Le Mal en la Demeure, premier tome du cycle des Âmes Déchues de Stéphane Soutoul avait été un de mes coups de cœurs de l’année 2010. J’avais adoré ce premier opus et de ce fait, j’étais très enthousiaste à l’idée de lire Le Sacrifice des Damnés, deuxième tome sorti il y a quelques semaines aux éditions du Petit Caveau. Illustré lui aussi par Cécile Guillot, ce roman de 180 pages ne m’a pas résisté bien longtemps. Synopsis ?

Le Sacrifice des Damnés de Stéphane Soutoul

Paul de Lancarme revient après de longues errances au domaine familial, celui des Lancarme, chasseurs de vampires renommés. Cependant il retrouve l’endroit à feu et à sang. Pire encore, sa sœur Leonore est portée disparue. Cette dernière et son fiancé Norman ont en effet été enlevée par une organisation pas très recommandable qui a de près affaire avec des vampires.

Bien que pouvant se lire totalement indépendamment du premier tome Le Mal en la Demeure, je ne peux que vous conseiller de lire d’abord celui ci. Il s’achevait en effet sur une présentation de Leonore, et effectivement cette dernière est cette fois au centre de l’intrigue. Bien qu’étant une suite assez directe, Le Sacrifice des Damnés s’en démarque sur plusieurs points. Si le premier tome était très contemplatif, ici on a un roman beaucoup plus rythmé, notamment grâce aux alternances de points de vue qui rendent le bouquin beaucoup plus haletant.

Stéphane Soutoul

Stéphane Soutoul

Les atmosphères sont toujours très agréables et jolies, mais on est moins dans la langueur et le mélancolique. Le style de Stéphane Soutoul est très agréable, et là encore, se lit très bien. Même si j’ai été enchantée du style de l’auteur dès ses premières nouvelles, l’amélioration est notable, avec une écriture toujours un peu désuète, mais plus fluide à la lecture.

Passer à un tome d’action n’est souvent pas un exercice aisé, cependant Stéphane Soutoul s’en sort plutôt bien. Le rythme ne faiblit pas et du coup le roman se lit très vite. Si le premier n’avait que très peu de protagonistes, celui ci en a beaucoup plus, et la plupart sont très réussis, je pense à Paul, à Leonore, à Norman son fiancé ou à Selene notamment. Seul point noir, le personnage de Sofia qui m’a joyeusement insupporté, correspondant trop à mon gout au stéréotype de la femme trop belle, qui sait trop bien se battre mais meurtrie. Elle est beaucoup moins en nuances que les autres, dommage.

C’est aussi l’occasion de voir l’auteur préciser sa version du mythe vampirique, qui est à la fois classique et originale. Le roman sent aussi les relents de sorcellerie, de démoniste, qui ne peuvent que me réjouir. Évidemment, 180 pages c’est assez court, donc tout n’est pas creusé en profondeur. On va à l’essentiel et ne se perd pas en chemin. Les événements relatés se déroulant d’ailleurs sur un laps de temps très court.

Le Sacrifice des Damnés de Stéphane SoutoulEn réalité le roman se compose de 150 pages qui constituent l’intrigue principal, puis une partie d’une trentaine de pages, qui permet de nous présenter ce qui sera sans doute le héros du prochain tome du cycle. Sans trop vous en dévoiler, je dois dire que j’ai été totalement enchantée par la tournure que semblent prendre les événements !

Encore une fois, cette publication de Stéphane Soutoul est une très bonne lecture, que je vous conseille fortement. Si vous avez aimé Le Mal en la Demeure, ou si vous aimez les vampires qui ne brillent pas au soleil, je ne peux que vous conseiller de découvrir la famille de Lancarme. Le Sacrifice des Damnés est un très agréable moment de lecture, que vous ne pourrez lâcher avant la fin.


Strange Angels est une série qui compte actuellement 5 tomes de Lili St. Crow, que vous connaîtrez peut être pour ses écrits Bit-Lit sous le nom de Lilith Saintcrow. Le premier tome, titré au nom de la série donc, est sorti en France juste avant les fêtes de fin d’années aux éditions Castelmore. Pour être honnête, la couverture ne me plaisait pas trop, un peu trop « ado », et le résumé officiel ne m’avait pas vraiment palpitée, mais j’avais eu de très bons retours de cette auteure. Elle officie cette fois dans le Young Adult. Synopsis.

Dru de Strange Angels de Lili St Crow

Dru sillonne les États-Unis avec son père. Ce dernier a une activité un peu spéciale, vu qu’il est chasseur de vampires. Le surnaturel est donc ancré depuis longtemps dans la vie de Dru, et elle n’est pas étonnée d’avoir des prémonitions, ou autres. Sauf que ce jour là, la prémonition dramatique se réalise et elle se retrouve seule. Enfin, pas vraiment, vu qu’elle embarque avec elle un camarade de classe rebelle et goth. Entre vampires, détresse, adolescence et lycanthropes, Dru va avoir fort à faire.

Je vais commencé par un point sur l’emballage. Le résumé ne correspond pas à la réalité du livre, et en prime spoile des éléments qui ne se passent pas avant le dernier quart du livre, vous pouvez carrément vous dispenser de le lire. De plus, la citation de Richelle  Mead sur la couverture parle d’une héroïne « sexy, mystérieuse et dangereuse« . Si elle est un peu mystérieuse, Dru n’est ni dangereuse, ni sexy. Surement pas sexy d’ailleurs, c’est juste une gosse de 15 ans totalement paumée. Peut être que cela change dans la suite.

Lili St Crow

Lili St Crow

D’ailleurs, le fait que Dru soit au final une fille comme les autres m’a bien plu. La couverture, bien qu’agréable à regarder, fait surtout penser à une Mary Sue, mais il n’en est rien. J’ai trouvé le traitement du personnage très réaliste et crédible. Je ne dirais pas que c’est un personnage vraiment marquant, mais elle est crédible, ce qui est un gros plus. Les autres personnages ne sont pas vraiment nombreux, mais je dois dire que j’aime beaucoup Graves, le goth trimballé malgré lui dans cette affaire.

Le surnaturel est très présent dans Strange Angels, et particulièrement dans la seconde partie du roman, où l’on va avoir beaucoup de termes peu ou pas expliqués : svetocha, djhampir, schola… Ca m’a rapidement fait penser à Vampire Academy que j’ai commencé, mais toujours pas avancé, je ne saurais donc pas me prononcer, mais je suppose que tout cela va être expliqué dans la suite.

En effet bien que cela soit le premier tome d’une série, on ne peut pas réellement dire que l’auteur prenne le temps de mettre l’univers en place. Non, on est balancé directement dans l’histoire, dans un monde qui semble établi, en tout cas pour Dru. C’est le personnage de Graves qui apprend en même temps que nous plus de choses sur ce monde, qui sert en quelque sorte d’excuses aux explications. Pour moi c’est un point plutôt positif, car au moins le rythme est élevé, sans trop de temps morts et du coup le roman se lit vite. On pourra quand même reprocher un nombre important de répétitions, notamment au niveau de ce que ressent Dru lors de ses pressentiments.

Strange Angels de Lili St CrowBien qu’orienté plutôt ado, le ton est assez adulte, et ne prend pas les gens pour des neuneu, on sent que Lili St Crow a l’habitude d’écrire pour adultes. De ce fait lire ce roman à l’age adulte n’est pas réellement un problème.

Au final, je dois dire que c’est une bonne découverte. L’univers de Strange Angels semble dense, les personnages sont plutôt sympathiques et on échappe à toute Mary Sue. Il est évidemment un peu tôt pour se prononcer sur l’ensemble de la série, mais ce premier tome augure du bon, et je lirais la suite, c’est certain.


C’est Lundi, que lisez vous ? #31

Serafina dans Actualités, Livres le 30 janvier 2012, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

Matricia de Charlotte BousquetFin de La Première Mort de Patrick Eris pour moi cette semaine, avec deux derniers chapitres plutôt bienvenus.

J’ai donc continué ce début d’année en commençant Matricia de Charlotte Bousquet aux éditions Mnémos. Il s’agit de la suite plus ou moins directe du Cytheriae de l’auteur française, un roman qui m’avait largement séduit il y a quelque temps déjà, grâce à son univers posé à l’ambiance si particulière. Il est pour l’instant trop tôt pour me prononcer, n’ayant lu que le premier chapitre, mais je suis content d’être revenu dans l’Archipel des Numinées !

Serafina

Comme prévu j’ai terminé le Sacrifice des Damnés, le tome 2 du cycle des Âmes Déchues de Stéphane Soutoul. J’ai adoré ce deuxième tome, et la fin me fait encore plus attendre le troisième ! Cela s’annonce très très bon, ma chronique sera publiée dans la semaine.

Ghost Stories aux éditions AsgardJ’ai ensuite entamé Ghost Stories, un recueil récemment paru aux éditions Asgard et servi par une superbe couverture. J’en suis au tiers, voir un peu plus et pour le moment je suis perplexe car seules deux nouvelles m’ont vraiment plu jusqu’à présent, celle de David Bry et Claude Bolduc. Les autres étant soit trop convenues, soit trop prévisibles à mon gout, j’attends cependant la suite avec impatience notamment pour celles de Lionel Davoust et Vanessa Terral, deux auteurs qui jusqu’à présent ne m’ont jamais déçue. On pourra reprocher aussi plusieurs petites coquilles malheureusement.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Mon premier article sur cette superbe nouvelle version sera donc un article de fangrill, pour vous faire partager le nouveau trailer de la saison 2 de Game of Thrones l’adaptation télévisuelle de la sage du Trône de Fer de George R. R. Martin, attendue pour début avril (le 1er, non, ce n’est pas une blague) sur HBO. On avait d’ores et déjà pu voir un teaser de 30 petites secondes, mais ce trailer nous met encore plus l’eau à la bouche si cela est possible.

L’occasion de découvrir Mélisandre entre autres et de retrouver nos personnages favoris (Jon notamment !). C’est dingue, mais rien qu’en moins d’une minute j’ai déjà envie de baffer Joffrey, pas vous ?


Anachromie de Kells

Serafina dans Critiques, Musique le 27 janvier 2012, avec 1 commentaire
Critiques

Après deux premiers albums plutôt bons dans leur genre, classé dans un Neo-Metal à chanteuse aux cotés d’un Lacuna Coil ou d’un Evanescence, et une réputation scénique qui n’est plus à faire, Kells sort en ce début d’année un troisième opus. Avec une sublime pochette monochrome, c’est cette fois sous le label français Season of Mist, présage de qualité s’il en est. Alors que vaut donc Anachromie, disponible depuis le 20 Janvier ?

Photo Promo de Anachromie de Kells

Contrairement aux précédents, pas d’introduction dans cet album, on arrive directement sur Bleu, dont le premier couplet est murmuré. Une entrée directe dans le vif du sujet qui va bien symboliser le reste de l’album. Après avoir été dans un premier temps catalogué de Evanescence à la francaise, puis rangé dans le rang Metal à chanteuse, Kells semble au fur et a mesure réussir à se débarrasser de cette image, proposant un Metal oui, à chanteuse, oui, mais qui lorgne plus du coté d’Angela que de Simone. Le changement qui se voyait déjà dans les concerts du groupe, leur chanteuse n’hésitant pas à se jeter dans la foule par exemple, se ressent fortement à l’écoute.

Si Virginie chante toujours très bien avec sa voix claire, de sa manière si particulière (phrases découpées un peu bizarrement, mots étirés) elle n’hésite pas non plus à hurler sur plusieurs pistes, ce qu’elle avait déjà fait sur La Sphère du précédent album en duo avec, Candice d’Eths. Qu’on aime ou pas, je ne peux que saluer cette initiative qui diffère de la production actuelle française et qui montre que les femmes dans le Metal ne servent pas qu’à faire leur princesse. Personnellement, je dois avouer que si les passages gueulés m’ont surprise, je les trouve plutôt bien amenés et réussis. Les cris font « vrai », pas forcément parfait, mais ils sont crédibles, et efficaces.

Photo Promo de Anachromie de Kells

Musicalement, on est dans la lignée de Lueurs, la patte Kells en plus énervée, plus violente, alors que Lueurs était plus atmosphérique. Plus direct, plus sombre aussi, le groupe semble prendre le contre-pied de la tendance actuelle, à savoir l’adoucissement. Les orchestrations symphoniques se font de moins en moins présentes, et à vrai dire, ce n’est pas forcément un mal. La plupart des morceaux n’en ont juste pas besoin. Emmurés avec ses cordes et ses chœurs est d’ailleurs sans doute un des morceaux que j’apprécie le moins, la faute aux orchestrations pas forcément nécessaires. Cependant, les ambiances ne sont pas en reste : boites à musiques sur Bleu, ambiances horrifiques sur Le Manège Déchanté, ambiances arabisantes sur l’Illusion d’une Aire.

Cover Anachromie de KellsLe groupe chante toujours en français, les paroles sont plus compréhensibles que précédemment mais personnellement j’ai quand même besoin du livret pour savoir de quoi tout cela parle. A noter que l’album contient les versions anglaises de deux morceaux, destinés sans doute à percer sur le marché étranger.

Au final, je ne peut que saluer ce nouvel album qu’est Anachromie. On aimera ou pas l’orientation de Kells, mais on ne peut surement pas leur reprocher de s’être vendu au grand capital. Là où la plupart des groupes s’assagissent, le combo lyonnais a choisi de prendre le contrepied et c’est tant mieux. Le groupe tournera tout d’abord en première partie de Eths au printemps, et si ils passent ensuite en solo dans la région, j’irais les revoir avec plaisir.


My Heart is Broken de Evanescence

Serafina dans Actualité, Musique le 24 janvier 2012, avec 2 commentaires

Le groupe mené par Amy Lee vient de sortir le clip de leur deuxième single extrait de leur CD éponyme, Evanescence, sorti en septembre 2011. C’est My Heart is Broken qui a été choisi, morceau un peu plus calme que What You Want, je vous laisse découvrir le clip.



Personnellement, j’ai toujours beaucoup aimé les clips d’Evanescence, or celui ci, pas du tout. Les effets spéciaux avec la lumière apparaissent tellement gros et tellement cheap qu’ils me donnent plus envie de rire qu’autre chose… Accessoirement, je trouve le refrain surjoué et la robe jaune pas vraiment jolie. Par contre, j’apprécie beaucoup les passages au piano, avec la jolie fourrure verte (non ceci n’est pas ironique).

Non, vraiment les groupes de Metal devraient arrêter de mettre du fantastique dans leurs clips. Dommage pour Evanescence qui nous avait habitué à sacrément mieux. Décidément, entre ça et la sortie de Dark Adrenaline le nouveau Lacuna Coil, les fans de Metal à chanteuse pour ados darkinous ont de quoi se réjouir.

Et vous, appréciez vous ce clip ?


Dark Adrenaline de Lacuna Coil

Serafina dans Critiques, Musique le , avec 3 commentaires
Critiques

Lacuna Coil est un groupe italien actif depuis 1994, évoluant à l’origine dans une mélange de Gothic, Rock, et Metal fort sympathique. J’ai découvert le groupe il y a bientôt une dizaine d’année à l’occasion de la sortie de Comalie, qui reste à mon avis leur meilleur album, et que j’ai tellement écouté que je le connais par cœur. Un sans faute. Et puis. Et puis Karmacode. Et puis Swallow Life. Des albums calibrés pour percer sur le marché des États-Unis, pompant des riffs Neo Metal, perdant pour moi leur âme, suivant le même chemin discutable que Within Temptation. La sortie de Dark Adrenaline n’avait pas grand chose pour m’enthousiasmer à la base, mais les interviews parlant d’un retour aux sources m’ont attirée. Alors que vaut ce Dark Adrenaline ?

Dark Adrenaline de Lacuna Coil

Tout d’abord, la couverture est assez spéciale, avec son coté médical, on pense plus à un album de Neo pouvant potentiellement annoncer le pire. D’un autre côté, la couverture de Comalies était un tournesol et celle de Swallow Life une grenade… Il existe apparemment une couverture alternative, représentant une gamine en train de pleurer en noir et blanc, plus axée darkinou . Et la différence entre ces deux couvertures augure tout l’album.

Sans parler réellement de retour aux sources, on retrouve sur ce morceau un certain nombre d’éléments qui avaient fait ma joie au moment de Comalies et In a Reverie: des lignes de chants étirées, des passages mélodiques et un peu atmosphériques, notamment sur les refrains de Kill The Light et son « I don’t know what to do » qui font furieusement penser à la belle époque, et plus précisément à Self Deception. On notera aussi l’introduction et le pont de Give Me Something More, qui n’auraient pas dépareillé sur Comalies, le refrain lui, étant bien plus Neo.

Cristina Scabbia chante toujours aussi bien avec sa voix angélique, même si elle se tire plutôt bien des passages plutôt graves. On regrettera quand même que sa voix ait un petit coté nasillard sur Upside Down. Andrea Ferro qui lui donne comme d’habitude la réplique, est supportable sans être réellement génial. Il faut dire qu’il ne l’a jamais réellement été de toute manière, mais cela démarque tout de même Lacuna Coil des autres formations du genre.

Alternative Cover de Dark Adrenaline de Lacuna Coil

La supposée couverture alternative de Dark Adrenaline

Au cours des 42 minutes, on pourra cependant reprocher une certaine linéarité, sans trop de surprise. Car oui, malgré les 12 titres, l’album est plutôt court, les morceaux ne dépassant que rarement les 4 minutes, bien calibrés pour la radio, avec des constructions très linéaires. Alors oui les refrains sont catchy, les lignes de chant maitrisées, et ça rentre un peu rapidement dans la tête, mais malheureusement trop de morceaux sont sur le même moule. On notera cependant une jolie power ballad, la seule de l’album ou presque, dans End of Time, mignonne, mais 4 fois le même refrain en 3 minutes, c’est un peu trop malheureusement. Seule exception, le final de 5 minutes, ballade doomesque en hommage à Peter Steele de Type O Negative.

Cover de Dark Adrenaline de Lacuna CoilMais si on retrouve de nombreux passages qui rappellent les débuts du groupe, les années Neo Metal ne sont pas oubliées avec un ou deux titres qui auraient clairement pu faire partie des deux albums précédents, comme I Don’t Believe In Tomorrow. Upside Down avec les riffs classiques sans réelle originalité aussi, sans parler des reprises douteuses non plus avec ce que j’appellerais un massacre de Loosing My Religion de REM. Alors certes, le morceau est totalement retravaillé, mais il est loin d’égaler l’original.

Dans l’ensemble ce Dark Adrenaline est donc un pont entre Comalies et Karmacode, sans être totalement orienté Goth ni Neo, l’équilibre entre les deux périodes du groupe semble enfin être atteint. Comme si Lacuna Coil avait enfin considéré qu’il était possible de tenter le grand public sans perdre toute sa spécificité. Sans réellement être la révélation de l’année, cet album me convainc plus que les deux précédents. Si l’époque Comalies est belle et bien terminée, cet album est reste honorable, moins « vendu » et moins mauvais que les précédents et relativement agréable à l’écoute.


C’est Lundi, que lisez vous ? #30

Serafina dans Actualités, Livres le 23 janvier 2012, avec 11 commentaires
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Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

Serafina

Strange Angels de Lili St CrowLa semaine dernière j’ai terminé Strange Angels de Lili St Crow. Si on omet que le résumé n’a que peu de rapport avec le réel contenu, c’est un roman Young Adult qui est très sympa. Je suis cependant partagée sur son univers, qui semble être très similaire à celui de Vampire Academy, que je n’ai pas lu. Cependant, cela se lit bien, le ton n’est pas trop « jeune » et les personnages sont sympas.

J’ai directement enchainé sur Le Sacrifice des Damnés, le tome 2 du cycle des Âmes Déchues de Stéphane Soutoul. On retrouve la qualité coutumière à l’auteur, le livre est très dynamique, bien plus que le tome 1 Le Mal en la Demeure, grâce à des alternances de point de vue très bien foutues, et le roman se dévore. Je pense le terminer dans la semaine.

dabYo

La Première Mort de Patrick Eris aux éditions LokomodoJ’ai donc continué et quasiment terminée ma lecture de La Première Mort de Patrick Eris aux éditions Lokomodo. Je dois avouer que je suis assez perplexe sur ce roman, on est vraiment loin des clichés du genre Polar. Comme je le disais, il y a certes des meurtres, etc, mais le roman est somme tout très posé. L’introspection du début continue, et finalement, le roman tient plus de l’expérience de vie que de la réelle histoire.

Non pas qu’il n’y en ait pas, bien au contraire, mais on s’attarde là plus sur l’histoire de notre héroïne, sa façon de vivre le meurtre d’un de ses proches par un criminel, que sur la résolution de l’enquête. C’est différent, et surprenant lorsqu’on s’attend à un roman de genre.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Opera Diabolicus est un projet d’Opera Metal centré autour de la Comtesse Bathory, personnage fascinant s’il en est. Et surtout ce projet regroupe du beau monde : Snowy Shaw, Mats Levèn entre autres. Une raison somme toute suffisante pour me faire attendre impatiemment de pouvoir mettre l’oreille sur l’album 1614, sortie prévu pour le 20 Janvier. Enfin, à l’heure ou cet article sera publié, cela sera sans doute déjà fait.

Pour ce premier titre aux relents très Doom, il faut l’avouer, on flirte avec le kitch et le cliché dans le clip. Musicalement, c’est sympathique et j’aime pas mal la voix de Sandra Hila qui interprête ici Bathory dont certaines lignes de chant me font penser à Dreams of Sanity. Snowy en King Mathias … fait du Snowy, mais moi j’adore. Malheureusement, les paroles sont un peu « cheap », le problème des albums à histoire sans doute…

Je suis vraiment impatiente de la sortie de l’album repoussée depuis si longtemps pour des problèmes financier (le groupe a changé de label, etc). Et vous connaissiez vous ? Charmés ?


…is Alive ! de Snowy Shaw

Serafina dans Critiques, Musique le 18 janvier 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Snowy Shaw est un mercenaire, un multi-instrumentaliste dont la liste de groupes avec lesquels il a collaboré est longue comme mon bras. Et pas n’importe quels groupes, entre autres, King Diamond, Mercyful Fate, Dream Evil, Dimmu Borgir, Deathstars et bien sur Therion. L’année dernière, il a fait une sorte de show dédiée à sa propre gloire où il joue sur scène un peu de tous les groupes auxquels il a participé. Le show a été enregistré et vient de sortir en album sur Spotify, iTunes, et autres services de dématérialisation. Servi par une très belle cover de All Things Rotten, une sortie physique en vinyle est envisagée, mais je n’ai pas d’informations dessus.

Plusieurs artworks de All Things Rotten sont disponible sur son DeviantArt en très bonne qualité

…is Alive ! se compose donc de 18 morceaux, le 4ème étant juste parlé, de groupes différents avec divers guests. Une sorte d’ego-trip, une rétrospective un brin arrogante, mais après tout pourquoi pas. Je dois avouer être assez perplexe sur le principe, ça fait un peu beaucoup prétentieux, mais bon le concept reste vachement original, bon pour les fangrills, et plutôt bien ficelé.

A vrai dire, au vu du nombre de groupes et des styles assez différents, je m’attendais un peu au pire. Mais en réalité, il n’en est rien, les morceaux s’enchainent très bien, des plus symphoniques aux plus physiques, les reprises de King Diamond notamment. Il n’y a pas de temps mort. L’équilibre entre ses groupes est plutôt bon comme vous pouvez le voir ci-dessous. A noter, Snowy Shaw n’a écrit, voire même participé à l’enregistrement, que très peu de ces morceaux, cependant, il les a souvent interprétées live, ce qui  justifie leur présence. Je parle ici notamment des reprises de King Diamond ou Therion.

Snowy Shaw

  1. Black Funeral (Mercyful Fate)
  2. Typhon (Therion)
  3. Book Of Heavy Metal  (Dream Evil)
  4. Introduxtion De La Ronque
  5. Whether With or Without  (Illwill)
  6. Progenies Of The Great Apocalypse (Dimmu Borgir)
  7. Blacksmith & Co (Notre Dame)
  8. Man or Mouse  (Dream Evil)
  9. The Candle (King Diamond)
  10. Bouffoon Bloody Bouffoon (Notre Dame)
  11. The Rhyme / Seeds of Hatred (Memento Mori)
  12. I Want You To Want Me (Cheap Trick Cover)
  13. The Medley
  14. The Fashionista (XXX)
  15. Eye Of The Witch (King Diamond)
  16. Sleepless Nights (King Diamond)
  17. Singh Hai (IllWill)
  18. Vlad The Impaler (Notre Dame)
  19. To Mega Therion (Therion)

J’ai particulièrement apprécié la présence de Typhon, un morceau de Therion, originellement chanté par Christofer Johnsson mais que Snowy reprend à merveille. A noter, certains morceaux joués en live n’ont pas été mis sur le CD, c’est notamment le cas de la reprise de My Generation des Who qu’il chantait avec Mats Levén et Thomas Vikstrom, sans doute pour des raisons de droits. En effet, le musicien accueille sur cet album un certain nombres de guests, notamment Andy De La Rocque (King Diamond, IllWill , etc) à la guitare, Mats Levén (Therion, Krux) au chant, ou Hal Patino (King Diamond) à la basse. C’est évidemment pour le plus grand plaisir des fans qui peuvent comme moi considérer que Mats est le meilleur chanteur de Therion.

Il faudra noter que l’album a été post-produit par l’artiste lui même, n’est édité sur aucun label, et est donc de l’auto-produit pur. Je dois dire que si je salue la performance, qui est plutôt bonne, elle explique aussi peut être pourquoi les cris du public sont si présents sur les enregistrements. Peut être que quelques intermédiaires auraient pu travailler là dessus, et donner un peu moins l’impression qu’une partie de l’album ressemble à un enregistrement assez brut.

...Is Alive de Snowy ShawUn enregistrement DVD a été effectué, et une sortie est prévue après les festivals de cet été où il compte se produire en live. Au vu de la vidéo-teaser, ça a l’air d’être un sacré show, ce qui n’est pas bien étonnant le personnage étant avant tout un vrai showman. Je dois vous avouer espérer secrètement sa présence à Clisson.

Au final, …is Alive de Snowy Shaw est un album très sympathique à écouter. On pourra être un peu déstabilisé par l’importance des cris du public, mais la plupart des enregistrements restent d’une excellente qualité. Cela dit, ce sera surement une fois en DVD que le show prendra toute son ampleur, tant l’artiste semble avoir soigné son casting, sa présentation et sa présence scénique.

Et puis, si vous n’avez jamais jeté une oreille à ses différents groupes, ou à son parcours, c’est peut être le moment de le faire.