Dans l’Antre des Esprits est un recueil de nouvelles écrites par Olivier Bidchiren et publié l’année dernière en poche aux éditions Lokomodo. L’ouvrage avait été précédemment publié aux défuntes éditions Nuit d’Avril, comme d’autres romans très appréciés ici, comme Angemort ou Marches Nocturnes. Olivier Bidchiren regroupe ici dix nouvelles, passant de la Science Fiction au Fantastique, en faisant des petits détours vers les mythes ancestraux, le tout illustré par Sébastien Bermès. Pas de synopsis, recueil oblige.
- Année:2011
- Auteur:Bidchiren Olivier
- Editeur:Editions Lokomodo
- Genre:Fantastique, Fantasy, Science-Fiction
- Illustrateur:Bidchiren Olivier
- ISBN:97823590000313
- Titre:Dans l'Antre des Esprits
On retrouve donc dans ce livre des nouvelles très différentes. Aucune ne se ressemble, tant par le style que dans l’histoire. Au final on arrive à un livre assez varié mais qui possède plusieurs points noirs. Car bien que l’auteur arrive à se renouveler à chaque histoire, je dois bien avouer qu’aucune ne m’a vraiment marqué. Je n’ai pas retrouvé ce soupçon d’émerveillement que je retrouve lorsque je lis de livres de nouvelles, surtout de Fantasy et de Science-Fiction.
A la fin de chaque nouvelles, je me suis demandé ce qui c’était passé, où avait voulu en arriver l’auteur. Chaque fin apporte une part de réflexion, que je trouve peut être un peu trop grande. Je ne dis pas qu’il doit tout expliquer au lecteur, mais je trouve qu’il laisse trop de choses inexpliquées et qui auraient peut être permis de mieux apprécier ces histoires.
De ce fait j’ai vraiment eu du mal à lire et finir Dans l’Antre des Esprits. Comme je l’ai dit auparavant, rien ne m’a marqué et malheureusement, je ne pense pas qu’il restera longtemps dans ma mémoire. Voila une sélection des nouvelles les plus intéressantes:
Les Conquérants de la foi
Une personne s’en va voir un marabout afin de régler ses « petits » problèmes. Incapable de les résoudre, il va finir par devenir l’instrument de puissances supérieures, ce qui ne sera pas sans rappeler au lecteur d’autres auteurs.
Voila la première nouvelle du livre, et je l’ai choisie car je trouve qu’elle montre le ton de tout ce que l’on va retrouver après, et de ce que je reproche au recueil. On est face à une histoire bien structurée, mais manquant de développement et apportant une fin qu’on pourrait qualifier de bizarre, incompréhensible pour mon pauvre petit cerveau et qui m’a laissé en quelque sorte sur le carreau.
Parole silencieuse
Knut Amundsen est un peintre vivant à côté de la dernière demeure de Léonard de Vinci. Il doit réaliser une réinterprétation de la Cène, mais son inspiration lui fait défaut. Alors quand comme par magie, Jésus l’aide par l’intermédiaire de messages envoyés sur son ordinateur, il ne peut qu’accepter l’honneur qui lui est fait de prendre sa place pendant quelques heures et ainsi finir son œuvre.
Alors vu comme ça, l’histoire peut paraître assez bizarre, mais pourtant c’est l’une de celle que je préfère. Olivier Bidchiren arrive à se jouer du personnage et de nous en même temps d’une très belle manière. C’est peut être celle aussi qui est la plus compréhensible et dont les points négatifs que j’ai déjà raconté sont les moins prononcés. Le genre de nouvelles qui me frustre d’autant plus puisque j’ai l’impression d’être passé à côté des autres.
Au final, vous l’aurez compris, j’ai été déçu par Dans l’Antre des Esprits. Bien qu’amateur de recueil et en lisant plutôt beaucoup dans le genre Fantastique ou Science-Fiction, celui ci n’a pas réussi à m’inspirer et j’ai vraiment eu du mal à le finir.
J’aurai trouvé plus intéressant de développer un peu plus les histoires et de moins pousser à la réflexion. Je trouve dommage d’avoir une mauvaise impression alors que les idées sont quand même là, et je me dis qu’il en manquait pour que j’apprécie bien plus.



On retrouvera aussi un petit message écologique derrière l’histoire, surtout concernant l’écologie marine. Quand on sait que l’auteur porte à cœur ce sujet, ça n’a rien de très étonnant. Il arrive cependant à le mettre au second plan et ne le rend pas lourd ni moralisateur.

Finalement, le plus gros point noir du livre est sa chronologie. Il n’y a aucun calendrier, même fictif, qui pourrait aider le lecteur à s’y retrouver. On peut passer ainsi plusieurs années entre deux chapitres et ne s’en rendre compte plusieurs pages après. C’est assez gênant sachant que ça arrive plusieurs fois tout au long du livre.
Les personnages sont plutôt réussis pour la taille du roman. Chacun a une personnalité qui lui propre, qui est souvent due à son rang. Mais il n’est pas dérangeant de voir que le général Vasteth est confiant dans ses capacités, avec la longue carrière qu’il a derrière lui. Ou que l’amiral de La Volonté du Dragon est bouffé d’orgueil, alors que les machinistes, au contraire, émettent plus de réserves et plus de peur puisqu’ils sont en première ligne. L’impression est la même pour l’autre côté, le conseiller du roi essayant de faire comprendre à l’envahisseur comme à des enfants, l’importance du Lâh, véritable philosophie du royaume. Cette philosophie est d’ailleurs au centre du livre et de la partie d’échecs car toute action réalisée durant le jeu est le reflet exact de la bataille. Les personnages influent sur son cours. Du coup la victoire revient seulement à remporter la partie. Cette diversité dans les personnages rend le tout crédible et ajoute un plus à l’histoire.
Comme toujours avec les 
Au final, j’ai particulièrement apprécié Marches Nocturnes. J’ai toujours trouvé que les univers sombres collaient parfaitement avec ce genre d’histoires. Les nouvelles se renouvellent et on ne s’ennuie à aucun moment.

Il est difficile de cataloguer le style du livre. Sans être un recueil cherchant à être précis sur les différents points historiques, il ajoute des éléments fantastiques avec maîtrise. Ainsi donc la magie existe mais reste à l’abri des regards. Toujours dans l’ombre, les sorts se font dans le sang, en pleine nuit. Les guérisseuses sont traitées en paria, mais tout le monde va les voir. De même, les créatures magiques sont traitées en tant que légendes. L’auteur utilise ces éléments comme on s’attend à ce que les personnes les traitent à cette période de l’Histoire. Tous ces éléments permettent au lecteur de s’intégrer à l’univers facilement.















