Cela faisait très longtemps que je me disais que je devais lire To Kill a Mockingbird (Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur en FR) mais il a fallu une conjonction de circonstance assez inattendue pour que je l’ouvre enfin. Comprendre : j’ai cassé ma kobo au japon et le choix de livres en anglais sur place était plus que limité. J’ai donc entamé ce classique de la littérature américaine. Synopsis ?

Scout est une petite fille (6 ans au début du roman) qui vit en Alabama dans les années trente, avec son grand frère Jem et leur père Atticus, avocat de profession. La douce vie de tout les jours s’écoule, les enfants inventent des jeux, des pièces, des vies aux voisins mais en filigrane, c’est la vie de la campagne américaine qui nous est décrite, avec l’horreur banale de la ségrégation raciale.

Honnêtement, je n’avais aucun apriori sur le livre, j’ai été donc contente de découvrir un roman sur l’enfance, avec une narration a la première personne effectué par une Scout adulte, qui se replonge dans ses souvenirs d’enfance. Le narrateur a donc du recul par rapport aux scènes qui sont présentées, mais sans en surjouer. Scout adulte nous éclaire sur certaines choses que la Scout de 6 ans n’avait pas pu ou su comprendre. La première partie du livre est une successions de chapitres assez indépendants, qui mettent en place nos héros, leurs jeux de jardins, leurs voisins. En effet, comme tous enfants, ils imaginent que la maison toujours fermée à coté est hantée par un voisin monstrueux, ils font des farces ou massacrent les camélias de la vieille mégère. Ils sont punis, essaient de sortir le soir, bref, des enfants. C’est juste, et qu’on soit en Alabama dans les années 30 ou à St Julien sur Cher dans les années 90, les jeux sont les mêmes, on peut totalement s’identifier.

Ces petits chapitres sont étonnamment captivants, surtout qu’on comprend petit a petit qu’il se passe des choses pas très drôles dans l’Amérique de cette époque, des choses qui pèsent plus à Atticus et a Calpurnia, la femme de ménage noire, et qui sont en filligrame. Cette critique sociale prendra son importance dans une deuxième partie moins drôle et moins innocente. La dessus le livre est très bien construit, nous emmenant de l’innocence de l’enfance à la dure réalité.

To Kill a Mockingbird est paru dans les années 60 ce qui explique son succès à l’époque, puisqu’on était en pleine lutte pour les droits civiques, mais si le roman est devenu un classique c’est pour son universalité. Ce roman a marqué durablement la littérature anglo-saxonne, et du coup, sans que je ne le comprenne beaucoup de livres que je connaissaient référencaient ce classique. Si vous vous interessez à la littérature anglo-saxonne et que vous avez une envie d’un récit un brin nostalgique, vu des yeux d’une enfant sans être candide ou débilitant ne repoussez pas plus longtemps votre lecture de To Kill a Mockingbird.

Sachez cependant, si vous envisagez la VO que le niveau est soutenu. Et contrairement à ce que la librairie japonaise disait, il vous faudra bien plus que 700 au TOIEC pour comprendre, sachant que me considérant comme fluent en anglais j’ai parfois peiné. Les dialogues sont souvent en argot, et c’est clairement pas la chose la plus aisée. Cependant, le style est agréable et ça se lit bien. Je serais bien sûr incapable de vous donner un avis sur la traduction francaise.

Et vous, avez vous lu ce classique ?

 


Avec un peu de retard, il est temps de discuter ensemble du Running Order du Hellfest, sorti peu avant nos vacances (d’où le retard, cqfd). Cette année encore, le Hellfest se tiendra aux portes de l’été, à Clisson Rock City et comme d’habitude l’affiche à de quoi faire briller les yeux. Evidemment, il faut faire des choix, mais comme chaque année, on peut dire qu’il y en aura pour tous les gouts. Il n’est d’ailleurs pas rare de discuter des éditions du Hellfest avec des collègues ou potes et de se rendre compte que nous n’avons qu’un ou deux concerts en commun. C’est une des forces du festival.

D’habitude, nous sommes tout sauf hypés par les têtes d’affiches, mais aujourd’hui c’est différent. Car il y’a Linkin Park. Et c’est notre jeunesse. Ca y est, nous sommes devenus vieux. Toujours est-il que pour dabYo la présence de Linkin Park est un evenement, pour lui comme pour pas mal d’entre vous je suppose, c’était la porte d’entrée vers le metal, et un groupe qui a marqué une génération. On n’échappera pas aux extraits des albums plus récents mais on peut espérer de bons moments sur des titres issus de Meteora ou Hybrid Theory.  Rob Zombie a été deux fois une deception ici, mais nous lui redonneront une chance puisque ce coup-ci le Zombie vient avec tout son matos pour faire un show à l’américaine, qui sont réputés. Wait and see donc car ce set up est rare en festival ! Quant à Perturbator qui connait une montée en popularité de folie avec son son electro j’avoue que cela me passe totalement au dessus,mais il n’y a pas de doute, dabYo sera devant. Quant à moi, ce sera pour découvrir.

 

Parmi les groupes à ne pas rater, citons aussi Alestorm qui avaient enflammé la Temple il y’a deux ans et qui reviennent mais pour clôturer le vendredi sur la MainStage 2, ça promet. Découverts l’an dernier à l’occasion du Download Avatar sera aussi de la partie le vendredi sur la Main Stage 1 où il sera suivi par Ministry dont la performance au Wacken l’année dernière (retransmise sur Arte) nous avait bien convaincus. Bien que pas officiellement affiliée à la scène metal, la présence de Chelsea Wolfe sous la Valley Samedi est un événement à ne pas manquer. Ses morceaux sombres et lancinants devraient plaire aux plus sombres d’entre nous.  Wardruna dont c’est la première participation au Hellfest à ma connaissance seront aussi là pour nous donner un samedi après midi bien paien comme il faut, d’autant qu’ils auront été précédés par Alcest, dont le dernier album Kodama m’a totalement réconciliée avec le groupe, autant dire que nous ne verrons pas beaucoup le jour le vendredi.

Si vous cherchez des petits groupes, nous vous conseillons Subrosa, du doom a chant féminin qui a la particularité d’avoir un violon electrique dans son line-up et dont le dernier album est juste dément, sous la Valley le vendredi ainsi que Ghost Bath, du black plutôt atmo qui s’est fait passer pour un groupe chinois lors de leur premier album (alors qu’en faite, ils sont ricains).

Les pass 3 jours sont bien évidemment déjà Sold-out mais nul doute que bon nombre d’entre vous ont déjà leurs places. Quels concerts attendez vous le plus? Pourquoi ? Que nous conseillez vous?

Retrouvez toutes les dernières informations et mises à jours sur le site officiel du Hellfest.

 

 

 


Un des critères dans le choix de notre nouvelle ville de résidence était la présence , voir l’abondance, de concerts de metal. Et Lille semble remplir se critère puisque même pas 6 jours après notre arrivée dans le Nord, nous voici nous rendant à notre premier concert Lillois, pour voir Sonata Arctica. J’ai été une grande fane de Sonata, de l’époque Reckoning Night. Autant dire que les derniers albums du groupe ne me passionnent pas le moins du monde,mais voilà, nous n’avons jamais vu Sonata, ils finissent toujours par Don’t Say a Word et puis c’est à 15 minutes de marche de la maison. Ca serait dommage non?

C’était donc notre première au Splendid, une salle située de l’autre coté de ce qui semble être le périph de Lille, une belle grand salle, avec une fosse en pente, qui permet de bien voir la scène – même si avec mes New rock de 15 cm, généralement je ne peine pas trop -. La salle est facile à trouver, très haute de plafond, donc pas étouffante comme peuvent l’être les salles où passent du métal. Malheureusement pour nous, nous arrivons après la première partie, Striker. En effet, les billets indiquaient 20h alors que en réalité c’était 19h. Mais bon. Tant pis. Nous arrivons donc pour Thunderstone, un groupe finlandais, formé en 2000 qui à sorti son dernier album Apocalypse en 2016. Pour être tout à fait honnête, je n’avais pas écouté sur CD, je découvrais donc en live, et au vu de la salle, j’étais loin d’être la seule.

Bien qu’indiqué comme faisant du power metal mélodique, je n’ai pas forcément trouvé le groupe très énervé, par contre pour le mélodique y’a pas à dire. Evidemment au détour d’un ou deux morceaux, les coeurs catchy nous feront entrevoir le coté power. Le groupe semblait peu connu, mais le public réagissait bien. Dans l’ensemble, c’est assez easy listenning, des voix claires, des jolies mélodies, une petite ballade (nommée Weak) et bien sur des refrains faciles à chanter. Je ne dirais pas que j’ai passé un mauvais moment, mais je n’en garderais probablement aucun souvenir.

Une petite demi-heure de changement, et c’est à Sonata Artica de prendre posséssion de la scène. Au niveau placement, on notera la batterie surélevée sur la gauche, tandis que sur une plateforme à droite sont les claviers. C’est appréciable, car c’est rare de voir les batteurs bien mis en valeur. Le groupe entame avec des morceaux de son dernier album. Mon opinion sur celui-ci, vous la devinez. Le groupe a abordé un virage bien plus mélodique voir progressif sur les derniers albums qui n’est pas à mon gout. Cependant, il faut avouer que ça reste bien composé, et surtout bien joué. Je n’avais jamais vu Sonata avant, et force est de constater la puissance de Tony Kakko, la voix emblématique de Sonata Arctica et sa palette vocale impressionnante.

Tony est le seul membre à réellement communiquer avec le public, le reste du groupe étant très statique. C’est un peu dommage d’avoir un clavieriste qui a une guitare-piano (je n’ai aucune idée du nom de ce truc) et qui reste debout immobile dans le fond. Le guitariste et le bassiste échangent parfois de place mais c’est tout en terme de jeu scénique, tout repose sur les épaules du vocaliste, qui fait bien sûr un sans faute. Il faudra attendre le 7 ou 8ème morceau pour que le groupe et le public parla même occasion se réveille avec le seul morceau rescapé de Ecliptica : Full Moon. Quel contraste avec tout le début du concert. Et quelle cruauté. Full moon, puis après , Abandoned, Pleased, Brainwashed, Exploited nous rappellent à quel point Sonata fut un groupe qui envoyait du lourd, avec des morceaux qui étaient de véritables hymnes, bourrés d’energie, qui vous mettent de bonne humeur (malgré les thèmes pas forcément très gai) et vous donnent envie de gambadé tout poilu sous la lumière de la lune. Et voir ce que le groupe produit aujourd’hui en comparaison … Evidemment, cela ne s’adresse plus au même public et je le savais en venant. Mais tout de même. Le rappel finira en apothéose avec là encore le méga catchy Misplaced et le génial Don’t Say a Word (malheureusement, I have a Right, hymne guimauve issu de Stones Grow Her Name sera placé entre les deux). Histoire de nous rappeler que oui, Sonata savait rentrer dedans. Il y’a longtemps.

Mon report peut sembler un peu amer. Je respecte bien sur le choix du groupe de changer de direction, mais la fane de Reckoning Night regrettera de ne pas les avoir vu y’a dix ans , alors il faut se contenter de 4 morceaux,c’est pas si mal, c’est mieux que rien. Mais je n’aurais pas fait de la route pour c’est net. Impossible de reprocher au groupe son énergie, et sa bonne humeur. Je ne suis juste plus le bon public. Et c’est comme ça.


Lors de mes dernières vacances j’ai décidé de renouer avec une série qui m’a fait découvrir la Bit-lit : Mercy Thompson. J’avais aimé les premiers tomes, puis m’étais arrêtée sans raison particulière. Ayant adoré L’Alpha et Omega puis la compilation de nouvelles Ombres Mouvantes de Patricia Briggs j’ai décidé de reprendre la saga originelle avec le tome 6 : La Marque du Fleuve. Par contre, impossible de faire la chronique sans spoiler un minimum, vous êtes prévenu-e-s.

Mercy thompson tome 6 : La marque du fleuve

Mercy et Adam ont des vies bien remplies, et du coup, il n’est pas forcement facile pour eux de se retrouver ensemble. Ils réussissent cependant a prendre des vacances au bord de la Columbia. Mais dans cette Columbia, il rôde une force sombre et évidemment, Mercy va se retrouver impliquée là dedans, d’autant plus que cela pourrait bien avoir un lien avec ses origines.

Bon, le pitch est simple, et le roman permet de s’éloigner un peu des Tri-cities et des problèmes de meute. Mercy et Adam sont en vacances et on est donc sur un roman qui pourrait presque être vu comme un filler puisque en soit, a part suivre nos deux héros, l’intrigue globale, politique, ainsi que les luttes de pouvoir n’évoluent guère dans cet opus.

Mercy thompson tome 6 : La marque du fleuveRetrouver Mercy et Adam était donc une promesse plaisante. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas lu Mercy Thompson et j’ai été très étonnée de voir Mercy devenue une petite guimauve, qui se questionne sur sa place au sein de la meute, passe son temps a nous rappeler comme Adam est trop beau et comme c’est l’amour de sa vie. Les personnages ont de longues discussion et de longues introspections, sans compter les rappels au cas où on aurait oublié ce que sont les Loup-Garous chez Briggs. Autant dire que j’ai trouvé le tome assez plat, lourdingue et surtout très lent.

En effet, les atermoiements de Mercy me laissant de marbre, n’ayant pas particulièrement d’amour pour le couple qu’elle forme, il a fallu que je me rabatte sur l’intrigue pour trouver un intérêt. Je suis aussi un peu déçue de trouver une Mercy bien plus docile, beaucoup moins forte qu’elle ne l’était dans les tomes précédents. Comme si le fait d’être en couple la changeait du tout au tout, ce qui est un peu dommage. Ce n’est pas car on est avec un mec qu’on devient soudainement une petite chose fragile.

L’intrigue en elle même est un pretexte pour nous faire découvrir les origines de Mercy et notamment les légendes indiennes sur les Skinwalkers et en soit c’est très bien. Le soucis, c’est que c’est très lent à venir. Le roman fait 360 pages, et ne devient réellement interessant que sur le dernier tiers, au moment où l’action commence à se mettre en marche et les révélations à se dévoiler. Celles-ci sont plutôt captivantes, et il est vrai qu’au bout de 6 tomes il était temps qu’on en sache plus sur Mercy.

Au final, c’est un tome que je jugerais comme dispensable. On en apprend plus sur les légendes autour de Coyote, donc c’est bien, mais je ne suis pas sûre que ça ai de très grandes conséquences sur la suite. C’est un tome qui fait un peu une pause dans la continuité de l’histoire, et reprendre la saga par celui-ci n’était pas forcément une bonne idée. On m’a dit que les tomes suivants étaient à nouveau bien, donc je vais tout de même lire le 7.

Et vous, avez vous lu ce tome 6 ?

 


Le dernier lapon de Olivier Truc

Immersion dans le grand nord

Serafina dans Critiques, Livres le 4 mars 2017, avec 2 commentaires
Critiques

Dernièrement, j’avais envie de changer un peu mes lectures, et j’ai entendu à France Inter une bonne critique de ce roman policier : Le dernier Lapon de Olivier Truc. Ce polar se passe dans le nord, mais le vrai de vrai nord, à savoir la Laponie. Et il se passe dans les premiers mois de l’année alors que la nuit règne en maitre sur ces étendues glacées. Synopsis ?

Nina et Klemet sont policiers, et plus précisément membre de la Police des Rennes. Cette brigade a pour terrain assigné la Laponie, autant suédoise, finlandaise que norvégienne. Ils sont chargés de résoudre les conflits entre éleveurs de Rennes, qui représentent l’élevage traditionnel de cette région. Généralement, ils ne traitent jamais de sujets très grave, mais aujourd’hui est différent. Tout d’abord un tambour Lapon a été volé au Musée de Kautokeino, et puis surtout un éleveur est retrouvé assassiné.

Ce roman est écrit par Olivier Truc correspondant pour Le Monde dans les pays Nordiques. Cette expérience lui permet de nous proposer un polar qui traite de la question Lapone. Les Lapons (Samis en VO) sont le peuple autochtone de la Laponie, qui ont été plutôt maltraités par les Scandinaves à priori, évangélisés, et sont aujourd’hui victimes de discriminations. Ils essaient de faire perdurer leur culture unique. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’enquête de Klemet et Nina. Klemet est lapon, alors que Nina vient du sud de la Norvège, elle est donc le regard vierge par qui nous découvrons cet univers.

J’ai trouvé le coté « documentaire » très intéressant, car je ne connaissais pas ce sujet et on sent que l’auteur s’est réellement documenté sur la question en essayant de présenter avec fidélité et respect la culture lapone. Le problème c’est que c’est à peu près la seule chose que j’ai trouvée d’interessante dans le roman. D’abord le rythme est très lent, et je n’ai pas réussi a entrer dans l’intrigue. Comme dans tout bon polar de ces dernières années, nous avons plusieurs intrigues entremêlées, des héros qui ont des parts d’ombre dans leur passé, et tout fini d’une manière ou d’une autre par ce rejoindre. Le problème c’est que beaucoup de ces intrigues secondaires m’ont semblées totalement vides d’intérêt, ne faisant pas avancer l’intrigue. Nina a vécu un événement douloureux et des flashback arrivent comme un cheveux sur la soupe sans qu’on sache pourquoi, au final, cela ne sert a rien dans l’histoire. Ca ne donne même pas forcément de personnalité à la jeune femme, puisqu’elle ne semble pas réagir en fonction. Et c’est Nina, mais c’est Klemet, mais aussi Aslak l’éleveur,

De même, il est vrai que il n’y a pas énormément de population dans ces contrées reculées mais tout de même les coincidences se font nombreuses et un peu trop tirées par les cheveux, surtout quand on parle de coincidences liées à des événements qui datent de plus de 30 ans. Du coup, j’ai trouvé ça trop facile, au bout d’un moment il n’y avait plus de mystère tellement dès qu’on parlait de quelqu’un qui avait trempé dans un truc louche y’a 30 ans, j’étais sure que c’était en rapport avec un des protagonistes.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas été conquise par ce polar, je n’ai pas tourné avidement les pages pour découvrir le coupable. A la fin, je me forcais à le lire pour le finir, car il m’ennuyait. Ce roman a pourtant gagner plusieurs prix, et a eu pas mal de chroniques positives, mais il n’étais clairement pas pour moi.


Si on parle beaucoup du Hellfest et du Download dans ces colonnes, un nouveau festival attire notre regard cette année. Grand public, certes, mais comme Rock en Seine avec une programmation à même de titiller le metalleux et le rocker. Il faut aussi dire que nous déménageons dans le nord et tout d’un coup le fameux Main Square d’Arras nous ouvre les bras. Et il faut dire que cette année l’affiche – qui n’est pas encore totalement dévoilée- a de quoi attirer les foules.

 

Toujours sur 3 jours à Arras, le Main Square accueillera le Vendredi une scène très rock-métal avec les mythique System of a Down que nous n’avons toujours pas vu ici à la rédac, mais aussi Biffy Clyro, Franck Carter ou encore Inspecteur Cluzot. Le groupe islandais de rock Folk Kaleo est le groupe qui m’intrigue le plus. Quant au dimanche, c’est vers Radiohead que les regards se tourneront. Le groupe mythique sera présent au Main Square pour le dernier jour et m’est avis que dabYo sera heureux comme tout de les voir enfin en live. Car c’est Radiohead quand même. A noter, les billets 1 jour pour le dimanche sont déjà sold-out alors si vous souhaitez venir, je vous conseillerais de ne pas tarder.

Les billets 1 jour pour le vendredi ou le samedi sont de 54€, le pass 3jours est à 129€. Le Main Square se déroulant dans le centre ville d’Arras (dans la Citadelle) il est aisément accéssible en transports en communs. Un camping est disponible, par contre il est payant, jusqu’a 25€ par personne pour les 4 nuits.

Serez vous présents ? Quels groupes vous font envie ?

Plus d’info : Site Officiel Page Facebook.


Pourquoi Tokyo ? de Agathe Parmentier

Serafina dans Critiques, Livres le 10 février 2017, avec aucun commentaire
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Pourquoi Tokyo ?  est un livre paru aux éditions du Diable Vauvert, qui m’a attirée au vu de son synopsis, proche de ce que je m’apprête à faire. Il raconte en effet l’année que l’auteure Agathe Parmentier a passé au Japon, avec son visa Vacance-Travail (appelé aussi PVT).  S’installant dans la capitale, dans une chambre digne d’une étudiante, elle va enchaîner les petits boulots ce qui comporte notamment le fait de jouer un cadavre dans une émission policière ou encore devoir regarder 4h de vidéo gags. Elle nous raconte là son quotidien de Gaijin au pays du soleil levant.

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Avec un tel synopsis je ne pouvais que être fane, puisque nous nous apprêtons aussi a partir en PVT l’année prochaine. J’étais intriguée et curieuse de lire comment une autre française s’en était sortie. Si Agathe avoue ne pas parler japonais du tout, elle arrive tout de même a s’en sortir et à vivre à Tokyo avec pas grand chose de fixe. C’est rassurant. Les chapitres sont fait sous la forme de billets de blogs, racontés à la première personne. Le style de l’auteur est plutôt clair et net, facile à lire.

CVT_Pourquoi-Tokyo-_9566Et c’est malheureusement là que s’arrête tout le bien que je vais dire de ce livre puisqu’en réalité, je ne l’ai pas du tout aimé. Plusieurs raisons à cela. La première c’est que c’est comme tomber sur un blog, au détour de l’internet et non un roman construit. On reste en superficie. Chaque chapitre fait rarement plus de 4 pages, écrit assez gros, et du coup, on reste clairement sur sa faim. Aucun sujet n’est creusé, on ne comprend pas bien pourquoi l’auteure décide par exemple de passer 12h dehors dans tel ou tel quartier : est-elle en mission pour un magazine ? Pour le fun ? Les chapitres n’ont pas de lien les uns avec les autres et sont plus des scénettes de vie prises séparément. Peut-être dédié aux plus néophytes que moi il faut aussi ajouter qu’on n’apprend pas grand chose sur le japon au delà des clichés. Oui ils aiment le karaoké, la bouffe est bonne, ok… La seule originalité sera de mettre en avant les SDF japonais souvent rayés de la carte (postale).

Bref, autant le format blog est sympa pour un blog, mais pour un bouquin vendu grand format à environ 15€ c’est un poil abusé, surtout que j’ai depuis réalisé que l’intégralité ou presque des articles est en ligne sur son blog perso donc. Si le style clair de l’auteur est facile à lire, j’ai eu cependant plus de mal avec son ton. La française est blasée et n’encense pas le japon, ce qui n’est pas un mal puisque tout n’est pas rose, mais on a tout de même l’impression (probablement faussée, mais on est à l’écrit) qu’elle est très condescendante voir méprisante, ce qui n’est pas très agréable comme sensation.

Les articles étant écrits de manière assez impersonnelle, il faut dire en plus qu’on ne s’attache pas beaucoup à l’auteure, on sait a peine qui elle est et ce qu’elle fait. Cela peut être volontaire de s’effacer mais dans le cas présent ça m’a totalement empêchée de rentrer dans l’intrigue ou de ressentir quoique ce soit avec le personnage. Vous l’aurez compris, cette lecture ne fut pas très passionnante malgè le fait que j’étais pourtant le public Je ne vous recommande donc pas spécialement cette lecture.


Hier, pour la Chandeleur, le Download Festival a dévoilé son affiche complète et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle est plus qu’alléchante. La version française de ce grand événement estampillé Live Nation est à la hauteur de ce qu’on pourrait attendre.  Après une première édition plutôt honorable pour un début, avec de bons concerts et une logistique certes perfectible, le Download Festival revient sur un nouveau site. Exitl’hippodrome de Longchamp, bonjour la Base Aérienne 217 de Bretigny sur Orge ! Nouveau site pour on l’espère un meilleur accueil.

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Mais ce qui nous intéresse en premier lieu, c’est l’affiche et celle-ci est plus que prometteuse. Ici, nous avouons sans peine avir très hâte d’aller voir Linkin Park, que nous avons beaucoup écouté plus jeunes. Mais la présence de Gojira, Blink-182, Epica ou encore  bien sûr Kvelertak ou Solstafir nous suffiraient à nous motiver. Alors en plus ce sera l’occcasion de voir des monuments jamais vus, comme System of a Down ou encore Greenday.

L’affiche assume carrément ses têtes d’affiches mainstream et cette promotion sent bon le début des années 2000. Ca tombe bien, c’est notre jeunesse ici à la rédac, donc même si nous avons évolué vers des musiques un peu plus extrèmes nous restons nostalgiques. Je suis encore capable de fredonner tout Boulevard of Broken Dreams que ma soeur écoutait en boucle.  Ce mélange entre nostalgies et groupes plus pointus comme Kvelertak, Solstafor ou encore Paradise Lost promet un bon équilibre.

Les billets sont déjà en vente au prix de 165€ le pass 3 jour, un peu moins cher que son concurrent le Hellfest, mais tout de même un certain budget. Nous y serons nous, et vous ?

 


20 ans avec mon chat de Mayumi Inaba

Serafina dans Critiques, Livres le 16 janvier 2017, avec aucun commentaire
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20 ans avec mon chat est un roman de l’auteure japonaise Mayumi Inaba. Ce petit roman de 208 pages est édité aux éditions Phillipe Picquier. Je n’avais pas spécialement prévu de l’acheter ni de le lire, mais je suis tombée dessus lors de mon passage à paris et je trouvais l’illustration jolie et élégante. Bien que paru en 2014 en france, il s’agit d’un roman publié en 1999 sous le titre de Mi no inai asa  (ミーのいない朝 ) . Synopsis ?

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Inaba est une jeune femme qui travaille à Tokyo et vit avec son mari. Un soir, lors d’une ballade nocturne, elle découvre un petit chaton coincé dans le grillage.  Elle décide de le ramener avec elle, et le baptise bientôt Mi. La chatte va rester avec elle et les deux vous vivre une amitié de 20 ans, qui survivra aux séparations, aux déménagements et à l’évolution du monde.

ob_791c09_20anschatinabaQuand on voit le titre, qu’on lit le synopsis, il est évident qu’il n’y a pas grande intrigue dans ce roman. Il s’agit plus d’une tranche de vie. Nous suivons simplement le parcours de Inaba et de son chat, leur relation fusionelle et les petites péripéties de la vie. On suit l’histoire personnelle et professionnelle d’Inaba en pointillés, cette femme qui se rapproche énormément de l’auteure jusqu’à partager son prénom. Sa passion est l’écriture, elle est poète et d’ailleurs le roman est entrecoupé de poèmes qui doivent probablement mieux rendre en japonais. Bien que travaillant au début du livre dans un tout autre domaine, petit a petit, sa passion va prendre le dessus et elle va se consacrer à l’écriture, sous le regard paisible de Mi.

Mi est la véritable héroïne, une petite chatte, craintive mais avec ses habitudes, qui aime dormir sur le couvercle de la baignoire, qui aime sa petite ballade nocturne. Mi est une chatte bavarde, d’ou son nom, Mi étant son petit cri. Elle n’est pas capricieuse et suivra sa maîtresse qui passera d’une maison de campagne à un appartement a Shinagawa, quartier en pleine expansion de Tokyo. En pointillés, c’est aussi l’évolution du Japon que nous lisons, l’expansion massive de Tokyo, et le quartier qui était une porte de la ville à l’époque ou elle s’appelait encore Edo se transforme. Comme souvent dans les romans japonais, la plume est mélancolique et contemple le passage des années sans vraiment pouvoir y faire grand chose. Pas de jugement de valeur, pas de c’était mieux avant, c’est juste différent.

C’est un roman d’une grande douceur, émaillé des poèmes de l’auteur. Il se lit extrêmement bien, malgré son coté parfois contemplatif. Il s’agit d’un roman cependant très terre à terre et les scènes peuvent parfois être presque brutales tant elles sont nues. L’auteure ne fait pas dans le sentimentalisme exacerbé, mais on ressent son amour pour son chat à chaque page. Et je ne vous spoilerais pas en vous disant qu’avec un titre pareil, on connait la fin. Le titre en français étant cependant plus « pudique » que le titre japonais original si vous le comprenez. Cependant la fin est amenée toute en douceur, avec un final très lumineux. C’est un roman qui plaira aux amoureux des chats, même si il ne sera pas facile.

Vous l’aurez compris, j’ai été enchantée par ce petit roman qui fait tout juste 200 pages. Je ne peux que vous le conseiller, si vous aimez les chats, le japon ou les deux à la fois.


La Voix du Sang, Blood Song T1 de Anthony Ryan

Serafina dans Critiques, Livres le 11 janvier 2017, avec aucun commentaire
Critiques

Blood Song est une saga de Fantasy écrite par Anthony Ryan, dont le premier tome La Voix du Sang est récemment sortie chez Milady après être passée par le grand frère Bragelonne. Ayant récemment renoué avec la fantasy, je me suis lancée dans ce gros premier tome de 850 pages avec entrain. Synopsis ?

Vaelin Al Sorna est le fils du Seigneur de Guerre du Royaume Unifié. Il aurait pu succéder a son père si il n’avait été confié dès son plus jeune âge au Sixième Ordre, une sorte d’ordre monacal de guerriers. Entraîné pendant toute sa jeunesse au maniement des armes et à la survie, il découvre rapidement qu’il est un guerrier extrêmement doué et que sa destinée semble écrite dans le sang.

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Pour être tout a fait honnête, il faut reconnaître que le pitch est pour le moins classique. Un mec qui apprend a devenir un guerrier, via un ordre super strict, qui devient un guerrier ultra badass, merci, mais c’est de la fantasy que je connais. Le pitch n’est pas original, mais cependant, j’ai été plutôt charmée par la première partie du roman qui se concentre sur l’apprentissage de Vaelin. En effet, nous découvrons ce fameux Sixième Ordre, ordre guerrier, les camarades de Vaelin, et les épreuves qui vont les attendre pour pouvoir finalement achever leur formation. Les épreuves sont variées, bien étalées dans le temps, et ménagent le suspens : ils sont envoyés seuls survivre dans la nature, passent pas des épreuves de type gladiateurs, ce n’est certes pas le truc le plus original, mais c’est bien écrit et bien construit.

Le roman alterne avec des moments au présent qui se déroulent alors que Vaelin à un certain âge et raconte son histoire avec ses flashbacks. Ce procédé, déjà vu dans d’autres monuments du genre comme Le Nom Du Vent peut ajouter du relief a l’histoire, voir une tension dramatique. Cependant, ici, j’ai trouvé que les aller-retours dans le présent était plutôt confusants, et n’amenaient pas grand chose à l’histoire. Car en effet, les événements du présent sont très très éloignés de toute la première partie, et ne commencent qu’à devenir intriguants que sur la deuxième  partie soit après 400 pages.

Blood song by Anthony RyanEt malheureusement, la deuxième partie est celle qui pèche pour moi. En effet, si la première partie est un roman d’apprentissage, on suit les aventures de Vaelin sans réellement le connaitre. Bien que le narrateur soit omniscient, nous ne comprenons que peu Vaelin, celui-ci a malheureusement peu de reliefs et de traits de personnalités. Là, après avoir fermé le roman, je suis incapable de décrire le caractère de notre héros. Il répond aux événements, et il est courageux ok, mais nous découvrons dans la deuxième partie qu’il est très pieux, ce qui a peu été abordé auparavant par exemple. De ce fait, ses décisions de guerrier m’ont parfois semblé  sortir de nulle part, sans autre fondement que servir l’intrigue. Autant le fait de voir un Vaelin « suiveur » n’était pas gênant dans la première partie où il était apprenti, autant dans la deuxième partie, cela rend l’intrigue beaucoup moins palpitante. J’ai eu du mal a saisir les enjeux et comprendre les réactions de notre héros. De même ses pouvoirs et notamment cette voix du sang qui donne le titre au roman est abordé de manière très tardive et arrive un peu comme un cheveux sous la soupe.

L’univers semble assez fouillé, et je ne doute pas que l’auteur ai tout cela très clair dans sa tête, malheureusement, beaucoup de zones restent dans l’ombre, et il est difficile de comprendre réellement les tenants et aboutissements des intrigues politiques et intrigues de pouvoir.  J’ai donc plus eu l’impression de regarder un film sur cette deuxième partie que de réellement rentrer dedans et vibrer pour les héros. De ce fait malheureusement, l’essai de la première partie ne semble pas transformé et en refermant le gros premier tome, je n’avais pas spécialement hâte de lire la suite. Bien que la fin soit ouverte, je n’avais aucune anticipation par rapport à une suite potentielle. Pourtant, je ne doute pas que les aspects peu évoqués comme la magie, à peine abordée ici, y seront plus développés.

Vous l’aurez compris, je ne suis pas spécialement séduite par ce premier tome. Sans être une lecture désagréable, elle n’a pas réussi à me tenir en haleine et me donner envie de continuer plus avant avec Vaelin. Son faible développement psychologique et l’univers au final assez cliché ont eu raison de mon enthousiasme. Je vous conseillerais cette saga uniquement si vous cherchez de la fantasy de base, sans plus.