Retour à Little Wing de Nickolas Butler

Serafina dans Actualités, Livres le 27 novembre 2014, avec aucun commentaire
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Retour à Little Wing est un roman de Nickolas Butler qui signe ici son premier roman. L’américain est en france publié aux éditions Autrement et traduit par Murielle Vignol. Il a bénéficié d’une certaine bonne presse et a gagné un prix aux US. Synopsis ?

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Ils sont 4 amis, ils ont grandit ensemble, à Little Wing, dans le Wisconsin. L’un est resté la, fermier, l’autre est parti en ville travailler dans la bourse, l’un à eu un accident de rodéo et est un ex alcolo, et enfin, l’un est devenu une rockstar. Ils se retrouvent, régulièrement, pour les naissances, et pour les mariages…

J’ai reçu ce roman dans le cadre des Matchs Littéraires de la Rentrée de PriceMinister. Ce n’est pas la première fois que je participe à cette opération, avec plus ou moins de bonnes découvertes. Mais je suis toujours partante pour découvrir de nouvelles choses parfois éloignées de ce que j’aurais lu de moi même. Je n’aurais pas lu ce livre de moi même, surtout pas en francais. Son titre VO aurait cependant pu m’interesser puisqu’il s’appelle Shotgun Lovesongs, le titre du premier album de la rockstar de la bande, qui est pour moi le personnage central du livre. Enfin… presque.CVT_Retour-a-Little-Wing_6337

Ici, nous sommes dans un roman qui n’a pas réellement d’histoire, on suit l’histoire de ces 4 gars et de leurs femmes quand ils en ont. Les chapitres sont alternés et donc le livre est narré à plusieurs voix. Le style s’adapte, tournant un peu en rond quand il est dans la tête de la femme de Hank, plus recherché quand il est dans la tête de Lee, la rockstar, ou Kip le trader, et finalement brut et direct dans la tête de Hank, le fermier qui n’est jamais parti. La lecture est facile , le style clair et limpide, les chapitres sont assez longs

Car la réalité, c’est que le héros ici, n’est pas un des personnages, mais bien l’amérique, dans tout ce qu’elle a de grands espaces, de communautés rurales où tout le monde se connait. Le roman est une ode à ce coin du Wisconsin, mais aussi à la vie à la campagne en général. Au final, qu’on ai grandit à Little Wing ou à St Julien sur Cher, on se retrouve sur de nombreux points. Ces aventures simples que sont monter en haut du silot ou bien passer dans le pré aux chevaux pour rejoindre le cimetière, ce sont des expériences que tout le monde ayant vécu dans un coin un peu isolé du monde ont vécues, en tout cas que moi j’ai vecu. Du coup, le livre parle autant au Francais qu’à l’Américain. Et on sent que Butler à beaucoup d’amour pour sa terre, même si il n’est pas tendre avec elle.

Son livre, c’est la vie simple des gens, comme tous les mondes, c’est la vie des voisins de mes parents, c’est ceux qui sont partis de la cambrousse pour les études, où pour être rockstar et qui y reviennent, puiser dans ce bout de ciel – pas toujours bleu- l’inspiration et la paix, une vie plus simple, loin de l’agitation de la ville. Les personnages sont assez variés, et on s’attache à eux, surtout à notre rockstar et à Ronny l’ex-alcoolique. On à peur pour eux, on est content pour eux aussi.

Bref, bien que je ne me serais pas dirigée vers ce livre en librairie, c’est une excellente lecture, que je conseille à tous, car c’est un livre qui parlera autant aux amateurs de bio de rockstar qu’aux amateurs de tranches de vies.


Un commentaire à faire ?

C’est Lundi que lisez vous ? #148

Serafina dans Actualités, Livres le 24 novembre 2014, avec 2 commentaires
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Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

meg-corbyn-tome-1---lettres--carlates-400695-250-400J’ai commencé, et bien avancé, Lettres écarlates, le premier tome de la série Meg Corbyn par Anne Bishop. Cette série éditée par Milady se déroule dans un monde ou les créatures surnaturelles sont connues et vivent dans l’équivalent de réserves indiennes. Meg, jeune femme en fuite, y trouve refuge et un travail. On suit donc ces personnages dans un cadre très réduit, une réserve. Ce cadre fermé permet de bien connaitre les personnages et de pas être perdu. Ils sont plutôt attachants, l’histoire est sympa et ne traine pas en longueur ni ne devient trop gnangnan. Il s’agit d’une bonne découverte de bit-lit pour le moment.

Malicia

Je poursuis ma lecture de Hors de Portée de Georgia Caldera. Après Les Larmes Rouges, c’est un peu étrange sur le moment de retrouver Georgia dans un autre univers mais c’est aussi très intéressant. Je suis aussi en train de lire Steampunk de Henry Winchester dans la collection Gothic Dreams, qui aborde l’histoire, et les déclinaisons du steampunk dans l’art, la littérature, la mode ou les films. Je trouve cette lecture très intéressante (le mot du jour sera donc « intéressant »…) car ça me permet de mieux comprendre ce mouvement. Et de mieux comprendre aussi pourquoi il ne me passionne pour l’instant pas tellement. Attention, on ne trouve ce livre qu’en anglais. A suivre…

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Le Roi en Jaune de Robert W. Chambers

Serafina dans Critiques, Livres le 19 novembre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Le Roi en Jaune est un recueil de nouvelles de la fin du XIXème siècle écrites par Robert W. Chambers. Ces nouvelles ont eu une forte influence dans la littérature anglo-saxonne, puisque Lovecraft en était fan et que certaines mythologies évoquées dans Le Roi en Jaune sont reprises dans les écrits du maitre de Providence. Il se trouve que ces nouvelles n’ont été traduites que récemment : la première traduction est de Christophe Thill et date de 2009 je crois. Le Livre de Poche édite désormais le recueil en poche, relié à l’occasion de la sortie de True Detective.

Le Roi en Jaune de Robert W Chambers

Car en effet, c’est la série qui a remis ce recueil au gout du jour, tellement qu’il est vite tombé en rupture de stock aux US. On retrouve donc dans ces nouvelles une atmosphère de fin de siècle à la fois désenchantée et bohème. Bon nombre des nouvelles se déroulent dans le Paris des artistes ou des étudiants en art – comme l’a été l’auteur-. Ces jeunes hommes déjà sensibles se retrouvent confrontés de près ou de loin à un livre fort mystérieux où il est question d’un Roi en Jaune. Un livre mystérieux, qui rend fou, et dont rien que le nom évoque des frissons, cela ne vous rappellerait rien ? Évidemment, on ne peut pas s’empêcher de penser au Necronomicon.

Ces nouvelles n’ont que peu de liens entre elles, si ce n’est ce fameux livre qui rend fou et la mythologie qu’il développe et qu’on retrouve donc dans True Detective. On y parle de Carcosa, un personnage ou une pièce en deux actes suivant la nouvelle, d’un signe jaune qui condamne son possesseur et des lacs, des villes d’Hastur et du mystère des Hyades. On ne sait pas réellement ce qu’est cette histoire, et c’est justement le fait de découvrir des nouveaux éléments et d’essayer de comprendre de quoi il s’agissait qui fait le charme du recueil. Il s’agit d’une sorte d’histoire dans l’histoire.

La première nouvelle est un peu particulière, puisqu’il s’agit d’un récit d’anticipation, se déroulant 40 ans après son écriture, soit en 1930. Un peu déroutant de lire un récit dans cet époque, mais qui n’a pas connu la première guerre mondiale ou quoique ce soit que nous connaissions. Cependant, cette nouvelle avec son ambiance assez sombre et parlant du suicide m’a fait une forte impression. Elle est glauque et sombre à souhait.

Le Roi en Jaune de Robert W ChambersPour le reste on retrouve une atmosphère majoritairement Fantastique, versant parfois dans l’Horreur ou dans le Thriller. Le recueil traite beaucoup de folie par contre et on voit petit à petit les héros basculer dans l’insanité, contempler les étoiles noires de Carcosa. Les nouvelles sont assez variées, traitant autant de romances sur Le Masque ou des nouvelles courtes avec un chat en héros.

Le style de l’auteur est assez ampoulé, et donc un peu vieillot mais il a son charme. Il est parfois à l’image des nouvelles, flirtant avec la folie. Cela renforce l’immersion dans les nouvelles, que j’ai totalement dévoré, puisque je l’ai lu en une journée. Bref que vous aimiez ou non True Detective, si vous aimez Lovecraft, vous devriez lire ce livre.


C’est lundi, que lisez vous ? #148

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 17 novembre 2014, avec aucun commentaire
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Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Trois oboles pour Charon de Franck FerricJe lis depuis un petit moment déjà Wild Cards, l’anthologie remplie de supers héros dirigée par George R.R. Martin, mais comme nous partions en petit voyage à Milan, je ne l’ai pas pris pour le finir. C’est donc Psycho Killer d’un auteur anonyme qui est passé entre mes yeux, j’en ai déjà dit tout ce que je pensais dans la chronique publiée cette semaine, je vous invite donc à la lire.

J’ai ensuite enchaîné avec un livre d’un auteur français que je commence à connaître et que j’apprécie beaucoup, Trois oboles pour Charon de Franck Ferric tout juste publié par les éditions Denoël. Il s’agit de son troisième roman, et cela fait plaisir de le voir rejoindre une maison d’édition si prestigieuse ! Côté contenu, je ne suis point dépaysé tant on y retrouve des thèmes qui me semble lui être chers. Après le Thriller qu’était Psycho Killer, j’ai pris du temps pour rentrer dedans mais maintenant que je suis lancé, je suis captivé par l’ambiance qu’il arrive à dépeindre et j’espère qu’il arrivera à maintenir l’intérêt pour le concept du roman jusqu’à la fin !

Serafina

Le Roi en Jaune de Robert W ChambersAprès avoir passé mon temps à lire les prévisions météo en vue de notre mariage, nous avons pris quelque jours de congés où le programme se résumait à dormir et lire. J’ai donc … beaucoup lu (et moyennement dormi). J’ai commencé par Le Roi en Jaune de Robert W. Chambers, un recueil de nouvelles qui a inspiré l’intrigue de la série True Detective. Longtemps introuvable, il est réédité dans une version reliée par Le Livre de Poche. Et c’est vraiment bien, on dirait presque du Lovecraft mélangé avec les vapeurs d’absinthe de la fin du XIXème, à lire donc !

J’ai ensuite lu la novella Skin Trade de G.R.R. Martin que dabYo avait déjà chroniqué. Le début est vraiment difficile à saisir, mais après, ça se lit très bien. Je déplore juste que comme beaucoup de polars fantastiques, la fin est expliquée par un deus ex machina.

J’ai ensuite lu mon livre des Matchs Littéraires de PriceMinister comme tous les ans. Ici, c’est Retour à Little Wing de Nikholas Butler, qui signe là son premier roman après avoir écumé pas mal de petits boulots dont équipier à Burger King (détail sans intérêt mais j’avais envie de vous le donner). C’est un récit à plusieurs voix, sans réelle intrigue, on suit juste un groupe d’amis originaires d’un trou du midwest. Véritable ode à l’Amérique rurale, c’est un roman qui sonne très vrai et que j’ai vraiment beaucoup aimé !

Et la maintenant, je sais pas ce que je vais lire, mais je crois que c’est un Milady.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Outlander est une série de Diana Gabaldon auparavant parue en France sous le titre Le Chardon et le Tartan. A l’occasion de l’adaptation en série télévisée, J’ai Lu a réédité la saga avec le découpage originel et sous son titre anglophone, du coup. Ce premier tome avait en effet été découpé en deux auparavant. Synopsis ?

Outlander de Diane Gabaldon

Claire a été infirmière pendant la seconde guerre. Elle en a vu des vertes et des pas mures, du coup, elle n’est pas mécontente de partir enfin en lune de miel avec son mari épousé juste avant la guerre. Mais voilà, se promenant dans l’Écosse autour du cercle de pierre du coin, un mini Stonehenge, elle se retrouve parachutée en … 1743 au cœur de la lutte entre écossais et anglais.

Avec un synopsis pareil, moi qui kiffe à mort les voyages temporels et les fictions historiques, j’étais très emballée par le résumé. Et tout aussi emballée par le début du livre. Claire et son mari sont des personnages vifs, érudits, qui aiment voyager. Avec la passion pour la généalogie du mari et les connaissances médicales de Claire, on est face à des personnages forts, avec des dialogues pleins d’humour et d’entrain. Claire n’est pas une héroïne neuneu et ça, ça fait plaisir.

Malheureusement, tout ce bon début se retrouve rapidement gâté lorsqu’on aborde le cœur du bouquin : le voyage dans le temps. A partir de là, on va aller de plus en plus loin dans le n’importe quoi. Déjà, la crédibilité des personnages en prend un coup. Je sais pas vous, mais moi, si je me retrouvais parachutée y a 200 ans, je serais vachement angoissée et ferait n’importe quoi pour rentrer chez moi, retrouver mon mari, l’eau courante, l’électricité. Là, notre héroïne se laisse gentiment balader, acceptant un travail au château du coin, et tissant des amitiés. Bien sûr, pour la forme, elle essaie une ou deux fois de s’enfuir, mais c’est clairement pas la priorité dans sa tête. Je passerais sur la crédibilité du grand méchant, prêt à libérer des vilains espions pour les fesses d’un beau gosse.

Le Chardon et Le Tartan de Diana Gabaldon

Et puis surtout, contrairement à ce que le résumé me laissait penser, il ne s’agit pas réellement d’un roman Fantastique, mais avant tout d’une romance historique. En réalité le fait que Claire vienne du futur n’a quasiment aucun impact, ça aurait pu être une naufragée amnésique en 1743 ça aurait été à peu près la même chose. Non, c’est surtout centré sur l’histoire d’amour entre Claire et Jamie, beau gosse en kilt de son état. Bon, déjà, je suis pas super bon public pour ce genre de choses, mais là, j’ai trouvé Jamie totalement détestable. Okay, c’est un mec de l’époque, mais il est rustre, n’hésite pas à battre sa femme quand elle lui désobéit, bref, c’est pas du tout un mec qui me ferait rêver, donc a partir de là, leur romance m’a laissé de marbre.

Outlander de Diane GabaldonAu niveau de l’histoire, j’ai parfois eu du mal à suivre les événements, ce qui est un comble car le bouquin n’est pas petit avec ses 850 pages. Les personnages changent parfois d’avis en deux pages, surtout sur la fin, tellement que je me suis demandée si dans mon ennui je n’avais pas sauté des pages. Cependant, certaines scènes sont traitées rapidement, des événements n’apportent pas grand chose à l’intrigue et on est plutôt baladé. Bon nombre d’événements n’ont au final que peu d’impact et je n’ai jamais eu peur pour les héros, faut dire qu’après être passé 4 fois à coté de la mort, la 5ème fois ne fait plus le même effet.

Bref, une histoire qui est un prétexte, une héroïne peu crédible, un beau gosse qui fout des coups de ceinture à sa nana, des scènes pas facile à suivre… Faut bien l’avouer, cette fin d’année n’est pas la plus heureuse pour moi niveau littéraire. Ce premier tome d’Outlander de Diana Gabaldon ne m’a clairement pas convaincu et je ne lirai sans doute pas sa suite.


C’est Lundi, que lisez vous ? #147

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 27 octobre 2014, avec 1 commentaire
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Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Outlander de Diane GabaldonJ’ai terminé cette semaine Outlander de Diana Gabaldon. La dernière fois que je vous en ai parlé, j’étais plutôt positive. Malheureusement, le soufflé est retombé : il s’agit en réalité purement de romance historique, avec un fantastique qui ne sert que de pretexte. Sauf que le beau gosse de l’histoire est un rustre qui bat l’héroïne (mais c’est pas grave, c’est l’époque… sic) avec des scènes bien violentes qui sortent de nulle part et des personnages un peu difficiles à cerner. Bref, ma critique parait demain, et n’est pas rose.

J’ai ensuite (re)commencé Lestat le Vampire de Anne Rice. Il ne s’agit même pas de me préparer à la sortie de Prince Lestat (car je ne sais pas quand j’aurais le temps de le lire) mais de chercher des citations pour les lectures de textes lors de ma cérémonie de mariage. Lestat étant a peu près amoureux fou toutes les 40 pages, je pense y trouver des textes sympas (ou pas !). Sur le reste, c’est un réel plaisir de le retrouver, mais bon, c’est la dixième fois que je le lis, c’est donc prévisible.


Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Photos du Fall of Summer 2014: Jour 2

Photos de Watain, Enslaved, Pentagram et Debauchery au Fall of Summer 2014

Serafina dans Concert, Musique le 13 octobre 2014, avec aucun commentaire

La première édition du Fall of Summer terminée, il est temps de vous montrer les quelques photos que l’on a pu y prendre ! Nous avons eu la chance d’avoir un pass et ainsi faire partie des personnes acréditées pour prendre des photographies dans de bonnes conditions, mais il faut bien avouer qu’avec sa dimension à taille humaine, le festival est un terrain génial pour tout photographe en herbe.

Watain au Fall of Summer 2014

En effet, le Fall of Summer, c’est deux scènes, assez accessibles (de la taille de la Rock Hard grand maximum) et donc mon matériel était parfaitement adapté. Bien qu’étant en pleine journée, c’était une journée plutôt couverte, du coup même en après midi les lumières ressortent tout de même bien.

Photos de Vorkreist au Fall of Summer 2014


Go To Hell Tome 1 de Oxanna Hope

Serafina dans Critiques, Livres le 11 octobre 2014, avec 3 commentaires
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Oxanna Hope fait partie de ces auteurs de Bit-Lit françaises qui ont débutés dans une petite maison d’édition indépendante, ici Nergal, pour être ensuite republiée dans une grande maison. Cette fois, ce sont les éditions J’ai Lu qui ont récupéré le bébé, ceux qui ont fait la même chose avec Georgia Caldera. Du coup, j’étais plutôt intriguée par ce premier Go To Hell, le transfuge a t’il été profitable ? Synopsis.

Go To Hell de Oxanna Hope

Cassie a 18 ans et a beaucoup voyagé. Quand elle arrive au lycée dans une petite ville un peu paumée, elle ne connait personne mais se fait rapidement une réputation. Sa grande gueule et ses réactions extrêmes se font vite remarquer. En réalité, elle fuit son passé pas si « normal » et la rencontre avec son professeur de philo Damian ne va pas arranger les choses.

Bon, il faut l’avouer directement, ce premier tome de Go To Hell ne m’a absolument pas convaincu, tellement que je ne sais pas trop réellement par quoi commencer. Le moins pire est probablement le style d’Oxanna Hope: assez simple mais qui a le mérite d’être assez clair à comprendre. Le seul point noir étant l’orthographe employée pour écrire les grolles de l’héroïne : elle y porte des « docks« . On notera aussi le prologue de 4 pages qui est a peu près repris tel quel en plein milieu du roman, qui donne un peu l’impression d’une solution de facilité.

Cassie est un personnage à peu près insupportable : hautaine, qui réagit au quart de tour et qui s’en fiche un peu de blesser les gens qu’elle côtoie. On ne peut pas réellement dire que cela soit une héroïne à laquelle on s’attache. Elle cache un lourd passé, on sait qu’elle a fuit, mais à la fin du premier tome, on ne sait réellement toujours pas qui elle est – ni même ce qu’elle est – ni réellement pourquoi elle est poursuivie. Le bouquin nous laisse avec a peu près autant de questions qu’au départ. Pour les autres personnages, Damian, le prof n’agit pas du tout comme un professeur, il semble avoir une mission, mais là encore à la fin du premier tome on n’a toujours pas réellement compris ce qu’il venait faire ici.

Go To Hell de Oxanna HopeIl n’y a pas réellement d’intrigues dans ce tome, on suit l’arrivée de Cassie, et sa rencontre avec son prof et le frère de celui-ci. La première moitié du livre ne sert à peu près à rien, et ensuite une sorte d’intrigue se met en place, on sort les esprits et les méchants fantômes du chapeau. Bref, c’est comme si l’intrigue était concentrée sur les 50 dernières pages et pas du tout préparée.

Vous l’aurez compris, j’ai réellement eu du mal avec ce roman. Je ne sais pas à quel point il a été retravaillé entre la parution chez Nergal et chez J’ai Lu, mais clairement il n’est pas à la hauteur par rapport aux autres publications du même genre. On ne comprend pas réellement ce que sont les héros – sans compter que l’héroïne est à baffer – et on reste totalement sur notre faim après ce premier tome. Mais pas genre le cliffhanger qui nous donne trop envie de continuer, non, plutôt l’impression de s’être faite balader sans fil conducteur. J’ose espérer que le deuxième tome de Go To Hell relève le niveau mais je ne pense pas que je le lirais.

 

 


C’est lundi, que lisez vous ? #146

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 6 octobre 2014, avec aucun commentaire
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Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Outlander de Diane GabaldonJ’ai entamé depuis la semaine dernière Outlander de Diane Gabaldon, premier tome de la saga Le Chardon et le Tartan. Le plot est le suivant : au sortir de la Seconde Guerre, Claire se retrouve propulsée au XVIIIème siècle, dans les Highlands. Du voyage dans le temps, avec une héroïne plutôt pas mal, et en prime un point de vue historique assez documenté,  pour le moment, la recette marche. Évidemment, on sent un peu la romance aussi mais pour le moment c’est vraiment sympa.

J’ai aussi profité de mes trajets en train pour finir Reine des Orages de Marion Zimmer Bradley, deuxième tome de Ténébreuse. Il n’y a pas à dire c’est du M.Z. Bradbley sur toute la ligne : un écrit qui utilise la Fantasy pour passer ses idées, des personnages parfois à baffer, et des fins rarement heureuses. On aime ou pas, moi je fais partie de ceux qui aiment. D’autant plus que l’auteur met là en place un monde totalement différent du premier tome (400 ans séparent les deux), avec sa mythologie et ses rites. Bref, je lirais très probablement le prochain !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


L’éternité dans une heure de Daniel Tammet

Serafina dans Critiques, Livres le 1 octobre 2014, avec aucun commentaire
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Je vous ai déjà chroniqué un bouquin de Daniel Tammet : le très bon Je suis né un jour bleu où l’auteur raconte sa vie d’autiste asperger. J’avais bien aimé ce livre et du coup, j’ai commencé la dernière production littéraire de l’auteur qui vient d’arriver en poche aux éditions J’ai Lu avec enthousiasme. L’éternité dans heure est une collection de petites histoires ou de petits essais sur la poésie des nombres et des mathématiques, il n’y aura donc pas de synopsis !

L'éternité dans une heure de Daniel Tammet

L’auteur aborde donc les mathématiques en les mettant en relation avec des thèmes aussi philosophiques que l’éternité, la vie, la mort, ou encore des expressions artistiques comme des auteurs connus ou l’art contemporain. Chaque petite histoire part d’une anecdote personnelle bien souvent, avant d’en tirer un rapport aux maths puis d’élargir ou de prendre des exemples parlants. Bon, l’idée n’est pas mauvaise, il s’agit de mettre les maths en application de manière ludique et compréhensive. Cela peut être une bonne méthode d’appréhender des concepts aussi abstraits que les limites, l’infini et tant d’autres. Le bouquin reste tout de même accessible, on ne s’intéresse pas tellement aux maths de haut niveau, c’est donc tout à fait lisible par un lycéen.

Et c’est peut être là le problème. D’une part, j’aime bien les maths, j’en ai fait, beaucoup. Je n’ai donc pas réellement qu’on utilise d’analogies pour m’expliquer ce que c’est qu’une suite qui tend vers 0 ou ce qu’est l’infini en maths, ou encore les probabilités et permutations d’ensembles. J’ai été donc assez hermétique aux simplifications de l’auteur et à ses efforts pour rendre ces concepts compréhensibles vu que je les comprenais déjà. Ensuite, j’ai trouvé la lecture assez difficile car les histoires sont petites et ne vont pas du tout en profondeur. Heureusement que j’ai des connaissances en mathématiques ou en japonais pour comprendre les analogies de l’auteur.  A trop survoler, on frustre les personnes qui voudraient réellement comprendre ce dont parle l’auteur. C’est sans doute très clair dans sa tête mais pour nous, il faut quand même essayer de voir où il veut nous emmener et ça c’est loin d’être clair.

L'éternité dans une heure de Daniel TammetAprès, certaines analogies m’ont semblées un peu tirées par les cheveux, comme si l’auteur voulait trouver des liens aux mathématiques où il n’y en a pas réellement ou alors très très lointaines. Je sais que les nombres régissent tout, mais à un moment, il faut pas non plus exagérer leur influence.

Bref, vous l’aurez compris, je suis plus que circonspecte sur ce bouquin qui a quelques bonnes idées mais qui me semble bien trop survolé pour m’intéresser. Peut être par contre que ceux qui ont été allergiques au maths à l’école y trouveront leur bonheur, car c’est plein d’applications concrètes. Mon problème au final, c’est peut être que je ne suis pas le public ciblé par ce bouquin.