La Première Mort de Patrick Eris

dabYo dans Critiques, Livres le 22 février 2012, avec aucun commentaire
Critiques

La Première Mort est un Polar de Patrick Eris publié pour la première fois en 2000 et récemment réédité au format poche par les éditions Lokomodo. Il s’agit là d’un des nombreux romans du genre écrit par l’auteur, que je ne connaissais pas. Avec une couverture réalisée par Nemo Sandman et assez jolie, je suis parti sans apriori dans ce roman qui prend place dans la jolie ville d’Amsterdam. Synopsis.

La Première Mort de Patrick Eris aux éditions Lokomodo

Val Kingsley est une jeune anglaise actuellement à l’université d’Asmterdam où elle suit des études de journaliste. Fille de diplomate, elle est passée par de nombreux pays avant d’arriver sur les ponts de la capitale néerlandaise, sans le sous, brouillée avec ses parents. Pour subsister et financer ses études, elle donne des cours de gym dans un petit club près de la gare centrale. Elle y a notamment rencontré Julian, un beau jeune homme avec qui elle a eu quelques affinités. Mais ça, c’est avant qu’on vienne l’informer qu’il venait de se faire sauvagement poignarder.

Notre roman se déroule donc dans la capitale hollandaise, je dois le dire, pour mon plus grand plaisir. Ayant eu l’occasion d’aller y déambuler cette année, il était forcément très facile pour moi d’en imaginer l’ambiance, les quais, le tramway comme l’auteur nous y invitait. La Première Mort est en effet très ancré dans la ville, bien qu’elle n’y joue pas forcément de rôle, elle place fortement l’ambiance, ironiquement plus calme et posée que d’autres capitales européennes, notamment. Alors certes, l’auteur ne manque pas de nous interpeler à travers sa note d’ouverture que la ville a bien changé depuis l’écriture de son roman, mais n’ayant pas connu cet avant, je n’ai pu le comparer.

Patrick Eris

Patrick Eris

A l’image de la ville, ce Polar est relativement calme et posé. Il n’y a pas énormément d’action, et je n’ai pas ressenti beaucoup de suspens quant à la découverte de l’identité du meurtrier. Bien qu’il y ait une sorte de tueur en série dehors, qui rôde, ce dernier semble passer au second plan tant il n’inquiète pas notre héroïne, externe à toute cette histoire, qui ne se sent qu’à peine concernée. Ce qui l’inquiète plutôt, c’est comment vivre le meurtre de Julian, sa disparition, le fait qu’il ait disparu de sa vie et que cette dernière continue comme si de rien n’était, comme s’il n’avait jamais existé. Une sorte d’introspection adolescente face à la mort donc, plutôt réussie par ailleurs.

On suit les réactions de Val suite à ce bouleversement dans sa vie, assez crédible, bien écrit, qui peut laisser parfois perplexe sans que ce soit négatif pour autant. Je dois avouer que cela m’a plutôt plu de lire et suivre l’évolution du personnage à travers le temps. Sa recherche de vérité, plus pour connaître celle qu’elle n’avait su aimer que pour découvrir le tueur, son mobile, sa manière d’opérer. Bref, une sorte d’enquête à l’envers.

La Première Mort de Patrick Eris aux éditions LokomodoL’écriture est assez fluide et simple à lire, le style de Patrick Eris ne m’a pas particulièrement marqué. On peut tout de même souligner qu’il est agréable à lire, que les situations sont bien retranscrites, que ce soit dans les moments d’errements ou dans les moments d’action. Et puis, surtout, cette ambiance si bien retranscrite, ce bar où l’on joue du jazz, ces canaux d’Amsterdam.

Au final, La Première Mort est un Polar à part, qui change de ce que l’on associe habituellement au genre. Le roman de Patrick Eris ne m’a certes pas particulièrement marqué, mais ce fut une lecture agréable, une parenthèse sympathique. J’aurai presque envie de le conseiller aux amateurs de Young Adult, tant il me semble parfaitement convenir à cette tranche d’âge.


Et vous, votre avis ?

Silence, ça tourne ! #19

dabYo dans Actualités, Films le 9 février 2012, avec 4 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

J. Edgar de Clint Eastwood

J. Edgar de Clint Eastwood avec Leonardo DiCaprioVu la semaine dernière mais oublié de notre silence précédent, J. Edgar est le dernier film en date de Clint Eastwood. Vous le savez, nous sommes de grands amateurs de ses œuvres, que ce soit en tant qu’acteur ou que réalisateur. Il était donc évident que nous nous déplacions rapidement pour aller voir son nouveau long-métrage. Cela dit, depuis Gran Torino, il faut avouer que ses œuvres nous ont laissé sur notre faim: Invictus manquait de panache, et Au Delà frôlait presque avec l’ennui.

Alors qu’en est il de cette biopic de J. Edgar Hoover, célèbre et controversé directeur du FBI pendant près de quarante ans ? Et bien, le bilan est beaucoup plus contrasté, en nuances. Si vous vous attendez à de l’action, vous pouvez sauter votre tour tant le rythme est relativement lent. Et ce malgré une abondance d’ellipses en tout genre, d’effets de narration, de changements de perspective.

Car dans J. Edgar le spectateur passe d’une époque du passé, correspondant à certains passages clefs de la carrière de Edgar et importants pour l’histoire moderne des États-Unis, au présent du personnage. Du moins, ses derniers instants de vie. Cette alternance constante des époques, des périodes, de l’âge des personnages et des relations est, il faut le dire, parfois difficile à suivre. D’autant qu’il arrive que, sans culture assez poussée de l’histoire des USA, on n’arrive pas à vraiment comprendre les enjeux, ce qu’il est entrain de se passer et pourquoi cela sera important par la suite.

Le film permet donc d’une certaine manière de nous y intéresser, d’en apprendre un peu plus et nous invite à nous documenter par la suite, pour mieux en comprendre les éléments. Cela dit, même sans cela, on appréciera tout de même le rythme, cette histoire d’un homme pas toujours en phase avec les autres, assez introverti quelque part, en difficulté et obligé de paraître comme un roc devant tous les autres. Car si il arrive que l’histoire du pays soit parfois floue, celle de l’homme, de ce qui l’a forgé est plus que bien retranscrite.

J. Edgar de Clint Eastwood avec Leonardo DiCaprio

Au casting on retrouve une fois encore un Leonardo DiCaprio qui joue très bien, extrêmement bien un rôle qui, il faut l’avouer, était plutôt risqué. Pour lui donner la réplique, principalement Armie Hammer, que l’on a pu découvrir dans un rôle ingrat de The Social Network.

Et du coup, j’avoue que je ne saurai même pas dire ce que je pense vraiment de J. Edgar, tant je suis partagé. Un bon film, mais qui n’est malheureusement pas un film incontournable.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Le Trône de Fer de George R.R. Martin est sans aucun doute l’une des séries de Fantasy qui se prête le plus aux jeux de stratégie. Ça tombe bien puisqu’il existe depuis quelques années maintenant une adaptation en jeu de plateau chez Fantasy Flight Games. Après avoir été en rupture de stock pendant de nombreux mois, notamment à cause du succès de Game of Thrones, il vient tout juste d’être réédité dans une version revue et corrigée, localisée en français par Edge. C’est donc l’occasion pour nous de vous en parler, puisque nous y jouions depuis de nombreux mois déjà avec la première édition.

Le Trône de Fer, le Jeu de Plateau

Il s’agit donc d’un jeu de plateau jouable de 3 à 6 personnes. Chaque joueur incarne l’une des cinq maisons majeures qui luttent sur les terres de Westeros: Stark, Lannisters, Baratheon, et si le nombre de joueurs s’y prête, Hautjardin et Greyjoy. Le but assez évident est de conquérir les différents territoires de Westeros pour imposer sa supériorité grâce aux différentes citadelles, châteaux et territoires de ressources.

Plateau du Jeu de Plateau Le Trône de Fer

Les ronds verts, jaunes, sur le plateau sont les ordres données aux unités (pièces en bois jaunes, vertes)

La première chose sur laquelle il me faut fortement insister, c’est qu’il ne s’agit pas d’un banal jeu de plateau auquel on aurait ajouté une licence: tout dans cette adaptation transpire le Trône de Fer. Le plateau bien sûr, territoires de Westeros, les différentes pièces et cartes à l’effigie des personnages, mais surtout, le système de jeu et la tension qu’il provoque entre les joueurs.

Le principe d’information différée que j’évoquais souvent dans les chroniques des livres est ici parfaitement respecté. Chaque début de tour, les joueurs doivent donner des ordres aux différentes unités de sa maison présentes sur le plateau. On y compte cinq types d’ordres, déplacement offensif, maintient défensif, maintient de coopération, raides et influence sur le pouvoir. Ce ne sont pas les noms officiels, c’est juste pour vous donner une idée de ce que chacun fait. Les ordres sont donnés face cachée, et lorsque tout le monde a placé ses ordres sur le plateau de jeu, ils sont retournés pour être révélés. Chaque joueur pour les placer doit donc déterminer ce que feront le plus probablement les autres et agir en conséquence pour anticiper et ainsi minimiser les dégâts, en quelque sorte.

Cette partie du jeu est à la fois une sacrée prise de tête, et à la fois l’une des plus intéressantes. Comment placer nos ordres, qui sont limités à trois par type et un seul par unité, pour se défendre efficacement tout en étant offensif pour se rapprocher de la victoire. Plus l’on est proche de la fin, plus il faut être prêt à sacrifier quelques territoires pour remporter le tout et analyser les différents scénarios possibles. Une fois les ordres découverts, il faut alors les exécuter, suivant le type, puis chaque joueur ayant son tour. Ainsi, si deux joueurs ont placé des ordres d’attaques, il leur faudra choisir lequel ils vont jouer en premier, ce qui peut avoir une conséquence assez forte.

Plateau du Jeu de Plateau Le Trône de Fer

Comme dans le Trône de Fer, ici, c’est chacun pour soi. Mais cela ne veut pas dire que deux joueurs, voire plus, ne peuvent pas joindre leurs forces temporairement lorsque cela les avantage mutuellement. Chaque attaque est précédée par un tour de table pour que d’éventuels alliés fassent connaître leur support à chaque opposant, s’ils le souhaitent. S’engage ensuite le conflit: chaque camp a un nombre de points d’attaque, auxquels vont peut être s’ajouter ceux d’une carte de héros. En effet, chaque maison dispose de 6 cartes de héros, qui lorsqu’elles sont jouées au cours d’une bataille permettent d’augmenter sa force de combat, ou d’autres effets plus stratégique.

On retrouve dans ces cartes les personnages principaux de la série, Ned et Robb pour les Starks, Cersei et Jaime pour les Lanisters, etc. Il faut d’ailleurs préciser que si les personnages présents vont jusqu’au tome 9 (ou 3ème intégrale), il n’y a pas de réel spoil à prévoir. Les personnages sont d’ailleurs superbement illustrés et un véritable régal pour les yeux. D’une manière générale d’ailleurs, le jeu de plateau est d’une grande qualité graphique.

Cartes du Jeu de Plateau Le Trône de Fer

Les différentes cartes maison du joueur Stark, on retrouve les héros des romans. Certains ont des effets bonus qui permettront au joueur d'obtenir un avantage en cas de victoire, ou de surprendre son adversaire

Afin d’amener un peu de variété dans les parties, chaque tour ont lieu des événements aléatoires qui peuvent avoir un très gros impact sur la suite du jeu: ravitaillement et recrutement des armées, attaque des sauvageons, ou encore jeu des trônes. Là encore les événements ne sont pas mis au hasard et conviennent parfaitement à l’ambiance de la série. On pourrait craindre que du coup, le tout perde en stratégie, mais c’est presque tout le contraire. Cela permet aussi et surtout de différencier totalement chaque partie.

Au final, l’adaptation en jeu de plateau du Trône de Fer créée par Christian T. Petersen est une réelle réussite. Avec ses illustrations soignées et ses éléments repris du roman, on aurait vraiment l’impression de jouer sur les terres de Westeros. Mais au delà de cette ressemblance, le jeu en lui même est vraiment prenant et vous permettra de passer d’excellents moments. D’autant qu’avec des petits aléas dans le jeu, on pourrait presque dire que chaque partie est unique. Un achat très facilement rentabilisé, en somme.

Le Trone de Fer Le Jeu de Plateau Seconde EditionA noter que visiblement, la seconde édition du jeu de plateau du Trône de Fer permet de jouer jusqu’à six joueurs dans sa version basique, avec l’ajout de la maison Martel. De même, et ajout des plus sympathiques, à priori les deux extensions Tempête des Lames et La Bataille des Rois seraient directement inclues dans l’édition, ce qui est un sacré plus. N’ayant pas encore eu l’occasion de les tester, je ne puis dire ce que cela change réellement. Outre ces changements, on pourra aussi noter un petit re-design des cartes, de nouveaux artworks, et surtout une refonte du plateau, moins « flashy ».

Mais d’une manière générale, rien qui ne change drastiquement le principe du jeu.


Ce matin a été marqué par la diffusion de l’affiche définitive du Hellfest 2012 par ses organisateurs. Après deux très bonnes années 2010 et 2011, il était temps pour le festival Metal français clissonais de grandir, changer de terrain et augmenter sa capacité d’accueil. On peut dire que cela se ressent au niveau de l’affiche, puisqu’on retrouve cette année non pas quatre mais six scènes, thématiques comme bien souvent.

Hellfest 2012 Annonce

On retrouve bien entendu les grosses têtes d’affiches sur les deux MainStage, notamment pour nous King Diamond, Guns N’ Roses, Within Temptation et surtout, Mötley Crüe, et quatre autres scènes à thèmes: Altar, Temple, Warzone et Valley. Les deux premières seront programmées en alternance et on y retrouvera majoritairement du Death et du Grindcore pour la première, du Black et du Pagan sur la deuxième. Côté Warzone, c’est celle qui se rapproche le plus des premières Terrorizer Tent, avec beaucoup de Punk et de Hardcore, tandis que la Valey fera la part belle au Doom, Stoner et autres Sludge, très présents en 2011 et qui avaient bien besoin de leur propre espace.

Affiche Hellfest 2012

L'affche finale (cliquez pour l'agrandir)

De notre côté, outre les grands noms, on a déjà hâte d’assister aux performances de Lamb of God et DevilDriver, qui nous avait séduit en 2009, Moonsorrow qui était déjà passé par là en 2010, Enslaved, The Devil’s Blood, Sunn O))), Crashdïet ou encore Vulture Industries.

Bref, les groupes attendus de notre côté ne manquent pas et on sent déjà venir les dilemmes. Il ne reste plus qu’à espérer que les récents déboires de santé de Tonny Iommi ne remettent pas en cause la participation de Black Sabbath pour la clôture du festival ! On essaiera de vous faire un compte à rebours chaque dimanche, avec un morceau emblématique des principaux groupes.

Cette nouvelle édition risque en tout cas une fois encore d’être un grand moment pour notre été, on espère bien vous y voir ! N’oubliez pas de prendre vos tickets assez vite, car chaque années les pass, notamment ceux de trois jours, partent très vite !

Et vous, vous allez y voir quoi ?


Après avoir été largement conquis par l’Ombre de Saganami de David Weber, deux tomes se déroulant dans l’Univers de Honor Harrington, un gigantesque Space Opera qui mêle stratégie militaire à Hard SF, j’ai décidé d’aller plus loin. Et j’ai donc entamé le tronc principal de la série, Honor Harrington, par le bon milieu, En Mission, le 17ème et dernier tome en date aux éditions l’Atalante. Certains de l’équipe diront sans doute mer il et fou, ne partageant pas tout à fait mon enthousiasme pour cette série au déroulement posé, assez long et surtout complexe, mais qu’à cela ne tienne. Je dois déjà vous le dire, je n’ai pas regretté ma rencontre avec Honor Harrington. Synopsis.

En Mission Honor Harrington de David Weber Tome 1

Le conflit entre la République de Havre et le Royaume de Manticore vient sans doute de passer à un stade inattendu. La supériorité militaire des sujets de sa majesté est telle qu’il semblerait bien que l’issue du conflit soit toute proche. Reste à savoir si un accord peut être trouvé entre ces deux entités néo-barbares ou si Manticore n’aura d’autre choix que de raser toutes les infrastructures de son ennemi du moment. Car le temps presse pour les manticoriens, qui risquent bien de se retrouver en guerre avec la Ligue Solarienne à cause de fâcheux évènements.

Il suffit de lire ce synopsis pour comprendre qu’on est face à du lourd, de la spatio-politique comme on peut, ou pas, l’aimer. Ne partez pas en courant, derrière ces noms quelque peu barbares se cache surtout un univers toujours aussi fascinant. Je l’avais plus ou moins découvert avec l’Ombre Saganami, mais cette histoire là se concentrait surtout sur l’histoire d’un équipage de vaisseau et un tout petit système de planètes. Dans En Mission, le spectre de l’intrigue politique et militaire, est beaucoup plus vaste, contenant grosso-modo tout l’espace délimité par l’univers d’Honor Harrington.

Et c’est passionnant. Vraiment. Les pions se mettent en place, les situations se dessinent peu à peu et on visualise l’intrigue que David Weber mets en place. La narration se fait autour de plusieurs personnages. Si le Royaume de Manticore est plus ou moins vu comme les gentils, cela ne nous empêche pas pour autant de suivre ses ennemis. Ces derniers sont en général entrevus le temps d’un chapitre, la suite de l’histoire pouvant les évoquer où les voir évoluer à travers d’autres yeux. Alors bien entendu, cela demande au lecteur une concentration assez forte, puisque chaque personnage évolue souvent dans sa propre sphère de relations, amenant là de nombreux noms de personnages.

Mission of Honor Honor Harrington Tome 12 David Weber

C’est peut être là un des points faibles du roman pour ceux qui n’aiment pas les aspects complexe. Car en plus d’avoir un univers vaste, de s’étendre assez souvent sur les technologies utilisées, de proposer des intrigues difficiles à appréhender, il faut en plus faire avec des personnages que l’on n’arrive pas toujours à situer. Accepter donc de ne comprendre parfois qu’une partie pendant un moment, avant que le déclic n’ait lieu. On pourrait penser que cela vient du fait que j’entame la série en cours de route, et cela vient sans doute en partie de ça, mais pas seulement, puisque je dois avouer qu’avais déjà oublié certains personnages rencontrés dans L’Ombre de Saganami.

En Mission Honor Harrington de David Weber Tome 1Ce tome en tout cas arrive particulièrement bien à créer une situation de tension intense, avec une sorte de longue montée en puissance. Très impressionnante, chaque passage est amené avec soin pour amener à une sorte de passage décisif qui ne dépareillerait pas dans un Trône de Fer par exemple. Passé les premiers chapitres d’introduction, j’ai vraiment eu du mal à me décoller du livre pour ne pas le dévorer.

Au final, cette première partie d’En Mission m’a vraiment conquis. Pour peu que vous ne soyez pas réfractaire aux situations complexes et à la Hard Science-Fiction d’une manière générale, Honor Harrington est vraiment une série à lire. Je ne conseillerai peut être pas de commencer avec ce tome, le premier pourrait tout à fait convenir, mais il est évident qu’il faut y avoir jeter un œil au travail de David Weber. Pour sa maîtrise, pour son univers cohérent, et ces situations de tension tout simplement jouissives.


Silence, ça tourne ! #18

dabYo dans Actualités, Films le 2 février 2012, avec aucun commentaire
Actualités

Première séance pour cette année 2012 de Silence, ça tourne ! Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Urgences Saisons 1 et 2

Urgences (ER) Saison 2On a donc continué ma séance de rattrapage de la série culte Urgences, que je n’avais jamais vu jusqu’alors. Après avoir enchaîné les quinze premiers épisodes, le marathon a continué jusqu’à la presque fin de la Saison 2.

Je dois avouer que pour le moment, la formule semble toujours marcher. La monotonie probable de la structure, une journée aux urgences étant grosso modo rythmée de la même façon à chaque fois, est pour le moment compensée par des histoires personnelles et des petits rebondissements sympathiques.

On retrouve aussi quelques très bons épisodes, très prenants et assez durs émotionnellement parlant, lorsqu’on s’attarde un peu plus sur certains cas particuliers: accouchement difficile, accident d’un pompier, etc. C’est de loin les meilleurs épisodes jusqu’à présent.

Cela dit, je dois quand même regretter un certain essoufflement, la série reste bonne, j’ai toujours envie de la suivre, mais il n’y a plus le même attrait que pour les premiers épisodes. Chose bizarre s’il en est puisqu’une série comptant près de 15 saisons doit avoir un certain niveau constant pour avoir réussi à tenir aussi longtemps.

A voir donc.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ? Doug Ross ne vous donnait pas l’urticaire lorsqu’il parlait ?


if is Dead lance sa version 3 !

dabYo dans if is Dead le 29 janvier 2012, avec 7 commentaires
if is Dead

Après des dizaines de mois de préparation, des sommes faramineuses de jours-hommes dépensées avec les plus grands graphistes, développeurs et ergonomes du monde, l’équipe d’if is Dead et moi même sommes fiers de vous dévoiler en exclusivité mondiale (forcément), la nouvelle version du webzine !

Hipster Ariel if is Dead V3

Le violet grisé qui nous caractérisait, et que nous étions les seuls à voir comme violet par ailleurs, a laissé sa place à un moderne-tendance-branché-in combo gris-rouge des plus recherchés. Bon, certes, entre le début de la création du design et son lancement on a largement eu le temps de constater à quel point nous avions été copié (mais jamais égalé), avec en vrac la nouvelle interface Gmail ou encore Gamekult et toute la galaxie CNet. Mais bon, c’est normal quand on a bon goût.

Bien sûr, comme ici on ne fait pas les choses a moitié, mais plutôt à 10%, nous n’avons pas testé sous Internet Explorer, ni sous Linux, et encore moins sur des navigateurs obsolètes comme Internet Explorer 6. Mais si vous avez l’âme d’un beta testeur, et que nous aider vous fait envie, n’hésitez pas à nous dire ce qui pourrait mal s’afficher. Après tout, on sait jamais, on pourrait le corriger.

Bon sinon, on serait ravi de savoir ce que vous en pensez, quand même. Bon surf !


Les Tangences Divines de Franck Ferric

dabYo dans Critiques, Livres le 20 janvier 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Les Tangences Divines est un roman de Franck Ferric sorti aux éditions du Riez à la rentrée de l’année dernière. L’auteur d’imaginaire français n’est pas inconnu de nos colonnes puisqu’il avait déjà plus que conquis Serafina avec son premier roman, La Loi du Désert, et LuxtExMachina avec son recueil de nouvelles Marches Nocturnes, récemment réédité en poche par Lokomodo. Reste à voir si la magie allait opérer de la même façon sur moi. Pour ce second roman, c’est dans les égouts que nous allons nous diriger, ceux de notre capitale Paris. Sa superbe couverture est signée Bastien Lecouffe-Deharme. Synopsis.

Les Tangences Divines de Franck Ferric

Théodule est égoutier à Paris, il fait équipe avec un grand black fan de Jazz, et truc, enfin, le nouveau quoi. Sa vie n’est pas folichonne, son mariage semble battre de l’aile, mais il s’en contente plus ou moins. Se lever tôt, se crever à la tâche et au milieu de la puanteur de la capitale, rentrer pour s’endormir devant la télé, être engueulé par sa femme quand elle rentre à son tour car il n’a rien foutu de son après-midi, manger, puis s’endormir. Recommencer. Enfin, ça c’était jusqu’à ce qu’il fasse son malaise dans les égouts et découvre l’envers du décors de notre monde.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre de ce roman, et je dois avouer que j’ai été franchement surpris. Notre histoire se déroule donc à Paris, notre héros est un égoutier, et doit sans doute être le seul égoutier dont j’ai jamais suivi les tribulations. Il faut dire que Théodule n’est pas du tout le type de personnage qui est mis en avant habituellement. Il a une vie ordinaire, pas franchement à la hauteur de ce qu’il avait pu espérer, mais bon, ça lui suffit. Il est en soit un peu n’importe qui, et le lecteur peut aisément s’y identifier, ou tout du moins, le comprendre. Bon, il a certes quelques traits de caractère particulier, notamment un certain jemenfoutisme et manque d’entrain qui peuvent parfois étonner, mais qui ne sont pas du tout déplaisant.

Franck Ferric

Franck Ferric

Le livre a un côté très terre à terre, de par son héros qu’on pourrait qualifier d’ordinaire, mais aussi et surtout avec sa narration. Faite au présent, avec des descriptions au présent et l’action au présent, les différents détails de la vie du héros prennent une grosse importance sur notre histoire. Alors oui, parfois on le suit dans le feu de l’action, mais d’autre fois, on patiente à ses côtés pendant qu’il mange sa pomme ou cherche ses clefs. Ces détails qu’on pourrait qualifier d’inutiles peuvent laisser perplexe. J’avoue que cela a été mon cas à certains moments, cela dit, ça donne un certain atmosphère au livre, une sorte de force tranquille que j’ai plutôt appréciée. On pourra malheureusement regretter l’abus du il, les répétitions qu’il procure se remarquent rapidement sur certains passages.

Notre histoire se déroule certes à Paris, mais il s’agit tout de même d’un livre de genre Fantastique, qui dans son univers m’a fait penser au roman de Terry Pratchett, Les Petits Dieux et autres Neil Gaiman. Pour ne pas révéler l’histoire ni gâcher la surprise et la découverte de l’univers, je ne peux pas en dire beaucoup plus, mais c’est vraiment quelque chose de très sympathique à lire. Les idées sont plutôt originales et on peut plus ou moins les qualifier de complètement tripesque. Le tout est loufoque mais plutôt cohérent lorsqu’on se prend au jeu. Et je m’y suis largement pris, ce qui est d’autant plus agréable. L’échappée en avant de notre personnage dans un univers loufoque est d’autant plus absurde que Théodule reste affreusement terre à terre. Quand il ne pense pas à ses clefs, c’est sa femme qui occupe ses pensées. Va-t-il réussir à se faire pardonner ? Ne faudrait-il pas qu’il les laissent tous là en plan, pour reprendre sa petite vie pépère ?

Les Tangences Divines de Franck FerricDerrière l’absurde se cache aussi un grand cynisme, une critique de notre société, de notre façon de vivre. On pourra la trouver juste, facile, ou erronée, et je suppose que tout dépendra des convictions du lecteur. Cela dit, à aucun moment cela ne gâche la lecture, qu’on partage les idées ou non. Franck Ferric propose une vision posée, non manichéenne, loin de la revendication malvenue ou du roman moralisateur. Je dirai plutôt que j’en ai vu ressortir une sorte de c’est mal foutu, mais c’est la vie.

Au final, Les Tangences Divines était une lecture sympathique qui m’a pris et m’a donné envie de poursuivre ma lecture pour savoir ce qu’il allait bien pouvoir advenir de notre héros. Je regretterai simplement sa narration au présent, qui m’a parfois déçu. C’était un agréable moment passé avec Théodule, un périple agréable et surprenant dans la capitale de Paris qui nous offre là un notre Neverwhere franco-français. Un bon moyen de découvrir Franck Ferric en tout cas.


C’est Lundi, que lisez vous ? #29

dabYo dans Actualités, Livres le 16 janvier 2012, avec 7 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Cette fois, tout le monde m’a plus ou moins lâché, et il semblerait que je sois le seul à avoir lu. Mouais.

dabYo

La Première Mort de Patrick Eris aux éditions LokomodoCette semaine j’ai plutôt bien attaqué un roman des éditions Lokomodo, La Première Mort de Patrick Eris. Il s’agit d’un Polar se déroulant à Amsterdam et ayant pour héroïne une jeune étudiante anglaise.

Après près de cent pages, je dois avouer que si l’on retrouve bien un meurtre, les éléments du genre Polar, notamment l’enquête, ne sont pas encore bien présents. Cela ne me manque pas, mais pourrait surprendre ceux qui s’attendent à un roman faisant plus place à l’action. On est plutôt ici face à une sorte d’introspection de notre héroïne, qui ne sait trop comment réagir face à la mort d’un de ses proches, poignardé sauvagement.

Je ne doute pas que le rythme va changer dans la seconde partie du roman, ceci dit, pour l’instant je trouve que cela tient plutôt bien la route, le comportement de Val est plutôt cohérent et crédible. Le style est lent, mais pas trop, et le décors de la ville hollandaise est vraiment bien retranscrit.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Silence, ça tourne ! #17

dabYo dans Actualités, Films le 12 janvier 2012, avec 7 commentaires
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Première séance pour cette année 2012 de Silence, ça tourne ! Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Retour vers le futur

Retour vers le Futur de Robert ZemeckisAussi étonnant que ça puisse paraître, jusqu’à peu, je faisais partie des rares personnes qui n’avaient jamais vu Retour vers le futur. J’avais certes entre-aperçu ça et là, des morceaux au gré des multiples rediffusions à la télé, mais jamais du début jusqu’à la fin. C’est chose corrigée.

Si vous êtes aussi inculte que moi, vous pouvez peut être ignorer qu’on retrouve notamment Steven Spielberg et Frank Marshall à la production, Robert Zemeckis à la réalisation, et la superstar de l’époque, Michael J. Fox.

Culte pour nombreux d’entre nous, je dois avouer que ce premier épisode est vraiment sympathique. On sent certes clairement qu’il a été tourné dans les années 80, que ce soit dans les habits, dans la manière de filmer, dans les répliques et surtout, dans ces adorables doublages français. Mais ça ne gâche pas la qualité du film, potache mais drôle, un régal. La panoplie des personnages est certes caricaturale, mais bien adaptée aux péripéties de l’histoire.

Le principe, que vous devez bien entendu connaître, est vraiment bien utilisé dans cet épisode et ne souffre (pas trop) d’incohérences. Si on le classe souvent dans le genre Science-Fiction, j’y suis tout de même assez perplexe, tant la technologie n’y est pas réellement au centre. Alors certes, Doc’ est excellent dans ses tirades scientifiques, mais elle n’y change pas grand chose.

Retour vers le futur 2

Suite au succès mérité du premier est sortie quatre ans plus tard une suite. Bon, il faut dire qu’elle était annoncée dès la fin du premier, même c’était pour le gag. Du coup, si cela semblait certes être « prévu », les scénaristes pour coller à la fin ont du partir sur la même base.

Retour vers le Futur 2 de Robert ZemeckisEt c’est là où le bas blesse, puisqu’ils se retrouvent avec un personnage dont ils ne savent que faire et qui va rendre le scénario parfois assez hasardeux, quand il n’est carrément pas crédible. Des personnages principaux qui proposent de laisser leur connaissance inconsciente sur une poubelle, seriously ? Bon, c’est certes marrant quand on y pense, mais la zapper du début du film aurait été plus crédible, quitte à assumer cette petite incohérence.

Contrairement au premier épisode, Marty et Doc’ ne se dirigent là pas que dans le passé, mais bien dans le futur, en 2015 pour être exact. Forcément, regarder le film en 2011 et voir que le skateboard-so1980 devrait bientôt exister mets à mal la réalité. Alors certes, on peut s’en foutre, et il ne faut pas s’attarder sur ce genre de détails pour apprécier la série de toute façon. Maiiis, ça fait bizarre. Ceci dit, certaines petites phrases, très auto-critiques, sont tout simplement géniales. Oui, je parle de celle du requin.

Au final, si on est pas au même niveau que pour le premier épisode, il faut avouer que cette suite de Retour vers le futur montre vraiment dans quelle direction se dirigeait le cinéma américain, tant même pour un film qui n’est pas forcément étiqueté « film d’action » il y avait beaucoup de scènes de « grand spectacle ».

Urgences Saison 1, épisodes 1 à 15

On continue nos séances de rattrapage de mon inculture avec une série cette fois, que je n’ai bien entendu jamais vu sauf par hasard, Urgences. Si comme moi vous n’avez jamais vu George Clooney ailleurs que dans des pubs Nespresso, il va falloir vous y mettre.

Urgences (ER) Saison 1Outre notre caféinomane, on retrouve notamment Julianna Margulies que l’on a pu apprécier cette année dans The Good Wife, ainsi que Noah Wyle dont la participation à Falling Skies était plus que regrettable.

Le pitch, vous devez bien entendu le connaître, mais tout de même: on suit des internes d’un service d’urgence de l’un des hôpitaux de Chicago. Les études de médecine n’étant pas ma tasse de thé, je ne saurai dire si cela correspond complètement au parcours de nos propres étudiants en médecine. Mais toujours est il que, contrairement à un Dr House par exemple, nos personnages sont encore dans leur phase d’études, et apprennent.

Les épisodes sont très rythmés, avec de nombreux cas d’urgences. Là, nous ne somme pas dans le Monster of the Week, mais dans le Monsters of the Week. Pas mal de cas, souvent nombreux, qui sont là pour nous faire découvrir peu à peu les personnages, leurs faiblesses, leurs relations. Il faut avouer que c’est plutôt très addictif pour le moment.

La seule chose que je regretterai pour le moment, c’est que près de 20 ans plus tard, la série soit toujours vendu aussi chère en DVD alors qu’elle a surement été amortie jusqu’à la moelle.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ? Y a des gens qui ne sont pas fans de Retour vers le futur, ici ?