Neko Atsume Kitty Collector de Hit-Point

Serafina dans Critiques, Jeu Vidéo le 30 janvier 2016, avec aucun commentaire
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Ici, chacun ses spécialités vidéo-ludiques, à dabYo d’encenser Nintendo, à illman de tester les jeux les plus weird de Steam, et à moi de tester les mini-jeux sur mobile. Depuis mi-novembre, je suis comme de nombreux occidentaux devenue accro à Neko Atsume de Hit Point. Le jeu fait fureur au Japon depuis fin 2014 mais n’a été traduit depuis en anglais qu’en novembre dernier (mais moi, j’y joue en japonais pour progresser dans cette langue). Il est disponible sur iOS et sur Android gratuitement.

Neko Atsume Kitty Collector de Hit-Point

Vous en avez peut être vu des screenshots sur les réseaux sociaux sans vraiment comprendre de quoi il s’agissait: des chats sur un jardin, et un commentaire de haine envers un certain Tubs par exemple. Le concept est à la fois simple et génial. Vous avez un jardin, dans lequel vous pouvez mettre des jeux pour chats et de la nourriture. Parfois des chats peuvent venir manger ce que vous leur avez laissé et jouer avec ce qui est posé dans votre jardin. Le but est de faire venir tous les chats du voisinage et récolter leurs mementos (sortes de petits cadeaux personnalisés qu’ils vous apportent quand ils vous apprécient). Plus les chats se plaisent dans votre jardins, plus ils vous laissent des Niboshi (sardines séchées) en repartant, la monnaie du jeu que vous pourrez utiliser pour acheter de la nourriture ou des jouets.

Neko Atsume Joedi MeowgioPas de niveaux à atteindre, pas de vies limitées, Neko Atsume c’est juste une version contemplative, pacifique et zen de Pokémon mais avec des chats mignons à la place. Il y a actuellement 49 chats, et le nombre augmente lors des mises à jour. Si dès les premières minutes vous rencontrez des chats, n’imaginez pas qu’ils sont faciles à rencontrer, au contraire. Certains ne viennent qu’avec certains jouets, certains aux goûts luxueux ne se montreront que si vous mettez des sashimis. Bref, les combinaisons d’items sont importantes et vous n’avez rien d’autre à faire que de mettre des appâts, attendre et ouvrir l’application de temps à autre pour observer vos chats.

Le titre étant centré sur les chats, le degré de liberté des créateurs pour inventer des créatures différentes est bien plus limité que dans Pokémon, mais c’est tout de même réussi avec brio. A côté d’une vingtaine de chats qu’on pourrait qualifier de communs se baladent des chats spéciaux à l’aspect bien particulier. On a le droit aux clichés des otakus japonais -qui n’est pas sans faire penser à Densha Otoko-, avec le militaire, le joueur de baseball ou encore le cowboy.

Neko Atsume est un freemium, c’est à dire que vous pouvez effectuer des micro-paiements pour avoir des Niboshi dorées mais le jeu est tout à fait jouable sans cela. Pour être honnête, on en viendrait vraiment à se demander l’intérêt d’acheter quoi que ce soit tant la balance est vraiment raisonnable. Avec un jeu régulier, il vous faudra un mois et demi pour voir tous les chats, et 3 mois après il me manque encore 4 mémentos. Il y a donc une bonne durée de vie, et l’ajout régulier d’items permet de renouveler l’intérêt. Pour vous donner une idée, en 3 mois de jeu, il y a eu deux mises à jours dont une avec un nouveau chat.

Neko Atsume Kitty Collector de Hit-Point

Je ne sais pas si cette critique vous donnera réellement envie de jouer car il est très difficile d’expliquer pourquoi je suis devenue accro à Neko Atsume. Difficile de qualifier de jeu, puisqu’il n’y a finalement pas grand chose à y faire. Mais ça reste un jeu mignon, sans prise de tête, accessible à tous et qui aiguise votre collectionnite aiguë. Je ne peux que vous encourager à l’installer et à le tester. Tous ceux à qui je l’ai fait découvrir sont devenus accrocs.


Gone Girl de Gillian Flynn

Serafina dans Conseils de lecture, Critiques, Livres le 16 janvier 2016, avec 1 commentaire
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Maintenant, à la fac, il y’a une étagère de livres en libre service. Chacun en dépose et peut en prendre. Du coup lors d’un TP particulièrement ennuyant, j’ai fouillé et j’ai emporté Gone Girl de Gillian Flynn. Le nom du bouquin me disait quelque chose, puisqu’il a été adapté il y’a quelques années au cinéma. En france il est paru sous le nom « Les apparences ». Synopsis ?

gone girl gillian flynn

Nick et Amy sont un couple de New Yorkais qui ont tous pour eux, un job dans la presse, la beauté, la jeunesse. Sauf que la crise frappe, ils perdent leur boulot et les voici tous deux à déménager dans une bourgade du Mississipi, la ville natale de Nick. Un midi, alors que Nick rentre du bar qu’il tient, Amy n’est plus là. Des traces de lutte dans le salon, une robe encore sur la planche à repasser, tout semble indiquer un crime….

les apparences gillian flynnJe ne suis pas très polar ni policiers mais j’apprécie d’en lire de temps à autre. C’était mon premier contact avec Gillian Flynn que je sais plutôt populaire dans mon cercle de connaissances. J’ai lu le roman en VO, et j’ai trouvé son style agréable, la plupart des passages sont à la première personne, et c’est bien amené, les personnages semblent assez naturels. Les chapitres sont assez courts et donc le roman se lit plutôt rapidement pour ses 500 pages.

L’enquête est bien menée, même si il y’a pas mal de deus ex-machina et que le twist en milieu de roman arrive un peu abruptement à mon gout. Il y’a réellement deux parties dans ce bouquin, une première vraiment enquête où on essaie de comprendre avec Nick ce qu’il se passe, puis en milieu de roman on comprend et le bouquin prend une toute autre tournure, plus proche de la traque. Cela permet de ne pas s’ennuyer.

Cependant, je n’ai pas réussi à m’accrocher aux personnages, que cela soit Nick ou Amy ni même les personnages secondaires. Je ne les ai pas trouvés attachants, je n’était pas triste pour eux. Cela peut être du au fait qu’ils sont très représentatifs d’une certaine caste sociale (les journalistes et écrivains New Yorkais) avec laquelle, avouons le, je n’ai pas de points communs. A partir de là, plutôt difficile de s’y attacher. De plus, comme le lecteur n’a pas toutes les cartes en main pour mener l’enquête de son coté et qu’on lui cache des informations qui sont ressorties pour faire rebondir le récit on est plus balladé que acteur. Moi j’aime bien les policiers où je peux essayer de deviner avant les flics.

Bref, vous l’aurez compris, ce fut une lecture mitigée. Pas inintéressante car plutôt originale mais qui ne m’a pas tenue en haleine plus que cela. Je ne le conseillerais pas spécialement, pas plus que je ne le déconseille. A vous de voir si c’est votre genre de prédilection ou si vous voulez tenter.


Star Wars: L’arme du Jedi de Jason Fry

Voyage vers Star Wars: Le Réveil de la Force

Serafina dans Critiques, Livres le 7 janvier 2016, avec aucun commentaire
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Je vous l’avais dit je suis dans ma période Star Wars et donc après La Cavale du Contrebandier mettant en scène Han Solo j’ai entamé L’arme du Jedi qui a pour héros Luke. Il s’agit là encore d’un roman qui se situe dans la série Voyage vers Star Wars: le Réveil de la Force mais écrit cette fois par Jason Fry. C’est encore une fois publié par Pocket Jeunesse en France. Synopsis ?

Voyage vers Star Wars: Le Réveil de la Force

Nous sommes entre l’épisode  IV et V. Au détour d’une mission, Luke se rend sur une planète où la force l’appelle. Il se rend compte rapidement que cette planète était autrefois une planète importante pour les Jedis qui y avaient un temple où ils formaient les recrues. Cependant, il est désormais interdit par l’Empire de pénétrer dans les ruines.

J’ai lu ce livre juste après La Cavale du Contrebandier qui mettait en scène Han Solo. Ce livre là est plus contemplatif, l’histoire en elle même n’est pas forcément très recherchée ni originale, beaucoup de retournements de situations se sentent venir à des kilomètres. Le style d’écriture de Jason Fry est relativement simple, sans trop d’effet de style, ça se lit. Les illustrations de Phil Noto, même auteur que pour celles de La Cavale du Contrebandier, donc évidemment magnifiques mais ça ne fait pas tout. Non le réel intérêt du roman est de faire le lien entre le Luke de l’épisode IV, un peu paumé, pas formé, qui a juste effleuré la Force et celui de l’épisode V qui décide d’aller se perdre sur Dagoba car il a vu un fantôme sur Hoth.

Star Wars: L'arme du Jedi de Jason Fry

Luke n’est pas un personnage que j’apprécie forcément à la base, car justement dans les films son évolution est parfois difficile à saisir. Ici c’est finalement un héros agréable avec son lot de doutes. Il est sceptique au début du livre sur la Force et tout le toutim, mais va peu à peu découvrir ses capacités et comprendre ce qu’étaient réellement les Jedis. La plongée dans le temple Jedi est aussi intéressante et son cheminement vers la maitrise de la Force.

Voyage vers Star Wars: Le Réveil de la ForceAprès, cela reste un livre jeunesse, qui ne dépasse pas les 180 pages et qui n’a d’intérêt réel que pour les plus jeunes qui y trouveront leur compte, ou que si vous êtes en mode monomaniaque et que vous vous lire tout ce qui est sorti dans le cadre du reboot de l’univers. On n’y apprend rien de spécialement vital mais on comprend mieux le personnage après coup.

Bref vous l’aurez compris, j’ai un avis mitigé sur ce tome. Il a son utilité mais sa lecture en soit peut être tout à fait dispensable. Ce n’est pas désagréable mais pas inoubliable pour autant. A lire seulement si vous voulez tout lire. Sur ce, moi j’ai enchainé avec le 3ème tome, celui sur la Princesse Leia dont on parlera dans une prochaine chronique.


La Maladroite de Alexandre Seurat

Serafina dans Critiques, Livres le 2 janvier 2016, avec 2 commentaires
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La Maladroite de Alexandre Seurat est un livre sorti à la rentrée 2015 que j’ai reçu dans le cadre des matchs littéraires de PriceMinister. Je l’avais choisi par hasard total. C’est un livre assez petit puisqu’il ne fait que 120 pages. Synopsis ?

La maladroite de Alexandre Seurat

Un matin, une femme voit sur un journal la photo d’une petite fille, Diana, portée disparue. Elle connaît bien le visage de cette petite dont elle a croisé la route. C’est l’histoire de la petite qui nous est racontée. Une petite tellement maladroite qu’elle a toujours des bleus partout …

Vous l’aurez compris on n’est pas dans du Fantastique ou de l’imaginaire mais bien de la littérature contemporaine qui traite en plus d’un sujet assez lourd qu’est la maltraitance infantile. Le livre est écrit d’une manière très particulière, en effet aucun personnage à part Diana n’a de nom. Les personnages y sont désignés par leur rôle : la grand mère, l’institutrice , le policier … Cela renforce l’idée que cela pourrait arriver n’importe où et que Diana pourrait bien être dans notre classe ou dans notre voisinage. De même il n’y a aucun marqueur spatio-temporel.

La maladroite de Alexandre SeuratCes parti pris pourraient être dérangeants mais ils renforcent l’impact du livre. De plus, les personnages témoignent à tour de rôle et n’ont forcément qu’une vision parcellaire de l’histoire de Diana. C’est nous lecteurs qui recoupons les histoires et comprenons l’horreur. Nous assistons impuissants à la bureaucratie et aux occasions ratées de sauver la petite. Le roman évite le pathos et bien que le sujet ne soit pas facile, l’auteur évite aussi le glauque et ne se complaît pas dans la description du pire. C’est tout en pudeur mais ça n’en est pas pour autant facile à lire.

Le roman est très court mais aussi très prenant et intense. Il se lit d’une traite et est assez addictif. Si vous avez l’occasion de le lire je ne peux que vous le conseiller car ce fut une lecture intéressante et vraiment prenante. Évidemment on connaît la fin dès le début mais ce n’est pas la l’intérêt . On s’attache à la gamine et on assiste impuissant à l’escalade qui amène à cette photo sur le journal. La Maladroite de Alexandre Seurat est une lecture marquante donc, ce qui fait que je vous le recommande.


Star Wars: La cavale du contrebandier de Greg Rucka

Voyage vers Star Wars: Le Réveil de la Force

Serafina dans Critiques, Livres le 27 décembre 2015, avec aucun commentaire
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Je suis retombée. Je suis redevenue une fangrill. Depuis le 16 Décembre pour être tout à fait exacte. Depuis, j’ai repris mes habitudes après avoir vu Star Wars VII: Le Réveil de la Force et être passée en mode monomaniaque. dabYo m’a offert pour Noël les bouquins Star Wars parus chez Pocket Jeunesse et j’ai évidemment commencé par celui traitant de Han Solo. Synopsis ?

La cavale du contrebandier : Une aventure de Han Solo & Chewbacca de Greg Rucka

Nous sommes situés un peu après l’épisode IV, Han Solo a empoché les crédits qui vont bien et s’apprête à aller payer sa dette à Jabba The Hutt. Enfin, c’est ce qu’il pense faire, mais la Princesse Leia a besoin de lui. Une des équipes d’éclaireurs des Rebelles, ceux qui vont repérer en avance les planètes qui pourraient servir de bases potentielles, a été attaquée. Un seul survivant a pu s’échapper et se cacher sur une planète du territoire Hutt. Ematt c’est son nom est bien sur recherché par l’Empire et son exfiltration doit se faire en toute discrétion. Han et Chewie sont donc repartis pour un tour !

Avant de parler du livre en lui même, il faut faire un point sur l’univers étendu. Avec la sortie du VII, l’univers étendu qu’on connait a été « déprécié » et renommé en Star Wars Legends. Il n’est plus canon. Le canon est donc possédé par Disney et comporte à ce jour assez peu de bouquins traduits en français, tous chez Pocket Jeunesse. La cavale du contrebandier est donc un univers étendu officiel. Bien qu’étant publié chez un éditeur jeunesse, il n’a rien de spécialement jeunesse : il est court certes, seulement 150 pages, mais c’est une novella tout à fait agréable à lire pour un adulte.

La cavale du contrebandier : Une aventure de Han Solo & Chewbacca de Greg Rucka

Nous retrouvons donc les personnages des films et plus précisément Han et Chewie qui sont pour le coup très égaux à eux même. Il n’est pas si facile qu’on croit de rendre correctement un personnage aussi connu et attendu , pourtant le bouquin s’en sort bien.  On retrouve le cabotinage qui fait le charme de Han Solo et un Chewie toujours là pour relativiser les exploits dont se vante le contrebandier.

L’intrigue est évidemment relativement simple, le bouquin ne fait que 150 pages après tout. Cependant, elle est relativement bien amenée et les évolutions sont plutôt logiques. Le grand antagoniste de cette histoire est une femme assez redoutable, dans le genre moitié humaine moitié bionique. C’est un des personnages inventés du roman qui est le plus développé et plutôt bien pour être honnête, comme quoi l’histoire ne se repose pas que sur le cabotinage de nos deux héros.

La cavale du contrebandier Star Wars Reveil de la ForceDans l’ensemble on retrouve tout ce qui fait le charme des vieux Star Wars dans cette petite histoire : des courses poursuites, du baratin, des ennemis assez charismatiques, ce qui faut de bars louches et des rebelles en fuite. C’est une lecture plus qu’agréable pour le fan qui n’a pas envie de quitter l’univers. Évidemment, il faut aborder ce bouquin du point de vue « fan », car je doute qu’il intéresse quiconque n’étant pas fada de l’univers Star Wars. Pour moi en tout cas, c’était une lecture fort plaisante.

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous recommander cette Cavale du Contrebandier. Deux autres livres sont sortis dans cette catégorie : une centrée sur Luke et une centrée sur Leia. J’ai déjà les deux sur ma table de nuit.


La Chick-Lit c’est pas mon trip. A la base. Mais quand c’est de la Chick-Lit avec pour héroïne une gothique qui aime les corsets et les cupcakes, et qu’en plus l’auteure s’appelle Cécile Guillot, je dois dire que je me jette dessus. Au passage, il est servi par une très jolie couverture qui donne le ton et la mise en page très baroque est parfaite. C’est publié en cette fin d’année aux éditions EDB pour … EdiBitch. Synopsis ?

Les tribulations d'une gothique amoureuse de Cécile Guillot

Lily est une enseignante qui n’a pas renié son look de gothique. Elle est bassiste dans un groupe de métal et bave secrètement sur son guitariste. Sauf que celui ci semble s’être casé avec une blondasse BCBG. Il ne reste plus à Lily qu’à aller noyer son chagrin dans les pâtisseries avant de se lamenter sur ses difficultés à fermer son corset. Oh, elle devra aussi éviter les rencards foireux organisés par sa meilleure amie.

Vous l’aurez compris, c’est de la Chick-Lit dans ce qu’elle à de plus pur : de la romance, une héroïne moderne qui vit de nos jours et qui ne sait pas trop sur quel pied danser entre ce qu’on attend d’elle dans la vie d’adulte et ses histoires d’amour. Sauf que ici, notre Bidget Jones s’appelle Lily, qu’elle est gothique, et ça, ça change tout. Tout simplement car pour une fois je peux me reconnaitre dans l’héroïne. Les groupes qu’elle écoute, je les écoutes, ses références cinématographiques ou littéraires, je les ai, les sites web qu’elle consulte, je les lis aussi. Bref, difficile de ne pas se reconnaitre dans Lily. De ce fait, Tribulations d’une gothique amoureuse réussit là où de nombreux romans du genre m’ont perdue. De plus, ce n’est pas une jeunette écervelée et elle a tout de même le recul nécessaire pour rendre l’histoire intéressante.

Il faut dire que cette histoire est légère et pleine de sucre. Le style de Cécile Guillot est beaucoup plus vif et léger qu’il ne l’était dans sa série Fille d’Hécate. On ne s’ennuie pas une seconde et elle fait une Lily très pétillante. En effet, le roman est à la première personne, de ce fait notre héroïne porte tout sur ses épaules. Les personnages secondaires sont relativement bien développés au vu de la taille plutôt courte du roman. Il ne fait en effet que 200 pages.

Les tribulations d'une gothique amoureuse de Cécile GuillotC’est un roman qui m’a fait sourire même si tout n’est pas drôle pour Lily. Par ces temps moroses, c’est ce que j’ai envie de lire. J’ai envie de bonne humeur, j’ai envie de m’inquiéter pour savoir quel parfum de cupcake choisir et si Maxime a de plus beaux yeux que Clément. Par les temps qui courent, c’est le genre de lecture qui fait du bien et qui permet de s’évader.

Vous l’aurez deviné en me lisant, j’ai adoré Les tribulations d’une gothique amoureuse de Cécile Guillot d’un bout à l’autre. Je ne peux que vous la conseiller si vous penchez du coté sombre de la force. Et quand bien même, c’est une histoire pétillante et pleine de positivisme, il n’est donc pas nécessaire d’être super calé en culture gothique pour l’apprécier. Tout m’a plu, c’est fondant comme un cupcake cœur chocolat et piquant comme un bracelet de chanteur de Black Metal. A découvrir absolument !


Opération Napoléon de Arnaldur Indridasson

Serafina dans Critiques, Livres le 16 novembre 2015, avec 5 commentaires
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Pour mon voyage au Japon, j’ai embarqué des bouquins un peu au pif, et notamment ce Arnaldur Indridason nommé Opération Napoléon et qui propose en couverture un avion écrasé. Si vous êtes déjà allé en Islande, cela doit vous faire penser à celui près de Vik et c’est la raison pour laquelle je l’ai embarqué. Synopsis ?

operation napoleon arnaldur indridason 2

En 1945, un bombardier allemand s’écrase sur le Vatnajokull, le plus grand glacier d’Islande. Du fait du climat difficile en plein hiver, l’avion n’est jamais retrouvé. Mais de nos jours, les images satellites permettent aux forces américaines de localiser l’avion, sauf que la récupération est entourée d’un secret dense. Que se cache-t-il dans cette carcasse ?

On connait Indridason pour sa série policière autour du commissaire Erlendur dont j’ai lu plusieurs tomes mais ici nous sommes sur un roman indépendant qui d’ailleurs relève plutôt du thriller avec son lot de complot gouvernementaux, de mystère mais aussi de cruauté. Tout comme ces autres romans, le style de l’auteur est très simple et facile à lire. Il alterne les points de vues mais aussi les époques puisque de nombreux flashbacks nous ramènent à l’époque de la guerre.

operation napoleon arnaldur indridasonC’est un roman que j’ai particulièrement apprécié pour sa géographie. En effet, et c’est une des marques de fabrique de l’auteur, ce roman nous remmène directement dans les plaines désertiques et glacées de l’Islande avec son lot de glacier, ses tempêtes, bref ce climat si particulier qui donne son originalité aux romans de l’auteur. Après clairement, si vous ne connaissez pas le pays, vous risquez d’être paumé entre tous ces noms un poil compliqués. Le bouquin évoque notamment beaucoup la présence américaine en Islande (ce qui était déjà le cas dans La Femme en Vert du même auteur) ce qui était aussi interessant.

Après, ça reste un thriller et en plus un thriller assez court. Cela veut donc dire que ça escalade très très vite dans l’horreur et la violence. De plus, souvent la première intuition des personnages est la bonne ce qui fait un peu trop gros. Heureusement, l’histoire nous tient en haleine et les révélations petit à petit sur le contenu de l’avion nous font tourner les pages. Dans l’ensemble l’histoire derrière ce crash est plutôt réaliste et semble bien documentée. Le rythme est enlevé avec des chapitres courts et pas mal de retournements de situations.

Les personnages, du fait de la rapidité du récit, sont relativement peu développés et ne sont que des noms. L’héroine n’a guère qu’un prénom et un vague background. Difficile de réellement s’attacher aux héros et de prédire leurs reactions dans ce genre de cas. C’est un peu dommage et c’est ce qui m’a géné (et me gène souvent dans les thriller en général).

Je dirais donc que ce fut une lecture sympathique mais surtout car cela me rapelle l’Islande. En lui même, c’est un bouquin tout à fait dispensable, malgré le fait qu’il y ai beaucoup d’éléments qui auraient pu en faire un top. Il ne suffit pas de mettre des nazis et des complots pour être inoubliable malheureusement.


The Book of Ivy, Ivy Tome 1, de Amy Engel

Serafina dans Critiques, Livres le 7 novembre 2015, avec aucun commentaire
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The Book of Ivy est le premier tome de la série Ivy de Amy Engel paru en français depuis mars aux éditions Lumen. Il s’agit d’un joli livre typé Young Adult, illustré par Mélanie Delon. La série est toute jeune dans sa langue originale, celle de Shakespeare comme souvent, puisque publiée en 2014. C’est ici traduit par Anaïs Goacolou. Synopsis ?

The Book of Ivy, Ivy Tome 1, de Amy Engel

La guerre nucléaire a boulversé notre monde. Les survivants, peu nombreux, se trouvent dans des villages protégés. C’est le cas de Westfall où réside Ivy. Afin de garantir la paix entre deux clans autrefois opposés, les mariages imposés ont lieu et cette année c’est à Ivy, fille du chef des « démocrates » d’épouser Bishop, fils du président issu du clan opposé. Sa mission à elle ? Le tuer.

Nous sommes donc dans une Dystopie assez classique avec un événement qui marque le passage à l’âge adulte ici symbolisé par un mariage forcé. L’univers semble irrémédiablement cruel envers ces jeunes, on ne comprend pas trop ce qu’il y a autour du village et le synopsis semble à première vue plutôt simple.

Il se trouve que c’est le roman d’introduction, il est donc normal que nous découvrions au fur et à mesure la complexité de l’intrigue et notamment des personnages. Pour une héroïne Young Adult, Ivy est un personnage plutôt agréable, elle est crédible, ni trop rebelle ni trop obéissante, elle n’est pas à baffer contrairement à bon nombre de ces consœurs. Le monde présenté est plutôt simple, l’avantage de se centrer autour d’un village. Bon, il y a des trucs que je n’ai pas réellement compris, comme pourquoi est ce que le village est protégé par une barrière si le danger c’est l’hiver nucléaire. Je sais que les nuages respectent les frontières mais tout de même.

The Book of Ivy, Ivy Tome 1, de Amy EngelEn terme de scénario, il faut avouer que j’ai été surprise car je n’ai pas réussi à deviner trop tôt la tournure que prendrait ce premier tome. L’idée d’aborder le thème des mariages arrangés permet de toucher n’importe quel public et est un sujet pas trop souvent abordé dans ce genre de roman. Il faut dire que c’est bien amené.

Le style d’Amy Engel est traduit de manière claire et assez simple par Anaïs Goacolou. Les chapitres sont assez courts et il est donc facile de lire le bouquin à un bon rythme. Bien qu’orienté ado ou jeune adulte, c’est un roman qui peut être lu avec plaisir même par les plus âgés.

Vous l’aurez compris, j’ai passé un bon moment lecture avec ce premier tome. Je n’en garderais peut être pas un souvenir impérissable mais je ne regrette pas ma découverte.


La dernière fée de Bourbon de Ophélie Bruneau

Serafina dans Critiques, Livres le 28 octobre 2015, avec aucun commentaire
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La dernière fée de Bourbon fait partie des romans que j’attendais pas mal aux éditions du Chat Noir, il fait partie de la collection Cheschire donc plutôt typé Young Adult. Pour la couverture de Nicolas Jammoneau déjà, mais aussi parce qu’on m’avait dit du bien de l’écriture d’Ophélie Bruneau, Malicia ayant lu et chroniqué l’Ourobouros d’Argent. Bon, j’avoue que je pensais aussi que ça allait traiter de vaudou, mais sur ce point je me suis totalement plantée. Synopsis ?

La derniere fee de Bourbon de Ophelie Bruneau

1873, Lisha s’apprête à quitter l’île Maurice où elle a été élevée pour l’île Bourbon dont elle est originaire. Sur cette île rattachée à la couronne britannique, les diwas, sorte d’esprits élémentaires, sont éliminés de manière plus ou moins systématique. Cependant, la paix n’est qu’apparences et l’île pourrait bien se soulever d’un jour à l’autre.

Ophélie Bruneau

Ophélie Bruneau

Donc là, soit vous avez de la culture historique vous avez compris qu’on parle de l’île de la réunion et qu’on est en pleine Uchronie car l’île est sous giron français en 1873 dans la « vraie vie », soit vous êtes comme moi et ne saisissez aucune des nuances présentes. Je pense que mon inculture notoire est un réel problème pour les cas d’uchronie car bon, à part les diwas tout me semblait crédible. Heureusement pour moi, que vous saisissiez les nuances historiques ou pas, le roman se lit très bien et au final l’uchronie n’est pas forcément au centre de l’histoire.

Par contre, on sent que l’auteur connait bien La Réunion. Elle y a habité et cela se ressent puisqu’elle arrive a retranscrire la géographie et l’ambiance de l’île même à quelqu’un qui comme moi n’y a jamais mis un orteil. Quelques mots « locaux » sont utilisés dans le récit tel que les termes gramounes ou la di la fé par exemple qui colorent le récit mais sans pour autant nécessiter un lexique ou déranger réellement la lecture.

Le début du bouquin m’a énormément fait penser à Rose Morte que j’ai lu et adoré en début d’année. Le pitch de départ est plutôt « classique » avec la jeune fille qui quitte ses parents pour se marier avec un mec dont elle ne sait pas grand chose, entourée par d’autres beaux officiers, bref, le set-up est classique.

La dernière fée de Bourbon de Ophélie BruneauSauf qu’en faite, l’histoire prend rapidement une tournure assez inattendue. On ne suit pas du tout le fil auquel on pensait et comme l’auteur n’hésite pas à tuer ses personnages, les cartes sont rebattues très régulièrement. C’est d’ailleurs un des points très positifs du roman : je n’ai pas vu du tout où est ce que l’auteur nous emmenait. Même un des personnages qui devient quasiment le héros du bouquin n’est amené qu’à petits pas. On échappe au Deus ex Machina, on échappe aux clichés et pour le coup c’est assez revigorant. Après, comme vous vous en doutez, les fées ne sont pas forcément ma tasse de thé.

Pour ce qui est de l’écriture en elle-même, le style d’Ophélie Bruneau est clair, assez simple, plutôt facile à lire, ses dialogues sonnent vrai et ses personnages sont généralement attachants. J’ai passé un bon moment avec eux. J’apprécie le fait que le livre ai une vrai fin, qui ne soit pas ouverte et qui termine pour de bon le livre, malgré le fait que cela escalade assez rapidement. Malgré le fait que ce roman n’était pas ce à quoi je m’attendais, je l’ai beaucoup apprécié et je ne peux que vous le recommander.

 


Vous avez une franchise à succès qui s’est malheureusement terminée mais un bon paquet de fans toujours fidèles malgré les années et vous désirez renouveler la flamme ? C’est un peu ce qu’il se passe en ce moment, puisque rarement une réedition aura été aussi attendue par les fans du petit sorcier. En effet, les livres de la saga Harry Potter ressortent et désormais dans une version illustrée par Jim Kay.

hp illustre jim kay

 

Jim Kay a réalisé 110 dessins pour ce premier tome, ce qui est déjà assez impressionnant. Bien que les afficionados des films ne seront pas décus, on n’est pas sur de l’exacte copie des films. Il prépare d’ores et déjà les illustrations des prochains tomes. C’est en ce moment le premier tome qui est attendu pour sa parution en France aux éditions Gallimard Jeunesse. Un recueil sera publié par an, aux alentour de Noël chacun.

hp illustre jim kay harry

hp illustre jim kay harry poudlard

Quelque part, je voudrais bien m’en foutre, me dire que ce n’est qu’une exploitation de plus de la saga. Oui, mais non. Car malgré tout ce temps, je reste toujours une grande fane. Et que je ne peux que difficilement résister à une édition rigide avec de beaux dessins dedans. Même si l’édition cartonnée est assez chère (39€ tout de même !) il est sur et certain que je l’achèterais. Et probablement le jour de sa sortie.

Et vous, ça vous fait envie ?