C’est Lundi, que lisez vous ? #167

Serafina dans Actualités, Livres le 27 juillet 2015, avec 1 commentaire
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Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.
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Serafina

J’ai terminé le premier tome de La Voie des Rois de Brandon Sanderson. En réalité les deux tomes représentent une seule histoire, et on est donc coupé en plein milieu. Du coup, j’ai déjà le tome 2 sur ma table de chevet. Mais histoire de faire une petite pause, j’ai entamé le deuxième tome de Insatiable de Meg Cabot. On suit assez directement le premier tome et on retrouve Meena Harper avec plaisir. Le tome est plus court que le précédent et se lit tout aussi bien. C’est pas le comble de l’originalité mais ça se lit bien. 

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


C’est Lundi, que lisez vous ? #166

Serafina dans Actualités, Livres le 20 juillet 2015, avec aucun commentaire
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Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

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Serafina

Je me suis rendue compte que cela faisait bien longtemps que je n’avais pas lu de Fantasy. De ce fait, j’ai repris la genre avec le premier tome de La Voie des Rois de Brandon Sanderson. Il se trouve qu’il s’agit d’un gros livre dans le même univers que Fils des Brumes qui avait été chroniqué par illman. Il se trouve que c’est un bon bouquin, loin des clichés : pas de prophétie, pas d’élus, et un style plutôt agréable et recherché, sans doute grâce à la traduction de Mélanie Fazi. 

Malicia

En ce moment, je finis de lire Nuit noire, étoiles mortes de Stephen King… et je n’arrive pas à décrocher ! Ces 4 nouvelles + une inédite sont aussi addictives que terrifiantes pour certaines, encore une fois, Stephen King a le don de me remuer les tripes !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Photos du Hellfest 2015: Jour 3

Photos de Grave Pleasures, Tribulation et Carach Angren au Hellfest 2015

Serafina dans Concert, Musique le 16 juillet 2015, avec aucun commentaire

Comme chaque année, notre Live Report du Hellfest 2015 contient son lot de photos. Ces dernières sont prises par votre serviteur depuis le pit photo présent devant chaque scène grâce au sésame qu’est l’accréditation. Des photos dans les meilleures conditions donc, qui changent pas mal cette année avec la modification des trois scènes sous les tentes. Bref, après notre retour sur l’organisation du Hellfest 2015, les photos ainsi que le Live Report du Jour 1, celles du Jour 2 et son Live Report, il est temps de passer aux photos du Jour 3 !

Grave Pleasures au Hellfest 2015

Ce 3ème jour fut un peu particulier. En tant que public c’était un jour où je désirais aller ) pas mal de concerts, j’ai donc choisi de ne pas aller shooter ni Epica, ni Samael ni Korn. Être photographe de concert est très gratifiant, ce qu’on voit du pit photo n’a rien à voir avec une expérience et parfois, cela dépote plus. Mais pour les gros groupes, cela veut parfois dire rater un, deux morceaux aussi, ce que je ne souhaitais pas faire pour les groupes sus-cités, d’autant que j’avais eu l’occasion de shooter Korn et Epica au Sonisphere 2013. Cependant, les groupes shootés l’ont été beaucoup ! Je pense notamment bien sur à Tribulation et Grave Pleasures que j’attendais mais aussi à Carach Angren dont je n’attendait rien d’autre que du Corpse Paint. N’empêche qu’en fait c’est scéniquement très efficace.


Photos de Nidingr au Hellfest 2015
Photos de Tribulation au Hellfest 2015
Photos de The Great Old Ones au Hellfest 2015
Photos de Grave Pleasures au Hellfest 2015
Photos de Carach Angren au Hellfest 2015

Photos de Nidingr au Hellfest 2015

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The Pink Tea Time Club de Cécile Guillot

Serafina dans Actualités, Livres le 9 juillet 2015, avec 1 commentaire
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The Pink Tea Time Club est à l’origine un feuilleton numérique qui , tout comme Elvira Time chez le même éditeur, sort en intégrale papier aux éditions du Chat Noir. Cette série de petites nouvelles plus ou moins indépendantes de Cécile Guillot se pare donc d’une très belle couverture pour l’occasion. Synopsis ?

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Lottie est une jeune londonnienne à la mode, passionnée par les dernières tendances et qui prefère parler chiffons que convenances. Sauf qu’elle se retrouve face à des engeances démoniaques issues d’un autre monde, et rencontre Mr Lapin, un horloger bien particulier.

Le Pink Tea Time Club est un ouvrage qu’on pourrait qualifier de bit-lit steampunk. On n’est pas loin du Protectorat de l’Ombrelle en terme de postulat de départ, sauf que Lottie est bien plus futile qu’Alexia. Comme toujours, le style de Cécile Guillot est simple, clair et épuré. Ca se lit tout seul et on retrouve pas mal de clins d’oeil à d’autres oeuvres et notamment à Alice au Pays des Merveilles.. Le format de nouvelles assez courtes, 20 pages en moyenne, ne permet pas de developper énormement les personnages qui sont donc forcément un peu stéréotypés, et je dois avouer que la légère Lottie m’a parfois agacée.

Pink_tea_time_club_1_2Les intrigues prennent le même chemin de légèreté mais ce n’est pas gênant, nous sommes face à une lecture divertissante, avec son lot de personnages attachants comme par exemple le poulpe de compagnie de Lottie. Il y’a une trame générale qui se dégage des nouvelles au fur et à mesure que l’on avance dans les épisodes. Un peu à la manière d’une série télé, les premières nouvelles sont indépendantes mais rapidement on a une histoire principale, avec son lot d’ellipses entre les épisodes.

C’est une lecture divertissante, mais du fait du format très court, il est difficile de réellement entrer dans l’histoire ou d’avoir peur nous héros. Cela va peut être un peu trop vite malheureusement, j’aurais préféré je pense des nouvelles un peu plus longues. C’est d’autant plus dommage que l’univers est tout ce que j’aime et il y’a suffisamment de personnages interessants pour avoir de la matière, je pense bien sur à Mr Lapin mais aussi à la soeur de Lottie.

Bref, c’est un livre agréable, qui fait passer un bon moment et qui pose les bases d’un univers très sympathique. J’espère que l’auteur continuera à l’exploiter !


Photos du Hellfest 2015: Jour 1

Photos de Arkona, Cradle of Filth, Bölzer et Truckfighters au Hellfest 2015

Serafina dans Concert, Musique le 30 juin 2015, avec 2 commentaires

Comme chaque année, notre Live Report du Hellfest 2015 contient son lot de photos. Ces dernières sont prises par votre serviteur depuis le pit photo présent devant chaque scène grâce au sésame qu’est l’accréditation. Des photos dans les meilleures conditions donc, qui changent pas mal cette année avec la modification des trois scènes sous les tentes. Bref, après notre retour sur l’organisation du Hellfest 2015, il est temps de passer aux photos !

Hellfest 2015 Arkona

Si il y a un truc gratifiant, c’est bien d’aller regarder mes photos des Hellfest précédents, et constater que mes photos de concert ont progressé. C’était mon deuxième Hellfest avec mon Canon 60D et son 17-85. J’ai plus d’expérience avec lui, et cela se ressent. Je prends moins de photo, mais elles sont dans l’ensemble de meilleure qualité. Cette première journée m’a permis d’obtenir un nouvel achievment : aller shooter Cradle of Filth, groupe mythique pour toute golgoth s’il en est. Arkona fut aussi bien sur très plaisant à shooter, bien que très remuant.


Glowsun au Hellfest 2015
Vorkreist au Hellfest 2015
Bölzer au Hellfest 2015
Enthroned au Hellfest 2015
Truckfighters au Hellfest 2015
Skyforger au Hellfest 2015
Arkona au Hellfest 2015
Envy au Hellfest 2015
Cradle of Filth au Hellfest 2015

Photos de Glowsun au Hellfest 2015

Glowsun au Hellfest 2015

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Diabolus in Musica de Céline Rosenheim

Serafina dans Critiques, Livres le 18 juin 2015, avec aucun commentaire
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Dire qu’on publie un roman sur le milieu du Black Metal n’est clairement pas un argument marketing mainstream mais par contre, c’en est un du tonnerre pour appâter la Seraf’ sauvage. C’est ainsi que je me suis jetée sur Diabolus in Musica, une des nouveautés des éditions du Chat Noir, écrit par Céline Rosenheim et illustré par Mina M.. Synopsis ?

Diabolus in Musica de Céline Rosenheim

Yann est un asocial qui ressent tout un peu trop fort. Il a son projet de Black Metal solo Sjel mais joue aussi dans Totentanz un groupe de Black Médiéval inspiré par les danses macabres notamment. La scène Black a toujours attiré les haines et critiques, mais quand plusieurs groupes reçoivent des lettres anonymes de menaces et qu’une bassiste est laissée pour morte, Yann comprend que la menace est bien réelle.

L’idée est plutôt pas mal, on sent que l’auteure connait le monde du Metal et du Black car les réactions de ses héros à la lecture des lettres de menaces sont tout à fait crédibles. De même, le fait d’avoir des projets solos, la place des femmes, tout cela est plutôt crédible et on est pas face à du cliché, ça c’est positif. Le style de l’auteur est agréable et se lit aisément. L’histoire est coupée en chapitres assez courts ce qui permet un bon rythme de lecture.

Le roman est très court, 145 pages, et si vous voulez mon avis, ce n’est pas un roman mais une novella. En effet, les personnages ne sont que peu voir pas développés , on sait à peine à quoi ressemble le héros, les retournements scénaristiques ne sont pas amenés à l’avance et arrivent comme ça, quasiment sans aucune préparation. Dans l’ensemble on suit l’histoire, qui a un rythme enlevé d’ailleurs, mais on ne rentre jamais réellement dedans. Je n’ai pas vraiment pu m’attacher à Yann, pas plus qu’à Nyx la bassiste. Quand aux autres personnages, ils ne sont que survolés.

Diabolus in Musica de Céline RosenheimDe plus, si l’auteur connait effectivement bien le Black Metal, elle ne prend pas réellement la peine d’expliquer aux lecteurs non-familiers avec la mythologie du style de quoi elle parle. Je pense que la majorité des gens ne comprend pas bien pourquoi « la fameuse photo de Dead » est glauque. Je pense donc que si vous n’avez pas de connaissance du genre, vous passerez à coté de la moitié des références et c’est dommage. Moi évidemment, je connais tous les groupes cités et j’ai lu Les Seigneurs du Chaos -que je vous conseille au passage – donc j’étais dans mon élément.

Bref, je ne dirais pas que Diabolus in Musica de Céline Rosenheim était une lecture désagréable, il y a un bon potentiel, mais j’aurais préféré que l’histoire soit plus développée pour réellement rentrer dedans. Je ne suis pas certaine que j’en garderais un grand souvenir et je ne suis pas sure de vous le conseiller non plus, à moins que pour vous aussi les mots « Black Metal » soient un argument marketing.


Les Sorcières de North Hampton, Tome 2, de Melissa de la Cruz

Le doux baiser du serpent

Serafina dans Critiques, Livres le 8 juin 2015, avec 1 commentaire
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Les Sorcières de North Hampton de Melissa de la Cruz est une série littéraire que j’ai découvert par son adaptation télévisée : Witches of East-End. J’avais lu le premier tome l’année dernière sans être réellement convaincue. Mais je n’aime pas laisser une série en plan, alors j’ai entamé le Tome 2 nommé Le doux baiser du serpent et publié par Le Livre de Poche. Synopsis ?

Le doux baiser du serpent, Les Sorcières de North Hampton, Tome 2, de Melissa De La Cruz

Freddie est revenu dans la vie des sorcières Beauchamp. Celui-ci affirme avoir été victime d’une machination, et n’accuse personne d’autre que le fiancé de Freya ! Pendant ce temps, Ingrid découvre l’amour et Joanna serait hantée. La vie n’est pas de tout repos pour les sorcières de North Hampton.

Nous retrouvons les points forts du premier tome : une excellente traduction totalement ancrée dans la culture française. Dans la version originale, la plupart des titres de chapitres font référence à des chansons populaires anglo-saxonnes. Ici cela a été traduit avec des références plus de chez nous et c’est plutôt très réussi. De même le style est naturel et on imagine aisément des filles d’aujourd’hui causer comme Freya ou Ingrid.

Le background des personnages est plus développé dans ce deuxième tome, on commence réellement à comprendre qui elles sont et ce que les filles ont pu vivre. Les mentions des procès de Salem se faisant de plus en plus nombreux. Par contre de nombreux éléments de la série télévisée ne sont pas présents dans le livre (la sœur de Joanna qui n’existe pas ou encore la malédiction des deux filles) donc nous sommes réellement sur deux matériaux totalement différents. Je pense que malgré tout, je préfère la série que je trouve plus dense. Ici dans le livre on s’occupe beaucoup de la petite vie de moldue des sorcières et leurs amourettes.

Pas mal de développements sont un peu trop simplistes et trop rapides, notamment sur la fin. De plus, le livre puise réellement pas mal dans la mythologie nordique que je ne connais pas spécialement bien et donc j’ai souvent l’impression de louper des éléments de l’histoire ou de ne pas comprendre les révélations… Pas forcément quelque chose que l’on peut complètement reprocher au roman, mais tout de même.

Le doux baiser du serpent, Les Sorcières de North Hampton, Tome 2, de Melissa De La CruzDans l’absolu je n’ai pas spécialement accroché à ma lecture, c’est une histoire sympathique mais pas spécialement mirobolante. J’ai commencé car j’aimais bien la série télé, mais ça s’est arrêté là. Par contre, il y a sur la fin de l’histoire un élément intéressant lié justement aux procès de Salem. Et de ce fait, je pense que je vais continuer à lire la série car ce point m’intrigue. Je suis très friande des affaires sur Salem alors forcément c’est du pain béni pour la fangirl.

Au final, ce deuxième tome des Sorcières de North Hampton de Melissa de la Cruz n’a toujours pas franchement réussi à m’emballer. Heureusement que ce petit point sur les sorcières de Salem me pousse à continuer, sinon je m’arrêterai sans doute. Si vous aimez la série télé, ça vaut le coup de lire le bouquin, mais sinon, ça reste dispensable.


Celle qui avait tout les dons est un livre de M. R. Carey paru il y’a peu aux éditions de l’Atalante.  Servi par une jolie couverture le roman vous propose de suivre Mélanie, une fillette réellement pas comme les autres. Car tout don n’est pas une benediction. Dans une civilisation post-contamination de zombie, elle a survecu et ses capacités mentales se sont vues décupler.

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Personnellement, le pitch ajouté au fait que cela soit édité chez l’Atalante me donnent bien envie de le découvrir. La bonne nouvelle, c’est que j’ai 3 exemplaires à vous faire gagner! En plus, ils sont dédicacés.

Pour ceux qui seraient interessés, M. R. Carey sera en dédicace à Paris à La Dimension Fantastique le 28 mai à Paris, le 1er Juin à L’Atalante à Nantes, le 2 à Critic à Rennes et le 3 dans notre région, à l’Imaginaute à Tours !

Si vous désirez gagner un exemplaire, répondez à la question suivante :

Le concours dure 2 semaines et est réservé à la france Metropolitaine. Vous pouvez augmenter vos chances de gagner des manières suivantes :

  • Nous suivre sur facebook ou twitter : 1 chance de plus
  • Partager ce concours sur facebook ou sur twitter : 1 chance de plus.

J’espère que ce concours vous fera plaisir ! Bonne chance à tous !

Ps : pour éviter la triche, les commentaires ne seront pas validés, ne vous inquiétez donc pas de ne pas voir le votre apparaitre !

Après tirage au sort, les gagnants sont: Elann, Floriiane, Laurence. Ils ont été contacté par e-mail.


Les Lettres Ecarlates est le premier tome des aventures de Meg Corbyn, publié chez Milady cet automne. Rien ne différencie de l’extérieur ce livre des nombreuses séries de bit-lit qui ont été publiées depuis le début du label issu des éditions Bragelonne. Pourtant, il serait dommage de passer à coté. Synopsis ?

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Humains et créatures surnaturelles cohabitent tant bien que mal. Dans certaines villes des quartiers aux accès réglementés hébergent les créatures surnaturelles. Ces réserves ont leur propre loi et elles ne sont ouvertes aux humains que pour le commerce.  C’est pourtant là que Meg qui à tout l’air d’une humaine va trouver refuge pour échapper à ses poursuivants, et va se retrouver scrutée de près par Simon le chef des loups-garous.

meg-corbyn,-tome-1---lettres--carlates-514710Voila, rien qui ne différencie là non plus cette série des autres si ce n’est le monde mis en place. En effet, l’Enclos que l’on peut un peu comparer aux réserves amérindiennes est une bonne invention et permet d’avoir à la fois notre monde habituel et un monde en dehors des règles où les Autres font la loi. L’organisation de ces diverses créatures surnaturelles est très détaillée et très bien faite. L’auteur a pensé à tout, que cela soit l’approvisionnement des produits de première nécessité, la collaboration nécessaire avec les humains ainsi que la manière de régler les problèmes internes. C’est très carré, peut être un peu trop car à de nombreuses reprises l’auteur se lance dans de longues descriptions de la réserve et de son fonctionnement. Ces passages peuvent sembler long, cependant, ils ont une utilité, ils donnent une réelle existence à cette zone. J’étais dedans avec Meg et découvrais en même temps qu’elle les eus et coutumes.

L’ambiance et l’immersion sont les maitres mots de ce premier tome. On est coincé avec Meg dans la tempête de neige, on cherche avec elle à comprendre les règles non-dites de cette réserve . C’est vraiment très réaliste. Meg est une jeune femme un peu niaise, une sorte de Sookie, l’archétype de l’héroïne de bit-lit sur bien des points avec une forte tendance à s’auto-rabaisser. La ou généralement la plupart des sagas de fantasy sont vues du coté des humains, ici on est du coté des Autres. Les humains sont présentés comme vils et souvent bien plus violents et effrayants que les loup-garous, vampires ou créatures non identifiées. C’est assez original pour le coup et j’ai apprécié cette originalité.

Anne Bishop nous balance ici toutes les créatures d’un coup, vampires, loup-garous, esprits de la nature et j’en passe et des meilleures. Sa mythologie est relativement dense et développée ce qui explique la taille plutôt importante du bouquin. Ma préférence va aux corbeaux que j’ai trouvé absolument tordants et auxquels je pouvais tout à fait m’identifier. J’ai cru lire que l’auteure était plutôt une habituée des sagas de fantasy, je trouve que cela se ressent sur la précision apporté à l’Enclos ainsi qu’aux interactions entre les peuples. La présence d’un plan de l’Enclos ajoute aussi au coté fantasy du roman.

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Les personnages sont un peu le point faible du livre. Meg est une niaise incarnée, Simon est un gros loup-garou effrayant mais protecteur, bref un archétype de loup alpha. J’ai été assez négative sur ce roman au départ à cause de ses personnages un peu trop clichés. Pourtant, je me suis attachée a eux au fil du temps. J’ai apprécié aussi le fait qu’il n’y ai pas d’histoire d’amour à la mord-moi-le-noeud. L’intrigue n’est pas traitée par dessus la jambe même si comme pour de nombreux cas de premiers tomes, elle est surtout là pour servir de support à la découverte de l’univers de la saga.

Bref, c’est un roman que j’ai lu par hasard, mais qui est une de mes meilleures découvertes bit-lit depuis un bon moment. L’univers est dense et il est facile de s’y plonger. Il me semble que le tome 2 vient de sortir, il est donc très probable que je me jette dessus dès que je le croiserais.


La série du Protectorat de l’ombrelle, je l’aime beaucoup, c’est une série à mi-chemin entre le steampunk, la bit-lit et la romance paranormale tout en ayant beaucoup d’humour. Les trois premiers tomes sont de très bonne facture et je ne pouvais donc pas résister au tome 4 qui n’est autre que l’avant dernier de la série ? Synopsis, garanti sans spoiler.

gail carriger sans honte alexia tarabotti

Bien qu’étant sujette à quelques désagréments médicaux, comme elle le dit elle même, Alexia n’en remplis pas moins ses devoirs. Du coup, quand un fantôme vient la trouver pour lui faire part d’une menace contre la reine, elle décide d’enquêter et d’empêcher le pire de se produire.

Si le tome 2 et 3 se suivaient de manière très rapprochée, ici, on a un timeskip de plusieurs mois et le bouquin est assez indépendant dans l’absolu. On retrouve bien sûr des personnages des précédents tomes, et la vie de ceux-ci continue d’avancer mais l’intrigue en elle même est bien indépendante. Comme toujours plusieurs histoires se déroulent en parallèle de cette enquête principale : Lord Maccoon doit s’occuper d’un louveteau qui a bien du mal à se faire à sa nouvelle condition, un fantôme approche de la fin de son après-vie, etc. Bref, il n’y a pas de quoi s’ennuyer.

Gail Carriger

Gail Carriger

L’univers développé par Gail Carriger est toujours génial. Nous sommes dans une Angleterre victorienne et steampunk très bien construite et les inventions les plus folles y semblent logiques. Alexia est un des rares personnages féminin de ce genre de séries qui n’est pas cliché, ni physiquement ni mentalement. C’est une femme forte et qui mène réellement l’histoire, sans l’être trop justement. L’histoire ne se prend pas réellement au sérieux, l’auteure utilisant pas mal de comparaisons farfelues et pointant les manquements à l’étiquette de ses héros.  C’est toujours une lecture très légère et amusante.

Pas de grande reflexion philosophique ici, mais ça n’a jamais été le but. Le rythme est agréable, même si comme toujours l’enquête reste relativement dans le background, l’importance allant aux péripéties d’Alexia et aux découvertes qu’elle va faire. Le voile commence aussi à être levé sur le passé de bon nombre de personnages, et il était temps, puisque nous sommes tout de même à l’avant dernier tome et que certaines interrogations datent du tout premier.

Dans l’ensemble, si vous avez aimé les tomes précédents, vous aimerez celui-ci et vice versa. Ca n’est pas l’originalité même, bien que cela soit très bien construit. On reste dans le même univers avec le même humour et les personnages sont fidèles a eux même sans pour autant qu’ils s’auto-parodient. Ici, pas ou peu de nouveaux personnages, c’est donc le moment idéal pour développer l’entourage de Lady Maccoon qui est assez nombreux à force et ce pour notre plus grand plaisir.

C’est un tome que j’ai beaucoup aimé et je suis un peu triste de voir la série se terminer prochainement. Heureusement, l’auteure à écrit d’autres romans dans ce type d’univers que je lirais très probablement après le cinquième tome des aventures d’Alexia !