Bien que ne m’en vantant pas beaucoup, je suis une abonnée France Loisirs depuis des années et une grande lectrice de Stephen King. Une date butoir de commande avant de recevoir une sélection minable et me voilà avec le premier roman de sa femme, Tabitha King. Avec une couverture aux couleurs flammes et un titre en lettres de feu, en regardant Calliope la voix des flammes je ne peux m’empêcher de penser à Charlie, l’un des romans de son mari. Alors synopsis ?
- Année:2010
- Auteur:McDowell Michael, Tabitha King
- Editeur:France Loisirs
- Genre:Fantastique
- ISBN:9782298037111
- Titre:Calliope la voix des flammes
- Titre V.O.:Candles Burning
- Traducteur:Richetin Claudine

Nouvelle Orléans, années 60, Calliope a sept ans quand son père qu’elle adore est assassiné de manière effroyablement cruelle par deux inconnues. Pour des raisons obscures sa mère s’enfuit avec elle, laissant derrière elle son grand frère Ford et sa grand-mère. Elles vont se réfugier dans une pension de famille perdue au fond de la Floride tenue par une femme mystérieuse. Calliope qui a toujours été spéciale, commence alors à entendre des choses qu’elle seule peut saisir.
Ce premier roman de Tabitha King est une collaboration en l’honneur du défunt Michael McDowell. Connu pour ses scénarii de Beetlejuice ou L’étrange noël de monsieur Jack, il avait entamé l’écriture de ce roman avant de mourir. Tabitha a donc repris à son compte l’œuvre du monsieur pour en faire le roman que j’ai eu entre les mains. Tout laissait à supposer une bonne surprise quant au contenu donc. Malheureusement mon souhait ne s’est pas réalisé, et voici donc ma première chronique sur un roman que je n’ai pas pu terminer.
Le style de l’auteur m’a pourtant séduit dès les premières lignes. Les descriptions de la Nouvelle Orléans sont enivrantes et l’immersion est totale dans le mode de vie des États-Unis des années 60. Le talent de la dame pour l’écriture est évident. Malheureusement son approche du Fantastique est, elle, tout à fait boiteuse. Avec une première page prenante annonçant la mort du père et racontée tout du long à la première personne, l’histoire s’enlise ensuite jusqu’à devenir imbuvable.
Ce n’est plus Calliope la voix des flammes mais Calliope découvre la mer, Calliope aide à la maison, Calliope se coupe les cheveux… Ça ne vous rappelle rien ? L’auteur se perd dans des détails inutiles et des descriptions fumeuses de personnages qui n’auront aucun intérêt pour l’intrigue. On en vient à se demander si elle ne s’éloigne pas complètement de la trame imaginée par Michael McDowell. Là où la psychologie est très travaillée et fouillée, les péripéties sont inintéressantes, faisant perdre toute l’attention du lecteur.
C’est donc une double déception que m’a offerte Calliope. D’une part et malgré un début prometteur, je ne saurai jamais pourquoi est mort son père. Mais plus encore je regrette de ne pas avoir pu réellement profiter du talent de Tabitha King dont le style mérite pourtant d’être salué. Loin d’être mauvais, ce roman s’est avéré surtout terriblement ennuyeux et soporifique. Dommage.

On croise ici une jeune fille métisse indienne, tyrannisée par son père fanatique religieux, jusqu’à sa rencontre avec un être surnaturel qui la renvoie à ses racines. Cette nouvelle de 37 pages est sans doute celle dans laquelle j’ai le plus peiné à m’immerger.

Malheureusement n’étant plus vraiment une pré adolescente, je n’ai pas pu réellement apprécier ce roman. Beaucoup de choses m’ont paru incohérentes, les personnages m’ont semblé fades et stéréotypés, ainsi que les péripéties du trio très convenues. La couverture aux jolies couleurs bleutées ne correspond pas franchement au contenu malgré l’image d’un pont en arrière plan. Je trouve cela dommage car j’ai pourtant apprécié d’autres livres jeunesse et je pense que le potentiel de celui-ci, bien que ne traitant pas d’un sujet très original, aurait pu être bien mieux exploité.

Mon seul regret au final sera sans doute la fin du livre que j’ai trouvé très raccourcie et sombrant quelque peu dans la facilité. Cependant le livre se suffit à lui-même et peut se lire seul, je n’ai d’ailleurs pas l’intention d’en lire la suite au vu de la 

On suit donc le jeune David au travers de sa quête initiatique pour retrouver sa mère et on se heurte comme lui aux faux semblants et à l’incarnation de nos terreurs primaires. Du grand méchant loup à la mort brutale et violente , tout y passe. Alors que ce livre commence comme un conte, il en désacralise tous les principes et renverse toutes les règles. Pas de happy end, pas de princesse sauvée, aucune règle morale et aucune façon d’échapper à sa peur si ce n’est en la combattant.

Enfin la différence de rythme de l’intrigue m’a aussi un peu déplu. Alors que la première partie (avant la rencontre des deux femmes) est relativement lente et descriptive, la suite enchaîne action et combat très vite, bien trop vite. On a presque l’impression de sauter des passages tant les choses ne sont plus expliquées, ou trop succinctement. De la même manière, et alors qu’on avait des descriptions sans intérêt notable au début, on aimerait ici avoir des détails sur certains endroits, personnages ou rites au lieu de juste les survoler. Malgré cela j’avoue avoir été surprise par le dénouement, pas tant par son originalité mais par son explication très logique. 

Cependant il est regrettable que l’ensemble de l’ouvrage n’est pas été visuellement traité de la même manière. En effet, jusqu’à la fin des livres poétiques, les pages ont une belle couleur parchemin beige foncé et l’ensemble des illustrations restent dans des dominantes automnales rendant l’ensemble très apaisant.

A coté de cet aspect très mystique de l’histoire, on ressent de manière très forte le coté anticipation de l’œuvre et tout ce que ça entraîne de questions existentielles sur l’humanité. Là où certains auteurs nous auraient laissé le bénéfice du doute quant au potentiel de l’humanité, 
Ces tares se retrouvent malheureusement sur tous les points. Le scénario pêche par son air de déjà vu et son début rappelant étrangement les X-Men. Les différentes péripéties s’enchaînent comme une musique trop souvent entendue et on en vient à se demander quand on va pouvoir passer à autre chose. Heureusement la deuxième partie de la trilogie rehausse un peu le niveau avec une fuite bien menée, mais on retombe rapidement sur des lourdeurs scénaristiques peu digestes. Si le livre n’avait pas regroupé les trois tomes, il y a fort à parier que je n’aurai pas pris la peine de continuer ma lecture passé la première partie.



