Happy New Year de Farah Khan

Serafina dans Critiques, Films le 17 avril 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Nous inaugurons aujourd’hui la rubrique de chroniques de films Bollywood. ifisDead a toujours été multi-thématique, mais je ne suis pas sure que vous vous attendiez à celle là. Pourtant, oubliez tous vos aprioris, car Happy New Year de Farah Khan est un vrai coup de cœur. Synopsis ?

Happy New Year de Farah Khan

Charlie souhaite venger son père injustement accusé de vol dans un coffre fort qu’il avait lui même construit. Et pour cela, quoi de mieux que de voler Charan Grover, celui qui à causé la chute paternelle et changé sa vie à jamais, en dérobant les diamants bruts que son père avait soit disant volé des années plus tôt. Afin de casser la salle des coffres, Charlie monte une équipe très spéciale qui a pour but de s’infiltrer dans un concours international de danse à Dubaï.

Happy New Year de Farah KhanVous dites que vous ne voyez pas de rapport ? Ce n’est pas grave, ici c’est Bollywood ! La démesure est la règle, les coïncidences n’en sont jamais vraiment, et même si c’est cousu de fil blanc, c’est pas le plus important. On ne regarde pas ce film pour la subtilité. On regarde ce film pour le reste. A la base, mon seul argument pour nous faire regarder ce film était le morceau Manwha Laage dont j’avais appris la chorégraphie lors d’un stage de danse. Je n’en avais jamais entendu parler avant.

En réalité, le film a été un sacré succès en Inde, il a une distribution plutôt pas mal et Farah Khan en directrice/chorégraphe déjà reconnue pour d’autres films. Évidemment, c’est Shahrukh Khan la superstar du cinéma indien que l’on retrouve pour incarner Charlie. Le film est vraiment très beau, si vous avez des idées négatives sur les films indiens, jetez un œil au trailer : les couleurs sont belles, les reliefs sont intéressant, ça abuse du grand angle et des nouvelles technologies de traitement de l’image, mais visuellement c’est magnifique. Vraiment.

Le film comporte bien sûr son nombre de chorégraphies, oui c’est un film Bollywood, donc il y a des chansons, mais il ne faut pas que cela vous repousse car ici, elles ont une raison d’être (puisque c’est un concours de danse) et surtout elles sont très drôles. Ce ne sont pas des chansons nian nian d’amour, mais de joyeux délires. India Waale, le morceau titre, a réussi à me rester dans la tête pendant un bon moment. C’est de la pop très occidentalisée comme vous le verrez dans la vidéo et qui n’a rien à envier à ce qu’on entend sur nos radios.

Happy New Year de Farah KhanSi le sujet de l’histoire est tragique et qu’il contient les moments de pathos habituels des films indiens, Happy New Year reste avant tout une comédie, qui abuse de situations Too Much, mais totalement assumées. La dream-team de Charlie est composée d’un mec dont la spécialité est de vomir, un ado hacker, un épileptique dont les crises font 30 secondes top chrono et un poseur de bombe à moitié sourd. Ça ne se prend absolument pas au sérieux, se moquant autant des films Bollywood que des films européens. Cela semble être une signature de Farah Khan, mais le film est aussi truffé de pas mal de références pop, à la manière d’un Tarantino.

C’est de la comédie qui ne fait pas dans la dentelle, mais qui ne se prend absolument pas au sérieux et qui du coup nous a fait beaucoup rire. Les personnages sont tellement caricaturaux que c’en est caricatural, et le film est parfois tellement fan-service que c’en est hilarant. Oui, en Inde, les combats de boue pour mettre les muscles du héros en valeur, c’est normal. Évidemment, les personnages sont clichés et l’histoire d’amour obligatoire du genre n’est clairement pas le point fort du film.

Happy New Year de Farah Khan

Je sais, ce sera difficile de vous convaincre si vous grimacez rien qu’à la lecture du mot « Bollywood ». Mais détrompez vous, et faites moi confiance. Regardez au moins 20 minutes de Happy New Year de Farah Khan, je suis certaine que vous ne l’arrêterez pas avant la fin ! Même dabYo l’a aimé, et pourtant, lui non plus n’est pas un fan à la base.


Vous le savez, j’ai beaucoup aimé Requiem pour Sascha, une série de Bit-Lit écrite par Alice Scarling et publiée chez Milady en poche. Le troisième et dernier tome, Agnus Dei est sorti il y a peu et m’a beaucoup plu, il clôture cette série avec brio.

Agnus Dei, Requiem pour Sascha Tome 3, de Alice Scarling

Ayant beaucoup apprécié les références que j’ai pu y voir, j’ai donc pris mon courage à deux mains et contacté l’auteure pour en apprendre plus sur son processus créatif, et pourquoi pas ressusciter d’entre les morts la rubrique interview du site !

Tout d’abord, bonjour Alice. La première question ne va pas être la plus originale. Peux-tu te présenter en quelques mots pour nos lecteurs ?

Alice ScarlingHello Serafina ! Et salut aux lecteurs de ifisDead !

J’ai toujours un mal fou à me présenter… Je m’appelle Alice, j’ai 30 ans, je suis une fan de Fantasy/Science-Fiction/Bit-Lit/Fantastique tous supports (livres, films, séries télé, etc.), je suis aussi une grande metalleuse devant l’éternel.

Je collectionne les Doc Marten’s et je passe beaucoup de temps à chercher le combo stylo/papier parfait pour que ça bave comme j’aime.

Lire la suite de l’article Interview de Alice Scarling, auteure de Requiem pour Sascha


C’est Lundi, que lisez vous ? #163

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 6 avril 2015, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

meg cabot insatiable

Serafina

J’ai terminé On Writing : A Memoir of the Craft de Stephen King, c’est un essai intéressant, à la fois pour les fans du King, mais aussi pour les écrivains en herbe, car l’auteur y démonte ici pas mal de mythes et décomplexe les écrivains.

Après cela, je suis retournée à une lecture un brin plus classique pour moi : Insatiable de Meg Cabot. Meena est scénariste pour un soap-opéra et râle car la chaine veut la forcer à y mettre du vampire afin de gonfler l’audimat. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que les vampires existent pour de vrai, et pas plus loin que de l’autre coté du couloir. C’est un roman très drôle, plein d’humour et que du coup j’aime beaucoup lire. Il est assez conséquent : 650 pages, mais ça se lit très bien. Une belle découverte.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


C’est Lundi que lisez vous ? #162

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 30 mars 2015, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Malicia

Cœurs perdus en Atlantide de Stephen KingJe suis en train de lire Cœurs perdus en Atlantide de Stephen King, j’ai presque fini ! A vrai dire, ça me fait un peu bizarre de relire ce genre de littérature, ça faisait longtemps que je n’avais pas lu du Stephen King.

Alors que j’ai dévoré pas mal de ses livres (et beaucoup de Mary Higgins Clark) étant plus jeune^^ Bref, j’ai hâte de voir comment tout ça va se finir.

Serafina

Ouhlala, j’ai tellement lu ces dernières semaines, que je ne sais pas par où commencer. J’ai lu le bouquin Revolution de Russel Brand. J’aime bien le mec depuis que j’ai vu Rock of Ages et du coup, j’avais envie de voir ce que valait son pamphlet révolutionnaire. Bah non seulement c’est difficile à lire car il disgresse à mort, mais en plus, il ne va pas en profondeur des choses, et cite des auteurs de manière très light, sans réellement les analyser. Je me suis forcée à le finir et je ne le conseille pas.

HypothermieJ’ai ensuite lu deux bouquins de Arnaldur Indridason pendant que j’étais en Islande : le premier Hypothermie a été chroniqué déjà et je l’ai vraiment apprécié. Il s’agit d’enquête sur des cas vieux de 30 ans, avec pas mal de psychologie, bref, sympa. J’ai ensuite lu La Rivière Noire où l’héroïne est l’adjointe d’Erlendur, le héros habituel. L’affaire est ce coup-ci une affaire proche des séries policières habituelles (un violeur est découvert égorgé dans son appartement) mais la résolution est typiquement islandaise et tire partie des particularités du pays. C’est donc assez original.

J’ai ensuite commencé On Writing : A Memoir of the Craft de Stephen King (eh oui !) il s’agit d’un essai en deux parties, la première étant une sorte d’autobiographie, la dernière étant un certain nombre de conseils de la part de King sur l’écriture. Comme je me lance moi aussi à faire le NanoWrimo (enfin, le Camp Nanowrimo) je me suis dit que c’était une lecture appropriée.


Hypothermie de Arnaldur Indridason

Un polar venu du froid

Serafina dans Critiques, Livres le 28 mars 2015, avec 3 commentaires
Critiques

Suite à mon voyage en Islande, j’ai lu beaucoup de romans d’Arnarldur Indridason, le maitre du polar Islandais. J’ai donc notamment lu Hypothermie, paru en 2007 et traduit en 2010 dans nos contrées. Le titre original est Harðskafi. Synopsis ?

Hypothermie

Maria est retrouvée pendue dans son chalet d’été, près de Thingvellir. Une affaire qui n’en est donc pas une, mais l’inspecteur Erlendur éprouve le besoin d’en savoir plus sur cette femme et les raisons qui l’ont poussée à mettre fin à ses jours. En parrallèle, il se repenche sur des cas vieux de 30 ans de disparitions inexpliquées.

C’est donc ma troisième lecture de cette série centrée autour de l’inspecteur Erlendur et on retrouve là pas mal de ce qui semblent être des caractéristiques de cette série. Je pense notamment au temps, il n’est pas rare de le voir enquêter sur des cold cases, et ici c’est le cas, puisque 3 affaires remontent réellement à plusieurs dizaines d’années. C’est assez interessant, et suffisamment page-turner pour que je finisse ce roman très rapidement.

hypothermie arnaldur indridasonLa société islandaise étant ce qu’elle est – comprendre toute petite – il n’est pas rare de voir plusieurs cas distincts se recouper. Cela m’aurait sans doute semblé trop gros auparavant, mais maintenant que je connais un peu le pays, ça ne me choque pas du tout. C’est tout petit comme communauté et du coup, cela permet des imbroglios qui n’auraient pas été crédibles ailleurs.

De plus, cette histoire est clairement ancrée dans son espace géographique. J’étais en Islande en le lisant, et j’ai visité plusieurs des endroits auquel Erlendur fait référence. Pour une personne ne connaissant pas le pays, par contre, c’est sans doute assez obscur et la difficulté des noms de patelins islandais n’aide pas…

Le style est relativement simple et épuré, du moins en français. Les chapitres sont courts, c’est écrit gros, et cela fait donc à tout casser 300 pages. C’est une histoire que se lit facilement. On se prête au jeu, en essayant de comprendre où l’auteur veut en venir, et si on repère les coincidences avant Erlendur ce n’est pas de beaucoup. On n’a donc pas trop le sentiment frustrant d’avoir tout compris alors que le héros est à coté de la plaque.

Les personnages sont pour la plupart brossés de manière sommaire mais suffisante. Ils ont leur personnalité et leurs caractéristiques, qui font qu’ils sont facile à imaginer. Ils sont souvent bien différents de ce qu’ils laissent paraitre au premier abord. On les découvre au fur et à mesure.

Bref, vous l’aurez compris, ce Arnardur Indridason était une bonne découverte, pour le moment, c’est mon roman préféré de la sérié, mais je n’en ai lu que trois, il y’a donc encore de la marge ! Je ne peux que vous le recommander si vous vous interessez à l’Islande, moi j’aime toujours lire des livres qui se passent dans des endroits où je vais.  Si vous ne vous interessez pas au pays, ne vous laissez pas rebuter par des noms de ville imprononçables, l’histoire derrière vaut le coup.


Delirium, Tome 1, de Lauren Oliver

Serafina dans Critiques, Livres le 17 mars 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Delirium est une série Young Adult de Lauren Oliver auparavant parue dans la collection Black Moon. Elle est rééditée depuis peu au format poche chez Le Livre de Poche, ce qui m’a suffisamment motivée pour l’entamer. Synopsis ?

Delirium de Lauren Oliver

Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme une grave maladie. A 18 ans, tout le monde subit le Protocole qui guérit à tout jamais les symptômes de l’amour et marque le passage à l’âge adulte. Lena a très hâte d’y passer et de pouvoir entrer dans le monde des grands. A moins que…

Ok, c’est bon, vous avez lu le synopsis, vous avez compris l’histoire et la fin. Et comment dire, vous avez raison. C’est un livre qui obéit à peu près à tous les clichés du genre. J’ai déjà lu de la Dystopie de ce genre, que cela soit le Vent de Feu ou Uglies. En soit, cela ne me gène pas, c’est un code du genre, c’est pas un truc qu’on lit pour se triturer le cerveau plus qu’autre chose.

Cependant, qu’on devine l’histoire 40 ans à l’avance ne justifie pas des ficelles parfois très grosses. Je n’ai pas trouvé le monde crédible. Chaque chapitre est précédé de citations de soit-disant livres du gouvernement, mais là aussi, bonjour la logique. Comme si un gouvernement totalitaire allait rendre libre d’accès toutes les « idées dangereuses » accessibles en un clic. De même, on sait qu’il y a eu une sorte de catastrophe, que les villes sont enclavées mais aucune info dessus. Le monde se contente d’être là mais sans plus de relief.

Delirium de Lauren OliverHeureusement, le livre se lit bien, le style est fluide (ou du moins sa traduction). Les chapitres sont relativement courts et il n’y a pas de temps morts. Lena est le personnage principal, comme souvent dans ce genre de roman, c’est une héroïne banale, afin que chaque lecteur puisse s’identifier à elle. Les autres personnages principaux sont définis par une ou deux caractéristique mais pas plus.

J’ai l’air assez dure avec ce livre, pourtant j’ai passé un bon moment en le lisant. Rien ne m’a spécialement agacée, c’est juste que voilà, ce premier tome est très convenu. Soit vous aimez le genre et vous aimerez ce bouquin, soit c’est l’inverse. C’est une lecture divertissante, que je qualifierais de roman de plage -mais en mieux, quand même-. C’est une lecture légère, après un bouquin dense comme Kushiel par exemple, ça me plait.

Vous l’aurez compris, difficile de vous conseiller ou de vous déconseiller ce premier tome de la saga Delirium de Lauren Oliver. C’est un des nombreux bouquins de Dystopie type Young Adult. On est loin de l’originalité des précurseurs, mais ça se lit avec plaisir tout de même. Je lirai sans doute le tome 2 d’ailleurs !


La pelote d’épingles de Cécile G. Cortes

Serafina dans Critiques, Livres le 13 mars 2015, avec aucun commentaire
Critiques

La pelote d’épingles de Cécile G. Cortes avait tout pour que je ne le lise pas : une couverture pastelle, avec des références à la couture et vraiment trop girly. Mais voilà, on m’en a dit du bien, on m’a dit que c’était pas trop gnangnan et que ça se passait dans le milieu de la musique. Soit. J’ai donc donné une chance au bouquin, en me disant que au pire, je le filerais à Malicia si c’était vraiment pas mon truc. Synopsis ?

La Pelote d'épingles de Cécile G. Cortes

Violette est une fée. Elle a une mission, réunir Elizabeth, couturière, et Sevan, chanteur à midinette pour un Grand Amour. Sauf que la marraine fée va se retrouver bien dans le pétrin quand elle va se rendre compte que les deux ne sont clairement pas faits l’un pour l’autre. Et si les grandes fées s’étaient trompées ?

Okay, des fées, de la romance, du grand amour… Avec un synopsis pareil, j’éprouve le besoin d’allumer des bougies noires et de mettre une double couche de khôl. Mais j’avais dit que je laissais une chance. J’ai donc entamé le bouquin. Et j’ai été assez surprise. Car en effet, si on part d’un postulat très guimauve, au fur et à mesure que Violette découvre le monde des humains, celui dans lequel nous vivons, on comprend qu’il s’agit là d’un livre qui joue avec tous les codes des contes de fées pour mieux les briser. Ainsi, rien ne se passe comme prévu, et Violette est bien forcée de constater le décalage entre son monde rose bonbon de fée-fleur et la réalité qu’il y a à coté. C’est donc au final un livre plutôt drôle et où les bons sentiments ne sont pas forcément au centre de l’histoire.

En réalité, c’est plutôt l’histoire de Sevan, un chanteur à midinettes, qui en réalité est un rocker dans son cœur. Un peu comme si Matt Pokora jouait du Nirvana seul le soir. J’avoue, ça m’a fait marrer. L’univers qui l’entoure, comme son producteur, ses soirées VIP, me semble assez crédibles, donc à ce niveau là c’est du tout bon.

La Pelote d'épingles de Cécile G. CortesLes personnages sont décrits à assez grosses mailles, et pour moi c’est un des défauts du récit, on a 5 à 6 personnages principaux mais la plupart ne sont décrits que superficiellement. Je serais bien incapable de décrire la personnalité d’Elizabeth ou du chauffeur de Sevan qui est pourtant un personnage important. C’est dommage, car avec des personnages plus fouillés, le livre aurait sans doute eu plus d’impact.

Car en effet, La pelote d’épingles de Cécile G. Cortes est une lecture sympathique, qui m’a fait sourire à de nombreuses reprises, qui se lit très bien et relativement vite, mais voilà, c’est tout. Je ne suis pas rentré plus que ça dedans, je n’ai pas été touchée ni émue. C’est comme une lecture de plage, c’est un bon moment, mais ça n’est pas allé plus loin. Pour autant, si vous avez envie d’un truc rafraichissant et loin de clichés, là je vous le recommande.


Extinct de Moonspell

Serafina dans Critiques, Musique le 5 mars 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Moonspell fait partie de ces groupes cultes que nous avions déjà écouté d’une oreille mais sans qu’ils n’entrent réellement dans notre top. Et puis il y a eu ce dimanche au Hellfest 2013, où nous avons décidé d’assister au concert des portugais sous la Altar, de loin. Du moins au début, car nous avons pris une grosse claque ce jour là, et nous avons adoré le show. Nous avons par la suite exploré la discographie du groupe, notamment leur dernier Alpha Noir/Omega White que nous avions acheté à sa sortie sans trop l’écouter. Moonspell est depuis entré dans mon top personnel, j’attendais donc avec impatience leur nouvel album Extinct qui sort le 6 mars chez Napalm Records.

Moonspell-Extinct-cover-e1419439904361-720x340

La couverture est encore une fois signée Seth Siro Anton qui officie dans Septic Flesh. L’album se compose de 10 pistes donc vous trouverez les titres ci-dessous. Certaines éditions intègrent aussi 4 bonus tracks ainsi qu’un documentaire de 90 minutes. Nous n’avons pas entendu ni vu ses bonus nous ne les évoquerons pas dans cet article.

1. Breathe (Until We Are No More)
2. Extinct
3. Medusalem
4. Domina
5. The Last of Us
6. Malignia
7. Funeral Bloom
8. A Dying Breed
9. The Future Is Dark
10. La Baphomette

Si Alpha Noir et Omega White séparaient de manière assez nette les diverses influences de Moonspell, ici, on retrouve les deux facettes du groupe mixées et équilibrées. Le chant clair est relativement présent, avec la voix de crooner si caractéristique de leur chanteur. Le grunt est quasiment absent, ce qui donne un album assez accessible. Personnellement, j’adore, même si je comprend que l’on puisse trouver cela cheesy, pour la fane de Type O Negative que je suis, je ne peux qu’apprécier. Les thèmes sont très Moonspell : l’amour, mais l’amour dans la mort, un monde sombre mais pourtant pas dénué de beauté. Les paroles sont parfaitement représentées par la musique, assez sombre tout en ayant de belles éclaircies. On dirait que je présente la météo en disant ça…

moonspell2014bandpromo_edgar_638

Pour le coup, l’influence gothique de Moonspell est bien plus présente que sur certains vieux albums. Difficile de ne pas penser à Sisters of Mercy en écoutant Medusalem. Medusalem est d’ailleurs un de mes titres préférés, son tempo relativement élevé, sa construction éloignée du traditionnel couplet-refrain en font un des temps fort de l’album. Le groupe a toujours eu une facette mélodique, mais pour une fois, l’orchestration utilisée est un orchestre turque et cela se ressent énormément, notamment sur le break de Breathe (Until We Are No More) et sur Medusalem.

Pour le coup, cela permet aux portugais d’avoir une réelle originalité dans le genre. La plupart des groupes qui décident d’intégrer des orchestres vont plutôt chercher des orchestrations « classiques ». Je les aime aussi, mais c’est du déjà vu. Ici l’orchestre turque a apposé sa patte sur pas mal de titres, formant une sorte de ligne directrice pour toute la première partie de l’album. La deuxième partie, dès Domina est plus proche de Omega White.

Bien sur, comme sur Omega White, on est sur des structures assez simples, en mode couplet-refrain, assez efficaces. Seul bémol, certains morceaux sont réellement trop axés sur des refrains, répétés dix fois, comme c’est le cas sur Extinct ou encore The Future is Dark qui est d’ailleurs assez faible à mon avis par rapport au reste de l’album. Domina aussi a tendance à marteler le refrain, mais le long passage instrumental et son solo compensent le classicisme qu’on aurait pu redouter. L’outro, La Baphomette est clairement la surprise de l’album, puisque c’est une valse, sans guitares …. chantée en français !  Je n’ai toujours pas décidé ce que je pensais de ce morceau ovni.

En résumé, Extinct est un album de Moonspell dans la droite lignée d’Omega White, avec des touches d’Alpha Noir. Si vous n’avez pas aimé cet album bonus, vous n’aimerez probablement pas celui-ci. Mais si comme moi c’est un de vos albums préférés, vous ne pourrez qu’aimer Extinct. Moi il tourne déjà en boucle sur mon iPhone.


L’Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline Carey

Serafina dans Critiques, Livres le 3 mars 2015, avec 3 commentaires
Critiques

J’avais lu le premier tome de la série Kushiel l’année dernière. Ce fut un de mes coups de cœur de 2014 et je regrettais d’avoir attendu si longtemps pour le lire. Il faut dire que j’avais la version grand format reliée chez Bragelonne dans ma bibliothèque depuis genre 5 ans. Mais c’est pas pour autant que j’ai enchainé avec le tome 2, L’Elue, dont j’ai attendu sa sortie en poche chez Milady. Synopsis ?

L'Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline Carey

Après les événements du premier tome Phèdre goute un repos mérité. Cependant, tout n’est pas réglé, et notamment une traitre au royaume de Terre D’Ange manque à l’appel, et elle ne semble pas décidée à laisser la Reine Ysandre sur le trône.

On retrouve donc avec plaisir le style assez ampoulé de la série Kushiel que personnellement j’adore. Il y a eu incontestablement un très bon travail de traduction car c’est chantant et élégant. Comme si cela avait toujours été écrit en français. Les personnages du premier tome reviennent pour une grande partie dans le deuxième et j’étais très heureuse de retrouver Phèdre et ses amis. Les personnages de Jacqueline Carey ont du corps et le récit à la première personne, pourtant exercice périlleux, est un réel plus. On est réellement avec Phèdre, c’est comme une amie qui nous raconte son histoire au coin du feu, avec ce qu’il faut de légèreté, de recul et d’humour.

L'Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline Carey

Kushiel, malgré ses couvertures qui faisaient penser à des romans de courtisanes, c’est surtout des intrigues de cour. C’est un roman de politique, avec son lot de complots et de faux semblants. La taille conséquente du roman rendant possible le fait de développer des intrigues de grande échelle et de nous faire tourner chèvre en nous donnant des indices contradictoires. On ne peut pas dire que cela soit un roman d’action, bien qu’il y ai des moments de bravoure. L’histoire suit son rythme, parfois assez contemplatif, mais cela ne m’a jamais dérangée.  L’auteur tire parti des 900 pages, et du coup creuse d’autant plus son univers.

En effet, cette fois ci aussi, nous sortons de Terre d’Ange, mais en direction de l’Italie ou des côtes de l’adriatique. Phèdre y rencontre une cour bien différente de la sienne, et les relations géopolitiques entre les différents pays (plus ou moins inventés) sont exploités très finement, avec beaucoup de réalisme. Bien que le Fantastique soit présent à de nombreuses reprises, ce n’est pas l’élément central de l’histoire, un peu comme dans un Trône de Fer, ce sont surtout les intrigues et les jeux de pouvoirs qui nous captivent.

L'Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline CareyLe roman sait être passionnant, mais aussi très émouvant quand on voit deux personnages se faire du mal sans le vouloir et se rendre compte petit à petit que ce mal n’est peut être plus réparable. Nous faire passer de l’intrigue aux larmes est une des forces du roman et cela rend encore plus vivants les personnages, cela leur donne tellement plus de relief.

Je n’arrive pas a trouver un seul défaut à ce deuxième tome de Kushiel en fait, je vous fait donc une critique absolument positive. Je ne vois pas pourquoi j’ai pu passer à coté si longtemps et pourquoi elle n’a pas déjà été adaptée en série elle aussi, il y a tellement à faire ! Je ne peux donc que vous conseiller de ne pas avoir peur du millier de page de chaque tome – à peu près – et d’entamer tout de suite cette série si ce n’est pas encore le cas. Vous ne le regretterez pas, promis.


C’est Lundi que lisez vous ? #160

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 2 mars 2015, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Delirium de Lauren OliverJ’ai terminé La Pelote d’épingles de Cécile G. Cortes, une parution des éditions du Chat Noir. C’est décidément une lecture sympathiques, même si certains passages au milieu sont un peu longuets. Heureusement l’arc final est bien ficelé, et les personnages plutôt bien pensés et attachants.

J’ai commencé Délirium de Lauren Oliver, une dystopie Young Adult parue auparavant dans la collection Black Moon. C’est bien écrit, mais c’est tout de même très convenu, dans la grande ligne de Uglies. Un peu trop même, car du coup, on sent venir le pitch à 3 kilomètres. Dans ce monde donc, l’amour est considéré comme une maladie et chaque personne est « traitée » à 18 ans pour ne plus avoir de sentiments. Bon, c’est plutôt simpliste, ça se lit, mais je suis pas sure de réellement apprécier.

dabYo

Je suis encore sur Montres Enchantées, le recueil de nouvelles qui mélange Steampunk et les horloges. L’univers est sympathique, mais je dois avouer que j’ai un peu de mal sur les derniers nouvelles que j’ai lu, qui travaillent plus l’aspect présentation du récit que l’intérêt de celui-ci.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?