Le Souffle des Ténèbres est un court roman horrifique de Frédéric Livyns paru chez Val Sombre Éditions. Il est servi par une élégante couverture de Sylvie Veyres. Il a été finaliste du Prix Masterton 2013, catégorie roman francophone. Synopsis ?

Le Souffle des Ténèbres de Frédéric Livyns

Bryan et Suzy viennent en Bretagne pour se ressourcer après une épreuve familiale. Le village où ils résident n’est autre que le village où le grand-père de Bryan a vécu. Le couple découvre bientôt les ruines d’un château, qu’aucun guide n’indiquait et dont les villageois semblent avoir peur.

Frédéric Livyns

Frédéric Livyns

On se trouve dans un roman très ancré dans notre quotidien. En effet, on va en Bretagne, et le village est très réaliste. Bien que se déroulant de nos jours, la superstition des villageois n’est pas exagérée, et m’a même semblée logique. Pour avoir connu bien des trous perdus, pas forcément en Bretagne, je dois dire que je n’ai eu aucun mal à me mettre dans le bain.

Le roman étant très court (150 pages seulement), les personnages ne sont pas super développés, et sont souvent définis par un ou deux traits caractéristiques, c’est tout. C’est à peine si on sait à quoi les personnages ressemblent, et au final il faut bien le dire ils sont assez transparents voir stéréotypés. Ce n’est pas gênant car ce qui est particulièrement mis en avant, ce sont les événements, et l’ambiance.

Car en très peu de pages, l’auteur réussit à mettre en place une ambiance entre le flippant et l’oppressant, et qui m’a fait beaucoup penser à un film de Polanski, un peu comme le malaise qu’on ressent devant Rosemary’s Baby ou La 7ème porte. Le roman est vraiment très immersif, on sent la tension, on sent le coté oppressant, et je n’avais qu’une envie : tourner les pages, totalement happée.

Le Souffle des Ténèbres de Frédéric LivynsOn comprend très vite le problème et Frédéric Livyns va réellement droit au but. Cela n’est pas gênant, car cela contribue au coté addictif du livre : on ne s’ennuie pas une seule seconde. Cette impression est renforcée par le découpage en chapitres courts. Pour mettre en place son intrigue, l’auteur s’appuie sur des rumeurs sur des faits historiques plutôt crédibles (je n’ai absolument pas fait de recherche sur leur réalité, mais ca m’a paru plausible). La fin est peut être un peu too much, mais dans l’ensemble c’est une lecture agréable, son statut de finaliste au prix Masterton n’est pas usurpé.

Le Souffle des Ténèbres est donc un très bon livre d’Horreur, qui n’a rien à envier à des productions étrangères. Son coté terroir est un plus, car il est du coup plus aisé d’y entrer, et on a l’impression que ça pourrait se passer dans le village du coin. Il se lit plutôt vite en plus, alors vous n’avez aucune excuse pour ne pas le découvrir.


On est un peu en retard ici, mais n’empêche, on ne pouvait quand même pas passer à coté de l’annonce du Running Order du Sonisphere France 2013, dont les dates se rapprochent puisqu’il aura lieu les 8 et 9 Juin prochain à Amneville. Il faut l’avouer, le festival a une affiche qui donne vraiment envie. L’ordre est donc visible ci-dessous.

Sonisphere France 2013

Samedi 8 juin
Scène Apollo

13h00 – 13h30 Headcharger

14h10 – 14h50 Crucified Barbara

15h40 – 16h20 Behemoth

17h10 – 18h00 Bring Me The Horizon

19h00 – 20h00 Motörhead

21h10 – 22h25 Slayer

23h50 – 01h05 Limpbizkit

Scène Saturn

13h35 – 14h05 Dagoba

14h55 – 15h35 Karnivool

16h25 – 17h05 Sabaton

18h05 – 18h55 Amon Amarth

20h05 – 21h05 In Flames

22h30 – 23h45 Korn

Dimanche 9 juin
Scène Saturn

13h05 – 13h35 Voodoo Six

14h05 – 14h45 Ghost

15h35 – 16h20 DragonForce

17h30 – 18h30 Epica

19h40 – 20h40 Children Of Bodom

22h50 – 23h50 Airbourne

Scène Apollo

13h35 – 14h05 Hacktivist

14h50 – 15h30 Mastodon

16h25 – 17h25 Stone Sour

18h35 – 19h35 Megadeth

20h45 – 22h45 Iron Maiden

Il n’y a que deux scènes, Saturn et Apollo, du coup aucun groupe ne joue en même temps, et vous n’aurez donc pas de risque de louper vos préférés ou d’avoir de durs dilemmes. Les temps de jeu sont plutôt corrects : 40 minutes à 1h pour la plupart des groupes qui nous intéressent. C’est donc à Airbourne que reviendra la lourde tâche de clôturer le festival… Après un Iron Maiden qu’on espère mémorable.

Pour rappel, la scène Appolo est en intérieur, aucun risque donc de voir Behemoth jouer en plein soleil (si tant est qu’il y ai du soleil un jour cette année) est en extérieur, il faudra donc prendre le risque de voir Behemoth  jouer en plein soleil. Personnellement, nous attendons surtout le dimanche, et vous ?


C’est Lundi, que lisez vous ? #92

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 13 mai 2013, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

J’ai terminé Fall of Giants de Ken Follet. L’histoire des 5 familles se poursuit donc jusqu’en 1925 et les derniers chapitres préparent directement la suite : la prohibition, la crise, puis la guerre évidemment. Bien que je trouve un peu Ken Follet timoré par rapport à ce qu’il fait vivre a ses personnages (surtout après avoir lu du Trône de Fer), je lirais avec grand plaisir la suite de cette saga.

Le Parfum du Mal, Fille d'Hécate Tome 2, de Cécile GuillotJ’ai ensuite lu le deuxième tome de Fille d’Hécate de Cécile Guillot, la suite du récit initiatique de Maelys, psychologue et sorcière. La novela est bourrée de bonnes idées, mais je suis un peu frustrée par le format, trop court, j’aimerais tellement en savoir plus. Bonus pour une des nouvelles sorcières que j’ai trouvé fort crédible et originale.

J’ai ensuite commencé le dernier tome du Cycle des Âmes Déchues de Stéphane Soutoul. Si je retrouve avec plaisir son style très agréable, j’avoue avoir beaucoup de mal avec l’héroïne de ce tome : trop Bit-Lit et la nana qui se sent monstre et se refuse à toute histoire d’amour me fait un peu craindre le pire pour la suite. Enfin, on verra.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


C’est Lundi, que lisez vous ? #90

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 29 avril 2013, avec 4 commentaires
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Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Fall of Giants de Ken FolletJ’ai avancé ma relecture du Trône de Fer Tome 7. Je lis volontairement lentement, histoire d’être raccord avec la diffusion de la série, mais c’est difficile : je suis déjà tellement en avance sur Jon par exemple et tellement en retard sur d’autres arcs… Bref, je fais de mon mieux.

Profitant d’un voyage à Paris, j’ai entamé Fall of the Giants, premier tome de la Century Trilogy de Ken Follet. J’avais flashé sur le synopsis quand j’ai croisé cette série dont le deuxième tome vient de sortir. On suit ici, via divers points de vue, l’entrée en guerre 14-18. On côtoie des famille de différentes nationalités : anglaises, russes, allemandes. C’est intéressant car il n’y a pas du tout la vision française qu’on peut avoir eu à l’école !

Je suis vraiment fane pour le moment, et c’est super addictif…

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Âmes de Verre de Anthelme Hauchecorne

Serafina dans Critiques, Livres le 23 avril 2013, avec 2 commentaires
Critiques

Anthelme Hauchecorne fait partie de ces auteurs français que je suis avec attention. J’avais été charmée par La Tour des Illusions et son recueil de nouvelles Baroque’n'Roll m’avait vraiment convaincu. Autant vous dire que quand j’ai appris qu’il sortait un nouveau roman de FantastiqueÂmes de Verre aux éditions Midgard j’étais plutôt impatiente. D’autant plus que la couverture signée Pascal Quidault est vraiment sympa. Synopsis ?

Âmes de Verre de Anthelme Hauchecorne

Les rues de Lille ne sont pas sures. Sous la morosité ambiante, sous les suicides parfois, se cachet les Streums, des êtres qu’on pourrait qualifier de démoniaques, qui parcourent notre monde à notre insu. Enfin, pas à celui de tout le monde, car ceux qui ont la Vue, les Éveillés, les voient. Et luttent contre eux. Parmi eux, un groupe organisé, La Vigie, mène son combat dans l’ombre, pour protéger les dormeurs.

C’est un gros livre : 650 pages. La mise en page est particulièrement soignée, avec des polices différentes pour certains passages, et des illustrations pleine page entre certains chapitres. Elles sont en noir et blanc, mais c’est déjà pas mal. Il n’y a pas tant de livres que ça qui en ont. C’est un semi-poche, et du coup il est très imposant, pas facile de l’emmener dans son sac.

Anthelme Hauchecorne

Anthelme Hauchecorne

On est donc dans ce qu’on appellerait volontiers de l’Urban Fantasy : un monde  caché à nos yeux, qui cohabite avec le notre. Le tout est saupoudré d’un coté assez punk et désenchanté : la Vigie vit dans des squats, avec des armes sorties de nos pires cauchemars, et il y a une ambiance assez sombre, assez glauque que Anthelme Hauchecorne arrive parfaitement à retranscrire.

L’intrigue se passe à Lille, ville que je ne connais pas encore, mais qui m’apparait comme bien retranscrite. On peut aisément imaginer la gare, le métro ou les friches industrielles. Cela aide beaucoup à entrer dans l’histoire. De même, les personnages sont crédibles : Camille la goth un peu paumée, Vincent, le prof désenchanté. Le roman est totalement ancré dans notre vie, et du coup on s’attache aisément aux personnages et à l’histoire.

Mais ce qui aide aussi, c’est le style. On retrouve la fluidité habituelle de l’auteur, les références à la culture alternative, un coté assez vindicatif contre l’ordre établi (les passages sur l’éducation nationale, ou sur les Dormeurs qui préfèrent ne rien voir), mais le tout très maitrisé. Le roman est construit comme un Thriller: des chapitres courts, une alternance de points de vues (Camille, jeune recrue de la vigie, Vincent, prof Éveillé, etc.) entrecoupée d’extraits du Codex, sorte de manuel de survie de la Vigie.

L’univers développé par Anthelme Hauchecorne emprunte des choses à la mythologie celtique: on y retrouve le Sidh, on y fête Imbolc. La vigie quant à elle est une organisation complexe, avec un lourd passif, où on parle des fondateurs partis depuis longtemps avec une once de mystère. Comme si on mélangeait Neverwhere, les celtes et genre Harry Potter (pour le coté fondateurs et « on vit tous dans un château » même si ici c’est un squat). Bref, un cocktail détonnant, mais mené d’une main de maitre, c’est super crédible, dense, bien développé et je suis rentrée dedans illico. La vigie est géniale et moi aussi je voulais y aller. Je trouve les Piliers fascinant et je meurs d’envie d’en apprendre plus sur eux, surtout quand on sait que certains ont « disparu ».

Bref, Anthelme Hauchecorne signe encore une fois un livre que j’ai adoré, et que je vous conseille à tous. C’est clairement un de mes coups de coeur de cette année, et je pense qu’il va être dur à détrôner. On y retrouve un savant mélange du quotidien, de personnages charismatiques, un univers très développé et qui donne envie d’en faire partie. C’est cohérent, c’est addictif, et j’attends de pied ferme le prochain tome. C’est un des meilleurs  bouquin de Fantastique que j’ai lu depuis longtemps !


Zombies don’t cry de Rusty Fischer

Serafina dans Critiques, Livres le 19 avril 2013, avec aucun commentaire
Critiques

Zombies don’t cry est un roman de Rusty Fischer paru il y a peu en langue anglaise et disponible en français depuis février aux éditions J’ai Lu. Catalogué dans le Young Adult, je dois dire qu’il m’a tapé dans l’œil pour sa jolie édition et sa couverture suffisamment sombre à mon goût. Synopsis ?

Zombies Don't Cry de Rusty Fischer

Maddy est une lycéenne comme tant d’autres. Pas forcément populaire, elle traine avec sa meilleure amie Hazel. Dans sa classe, on trouve de tout, mais depuis peu, il semblerait que les filles de son cours de cuisine décèdent tour à tour. Malédiction ? A moins que ces espèces de gothiques là, y soient pour quelque chose…

Au vu du titre, vous devez vous douter qu’à un moment ou un autre, on va parler des zombies. Perso, je ne suis pas fane des zombies, ou du moins de la version moderne et communément adoptée : celle de la mutation X ou Y qui conduit des hordes de zombies à attaquer nos braves héros. Le survival, j’aime guère ça qu’en jeu vidéo. Et heureusement Zombies don’t cry s’éloigne totalement de cette mouvance, pour considérer le zombie plus proche de sa version originelle (vaudou, donc) : des morts qui marchent, réveillés par une force mystérieuse. Pas d’épidémie, mais des zombies qui se fondent dans la masse, qui pour la plupart contiennent leurs pulsions. Bref, on est presque dans du vampire, sauf que ça mange de la cervelle.

Zombies don’t cry de Rusty Fischer

La version espagnole

Je suppose que les puristes du zombie n’approuveront pas ces libertés avec le mythe mais moi j’ai beaucoup aimé, et j’ai vraiment apprécié. Je trouve que ça renouvelle pas mal le genre, et le fait sortir de son stéréotype.

On est dans du Young Adult, ça se voit, les occupations de Maddy sont simples : le bal de fin d’année, avoir de bonnes notes, aller à cette fête avec ce beau gosse tout nouvellement arrivé. Sauf que c’est super léger et écrit avec un réel humour et un réel second degrés. On est dans une narration à la première personne, et Maddy est vraiment rafraichissante. Elle m’a beaucoup fait penser à Raven de Vampire Kisses, sans le coté goth évidemment.

Zombies Don't Cry de Rusty FischerLe style de Rusty Fischer est simple, rentre dedans, mais diablement efficace. J’avoue avoir beaucoup rit à lire les pensées de Maddy. C’est une vraie bouffée d’air frais, et un vrai coup de cœur. Dans l’ensemble, c’est vif et ça se lit très vite. On sent cependant qu’on est dans un tome d’introduction, vu le rythme auquel les morts s’enchainent, pour ne laisser finalement que ceux qui seront les héros de la série. Les choses se mettent en place, on découvre la vision des zombies de l’auteur, et le tout sur prétexte de bal de promo. La fin laisse penser à un réel départ, c’est donc à suivre.

Zombies don’t cry n’est peut être pas le roman du siècle, mais c’est une lecture plus que rafraichissante, qui traite de manière originale un sujet sclérosé, le tout servi par une écriture vive et espiègle. Bref, je ne peux que vous le recommander, vous passez un excellent moment en compagnie de Maddy.


Les Orphelins du Royaume est une des dernières sorties des éditions Castelmore. Premier tome de la série Grisha de Leigh Bardugo, ce roman de Fantasy plutôt axé jeunesse et à la croisé du Young Adult a eu un certain succès lors de sa sortie en langue anglaise sur les blogs. J’étais donc assez curieuse, surtout que ça faisait un moment que je n’avais pas lu de romans du genre. Et encore moins de Fantasy Jeunesse. Le roman est illustré par une jolie couverture de Noëmie Chevalier. Synopsis ?

Grisha de Leigh Bardugo

Le royaume de la Ravka est victime de la nappe noire, un brouillard dense qui a tout détruit sur son passage. Il est possible de le traverser, accompagné des magiciens du royaumes, les Grisha. Alina est une orpheline, jeune apprentie cartographe qui les accompagne lors d’une traversée. Sauf que tout ne se passe pas comme prévu et qu’en voulant sauver son ami, elle révèle elle aussi des pouvoirs.

Une orpheline, des pouvoirs, une malédiction. Qui a dit cliché ? Bon, ok, ça l’est, carrément, car on se doute dès le synopsis que Alina va sauver le monde ou peu s’en faut. J’en sais rien, mais ça semble prévisible. Cependant, ça a le mérite d’annoncer tout de suite la couleur. C’est bon, on sait dans quel type d’histoire on est dès la page 50. Il faut l’accepter et faire avec. Pour une histoire de « fille-à-pouvoir-qui-va-sauver-le-monde » , il faut dire que Grisha est plutôt pas mal dans son genre.

Leigh Bardugo

Leigh Bardugo

Le monde est un monde moyenâgeux, assez rustre, et étonnamment très inspiré par la Russie. Bon nombre de mots employés sont russes (Caporalski par exemple, ou Kefta qui semble être un vêtement et non un repas chez le kebab du coin). C’est un peu déroutant, surtout que ne connaissant pas cette langue, j’ai eu un peu de mal parfois à imaginer ce que l’auteur voulais dire (le fameux Kefta notamment). Cependant, l’auteur arrive rapidement à mettre en place un univers qu’on arrive à visualiser, le château des Grisha, la fête, le cerf légendaire, etc.

Alina aurait presque tout d’une Mary-Sue, orpheline, avec des supers pouvoirs qu’elle ne contrôle pas, mais elle se révèle plutôt attachante, et ses réactions sont assez crédibles. Enfin, la plupart car à certains moments clés il ne suffira que de deux ou trois phrases pour la convaincre d’un truc méga important, un peu facile. Bref, sans être un personnage aussi fort qu’une Lyra par exemple, elle est attachante et agréable.

Grisha de Leigh BardugoL’histoire de ce premier tome se déroule sans temps mort, on comprend vite, et cela se lit très bien. Bref, c’est un très bon livre jeunesse là dessus, mais qui a le mérite de ne pas être trop naïf. Alina est assez réaliste et bon nombre de passages sont désenchantés. On n’échappera pas au trio amoureux, mais il est plutôt bien géré. Bref, j’ai aussi pris plaisir à le lire, malgré le fait que je ne sois plus vraiment dans la cible. Certains moments sont particulièrement forts et bien menés, particulièrement dans la deuxième partie du livre. J’ai vraiment dévoré la fin.

Sans être le roman du siècle, j’ai bien aimé la lecture de ce premier tome de Grisha. La série de Leigh Bardugo semble être une série jeunesse tout a fait respectable, et qui permet de passer un bon moment. On retrouve évidemment bon nombres d’éléments déjà vus, vus et revus dans le genre, mais on ne sombre pas dans la caricature. Bref, je lirais la suite avec grand plaisir !


C’est Lundi, que lisez vous ? #88

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 15 avril 2013, avec 3 commentaires
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Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

La Griffe et le sang de François LarzemJ’arrive avec peine vers la fin de La Griffe et le sang de François Larzem, un livre qui pour le moment n’arrive vraiment pas à me passionner. Il me reste près d’une cinquantaine de pages, mais je n’ai vraiment pas réussi à être transporté dans les steppes du comte Dracul.

L’auteur nous dépeint un monde qui est relativement sombre, très sombre même, au vu des diverses péripéties que subit son héroïne. Et pourtant, pas à un moment je n’ai ressenti une tension, un quelconque effroi. Il arrive beaucoup trop de choses à cette fille et la narration n’arrve pas à la rendre réelle. Les cliffhangers assez grossiers présents à la fin de chaque chapitre n’arrivent qu’à me faire rouler des yeux. Encore ? C’est dommage, car il y avait matière.

Serafina

Intrigues à Port Réal, Trône de Fer Tome 6, de George R.R. MartinJ’ai continué ma relecture du Trône de Fer de George R.R. Martin. J’ai terminé le tome 6, Intrigues à Port-Réal (premier quart de l’intégrale 3) et j’ai donc entamé le tome 7, Les Noces Pourpres. Nul besoin de dire que c’est toujours génial je suppose.

J’ai aussi avancé ma lecture de Little Women de Louisa May Alcott. Si le style reste délicieux, j’ai un peu de mal avec le coté très repentant et très croyant de l’histoire. L’apologie de la pauvreté, du respect des convenances, bref, c’est un peu trop moralisateur pour moi… Je pense le finir dans la semaine.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Comme vous le savez, je suis en train de lire un peu tout ce qui peut me passer sous la main, et c’est ainsi que j’ai décidé de lire Faut-il Manger les Animaux de Jonathan Safran Foer via un partenariat organisé sur le forum de Livraddict. Il s’agit d’un essai sur le thème de la consommation de viande, logique vu le titre. Sorti en 2009 aux États-Unis et récemment publié en pochez chez nous aux éditions Points.

Faut-il manger les animaux de Jonathan Safran Foer

Johnathan Safran Foer est un romancier américain, végétarien, qui livre ainsi le résultat de trois ans d’investigations dans le domaine de l’élevage et de la pêche industriels. Il part de sa vie de tous les jours (des souvenirs de sa grand mère, de la naissance de son fils) pour s’intéresser plus largement à notre rapport à la nourriture et à l’état de l’élevage. Enfin, je dis notre…

On devrait plutôt dire du rapport américain à la nourriture. Car c’est la le gros défaut du bouquin : il est quasiment totalement américano-américain. Des chapitres entiers sont consacrés à Thanksgiving, une tradition que nous ne connaissons pas ou très mal, et plusieurs chapitres dénoncent des lois (ou leur absence) typiquement américaines. Du coup pour moi, française, difficile de savoir si chez nous c’est aussi pire qu’ailleurs, si les proportions de poulets infectés sont les mêmes. Bref, bien que le le livre soit très intéressant, il est parfois difficile de se mettre dedans tellement il semble dédié aux américains. Je n’aurais pas été contre une appendice expliquant les différences avec l’Europe par exemple.

Eating Animals

Ceci dit, il énonce de nombreuses vérités, pas toujours plaisantes à lires, même si soyons honnête, on les devine aisément. Les immersions dans les abattoirs ou dans les fermes industrielles sont éprouvantes, et c’est normal. Bien que végétarien, Foer ne fait pas de prosélytisme plus que cela, affirmant son amour pour les éleveurs « respectueux ». Il donne la parole à divers bords, autant la PETA que des éleveurs, du moins ceux qui ont acceptés de lui répondre. Il base ses dires sur des faits prouvés, ou qu’il a lui même constaté. Autant dire que ce n’est pas forcément une lecture plaisir, mais bien une lecture instructive. J’ai apprécié le fait que la conclusion ne soit pas juste l’apologie de son mode de vie alimentaire, ce qui est ce que je redoutais.

Faut-il manger les animaux de Jonathan Safran FoerSi les vérités sont dures à lire, heureusement, le talent de Foer est là pour faire passer la pilule. Son style est très agréable, mêlant anecdotes personnelles sympathiques et références scientifiques. Son livre est aussi construit de manière intéressante et non conventionnelle, comme cette trentaine de pages où sont répétés non stop les mêmes deux mots (mutisme et intolérance je crois), chaque mot représentant une sorte d’une unité de viande. On trouve ce genre de parenthèses plusieurs fois dans le livre. Ça permet de « casser » le rythme, et du coup de ressusciter l’intérêt du lecteur. Je serais vraiment curieuse de lire une de ces fictions. La traduction m’a semblé bonne, c’est fluide, et les jeux de mots non traduisibles sont expliqués via des notes de bas de page.

J’ai fini très rapidement Faut-il manger des animaux et je suis bien contente de cette lecture. Je la conseille fortement, même si il faudra faire ses propres recherches pour savoir ce qu’il en est sur notre vieux continent. Je ne qualifierais pas réellement ça de lecture plaisir, mais ça fait réfléchir.


Vous le savez, j’aime beaucoup Epica. Si le groupe de Metal Symphonique néerlandais m’a parfois déçu, dans l’ensemble il reste dans mes groupes préférés. Alors quand ils annoncent un concert spécial pour leur dixième anniversaire avec l’orchestre de Miskolc, que ça tombe pendant mes vacances, et que d’autres concerts intéressants ont lieu dans le coin autour de la date, ma destination pour mes vacances de printemps était toute trouvée.

Epica, Retrospect, au Klokgebouw (Eindhoven)

Epica jouait donc au Klokgebouw de Eindhoven, une sorte d’entrepôt reconverti en énorme salle de concert. Le GPS ne connaissait pas le lieu, mais la salle est finalement assez facile à trouver, et le peuple présent dans la file d’attente nous a largement aidé à trouver rapidement. Il y a un parking payant, mais il est facile de se garer dans les parages gratuitement. L’ensemble est réellement très grand et peut accueillir 4500 personnes !

Epica, Retrospect, au Klokgebouw (Eindhoven)C’est le peuple qu’il y avait ce soir là, car le concert était soldout. L’ouverture des portes était à 19h mais le concert n’a commencé qu’à 20h30, autant dire que le temps était un peu long, et comme on comprend pas le néerlandais, on avait pas compris qu’il fallait des jetons pour la bière donc, epic fail quoi.

Mais voilà que l’orchestre prend place et que retenti les premières notes d’intro. Epica est venu avec l’orchestre de Miskolc, celui la même qui était présent sur The Classical Conspiracy. Le groupe jouera donc sans samples pour une fois. Et ça, ça change tout ! Évidemment, les chœurs et instrumentations sont déjà présents dans les albums, mais en live, le sample n’est pas toujours heureux, parfois trop fort, parfois pas assez… Et parfois pas en phase comme l’intro de Chasing lancée trop tôt au Hellfest. Ici nada, l’orchestre est là et joue live.

La sonorisation de la salle est plutôt bonne, c’est équilibré, on entend tout bien, pas trop fort d’ailleurs. On s’était inquiétés de ne pas avoir de bouchons d’oreilles, mais en fait non, pas besoin. certains morceaux seront retouchés pour profiter de l’orchestre, c’est notamment le cas de Unleashed, qui bénéficiera d’une intro classique.

Epica, Retrospect, au Klokgebouw (Eindhoven)

Epica jouera donc trois heures et piochera dans tous ses albums. Et quand ils disent tous, ça veut dire tous. Nous n’échapperons donc pas aux reprises classiques contenues dans The Classical Conspiracy. Sans dire que la setlist est déséquilibrée, on pourra regretter que les morceaux des vieux albums présents soient des morceaux de toute manière régulièrement joués et emblématiques d’Epica (Sensorium, Cry for the Moon, Consign, etc…). Cela fait plaisir de les réentendre ceci dit, mais voilà, pas de Run for a Fall, pas de Feint, pas de Mother of Light. Ces derniers seront à peine joués dans un medley orchestral qui permettra aux musiciens du groupe de faire une pause.

Epica, Retrospect, au Klokgebouw (Eindhoven)C’est finalement The Divine Conspiracy qui sera l’album le plus représenté, avec pas moins de 6 morceaux ! 6 morceaux parmi lesquels figure évidemment Chasing the Dragon. Ce morceau bénéficiera en plus d’un numéro d’acrobates, deux femmes qui grimpent et dansent accrochées à des sortes de rideaux. Évidemment, le show sera aussi ponctué d’effets pyrotechniques : colonnes de feu, explosions, et autres viennent ponctuer certains morceaux.

Là où j’avais été très déçue sur le chant notamment au Printemps de Bourges, force est de constater que ce coup ci, Simone est en forme. Et si on n’échappe pas à quelques couacs notamment sur les premiers morceaux, dans l’ensemble c’est une prestation tout à fait correcte pour un show de trois heures. Alors certes Simone n’est pas Lori Lewis, mais elle assure plutôt bien sur le coup.

Ceci dit, le show sera ponctué de pas mal de pauses, qui permettront notamment à l’orchestre de montrer ses capacités, avec en plus du medley sus-cité un solo de violon sur Les 4 saisons de Vivaldi. Le groupe avait annoncé des invités surprise, mais sans surprise, on retrouvera Floor Jansen qui chantera en duo Stabat Mater Dolorosa avec Simone puis sur Sancta Terra, et les anciens membres d’Epica sur Quietus.

Epica, Retrospect, au Klokgebouw (Eindhoven)

Le concert se terminera comme d’habitude sur Consign to Oblivion, magistral comme toujours. En plus d’avoir été diffusé en live en streaming sur internet, il a évidemment été enregistré et devrait sortir en DVD d’ici à la fin de l’année. Un très bon moment passé pour les fans.