Silence, ça tourne ! #24

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 19 avril 2012, avec 6 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Battleship de Peter Berg

Fort de la bonne surprise que s’est révélée être l’adaptation de Hunger Games au cinéma, nous avons décider de retenter l’expérience de choisir un film qui a l’air pourri pour écouler nos tickets proches de la péremption. Sauf que voilà, avec Battleship, on a peut être un peu pousser notre chance.

Affiche Battleship de Peter BergQue dire de ce Battleship? Le synopsis déjà est un bon indicateur: la NASA a découvert une planète extraterrestre qui a tout pour pouvoir abriter la vie. Vous vous en doutez, les extraterrestres vont débarquer dès qu’ils vont recevoir des signaux. Mais manque de pot, ils le font en pleine opération d’entraînement de l’armée américaine, et ils vont se prendre une bonne grosse branlée patriotique.

Un film patriotique c’est sans aucun doute ce que l’on retiendra le plus pour qualifier ce Battleship, juste après celui de propagande. Car tout transpire la propagande de l’armée américaine. Non seulement tout est super cool quand on est à l’armée, vous pouvez arriver en retard sans problème tout en sortant avec l’ultra bonnasse blonde fille du général mais ce n’est pas tout ! Car grâce à l’armée, même perdre ses jambes à cause de la guerre, c’est carrément cool de la mort. Mais par contre, si vous n’êtes pas de l’armée, c’est surement parce que vous êtes un intello froussard qui ne pense qu’à sa gueule, boutonneux et qui a raté sa vie. Bref.

Au rayon des acteurs on retrouve Taylor Kitsch, qui incarnait récemment le héros de John Carter, mais aussi Alexander Skarsgård, et enfin… Rihanna. Oui, Rihanna. Oui oui, vous avez bien lu, Rihanna, la chanteuse sans voix. Et on peut désormais le dire, sans réel talent pour le cinéma non plus. Alors oui, elle joue admirablement bien le soldat féminin black stéréotypé à mort, y a pas de doute. Bon, le rôle était taillé sur mesure, j’ai envie de dire. Côté rôle stéréotypé, on retrouve dans celui de la plastique parfaite Brooklyn Decker, dont le prénom du personnage est Samantha, ça ne s’invente pas.

Couple de Battleship de Peter Berg

Engagez vous* ! (*photo non contractuelle)

C’est dommage que le film soit si patriotique, car à côté de ça on a le droit à une civilisation extraterrestre qui avait tout pour être intéressante. Plutôt reptile, avec un design et des armes carrément bien travaillé, mais le tout va se heurter à la volonté de faire un film à fort potentiel d’action. Du coup, quand on entrevoit les raisons de leur venue, et bien… Ce n’est que pour mieux ne pas en parler tout le reste du film. Pas un mot, pas un seul échange entre les extraterrestres et les humains, un côté manichéen qui n’est pas sans rappeler Cowboys vs Envahisseurs, bien que dans ce cas là, il y avait quelques explications tout de même.

L’action est cependant au rendez-vous, et si on omet que, jusqu’à l’arrivée des extra-terrestres le film se retrouve être un bon gros nanar qui passe sur M6 un samedi après midi, le tout est potable et certaines phases bien prenantes et bien filmées. Mais voilà, on est loin d’avoir suffisamment matière pour ne pas s’ennuyer pendant les 2 heures 20 que dure Battleship. A éviter.

Game Of Thrones s02e03

Cersei Lannister Game Of Thrones Saison 2 Love is WeaknessÇa y est, on est dans le vif du sujet de cette seconde saison, et on a sans doute vu les derniers personnages qu’il fallait découvrir: Brienne incarnée par Gwendoline Christie et Magaery, jouée par Nathalie Dormer que l’on a déjà pu apprécier dans un rôle similaire dans la série The Tudors.

La première incarne la femme qui voulait être un homme de la série, et je dois dire que je l’aurai imaginée bien moins jolie. Car Brienne est sensée être repoussante, pas simplement grande. Là dessus, il est évident que ça en surprendra beaucoup, d’autant que le personnage sera récurent. A côté de ça, on retrouve Nathalie Dormer dans un personnage qui s’avère être exactement le même que celui qu’elle jouait dans les Tudors. Par contre, cela vient sans doute des habits, mais elle y est bien moins jolie.

D’ailleurs, toutes les scènes faisant apparaître ces personnages sont, je trouve, relativement ratée. George R.R. Martin a décidé de lever le voile sur sur la personnalité de Magaery, et j’avoue que cela nous a surpris. Après tant de tomes où l’auteur ne se mouillait pas, c’est étonnant et à la fois complètement cohérent.

Je serai cependant curieux de savoir si les gens qui n’ont pas lu Le Trône de Fer arrivent à s’y retrouver.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Fez de Polytron Corporation

De perspective, le changement, c'est maintenant !

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 18 avril 2012, avec aucun commentaire
Critiques

La visibilité de la scène des jeux vidéo indépendants pour le grand public a énormément augmenté depuis l’arrivée du Xbox Live Arcade et autres services dématérialisés, les gros titres indépendants font désormais partie des arguments mis en avant par les constructeurs pour courtiser les hardcore gamers. Après Braid, Limbo et autres Super Meat Boy, c’est au tour de Fez de faire son arrivée sur le service, un vendredi 13 avril. Il s’agit d’un jeu de Plates-Formes attendu depuis de nombreuses années et développé par Polytron Corporation, un studio qui compte pas moins de deux employés. Eh oui.

Fez de Polytron Corporation sur Xbox Live Arcade

Les artworks mettent déjà le ton, et le début du titre ne fera que le confirmer, Fez joue la carte du rétro avec un style graphique très cubique où l’aspect isométrique de la 3D est très apparent, et aussi très léché. Tout le concept du jeu et du gameplay repose en effet sur la représentation d’un univers 3D par des cubes. Les cubes ne sont pas sans rappeler un des plus gros titres indépendants du moment, Minecraft, mais on est bien loin du genre Bac à Sable. Fez est un jeu où le côté 2D/3D est utilisé pour créer des puzzles et complexifier la progression du joueur.

Nous allons en effet évoluer en 2D, on saute sur la gauche, sur la droite, mais pas question d’avoir de la profondeur pour autant. Cependant, à la manière d’un Paper Mario par exemple, il est possible de modifier le champ de vision et de tourner autour de notre héros: on joue en 2D, mais le monde est en 3D. On tourne le cube de 90°, en quelque sorte, et au lieu de le regarder de face, on le regarde sur la droite, avec toujours notre héros au milieu de l’écran. C’est difficile à expliquer, et il faut le voir en vidéo pour bien comprendre, mais tourner sur les quatre faces du cube permet au joueur de modifier le chemin à parcourir.

Une plateforme trop loin à atteindre avec un saut pourra ainsi se rapprocher en pivotant sur la gauche. Deux morceaux d’échelle séparés pourront se rejoindre en pivotant sur la droite et ainsi n’en former plus qu’une. Au début, on est un peu perdu et on se retrouve à pivoter dans tous les sens, tant est si bien qu’on se demande si on ne va pas chopper le mal de mer. Heureusement, plus le temps passe et plus le pivot se fait d’une manière naturelle.

Toute la progression de Fez se base sur ce mécanisme et le joueur va devoir l’exploiter pour résoudre les énigmes qui viennent entraver sa progression. Certaines, il faut l’avouer, pourront vous bloquer un petit temps avant d’avoir le déclic et de comprendre comment il fallait jouer avec la perspective. Bien entendu, le tout se base énormément sur votre logique, dans tous les sens du terme. Nous parcourons l’univers avec Gomez, notre héros, en allant de sous ensemble en sous ensemble. Le monde est en effet divisé en mini-plateformes que l’on va retourner, et on saute de plateforme en plateforme à l’aide de portes et autres trous inter-dimensionnel.

Monde de Fez de Polytron Corporation sur Xbox Live Arcade

Une zone de Fez, vue isométrique. Cette vue n'est jamais celle dans laquelle peut évoluer le personnage.

Le moteur de cette progression se base sur un scénario assez simpliste: le monde est proche du cataclysme depuis que le cube en or a explosé, et pour sauver son univers en 2D, Gomez doit retrouver les 36 mini-cubes qui le composaient, eux même éclatés en petits morceaux et éparpillés par delà le monde. Bref, pas très complexe, mais ce minimum syndicale est largement suffisant. Car finalement, ce qui va réellement motiver le joueur n’est non pas l’histoire, mais la merveille qui va avec cette exploration.

Le monde de Fez est tout simplement superbe, avec des graphismes dans une 2D particulièrement léchée et travaillée. Certes, ce n’est pas du lisse, mais il y a un certain style, c’est indéniable et c’est très agréable pour les yeux. De même, remporter un débris de cube ou réussir une mini énigme est jouissif et ne donne qu’une envie: résoudre la suivante. Là dessus, la progression se fait naturellement et le gameplay révèle toute sa saveur. D’autant qu’à côté de ces jolis graphismes, la musique qui nous accompagne est vraiment très bonne et va créer une sorte d’atmosphère complètement féérique et envoutante, difficile de décrocher.

Cube de Fez de Polytron Corporation sur Xbox Live Arcade

En jouant à Fez j’ai eu l’impression de revivre ce que j’avais vécu enfant en jouant à mon premier jeu vidéo, Le Roi Lion. Une sorte de béatitude pas forcément justifiée, mais qui est bien là, qui rend l’expérience amusante sans pour autant que le challenge tire sur la ficelle de la frustration ou de l’intrigue. C’est difficile à expliquer, et pas forcément bien clair. Mais le monde de Fez fait rêver en quelque sorte.

Le gameplay se limite au cœur du jeu, pas d’ennemi, simplement de l’exploration, aussi il n’y a qu’un niveau de difficulté. Votre vitesse de progression va alors dépendre de votre rapidité à maîtriser les diverses actions découlant du principe, et à les assembler pour continuer votre progression. Il est donc difficile de donner une évaluation de la durée de vie, que j’ai cependant trouvée largement correcte. Il y a de très nombreux secrets à découvrir, et je suis encore loin de les avoir tous découvert. Et puis, il y a cette histoire d’alphabet étrange sur lequel je n’ai pas encore bien pu me pencher.

Au final, Fez est un titre qui m’a plus que conquis. Avec son petit prix, 800 MS Points, vous avez la possibilité de vous envoler dans le monde réellement original de Gomez, un monde onirique, envoutant, qui vaut largement le détour. Le principe de jeu est tout simplement génial et, à l’instar d’un Super Meat Boy, vaut largement le coup d’œil même lorsque vous avez l’impression d’avoir plus que retourné le genre Plates-Formes classique. Polytron signe là un grand jeu.


Hunger Games de Gary Ross

Le premier tome de The Hunger Games au cinéma est il le nouveau Twilight ?

dabYo dans Critiques, Films le 13 avril 2012, avec 6 commentaires
Critiques

Ce qui est bien avec les comité d’entreprise, c’est que l’on peut avoir des places moins chères. Mais voilà, elles ont une date de péremption, et c’est ainsi qu’on s’est retrouvés à devoir aller au cinéma assez vite pour ne pas perdre 10€. Après un rapide coup d’œil sur l’énormité du choix de notre cinéma de campagne, nous nous sommes résignés: c’est Hunger Games qui va nous sauver la mise. Alors, bon, entre l’adaptation qui sent les Twilight et les mauvaises impressions de Serafina sur le premier tome, The Hunger Games, je dois dire que j’étais plus que perplexe. Synopsis voulez-vous.

Hunger Games de Gary Ross

Katniss, jeune fille de 16 ans, est une ressortissante de la douzième District de Panem. Son district et les onze autres se sont il y a bien longtemps rebellés contre la capitale, Capitole, et en souvenir de cette affreuse guerre civile, chacun des districts se doit d’envoyer deux émissaires chaque année pour participer aux Hunger Games. Mais personne ne serait assez fou pour y aller de son plein gré et devenir un tribut, car les Hunger Games ne sont rien d’autre qu’une émission de télé-réalité où 24 adolescents sont enfermés dans une arène pour s’entretuer. Seulement, quand sa petite sœur est tirée au sort, Katniss n’hésite pas un instant et se porte volontaire.

Même sans avoir lu la chronique de Serafina, vous l’avez bien compris, on est la dans un film qui mélange anticipation, jeunesse, problème de société et Battle Royale. Difficile à ce niveau là de ne pas penser directement au pitch de l’œuvre asiatique, bien que je ne l’ai lu qu’en manga et n’ai jamais vu le film. Mais passons, faire un procès du possible repompage par Suzanne Collins, l’auteur des romans, n’a pas vraiment d’intérêt.

Haymitch Abernathy dans Hunger Games Adaptation Cinema

Il y a dans cette image un personnage qui a énormément plu à Serafina, mais lequel ?

La premier chose qui m’a choqué c’est à quel point le début d’Hunger Games est pénible à regarder. On a le doit à des plans de caméra rapprochés, qui il faut le dire semblent avoir été tournés par un alcoolique. Difficile de ne pas avoir envie de vomir tant ça bouge dans tous les sens, à tout moment. Alors on pourrait penser que c’est pour souligner l’intensité de l’action, mais je ne vois pas ce qu’il y a de très prenant à regarder deux adolescents nous expliquer que la life suxx et que les Hunger Games sont une grosse connerie. Sur ce côté, le background de la chose est plutôt bien amené, on comprend vite que les Hunger Games sont effectivement une grosse connerie et que le contexte social est plus que bouillant. Mais le tout est affreusement chiant parce qu’accompagné de moments mièvres et mal tourné, mal mis en scène. Les deux adolescents ont beau parler de quelque chose de grave, ils nous donnent l’impression d’être entrain de parler de leur problème d’acné.

Mais ce n’est pas tout, car le scénario joue sur l’aspect dramatique de la nomination de la petite sœur, alors que tout le monde l’attend et qu’il n’y a pas un seul synopsis officiel qui n’y fasse pas référence. Du coup notre héroïne se retrouve à jouer dans des situations mièvres au possible, où elle nous assène des phrases bateaux et stéréotypées en veux-tu en voilà, alors que l’on sait très bien que tout est bidon. Un affreux surplus de bon sentiment. Le tout dans un univers qui se veut être pauvre et miséreux, mais avec une réalisation hollywoodienne qui rend le tout incohérent. Bref, ça a beau être poussiéreux, ça n’attire en rien la sympathie ou la compassion, et ne sert qu’à ennuyer le spectateur.

Soldats dans Hunger Games Adaptation Cinema

Coucou, tu veux voir mon uniforme ?

Et après avoir eu soit l’envie d’étriper notre héroïne pendant près d’une heure, là, comme ça, Hunger Games prend du galon. On se retrouve enfin dans ces satanés Hunger Games et le rythme du film prend là son envol. Attention, on n’est pas face au film du siècle, on parle bien d’une franchise jeunesse, mais il est clair que petit à petit, le film devient intéressant. Les personnages d’abord se retrouvent être un peu moins stéréotypés, Peeta n’est pas réellement le personnage auquel on s’attend, Katniss devient un peu plus supportable, parfois même attachante. Si les pièces ne sont pas réellement originales, elles sont de mieux en mieux amenées et filmées.

Surtout, le film contrairement au roman, n’est pas limité au point de vue de Katniss, mais est omniscient. Cela va permettre d’avoir une plus grande profondeur, d’amener les éléments sociaux qui tourbillonnent autour des jeux, de mieux voir la situation du pays et à quel point tout est réuni pour que cela explose. C’est assez intéressant à ce niveau, l’univers donne envie d’être découvert et ça rattrape plus ou moins bien les débuts, on y entre. D’autant qu’à côté des éléments d’intrigue, on retrouve des scènes d’actions qui sont loin du pathétique qu’a pu nous proposer un Twilight par exemple. On assiste à de nombreux combats entre les différents prétendants et ils sont bien scénarisés, haletants.

Katniss Everdeen dans Hunger Games Adaptation Cinema

Là dessus, il faut avouer que la réalisation est des plus hollywoodienne. Le Capitole est relativement grandiloquent, à la limite de la surenchère et du kitch. Ça ne plaira pas à tout le monde, mais il faut avouer que ça a le mérite de bien mettre en scène l’univers général. On sent qu’il y a du budget. Les acteurs ne sont eux non plus pas spécialement bon, mais font le job comme on dit. Ainsi, notre héroïne Katniss, jouée par Jennifer Lawrence remplie parfaitement son rôle de personnage transparent auquel les spectateurs pourront s’identifier. On peut faire la même remarque pour Peeta, Josh Hutcherson.

The Hunger GamesAu final, après avoir été ennuyé pendant près d’une heure, on finit frustré que cela se termine si vite. Malgré ses 2 heures et 22 minutes, Hunger Games s’avère être un film trop court: en suivant la trame amenée par Suzanne Collins, la réalisation s’est retrouvée obligée d’utiliser une moitié de film pour des scènes sans intérêt, qui auraient pu être bien mieux amenées à l’aide de flashback. L’épreuve de survie et les intrigues qui se trament autour, réels enjeux de ce premier épisode n’est en fait qu’une petite parenthèse dans notre épopée.

Et c’est bien dommage car elle est bien amenée, assez intéressante et prenante, et elle permet enfin de voir les relations entre les différents personnages et donner du charisme à notre héroïne. On est donc bien loin d’un film à la Twilight, avec un univers plus vaste et intéressant, qui aurait mérité d’avoir été mieux traité.


Silence, ça tourne ! #23

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 12 avril 2012, avec 3 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Game Of Thrones s02e02

Game Of Thrones I Understand The Way This Game Is PlayedC’était cette semaine la diffusion du deuxième épisode de la deuxième saison de Game Of Thrones sur HBO. Du moins, si on omet que la chaine américaine a mis par inadvertance l’épisode sur leur site internet une semaine à l’avance, rendant la diffusion caduque. Qu’à cela tienne, nous sommes du genre patient. On en profitera aussi pour regretter qu’il soit impossible d’acheter les épisodes en VOD Orange sans y être abonné…

Revenons à nos moutons, l’histoire continue son bonhomme de chemin à très grand pas, et attaque déjà pour certains personnage une partie de la trame du quatrième tome, l’Ombre maléfique. Du coup, il est fort à parier que la série devrait réussir à maintenir un rythme assez fort contrairement aux romans.

On découvre cette fois une nouvelle partie des terres de Westeros, les îles des fer-nés. Si l’on en voit que quelques morceaux, on est dans un univers bien plus proche du livre que pour Peyredragon, ce qui est un bon point. On retrouve deux nouveaux personnages, des Greyjoys, et il faut avouer qu’ils sont plutôt fidèles. Mais bon, je l’imaginais brune.

Au final, l’épisode est un bon épisode, qui se suit bien, bien que je n’en ai pas gardé un souvenir impérissable.

Hunger Games de Gary Ross

On avait des places de cinéma qui allaient périmer, du coup, on est allé voir l’adaptation cinéma de Hunger Games de Suzanne Collins. Manque de pot, la critique ne sera publiée que demain, et je vais pas vous donner notre avis en avance hein ?

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Voodoo Mon Amour de Diablo Swing Orchestra

It's voooodoooo, mon amour !

dabYo dans Actualité, Musique le 9 avril 2012, avec 5 commentaires

Si Lundi rime habituellement avec lecture, ce lundi est un peu particulier puisqu’il est férié. Aussi, nous n’allons pas parler de nos dernières lectures, c’est bien dommage, mais du premier extrait du prochain album des Diablo Swing Orchestra, Pandora’s Piñata. Pour ceux qui ne connaissent pas encore le groupe suédois, la formation nous pond là son troisième album d’Avant-Garde Metal, aux influences très diverses, du Metal pour la batterie et quelques solos de guitare, au Jazz, avec du swing et de la voix de Soprano par ci par là. Ici, on a carrément été conquis par leurs deux premiers albums, vous pouvez d’ailleurs jeter un œil à ma chronique du deuxième, Sing Along Songs for Damned & Delirious, ou aller écouter gratuitement le premier sur Jamendo.

Voodoo Mon Amour, premier extrait de la future galette comme je le disais, est résolument plus Jazzy que les autres. Le titre annonce la couleur et on le sent tout de suite: c’est sur les rives de la Nouvelle-Orléans que le groupe suédois va nous emmener. Difficile d’ailleurs d’imaginer que dans un pays si froid on puisse jouer une musique qui évoque tant le Sud. La voix masculine est clairement plus en retrait sur ce morceau, se contentant de quelques mots et d’une partie du refrain, en français s’il vous plait. On est bien entendu dans du Diablo Swing Orchestra pure souche, du saxo par ci par là, une orchestration léchée et entrainante, et bien sûr, ces petits solos à la contre-basse qui ne donnent qu’une envie: danser.

Rha, vivement le 22 Mai !


HtH#7: Dead To Rights de DevilDriver

Découvrons les groupes à l'affiche du Hellfest 2012

dabYo dans Actualité, Musique le 8 avril 2012, avec aucun commentaire

Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

DevilDriver fait partie des ces groupes que nous avons découvert sur le tas grâce au Hellfest. En gros, on ne les avait jamais écouté avant d’aller se pointer par hasard à leur prestation du Hellfest 2009, pour leur tournée Pray For Villains. Et je dois avouer que je suis loin de le regretter, tant j’ai pu écouter l’album par la suite. Le groupe de Death Metal aux tendances Melodic et Groove est de retour avec un nouvel enregistrement, Beast, dans lequel le rythme est toujours aussi soutenu et la double-pédale du batteur bien présente.

Dead To Rights est plus ou moins représentatif de leur dernier album, bien que la batterie soit somme toute assez lente et en retrait, tandis que le groupe appuie bien sur son côté mélodique. Le clip est cependant à voir tant il regroupe les clichés du genre, avec des musiciens jouant dans la forêt, une messe satanique et des vierges effarouchées. Le summum étant la fin, aux effets spéciaux… Eh bien, assez spéciaux.

On a en tout cas hâte de voir leur Metal énergique sur le MainStage02, en espérant que cette fois le sol soit assez humide pour que les nombreux circle-pits ne transforment pas le festival en tempête de sable.


Après une conclusion aux trois premiers tomes des Annales de la Compagnie Noire des plus réussies, j’ai décidé de profiter de notre voyage à Londres pour lire le quatrième tome, Jeux d’Ombres. Je donne donc une chance à Glen Cook pour un travail des plus difficiles: essayer de recréer une campagne épique pour la compagnie à partir des mêmes personnages, du même univers, et alors qu’il a mis terme à une trilogie et répondu à toutes nos interrogations. On quitte donc ce que l’on appelle les Livres du Nord pour commencer ceux du Sud. En général, je ne donne pas ce genre de chances, mais Glen Cook a réussi quelque chose d’exceptionnel avec les trois premiers tomes. Va-t-il arriver à nous offrir une suite de la même qualité ? Synopsis.

Jeux d'Ombres, Les Annales de la Compagnie Noire Tome 4, de Glen Cook

Toubib s’est au gré des événements fourré dans une bien mauvaise posture, le voilà annaliste pour la compagnie, médecin, et… commandant. Alors certes, la grande compagnie noire, dernière des compagnies franches de Khatovar, ne compte plus qu’une poignée d’hommes, au point qu’ils peuvent être comptés sur moins de 10 doigts. Mais voilà, pour ces quelques derniers joyeux lurons, la compagnie est leur seule famille, alors ils ont décidé de suivre Toubib dans son projet fou: revenir à Khatovar pour y ramener les annales.

Je dois dire que j’étais vraiment peu enclin à commencer cette lecture de Jeux d’Ombres. Comme je le disais, le dernier tomes de l’arc des Livres du Nord, La Rose Blanche, clôt très bien l’histoire et pourrait tout à fait convenir à une fin définitive. Mais voilà, ces trois premiers tomes ont montré à quel point Glen Cook savait nous surprendre, à quel point il pouvait révolutionner le genre et offrir un récit atypique et passionnant. J’ai donc eu envie d’y croire, de penser que l’on peut réellement relancer une histoire passionnante alors que tout s’est terminé.

Jeux d'Ombres, Les Annales de la Compagnie Noire Tome 4, de Glen Cook

Et je dois dire que, malheureusement, j’ai eu tort. Enfin, tort est peut être un grand mot. Cette première partie des Livres du Sud n’est pas une catastrophe. Tout d’abord, on y retrouve bien entendu le style atypique de narration de Glen Cook, à la première personne qu’est Toubib, qui se parle à la fois tout seul et à nous autres à travers ses annales. L’univers dans lequel évolue la compagnie est lui aussi toujours aussi intéressant. On découvre grâce à ce long voyage vers Khatovar de nouvelles contrées, et donc tout ce qui va avec, coutumes, peuples, et parfois personnages.

Là dessus, il est évident que Jeux d’Ombres est en soit un bon titre de Fantasy, largement au dessus du lot. Mais voilà, quand on écrit la suite des Annales de la Compagnie Noire, on se doit d’être aussi bon que ce qu’il y avait précédemment. Et ce quatrième tome en est bien loin, par de nombreux points.

L’histoire tout d’abord est plus que passable. Les ennemis de la compagnie sonnent faux, ils sonnent comme des monsters of the weeks sortis d’on ne sait où, juste histoire de donner à nos personnages quelques petites embuches dans leur épopée. Et il faut dire que c’est grosso modo ce qu’il se passe. Les embuches, les problèmes sont présentés à chaque fois comme des éléments insurmontables pour une petite compagnie d’une poignée d’hommes… qui y survivent pourtant sans problème. Quelle déception à ce niveau !

Shadow Games de Glen Cook

Couverture de la version originale

Et il n’y a pas que l’histoire qui pose problème. Elle est passable certes, mais cette faiblesse aurait pu être comblée par des personnages hauts en couleurs, ou de bonnes relations. Que nenni, on est je pense face à un des pires fanservices que je n’ai jamais lu. Comment Glen Cook a-t-il pu nous pondre cela ? Certes, il y avait une sorte d’amourette malsaine entre Toubib et la Dame, mais jamais cela n’a occupé une trop grande partie de notre récit. Ici, nous nous retrouvons avec une histoire d’amour qui se retrouve être le thème secondaire du roman, et qui a un développement peu intéressant.

Jeux d'Ombres, Les Annales de la Compagnie Noire Tome 4, de Glen CookLe tableau n’est pas complètement noir bien entendu, et le final laisse espérer que la suite arrivera à remettre à niveau Les Annales de la Compagnie Noire, notamment grâce à un twist assez bien vu et surprenant. Mais voilà, quelle déception. Une impression d’avoir lu quelques quatre cents pages pour pas grand chose.

Au final, Jeux d’Ombres n’est pas un mauvais roman de Fantasy. Il y a en grande partie les qualités des récits de Glen Cook, mais il y a énormément de points faibles sur lesquels les pointilleux ne pourront pas passer. Alors quand on s’inscrit dans, jusqu’à présent, l’excellent cycle de La Compagnie Noire, forcément, c’est un gros carton rouge. Alors sans doute me forcerai-je à lire le prochain tome, car il serait étonnant que l’auteur ait emmené sa série si loin si la qualité n’était pas remontée. Mais en attendant, si vous hésitez, je ne peux que vous conseiller de rester sur le bon souvenir de La Rose Blanche.


Silence, ça tourne ! #22

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 5 avril 2012, avec 6 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Game Of Thrones S02E01

On vous le disait, la deuxième Saison de Game Of Thrones a démarré dimanche dernier, alors bien évidemment, grands fans que nous sommes, nous avons déjà pu apprécier le premier épisode. Dire que Silence avait justement été imaginé suite à la volonté de parler de la première saison au fil de l’eau.

Game Of Thrones Saison 2 There Are No Men Like MeBref, ce premier épisode, The North Remembers est plutôt une bonne remise en jambe. Il y a pas mal d’éléments qui ne correspondent pas au début du livre, La Bataille des Rois. Mais qu’importe, d’une manière générale les scènes sont bien mises en place et permettent d’amener les différents coups de tonnerre de cette saison.

Si le nouveau personnage Melisandre, incarnée par Carice Van Houten, est plutôt très fidèle à ce que l’on s’imagine à partir du livre, on est un peu plus perplexe sur Davos, joué par Liam Cunningham. M’enfin, il est trop tôt pour être catégorique sur ces choix. Par contre, l’ensemble des scènes se déroulant sur Peyredragon est somme toute assez décevant. Elles manquent clairement de puissance et de grandiloquence, la célébration se transformant en petite messe miteuse en plein désert… Dommage. Robb Stark tient une très bonne scène et il est clair qu’il devrait faire partie des gros personnages de cette saison.

Les performances de Peter Dinklage, Tyrion, et Emilia Clarke, Daenerys, sont quant à elles toujours aussi bonne. Il n’y a pas à dire, le nain fait vraiment partie des personnages les plus charismatiques, et Martin nous a vraiment offert une perle.

Pour le moment, en tout cas, ça commence assez fort. Reste à voir si le rythme va être maintenu tout au long des épisodes, car L’Ombre Maléfique n’est pas le tome le plus mouvementé de la série…

La Belle et ses Princes (presque) Charmants

La Belle et ses Princes (presque) CharmantsParfois, après un épisode d’Urgences, on zappe sur la télé. La plupart du temps, ça ne laisse pas un grand souvenir. Mais mardi, on est tombé sur… La Belle et ses Princes (presque) Charmants. Une sorte d’émission de télé réalité qui prend une l’idée vue et revue de mettre un homme ou une femme face à des prétendant(e)s, qui devra choisir son ou sa préférée. Bref, sauf que d’habitude il s’agit bien entendu d’êtres physiquement superbes conformément aux normes de notre société. Ici, c’est l’inverse. La fille correspond à tous les canons, du genre mega bonnasse, mais les prétendants sont… ou moches, ou atteint d’une sorte de défaut assez handicapant socialement, ou les deux.

Alors déjà, avec ce pitch, on se rapprochait sans doute du sommet de la déchéance télévisuelle. Mais c’était sans compter l’arrivée de beaux gosses trois jours après, histoire de doucher les espoirs fous des prétendants. Vous avez bien compris, beaux vs moches. Bref, on a atteint ici sans doute le point culminant de la médiocrité, une médiocrité devant laquelle il faut s’armer de courage si l’on souhaite tenir plus de cinq minutes. Un petit extrait.

Tout ça pour dire que les Battle Royale et autres Hunger Games se trompent sans doute en mettant en scène le futur de la télé-réalité avec de la violence physique, quand c’est surement le mépris et l’humiliation publique qui devraient prendre le pas.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Début de la Saison 2 de Game of Thrones

Trailers, teasers et autres diffusions en VOD par Orange

dabYo dans Actualités, Films, Séries le 1 avril 2012, avec 2 commentaires
Actualités

C’est bientôt l’arrivée de la deuxième saison de Game of Thrones sur la chaîne HBO aux États-Unis. Bien sûr, ici, on est plutôt très impatients de voir cette suite, tant le début avait été réussi et fidèle aux romans de George R.R. Martin. Heureusement, la chaîne américaine nous abreuve continuellement de vidéos teasers et autres présentations, et affiches d’un très bon goût.

The North Remembers Game of Thrones Saison 2

Il y a bien entendu eu les deux premiers trailers, mais depuis il y a eu pas mal de nouvelles vidéos, que ce soit la présentation des nouveaux personnages de la Saison 2, une très longue présentation de l’univers de Westeros avec entre autres les enjeux, les différents personnages, etc. Pas forcément intéressant pour les gens qui ont lu les différents Trône de Fer, mais sûrement instructif pour les autres. Il y a d’autres vidéos à regarder sur la chaîne youtube officielle.

Bref, mais au final, on parle ici avant tout de la diffusion en version originale, mais il existe aussi, à priori, une diffusion assez rapide en français. C’est sur Orange que cela devrait se passer, et ce dès demain, avec de la VOD. Je n’ai pas encore réussi à trouver les prix exacts, et il faudra sans doute attendre la mise en place sur le site de l’opérateur, mais il semblerait que cela soit 1,99€ pour la location et 2,49€ pour l’achat, pour chaque épisode.

Game Of Throne Saison 1 Coffret DVDEn attendant, hier, on a acheté le coffret DVD de la première saison de Game of Thrones. Avec le nombre assez hallucinants d’artworks produits pour la promotion des saisons, la richesse du background de la série de George R.R. Martin et l’implication des fans, on s’attendait à un très beau coffret. Pour la modique somme de 40€, nous avons eu droit à une petite boite en carton entourant une superbe boite… en plastique, dans lequel on retrouve 5 DVD pêle-mêle et un petit booklet.

Pas franchement folichon, faut le dire, surtout vu le prix. Heureusement, le booklet se transforme en carte de Westeros, mais c’est bien là le seul point positif. On est loin des coffrets HBO que sont ceux de Rome ou encore Deadwood.

Franchement, je dois avouer que j’ai rarement été aussi déçu par un coffret de série.


HtH#6: Overlord de Black Label Society

Découvrons les groupes à l'affiche du Hellfest 2012

dabYo dans Actualité, Musique le , avec 2 commentaires

Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

C’est suite à l’annonce de la présence de Black Label Society au Hellfest 2011 que nous nous sommes réellement convertis au Heavy Metal des plus classiques que nous propose le groupe du guitariste Zakk Wylde. Et il faut avouer qu’après nous avoir conquis sur CD, le groupe avait réussi l’année dernière à plus que nous charmer en live. Dynamique et entrainant, la prestation était carrée et maîtrisée, une sorte d’équivalent américain à la superbe prestation d’Airbourne en 2010.

Mais tout le monde n’est pas fou au point de monter sur les tours de la scène du festival, et il faut avouer que le solo de l’ex-guitariste d’Ozzy n’avait rien de bien transcendant, si ce n’est sa durée, affreusement longue. Ils sont cette année de retour, à cause de l’annulation de Black Sabbath, transformé du coup en Ozzy & Friends. Je ne ferai pas de commentaire sur le coup, me doutant bien que c’est à regret que la production a effectué ce changement.

Du coup, pas de nouvel album pour le groupe, mais un clip quand même. On retrouve ici Overlord, un morceau assez représentatif de leurs morceaux lents, lourds et rythmiques, avec de la grosse guitare aux bons gros riffs. Sauf que voilà, le clip n’est pas de leur label occidental, Roadrunner, mais de leur homologue japonais, japonais qui semblent être friand de clips… particuliers. L’esthétique est bien évidement une référence à Kill Bill, et c’est une parodie des films et jeux vidéo asiatiques, le tout n’étant pas sans rappeler un certain Scott Pilgrim. On y retrouve bel et bien Zakk Wylde, mais il est déguisé en ninja-wtf, les autres membres faisant office de boss, et euh, ça vaut le coup d’œil.

Bref, il y a des chances qu’on soit devant la MainStage02 le dimanche aprème, sauf incompatibilité de programmation, en espérant que Zakk n’ait pas l’envie de nous refaire un solo de dix minutes.