Morceaux de Choix est un roman de Alan Carter, publié aux éditions Bragelonne dans la collection Thriller. Celui ci se passe dans le far west australien et nous suivons Cato Kwong, brillant flic chargé d’enquêter sur un tronc humain retrouvé sur une plage. Eh ouais, elle est belle la vie en Australie.

Si le pitch vous titille, l’un-e d’entre vous aura la possibilité de découvrir ce titre puisque Bragelonne vous offre un exemplaire dédicacé.

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Si vous désirez gagner un exemplaire, répondez à la question suivante :

51N8wVXtZ3L._SX195_Le concours dure 2 semaines et est réservé à la France, la Belgique et la Suisse. Vous pouvez augmenter vos chances de gagner des manières suivantes :

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J’espère que ce concours vous fera plaisir, il sera ouvert 2 semaines ! Bonne chance à tous ! Evidemment les commentaires ne seront pas validés pour éviter toute triche, donc ne vous inquietez pas de ne pas voir le votre.


Vous le savez, Meg Corbyn c’est ma série Bit-Lit du moment. J’adore les deux premiers tomes, je vous invite d’ailleurs à lire mes chroniques de Lettres Écarlates, le tome 1, et Volée Noire, le tome 2, si vous ne connaissez pas l’univers, car je ne vais pas faire de redite. Le Tome 3 vient tout juste de sortir en France en grand format aux éditions Bragelonne. On retrouve le même type de composition en couverture que les deux précédents, et j’en profite pour dire que je préfère nettement les couvertures françaises aux couvertures originales. Synopsis ?

Gris Présages, Meg Corbyn Tome 3, de Anne Bishop

Suite aux événements des derniers tomes, les villages autour de Lakeside ont accueilli de nouvelles pensionnaires: des prophétesses de sang, totalement inexpérimentées à la vie en liberté. Meg Corbyn qui a un peu d’avance va devoir faire de son mieux pour trouver comment aider ces jeunes filles instables qui voient parfois la mort comme seule solution. En parallèle, le monde humain voit la montée d’un groupuscule extrémiste, le HAT, Les Humains Avant Tout. Une montée en puissance qui va toucher de près Monty, un des policiers amis de l’enclos, puisque son ex-femme sort désormais avec un des leaders.

Anne BishopVous l’aurez compris, tout n’est pas rose dans ce troisième tome, bien au contraire. Si le premier tome se centrait surtout sur la découverte du monde et l’arrivée de Meg dans l’Enclos, ici, nous sommes face à quelque chose de bien plus grand qui touche tout le continent et qui semble être sur le point de dégénérer. Difficile de ne pas faire le parallèle avec notre monde à nous. C’est d’ailleurs l’une des forces de la série, nous sommes certes dans un monde imaginaire, mais il n’est pas si difficile de s’y projeter.

Nous suivons donc en réalité trois différentes storylines : celle des prophétesses de sang qui cherchent à s’adapter, celle de Monty et sa famille qui passent du coup sur le devant de la scène, et la politique au niveau du pays tout entier, avec la montée du HAT. Évidemment, tout est lié, d’une façon ou d’une autre. L’équilibre est atteint, même si cela veut dire qu’on se concentre moins sur Meg et Simon, ce qui n’est pas pour me déplaire. Ils sont mignons et on sent monter potentiellement depuis le premier tome une histoire amoureuse, ce n’est clairement pas le sujet principal du bouquin et c’est tant mieux. Vous le savez je ne suis pas forcément une grande cliente de la romance, donc moins il y en a, mieux je me porte.

Gris Présages, Meg Corbyn Tome 3, de Anne BishopLes deux tomes précédentes ont introduit pas mal de nouveaux personnages que nous allons désormais suivre. J’ai lu le 2 et le 3 de manière très rapprochée, du coup je n’ai pas eu de soucis, mais si on continue sur cette lignée, il va falloir intégrer dans le pitch de début de bouquin qui contient déjà des cartes et un rappel de la mythologique, les noms et fonctions des nouveaux personnages. Il n’y a guère que les femmes qui travaillent dans l’enclos qui sont toutes un peu interchangeables, pour les autres personnes ils sont bien développés et on arrive facilement à différencier les personnages.

En dehors de ces quelques personnages manquant un peu de personnalité, je n’ai vraiment pas grand chose à reprocher à ce troisième tome de Meg Corbyn. Gris Présages continue de développer l’univers et la trame globale de la série laissant bien entrevoir la pression monter entre humains et les autres. On se retrouve avec une fin très ouverte et j’ai donc très hâte d’en découvrir la suite.

 


Volée Noire, Meg Corbyn Tome 2, de Anne Bishop

Serafina dans Critiques, Livres le 29 avril 2016, avec aucun commentaire
Critiques

Le premier tome de Meg Corbyn avait été un de mes coups de cœurs, prouvant par la même occasion que bien que le marché de la Bit-Lit soit saturé, il était encore possible de trouver de bonnes sagas originales. Du coup, le deuxième tome était un peu attendu de pied ferme. Serait-il à la hauteur ? Synopsis !

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Pour rappel, l’univers mis en place est le suivant. Le continent de Thaisia (équivalent à l’Amérique pour nous) est un territoire qui était occupé par les Autres (Loups-garous, vampires, coyotes-garous, etc. etc.) lorsque les colons sont arrivés. Sauf que les Autres ont lutté contre les humains et ont gagné. Aujourd’hui, la majorité du territoire appartient uniquement aux Autres avec des enclaves où vivent des humains. Lakeside, est une de ses villes et au cœur de celle-ci se trouve un enclos où vivent des AutresMeg vit désormais dans l’enclos de Lakeside au bureau de liaison entre les humains et les créatures fantastiques. Plusieurs villes de Thaisia sont touchées par des épidémies liées à la drogue qui rendent vulnérables les Autres. Pour le moment, rien n’est encore arrivé à Lakeside, mais le danger rôde.

meg-corbyn,-tome-2---volee-noire-379061Si le premier tome se centrait surtout autour de Meg et de son adaptation, celui-ci est plus politique puisqu’on assiste à la montée de groupuscules comme le HAT, Humains Avant Tout, qui souhaite prendre le dessus sur les Autres. Sur ce fond de climat politique délétère, les personnages évoluent et ce tome laisse une grande place aux amis humains de Meg ainsi qu’aux deux policiers déjà croisés dans le tome précédent. Anne Bishop montre ici qu’il est encore possible, en 2014, après la déferlante bit-lit, de construire un univers original, solide et qui mélange des problématiques de notre civilisation avec un vernis fantastique. Ici, évidemment, on pense de base au peuple natif-américain avec la notion de réserve, mais ici on peut aussi voir l’extrémisme qui monte.

Et c’est souvent là, la force de la bit-lit. Prendre des créatures surnaturelles, mais traiter de problèmes qui pourraient nous toucher. C’est ce que fait Patricia Briggs souvent, mais c’est le cas ici aussi, c’est pour cela que Meg Corbyn est une saga aussi passionnante. Le personnage de Meg en elle même, prophétesse du sang, ressentant le besoin de se couper jusqu’à sa mort afin d’énoncer des prophéties, est une des héroïnes de bit-lit les plus marquantes. En effet, bien que faible physiquement, et pas forcément aidée socialement, elle est tragique mais aussi attachante car elle est naïve et en connait aussi peu que nous sur le monde, du coup elle est un peu nos yeux dans cette histoire.

Volee Noire, Meg Corbyn Tome 3, de Anne BishopL’intrigue, contrairement à d’autres sagas, est bien menée, avec des indices par-ci par-là et une progression logique, exempte de Deus Ex Machina. L’aspect psychologique des personnages est bien développé, sans pour autant tomber dans le sentimentalisme. On sent évidemment les prémices d’une histoire d’amour, on est dans de la bit-lit quand même, mais rien qui ne prenne le pas sur l’histoire en elle même. L’univers est passionnant, avec de nombreuses créatures surnaturelles qui sortent des habituels vampires, loups garous et fae. On trouve notamment des ours-garous ou encore des corbeaux qui sont clairement mes créatures préférées car très drôles avec leur obsession de l’or.

Vous l’aurez compris, ce deuxième tome confirme le statut de la saga de Meg Corbyn. Elle rejoint mes sagas préférées du genre, aux cotés de Patricia Briggs. Je suis très curieuse de voir la suite. Le troisième tome est déjà sorti chez Bragelonne, donc je ne vais à priori pas tarder à m’y mettre.


Bienvenue à Night Vale est un roman pour le moins original. Il fait en effet suite à un podcast (a priori populaire) de la radio communautaire de la ville fictive de Night Vale et est édité depuis ce printemps chez Bragelonne avec une tranche violette ce qui est une raison suffisante pour me convaincre. Synopsis ?

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Night Vale est une ville perdue dans le desert, où les théories du complot sont réelles. Jackie Fierro tiens le Mont-de-piété depuis des années, même si elle n’a que 19 ans cela fait de toute manière bien des années qu’elle a 19 ans. Un jour, un homme avec un costume en daim vient mettre en gage un papier. Un papier où est écrit « KING CITY », comme ça. Elle n’arrive pas a se débarasser de ce bout de papier, il lui revient toujours dans les mains et l’obsède. Elle décide donc de partir à la recherche de cette fameuse ville.

Il faut savoir que je ne connaissais absolument pas le podcast, et n’avait jamais entendu parler de Night Vale auparavant. Bien que le podcast ai plus de 4 ans maintenant, je n’en avais jamais entendu parler. Il se trouve que cette ville imaginaire n’est pas comme les autres. Tout y est étrange, tellement que l’improbable devient acceptable et qu’il faut s’attendre à tout : une femme qui met ses larmes en gages, une cheffe d’équipe qui est visitée par une tarentule, une éternelle adolescente et des anges tous appelés Erika. Je pourrais continuer et pendant longtemps mais la réalité c’est que Night Vale est absurde et voilà. Après 10 pages je me suis rendue compte qu’entre les divagations des auteurs, l’absurdité et le non sens, on était au final très proche de ce pourrait faire un Terry Pratchett. La traduction est bonne et fluide, on ne perd rien de la légèreté présente dans la VO.

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Ce n’est ni aussi hilarant ni aussi fin mais tout de même nous sommes dans le même genre d’univers, où il ne faut pas chercher à coller les morceaux de manière a faire une photo uniforme. Une fois cela accepté, le roman sait être très drôle si vous êtes friand de l’humour absurde. C’est mon cas, de ce fait, je suis plutôt bon public et tolérante à n’importe quelle pirouette. Cependant, le style est assez lourd, et là où je comprend qu’il est nécessaire parfois de répéter des choses pour faire comprendre leur non-sens, j’ai trouvé qu’il y avait trop de répétitions, qui au final alourdissaient plus le texte qu’autre chose. La même scène est rejouée de nombreuses fois et le comique de répétition ne marque pas très bien sur moi.

Si comme moi, vous ne connaissez pas l’histoire audio, ne vous inquietez pas, ce livre est tout à fait accessible aux novices. A priori, les deux héroines du livres sont des nouveaux personnages créées uniquement pour le roman. Evidemment, certains détails vous passeront peut être pas dessus la tête mais rien de gênant à déplorer.

L’histoire n’est pas le truc le plus important dans ce livre, c’est plutôt la ville de Night Vale et ses bizarreries, cependant, il y’a tout de même un plot, vous vous en doutez. Il reste cependant assez léger et résolu de manière assez pirouettée, les intuitions des personnages sont souvent les bonnes, ils savent où aller, mais au final, ce n’est pas génant pour un roman qui est avant tout un roman d’humour.

Dans l’ensemble j’ai aimé cette plongée dans l’univers de Night Vale. Si ce n’est pas mon roman de l’année, le monde décrit et la ville ont su me charmer et je lirais volontiers d’autres romans se déroulant là-bas. L’humour y est absurde, il faut le savoir, ce qui peut en rebuter mais moi me fait plutôt plaisir, et surtout celui-ci est bien dosé. Vous l’aurez compris, si vous aimez le violet et le non-sens, je ne peux que vous le conseiller !


Thank You, Goodnight de Andy Abramowitz

Serafina dans Critiques, Livres le 9 avril 2016, avec aucun commentaire
Critiques

Thank You, Goodnight de Andy Abramowitz est un roman paru fin 2015 chez Milady dans leur collection Littérature consacrée à ce qu’on peut appeler la littérature « blanche », celle qui n’est pas de genre. En effet, vous ne le savez peut être pas mais Milady s’est élargi et ne fait pas que de l’imaginaire ou de la romance. Thank You, Goodnight est donc un roman contemporain qui comme sa couverture l’indique porte sur l’univers de la musique. Synopsis ?

Thank You Goodnight de Andy Abramowitz

Teddy Tremble a été chanteur dans un groupe de Hard FM des années 80. Aujourd’hui, tout cela est derrière lui, après un deuxième album floppé il a repris le chemin de son père et est devenu avocat. Mais voilà, l’âge et les regrets le rattrapent et il décide de réunir le groupe pour un dernier jet.

Thank You, Goodnight est donc un roman de littérature contemporaine sur l’âge qui passe, sur les occasions manquées et pour cela, il m’a fait penser à Retour à Little Wing de Nickolas Butler que j’avais adoré et qui avait aussi une rockstar parmi ses protagonistes. Bien que publié chez Milady, il ne s’agit pas du tout de romance, ou en tout cas c’est au 15ème plan, ce qui a pu décevoir une partie du public de la maison d’après les critiques que j’ai pu lire.

Moi par contre, j’ai adoré cette histoire. Déjà parce que le bouquin est très réaliste, rien n’est trop tiré par les cheveux et cette histoire se suit avec plaisir. Le monde de la musique est relativement bien rendu avec ses caractères hauts en couleurs, que cela soit l’agent ou le producteur, les personnages secondaires sont au rendez vous. Bien sûr les héros sont les membres du groupe, et j’ai beaucoup aimé comme l’auteur réussi à amener un groupe de 4 personnes très différentes mais qui fonctionne bien. La bassiste un peu effacée, le gratteux totalement à la ramasse et bien sur le chanteur et ses problèmes existentiels.

Thank You Goodnight de Andy AbramowitzLe style de Andy Abramowitz est agréable et c’est une lecture qui sait rendre légers des thèmes pourtant assez lourds : la vacuité de nos vies, la maladie, les mariages ratés, les deuils qui ne se font pas… Cette légèreté doit bien sûr beaucoup à Teddy notre héros, qui sait être réaliste sur lui même, cynique mais aussi très drôle quand il regarde avec objectivité la bande que forment les membres de son groupe. J’ai ri à de nombreuses reprises pendant ma lecture et je me suis attachée aux personnages par ce biais, surtout à Teddy et à son guitariste. Teddy a beau avoir été un chanteur sur le devant de la scène, il n’en reste pas moins un personnage attachant car aillant beaucoup de failles et cela le rend très humain.

Bien que la musique prenne un part importante du roman -c’est elle qui est à l’origine de l’histoire-, ce que nous raconte l’auteur est bien plus profond que cela et pourrait tout à fait se dérouler dans un autre type de milieu. C’est une histoire sur savoir ce qu’on laissera derrière nous une fois que nous aurons quitté ce monde, sur la perte aussi et les épreuves de la vie. J’ai beaucoup ri mais j’ai aussi été souvent émue.

Thank You, Goodnight de Andy Abramowitz est donc une excellente surprise, que je n’attendais pas chez cet Milady, et qui choisi là une très bonne traduction -réalisée par Wanda Morella-. Je le conseillerai à tous, que vous aimiez ou non le monde de la musique, c’est un roman assez marquant et bien écrit, qui vaut la peine d’être lu.

 


A force vous commencez à le savoir, je suis une grande fane des romans de Patricia Briggs et notamment de la saga Alpha & Omega, spin-off de la série Mercy Thompson. Le quatrième tome est paru en 2015 dans sa version originale et au début de l’année chez nous aux éditions Milady, servi par une couverture de Daniel Dos Santos comme toujours. Synopsis ?

Entre Chien et Loup, Alpha & Omega Tome 4, de Patricia Briggs

Après les événements des tomes précédents, la vie a repris son cours pour Anna et Charles. L’anniversaire de celle-ci approche et Charles a décidé de lui offrir un cheval. Ils partent donc tous les deux pour l’Arizona, une occasion pour Charles de revoir un vieil ami Joseph. Malheureusement, tout ne se passe pas comme prévu et nos deux héros se rendent rapidement compte qu’un dangereux Fae sévit dans le coin.

Là où les précédents tomes étaient assez axés sur le coté politique de la meute, en lien direct avec le Marrok (le chef de tous les loups américains), ici nous sommes plutôt face à une histoire indépendante qui pourrait être taxée de filler si elle ne permettait pas de développer le personnage de Charles et son passé dont on ignore beaucoup de choses. La thématique des loups qui ont une durée de vie à rallonge par rapport à celle des humains qui passent de manière si éphémère sur la terre est aussi abordée, ainsi que la tentation de changer ses proches pour les garder auprès de soi. Mais tout comme les vampires d’Anne Rice, ils savent à force que changer quelqu’un contre son gré n’est pas une solution sur le long terme.

Évidemment, l’écriture est très agréable et comme toujours Patricia Briggs réussit très rapidement à donner du relief à des personnages secondaires auxquels on s’attache rapidement. Je pense notamment au personnage de Chelsea que j’espère nous reverrons. On découvre aussi une nouvelle meute, celle de Hosteen, indien Navajo et éleveur de chevaux. J’ai apprécié cette meute très différente de celle d’où vient Anna ou de celle que côtoie Mercy : on a une meute très campagnarde, qui ne se mêle guère que de ses affaires et semble vivre plutôt paisiblement.

Entre Chien et Loup, Alpha & Omega Tome 4, de Patricia BriggsNous retrouvons l’agent Leslie Fischer découverte au tome précédent. Cette humaine, enquêtrice au FBI semble être un personnage récurrent et je ne peux qu’apprécier. Le rythme est bien mené, l’enquête sur le Fae a une place importante mais ce n’est pas tout et les retournements de situation sont amenés de manière crédible, sans que cela fasse Deus Ex Machina. On ressent bien l’urgence et l’horreur de la situation. Les éléments placés au fur et à mesure du livre prennent leur importance dans le dénouement final mené tambour battant.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé ce quatrième tome. Cela confirme la position de la série et il n’y a aucun doute que je lirais le 5 à sa sortie. L’univers est passionnant et il y a encore beaucoup à voir. C’est aussi plaisant de lire de la Bit-Lit qui n’a pas besoin de foutre 40 pages de romances par tome, et ça, ça me plait. C’est vraiment une série que je recommande, même si vous n’êtes pas à jour dans les Mercy Thompson. Il y a quelques références aux derniers tomes des aventures de la Coyote, mais rien de réellement gênant pour la compréhension globale de l’histoire.


Joyland de Stephen King

Serafina dans Critiques, Livres le 15 février 2016, avec 4 commentaires
Critiques

Comme vous le savez, j’ai renoué avec Stephen King grâce au livre 22/11/1963 qui reste un de mes favoris. Du coup, lorsque Joyland est sorti aux éditions du Livre de Poche je n’ai pas attendu bien longtemps avant de m’y mettre, d’autant que l’illustration de couverture donnait envie. Un King dans une fête foraine ? Ca promet ! Synopsis ?

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Dans les années 70, Devin est à la fac et comme beaucoup d’étudiants il travaille l’été pour se faire un peu de thunes. Cette année, il a dégoté un emploi à Joyland, une fête foraine « a l’ancienne ». Son boulot : réparer des manèges, les nettoyer et puis porter la fourrure. Un job plutôt éreintant mais intéressant et qui va lui permettre de découvrir tous les secrets de Joyland, et notamment les plus sombres comme l’assassinat de Linda Grey des années plus tôt. Linda qui, parait-il, hante encore le parc.
stephenking--joyland--lelivredepocheLe synopsis officiel du bouquin nous parle de clowns qui font peur et de grande roues sous l’orage. Si c’est ce qui vous interesse, passez tout de suite votre chemin car il n’y a pas un seul clown dans cette histoire. Je suppose que le résumé a été tourné pour appater le chalan qui connait les classiques du King, mais c’est tout. Moi, j’aime pas les clown, donc j’étais plutôt contente du coup. En réalité, tout comme pour 22/11/1963 c’est un roman très nostalgique. Stephen King se fait peut être vieux et du coup il nous parle d’une époque qui était peut être plus simple et plus authentique, d’autant plus quand elle est vue par le prisme des souvenirs. On est propulsé dans l’insouciance des étudiants des années 70, un monde un peu délavé, aux teintes un peu sépia, ou les animatrices de fête foraines sont en mini jupes et en patins à roulettes.

Stephen King comme toujours signe des personnages qui prennent très vite vie avec leur passé et leurs espoirs, il est facile de les cerner, même si Devin n’est pas le héros le plus charismatique qui soit. En même temps les héros de King le sont rarement. Mais il porte l’histoire et on voit a travers ses yeux, au propre comme au figuré puisque c’est bien lui le narrateur de cette histoire. C’est un Devin agé qui nous raconte sa folle jeunesse, ce qui contribue aussi à cette mélancolie et à ces souvenirs un peu idéalisés. L’ambiance de la fête foraine est très bien rendue, et la traduction est de qualité notamment pour les expression foraines qui collent aux expression francophones. Le roman démarre très vite et on est vite happé dans l’histoire. Je l’ai terminé en quelques jours.

Le fantastique est présent mais très très peu au final, on est plus sur un roman « tranche de vie » qu’autre chose. On retrouve évidemment certains des élements typique de Stephen King comme le petit garçon doué du don de double vue et certains passages sont un peu effrayants mais n’attendez pas de ce roman qu’il vous hérisse le poil, on est sur un roman fantastique et non de terreur ou d’horreur. Le bouquin a dans l’ensemble de mauvaises critiques pour cette raison sur les sites que j’ai consulté. Moi je n’en attendais rien, alors c’est pour cela que je l’ai aimé. J’ai aimé la nostalgie qui s’en dégage, j’ai aimé l’univers de Joyland où on vend du bonheur, j’ai aimé les promenades de Devin sur la plage. Bien sûr l’intrigue est là, mais elle est secondaire, le héros c’est cette époque et ce parc d’attraction comme il n’en existe plus.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman et je ne peux que vous le conseiller. Il change des clichés que l’on peut imaginer de Stephen King et c’est plutôt agréable. C’est un beau roman avec ce qu’il faut de suspens pour nous faire tourner les pages.


Avec tes yeux de Sire Cédric

Serafina dans Critiques, Livres le 11 février 2016, avec 1 commentaire
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La sortie d’un nouveau Sire Cédric est toujours attendue ici puisque c’est un auteur très apprécié à la Rédac’. Disponible en ebook c’est dans l’avion vers le japon que je me suis attelée à ce nouveau thriller de l’auteur francais qui change pour le coup d’écurie et est publié chez Presses de la Cité. Synopsis ?

Sire Cédric - Avec tes yeux

Thomas, parisien, fait depuis un moment de terribles cauchemars. Après avoir tout tenté, il décide de tenter l’hypnose sans trop y croire. Sauf que la scéance se passe mal, et Thomas commence à voir des choses. Il pense d’abord à des hallucinations mais se rend compte en réalité qu’il voit à travers les yeux de quelqu’un d’autre … Un tueur.

On retrouve beaucoup des points qui font le succès des Sire Cédric. Déjà sa capacité à brosser des personnages réalistes en quelques coups de plume. De plus, pour tous les sujets que je connais de près ou de loin comme l’hypnose, les chan IRC ou encore les troubles alimentaires, Sire Cédric sonne toujours juste et ne m’a jamais fait sauter au plafond, ce qui arrive parfois avec d’autres auteurs.

On ne retrouve pas ses personnages fetiches que sont Eva et le capitaine Vauvert et finalement ce n’est pas gênant. C’est vraiment un bouquin indépendant donc. On retrouve cependant un duo au centre du livre, Thomas notre parisien sujet aux cauchemars et Nathalie qui est une des proches de la première victime du livre. Celle ci est bien determinée à trouver ce qui est arrivé à son amie et il faut avouer que les apparences jouent contre Thomas. Le bouquin est une course contre la montre puisque Thomas n’a pas vraiment envie de laisser le tueur continuer ses exactions devant ses yeux.

Sire Cédric - Avec tes yeuxLe rythme est donc rapide mais sans pour autant être telescopé, il y’a pas mal de fausses pistes et nous sommes aussi induits en erreur. C’est là toute la différence entre un thriller réussi comme celui ci et par exemple Opération Napoléon que j’avais lu juste avant de Arnaldur Indridason, ici les personnages font souvent fausse route, ce qui est plus réaliste, et on est mené en bateau avec eux. Le suspens est bien tenu, et arrivé à la moitié du livre, on ne peut s’empêcher de tourner les pages car on veut la suite. L’ambiance assez angoissante nous fait craindre pour nos héros à chaque chapitre.

J’ai beaucoup apprécié comme toujours le réalisme et l’horreur bien dosée. Je ne sais pas si c’est le changement d’éditeur qui a conduit à plus de liberté mais en tout cas, sur de nombreux points j’ai retrouvé le Sire Cédric de l’époque Splatterpunk et j’ai pensé au Corps Exquis de Poppy Z. Brite. Le gore et l’horreur sont au rendez vous et sans filtre de fausse pudeur, on va droit dans le mur, ou dans les viscères si vous préférez. Bon, ça n’est pas non plus aussi difficile a soutenir, mais en tout cas, c’est plus rentre-dedans que les précédents qui étaient certes bons mais peut être un peu trop policés. Le fantastique est évidemment présent mais c’est très bien dosé, l’équilibre est parfait et le suspens e.

Vous l’aurez compris, j’ai encore une fois été charmée par Sire Cédric, et je recommande cette lecture à tous les amateurs de thrillers fantastiques. Bonus évidemment si vous aimez le gore , vous devriez y trouver votre compte.

 

 


Neko Atsume Kitty Collector de Hit-Point

Serafina dans Critiques, Jeu Vidéo le 30 janvier 2016, avec aucun commentaire
Critiques

Ici, chacun ses spécialités vidéo-ludiques, à dabYo d’encenser Nintendo, à illman de tester les jeux les plus weird de Steam, et à moi de tester les mini-jeux sur mobile. Depuis mi-novembre, je suis comme de nombreux occidentaux devenue accro à Neko Atsume de Hit Point. Le jeu fait fureur au Japon depuis fin 2014 mais n’a été traduit depuis en anglais qu’en novembre dernier (mais moi, j’y joue en japonais pour progresser dans cette langue). Il est disponible sur iOS et sur Android gratuitement.

Neko Atsume Kitty Collector de Hit-Point

Vous en avez peut être vu des screenshots sur les réseaux sociaux sans vraiment comprendre de quoi il s’agissait: des chats sur un jardin, et un commentaire de haine envers un certain Tubs par exemple. Le concept est à la fois simple et génial. Vous avez un jardin, dans lequel vous pouvez mettre des jeux pour chats et de la nourriture. Parfois des chats peuvent venir manger ce que vous leur avez laissé et jouer avec ce qui est posé dans votre jardin. Le but est de faire venir tous les chats du voisinage et récolter leurs mementos (sortes de petits cadeaux personnalisés qu’ils vous apportent quand ils vous apprécient). Plus les chats se plaisent dans votre jardins, plus ils vous laissent des Niboshi (sardines séchées) en repartant, la monnaie du jeu que vous pourrez utiliser pour acheter de la nourriture ou des jouets.

Neko Atsume Joedi MeowgioPas de niveaux à atteindre, pas de vies limitées, Neko Atsume c’est juste une version contemplative, pacifique et zen de Pokémon mais avec des chats mignons à la place. Il y a actuellement 49 chats, et le nombre augmente lors des mises à jour. Si dès les premières minutes vous rencontrez des chats, n’imaginez pas qu’ils sont faciles à rencontrer, au contraire. Certains ne viennent qu’avec certains jouets, certains aux goûts luxueux ne se montreront que si vous mettez des sashimis. Bref, les combinaisons d’items sont importantes et vous n’avez rien d’autre à faire que de mettre des appâts, attendre et ouvrir l’application de temps à autre pour observer vos chats.

Le titre étant centré sur les chats, le degré de liberté des créateurs pour inventer des créatures différentes est bien plus limité que dans Pokémon, mais c’est tout de même réussi avec brio. A côté d’une vingtaine de chats qu’on pourrait qualifier de communs se baladent des chats spéciaux à l’aspect bien particulier. On a le droit aux clichés des otakus japonais -qui n’est pas sans faire penser à Densha Otoko-, avec le militaire, le joueur de baseball ou encore le cowboy.

Neko Atsume est un freemium, c’est à dire que vous pouvez effectuer des micro-paiements pour avoir des Niboshi dorées mais le jeu est tout à fait jouable sans cela. Pour être honnête, on en viendrait vraiment à se demander l’intérêt d’acheter quoi que ce soit tant la balance est vraiment raisonnable. Avec un jeu régulier, il vous faudra un mois et demi pour voir tous les chats, et 3 mois après il me manque encore 4 mémentos. Il y a donc une bonne durée de vie, et l’ajout régulier d’items permet de renouveler l’intérêt. Pour vous donner une idée, en 3 mois de jeu, il y a eu deux mises à jours dont une avec un nouveau chat.

Neko Atsume Kitty Collector de Hit-Point

Je ne sais pas si cette critique vous donnera réellement envie de jouer car il est très difficile d’expliquer pourquoi je suis devenue accro à Neko Atsume. Difficile de qualifier de jeu, puisqu’il n’y a finalement pas grand chose à y faire. Mais ça reste un jeu mignon, sans prise de tête, accessible à tous et qui aiguise votre collectionnite aiguë. Je ne peux que vous encourager à l’installer et à le tester. Tous ceux à qui je l’ai fait découvrir sont devenus accrocs.


Gone Girl de Gillian Flynn

Serafina dans Conseils de lecture, Critiques, Livres le 16 janvier 2016, avec 1 commentaire
Critiques

Maintenant, à la fac, il y’a une étagère de livres en libre service. Chacun en dépose et peut en prendre. Du coup lors d’un TP particulièrement ennuyant, j’ai fouillé et j’ai emporté Gone Girl de Gillian Flynn. Le nom du bouquin me disait quelque chose, puisqu’il a été adapté il y’a quelques années au cinéma. En france il est paru sous le nom « Les apparences ». Synopsis ?

gone girl gillian flynn

Nick et Amy sont un couple de New Yorkais qui ont tous pour eux, un job dans la presse, la beauté, la jeunesse. Sauf que la crise frappe, ils perdent leur boulot et les voici tous deux à déménager dans une bourgade du Mississipi, la ville natale de Nick. Un midi, alors que Nick rentre du bar qu’il tient, Amy n’est plus là. Des traces de lutte dans le salon, une robe encore sur la planche à repasser, tout semble indiquer un crime….

les apparences gillian flynnJe ne suis pas très polar ni policiers mais j’apprécie d’en lire de temps à autre. C’était mon premier contact avec Gillian Flynn que je sais plutôt populaire dans mon cercle de connaissances. J’ai lu le roman en VO, et j’ai trouvé son style agréable, la plupart des passages sont à la première personne, et c’est bien amené, les personnages semblent assez naturels. Les chapitres sont assez courts et donc le roman se lit plutôt rapidement pour ses 500 pages.

L’enquête est bien menée, même si il y’a pas mal de deus ex-machina et que le twist en milieu de roman arrive un peu abruptement à mon gout. Il y’a réellement deux parties dans ce bouquin, une première vraiment enquête où on essaie de comprendre avec Nick ce qu’il se passe, puis en milieu de roman on comprend et le bouquin prend une toute autre tournure, plus proche de la traque. Cela permet de ne pas s’ennuyer.

Cependant, je n’ai pas réussi à m’accrocher aux personnages, que cela soit Nick ou Amy ni même les personnages secondaires. Je ne les ai pas trouvés attachants, je n’était pas triste pour eux. Cela peut être du au fait qu’ils sont très représentatifs d’une certaine caste sociale (les journalistes et écrivains New Yorkais) avec laquelle, avouons le, je n’ai pas de points communs. A partir de là, plutôt difficile de s’y attacher. De plus, comme le lecteur n’a pas toutes les cartes en main pour mener l’enquête de son coté et qu’on lui cache des informations qui sont ressorties pour faire rebondir le récit on est plus balladé que acteur. Moi j’aime bien les policiers où je peux essayer de deviner avant les flics.

Bref, vous l’aurez compris, ce fut une lecture mitigée. Pas inintéressante car plutôt originale mais qui ne m’a pas tenue en haleine plus que cela. Je ne le conseillerais pas spécialement, pas plus que je ne le déconseille. A vous de voir si c’est votre genre de prédilection ou si vous voulez tenter.