Lors de mes dernières vacances j’ai décidé de renouer avec une série qui m’a fait découvrir la Bit-lit : Mercy Thompson. J’avais aimé les premiers tomes, puis m’étais arrêtée sans raison particulière. Ayant adoré L’Alpha et Omega puis la compilation de nouvelles Ombres Mouvantes de Patricia Briggs j’ai décidé de reprendre la saga originelle avec le tome 6 : La Marque du Fleuve. Par contre, impossible de faire la chronique sans spoiler un minimum, vous êtes prévenu-e-s.

Mercy thompson tome 6 : La marque du fleuve

Mercy et Adam ont des vies bien remplies, et du coup, il n’est pas forcement facile pour eux de se retrouver ensemble. Ils réussissent cependant a prendre des vacances au bord de la Columbia. Mais dans cette Columbia, il rôde une force sombre et évidemment, Mercy va se retrouver impliquée là dedans, d’autant plus que cela pourrait bien avoir un lien avec ses origines.

Bon, le pitch est simple, et le roman permet de s’éloigner un peu des Tri-cities et des problèmes de meute. Mercy et Adam sont en vacances et on est donc sur un roman qui pourrait presque être vu comme un filler puisque en soit, a part suivre nos deux héros, l’intrigue globale, politique, ainsi que les luttes de pouvoir n’évoluent guère dans cet opus.

Mercy thompson tome 6 : La marque du fleuveRetrouver Mercy et Adam était donc une promesse plaisante. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas lu Mercy Thompson et j’ai été très étonnée de voir Mercy devenue une petite guimauve, qui se questionne sur sa place au sein de la meute, passe son temps a nous rappeler comme Adam est trop beau et comme c’est l’amour de sa vie. Les personnages ont de longues discussion et de longues introspections, sans compter les rappels au cas où on aurait oublié ce que sont les Loup-Garous chez Briggs. Autant dire que j’ai trouvé le tome assez plat, lourdingue et surtout très lent.

En effet, les atermoiements de Mercy me laissant de marbre, n’ayant pas particulièrement d’amour pour le couple qu’elle forme, il a fallu que je me rabatte sur l’intrigue pour trouver un intérêt. Je suis aussi un peu déçue de trouver une Mercy bien plus docile, beaucoup moins forte qu’elle ne l’était dans les tomes précédents. Comme si le fait d’être en couple la changeait du tout au tout, ce qui est un peu dommage. Ce n’est pas car on est avec un mec qu’on devient soudainement une petite chose fragile.

L’intrigue en elle même est un pretexte pour nous faire découvrir les origines de Mercy et notamment les légendes indiennes sur les Skinwalkers et en soit c’est très bien. Le soucis, c’est que c’est très lent à venir. Le roman fait 360 pages, et ne devient réellement interessant que sur le dernier tiers, au moment où l’action commence à se mettre en marche et les révélations à se dévoiler. Celles-ci sont plutôt captivantes, et il est vrai qu’au bout de 6 tomes il était temps qu’on en sache plus sur Mercy.

Au final, c’est un tome que je jugerais comme dispensable. On en apprend plus sur les légendes autour de Coyote, donc c’est bien, mais je ne suis pas sûre que ça ai de très grandes conséquences sur la suite. C’est un tome qui fait un peu une pause dans la continuité de l’histoire, et reprendre la saga par celui-ci n’était pas forcément une bonne idée. On m’a dit que les tomes suivants étaient à nouveau bien, donc je vais tout de même lire le 7.

Et vous, avez vous lu ce tome 6 ?

 


Le dernier lapon de Olivier Truc

Immersion dans le grand nord

Serafina dans Critiques, Livres le 4 mars 2017, avec 2 commentaires
Critiques

Dernièrement, j’avais envie de changer un peu mes lectures, et j’ai entendu à France Inter une bonne critique de ce roman policier : Le dernier Lapon de Olivier Truc. Ce polar se passe dans le nord, mais le vrai de vrai nord, à savoir la Laponie. Et il se passe dans les premiers mois de l’année alors que la nuit règne en maitre sur ces étendues glacées. Synopsis ?

Nina et Klemet sont policiers, et plus précisément membre de la Police des Rennes. Cette brigade a pour terrain assigné la Laponie, autant suédoise, finlandaise que norvégienne. Ils sont chargés de résoudre les conflits entre éleveurs de Rennes, qui représentent l’élevage traditionnel de cette région. Généralement, ils ne traitent jamais de sujets très grave, mais aujourd’hui est différent. Tout d’abord un tambour Lapon a été volé au Musée de Kautokeino, et puis surtout un éleveur est retrouvé assassiné.

Ce roman est écrit par Olivier Truc correspondant pour Le Monde dans les pays Nordiques. Cette expérience lui permet de nous proposer un polar qui traite de la question Lapone. Les Lapons (Samis en VO) sont le peuple autochtone de la Laponie, qui ont été plutôt maltraités par les Scandinaves à priori, évangélisés, et sont aujourd’hui victimes de discriminations. Ils essaient de faire perdurer leur culture unique. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’enquête de Klemet et Nina. Klemet est lapon, alors que Nina vient du sud de la Norvège, elle est donc le regard vierge par qui nous découvrons cet univers.

J’ai trouvé le coté « documentaire » très intéressant, car je ne connaissais pas ce sujet et on sent que l’auteur s’est réellement documenté sur la question en essayant de présenter avec fidélité et respect la culture lapone. Le problème c’est que c’est à peu près la seule chose que j’ai trouvée d’interessante dans le roman. D’abord le rythme est très lent, et je n’ai pas réussi a entrer dans l’intrigue. Comme dans tout bon polar de ces dernières années, nous avons plusieurs intrigues entremêlées, des héros qui ont des parts d’ombre dans leur passé, et tout fini d’une manière ou d’une autre par ce rejoindre. Le problème c’est que beaucoup de ces intrigues secondaires m’ont semblées totalement vides d’intérêt, ne faisant pas avancer l’intrigue. Nina a vécu un événement douloureux et des flashback arrivent comme un cheveux sur la soupe sans qu’on sache pourquoi, au final, cela ne sert a rien dans l’histoire. Ca ne donne même pas forcément de personnalité à la jeune femme, puisqu’elle ne semble pas réagir en fonction. Et c’est Nina, mais c’est Klemet, mais aussi Aslak l’éleveur,

De même, il est vrai que il n’y a pas énormément de population dans ces contrées reculées mais tout de même les coincidences se font nombreuses et un peu trop tirées par les cheveux, surtout quand on parle de coincidences liées à des événements qui datent de plus de 30 ans. Du coup, j’ai trouvé ça trop facile, au bout d’un moment il n’y avait plus de mystère tellement dès qu’on parlait de quelqu’un qui avait trempé dans un truc louche y’a 30 ans, j’étais sure que c’était en rapport avec un des protagonistes.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas été conquise par ce polar, je n’ai pas tourné avidement les pages pour découvrir le coupable. A la fin, je me forcais à le lire pour le finir, car il m’ennuyait. Ce roman a pourtant gagner plusieurs prix, et a eu pas mal de chroniques positives, mais il n’étais clairement pas pour moi.


Si on parle beaucoup du Hellfest et du Download dans ces colonnes, un nouveau festival attire notre regard cette année. Grand public, certes, mais comme Rock en Seine avec une programmation à même de titiller le metalleux et le rocker. Il faut aussi dire que nous déménageons dans le nord et tout d’un coup le fameux Main Square d’Arras nous ouvre les bras. Et il faut dire que cette année l’affiche – qui n’est pas encore totalement dévoilée- a de quoi attirer les foules.

 

Toujours sur 3 jours à Arras, le Main Square accueillera le Vendredi une scène très rock-métal avec les mythique System of a Down que nous n’avons toujours pas vu ici à la rédac, mais aussi Biffy Clyro, Franck Carter ou encore Inspecteur Cluzot. Le groupe islandais de rock Folk Kaleo est le groupe qui m’intrigue le plus. Quant au dimanche, c’est vers Radiohead que les regards se tourneront. Le groupe mythique sera présent au Main Square pour le dernier jour et m’est avis que dabYo sera heureux comme tout de les voir enfin en live. Car c’est Radiohead quand même. A noter, les billets 1 jour pour le dimanche sont déjà sold-out alors si vous souhaitez venir, je vous conseillerais de ne pas tarder.

Les billets 1 jour pour le vendredi ou le samedi sont de 54€, le pass 3jours est à 129€. Le Main Square se déroulant dans le centre ville d’Arras (dans la Citadelle) il est aisément accéssible en transports en communs. Un camping est disponible, par contre il est payant, jusqu’a 25€ par personne pour les 4 nuits.

Serez vous présents ? Quels groupes vous font envie ?

Plus d’info : Site Officiel Page Facebook.


Pourquoi Tokyo ? de Agathe Parmentier

Serafina dans Critiques, Livres le 10 février 2017, avec aucun commentaire
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Pourquoi Tokyo ?  est un livre paru aux éditions du Diable Vauvert, qui m’a attirée au vu de son synopsis, proche de ce que je m’apprête à faire. Il raconte en effet l’année que l’auteure Agathe Parmentier a passé au Japon, avec son visa Vacance-Travail (appelé aussi PVT).  S’installant dans la capitale, dans une chambre digne d’une étudiante, elle va enchaîner les petits boulots ce qui comporte notamment le fait de jouer un cadavre dans une émission policière ou encore devoir regarder 4h de vidéo gags. Elle nous raconte là son quotidien de Gaijin au pays du soleil levant.

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Avec un tel synopsis je ne pouvais que être fane, puisque nous nous apprêtons aussi a partir en PVT l’année prochaine. J’étais intriguée et curieuse de lire comment une autre française s’en était sortie. Si Agathe avoue ne pas parler japonais du tout, elle arrive tout de même a s’en sortir et à vivre à Tokyo avec pas grand chose de fixe. C’est rassurant. Les chapitres sont fait sous la forme de billets de blogs, racontés à la première personne. Le style de l’auteur est plutôt clair et net, facile à lire.

CVT_Pourquoi-Tokyo-_9566Et c’est malheureusement là que s’arrête tout le bien que je vais dire de ce livre puisqu’en réalité, je ne l’ai pas du tout aimé. Plusieurs raisons à cela. La première c’est que c’est comme tomber sur un blog, au détour de l’internet et non un roman construit. On reste en superficie. Chaque chapitre fait rarement plus de 4 pages, écrit assez gros, et du coup, on reste clairement sur sa faim. Aucun sujet n’est creusé, on ne comprend pas bien pourquoi l’auteure décide par exemple de passer 12h dehors dans tel ou tel quartier : est-elle en mission pour un magazine ? Pour le fun ? Les chapitres n’ont pas de lien les uns avec les autres et sont plus des scénettes de vie prises séparément. Peut-être dédié aux plus néophytes que moi il faut aussi ajouter qu’on n’apprend pas grand chose sur le japon au delà des clichés. Oui ils aiment le karaoké, la bouffe est bonne, ok… La seule originalité sera de mettre en avant les SDF japonais souvent rayés de la carte (postale).

Bref, autant le format blog est sympa pour un blog, mais pour un bouquin vendu grand format à environ 15€ c’est un poil abusé, surtout que j’ai depuis réalisé que l’intégralité ou presque des articles est en ligne sur son blog perso donc. Si le style clair de l’auteur est facile à lire, j’ai eu cependant plus de mal avec son ton. La française est blasée et n’encense pas le japon, ce qui n’est pas un mal puisque tout n’est pas rose, mais on a tout de même l’impression (probablement faussée, mais on est à l’écrit) qu’elle est très condescendante voir méprisante, ce qui n’est pas très agréable comme sensation.

Les articles étant écrits de manière assez impersonnelle, il faut dire en plus qu’on ne s’attache pas beaucoup à l’auteure, on sait a peine qui elle est et ce qu’elle fait. Cela peut être volontaire de s’effacer mais dans le cas présent ça m’a totalement empêchée de rentrer dans l’intrigue ou de ressentir quoique ce soit avec le personnage. Vous l’aurez compris, cette lecture ne fut pas très passionnante malgè le fait que j’étais pourtant le public Je ne vous recommande donc pas spécialement cette lecture.


Hier, pour la Chandeleur, le Download Festival a dévoilé son affiche complète et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est plus qu’alléchante. La version française de ce grand événement estampillé Live Nation est à la hauteur de ce qu’on pourrait attendre.  Après une première édition plutôt honorable pour un début, avec de bons concerts et une logistique certes perfectible, le Download Festival revient sur un nouveau site. Exitl’hippodrome de Longchamp, bonjour la Base Aérienne 217 de Bretigny sur Orge ! Nouveau site pour on l’espère un meilleur accueil.

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Mais ce qui nous intéresse en premier lieu, c’est l’affiche et celle-ci est plus que prometteuse. Ici, nous avouons sans peine avir très hâte d’aller voir Linkin Park, que nous avons beaucoup écouté plus jeunes. Mais la présence de Gojira, Blink-182, Epica ou encore  bien sûr Kvelertak ou Solstafir nous suffiraient à nous motiver. Alors en plus ce sera l’occcasion de voir des monuments jamais vus, comme System of a Down ou encore Greenday.

L’affiche assume carrément ses têtes d’affiches mainstream et cette promotion sent bon le début des années 2000. Ca tombe bien, c’est notre jeunesse ici à la rédac, donc même si nous avons évolué vers des musiques un peu plus extrèmes nous restons nostalgiques. Je suis encore capable de fredonner tout Boulevard of Broken Dreams que ma soeur écoutait en boucle.  Ce mélange entre nostalgies et groupes plus pointus comme Kvelertak, Solstafor ou encore Paradise Lost promet un bon équilibre.

Les billets sont déjà en vente au prix de 165€ le pass 3 jour, un peu moins cher que son concurrent le Hellfest, mais tout de même un certain budget. Nous y serons nous, et vous ?

 


20 ans avec mon chat de Mayumi Inaba

Serafina dans Critiques, Livres le 16 janvier 2017, avec aucun commentaire
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20 ans avec mon chat est un roman de l’auteure japonaise Mayumi Inaba. Ce petit roman de 208 pages est édité aux éditions Phillipe Picquier. Je n’avais pas spécialement prévu de l’acheter ni de le lire, mais je suis tombée dessus lors de mon passage à paris et je trouvais l’illustration jolie et élégante. Bien que paru en 2014 en france, il s’agit d’un roman publié en 1999 sous le titre de Mi no inai asa  (ミーのいない朝 ) . Synopsis ?

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Inaba est une jeune femme qui travaille à Tokyo et vit avec son mari. Un soir, lors d’une ballade nocturne, elle découvre un petit chaton coincé dans le grillage.  Elle décide de le ramener avec elle, et le baptise bientôt Mi. La chatte va rester avec elle et les deux vous vivre une amitié de 20 ans, qui survivra aux séparations, aux déménagements et à l’évolution du monde.

ob_791c09_20anschatinabaQuand on voit le titre, qu’on lit le synopsis, il est évident qu’il n’y a pas grande intrigue dans ce roman. Il s’agit plus d’une tranche de vie. Nous suivons simplement le parcours de Inaba et de son chat, leur relation fusionelle et les petites péripéties de la vie. On suit l’histoire personnelle et professionnelle d’Inaba en pointillés, cette femme qui se rapproche énormément de l’auteure jusqu’à partager son prénom. Sa passion est l’écriture, elle est poète et d’ailleurs le roman est entrecoupé de poèmes qui doivent probablement mieux rendre en japonais. Bien que travaillant au début du livre dans un tout autre domaine, petit a petit, sa passion va prendre le dessus et elle va se consacrer à l’écriture, sous le regard paisible de Mi.

Mi est la véritable héroïne, une petite chatte, craintive mais avec ses habitudes, qui aime dormir sur le couvercle de la baignoire, qui aime sa petite ballade nocturne. Mi est une chatte bavarde, d’ou son nom, Mi étant son petit cri. Elle n’est pas capricieuse et suivra sa maîtresse qui passera d’une maison de campagne à un appartement a Shinagawa, quartier en pleine expansion de Tokyo. En pointillés, c’est aussi l’évolution du Japon que nous lisons, l’expansion massive de Tokyo, et le quartier qui était une porte de la ville à l’époque ou elle s’appelait encore Edo se transforme. Comme souvent dans les romans japonais, la plume est mélancolique et contemple le passage des années sans vraiment pouvoir y faire grand chose. Pas de jugement de valeur, pas de c’était mieux avant, c’est juste différent.

C’est un roman d’une grande douceur, émaillé des poèmes de l’auteur. Il se lit extrêmement bien, malgré son coté parfois contemplatif. Il s’agit d’un roman cependant très terre à terre et les scènes peuvent parfois être presque brutales tant elles sont nues. L’auteure ne fait pas dans le sentimentalisme exacerbé, mais on ressent son amour pour son chat à chaque page. Et je ne vous spoilerais pas en vous disant qu’avec un titre pareil, on connait la fin. Le titre en français étant cependant plus « pudique » que le titre japonais original si vous le comprenez. Cependant la fin est amenée toute en douceur, avec un final très lumineux. C’est un roman qui plaira aux amoureux des chats, même si il ne sera pas facile.

Vous l’aurez compris, j’ai été enchantée par ce petit roman qui fait tout juste 200 pages. Je ne peux que vous le conseiller, si vous aimez les chats, le japon ou les deux à la fois.


La Voix du Sang, Blood Song T1 de Anthony Ryan

Serafina dans Critiques, Livres le 11 janvier 2017, avec aucun commentaire
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Blood Song est une saga de Fantasy écrite par Anthony Ryan, dont le premier tome La Voix du Sang est récemment sortie chez Milady après être passée par le grand frère Bragelonne. Ayant récemment renoué avec la fantasy, je me suis lancée dans ce gros premier tome de 850 pages avec entrain. Synopsis ?

Vaelin Al Sorna est le fils du Seigneur de Guerre du Royaume Unifié. Il aurait pu succéder a son père si il n’avait été confié dès son plus jeune âge au Sixième Ordre, une sorte d’ordre monacal de guerriers. Entraîné pendant toute sa jeunesse au maniement des armes et à la survie, il découvre rapidement qu’il est un guerrier extrêmement doué et que sa destinée semble écrite dans le sang.

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Pour être tout a fait honnête, il faut reconnaître que le pitch est pour le moins classique. Un mec qui apprend a devenir un guerrier, via un ordre super strict, qui devient un guerrier ultra badass, merci, mais c’est de la fantasy que je connais. Le pitch n’est pas original, mais cependant, j’ai été plutôt charmée par la première partie du roman qui se concentre sur l’apprentissage de Vaelin. En effet, nous découvrons ce fameux Sixième Ordre, ordre guerrier, les camarades de Vaelin, et les épreuves qui vont les attendre pour pouvoir finalement achever leur formation. Les épreuves sont variées, bien étalées dans le temps, et ménagent le suspens : ils sont envoyés seuls survivre dans la nature, passent pas des épreuves de type gladiateurs, ce n’est certes pas le truc le plus original, mais c’est bien écrit et bien construit.

Le roman alterne avec des moments au présent qui se déroulent alors que Vaelin à un certain âge et raconte son histoire avec ses flashbacks. Ce procédé, déjà vu dans d’autres monuments du genre comme Le Nom Du Vent peut ajouter du relief a l’histoire, voir une tension dramatique. Cependant, ici, j’ai trouvé que les aller-retours dans le présent était plutôt confusants, et n’amenaient pas grand chose à l’histoire. Car en effet, les événements du présent sont très très éloignés de toute la première partie, et ne commencent qu’à devenir intriguants que sur la deuxième  partie soit après 400 pages.

Blood song by Anthony RyanEt malheureusement, la deuxième partie est celle qui pèche pour moi. En effet, si la première partie est un roman d’apprentissage, on suit les aventures de Vaelin sans réellement le connaitre. Bien que le narrateur soit omniscient, nous ne comprenons que peu Vaelin, celui-ci a malheureusement peu de reliefs et de traits de personnalités. Là, après avoir fermé le roman, je suis incapable de décrire le caractère de notre héros. Il répond aux événements, et il est courageux ok, mais nous découvrons dans la deuxième partie qu’il est très pieux, ce qui a peu été abordé auparavant par exemple. De ce fait, ses décisions de guerrier m’ont parfois semblé  sortir de nulle part, sans autre fondement que servir l’intrigue. Autant le fait de voir un Vaelin « suiveur » n’était pas gênant dans la première partie où il était apprenti, autant dans la deuxième partie, cela rend l’intrigue beaucoup moins palpitante. J’ai eu du mal a saisir les enjeux et comprendre les réactions de notre héros. De même ses pouvoirs et notamment cette voix du sang qui donne le titre au roman est abordé de manière très tardive et arrive un peu comme un cheveux sous la soupe.

L’univers semble assez fouillé, et je ne doute pas que l’auteur ai tout cela très clair dans sa tête, malheureusement, beaucoup de zones restent dans l’ombre, et il est difficile de comprendre réellement les tenants et aboutissements des intrigues politiques et intrigues de pouvoir.  J’ai donc plus eu l’impression de regarder un film sur cette deuxième partie que de réellement rentrer dedans et vibrer pour les héros. De ce fait malheureusement, l’essai de la première partie ne semble pas transformé et en refermant le gros premier tome, je n’avais pas spécialement hâte de lire la suite. Bien que la fin soit ouverte, je n’avais aucune anticipation par rapport à une suite potentielle. Pourtant, je ne doute pas que les aspects peu évoqués comme la magie, à peine abordée ici, y seront plus développés.

Vous l’aurez compris, je ne suis pas spécialement séduite par ce premier tome. Sans être une lecture désagréable, elle n’a pas réussi à me tenir en haleine et me donner envie de continuer plus avant avec Vaelin. Son faible développement psychologique et l’univers au final assez cliché ont eu raison de mon enthousiasme. Je vous conseillerais cette saga uniquement si vous cherchez de la fantasy de base, sans plus.

 


Concours : Gagnez un recueil « Un Noël sans nom »

En partenariat avec les éditions de L'homme sans Nom

Serafina dans Livres le 3 janvier 2017, avec 1 commentaire

Un Noël sans nom est un recueil de nouvelles de 72 pages paru aux Editions de l’Homme sans Nom. Ces histoires hivernales regroupent les auteurs de la maison d’édition et de nouveaux talents. Chez nous on note surtout Oren Miller dont j’avais adoré la revisite du Comte de Monte-Christo.

La maison d’édition propose à l’un ou l’une d’entre vous de gagner un des recueils.

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Pour cela, il faut répondre à la question suivante : Quel est le nouvel auteur de la maison d’édition ? La réponse se trouve sur leur page facebook ou sur leur site web.

Le concours dure 2 semaines et est réservé à la France. Vous pouvez augmenter vos chances de gagner des manières suivantes :

  • Nous suivre sur facebook ou twitter : 1 chance de plus
  • Partager ce concours sur facebook ou sur twitter : 1 chance de plus.

J’espère que ce concours vous fera plaisir, il sera ouvert 2 semaines ! Bonne chance à tous ! Evidemment les commentaires ne seront pas validés pour éviter toute triche, donc ne vous inquietez pas de ne pas voir le votre.


Souvenirs Volés est une des rares traduction parue aux Editions du Chat Noir. La maison se concentre en effet surtout à publier des auteurs français mais propose aussi des traductions de romans graphiques. Ici, c’est Selina Fenech, une illustratrice Australienne dont le premier tome est traduit par Cécile Guillot. Synopsis ?

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Memory se réveille dans le brouillard, mais au sens figuré du terme. Elle ne sait plus qui elle est, ni ou elle est. D’ailleurs Memory n’est même pas son vrai nom mais celui dont l’a affublée une jeune fille rencontrée au détour d’un bois : Eloryn. Eloryn qui se revèle être une princesse en fuite d’un royaume dévasté.

Souvenirs Volés est un roman plutôt axé Young Adult, avec un univers de fantasy de contes de fées : des princesses, des reines mortes en couche, un vilain sorcier, un beau gosse prêt à aider ses dames, on est dans un monde enchanté. On aime ou pas, mais c’est comme ça, et là dessus le roman est bien rendu. On est dans ce lieu féerique où l’on sait que tout est possible et on se laisse porter. Il n’y a pas forcément de seconde lecture plus adulte comme dans d’autres romans du genre avec des morales complexes, là on est juste dans une aventure pleine de rebondissement qui m’a fait penser au 10ème Royaume, cette mini-série de téléfilms que j’avais adoré.

selina-fenech-souvenirs-volesEt surtout, ce roman est servi par les magnifiques illustrations de Selina Fenech réalisées au crayon qui illustrent des moments clés de l’intrigue.Nous découvrons donc les personnages sous sa mine et il faut dire qu’elle a un sacré coup de crayon. Le livre est un très bel objet et les impressions rendent justice aux dessins de l’auteur. Cela aide beaucoup à visualiser l’univers et les personnages.

La traduction réalisée par Cécile Guillot met en valeur le roman, le style est simple et lisible, nous permettant facilement de comprendre ce qu’il se passe, et croyez moi il y en a des rebondissements. C’est donc une lecture agréable et les pages se tournent sans même s’en rendre compte.

Vous l’aurez compris, c’est une lecture agréable, même si la simplicité de l’intrigue et de l’univers m’ont un peu genée, question de gout, ce n’est donc pas un coup de coeur. Par contre, si vous cherchez un cadeau pour votre jeune ado, je vous le recommande totalement.


Blasphème, Holomorphose Tome 1, de Jean Vigne

Serafina dans Critiques, Livres le 25 octobre 2016, avec aucun commentaire
Critiques

Holomorphose est une saga en deux titres de Jean Vigne, aux Editions du Chat Noir. Le premier tome est sorti à cette rentrée et est servi par une jolie illustration de Mina M, qui augure d’un ton assez adulte et gore au passage. Synopsis ?

Solana est une ado, un peu goth, assez solitaire, qui vient de déménager à Grenoble. Mais depuis , elle est assaillie de rêves étranges se déroulant en Mongolie et se rend compte que des choses clochent chez elle. Il semblerait que sous le coup de la colère, elle transforme les objets les plus anodins en sorte de magma dégoulinant et brûlant. Enfin, les objets, c’est pour le moment.

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Nous sommes face à un thriller : l’horreur entre peu à peu dans le quotidien, et va crescendo jusqu’au final, sorte de fuite en avant dans l’horreur et le gore. La montée en puissance est bien menée et ce qui au début ne semble que des événements anodins voir presque drôle deviennent rapidement de gros soucis. C’est aussi un thriller qui se passe en France et qui a deux héroïnes clairement ancrées dans la culture alternative. Bref, bon nombre d’éléments qui nous font très vite penser aux productions de Sire Cédric. Sauf que là où Sire Cédric réussit avec brio, ici, je suis plus partagée et je vais vous expliquer pourquoi.

Le problème principal pour moi fut les personnages et la manière de l’auteur de les décrire. Solana écoute du métal, mais le roman narré à la première personne, critique systématiquement la musique qu’elle écoute comparant elle même sa musique de reveil au « bruit digne d’une scierie » ou au « tapage barbare d’une bande d’orcs ». Aucun metalleux ne dirait ça de la musique qu’il écoute, sauf pour du second degré ce qui ne semble pas être le cas ici. Je passerais sur ce qui est j’espère une faute d’orthographe, faisant de Solana une auditrice de Trash Metal (et non Thrash).

Quant à Nathalie, sa pote, goth plus extrème, qui porte des plateforme New Rock elle, elle est lycéenne, est ultra obsedée par le sexe, se drogue a tout ce qui passe et est super violente. Plus cliché, tu meurs. Donc, j’ai pas trop trop aimé ces personnages qui présentent la culture alternative de manière au final plutôt négative, que cela soit voulu ou non. Etant moi même metalleuse et goth, c’est forcément des points où je suis difficile. Un autre personnage, Lola, la femme flic, est le stéréotype de la nana super forte, méga blessée par la vie, mais son personnage m’a moins gênée que les deux héroines, sans doute car il est moins proche de moi.

Le coté sexuel du roman m’a aussi pas mal dérangée, on dirait que l’auteur trouve n’importe quelle excuse pour ramener une discussion entre les deux protagonistes au cul. Je sais que les ados sont obsédés, je le sais mais cela m’a semblé forcé pour donner un coté sulfureux au livre. Comme si il fallait absolument se donner un coté adulte et que c’était la seule manière.  Une manière que j’ai trouvé lourde et maladroite. Et je vous rappelle que je me suis faite tous les Merry Gentry, donc ce n’est pas une question de puritanisme.

Bien qu’étant un thriller avec des chapitres assez court, l’intrigue prend son temps, l’auteur se répétant assez souvent et toutes les pensées des personnages étant décrites par le menu. Du coup, le rythme n’est pas enlevé, je pense que j’aurais préféré un roman avec une centaine de page en moins, car j’aime mes thrillers haletants.

Du coup, c’est plutôt dommage car ces points là m’ont empechés d’entrer dans le roman, qui pourtant a des éléments interessants. Les rêves en Mongolie (qui n’en sont pas réellement, on s’en doute) sont originaux, c’est pas un endroit que je connais et que je lis souvent, donc c’est un réel plus, d’autant que les descriptions nous transportent directement à Oulan Bator. L’ancrage régional est bien mené, et même sans connaitre Grenoble on se repère facilement et on visualise bien.

Au milieu du roman, l’intrigue bascule avec un penchant mythologique marqué et très bien fouillé. Des personnages comme Hecate ou Séléné ou Artemis font leur apparition, et leur statut mythologique est très bien intégré au thriller et à cette sorte de malédiction qui ronge Solana de l’intérieur.  Je ne l’avais pas vu venir et j’ai été surprise dans le bon sens. Je n’ai pas vu où l’auteur voulait nous emmener et quand on le comprend, on voit que des indices étaient présent depuis le début.

La fin laisse la porte ouverte au second tome, mais j’avoue ne pas être sur de le lire, car ce premier tome m’a laissée clairement mitigée. Il y’a un très bon potentiel, avec des éléments vraiment originaux que cela soit en terme de localisation ou en terme de mythologique, mais malheureusement, le problème des personnages et le manque de rythme m’a empêchée d’apprécier cette histoire.