changé de label, etc). Et vous connaissiez vous ? Charmés ?


…is Alive ! de Snowy Shaw

Serafina dans Critiques, Musique le 18 janvier 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Snowy Shaw est un mercenaire, un multi-instrumentaliste dont la liste de groupes avec lesquels il a collaboré est longue comme mon bras. Et pas n’importe quels groupes, entre autres, King Diamond, Mercyful Fate, Dream Evil, Dimmu Borgir, Deathstars et bien sur Therion. L’année dernière, il a fait une sorte de show dédiée à sa propre gloire où il joue sur scène un peu de tous les groupes auxquels il a participé. Le show a été enregistré et vient de sortir en album sur Spotify, iTunes, et autres services de dématérialisation. Servi par une très belle cover de All Things Rotten, une sortie physique en vinyle est envisagée, mais je n’ai pas d’informations dessus.

Plusieurs artworks de All Things Rotten sont disponible sur son DeviantArt en très bonne qualité

…is Alive ! se compose donc de 18 morceaux, le 4ème étant juste parlé, de groupes différents avec divers guests. Une sorte d’ego-trip, une rétrospective un brin arrogante, mais après tout pourquoi pas. Je dois avouer être assez perplexe sur le principe, ça fait un peu beaucoup prétentieux, mais bon le concept reste vachement original, bon pour les fangrills, et plutôt bien ficelé.

A vrai dire, au vu du nombre de groupes et des styles assez différents, je m’attendais un peu au pire. Mais en réalité, il n’en est rien, les morceaux s’enchainent très bien, des plus symphoniques aux plus physiques, les reprises de King Diamond notamment. Il n’y a pas de temps mort. L’équilibre entre ses groupes est plutôt bon comme vous pouvez le voir ci-dessous. A noter, Snowy Shaw n’a écrit, voire même participé à l’enregistrement, que très peu de ces morceaux, cependant, il les a souvent interprétées live, ce qui  justifie leur présence. Je parle ici notamment des reprises de King Diamond ou Therion.

Snowy Shaw

  1. Black Funeral (Mercyful Fate)
  2. Typhon (Therion)
  3. Book Of Heavy Metal  (Dream Evil)
  4. Introduxtion De La Ronque
  5. Whether With or Without  (Illwill)
  6. Progenies Of The Great Apocalypse (Dimmu Borgir)
  7. Blacksmith & Co (Notre Dame)
  8. Man or Mouse  (Dream Evil)
  9. The Candle (King Diamond)
  10. Bouffoon Bloody Bouffoon (Notre Dame)
  11. The Rhyme / Seeds of Hatred (Memento Mori)
  12. I Want You To Want Me (Cheap Trick Cover)
  13. The Medley
  14. The Fashionista (XXX)
  15. Eye Of The Witch (King Diamond)
  16. Sleepless Nights (King Diamond)
  17. Singh Hai (IllWill)
  18. Vlad The Impaler (Notre Dame)
  19. To Mega Therion (Therion)

J’ai particulièrement apprécié la présence de Typhon, un morceau de Therion, originellement chanté par Christofer Johnsson mais que Snowy reprend à merveille. A noter, certains morceaux joués en live n’ont pas été mis sur le CD, c’est notamment le cas de la reprise de My Generation des Who qu’il chantait avec Mats Levén et Thomas Vikstrom, sans doute pour des raisons de droits. En effet, le musicien accueille sur cet album un certain nombres de guests, notamment Andy De La Rocque (King Diamond, IllWill , etc) à la guitare, Mats Levén (Therion, Krux) au chant, ou Hal Patino (King Diamond) à la basse. C’est évidemment pour le plus grand plaisir des fans qui peuvent comme moi considérer que Mats est le meilleur chanteur de Therion.

Il faudra noter que l’album a été post-produit par l’artiste lui même, n’est édité sur aucun label, et est donc de l’auto-produit pur. Je dois dire que si je salue la performance, qui est plutôt bonne, elle explique aussi peut être pourquoi les cris du public sont si présents sur les enregistrements. Peut être que quelques intermédiaires auraient pu travailler là dessus, et donner un peu moins l’impression qu’une partie de l’album ressemble à un enregistrement assez brut.

...Is Alive de Snowy ShawUn enregistrement DVD a été effectué, et une sortie est prévue après les festivals de cet été où il compte se produire en live. Au vu de la vidéo-teaser, ça a l’air d’être un sacré show, ce qui n’est pas bien étonnant le personnage étant avant tout un vrai showman. Je dois vous avouer espérer secrètement sa présence à Clisson.

Au final, …is Alive de Snowy Shaw est un album très sympathique à écouter. On pourra être un peu déstabilisé par l’importance des cris du public, mais la plupart des enregistrements restent d’une excellente qualité. Cela dit, ce sera surement une fois en DVD que le show prendra toute son ampleur, tant l’artiste semble avoir soigné son casting, sa présentation et sa présence scénique.

Et puis, si vous n’avez jamais jeté une oreille à ses différents groupes, ou à son parcours, c’est peut être le moment de le faire.


En ce début d’année, Swallow The Sun, groupe de Doom-Death Finlandais que j’adore et que j’avais vu au Hellfest 2010 a sorti son nouveau clip, Cathedral Walls, premier single extrait de l’album à venir Emerald Forest and the Blackbird prévu pour le 1er Février.

Personnellement, je suis sous le charme. On retrouve tout ce qui fait Swallow The Sun, une ambiance dépressive et parfois haineuse (qui n’a rien à envier à un Anathema des débuts), des guitares lancinantes. En prime, ce single nous fait l’excellente surprise d’avoir un chant féminin, qui rappelle les groupes de Doom-Death de la grande époque, Theatre of Tragedy par exemple.

La chanteuse n’est autre que Anette Olzon connue pour son chant dans Nightwish. Si elle peut laisser parfois perplexe dans Nightwish, ici, son chant colle parfaitement et donne une douceur éthérée au single.

Pour ne rien gâcher, le clip est bien réalisé, loin des clichés du Metal. Bref, que du bon, j’ai hâte de l’album.


Le cinquième jour de Maud Tabachnik

Serafina dans Critiques, Livres le 13 janvier 2012, avec 5 commentaires
Critiques

Le cinquième jour est un roman de Maud Tabachnik sorti en 2001. A vrai dire, malgré sa couverture plutôt sympa, rien ne m’aurait dirigée vers ce livre si un collègue ne me l’avait pas conseillé et prêté, les mots « tueur cannibale » ayant le même effet que « bio de rockstar héroïnomane » chez moi. Au mépris de ma PAL plus que conséquente et des deux livres déjà entamés, je me suis jetée dessus. Synopsis ?

Le Cinquième Jour de Maud Tabachnik

Gloria, une jeune fille, suit un presque inconnu pour un prétendu anniversaire. Elle ne reviendra jamais. La police de New York est particulièrement impliquée sur ce cas, on ne rigole pas avec les enlèvements d’enfants. Plus tard, un prostitué est retrouvé mort et mutilé. Rien ne relie en apparence les deux victimes, et pourtant … Stan Levine est inspecteur, bon père de famille, il prend la chose à cœur et s’engage à la poursuite du tueur.

Maud Tabachnik

Maud Tabachnik

Il faut le reconnaitre , je ne lis pas énormément de Thriller, mais celui ci suit les codes du genre : chapitres courts, alternance de point de vues, suspens, cliffhangers. Ceci dit, les codes sont bien maitrisés, et du coup servent vraiment le récit. Les chapitres courts donnent un coté haletant, le fait de suivre les deux personnages fait évidemment dévorer les pages, le lecteur attendant avec impatience le moment où les deux vont se croiser.

Le style est très direct et ne fait pas dans la douceur. Contrairement à ce que son nom laisse penser, et au vu de l’endroit où se place l’intrigue, New York, Maud Tabachnik est bien française . Son écriture est très réaliste les dialogues sonnent bien, c’est vif. Si l’intrigue est évidemment au centre du roman, les personnages  ne sont pas reste et sont plutôt bien crédibles.

L’atmosphère de New York est très bien retranscrite, que cela soit la chaleur en été, les quartiers ou bien les luttes de pouvoir entre hauts dignitaires, j’ai trouvé que c’était très bien fait et très immersif. Traiter d’un serial-killer cannibale avec un style aussi cru et direct pourra en choquer certains. On n’est pas au point du Corps Exquis de Poppy Z. Brite, mais tout de même je pense qu’il ne s’agit pas d’un livre à mettre dans toutes les mains. L’histoire est inspirée de celle de Albert Fish, serial-killer du début du XXème siécle, alors que Le Corps Exquis s’inspire plutôt de Jeffrey Dahmer et Denis Nilsen. L’intrigue en elle même est vraiment bien menée, haletante et sans le moindre temps mort, jusqu’au final, assez surprenant et pas du tout tel qu’on l’attend.

Le Cinquième Jour de Maud TabachnikBref c’est un sans faute pour ce Thriller. J’ai dévoré les 300 pages qu’il compte en deux jours. Je ne peux donc que vous le conseiller, surtout qu’il est sorti en poche aux éditions Le Livre de Poche et donc tout à fait accessible. Personnellement, j’ai bien envie de lire d’autres livres de l’auteur, notamment son Memoires d’un Bourreau qui traite de la Shoah, ou J’ai vu le diable en face au sujet des meurtres de Juarez. Une très bonne découverte, si vous ne connaissez pas cette auteur, je ne peux que vous encourager à la découvrir. A noter qu’apparemment on peut retrouver certains personnages et l’univers dans un autre de ses romans, Ne vous retournez pas.


Au top des biographies de rockstars, il y a The Dirt, la biographie « sulfureuse » du plus célèbre des groupes de Metal: Mötley Crüe. Ce n’est pas moi qui le dit, mais bien le sous titre qu’a choisi le groupe de Glam Metal en question. Écrite en collaboration avec Neil Strauss, elle permet aux fans de voir le groupe à travers, entre autres, ses quatre protagonistes. Après avoir lu les Heroin Diaries de Nikki Sixx, leur leader, j’avais envie d’en savoir plus sur le groupe, notamment comment ils ont réussi à percer, et donc, en croisant cette bio traduite en France aux éditions Camion Blanc chez un bouquiniste parisien, je n’ai pas su résister.

The Dirt, confessions de Mötley Crüe, de Neil Strauss

A noter qu'après lecture du bouquin, je ne sais toujours pas qui est sur la couverture...

The Dirt part de l’enfance des quatre compères, qui ont tous eu différemment des vies de merde ou presque, pour passer par la naissance du groupe, les flottements avant d’arriver à un line-up correct, le premier album Too Fast For Love auto-produit, puis le succès, et pour enfin en arriver à la déchéance. La plongée dans l’univers des musiciens de bars du Los Angeles de l’époque est parfaitement passionnante, on croise pas mal de groupes, et ça nous donne une image de Mötley à laquelle on ne pense pas forcément. Si ils sont surtout connus pour leurs succès commerciaux et ultra radio-friendly, on oublie souvent que c’est un groupe qui a galéré pour en arriver là, qui a sorti ses premiers albums dans une indifférence presque totale.

Grâce au travail d’écriture de Neil Strauss puis de la traduction, le style est uniforme, même lorsqu’on alterne les points de vue entre les protagonistes. La première partie jusqu’au début de la déchéance est régulièrement très drôle, que cela soit les frasques de rockstar ou juste les trips de gamins paumés. Souvent, c’est du comique de situation, n’empêche que ça fait rire. La partie sur la montée du groupe est particulièrement intéressante d’ailleurs, car elle est tellement vraie, et tellement banale, comme tous ces groupes d’ado qui répètent dans un garage.

The Dirt, confessions de Mötley Crüe, de Neil Strauss

Couverture de la version originale, qui n'a sans doute pas pu être conservée pour une question de droits

Comme l’indique la préface, l’autobiographie passe assez rapidement sur les années de gloire, qui va du milieu des années 80 à la fin de ces dernières, pour une raison fort simple : ils étaient tellement sous drogues que pas grand monde n’en garde grand souvenir. Du coup, n’espérez pas découvrir comment Nikki Sixx a composé  Kickstart my Heart ou qu’est ce qui lui a fait changer les chœurs moisis de la démo pour le refrain définitif. Ces passages passent très très vite. Les membres sont plus marqués par leurs abus divers (alco, drogues, sexe) que par leur parcours musical de l’époque. A ce propos, comme vous vous en doutez, le livre est assez cru et n’est donc pas à mettre entre toutes les mains.

C’est un peu frustrant, mais cette autobiographie est du coup totalement complémentaire avec The Heroin Diaries de Nikki, qui grâce à sa forme de journal au jour le jour rentre bien plus dans le détail de la vie de groupe, on évite donc les redites. Le groupe prend le temps de se calmer au début des années 90 et là, ils commencent à réfléchir, à analyser leur musique, leurs envies d’évolution, etc. Et malheureusement commence aussi là la déchéance, car le groupe est connu pour avoir connu une grosse passe à vide dans les années 90. On regrettera cependant le côté bien pensant, le côté mea-culpa de certaines interviews, qui finissent sur des notes de « ouais j’étais con, mais en fait on s’aime bien, etc« . C’est très politiquement correct, surtout sur la fin. Alors évidemment, il y a sans doutes des raisons légales derrière tout cela, mais la deuxième partie est du coup moins intéressante que la première.

La biographie s’arrête en 2001, ce qui signifie que la réunion du groupe n’était pas encore effective et que la composition de Saints of Los Angeles leur dernier disque en date, que nous adorons ici et qui leur a permis de passer au Hellfest 2009, n’est pas évoquée.

The Dirt, confessions de Mötley Crüe, de Neil Strauss

Les plus grandes heures de Mötley Crüe

Comme pour tout Camion Blanc, l’ensemble des photos sont en noir et blanc. Je dois dire que je préfère grandement la couverture de la version anglophone, avec sa bouteille de Jack Daniel’s. Sans compter que celle ci est moitié moins chère et a des pages couleurs. Mais il faut bien financer la traduction effectuée par Camion Blanc, qui est d’ailleurs très bonne et le mérite amplement. Assurée par Yves Balandret, je n’ai pas noté de faute, ni d’orthographe ni d’autre problème au niveau du sens, ce qui en rend la lecture sacrément agréable et prenante.

The Dirt, confessions de Mötley Crüe, de Neil Strauss Malgré ces quelques défauts, The Dirt est un livre à lire pour parfaire votre culture musicale, que vous aimez ou non Mötley Crüe et leur Glam Metal, car cela permet d’avoir un regard un peu plus objectif sur ce groupe surtout connu pour ses frasques.

Du fait de la longue période couverte, on peut regretter que certains moments soient évoqués un peu rapidement, mais malgré tout pour tous les curieux de la scène de L.A. ou du Metal des années 80, je ne peux que vous le conseiller.

A noter que vous pouvez en lire une bonne partie en ligne gratuitement avec l’accord des éditions Camion Blanc sur Google Books.


C’est Lundi, que lisez vous ? #28

Serafina dans Actualités, Livres le 9 janvier 2012, avec 3 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Après une semaine de Rétrospective 2011, nous voilà de retour !

dabYo

En Mission Honor Harrington de David Weber Tome 1J’ai continué ma lecture du premier tome de En Mission de David Weber aux éditions l’Atalante. Cet arc est le 11ème que compte sa série Honor Harrington, et bien que je n’en ai lu qu’un seul jusqu’à présent, et encore, dans son univers étendu, je n’ai pas été trop perdu.

Il faut avouer qu’il faut aimer le genre pour accrocher, mais le début de cet arc est vraiment génial. Je l’ai terminé tout juste hier et j’ai du me faire violence pour ne pas enchaîner directement. La coupure est pile poile au bon endroit et le suspens était vraiment à son paroxysme. Je commence vraiment à comprendre pourquoi une série si technique a réussi à se maintenir en vie si longtemps.

Serafina

Le Cinquième Jour de Maud TabachnikCette semaine j’ai lu Le Cinquième Jour de Maud Tabachnik, un Thriller qu’un collègue m’a prêté. Ça traite de tueur en série cannibale, alors forcement je me suis jetée dessus. Je dois dire que j’ai vraiment beaucoup aimé, l’intrigue est bien menée, haletante et surprenante jusqu’au bout. Bref, une très bonne surprise. J’espère en lire d’autre de cette auteur française.

J’ai aussi continué Strange Angels de Lili St Crow, un roman jeunesse aux éditions Castlemore qui réussi a ne pas virer dans le Mary Sue ni dans les ficelles grossières. L’héroïne est très sympathique, et je dois dire que le bouquin se lit vraiment très bien. Il semblerait que je ne commence l’année qu’avec de bonnes choses.

J’ai aussi un peu avancé dans l’intégrale tome 4 du Trône de Fer, afin d’avoir les idées claires et de pouvoir commencer A Dance with Dragon ! Pour le moment, je viens de terminer ce qui correspond au dixième tome de la version découpée, Le Chaos et j’ai entamé Les Sables de Dorne.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


MdM: Lost de Vision of Atlantis

Serafina dans Actualité, Musique le 8 janvier 2012, avec aucun commentaire

Vision of Atlantis fait partie de cette pléthore de groupes de Metal à chanteuses nés dans les années 2000. Sans être spécialement géniaux, ni original, c’était un groupe sympathique que nous avons pas mal écouté ici à l’époque. Si on vous en parle aujourd’hui, c’est que la chanteuse Nicole Bogner qui a chanté sur leurs deux premiers albums et leur démo est décédée à l’âge de 27 en ce début d’année d’une longue maladie.

Une bien triste nouvelle, donc. Le clip ci-dessous Lost est tiré de leur deuxième album Cast Away, sorti en 2004. Leur Speed/Power Metal est d’ores et déjà reconnaissable, bien que j’ai toujours eu beaucoup de mal avec la voix du chanteur. Quoiqu’il en soit RIP Nicole :( .

Connaissiez vous Vision of Atlantis ? Vous aimez ?


Pour le premier trimestre 2012 est prévu la sortie du RPG Game of Thrones . Celui-ci est adapté par Cyanide (un developpeur Francais). Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agira pas de suivre le fil du premier tome : en effet, avec l’aide de George R R Martin, ils ont mis au point un scénario qui permet de suivre de manière parallèle les événements du premier tome. En gros, on pourra par exemple jouer un personnage de la garde de nuit, ou de l’ordre des prêtres rouges, des personnages pas vus dans les romans ou à peine entrapercu.

Toujours est-il que cela sera disponible sur PC,Xbox et PS3, et que le trailer est sorti y’a quelques jours, alors , joyeux Noël !

Au passage, ifisDead va prendre ses congés pour la semaine, en espérant revenir avec une V3.


Frey, Frey Tome 1, de Chris Wooding

Serafina dans Critiques, Livres le 21 décembre 2011, avec 1 commentaire
Critiques

Frey est un roman de Chris Wooding qui a été tout d’abord publié en grand format chez Bragelonne avant d’être réédité il y a peu chez Milady. Au format poche et donc au prix attractif pour ses 550 pages, il s’agit en fait du premier tome de la série Tales of the Ketty Jay en version originale. Servi par une très jolie illustration de Miguel Coimbra, je me suis précipitée dessus, alléchée par le côté PiratesScience-Fiction annoncé dans son résumé. D’ailleurs synopsis ?

Frey, Tome 1, de Chris Wooding

Frey, capitaine de la Ketty Jay, est un pirate comme il se doit, mêlant binouze et affaires louches. Alors quand on lui parle d’un coup à 50 000 pièces d’or, il n’hésite pas bien longtemps avant d’entrainer son équipage disparate avec lui. Sauf que malheureusement, tout est trop beau pour être vrai et de terribles choses l’attendent.

Frey est une série qui fait forcément beaucoup penser au cador du genre, Firefly ou encore à Metal Adventures: des pirates de l’espace, un mélange entre l’univers terriblement 17ème de la piraterie, et un univers ultra futuriste de multiples planètes à la Star Wars. Si vous avez vu la série de Joss Whedon, vous retrouverez immédiatement vos marques, et pourrez donc super facilement imaginer l’univers et l’esthétique du bouquin. Un vrai régal donc, pour tous les amoureux de ces deux domaines, mais surtout très bien mené et qui fonctionne  très bien. Il peut donc du coup être conseillé à des personnes qui ne sont pas forcément habitués de la Science-Fiction. Personnellement, c’est un mélange que j’adore.

Le roman est le premier d’une série qui en compte pour le moment trois, le tome 2 venant de paraître chez Bragelonne, du coup, la bonne première partie du roman sert surtout à introduire les personnages. L’univers n’est pas forcément traité en détails, on sait qu’il y a un ordre établi (des ducs) et qu’il y a eu des guerres, mais c’est tout. On est catapultés dedans, et dans l’absolu on n’a pas forcément besoin d’en savoir plus. Je suppose qu’on en apprendra davantage dans les prochains tomes, mais en réalité, les personnages sont tellement bons, qu’ils éclipsent totalement l’univers.

Frey, Frey Tome 1, de Chris Wooding

L’éventail des personnages est surtout composé par l’équipage de la Ketty Jay. Un équipage pour le moins bariolé, mais Chris Wooding réussit très rapidement à donner vie à ses héros. J’ai particulièrement aimé Frey, le capitaine, qui n’est pas sans rappeler Han Solo par bien des points, et Crake, démoniste et personnage torturé tout en secrets. Mais il y en a pour tous les goûts, et je serais étonnée que vous ne trouviez pas votre chouchou.

En plus de ces personnages forts et très vivants, l’auteur propose là un tome sans le moindre temps mort. En réalité, il n’y a même pas d’introduction, on est directement plongé en pleine scène d’action, sans nous présenter les personnages. C’est quelque chose qui, lorsque c’est bien mené, permet de directement entrer dans le bouquin, et là, c’est le cas. L’action est menée tambour battant, il n’y a que peu d’atermoiement, et l’équilibre entre complots et baston est très bien mené. On ne s’ennuie pas une seule seconde et du coup les 550 pages se dévorent à toute allure.

Frey, Tome 1, de Chris Wooding Au final, ce premier tome de Frey se suffit à lui même, l’histoire évoquée se termine à la fin et ne vous force pas à tout de suite vous précipiter sur la suite, même si au vu de la qualité  de ce premier tome, je pense que vous ne tarderez pas à succomber à la suite. Je ne vois  pas un seul reproche à faire à ce premier tome, pas même au niveau de la traduction de Laurent Queyssi ou au niveau de l’édition.

C’est un sans faute, Chris Wooding nous offre là un univers passionnant, un roman à la qualité constante et haletant, une galerie de personnages riche et haute en couleurs. Bref, précipitez vous dessus, vous ne serez pas déçus !


Réminiscences est le premier volume de la trilogie Les Larmes Rouges de Georgia Caldera et qui est paru le mois dernier aux éditions Chat Noir. Ce premier tome fait 540 pages, pour un format assez gros, ce qui le rend malheureusement un peu délicat à transporter. Il est servi par une très jolie illustration de l’auteure elle même, représentant l’héroïne du roman. Synopsis ?

Réminiscences, Les Larmes Rouges Tome 1, de Georgia Caldera

Cornelia, jeune fille mal dans sa peau, tente de se suicider en sautant d’un pont. Elle est sauvée in-extremis par un passant. Son père décide de s’occuper d’elle et l’emmène dans la maison familiale en Touraine pour que la jeune fille puisse se ressourcer. C’est sans compter le voisin, le châtelain De Maltombe, qui jouit d’une mauvaise réputation et qui semble avoir un comportement assez étrange… Comme celui de préférer la nuit pour sortir, ou encore ne pas manger…

Tout d’abord, c’est le premier roman que je lis aux éditions du Chat Noir, je n’avais auparavant lu qu’un recueil de nouvelles, Le Lamento des Ombres, qui était d’ailleurs excellent. Le papier est de bonne qualité,  assez épais et facile à lire. Par contre il faut dire que c’est assez dense, les  titres de chapitres sont dans la même taille ou presque que le texte, et il n’y a pas beaucoup d’aération. Cela s’explique car le roman aurait été bien plus gros (et donc plus cher) sans cela, mais cela rend aussi la lecture moins agréable. Il faut néanmoins saluer ce point, car il est rare que les jeunes auteurs français publiés dans de petites maisons prennent le risque de proposer un gros livre.

Le style de Georgia Caldera est cependant très agréable. Son univers et ses personnages sont très bien décrits, mais sans tomber dans les répétitions ou les lourdeurs. Le style est précis et permet de facilement visualiser l’univers. Visualisation qui est aussi aidée par les nombreuses illustrations qu’elle a publié sur son site internet. Le roman se déroule en Touraine, ce qui n’est pas très loin de là où j’habite, et cela aussi ça aide énormément pour imaginer le roman et son univers.

Réminiscences, Les Larmes Rouges Tome 1, de Georgia Caldera

Un artbook avec des illustrations de l'auteur pour la sortie est aussi disponible

L’histoire se démarque de la plupart des productions actuelles. On est dans un roman de vampires assez traditionnel, et même si on sent vite venir la relation amoureuse, on est plus proche d’un Anne Rice que d’un Stephenie Meyer, ce qui a tout pour me plaire. L’auteur ne lésine d’ailleurs pas sur les scènes gores, qui sont traitées sans détour. Du coup, bien que j’ai vu le roman être placé dans le rayon jeunesse de ma librairie, je ne le recommanderai pas forcément aux plus jeunes.

Ce premier tome prend le temps de placer les choses, et notamment les relations de Cornelia avec son étrange voisin. En réalité on alterne entre des événements qui se sont passés plusieurs siècles auparavant, et le présent. Sauf que comme souvent dans ce genre d’histoires sur deux périodes, il y en a une qui est plus intéressante que l’autre. Et ici le passé est plus interessant que le présent, ce dernier, notamment dans le milieu du livre ayant tendance à tirer en longueur, pour ne pas paraître trop précipité. Cependant l’intrigue n’est pas laissée de coté et cette dernier est maitrisée de bout en bout. Pas de pirouettes ou d’incohérence, le monde et l’intrigue sont cohérents, et la pression monte petit à petit. Georgia Caldera réussi à retranscrire les atmosphères légères et de la vie courante comme les scènes d’horreur et d’angoisse. Le roman oscille d’ailleurs fréquemment entre onirisme et horreur.

Réminiscences, Les Larmes Rouges Tome 1, de Georgia CalderaLes personnages prennent  le temps de se dévoiler, et j’ai particulièrement apprécié la justesse du personnage de Cornelia. 19 ans, un peu rebelle et un peu suicidaire, c’est un type de personnage casse-gueule mais l’auteur s’en sort extrêmement bien, la jeune femme est crédible et il est facile de s’identifier à elle. Je suis un peu plus réservée sur De Maltombes qui lui colle plus au stéréotype du vampire. Les personnages secondaires sont presque inexistants dans la première partie du roman, puis sont introduits petit à petit, et je dois dire que certains sont fort intéressants.

Au final, ce premier tome des Larmes Rouges est un livre ambitieux et dense, qui augure du meilleur pour la suite. Si vous aimez les vampires, mais pas ceux qui brillent au soleil, je ne peux que vous le recommander. L’univers assez sombre et onirique de l’auteur devrait plaire aux déçus des dernières productions vampiriques. M’est avis qu’on reparlera très bientôt de cette série dans nos colonnes.