Read-A-Thon d’Avril 2011, le bilan

Serafina dans Actualités, Livres le 9 avril 2011, avec 5 commentaires
Actualités

Nous l’avions fait en Novembre dernier, nous avons réitéré. De quoi est ce que je parle ? Du Read-A-Thon, une initiative tenant à lire d’affilée pendant 12 à 24h. Nous avions initialement prévu de participer au 24h, mais les microbes ont eu raison de nous et c’est comme la fois précédente, un Read-A-Thon de 12h de 10h à 22h que nous avons participé. Etait-ce aisé ? Qu’avons nous lu ?

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Aisé, oui , et non. Comme je l’ai dit, nous étions un peu malades, donc, de toute manière , lire est ce que nous aurions fait de toute manière. Cependant, comme dabYo qui n’a pas pour habitude  de lire rapidement à été encore plus « lent ». Comme la dernière fois, c’est deux livres qui sont passés entre ses mains.

Il a tout d’abord terminé Jack Barron et l’éternité de Norman Spinrad, dont il lui restait 350 pages. Une critique de société qui bien que publiée dans les années 70 n’a pas pris une ride, plongée dans le monde sans pitié des médias en pespective. Le roman semble lui avoir beaucoup plu, je pense donc que vous en entendrez parler très prochainement. Il a ensuite lu Le Volcryn de George R. R. Martin, un petit livre de 150 pages, qui lui aussi fut une très bonne lecture. En même temps, vu l’auteur cela ne m’étonne pas. Et pourtant ce n’est pas forcément ce à quoi il s’attendait, car nous sommes là en présence d’un croisement entre du Asimov et du King !

Enfin, pour la dernière heure, il a lu 2 nouvelles soit 40 pages de l‘anthologie Fiction tome  12 des Moutons Electriques. Dans l’ensemble , c’est 540 pages qui ont été lues, mais surtout ce ne furent que des bonnes lectures. il faut croire que pour dabYo les Read-A-Thon ce n’est que du bon !

Pour ma part, cela fut presque une orgie, car j’ai lu 1015 pages, réunies en 3 livres et demi, puis une nouvelle. Le premier livre fut Malediction du Sang de Celia Rees, un roman jeunesse mais très bien écrit et surtout qui traite du vampire de manière respectueuse. Une bonne surprise. J’ai ensuite enchainé avec une valeur sure : la novella Alpha et Omega : Les Origines de Patricia Briggs, dont j’avais adoré les Mercy Thompson, et je ne fut pas déçue. J’ai même regretté de ne pas avoir acheté la suite.

Ensuite, le plus gros des livres, et prévu de longue date ne fut autre que De Fièvre et de Sang de Sire Cédric, un thriller bourré de reférences au monde de la nuit qui, sans surprise, fut une excellente lecture, et mon vrai coup de coeur de cette session.

Enfin, ayant été séduite par Alpha et Omega j’ai décidé de rattraper mon retard dans sa série phare Mercy Thompson, avec le tome 4. Le problème c’est que l’histoire ne commence que vers la page 150 et que je n’ai eu le temps d’en lire que 178, du coup, ce fut assez long et ennuyeux, voir déprimant. Enfin dabYo m’a fait lire une des nouvelles de Fiction tome 12, mais je l’ai detestée, l’ayant trouvée trop cruelle et méchante.

Au final, ce fut encore une très bonne édition du RAT. Lire des romans d’une traite est toujours une expérience intéressante, surtout quand il s’agit de romans comme ceux de Sire Cedric, de vrais thrillers haletants qui prennent toute leur dimension en les lisant d’un traite.

Et vous, avez vous participé ?


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L’Épreuve de l’Ange de Anne Rice

Serafina dans Critiques, Livres le 6 avril 2011, avec 2 commentaires
Critiques

L’Épreuve de l’Ange est le second tome de la série des anges d’Anne Rice. Série qui ne comporte que 2 tomes à l’heure actuelle. Ce deuxième tome est sorti en 2010 aux États-Unis et vient d’être traduit par Pascal Loubet pour les éditions Michel Lafon. J’avais lu le premier tome l’année dernière plus ou moins à la même époque, que j’avais assez apprécié, je n’ai donc pas tardé à entamer le deuxième. Synopsis ?

L'épreuve de l'Ange de Anne Rice

Toby O’Dare est un ancien tueur à gage. Repenti, il travaille désormais avec Malchiah, un séraphin, et tâche d’exaucer les prières des âmes tourmentées dans ce qu’ils appellent « L’Heure de l’Ange », une Heure qui permet de voyager entre les époques, et qui l’amènera notamment à Rome en pleine renaissance.

Tout comme pour le premier tome, il faut saluer le travail des éditions Michel Lafon, qui proposent encore une fois un très beau livre, très agréable à lire, avec des petites ailes d’anges en début de chapitre, bref, un beau travail d’édition. C’est un livre qu’on prend plaisir à lire, enfin, presque. Le style et la narration restent les mêmes que dans L’heure de l’Ange : Première personne, pas mal de descriptions, un style toujours très bon.

A la lecture du synopsis, il paraît évident que la religion occupe une place centrale. C’était déjà le cas dans le premier tome, sauf que ce dernier était assez soft et n’apparaissait pas comme une propagande éhontée pour la religion. Le problème c’est que L’Épreuve de l’Ange est beaucoup plus proche de la propagande. Dieu et la religion chrétienne y sont beaucoup trop présents à mon gout. Je ne suis pas spécialement anti-religion et avoir des héros croyants ne me gêne pas, sauf quand leur foi devient le point central du livre. Car ici, c’est le cas. Dans le premier tome, la mission de Toby dans l’Heure de l’Ange occupait une part importante du roman et était plus construite comme une aventure. Là, non.

Of Love And Evil from Anne Rice

La couverture de la V.O. est beaucoup plus conotée religion

D’un bout à l’autre on suit la rédemption de Toby, sa foi, il nous rabâche l’omniprésence de Dieu, sa bonté, son amour. Et quand évidemment le roman se transforme en propagande contre les relations sexuelles hors mariages (qui viendraient « souiller » la fille qu’il aime) et en apologie de l’Église en tant qu’organisation, j’avoue que j’ai eu énormément de mal à continuer.

L’Épreuve de l’Ange n’est que cela, acclamation de Dieu, enfilage de bons préceptes conformes à la foi catholique. Alors oui il y a une petite aventure, de 60 pages sur 200, qui se passe dans la Rome de la renaissance et qui s’intéresse aux injustices faites aux juifs. Mais elle aussi tourne pas mal autour de la religion, et les mystères sont assez évidents et résolus en deux ou trois pages, ne restant plus qu’une excuse pour que Toby nous exprime son amour de Dieu. Il faut cependant dire que Anne Rice s’est pas mal renseignée sur l’époque et nous présente l’état des juifs dans la Rome de la renaissance, état que je ne connaissais pas réellement, et qui est donc assez intéressant.

Le livre est effectivement très court : 200 pages, écrit gros, il se lit très vite, mais ce peu de page est suffisant pour m’avoir agacé à de nombreuses reprises par son prosélytisme. A coté de cela, on retrouve Toby, qui est toujours fasciné par la beauté, comme a pu l’être un Lestat, mais Toby est très passif. Il est baladé d’un endroit à l’autre, au bon vouloir des anges, sans vraiment se remettre en question. Les personnages secondaires sont réduits à de simples noms, car il n’y a pas réellement assez de pages pour les développer.

L'épreuve de l'Ange de Anne RiceEn deux cents pages, notre histoire n’avance quasiment pas par rapport au premier tome qui laissait espérer d’en apprendre plus sur les anges et leurs interactions. Le livre nous laisse sur notre faim, et tous les espoirs que j’avais eu en lisant le premier tome ont été anéantis.

Au final, L’Épreuve de l’Ange me laisse une très mauvaise impression, et si sa suite parait un jour je ne pense pas que je le lirais. Enfin, il faut dire que la suite est fort compromise, vu que Anne Rice a déclaré partir de l’église catholique en 2010… Je la vois donc difficilement écrire une suite qui parle autant en bien de l’Église… Mais en tout cas, je ne vous recommande absolument pas ce livre. L’histoire est laissée bien trop de côté.


Mercy Thompson, c’est une série de Bit-Lit écrite par Patricia Briggs et que nous avons beaucoup appréciée ici, vous pouvez notamment retrouver les chroniques du premier et deuxième tome par dabYo. J’avais lu les premiers en VO avant que Milady ne les édite en France. Et fort du succès de la saga, Milady Graphics nous propose le comic tiré de la série. Il s’agit d’une histoire inédite se déroulant avant même le début de la saga des bouquins. Ce comic est paru en 2009 en VO et vient d’être édité chez nous, avec une traduction de Philippe Touboul il se compose de 126 pages couleurs. Synopsis ?

Retour aux Sources (Homecoming), Mercy Thompson, de Daniel Lawrence, Francis Tsai et Amelia Woo

Mercy vient d’arriver dans les Tri-cities à la recherche d’un travail d’enseignante. Malheureusement elle ne décroche pas le poste convoité, et se retrouve attaquée par des loups garous, qui endommagent gravement sa voiture, une Wolswagen. Elle se rend donc dans un garage spécialisé, tenu pour le moment par Tad, gamin de 9 ans, dont le père semble avoir quelques problèmes.

Évidemment, l’identité du garage est bien connue pour ceux qui ont lu la série. Je ne suis d’ailleurs pas certaine que le comic soit forcément intéressant pour ceux qui n’en connaissent pas l’univers. En effet, de nombreuses notions (celle de meute, de mâle alpha, etc) sont balancées sans trop d’explications.  C’est une petite histoire qui répond à pas mal d’interrogations des fans, comment Mercy a rencontré Zee, Adam et les autres, etc.

Le comic se découpe en 4 chapitres et malheureusement, le dessinateur change en plein milieu: Tsai laissant place à Woo. Je déteste vraiment les changements d’illustrateurs en plein milieu, ce qui est malheureusement fréquent dans les comics. Le trait de Tsai est de toute beauté, très net, aux perspectives superbes, avec de beaux effets de texture, son dessin est assez irréprochable. Alors certes, ses personnages féminins sont bien en chair, classique du comic, mais il y a une aisance et une fluidité.

Retour aux Sources (Homecoming), Mercy Thompson, de Daniel Lawrence, Francis Tsai et Amelia Woo

Aisance et fluidité qui, malheureusement, ne sont pas réellement présents dans les chapitres de Woo. Bien qu’elle ait taché de conserver l’ambiance et le style du début, il y a une énorme marche de différence entre les deux, ses perspectives sont d’une manière générale foirées, les mains ne sont pas son fort, et sa colorisation est extrêmement brouillonne. Dommage du coup, car le comic devient du coup fort inégal.

Retour aux Sources (Homecoming), Mercy Thompson, de Daniel Lawrence, Francis Tsai et Amelia WooAu niveau de la narration, on note quelques ellipses pas évidentes, notamment celle du début de chapitre deux, et une narration assez brouillonne dans les deux derniers chapitres. Un chaos sans doute dû à la coloration chaotique de Woo, ainsi qu’à une ou deux « blagues » que je n’ai pas comprises, faute de culture ou de traduction, que sais-je. Ceci dit, dans l’ensemble cela se lit bien. Évidemment, faire face à une adaptation d’un roman qu’on a lu n’est pas chose aisée, mais ici , le design de Mercy par exemple, reprend directement  celui des couvertures des romans. Dans l’ensemble tout est assez bien respecté, sans doute grâce à l’implication de Patricia Briggs dans ce comic.

Au final, Retour Aux Sources est un prélude qui m’a surtout donné envie de continuer la saga des Mercy Thompson, car j’en ai deux en retard. D’une manière générale, le dessin de Tsai et Woo est bon, l’histoire de Daniel Lawrence aussi, et je pense que si vous aimez bien la saga vous pouvez acheter ce comic sans crainte.


Sucker Punch de Zack Snyder

Serafina dans Critiques, Films le 31 mars 2011, avec 7 commentaires
Critiques

Sucker Punch est un film de Zack Snyder, sorti en mars 2011. Le réalisateur, à qui on doit notamment 300 et Watchmen, était attendu de pied ferme notamment par la sphère fane de jeux vidéo et comics, deux univers dont le film semblait clairement s’inspirer. Descendu par les critiques, avec des scores d’audience extrêmement faibles aux États-Unis pour sa semaine de sortie, nous nous attendions au pire lorsque nous nous sommes rendus au cinéma. Film incompris, ou véritable navet ? Synopsis.

Sucker Punch de Zack Snyder

Notre héroïne est une jeune fille d’une vingtaine d’année, enfermée dans un asile par son beau père soucieux de récupérer l’héritage suite à la mort de sa mère, celle ci ayant légué tous ses biens à ses filles. Moyennant une petite somme, l’arrangement avec un des médecins de l’hôpital était de lobotomiser la demoiselle le plus tôt possible. Sauf que Baby Doll ne l’entend pas de cette oreille et compte bien s’évader. Elle va alors se réfugier dans des mondes imaginaires où l’asile est un cabaret, et les filles des danseuses séquestrées.

En réalité le synopsis est plus compliqué à expliquer qu’il n’y paraît. En fait, on pourrait dire qu’il y a une certaine plongée dans la folie, avec des mondes imaginaires, dans lesquels l’héroïne peut à nouveau s’évader vers d’autres mondes imaginaires avant d’y revenir. Du Inception version Schizophrénie en somme. De ce fait, les mondes sont très différents, de l’asile typé années 50, au cabaret début XXème, à un monde imaginaire mélange de Science-Fiction, de mechas et de Steampunk. Visuellement, le film est une vrai claque quelque soit l’univers. L’image est léchée, les ambiances sont très bien retranscrites, les couleurs sont belles, tout est beau. Même les effet spéciaux s’intègrent plutôt pas mal.

Cabaret dans Sucker Punch de Zack Snyder

Une bonne partie du film se déroule dans un cabaret... Et pourtant, aucune scène hot, ce qui est assez étonnant aujourd'hui.

Toute cette ambiance est renforcée par la musique, ultra présente dans le film, bien qu’un peu forte. Cette musique joue un rôle très important, car c’est elle qui permet de passer d’un monde à l’autre. Les scènes d’introduction sur Sweet Dreams ou de combat sur Army of Me sont ultra synchronisées. Contrairement à ce que j’avais pu dire à l’écoute de la Bande Originale de Sucker Punch lors de ma chronique, elle est en fait totalement adaptée. Les choix trip-hop sont justifiés, les combats sont loin de ceux d’un Iron Man et beaucoup plus mélancoliques. Enfin, même le morceau de rap est bien intégré et passe tout seul dans le film, une vraie réussite et un des moments les mieux réalisés d’ailleurs.

Comme je le pressentais, du combat, il y a en, et du spectaculaire. Snyder abuse toujours des ralentis mais moins que dans 300. Les ennemis sont variés, et sont pour le réalisateur un moyen de faire de nombreux clins d’œils aux mondes de l’imaginaire. L’idée de base étant que dans un monde imaginaire, tout est possible, vous vous doutez bien que les situations vont être assez folles. Comme débarquer au milieu d’un remake de la bataille du gouffre de Helm en hélicoptère, ou encore affronter des zombies nazi après être sorti des tranchées de 14-18, ou même d’affronter les robots de I-Robot. Difficile de croire à des coïncidences, tant les références sont évidentes. On nous en met plein la vue, avec des explosions, des cascades et des combats ultra chorégraphiés dans tous les sens, et un armement de premier choix pour nos héroïnes.

Nazis dans Sucker Punch de Zack Snyder

Qui y a t'il sous un casque de nazi mort régénéré par un savant fou ? Un orc venu du Mordor. Et ouais, fallait le savoir, merci le brainstorming !

Là dessus, Sucker Punch apparait clairement  comme un délire de fan, ultra graphique et ultra léché. Il est important de souligner l’influence « Jeux Vidéo » tellement on a l’impression de voir la caricature des missions d’un Beat em all dans le « monde des combats » du film. Zack Snyder sort là une version digérée de pas mal d’influences, du visuel japanime, aux jeux vidéo en passant par du clip, et un coté Tarantino. Avec le même principe qu’un Inception et les mêmes délires qu’un Scott Pelgrim, tous trois montrent clairement que le jeu vidéo commence à faire son entrer dans les codes du cinéma.

Malgré tout ces délires, le scénario, bien que pas forcément très très recherché lorsqu’on lui soutire les scènes de combat, se tient et est somme toute logique et bien ficelé. Il en laissera plus d’un perplexe sur la fin, avec notamment un fil rouge assez discutable et peu intéressant, mais cela reste suffisant pour ne pas nuire au film. Les dialogues eux sont proche de l’inexistence, ce qui va permettre aux actrices de s’en sortir plutôt bien, sans jamais pour autant ressortir.

Affiche Pin-up Sucker Punch de Zack Snyder

Hmm hmm...

Le côté délire de fan et actrices combattantes en mini-jupe, très japonais, pouvait d’ailleurs faire redouter la présence de fan-service à foison, d’autant que Sucker Punch avait une promotion où la plastique des actrices était plutôt mise en avant.

Et bien que neni, on restera dans le soft, à peine suggestif. Malgré les mini jupes et porte-jarretelles des héroïnes, que ce soit lors des combats où des phases du cabaret, le film n’est à aucun moment vulgaire et ne joue jamais sur le fan-service. Et ça, c’est bien, une très agréable surprise.

Le fait que j’adore les histoires se déroulant dans un asile psychiatrique joue probablement en la faveur du film de Zack Snyder. Mais ce thème ne suffit pas à faire d’un film un bon moment dans les salles obscures. Sucker Punch s’avère être une excellente surprise et fut un vrai moment de plaisir. Visuellement, ca envoie dans tous les sens, musicalement aussi, et le reste est tout à fait honorable. A voir donc, quoiqu’on vous en dise !


A l’occasion du lancement du chewing gum Hollywood Mega Mystery, la marque a décidé de faire les choses en grand, avec une certaine dérision. En effet ce chewing gum, au gout tenu top-secret et indefinissable est donc protégé par une garde montée sur Autruches, oui oui. Alors faites gaffe à ne pas révéler le secret car on sait que les autruches ca peut être méchant. Lire la suite de l’article Mixez avec Hollywood Mega Mystery


The Unforgiving de Within Temptation

Serafina dans Critiques, Musique le 30 mars 2011, avec 1 commentaire
Critiques

Within Temptation est un groupe que j’ai apprécié pendant plusieurs années. Et puis qui m’a constamment désappointée depuis The Hearth of Everything, jusqu’au très bon Black Symphony, un album live avec un orchestre que je vous avais chroniqué. Quatre années après leur dernier album studio sort The Unforgiving, un album au concept un peu surprenant pour ce qui fut un groupe de Metal Symphonique, que je rangerai aujourd’hui dans Pop-Rock. En effet, c’est un concept album, appuyé par un comic et des courts métrages.

The Unforgiving de Within Temptation

En gros, le concept tourne autour de personnes qui font des choses mauvaises, à cause de mauvaises décisions et qui sont châtiés par une espèce de force surnaturelle… Oui enfin, cela me laisse extrêmement perplexe. Je n’ai pas lu le comic et je n’ai pas vu les courts métrages. Nous nous intéresserons donc juste à l’album, sans forcément faire cas du concept (à tord peut être).

The Unforgiving se compose de 13 morceaux, dont une introduction parlée au début. Les autres pistes durent toutes à peu près 5 minutes. C’est très uniforme de ce point là, et cela annonce aussi la couleur. Within assume son coté populaire, en proposant là des titres tous calibrés pour la radio ou presque. Les compositions sont très classiques (couplet, pré refrain, refrain , etc).  Certes, le groupe n’a jamais été très fort pour prendre des risques sur la composition, mais c’est tout de même assez dommageable.

Contrairement aux albums précédents qui allaient un peu dans la surenchère symphonique, The Unforgiving est plus direct et plus rock. En soit, ce n’est pas un mal car le groupe commençait à s’auto-parodier, a tomber dans le too much. Le virage est clairement marqué, exit le metal sympho pour golgoths, et place à un groupe à l’image plus rock et à l’ambiance moins « plombée ».

The Unforgiving de Within Temptation

Parmi les 12 « vrais » morceaux on trouve 4 ballades: Fire and Ice, Lost, Stairway to the Skies et Last Dance dans une moindre mesure. On le sait, Within Temptation fait de jolies ballades, mais en faire le tiers de l’album ça a tendance à ramollir le rythme, voire à le casser. Cependant, pour tous ceux qui aiment la voix de Sharon, ces ballades sont agréables à l’écoute, symphoniques, soutenus par de jolis violons. Mention spéciale à Last Dance avec son ambiance celtique à souhait, qui n’est pas sans me rappeler un vieil album à la couverture immonde sur Mère Nature. Cette ballade est aussi la seule que j’aime de l’album.

A coté de cela, le reste de l’album se partage en morceaux radio-friendly aux refrains catchy et, tout de même, quelques vestiges de Metal. Shot in The Dark, Faster, Sinéad ou Where is the Edge font partie de la première catégorie. Refrains ultra accrocheurs, mélodies efficaces, production propre, ce sont de bons titres dans l’absolu, pas désagréable à l’écoute. Mais pas forcément des morceaux qui me marqueront.

Cependant, malgré tout, l’album contient quelques très bonnes surprises, comme In the Middle of the Night, à l’influence « speed metal » agréable, beaucoup plus rythmé et entrainant que les précédents morceaux. On notera aussi A Demon’s Fate qui est lui aussi un poil plus énervé, très Nightwishien. Sur ces morceaux, bien qu’on retrouve une composition classique, les riffs sont un poil plus acérés et les lignes de chant plus rythmées.

The Unforgiving de Within Temptation

Les paroles dans l’ensemble sont assez sombres, sans doute à cause du concept de l’album, pour cela, Sharon à délaissé les aigus qui font mal aux oreilles pour une voix plus grave, plus rock, plus cassée aussi. Le problème restant que l’on sent que la chanteuse sourit lorsqu’elle chante (manière de parler… elle chante de façon très gaie) ce qui ne colle pas forcément à l’histoire et n’amène pas les éléments nécessaires pour créer une ambiance.

Au final, The Unforgiving est album qui se laisse écouter sans trop de problèmes : la preuve je l’ai enchainé de nombreuses fois pour vous faire cette chronique. La plupart des morceaux cependant ne me laisseront pas de grand souvenir, à l’exception des 3 ou 4 que je vous ai cité.  Si l’album n’est pas à jeter, il est cependant important de l’écouter en oubliant le nom du groupe.


BlackRain est un groupe de Glam Metal et de Hard Rock français. Les compères, avec un look qui vient tout droit des années 80, ont sorti récemment leur 3ème album Lethal Dose of… chez le label allemand SPV. A cette occasion le groupe faisait une tournée acoustique des Fnacs de  France, d’Aix en Provence à Lille en passant par Tours, où nous nous sommes rendus. A noter que le concert était gratuit et pour un public réduit, faute de place.

BlackRain, showcase acoustique pour Lethal Dose of, à la Fnac (Tours)

Qui dit acoustique dit donc retravail des chansons pour les faire coller au contexte. Adrana par exemple s’en était bien sorti à l’espace culturel Leclerc de Blois, mais ce n’est pas une chose aisée. Et il se trouve que les gars de BlackRain s’en sortiront très bien eux aussi. Guitare sèche, percussions limitées, clavier et basse de temps en temps, c’est le minimum, les morceaux sont dépouillés, mais restent ultra péchus.

Il faut dire que leurs morceaux sont tous très efficaces en électriques : mélodies catchys, refrains accrocheurs et facile à mémoriser, tous les ingrédients sont là. Difficile de ne pas penser aux grands du genre, et notamment à Mötley Crüe , de toute manière le groupe ne cache pas ses influences et le bassiste a un débardeur « Motley« .

Les chansons passent sans problème l’épreuve du live. Les morceaux joués sont majoritairement ceux du dernier album que je ne connaissais pas : effectivement, sur Spotify vous pouvez trouver les deux premiers sous « Black Rain » et le 3ème sous… « BlackRain ». Ce que je n’ai appris que le samedi par illman, qui était aussi présent et dont vous pouvez lire le report par ici.

L’avantage des showcase acoustique, c’est aussi évidemment la proximité avec le groupe. Ils sont français, ça fait plaisir, et n’hésitent pas à dialoguer avec le public. Ils sont « cool », et accessoirement je suis totalement fane du look du chanteur, qui d’ailleurs a une sacré voix, ses montées en aigu sont très bonnes. Le groupe était certes à l’étroit, mais a la pèche et sait la transmettre au public.

BlackRain, showcase acoustique pour Lethal Dose of, à la Fnac (Tours)

Il faut dire que les morceaux sont taillés pour ça, et notamment l’excellent Rock your City déjà présent sur le deuxième album. Les chœurs (chantés par le public du coup) sont juste géniaux. Au final bien que le set soit fort court , showcase oblige, le groupe aura parfaitement réussi à me convaincre ainsi que la plupart des personnes présentes je pense.

Nous avons évidemment acheté l’album après cela, qu’on vous chroniquera peut être bientôt. Je ne peux en tout cas que saluer cette tournée acoustique, qui permet non seulement de mieux découvrir le groupe, mais aussi de faire venir du Glam Metal à la Fnac de Tours, et ça, c’est priceless.

A noter, le groupe sera présent au Hellfest 2011, le samedi matin, en version électrique évidemment. Bien qu’ils seront probablement programmés très tôt dans la journée, je ne peux que vous encourager à aller les voir, vu comme ils ont assurés en acoustique, le live doit valoir le coup. Alors faites comme nous et levez vous ce matin là. Nul doute qu’une tournée électrique sera programmée un de ces quatre. Et si ils passent dans la région, on y retournera avec plaisir.


Après Limoges, après Clermont, nous voici encore une fois dans une petite salle du milieu de la France, ici Le Confort Moderne à Poitiers. Facile à accéder en voiture, le Confort Moderne est une salle assez particulière, en effet, la salle « d’attente » est deux fois plus grande que la salle de concert et comporte notamment une fanzinothèque très fournie. Ce soir là, nous étions accompagnés d’illman, qui a lui aussi fait son report. Nous venions voir Electric Wizard, un groupe de Doom Metal Anglais. Les Anglais ont sorti 6 albums et viennent ici pour promouvoir Black Masses, leur dernier et fort bon album.

The Bottle Doom Lazy Band en Concert

Le chanteur de The Bottle Doom Lazy Band

Enfin, promouvoir c’est un grand mot : il n’y a aucun CD en vente au stand de merch, il y a trois t-shirts qui se battent en duel, bref, chose assez étonnante donc. Et assez dommage du coup. Le concert commence avec la première partie : The Bottle Doom Lazy Band, un groupe de Doom comme son nom l’indique, de la région. En effet Electric Wizard n’ont pas de première partie « attitrée » et prennent des groupes locaux pour leurs dates. Je trouve ça très bien comme principe.

Musicalement, les Bottle Doom Lazy Band ne sont pas mauvais, c’est du Doom assez classique, bien lourd et lent comme il faut. On retrouve la voix habituelle du genre, chevrotante à souhait. Le problème, car il y en a un, c’est l’attitude scénique. Le bide en avant, la chemise débraillée, la ceinture ouverte, le chanteur boit constamment de la bière. Pour un groupe de folk, ca passerait, le truc c’est que le Doom c’est pas vraiment de la chanson à boire. Dommage donc car certains morceaux valaient le coup, notamment Night of the Living Dead, mais plus difficile d’entrer dans l’ambiance du coup, comme s’ils s’étaient trompé de genre musical.

Electric Wizard, concert à Poitiers 2011

Le bassiste d'Electric Wizard, tatoué partout

Suivent 40 minutes d’attente pour voir le show d’Electric Wizard. Le concert débute donc à 11h du soir, à peu près. Et là… D’une part, on voit des amplis old school très 70s, un ampli avec une croix inversée, bref un bon décor de Doom qui promet. Et derrière un support pour de la retro-projection.

La projection d’images en arrière plan n’est pas rare dans le genre, je pense notamment à St Vitus au Hellfest avec leurs clips psychédéliques. Sauf que, sauf que. Electric Wizard n’a pas choisi de nous passer des clips, ni même des images, mais un téléfilm érotique des années 70 avec des scènes lesbiennes, mais surtout sataniques, sado-masos et autres. Je suis absolument perplexe à ce sujet. Les passages sexuels et satanistes, après tout, pourquoi pas. Le problème c’est qu’ils ont passé tout le téléfilm, y compris les scènes d’extérieur, en plein jour, les morceaux scénarisés. Ce qui ne collait absolument pas à la musique.

Musicalement, eh bien c’est assez carré. Par contre, le son est tellement fort que les bouchons d’oreille sont obligatoires , et pourtant je n’ai pas l’habitude d’en mettre. Le groupe a pioché assez largement dans la plus grande partie de son répertoire depuis Dopethrone, avec de très bons morceaux dont Dopethrone ou le très bon Black Masses (que j’ai malheureusement loupé vu que j’ai du sortir). Le groupe est statique et très froid, mais cela ne gène pas outre mesure, c’est du Doom. Le problème c’est que j’ai trouvé que l’atmosphère n’était pas là, dû en partie au film sans le moindre rapport.

Le problème aussi, c’est que le set à été très court. A peine une heure et seulement 8 morceaux après le début du concert, la lumière se rallume, pas un rappel, le groupe se barre. Alors certes, faut pas comparer à Anathema (qui ont fait 2h30 de set) mais quand même, une heure seulement pour un headliner ? C’est vraiment peu et j’en suis ressortie frustrée. Certes, le set est propre, carré, les morceaux sont bien joués (même si ils abusent parfois niveau reverb’ ) mais mince, laisser son public comme cela après à peine une heure ?

Electric Wizard, concert à Poitiers 2011

Le set d'Electric Wizard à Poitiers aura été tellement court... qu'on aura eu le temps de faire 3 photos.

Je suis du coup très déçue par Electric Wizard sur ce concert, et je n’ai du coup absolument pas l’intention de les revoir. J’ai eu l’impression d’un simple foutage de gueule. Je veux bien que le Doom, ca soit pas la fête mais quand même. Avec le nombre d’album qu’ils ont, ils n’y a pas d’excuse. Peut être est ce courant dans le genre ? Aucune idée, à part le Hellfest, nous avons fait assez peu de concerts de Doom. Bref, sachez tout de même que le groupe participera au Hellfest 2011, pour la troisième fois, d’ailleurs.


Bande Originale de Sucker Punch

Serafina dans Critiques, Musique le 18 mars 2011, avec 9 commentaires
Critiques

Sucker Punch est un film de Zack Snyder qui sort à la fin du mois. Il se trouve qu’il est assez attendu sur twitter, repaire des fans de comics, car effectivement le film est du même réalisateur que WatchMen. En attendant la sortie, la bande originale, elle, est déjà disponible et en écoute légale sur Spotify par exemple . L’album est composé de 9 morceaux, exclusivement des reprises qui vont être remixées pour l’occasion. Pour situer, Sucker Punch c’est l’histoire d’une jeune fille enfermée dans un asile par son beau-père, le tout dans les années 50. Elle décide de s’évader via un monde imaginaire … qui n’est pas si idyllique que cela.

Bande Originale de Sucker Punch

Les morceaux sont les suivants :

  1. « Sweet Dreams (Are Made of This) » – Emily Browning
  2. « Army of Me (Sucker Punch Remix) » – Björk featuring Skunk Anansie
  3. « White Rabbit » – Emiliana Torrini
  4. « I Want It All »/ »We Will Rock You » Mash-Up – Queen with Armageddon Aka Geddy
  5. « Search and Destroy » – Skunk Anansie
  6. « Tomorrow Never Knows » – Alison Mosshart and Carla Azar
  7. « Where Is My Mind? » – Yoav featuring Emily Browning
  8. « Asleep » – Emily Browning
  9. « Love Is the Drug » – Carla Gugino and Oscar Isaac

Alors des reprises, oui mais pas n’importe lesquelles. D’un part, on trouve certains classiques comme Sweet Dreams (are made of this) ou Where Is My Mind? totalement ré-imaginées, dans des versions à la fois plus oniriques et plus étranges. Je trouve que l’ensemble me fait beaucoup penser à Alice au pays des merveilles au niveau de l’ambiance. Les chants doux, notamment ceux d’Emilie Browning, l’héroïne du film qui chante aussi sur la BO donc, couplés à des instrumentations orientalisantes, et des paroles bien plus graves contribuent beaucoup à rappeler l’histoire de Lewis Caroll. D’ailleurs, le synopsis, avec son monde imaginaire et son background psychiatrique ne sont pas non plus sans rappeler celui d’Alice.

Je ne sais pas si Emilie Browning est chanteuse ou non, mais en tout cas, ses parties vocales sont très bien assurées et collent parfaitement à l’ambiance. Je trouve la plupart des adaptations très réussies. Army of Me de Bjork a été revue et inclut notamment des passages joués par le groupe de Rock Skunk Anansie. En fait, cette bande son serait absolument parfaite, si … il n’y avait pas le morceau 4, un mash-up de deux morceaux de Queen, I want it all et We will rock you, avec du rap par dessus le tout. Oui du rap. Alors que tout le reste de l’opus est plutôt accès pop-rock voir trip-hop, on se retrouve avec en plein milieu de l’album du rap. Non seulement je n’aime pas le rap, du tout, mais en plus je trouve que ca ne colle pas du tout aux morceaux de base de Queen.

Sucker Punch Original SoundtrackJe reste perplexe sur son utilisation dans le film, mais il est clair et net que cette reprise là aurait pu sauter. On notera aussi Emiliana Torrini, une chanteuse Islandaise que je connaissais pas du tout mais qui a une voix superbe. il y a en tout cas un vrai travail sur les reprises et une vrai unité dans le CD, du moins si on omet ce que j’appellerai le massacre de Queen.

Dans l’ensemble le tout a un tempo assez lent, mais est plutôt riche dans son atmosphère. Ce côté très onirique semble cependant contraster avec l’affiche du film, qui montre surtout du mecha et du bazooka en veux tu en voilà, mais c’est peut être trompeur. Cela reste néanmoins déroutant, vu qu’on s’attendrait plus à du AC/DC que du Björk pour un film misant autant sur le côté action.

En tout cas, cette la Bande Originale de Sucker Punch vaut le coup d’oreille. De là à dire que cela va me décider à aller voir le film, c’est un grand pas, mais effectivement, cela joue. La réponse début avril, le film sortant le 30 mars dans les salles obscures françaises.


Sang Noir, La Vampire Tome 2, de Christopher Pike

Serafina dans Critiques, Livres le 12 mars 2011, avec 1 commentaire
Critiques

J’avais lu le premier tome de la série La Vampire de Christopher Pike il y a peu, le roman ne m’avait pas du tout convaincue malgré l’approche très originale de la mythologie vampirique. Cependant, bon nombre d’entre vous m’en ont dit du bien en commentaire, ce qui m’a convaincu de donner une seconde chance à la série et donc de lire le tome 2, nommé Sang Noir. Ce dernier ne fait que 200 pages et reprend notre histoire peu de temps après le premier. Synopsis ?

Sang Noir, La Vampire Tome 2, de Christopher Pike

Des meurtres étranges ont lieu à Los Angeles. Alisa, notre héroïne vampire est persuadée qu’il s’agit là de l’œuvre d’un vampire. Et même sans doute celle d’un vampire nouvellement crée. Elle se doit de l’arrêter et ne pourra compter pour cela que sur elle même, et ses pouvoirs bien entendu.

Le synopsis a beau être classique, il n’en est pas mauvais. La problématique du nouveau vampire incapable de se contrôler est un grand classique du genre. En fait, le problème c’est tout le reste. A commencer par le style, je ne sais si c’est la traduction ou l’original , mais les redites que nous impose Christopher Pike sont extrêmement nombreuses, par exemple le fait « qu’on ne puisse pas voir le sang sur ses vêtements noirs » est rappelé à deux reprises… à trois paragraphes d’écart. Cela rend le roman très lourd, et il devient difficile d’avancer, bien qu’il soit écrit gros et qu’il ait des chapitres courts.

Enfin, Alisa est tout bonnement insupportable. Encore plus qu’une Bella Swan et pourtant, dieu sait que cette dernière m’insupporte. Alisa est la narratrice, et c’est une « moi je », elle se met tout le temps en avant, n’a aucun défaut, est super forte, super belle, super cruelle, bref, pire qu’une Mary Sue, Alisa est je pense le pire personnage que j’ai jamais rencontré, et pourtant j’ai lu de nombreux livres avec de nombreuses têtes à claques.

Le déroulement quand à lui est simpliste. Alisa se dit que, peut-être, Telle personne est la coupable ? Bingo c’est le coupable. Il n’y a jamais de fausses pistes, tout est résolu du premier coup, il n’y a aucun échec. Du coup, l’intrigue et son déroulement n’a aucun suspens. L’héroïne n’est pas seulement super douée, elle doit avoir une sorte de 6ème sens ultra-magique.

Alors évidemment, elle ressent des sentiments, ce qui pourrait en faire un vampire attachant , mais non, les personnages secondaires sont tous survolés , ils n’ont aucun trait de personnalité. De ce fait, on se balade dans le roman sans jamais être accroché.

Sang Noir, La Vampire Tome 2, de Christopher PikeCe qui avait réellement sauvé La Promesse, le tome 1 de la série, c’était l’origine du mythe vampirique qui ici est associé à la mythologie indienne, Krishna pour être plus précise. Les références à la culture hindoue sont nombreuses et perdront peut être le néophyte. C’est un point que j’ai apprécié, mais malheureusement dans ce tome les origines hindoues sont un peu reléguées au second plan et pour cause, on connait déjà l’histoire, alors Alisa ne nous la raconte pas à nouveau.

Du coup, malgré le fait qu’il soit très court, j’ai tardé à finir Sang Noir et je dois dire que j’ai souffert. La Vampire est une série comprenant de nombreux tomes, et je pense que je vais m’arrêter là, bien que la collection que nous propose ici les éditions J’ai Lu soit très jolie et que je déteste abandonner une série en court. Il y a trop de bons livres pour finir cette série et avec un prix assez elevé, 7.20€ pour seulement 200 pages, je ne vous le conseille vraiment pas.