Outlander est une série de Diana Gabaldon auparavant parue en France sous le titre Le Chardon et le Tartan. A l’occasion de l’adaptation en série télévisée, J’ai Lu a réédité la saga avec le découpage originel et sous son titre anglophone, du coup. Ce premier tome avait en effet été découpé en deux auparavant. Synopsis ?

Outlander de Diane Gabaldon

Claire a été infirmière pendant la seconde guerre. Elle en a vu des vertes et des pas mures, du coup, elle n’est pas mécontente de partir enfin en lune de miel avec son mari épousé juste avant la guerre. Mais voilà, se promenant dans l’Écosse autour du cercle de pierre du coin, un mini Stonehenge, elle se retrouve parachutée en … 1743 au cœur de la lutte entre écossais et anglais.

Avec un synopsis pareil, moi qui kiffe à mort les voyages temporels et les fictions historiques, j’étais très emballée par le résumé. Et tout aussi emballée par le début du livre. Claire et son mari sont des personnages vifs, érudits, qui aiment voyager. Avec la passion pour la généalogie du mari et les connaissances médicales de Claire, on est face à des personnages forts, avec des dialogues pleins d’humour et d’entrain. Claire n’est pas une héroïne neuneu et ça, ça fait plaisir.

Malheureusement, tout ce bon début se retrouve rapidement gâté lorsqu’on aborde le cœur du bouquin : le voyage dans le temps. A partir de là, on va aller de plus en plus loin dans le n’importe quoi. Déjà, la crédibilité des personnages en prend un coup. Je sais pas vous, mais moi, si je me retrouvais parachutée y a 200 ans, je serais vachement angoissée et ferait n’importe quoi pour rentrer chez moi, retrouver mon mari, l’eau courante, l’électricité. Là, notre héroïne se laisse gentiment balader, acceptant un travail au château du coin, et tissant des amitiés. Bien sûr, pour la forme, elle essaie une ou deux fois de s’enfuir, mais c’est clairement pas la priorité dans sa tête. Je passerais sur la crédibilité du grand méchant, prêt à libérer des vilains espions pour les fesses d’un beau gosse.

Le Chardon et Le Tartan de Diana Gabaldon

Et puis surtout, contrairement à ce que le résumé me laissait penser, il ne s’agit pas réellement d’un roman Fantastique, mais avant tout d’une romance historique. En réalité le fait que Claire vienne du futur n’a quasiment aucun impact, ça aurait pu être une naufragée amnésique en 1743 ça aurait été à peu près la même chose. Non, c’est surtout centré sur l’histoire d’amour entre Claire et Jamie, beau gosse en kilt de son état. Bon, déjà, je suis pas super bon public pour ce genre de choses, mais là, j’ai trouvé Jamie totalement détestable. Okay, c’est un mec de l’époque, mais il est rustre, n’hésite pas à battre sa femme quand elle lui désobéit, bref, c’est pas du tout un mec qui me ferait rêver, donc a partir de là, leur romance m’a laissé de marbre.

Outlander de Diane GabaldonAu niveau de l’histoire, j’ai parfois eu du mal à suivre les événements, ce qui est un comble car le bouquin n’est pas petit avec ses 850 pages. Les personnages changent parfois d’avis en deux pages, surtout sur la fin, tellement que je me suis demandée si dans mon ennui je n’avais pas sauté des pages. Cependant, certaines scènes sont traitées rapidement, des événements n’apportent pas grand chose à l’intrigue et on est plutôt baladé. Bon nombre d’événements n’ont au final que peu d’impact et je n’ai jamais eu peur pour les héros, faut dire qu’après être passé 4 fois à coté de la mort, la 5ème fois ne fait plus le même effet.

Bref, une histoire qui est un prétexte, une héroïne peu crédible, un beau gosse qui fout des coups de ceinture à sa nana, des scènes pas facile à suivre… Faut bien l’avouer, cette fin d’année n’est pas la plus heureuse pour moi niveau littéraire. Ce premier tome d’Outlander de Diana Gabaldon ne m’a clairement pas convaincu et je ne lirai sans doute pas sa suite.


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C’est Lundi, que lisez vous ? #147

Serafina dans Actualités, Livres le 27 octobre 2014, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Outlander de Diane GabaldonJ’ai terminé cette semaine Outlander de Diana Gabaldon. La dernière fois que je vous en ai parlé, j’étais plutôt positive. Malheureusement, le soufflé est retombé : il s’agit en réalité purement de romance historique, avec un fantastique qui ne sert que de pretexte. Sauf que le beau gosse de l’histoire est un rustre qui bat l’héroïne (mais c’est pas grave, c’est l’époque… sic) avec des scènes bien violentes qui sortent de nulle part et des personnages un peu difficiles à cerner. Bref, ma critique parait demain, et n’est pas rose.

J’ai ensuite (re)commencé Lestat le Vampire de Anne Rice. Il ne s’agit même pas de me préparer à la sortie de Prince Lestat (car je ne sais pas quand j’aurais le temps de le lire) mais de chercher des citations pour les lectures de textes lors de ma cérémonie de mariage. Lestat étant a peu près amoureux fou toutes les 40 pages, je pense y trouver des textes sympas (ou pas !). Sur le reste, c’est un réel plaisir de le retrouver, mais bon, c’est la dixième fois que je le lis, c’est donc prévisible.


Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Photos du Fall of Summer 2014: Jour 2

Photos de Watain, Enslaved, Pentagram et Debauchery au Fall of Summer 2014

Serafina dans Concert, Musique le 13 octobre 2014, avec aucun commentaire

La première édition du Fall of Summer terminée, il est temps de vous montrer les quelques photos que l’on a pu y prendre ! Nous avons eu la chance d’avoir un pass et ainsi faire partie des personnes acréditées pour prendre des photographies dans de bonnes conditions, mais il faut bien avouer qu’avec sa dimension à taille humaine, le festival est un terrain génial pour tout photographe en herbe.

Watain au Fall of Summer 2014

En effet, le Fall of Summer, c’est deux scènes, assez accessibles (de la taille de la Rock Hard grand maximum) et donc mon matériel était parfaitement adapté. Bien qu’étant en pleine journée, c’était une journée plutôt couverte, du coup même en après midi les lumières ressortent tout de même bien.

Photos de Vorkreist au Fall of Summer 2014


Go To Hell Tome 1 de Oxanna Hope

Serafina dans Critiques, Livres le 11 octobre 2014, avec 3 commentaires
Critiques

Oxanna Hope fait partie de ces auteurs de Bit-Lit françaises qui ont débutés dans une petite maison d’édition indépendante, ici Nergal, pour être ensuite republiée dans une grande maison. Cette fois, ce sont les éditions J’ai Lu qui ont récupéré le bébé, ceux qui ont fait la même chose avec Georgia Caldera. Du coup, j’étais plutôt intriguée par ce premier Go To Hell, le transfuge a t’il été profitable ? Synopsis.

Go To Hell de Oxanna Hope

Cassie a 18 ans et a beaucoup voyagé. Quand elle arrive au lycée dans une petite ville un peu paumée, elle ne connait personne mais se fait rapidement une réputation. Sa grande gueule et ses réactions extrêmes se font vite remarquer. En réalité, elle fuit son passé pas si « normal » et la rencontre avec son professeur de philo Damian ne va pas arranger les choses.

Bon, il faut l’avouer directement, ce premier tome de Go To Hell ne m’a absolument pas convaincu, tellement que je ne sais pas trop réellement par quoi commencer. Le moins pire est probablement le style d’Oxanna Hope: assez simple mais qui a le mérite d’être assez clair à comprendre. Le seul point noir étant l’orthographe employée pour écrire les grolles de l’héroïne : elle y porte des « docks« . On notera aussi le prologue de 4 pages qui est a peu près repris tel quel en plein milieu du roman, qui donne un peu l’impression d’une solution de facilité.

Cassie est un personnage à peu près insupportable : hautaine, qui réagit au quart de tour et qui s’en fiche un peu de blesser les gens qu’elle côtoie. On ne peut pas réellement dire que cela soit une héroïne à laquelle on s’attache. Elle cache un lourd passé, on sait qu’elle a fuit, mais à la fin du premier tome, on ne sait réellement toujours pas qui elle est – ni même ce qu’elle est – ni réellement pourquoi elle est poursuivie. Le bouquin nous laisse avec a peu près autant de questions qu’au départ. Pour les autres personnages, Damian, le prof n’agit pas du tout comme un professeur, il semble avoir une mission, mais là encore à la fin du premier tome on n’a toujours pas réellement compris ce qu’il venait faire ici.

Go To Hell de Oxanna HopeIl n’y a pas réellement d’intrigues dans ce tome, on suit l’arrivée de Cassie, et sa rencontre avec son prof et le frère de celui-ci. La première moitié du livre ne sert à peu près à rien, et ensuite une sorte d’intrigue se met en place, on sort les esprits et les méchants fantômes du chapeau. Bref, c’est comme si l’intrigue était concentrée sur les 50 dernières pages et pas du tout préparée.

Vous l’aurez compris, j’ai réellement eu du mal avec ce roman. Je ne sais pas à quel point il a été retravaillé entre la parution chez Nergal et chez J’ai Lu, mais clairement il n’est pas à la hauteur par rapport aux autres publications du même genre. On ne comprend pas réellement ce que sont les héros – sans compter que l’héroïne est à baffer – et on reste totalement sur notre faim après ce premier tome. Mais pas genre le cliffhanger qui nous donne trop envie de continuer, non, plutôt l’impression de s’être faite balader sans fil conducteur. J’ose espérer que le deuxième tome de Go To Hell relève le niveau mais je ne pense pas que je le lirais.

 

 


C’est lundi, que lisez vous ? #146

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 6 octobre 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Outlander de Diane GabaldonJ’ai entamé depuis la semaine dernière Outlander de Diane Gabaldon, premier tome de la saga Le Chardon et le Tartan. Le plot est le suivant : au sortir de la Seconde Guerre, Claire se retrouve propulsée au XVIIIème siècle, dans les Highlands. Du voyage dans le temps, avec une héroïne plutôt pas mal, et en prime un point de vue historique assez documenté,  pour le moment, la recette marche. Évidemment, on sent un peu la romance aussi mais pour le moment c’est vraiment sympa.

J’ai aussi profité de mes trajets en train pour finir Reine des Orages de Marion Zimmer Bradley, deuxième tome de Ténébreuse. Il n’y a pas à dire c’est du M.Z. Bradbley sur toute la ligne : un écrit qui utilise la Fantasy pour passer ses idées, des personnages parfois à baffer, et des fins rarement heureuses. On aime ou pas, moi je fais partie de ceux qui aiment. D’autant plus que l’auteur met là en place un monde totalement différent du premier tome (400 ans séparent les deux), avec sa mythologie et ses rites. Bref, je lirais très probablement le prochain !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


L’éternité dans une heure de Daniel Tammet

Serafina dans Critiques, Livres le 1 octobre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Je vous ai déjà chroniqué un bouquin de Daniel Tammet : le très bon Je suis né un jour bleu où l’auteur raconte sa vie d’autiste asperger. J’avais bien aimé ce livre et du coup, j’ai commencé la dernière production littéraire de l’auteur qui vient d’arriver en poche aux éditions J’ai Lu avec enthousiasme. L’éternité dans heure est une collection de petites histoires ou de petits essais sur la poésie des nombres et des mathématiques, il n’y aura donc pas de synopsis !

L'éternité dans une heure de Daniel Tammet

L’auteur aborde donc les mathématiques en les mettant en relation avec des thèmes aussi philosophiques que l’éternité, la vie, la mort, ou encore des expressions artistiques comme des auteurs connus ou l’art contemporain. Chaque petite histoire part d’une anecdote personnelle bien souvent, avant d’en tirer un rapport aux maths puis d’élargir ou de prendre des exemples parlants. Bon, l’idée n’est pas mauvaise, il s’agit de mettre les maths en application de manière ludique et compréhensive. Cela peut être une bonne méthode d’appréhender des concepts aussi abstraits que les limites, l’infini et tant d’autres. Le bouquin reste tout de même accessible, on ne s’intéresse pas tellement aux maths de haut niveau, c’est donc tout à fait lisible par un lycéen.

Et c’est peut être là le problème. D’une part, j’aime bien les maths, j’en ai fait, beaucoup. Je n’ai donc pas réellement qu’on utilise d’analogies pour m’expliquer ce que c’est qu’une suite qui tend vers 0 ou ce qu’est l’infini en maths, ou encore les probabilités et permutations d’ensembles. J’ai été donc assez hermétique aux simplifications de l’auteur et à ses efforts pour rendre ces concepts compréhensibles vu que je les comprenais déjà. Ensuite, j’ai trouvé la lecture assez difficile car les histoires sont petites et ne vont pas du tout en profondeur. Heureusement que j’ai des connaissances en mathématiques ou en japonais pour comprendre les analogies de l’auteur.  A trop survoler, on frustre les personnes qui voudraient réellement comprendre ce dont parle l’auteur. C’est sans doute très clair dans sa tête mais pour nous, il faut quand même essayer de voir où il veut nous emmener et ça c’est loin d’être clair.

L'éternité dans une heure de Daniel TammetAprès, certaines analogies m’ont semblées un peu tirées par les cheveux, comme si l’auteur voulait trouver des liens aux mathématiques où il n’y en a pas réellement ou alors très très lointaines. Je sais que les nombres régissent tout, mais à un moment, il faut pas non plus exagérer leur influence.

Bref, vous l’aurez compris, je suis plus que circonspecte sur ce bouquin qui a quelques bonnes idées mais qui me semble bien trop survolé pour m’intéresser. Peut être par contre que ceux qui ont été allergiques au maths à l’école y trouveront leur bonheur, car c’est plein d’applications concrètes. Mon problème au final, c’est peut être que je ne suis pas le public ciblé par ce bouquin.


J’avais dévoré le premier tome de Requiem pour Sascha de Alice Scarling il y’a quelques mois qui malgré quelques défauts était quand même une de mes meilleures lectures Bit-Lit de l’année. Je n’ai donc pas tardé à entamer le tome 2, Dies Irae, qui vient de sortir aux éditions Milady toujours. Synopsis ?

Dies Irae Requiem pour Sascha Tome 2 de Alice Scarling

Suite aux événements du tome 1, Sascha a totalement changé de vie : nouvel endroit, nouvelles relations et tant d’autres choses. Alors que son ancienne vie s’efface, elle appréhende un peu mieux le rôle qui lui est dévolu tout en découvrant ce que c’est d’avoir une famille.

Alice Scarling

Alice Scarling

Difficile de vous faire un résumé tant il est compliquer de ne pas spoiler. Ce tome est bien différent du précédent. Après un début de série se déroulant dans notre monde, voici un tome qui se déroule … en enfer, rien que cela. Alice Scarling s’est donc surtout inspirée d’élements assez religieux, qui ne sont pas sans rappeler Angel Sanctuary de Kaori Yuki pour la fangrill que je suis. On retrouve des anges, des démons, une hiérarchie, des généraux trop classes, bref, c’est assez original pour de la Bit-Lit. Très clairement, ce n’est pas du tout ce à quoi je m’attendait en débutant le tome 1, mais ça n’est pas plus mal ! C’est pas un domaine que j’ai beaucoup vu abordé dans la Bit-Lit, on pensera à une série de Vanessa Terral.

Si Sascha n’a pas perdu de sa superbe et si sa narration est toujours aussi agréable, on a évidemment perdu les références goth qui nous faisaient nous reconnaître dans sa vie (enfin surtout moi). Mais tant pis, Sascha est attachante, et les nouveaux personnages aussi. Ce coup ci, les loup-garous ont plus de place, là ou le précédent tome mettait plus l’accent sur les vampires.

Le plus gros défaut de Sascha, à savoir penser avec ses ovaires, est bien corrigé, elle n’est plus totalement obsédée par la chose, et apprend à maitriser ses pulsions, cela rend quand même l’intrigue beaucoup plus crédible à mon goût, elle n’a pas vraiment le temps de penser à tout cela.

Dies Irae de Alice ScarlingL’histoire est menée sans temps morts et le style d’Alice est toujours très agréable, clair avec pas mal de dialogues et donc le livre se lit réellement très vite. Ce n’est pas un livre prise de tête mais il n’est pas pour autant décérébré. Cela fait plaisir de voir un bel équilibre à ce niveau.

Vous l’aurez compris, ce deuxième tome Dies Irae me convainc encore plus que le précédent : les défauts de Sascha sont estompés et surtout, l’histoire prend une tournure que je n’aurais pas imaginée mais qui est plutôt bien trouvée et bien menée. Je suis réellement curieuse de savoir ce qui va bien pouvoir émerger du troisième tome !

 


Photos du Fall of Summer 2014: Jour 1

Serafina dans Concert, Musique le 10 septembre 2014, avec aucun commentaire

La première édition du Fall of Summer terminée, il est temps de vous montrer les quelques photos que l’on a pu y prendre ! Nous avons eu la chance d’avoir un pass et ainsi faire partie des personnes acréditées pour prendre des photographies dans de bonnes conditions, mais il faut bien avouer qu’avec sa dimension à taille humaine, le festival est un terrain génial pour tout photographe en herbe.

Bolzer au Fall of Summer 2014

En effet, le Fall of Summer, c’est deux scènes, assez accessibles (de la taille de la Rock Hard grand maximum) et donc mon matériel était parfaitement adapté. Bien qu’étant en pleine journée, c’était une journée plutôt couverte, du coup même en après midi les lumières ressortent tout de même bien.

Photos de Mercyless au Fall of Summer 2014

Photos de Agressor au Fall of Summer 2014

Agressor au Fall of Summer 2014

Photos de Bölzer au Fall of Summer 2014

Bölzer au Fall of Summer 2014

Photos de Exumer au Fall of Summer 2014

Photos de Rotting Christ au Fall of Summer 2014

Rotting Christ au Fall of Summer 2014

Rotting Christ au Fall of Summer 2014

Photos de Borknagar au Fall of Summer 2014

Photos de Venom au Fall of Summer 2014

Venom au Fall of Summer 2014


C’est lundi, que lisez vous ? #145

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 8 septembre 2014, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Dies Irae de Alice ScarlingJ’ai donc terminé Go To Hell de Oxanna Hope, qui malheureusement a confirmé mes doutes : je ne sais pas où l’auteur veut aller, on ne sait rien de l’héroïne au bout d’un tome… Bref rien qui pourtant ne me pousse à continuer car rien ne m’a alpaguée dans ce livre.

J’ai ensuite commencé Dies Irae, le deuxième tome des aventures de Sascha par Alice Scarling. Le livre se lit tout aussi vite que le premier, s’en est épatant car j’en suis déjà à plus de la moitié. L’auteur se dégage un peu de la bit-lit puisqu’on n’est plus vraiment dans notre monde. Notre héroine pense moins avec ses ovaires et le style est toujours au top.

dabYo

Je suis toujours bloqué en 1958 avec le héros de 22/11/63 de Stephen King, en pleine Amérique profonde qui sent bien le White Trash. C’est excellent mais j’ai du mal à avancer dans ma lecture.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Neachronical, tome1 : Memento Mori de Jean Vigne

Serafina dans Critiques, Livres le 5 septembre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Neachronical tome 1 est une des sorties de l’été aux éditions du Chat Noir. Ecrit par Jean Vigne dont illman avait beaucoup aimé Desolation, je n’ai pas tardé à commencé ce livre illustré en couverture par Mina M. Contrairement à ce que je pensais au vu du nom et de la couverture, il ne s’agit pas du tout de steampunk victorien, ne me demandez pas d’où me venait cette idée. Synopsis ?

neachronical de jean vigne

Nea se réveille au bord d’un marais, la tête en vrac. Elle se souvient bien avoir fait le mur pour rejoindre Justin et sa bande, mais c’est tout. A coup de stop, elle reussi a rentrer chez elle pour découvrir que son absence n’a pas duré une ou deux nuits mais carrément 5 ans ! 5 ans dont elle n’a aucun souvenir mais qui semblent pourtant avoir été bien éprouvants…

Nous sommes donc à priori dans du Young Adult avec une  jeune héroine un peu paumée, qui sait pas trop ce qui lui est arrivé. Bon, je dis « à priori » car en réalité il y’a pas mal de scènes gores, glauques ou dérangeantes, je ne suis donc pas sur que cela soit à lire pour les plus jeunes. On y aborde des sujets pas bien drôles comme la traite des femmes. Autant dire que malgré son premier abord assez léger, il s’agit d’un livre parfois éprouvant, même si l’auteur semble ne pas réellement se décider à aller jusqu’au bout et sauve à peu près 5 fois in extremis une de ses héroïnes du viol ce qui fait qu’après la troisième fois on n’a plus réellement peur pour elle.

 

neachronical de jean vigneLe style de Jean Vigne est relativement agréable, ça se lit aisément. Les chapitres courts et les alternances de point de vue rendent la lecture assez rapide. Par contre clairement Nea ne s’exprime pas comme une nana de 15 ou 20 ans, et j’ai bien eu du mal a comprendre ses réactions parfois un peu « too much » et qui passent d’un extrême à l’autre sans trop de remords. La nana vient de perdre 5 ans de sa vie et elle est tout de suite super sarcastique et punchy, n’hésite pas a heurter ou tuer des gens… J’ai eu beaucoup de mal à la trouver crédible. Heureusement les autres personnages dont on suit le point de vue sont moins difficile à cerner : Juliette est une gamine apeurée, et les kidnappeurs sont certes bêtes et méchants mais relativement crédibles.

On devine très rapidement pas mal de choses sur notre héroïne qui semble être un peu bizarre, bien qu’a la fin du premier tome beaucoup de choses restent en suspens notamment sur le « comment ». Le rôle de certains personnages comme le bucheron fan de Motorhead reste aussi assez flou. Je suppose qu’il faudra lire le tome deux pour éclairer ces points la.

Au final, j’avoue c’est un avis en demi teinte. Il y’a de nombreux points intéressants, comme les pouvoirs de Nea, des points intrigants, mais aussi , une héroïne que j’ai bien du mal à trouver crédible et tellement de sauvetage in extremis que je n’ai plus eu peur pour Juliette. Je ne le déconseille pas, mais je ne le conseille pas réellement non plus.