Extinct de Moonspell

Serafina dans Critiques, Musique le 5 mars 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Moonspell fait partie de ces groupes cultes que nous avions déjà écouté d’une oreille mais sans qu’ils n’entrent réellement dans notre top. Et puis il y a eu ce dimanche au Hellfest 2013, où nous avons décidé d’assister au concert des portugais sous la Altar, de loin. Du moins au début, car nous avons pris une grosse claque ce jour là, et nous avons adoré le show. Nous avons par la suite exploré la discographie du groupe, notamment leur dernier Alpha Noir/Omega White que nous avions acheté à sa sortie sans trop l’écouter. Moonspell est depuis entré dans mon top personnel, j’attendais donc avec impatience leur nouvel album Extinct qui sort le 6 mars chez Napalm Records.

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La couverture est encore une fois signée Seth Siro Anton qui officie dans Septic Flesh. L’album se compose de 10 pistes donc vous trouverez les titres ci-dessous. Certaines éditions intègrent aussi 4 bonus tracks ainsi qu’un documentaire de 90 minutes. Nous n’avons pas entendu ni vu ses bonus nous ne les évoquerons pas dans cet article.

1. Breathe (Until We Are No More)
2. Extinct
3. Medusalem
4. Domina
5. The Last of Us
6. Malignia
7. Funeral Bloom
8. A Dying Breed
9. The Future Is Dark
10. La Baphomette

Si Alpha Noir et Omega White séparaient de manière assez nette les diverses influences de Moonspell, ici, on retrouve les deux facettes du groupe mixées et équilibrées. Le chant clair est relativement présent, avec la voix de crooner si caractéristique de leur chanteur. Le grunt est quasiment absent, ce qui donne un album assez accessible. Personnellement, j’adore, même si je comprend que l’on puisse trouver cela cheesy, pour la fane de Type O Negative que je suis, je ne peux qu’apprécier. Les thèmes sont très Moonspell : l’amour, mais l’amour dans la mort, un monde sombre mais pourtant pas dénué de beauté. Les paroles sont parfaitement représentées par la musique, assez sombre tout en ayant de belles éclaircies. On dirait que je présente la météo en disant ça…

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Pour le coup, l’influence gothique de Moonspell est bien plus présente que sur certains vieux albums. Difficile de ne pas penser à Sisters of Mercy en écoutant Medusalem. Medusalem est d’ailleurs un de mes titres préférés, son tempo relativement élevé, sa construction éloignée du traditionnel couplet-refrain en font un des temps fort de l’album. Le groupe a toujours eu une facette mélodique, mais pour une fois, l’orchestration utilisée est un orchestre turque et cela se ressent énormément, notamment sur le break de Breathe (Until We Are No More) et sur Medusalem.

Pour le coup, cela permet aux portugais d’avoir une réelle originalité dans le genre. La plupart des groupes qui décident d’intégrer des orchestres vont plutôt chercher des orchestrations « classiques ». Je les aime aussi, mais c’est du déjà vu. Ici l’orchestre turque a apposé sa patte sur pas mal de titres, formant une sorte de ligne directrice pour toute la première partie de l’album. La deuxième partie, dès Domina est plus proche de Omega White.

Bien sur, comme sur Omega White, on est sur des structures assez simples, en mode couplet-refrain, assez efficaces. Seul bémol, certains morceaux sont réellement trop axés sur des refrains, répétés dix fois, comme c’est le cas sur Extinct ou encore The Future is Dark qui est d’ailleurs assez faible à mon avis par rapport au reste de l’album. Domina aussi a tendance à marteler le refrain, mais le long passage instrumental et son solo compensent le classicisme qu’on aurait pu redouter. L’outro, La Baphomette est clairement la surprise de l’album, puisque c’est une valse, sans guitares …. chantée en français !  Je n’ai toujours pas décidé ce que je pensais de ce morceau ovni.

En résumé, Extinct est un album de Moonspell dans la droite lignée d’Omega White, avec des touches d’Alpha Noir. Si vous n’avez pas aimé cet album bonus, vous n’aimerez probablement pas celui-ci. Mais si comme moi c’est un de vos albums préférés, vous ne pourrez qu’aimer Extinct. Moi il tourne déjà en boucle sur mon iPhone.


L’Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline Carey

Serafina dans Critiques, Livres le 3 mars 2015, avec 3 commentaires
Critiques

J’avais lu le premier tome de la série Kushiel l’année dernière. Ce fut un de mes coups de cœur de 2014 et je regrettais d’avoir attendu si longtemps pour le lire. Il faut dire que j’avais la version grand format reliée chez Bragelonne dans ma bibliothèque depuis genre 5 ans. Mais c’est pas pour autant que j’ai enchainé avec le tome 2, L’Elue, dont j’ai attendu sa sortie en poche chez Milady. Synopsis ?

L'Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline Carey

Après les événements du premier tome Phèdre goute un repos mérité. Cependant, tout n’est pas réglé, et notamment une traitre au royaume de Terre D’Ange manque à l’appel, et elle ne semble pas décidée à laisser la Reine Ysandre sur le trône.

On retrouve donc avec plaisir le style assez ampoulé de la série Kushiel que personnellement j’adore. Il y a eu incontestablement un très bon travail de traduction car c’est chantant et élégant. Comme si cela avait toujours été écrit en français. Les personnages du premier tome reviennent pour une grande partie dans le deuxième et j’étais très heureuse de retrouver Phèdre et ses amis. Les personnages de Jacqueline Carey ont du corps et le récit à la première personne, pourtant exercice périlleux, est un réel plus. On est réellement avec Phèdre, c’est comme une amie qui nous raconte son histoire au coin du feu, avec ce qu’il faut de légèreté, de recul et d’humour.

L'Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline Carey

Kushiel, malgré ses couvertures qui faisaient penser à des romans de courtisanes, c’est surtout des intrigues de cour. C’est un roman de politique, avec son lot de complots et de faux semblants. La taille conséquente du roman rendant possible le fait de développer des intrigues de grande échelle et de nous faire tourner chèvre en nous donnant des indices contradictoires. On ne peut pas dire que cela soit un roman d’action, bien qu’il y ai des moments de bravoure. L’histoire suit son rythme, parfois assez contemplatif, mais cela ne m’a jamais dérangée.  L’auteur tire parti des 900 pages, et du coup creuse d’autant plus son univers.

En effet, cette fois ci aussi, nous sortons de Terre d’Ange, mais en direction de l’Italie ou des côtes de l’adriatique. Phèdre y rencontre une cour bien différente de la sienne, et les relations géopolitiques entre les différents pays (plus ou moins inventés) sont exploités très finement, avec beaucoup de réalisme. Bien que le Fantastique soit présent à de nombreuses reprises, ce n’est pas l’élément central de l’histoire, un peu comme dans un Trône de Fer, ce sont surtout les intrigues et les jeux de pouvoirs qui nous captivent.

L'Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline CareyLe roman sait être passionnant, mais aussi très émouvant quand on voit deux personnages se faire du mal sans le vouloir et se rendre compte petit à petit que ce mal n’est peut être plus réparable. Nous faire passer de l’intrigue aux larmes est une des forces du roman et cela rend encore plus vivants les personnages, cela leur donne tellement plus de relief.

Je n’arrive pas a trouver un seul défaut à ce deuxième tome de Kushiel en fait, je vous fait donc une critique absolument positive. Je ne vois pas pourquoi j’ai pu passer à coté si longtemps et pourquoi elle n’a pas déjà été adaptée en série elle aussi, il y a tellement à faire ! Je ne peux donc que vous conseiller de ne pas avoir peur du millier de page de chaque tome – à peu près – et d’entamer tout de suite cette série si ce n’est pas encore le cas. Vous ne le regretterez pas, promis.


C’est Lundi que lisez vous ? #160

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 2 mars 2015, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Delirium de Lauren OliverJ’ai terminé La Pelote d’épingles de Cécile G. Cortes, une parution des éditions du Chat Noir. C’est décidément une lecture sympathiques, même si certains passages au milieu sont un peu longuets. Heureusement l’arc final est bien ficelé, et les personnages plutôt bien pensés et attachants.

J’ai commencé Délirium de Lauren Oliver, une dystopie Young Adult parue auparavant dans la collection Black Moon. C’est bien écrit, mais c’est tout de même très convenu, dans la grande ligne de Uglies. Un peu trop même, car du coup, on sent venir le pitch à 3 kilomètres. Dans ce monde donc, l’amour est considéré comme une maladie et chaque personne est « traitée » à 18 ans pour ne plus avoir de sentiments. Bon, c’est plutôt simpliste, ça se lit, mais je suis pas sure de réellement apprécier.

dabYo

Je suis encore sur Montres Enchantées, le recueil de nouvelles qui mélange Steampunk et les horloges. L’univers est sympathique, mais je dois avouer que j’ai un peu de mal sur les derniers nouvelles que j’ai lu, qui travaillent plus l’aspect présentation du récit que l’intérêt de celui-ci.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Agnus Dei, Requiem pour Sascha Tome 3, de Alice Scarling

Serafina dans Critiques, Livres le 13 février 2015, avec 1 commentaire
Critiques

En ce début d’année sortait Agnus Dei, le tome 3 de Requiem pour Sacha, la série de Bit-Lit créée par Alice Scarling dont j’avais dévoré les deux premiers tomes, Dies Irae et Lacrimosa. Je n’ai évidemment pas tardé à le lire et je l’ai terminé tout aussi rapidement, synopsis  – garanti sans spoiler – ?

Agnus Dei, Requiem pour Sascha Tome 3, de Alice Scarling

L’apocalypse approche, et notre Sacha se retrouve en première ligne. D’elle dépendra probablement l’avenir du monde, sauf que la demoiselle n’a plus vraiment la force de se battre après tout ce par quoi elle est passée.

Retour sur terre pour ce tome final. On retrouve avec plaisir tous les éléments qui font la qualité des premiers tomes : une histoire qui ne perd pas de temps, un style direct et plein d’humour ainsi qu’un ancrage fort dans son époque. Ce roman ne fait que 370 pages, pourtant il s’en passe des choses. Mais pas d’atermoiement plus long que nécessaire, du coup on ne s’ennuie pas une seconde et on dévore les pages notamment grâce aux nombreux dialogues. Bien que la grosse partie du roman consiste en un huis-clos assez glauque, on ne manque pas d’action. La cadence monte crescendo, jusqu’au final.

Alice Scarling

Alice Scarling

Encore une fois, Alice Scarling nous démontre sa capacité à donner corps à ses personnages en très peu de temps. Je pense notamment à Kevin, qui acquiert une personnalité et une profondeur en deux minutes. C’est vraiment un des points fort de l’auteur, ses personnages font vrais, crédibles, et on les cerne tout de suite, sans tomber dans le stéréotype pour autant.

De retour sur terre, nous retrouvons aussi de nouvelles références à notre monde. J’ai particulièrement apprécié le fait que les références sonnent juste sous la plume d’Alice Scarling. On n’a pas l’impression qu’elle fait du name-dropping, non. Quand son magicien rage parce qu’il était en plein raid sur WoW, c’est normal, tout comme le mépris de Kévin pour les vanilles qui fait naturel et pas du tout je-surfe-sur-fifty-shades. L’action se déroule à nouveau à Paris, nous retrouvons donc avec plaisir les rues pavées de la capitale.

Finir une série, ce n’est pas aisé. Surtout pas quand la série se déroule sur les chapeaux de roues depuis le début et qu’on aborde des problèmes genre qui peuvent détruire l’humanité.

Agnus Dei, Requiem pour Sascha Tome 3, de Alice ScarlingPourtant, Alice Scarling réussit plutôt bien. Le chapitre final est un peu beaucoup abrupt mais ça me fait penser à la fin de Buffy : pas d’apitoiement, pas d’épilogue happy end tout en fermant la porte doucement mais pas à clé non plus. L’histoire est close, mais nous laisse imaginer pas mal de choses. La série réussit à s’arrêter au bon moment, en conservant l’énergie des débuts.

Savoir une série finie est un argument pour la commencer, on sait à quoi on s’engage, contrairement à d’autres séries du genre encore en cours. Vous n’avez donc aucune excuse pour ne pas rencontrer Sascha et ses potes. De la Bit-Lit enlevée, bien écrite et très drôle, vraiment, j’espère revoir des livres de l’auteur prochainement, car je ne les ferais pas attendre longtemps !


C’est Lundi que lisez vous ? #157

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 9 février 2015, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

kushiel tome 2 jacqueline careyJ’ai avancé le tome 2 de Kushiel  de Jacqueline Carey . J’en suis au tiers de ce beau pavé de pas loin de 900 pages. On retrouve avec un grand plaisir le style de Jacqueline Carey, Phèdre est toujours aussi attachante. Bref un plaisir.

Mais puisque c’est un pavé, je ne peux pas toujours l’emmener, j’ai donc commencé L’Héritière de Jeanne-A Débats, de la bit-lit française encore une fois. Plutôt pas mal bien que parfois difficile à suivre

Malicia

psi-changeling,-tome-1---esclave-des-sens-263132-250-400Je finis de lire le tome 1 de Psi-Changeling « Esclave des sens » de Nalini Singh. Oui, je sais, je suis carrément à la traine car il me semble que la série en est à son onzième tome. Bref, ça parle loups-garous (ou « changeling »), humains, et « Psis » (des sortes de super-humains avec des capacités avancées dans différents domaines). J’ai vite accroché au style et à l’histoire, je pense donc continuer la série avec le tome 2.
J’ai aussi commencé la lecture de « Spike et Dru, petits massacres entre vampires » de Christopher Golden, que j’ai récupéré lors d’un troc. Et ça me fait tout bizarre parce que j’ai un peu l’impression de retourner dans mes lectures adolescentes (quand je dévorais les Buffy, Roswell, Charmed et compagnie). Je ne sais pas encore quand je le finirai (comprendre : c’est pas mal, mais j’accroche moyen).

Prochaine lecture ? « Nos étoiles contraires », dont j’ai vu le film récemment, si je me décide à l’acheter !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


En 2014, j’ai commencé le cycle de Ténébreuse . Cela fait partie des très grandes sagas de la SFFF que je n’ai jamais osé débuter mais qui me tentaient d’autant plus que j’avais beaucoup aimé la saga de Marion Zimmer Bradley sur les légendes Arthuriennes. Il existe deux manière de lire cette saga, soit dans l’ordre chronologique de l’histoire, soit dans l’ordre de parution. J’ai choisi l’ordre chronologique car c’est celui proposé par les intégrales. Le premier tome est donc La Planète au Vents de Folie. Synopsis ?

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Un astronef qui transportait son équipage vers une lointaine colonie, sécrase sur une planète inconnue. Il est bientôt clair que le vaisseau ne sera pas facile à réparer et que le voyage n’est pas près de reprendre. Deux clans s’affrontent bientôt, ceux qui veulent à tout prix réparer le vaisseau quitte à dégrader l’equilibre écologique de la planète et ceux qui désirent rester sur place.
la planete aux vents de foliesIl s’agit la du point de départ d’une très grande saga puisque Marion Zimmer Bradley a écrit 22 livres dessus, et que plusieurs autres ont été publiés posthumes. Le premier tome est donc un roman de SF. Il est d’ailleurs totalement indépendant du reste de la saga et a été écrit alors que 7 tomes étaient déjà parus. Les personnages ne réapparaitront donc pas par la suite, mais cependant, l’auteur réussit assez rapidement à faire des personnages crédibles, avec ce qu’il faut de personnalité. Evidemment, vu le titre de la saga on se doute de l’issue des tentatives de réparation mais cela ne gène pas.

La découverte de la planète est réellement interessante et bien amenée. Comme toute bonne saga de SF, Marion Zimmer Bradley amène ici pas mal de questionnements sociétaux. Le roman a été publié dans les années 70 et on le ressent, notamment au niveau du combat de certaine de ses héroines pour pouvoir disposer de leur corps librement. Venant d’une planète avancée au niveau civilisation, et echoués sur une planète deserte, les femmes sont « forcées » à se reproduire, et si la plupart acceptent, difficile de ne pas voir là une perche de l’auteur pour nous forcer à réfléchir sur le droit à l’avortement qui était toujours illégal aux US à l’époque. Des pages entières peuvent être d’ailleurs vu comme des pamphlets féministes et on retrouvera d’ailleurs cette marque dans la suite de la saga.

Bref , ce roman de 280 pages est tout de même assez dense, il ne se lit pas si facilement ni si rapidement. Cependant il met bien en place la planète qui est ici la véritable héroine. Les personnages sont bien construits mais oubliables. C’est une bonne introduction, et pour ceux qui ont commencé par l’ordre de publication, cela répondra à bien des questions. Personnellement, cela m’a donné envie de continuer la saga et j’ai donc enchainé avec Reine des Orages, le deuxième tome dans la chronologie.


Victorian Fantasy tome 1 est un livre que j’ai longtemps repoussé à cause de sa couverture. Bien que plutôt bien réalisée, il m’empêche qu’elle me faisait plus penser à de la romance soupoudrée de fantastique qu’autre chose. Et clairement, c’est pas du tout mon trip. Mais bon, j’ai tenté, tout de même, car du Steampunk français, publié chez J’ai Lu , ça le méritait, Synopsis ?
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 Andraste fait partie d’une famille de sorcières, mais elle est tenue à l’écart de la société. Il faut dire que ces cheveux blancs et son intolérance au soleil n’aident guère. Cependant, un jour, une lettre de la Reine la somme de se présenter à la cour …

En lisant le synopsis, il est difficile de ne pas penser à Alexia Tarabotti, l’héroïne du Protectorat de l’Ombrelle, qui partage un certain nombre de caractéristiques avec Andraste : particulière même pour son peuple, tenue à l’écart du monde dans le premier tome… Mais la ressemble s’arrête là, car même si nous évoluons aussi dans un univers Steampunk, Georgia  a su créer son propre univers.

Georgia Caldera

Georgia Caldera 

En effet, le palais de la Reine est aussi une école pour les sorciers et nécromanciens, ce qui fait qu’on a un peu l’impression de lire un crossover Sans Ame x Harry Potter  ! Bals, salle de douche, professeurs tyranniques, tout est là pour reveiller la fanne d’Harry Potter que je suis. Heureusement pour moi, la romance n’est pas le seul sujet du bouquin, et l’univers de Victorian Fantasy est dense. Le Londres Steampunk peuplé d’Animécaniques, les sorciers, les necromanciens, tout cela est bien décrit et il est facile de s’immerger. Certains points restent assez flou, notamment ce qu’il en est des gouvernements des autres pays… mais je ne doute pas que l’auteur se chargera d’éclaircir ces points dans le tome 2.

Par contre, pour ce qui est de la relation de love/hate entre Andraste et Thadeus, je me suis frappée le front plusieurs fois. De leur première rencontre tellement peu crédible, aux errements « je t’aime moi non plus » du milieu du roman, je n’ai pas réussi à m’attacher à leur histoire ni à m’attendrir pour eux. L’histoire stagne particulièrement au milieu du bouquin, ce qui m’a fait beaucoup ralentir. Heureusement, pas de triangle amoureux, et Thadeus est bien plus supportable que Aidan du précédent roman Hors de Portée  de l’auteur, il est un peu brusque mais la relation reste saine.

 dentelle-et-necromancie-victorian-fantasy-de-georgia-caldera Georgia Caldera propose des chapitres aux points de vues alternés, ce qui est une excellente idée au début du roman, mais qui devient un peu inutile lorsque les personnages sont ensembles et vivent les mêmes choses. Par contre, on retrouve évidemment le style clair et agréable de l’auteur, qui sait toujours trouver les bons mots et donner les bonnes réparties à ses personnages. Andraste est une héroïne sympathique bien qu’un peu niaise par moment – mais elle a été tenue loin du monde, on peut le comprendre – , Thadeus est assez insupportable au début mais évolue dans le bon sens. Les personnages secondaires sont vraiment lapidaires, ils n’ont pas réellement beaucoup de personnalité. Je ne suis pas sûre qu’on les revoie dans le prochain tome de toute manière…

Au final, je suis plutôt positive sur ce roman, bien plus que je ne l’aurais cru. Ca n’est pas réellement un bouquin de romance, même si ça a une certaine place. L’univers est très prometteur et j’espère qu’il sera bien plus détaillé dans les prochains tomes. Je suis assez curieuse de voir où l’auteur va nous amener, car il y’a du bon potentiel.


C’est Lundi, que lisez vous ? #156

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 26 janvier 2015, avec aucun commentaire
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agnus dei - Requiem pour sacha - Alice Scarling 

Serafina

J’ai terminé le tome 3 de Requiem pour Sacha de Alice Scarling. Le livre de 370 pages se lit très rapidement, on retrouve tous les bons éléments des deux premiers tome : un ancrage fort avec la réalité grace notamment à un magicien joueur de WoW, de bonnes réparties et un rythme soutenu. Bref, j’ai aimé !

J’ai ensuite commencé le tome 2 de Kushiel  de Jacqueline Carey . J’avais adoré le premier tome, et j’ai donc retrouvé avec plaisir les héros. J’ai hate de continuer.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Nous avions presque marqué définitivement dans notre calendrier le premier week-end de Septembre comme le week-end du Fall of Summer . Mais il ne faut pas oublier que ce week-end là ce tiens aussi un festival metal dans notre région : le M Fest à Rouziers de Touraine, à coté de Tours donc. Hier le festival a dévoilé 8 premiers noms pour 2015 !

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On retrouve donc Orphaned Land, le groupe de metal oriental que j’aime beaucoup et qui a lui seul me donne envie d’aller au MFest. Je les ai déjà vu un certain nombre de fois, au Hellfest puis au Motocultor et j’ai trouvé ça trop bien à chaque fois. De plus leur message est on ne peut plus d’actualité… Viennent ensuite Rise of the NorthStar qui est un groupe de hardcore/punk qui sent le Limp Bizkit avec des signes japonais en bonus. Anaal Nathrakh , groupe de black Anglais que je ne connais que peu mais que je vais aller écouter de plus près.  Nous retrouvons aussi avec plaisir Adrana, le groupe de métal symphonique Tourangeau que nous avons déjà vu à plusieurs reprises et qui reste une valeur sûre !

Je ne connais ni Nesseria ni Verbal Razor mais j’y jetterais une oreille. La billeterie n’est pas encore ouverte  mais ne devrait pas tarder et il reste encore 8 groupes à annoncer, dont les têtes d’affiches. Le festival aura lieu sur deux jours : le 4 et le 5 septembre, avec une ouverture vers 16h le vendredi et dès 11h le samedi.

Ici, on est partagé, on attend de voir ce qui va se profiler au niveau du Fall of Summer pour savoir auquel nous nous rendons !


C’est Lundi, que lisez vous ? #155

Serafina dans Actualités, Livres, Non classé le 19 janvier 2015, avec 1 commentaire
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agnus dei - Requiem pour sacha - Alice Scarling 

Serafina

J’ai terminé Victorian Fantasy de Georgia Caldera . Après un essouflement au milieu, l’histoire reprend a un bon rythme sur le dernier tiers. J’ai un avis plutôt positif sur ce roman, mais qui a quand même quelques défauts. Je lirais très probablement la suite. Ma chronique est prévue pour la semaine prochaine, on en reparlera !
J’ai ensuite commencé le tome 3 de Requiem pour Sacha de Alice Scarling. Le tome sort officiellement un peu plus tard cette semaine. J’en ai déjà lu une 60aine de pages, et on retrouve toutes les qualités de cette saga : ça va vite , on reprend pile où on s’était arreté, pas le temps de souffler. Ca s’annonce une belle fin de saga !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?