C’est lundi, que lisez vous ? #133

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 14 avril 2014, avec 3 commentaires
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Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Amulettes de Véronique AjarragDécidément je ne suis pas dans le mood pour relire le Trône de Fer. J’ai à la place lu Amulettes de Véronique Ajarrag paru il y’a plusieurs mois aux éditions du Chat Noir. Une histoire de réincarnation avec une partie qui se passe chez les sumériens. Si j’ai adoré les flashback et autres vies antérieures, le roman en lui même souffre d’un style parfois difficile à suivre : on comprend pas toujours qui narre et ce qui se passe dans l’arc au XXIème siècle. Un bilan en demi teinte donc.

J’ai ensuite enchainé avec Il Neige sur Encelade d’Olivier Moyano des éditions du Chat Noir aussi. J’avoue je voulais laisser ce livre à un autre rédacteur car la couverture me rebutait au plus haut point. Bien que très bien exécutée elle me faisait penser à de la SF genre les couvertures de la Fraternité du Panca mais sans le nom de Bordage pour me forcer à l’ouvrir. Mais bon, je lui ai donné une chance (surtout car il ne fait que 200pages et était léger dans mon sac). Il s’agit pas du tout de Science-Fiction, mais d’un roman Fantastiqueun poil tripesque avec des chats lumineux et des villages situés dans un autre espace temps. Une excellente surprise du coup !  Il ne me reste que 30 pages alors que je l’ai commencé hier après-midi.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Game of Thrones Saison 4 – Episode 1

Silence, ça tourne ! #55

Serafina dans Actualités, Films le 9 avril 2014, avec aucun commentaire
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Çà y est, Game of Thrones a repris, diffusé par HBO tous les dimanches et disponible dès le lendemain sur la chaine OCS du bouquet Orange. Du coup, nous vous proposerons chaque semaine d’échanger sur l’épisode de la semaine…  Attention donc aux spoils.

Game of Thrones s04e01

Ce premier épisode était attendu par les fans… Ici à vrai dire, avec le voyage au Japon, l’attente n’était pas très forte, d’autant plus que nous avons passé ce qui à mon avis est le paroxysme de la série avec les Noces Pourpres. Je n’ai même pas commencé ma relecture du roman.

Cet épisode donc reprend directement après la fin de la saison précédente et sert quasiment uniquement à nous remettre dans le bain. Il faut dire qu’il coupe le troisième tome de la saga. On va donc nous rappeler où on en est (à une quinzaine du mariage royal), introduire les nouveaux personnages Oberyn Martell et Ellaria Sand.  Les seuls arcs absents sont ceux de Bran et de Theon, mais sinon, tout le monde est là.

Au niveau casting, les dorniens sont plutôt bien réussis, avec leur propre look (très princes du désert) et un coté très venimeux. Evidemment, ils ont tous dix ans de plus que dans le bouquin, mais c’est normal puisque tous les personnages ont été vieillis depuis le début.  Autres changements, Jaime s’est coupé les cheveux et ressemble désormais à Harrison Ford en armure, et l’acteur jouant Daario Naharys a été recasté : fini le khol autour des yeux et le coté barge, bonjour le jeune homme beau gosse et insipide.

Kahlessi Game Of Thrones s04

Il ne se passe réellement pas grand chose, mais on retrouve les décors, la violence et tout ce qui fait Game of Thrones: du cul, du gore. Bref une introduction qui ne marque pas franchement, la suite maintenant.


C’est lundi, que lisez vous ? #132

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 7 avril 2014, avec aucun commentaire
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Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Great Teacher Onizuka Tome 5J’ai encore relu tous les Great Teacher Onizuka avant de m’apercevoir que non… Il nous manque toujours les tomes 19 à 24. C’est ce qui m’a permis de me rappeler que je les avais déjà relus relativement récemment et que ça s’enfile toujours aussi bien. Les thématiques semblent encore plus d’actualité 15 ans après le début de la série, bien qu’il soit toujours marrant d’y voir la technologie d’ores et déjà obsolète.

Évidemment, cette lecture est fortement influencée par ma grosse nostalgie de l’époque. Après cette grossemangaïte, il est plus que temps que je me remette à la vraie lecture, mais le rythme n’y est plus.

Serafina

Le loup de wall street de Jordan BelfortJ’ai terminé le Loup de Wall Street de Jordan Belfort qui est une bonne lecture sans forcement être pour autant un livre qui m’aura marqué. J’apprécie particulièrement sa vulgarisation de la bourse et de ses magouilles. Jordan vit comme une rockstar mais à choisir je préfère les vraies bio de rockstar. Je vais désormais passer sur Le Trône de Fer Tome 8 pour me remettre dans le bain avec la sortie de la série, et sans doute un autre livre mais je n’ai pas décidé quoi.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Gravity de Alfonso Cuaron

Serafina dans Critiques, Films le 2 avril 2014, avec aucun commentaire
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Toujours dans l’avion, après le désastreux La Reine des Neiges, après avoir voulu continuer dans le suicide cinématographique en regardant le début de Thor 2, nous avons décidé de voir Gravity. J’avais refusé d’aller le voir au cinéma, boycottant Cuaron depuis qu’il a (à mon avis) massacré le meilleur roman de tous les temps : Le prisonnier d’Azkaban. Mais bon. Synopsis ?

Gravity de Alfonso Cuaron

Ryan Stone est astronaute en mission spatiale et est ce jour là occupée à réparer un équipement de la station spatiale quand des débris viennent heurter l’engin. La propulsant seule dans l’immensité de l’espace. Lui reste à retrouver un moyen de rentrer chez elle, si elle le veut vraiment.

Gravity est un film qui se passe dans l’espace, et avec très peu d’acteurs. La plupart du temps, c’est juste Sandra Bullock, seule à l’écran, avec George Clooney en deuxième rôle. A part cela, nada. On pouvait s’attendre un peu au pire, Sandra Bullock bien que populaire n’étant pas à mon avis une actrice sur qui j’oserais faire reposer mon film, mais finalement, elle s’en sort plutôt bien. Elle est crédible en nana paumée dans sa vie, dépassée par les événements.

Sandra Bullock dans Gravity de Alfonso Cuaron

Si il n’y a que peu d’acteurs, il y a aussi fort peu de musique, ce qui peu sembler étonnant de la part de Cuaron, qui a tendance à en mettre beaucoup et fort (dans Les Fils de l’homme et dans Le prisonnier d’Azkaban notamment), mais ici, il a du juger que cela ne servirait pas l’histoire, et c’est plutôt vrai. Le vide de l’espace est du coup bien retranscrit par le vide sonore. La première heure est angoissante et oppressante de silence. Je suis plus réservée sur la fin et sur le chemin mental de Ryan à propos de sa fille, mais bon.

Le film a été pensé pour a 3D mais, bien que je l’ai vu en 2D et sur une minuscule écran d’avion, il est tout à fait agréable à regarder. Je pense notamment que c’est un des rares films où la 3D pouvait apporter quelque chose dans cette immensité de l’espace.

Explosion dans Gravity de Alfonso Cuaron

Sans être un de mes films préférés de l’univers, Gravity est un film sympathique qui se regarde très bien, probablement un des meilleurs des films catastrophiques se passant dans l’espace (je reverrais bien Appollo 13 pour savoir si il est aussi bon que dans mes souvenirs), bien géré, pas ennuyant ni claustrophobique malgré son minimalisme apparent. Et évidemment, les trous d’air et variation de pression de l’avion n’ont que pu augmenter l’immersion du film !


C’est lundi, que lisez vous ? #131

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 31 mars 2014, avec 2 commentaires
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Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Detroit Metal City Tome 10Et bien, le voyage au Japon ne m’aura pas réconcilié avec la lecture, car à part les cinquantes petites pages de Bitcoin Internals: A Technical Guide to Bitcoin, je n’ai lu que le prologue du premier tome de la Roue du Temps. Autant dire: pas grand chose.

Mais en revenant, si mon rythme de lecture ne s’est pas amélioré, c’est avec les mangas que je me suis rabiboché. Il faut dire qu’aller au Japon rend forcément nostalgique l’ancien fan de bande dessinée japonaise, du coup, j’en ai profité pour terminer le dernier tome de l’excellent Detroit Metal City, puis de me mettre à la relecture de Great Teacher Onizuka. Que du plaisir.

Serafina

Le loup de wall street de Jordan BelfortJ’ai pendant mes vacances lu le deuxième tome de la trilogie Jason Bourne : La mort dans la peau de Robert Ludlum. J’avais adoré le premier tome, mais malheureusement ce deuxième me laisse plutôt de marbre. J’ai l’impression de ne lire qu’un bouquin d’action pas super crédible, là où le premier avait une intrigue qui tenait réellement en haleine. Ici très clairement, je n’ai aucune envie spécifique de savoir la suite. Enfin, me reste 50 pages alors je le finirais.

Je suis allée vendredi en déplacement pro, avec 3h30 de train, et j’avais oublié ma Kobo, j’ai donc pris au Relay Le loup de wall street de Jordan Belfort, autobiographie d’un roi de la finance cocaïnomane. Bon, c’est pas une rockstar, mais c’est tout comme et c’est un peu les Heroin Diaries, sans héroïne et sans rockstar, avec de la bourse et des mandrax en plus. C’est plutôt pas mal, mais un peu dur à suivre parfois.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


La Reine des Neiges de Walt Disney

Serafina dans Critiques, Films le 29 mars 2014, avec 3 commentaires
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Frozen ou La Reine des Neiges en France est le dernier Disney, un film d’animation qui comme Raiponce n’est pas réalisé par Pixar. On l’avait laissé filer au cinéma, mais dernièrement, on a pris l’avion pour un long vol vers le Japon. Et bien qu’on pensait dormir, décoller à 13h n’aide pas vraiment, nous avons donc profité des films proposés par Air France pour le voir. Synopsis ?

La Reine des Glaces de Disney

Elsa va être couronnée reine du royaume d’Arendelle. Mais voilà, elle cache depuis son enfance un lourd secret : ce qu’elle touche peut se transformer en glace si elle ne contrôle pas suffisamment son pouvoir. Elle camoufle cette faculté en portant des gants, mais par malheur un gant lui est arraché et son pouvoir est révélé. Elle pète un câble, plonge le royaume en hiver éternel et s’enfuit dans la forêt. Sa sœur va tout faire pour la ramener à la raison.

Comme le titre français le laisse à supposer, il s’agit d’une adaptation du compte d’Andersen, même si on est encore plus éloigné de l’original que dans la Petite Sirène, et pourtant, ce dernier était déjà un exemple d’une adaptation plus que libre. Cependant, l’histoire en soit n’est pas pire qu’un autre Disney. Non, le problème c’est que j’ai eu l’impression d’un bout à l’autre de voir le studio s’auto-parodier avec plus ou moins de succès.

Frozen de Disney

Dans ce Disney, les chansons sont très présentes, ce qui personnellement me plait à la base, mais les mélodies sont faibles, les scènes aussi, on a l’impression de les avoir déjà vues et entendues. Tout sonne creux, comme des redites entendues milles et une fois. Ne parlons pas de la traduction française avec des paroles lamentables. Pourtant Disney nous avait quand même habitué à mieux que ce déplorable « libérée, délivrée »… D’un autre côté il faut avouer que le niveau des paroles de base n’est pas super haut.

Le character design ne relève pas la sauce, Elsa n’étant qu’une Raiponce avec des cheveux moins longs, et je ne sais pas si je dois réellement parler du bonhomme de neige. Non, je laisse l’image parler pour moi. Les sidekicks voulus drôles on en a toujours eu dans Disney, mais des pareils, je ne suis pas sure…

Elsa de Frozen de Disney

Ne me méprenez pas, j’adore Disney, et depuis Raiponce je suis même d’un apriori positif sur les films en image de synthèse. Mais là, c’est plat, mou, déjà vu, les chansons sont horripilantes et sans intérêt, le plot plus ou moins absent ou improbable. L’animation m’a semblée faible à part dans la scène de création du palais de Glace. Sérieux, pondre ça après Raiponce, faut pas exagérer.


C’est lundi, que lisez vous ? #130

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 10 mars 2014, avec aucun commentaire
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Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Le Soldat Chamane, Integrale 1, de Robin HobbEt bien ça y est, j’ai fini La Déchirure, la première partie de la première intégrale du Soldat Chamane de Robin Hobb. Et je dois dire que je n’en garde pas un grand souvenir. Franchement, la lecture devient un peu plus intéressante sur les derniers chapitres mais sans atteindre un niveau d’intérêt suffisant pour tenir le lecteur. Si j’avais commencé ma lecture sur l’ancien découpage et non les intégrales, aucun doute que je m’y serai arrêté.

Avec le départ au Japon, j’ai dû investir dans une liseuse, une Kobo Glo qui je l’espère permettra de lire avec un certain confort pendant l’avion.

Serafina

J’ai terminé Aucun Homme n’est une île de Christophe Lambert qui fut définitivement une très bonne lecture, je me suis réellement bien attachée aux personnages et l’histoire est plutôt bien foutue.

J’ai continué Méridien de Sang de Cormac McCarthy ensuite, car je ne désirais pas entamer un nouveau livre avant de partir au Japon, où je n’emmènerais que ma Kobo !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Vampires à contre-emploi des éditions Mnémos

Serafina dans Critiques, Livres le 9 mars 2014, avec 1 commentaire
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En février 2014 est sortie l’anthologie Vampires à Contre-emploi aux éditions Mnémos. C’est une anthologie réalisée à l’occasion des 10èmes rencontre de l’imaginaire de Suevres. Elle a été dirigée par Jeanne-A Debats, et la couverture annonce tout de suite la couleur : on va avoir du vampire mixé avec de la Science-Fiction. On y retrouve 11 auteurs dont c’est la première rencontre avec le vampire.

Vampires à contre-emploi aux éditions Mnemos

Très honnêtement, à part Jeanne-A Debats, aucun des noms affichés sur la couverture ne me disait quoique ce soit. Apparemment, effectivement ils font surtout partie de la sphère SF que personnellement je ne connaissais pas. Il y’a donc un peu plus de 10 nouvelles sur 250 pages, ce qui fait des nouvelles entre 20 et 30 pages, on a un bon équilibre : pas de nouvelles trop courtes, pas de trop longues. Seule exception, la nouvelle Le Vampire et Elle de Thomas Geha est très courte (moins de cinq pages), très poétique, très onirique. Je l’ai beaucoup appréciée.

On trouve ici des réinterprétations très originales et souvent très décalées du mythe. Les Lestats ou autres Edwards sont à mille lieux des vampires ici présentés. Les auteurs ont pris l’essence du vampire et l’ont totalement mis à leur sauce. Seule Marianne Leconte flirte avec la sensualité mortelle habituelle des vampires dans sa nouvelle Femme Fatale, où la vampire est aussi belle que fatale. Les vampires ne sucent pas forcément le sang, mais ce sont des vampires psychiques (Trou Noir contre Vampire d’Olivier Paquet d’ailleurs très bien ficelée) ou encore des vampires financiers (Pire que le Vent de Philippe Curval). Il y a vraiment pas mal de bonnes idées très intéressantes.

Les styles abordés dans cette anthologie sont assez variés : l’humour avec Beaucoup y ont cru de Raphaël Granier de Cassagnac qui est d’ailleurs je pense ma nouvelle préférée du recueil, le trip un peu mystique avec Les Miroirs de l’Eternité de Simon Bréan, du voyage interplanétaire avec La Cure d’Olivier Gechter, ou encore le poème en alexandrin avec S’il te plait, désenzyme-moi un InMouton de Timothée Rey auquel soit dit en passant, je n’ai absolument pas accroché. Je salue la prouesse mais cela m’a profondément ennuyée.

Vampires à contre-emploi aux éditions MnemosBref, on a là une anthologie variée, qui évite bien des clichés et des écueils mais je dois avouer n’avoir pas été plus enthousiasmée que cela. La plupart des nouvelles sont sympathiques, mais voilà, ça s’est arrêté là. Si il y a bien une nouvelle que je n’ai pas du tout aimée (celle en alexandrin sus-citée), il n’y a aucune nouvelle que j’ai réellement aimée et qui m’ait laissée bouche bée. Je trouve qu’elles manquaient toutes de quelque chose, comme si à trop vouloir tourner le vampire à sa sauce, l’histoire en pâtissait. La réinterprétation c’est bien, mais malheureusement cela ne fait pas tout. Les scénarios ne m’ont pas réellement convaincue et les fins non plus.

L’anthologie Vampires à contre-emploi se lit donc vite et on y passe un bon moment pendant sa lecture. Mais je pense que je n’en garderais pas grand souvenir malheureusement…


C’est lundi, que lisez vous ? #129

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 3 mars 2014, avec 2 commentaires
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Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Vampires à contre-emploi aux éditions MnemosJ’ai terminé l’anthologie Vampire à contre-emploi, que j’ai trouvé sympa mais sans plus. Il y a des nouvelles intéressantes ou sympa mais aucune qui m’ait réellement laissée sur le cul. Donc je pense que je n’en garderais pas grand souvenir.

J’ai ensuite enchainé sur Aucun homme n’est une île de Christophe Lambert, une Uchronie à base de Castro, Ché Guevara et Hemingway. Le problème c’est que ma culture sur cette période géopolitique est proche du néant donc je suis pas certaine de tout saisir. Sinon, c’est très sympa et j’aime beaucoup le Ché. Je pense que je vais finir par emmener une bio du Ché au Japon. Oui, logique.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


L’oeil dans le ciel de Philip K. Dick

Serafina dans Critiques, Livres le 27 février 2014, avec aucun commentaire
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Philip K. Dick est un auteur que j’apprécie, mais ces derniers temps j’étais venue à redouter d’en tenter un nouveau car il semblait qu’il ne me restait guère plus que les hallucinés incompréhensibles. Notamment suite à ma lecture du très difficile à suivre Maître du Haut Château. Néanmoins, j’ai craqué pour cette réédition de L’œil dans le ciel par les éditions J’ai Lu qui date de 57. A l’époque, tonton Philip n’avait pas encore le cerveau totalement rongé par le LSD, il y avait donc de fortes chances que son écrit soit cousu. Synopsis ?

L’Oeil dans le ciel de Philip K. Dick

Un groupe de personnes visite  sur une passerelle en hauteur le nouvel accélérateur de particules : le Bevatron. Parmi eux, Hamilton, travaillant dans un centre militaire fabriquant de l’armement, vient d’apprendre qu’il allait être démis de ses fonctions : sa femme est soupçonnée d’être communiste. Mais il n’a pas le temps de s’en inquiéter, car le Bevatron a un accident et les 8 personnes sont catapultées à travers le flux. Quelques secondes seulement, avant de rejoindre le sol, mais est-ce bien leur sol ?

L’œil dans le ciel est annoncé par le résumé comme un roman sur les réalités multiples, et en effet c’est le cas. Notre héros Hamilton, mais aussi les autres vont passer à travers des réalités parallèles générées par la vision qu’ils ont du monde.  On retrouve très rapidement des thèmes chers à K. Dick comme la paranoïa : on ne sait jamais si le monde dans lequel on se réveille est le vrai. De plus, les mondes étant générés par des individus pour certains passablement dérangés, tout peu se produire, y compris le pire. Les délire de persécution ne sont pas ici de simples paranoïas.

Le roman est très ancré dans son époque : les présomptions de communisme sont prises très au sérieux, et construire des missiles est vu comme quelque chose de bien et nécessaire. On est très vite propulsé dans l’ambiance de la guerre froide.

Comme souvent avec Philip K. Dick on ne sait pas réellement si on est dans un trip ou pas, et ici plus que d’habitude. Cependant, le roman a quand même une trame assez facile à suivre avec un début et une fin (ça semble bateau, mais dans le cas de l’auteur, la précision est importante). On ne part pas en trip métaphysique sur la relativité de notre monde. Au milieu, beaucoup d’hallucinations, mais dans un cadre qui s’y prête, donc on n’est pas totalement paumé et on arrive aisément à suivre.

L’Oeil dans le ciel de Philip K. DickLes mondes inventés par l’auteur sont particulièrement réussis, notamment le premier, celui d’un intégriste religieux où les voitures fonctionnent avec des prières et où les entretiens d’embauche contiennent des questions théologiques. C’est très drôle et souvent très mordant.

Bref, vous l’aurez compris, L’oeil dans le ciel c’est du bon Philip K. Dick qui se lit très bien : je l’ai fini en deux jours. Il n’est peut être pas au niveau d’un Blade Runner dans le sens où au final il ne pose pas réellement de question sur notre existence ou notre monde, mais c’est une lecture divertissante et agréable.