Léviathan : La Nuit est le deuxième volet de la trilogie Léviathan de Lionel Davoust, sorti aux éditions Don Quichotte. J’avais émis quelques réserves concernant le premier volume de cette série de Thriller, à cause d’un petit manque d’action et d’une mise en place des éléments qui m’avait paru un peu longuette, sans être rédhibitoire pour autant. Ce tome me remettra t’il sur le droit chemin, moi qui ait osé douter du maître Davoust ?
- Année:2012
- Auteur:Davoust Lionel
- Editeur:Editions Don Quichotte
- Genre:Thriller
- Illustrateur:Desprez Bertrand
- ISBN:9782359490701
- Titre:La Nuit
- Série:Léviathan
La Nuit est la suite directe de La Chute. Je n’en dévoilerai donc pas le synopsis afin d’éviter de spoiler les personnes qui n’ont pa encore sauté dans Léviathan. L’histoire ne reprend que quelques jours à peine après la fin du tome précédent. L’intrigue se poursuit et s’accélère au fur et à mesure du livre. Contrairement au tome précédent, je n’ai trouvé vraiment aucun point négatif à cette suite, et vous allez le voir au long de la chronique.
N’étant plus dans une optique où l’auteur doit poser son univers, les secrets se dévoilent petit à petit et on commence à prendre la mesure de l’univers qu’il avait commencé à nous décrire. Lionel Davoust nous distribue les indices ou secrets au compte-goutte et nous laisse supposer du reste. Rien n’est jamais certain, on se raccroche à chaque parcelle de connaissance et de secret afin de démêler le vrai du faux et de connaitre enfin le fin mot de cette histoire.
Dans ce tome, de nouveaux protagonistes sont introduits, s’intégrant parfaitement à l’histoire. Pour la première fois, la Main Droite fait son apparition. La guerre que se portent les membres des deux voies, la Main Droite et la Main Gauche, n’est plus une simple évocation mais prend réalité.
Les personnages deviennent plus profonds au fur et à mesure que leur histoire se développe. Leurs dilemmes tout au long du récit les rendent plus attachants et plus humains. Le personnage principal, Michaël, change et à la fin du livre on sent en lui une réelle volonté de connaitre son passé. Comme souvent, chaque personnage passe par des phases de remise en question, les forçant à s’adapter rapidement face aux difficultés qu’ils rencontrent. Le rythme de l’histoire s’accélère, on passe assez rapidement d’un personnage à un autre, donnant une impression de vitesse au récit.
Les combats sont rythmés et laissent peu de place à l’ennui. Assez longs quand même, ils sont très détaillés, permettant au lecteur de se représenter très clairement les scènes. Bien que peu nombreuses, ces scènes d’actions permettent de donner plus d’intensité à l’histoire et de changer de rythme de narration. Le livre nous entraîne là aussi dans plusieurs lieux au paysage différent. On retrouve l’Antarctique et ses contrées désertes, jusqu’à la ville de Los Angeles et ses banlieues.
Le rythme du livre étant tout de même très élevés, alternant rapidement entre les phases de combat et les phases plus calmes, cela donne peu de place aux pauses. Il devient alors très difficile de se séparer de La Nuit. Les pages s’enchaînent et au bout du compte, alors que les pages défilent, il est de plus en plus rageant de voir arriver la fin. Car, comme lors de la lecture du premier tome, la divulgation des intrigues par les indices que nous laisse Lionel Davoust, ne nous comblent pas, il en faut toujours plus.
La Nuit, second tome de Léviathan m’a donc laissé sur un sentiment de frustration. Non pas à cause d’un manque d’intérêt pour le livre, mais au contraire, parce que je suis frustré de devoir attendre la suite, de devoir attendre les miettes d’indices permettant de dénouer l’intrigue. Lionel Davoust, nous montre ici, qu’il sait maîtriser aussi bien l’écriture sur des formats courts que sur plusieurs romans. Ce tome comble pour moi les quelques lacunes du premier et place Léviathan au rang des séries qui valent le coup d’être lues.






On retrouvera aussi un petit message écologique derrière l’histoire, surtout concernant l’écologie marine. Quand on sait que l’auteur porte à cœur ce sujet, ça n’a rien de très étonnant. Il arrive cependant à le mettre au second plan et ne le rend pas lourd ni moralisateur.

Finalement, le plus gros point noir du livre est sa chronologie. Il n’y a aucun calendrier, même fictif, qui pourrait aider le lecteur à s’y retrouver. On peut passer ainsi plusieurs années entre deux chapitres et ne s’en rendre compte plusieurs pages après. C’est assez gênant sachant que ça arrive plusieurs fois tout au long du livre.
Les personnages sont plutôt réussis pour la taille du roman. Chacun a une personnalité qui lui propre, qui est souvent due à son rang. Mais il n’est pas dérangeant de voir que le général Vasteth est confiant dans ses capacités, avec la longue carrière qu’il a derrière lui. Ou que l’amiral de La Volonté du Dragon est bouffé d’orgueil, alors que les machinistes, au contraire, émettent plus de réserves et plus de peur puisqu’ils sont en première ligne. L’impression est la même pour l’autre côté, le conseiller du roi essayant de faire comprendre à l’envahisseur comme à des enfants, l’importance du Lâh, véritable philosophie du royaume. Cette philosophie est d’ailleurs au centre du livre et de la partie d’échecs car toute action réalisée durant le jeu est le reflet exact de la bataille. Les personnages influent sur son cours. Du coup la victoire revient seulement à remporter la partie. Cette diversité dans les personnages rend le tout crédible et ajoute un plus à l’histoire.
Comme toujours avec les 
Au final, j’ai particulièrement apprécié Marches Nocturnes. J’ai toujours trouvé que les univers sombres collaient parfaitement avec ce genre d’histoires. Les nouvelles se renouvellent et on ne s’ennuie à aucun moment.

Il est difficile de cataloguer le style du livre. Sans être un recueil cherchant à être précis sur les différents points historiques, il ajoute des éléments fantastiques avec maîtrise. Ainsi donc la magie existe mais reste à l’abri des regards. Toujours dans l’ombre, les sorts se font dans le sang, en pleine nuit. Les guérisseuses sont traitées en paria, mais tout le monde va les voir. De même, les créatures magiques sont traitées en tant que légendes. L’auteur utilise ces éléments comme on s’attend à ce que les personnes les traitent à cette période de l’Histoire. Tous ces éléments permettent au lecteur de s’intégrer à l’univers facilement.












