Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Le jeu indé PC débarque dans une version spéciale Xbox Live Arcade

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 22 mai 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Les jeux vidéo indépendants restent généralement inconnus du grand public à quelques exceptions près, généralement grâce au support du Xbox Live Arcade, tels Braid ou plus récemment Fez. Mais ce n’est pas le cas de Minecraft, un titre qui fait sensation depuis plusieurs mois déjà dans la sphère jeux vidéo, et dont LuxtExMachina vous disait tout le bien qu’il en pense. Le titre vient de faire son arrivée sur le Xbox Live Arcade, dans une édition spéciale, sobrement nommée Minecraft: Xbox 360 Edition. Alors, les développeurs de Mojang ont ils vendu leur âme au diable en autorisant 4J Studios à développer une adaptation pour la Xbox 360, ou le titre a-t-il gardé son identité ?

Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Pour ceux qui n’aurait pas suivi ou qui aurait manquer de lire la chronique de sa version PC, Minecraft est un jeu de type bac à sable. Vous incarnez un personnage complètement anonyme qui a la possibilité de collecter (« miner ») des ressources (bois, pierre, viande, peaux d’animaux) pour les réutiliser et construire quelque chose de mieux (le bois devient une planche, la planche un bâton aiguisé, etc). C’est de là que vient le « craft », qu’on pourrait traduire ici par construire en français. Minerconstruire, ça le fait tout de suite moins, mais c’est l’idée. Le jeu va donc vous challenger sur cette idée: vous avez un monde rempli de matière première à exploiter, faites nous voir comment vous allez pouvoir récupérer toutes ces ressources et ce que vous allez bien réussir à en faire.

Il est donc évident que si cette idée de créer des choses, de construire et de vous fixer vos propres objectifs ne vous séduit pas, il y a peu de chances que Minecraft soit fait pour vous. J’avoue que je partais assez négativement là dessus, et ce n’est pas voir LuxtExMachina y jouer qui m’avait fait changer d’avis. L’objectif du titre, pour devenir intéressant et vous pousser à continuer, va être de ressusciter en vous l’envie de créer des choses, même si cela n’a en soit aucune importance. C’est ainsi que j’ai lancé le titre sans trop de conviction, pris ma manette dans les mains, et miné mes premières ressources. J’ai construit mes premières planches, à partir desquelles j’ai fait une épée de bois, pour aller tuer quelques vaches et me faire du cuir. Puis j’ai vu qu’il y avait d’autres matières à assembler, et j’ai donc naturellement eu envie d’aller le faire.

Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Tout le gameplay repose là dessus, car pour créer ces nouveaux objets il vous faudra découvrir de nouvelles ressources, et pour les récupérer, il faudra sans doute en acquérir d’autres, s’organiser pour pouvoir les extraire, etc. En soit, c’est vraiment prenant et on devient vite accroc. Pour compliquer la tâche du joueur, il faut explorer le monde pour découvrir ses ressources, et se défendre face à des ennemis la nuit, au risque de perdre tout ce que l’on avait accumulé auparavant. Pour une description plus complète des possibilités vous pouvez relire l’article de LuxtExMachina, plutôt complet à ce niveau.

Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Ceci est une vache (moche)

Cette monture Xbox 360 propose ce qui est considéré comme la « version classique » de Minecraft, celle avec laquelle le plus de joueurs ont découvert le titre, puisque le jeu continue de recevoir des améliorations sur PC, qui ne font pas toujours l’unanimité. La version console devrait d’ailleurs faire de même, bien qu’on puisse à juste titre craindre l’arrivée de DLC, chose habituelle sur cette plateforme. Reste que l’adaptation est vraiment fidèle et retranscrit très bien l’univers du titre, ses possibilités et le tout reste tout de même très « pc » dans son interface. Celle ci fait plus penser à un vieux jeu PC dont les développeurs auraient oublié que l’ergonomie a aussi son importance. Les graphismes sont dans la même veine, plutôt moches il faut l’avouer, mais la prise en main est quant à elle instantanée. Des petits tutoriels sont présents dans chaque sous menu, et une fois la partie lancée, c’est plutôt très intuitif et on apprend rapidement les bases du gameplay: miner, construire.

La durée de vie est donc complètement dépendante de l’intérêt que vous allez trouver à construire ces choses, à assembler bloc sur bloc. Il y a certes l’exploration et les ennemis, mais je doute qu’on puisse réellement y trouver son compte si le principe ne nous branche pas. Reste que tout est au rendez-vous pour prolonger l’expérience et fournir un bac à sable illimité. Vous pouvez créer plusieurs mondes qui sont aléatoires, régler la difficulté des ennemis, y jouer jusqu’à quatre en coopération offline, et jusqu’à huit grâce au Xbox Live, rejoindre ceux de vos amis, et sans doute par la suite, en télécharger. Pour vous pousser à l’aventure et vous guider sur le début, les habituels succès sont au rendez-vous.

Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Minecraft: Xbox 360 Edition n’a que peu de choses à envier à son grand frère sur PC. Si on y perd, pour le moment, les dernières améliorations du titre et la facilité d’installation de mods, on y gagne en confort et convivialité pour y jouer, surtout pour ceux qui n’ont pas l’habitude comme moi de jouer sur ordinateur. J’ai complètement accroché dès les premiers blocs minés, mais il est tout de même préférable de passer par la case démo avant de débourser la modique somme de 1600 MS Points pour acheter le titre, tant le gameplay peut être clivant. Moi, j’ai adoré, et si la démo vous convient, nul doute que vous ne tarderez pas à vous procurer le titre.


Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

Taake ne sera pas le seul groupe de Black à avoir le grand honneur de nous voir assister à leur prestation, les norvégiens d’Enslaved en seront aussi. Le Black Metal de la formation, qui a déjà plus de 20 ans d’activité, est lourd, lent, avec des relents par ci par là de Pagan voire de Folk, et des passages plus rapides, qui leur permettent de signer certains morceaux que j’apprécie beaucoup, et de se revendiquer du Viking Metal, mouais. Le chant, assuré par leur leader Grutle Kjellson, est souvent du Black classique parfois alterné avec une voix claire. Path To Vanir est extrait de leur 10ème album, Ruun, sorti en 2006.

Je lui préfère l’excellent titre très Pagan qu’est Havenless, mais qui n’a pas eu droit à un clip du même acabit, c’est à dire très… particulier. Le groupe n’est pas inconnu au bataillon, illman les a récemment vu au Confort Moderne, ayant plus qu’apprécié leur prestation, et nous les avions vu au Hellfest 2009. Sous la RockHard Tent, en début de soirée et avec une prestation qui dégageait une ambiance bien malsaine, ils avaient même réussi à mettre mal à l’aise Serafina.

Programmé le samedi soir à 22h30 sous la Temple, il y a de fortes chances que nous nous joignons à l’offensive des vikings. Juste à espérer que Guns fassent les divas et soient en retard, pour ne pas avoir à les laisser avant la fin.


La Loi des Mages est un roman de Fantasy qui nous vient d’une contrée assez peu représentée par chez nous, la Russie. Publié en deux tomes par les éditions Mnémos, il est écrit sous le pseudonyme énigmatique de Henry Lion Oldie par quatre mains, celles des deux auteurs ukrainiens Oleg Ladyjenski et Dmitri Gromov. La littérature russe ne fait pas partie de celles que je connais le plus, et en dehors du récent Metro 2033, je n’en connais quasiment aucun. Mais voilà, c’est quelque chose que j’avais envie de découvrir, et la superbe illustration de Christophe Dubois qui sert de couverture au roman a fini par me convaincre de me lancer dans ce dépaysement des plus total. Synopsis.

La Loi des Mages, Tome 1, de Henry Lion Oldie

Drouts et Rachka, respectivement Valet de Pique et Dame de Carreau, ont subi le bagne avant d’être déportés dans une lointaine contrée de Russie, perdue, où le climat est aride, la vie dure et les villageois peu nombreux. S’ils ont été condamnés à ce traitement, c’est parce que tout deux étaient des mages légaux et qu’ils se sont fait prendre pour exercice de magie. Car s’ils ont bien respecté la Loi, personne ne peut s’y soustraire, c’est celle des mages, et non celle d’une Russie qui interdit l’utilisation de la magie. Et les Barbares, unité de rafle, veillent à ce que cette interdiction soit bien respectée.

La critique de La Loi des Mages va être ardue, car il y a d’excellents points et d’autres qui viennent réellement ternir le tableau. Comme si il n’était pas possible pour le duo Henry Lion Oldie d’écrire un roman qui soit dans la norme, de se compromette pour le seul confort du lecteur. Quelque soit le terrain, nous sommes dans l’exubérance, dans le choix pleinement assumé et exécuté. C’est parfois une excellente qualité, et d’autres fois, un terrible défaut qui pourra laisser certains lecteurs sur le carreau. Mais il est difficile de reprocher aux deux auteurs d’avoir voulu aller au bout de leur idée, d’autant que certains défauts sont avant tout dus à notre grande différence de culture.

Autant le dire tout de suite, La Loi des Mages est un roman difficile. Difficile à lire, difficile à suivre, difficile à comprendre. Comme le synopsis le laisse entendre, nous allons suivre deux points de vue différents, celui de Princesse et celui du Valet. Ce sont des mages qui suivent une Loi toute particulière, Drouts est un rom, et tout deux ont une certaine mentalité, une certaine attitude qui se ressent directement dans la narration, faite à la première personne. Les deux personnages ne racontent pas leur histoire de la même façon, nous sommes en quelque sorte dans leur tête, et la manière d’amener les informations et de les présentations varie énormément en fonction du personnage. Du coup, il manque aussi parfois du contexte à ce qu’ils nous racontent, à ce qu’ils voient. Aucune introduction n’est faite lorsqu’ils se mettent à halluciner ou à se remémorer des souvenirs, ce qui rend la compréhension d’autant plus complexe.

Les choses se corsent encore un peu plus avec la culture russe. Le roman nous vient directement de cette littérature éloignée, et il est aussi très imprégné dans sa zone géographique. Les us et coutumes de là bas y sont très fortes, la façon de penser aussi, et bien entendu, la façon de s’exprimer. Les noms, les surnoms que l’on donne aux choses là bas, ou dans les camps de roms y sont fortement utilisés et le traducteur, pour nous aiguiller, s’est vu obligé d’ajouter un nombre conséquents de notes, près de 100, que l’on ne comprend pas toujours… Retenir les mots à chaque fois et comprendre lorsqu’ils sont réutilisés est tout simplement inhumain ! La traduction est vraiment bonne, et on sent que Viktoriya et Patrice Lajoye avaient à cœur de la réussir. Mais voilà, du coup, le texte est sur certains passages assez lourds à lire.

Maintenant, il est aisé de comprendre que ce sont là des choix assumés. Et ces choix donnent vraiment vie à notre monde, à nos personnages. Nous sommes catapultés dans cette Russie du XIXème, je suppose assez réaliste, laquelle connaît des mages qui ont des pouvoirs. Leur statut au sein de la société est difficile à cerner, notamment parce qu’ils sont appelés les mages légaux, mais finissent généralement envoyés dans des camps de travail, voire déportés dans une région pour être réinsérés, comme l’ont été nos deux héros. La rafle, dirigée par un charismatique Monsieur le Lieutenant-Colonel les traque, ombre du roman, apporte parfois un troisième point de vue et s’étend peu à peu sur l’histoire.

Les personnalités de nos principaux protagonistes sont vraiment très développées. Comme les personnages narrent à la première personne et y laissent passer une part d’eux, ils prennent vraiment vie. Princesse est sans doute la plus charismatique de la bande, car elle reste une ombre insaisissable, un personnage aux réactions difficiles à prévoir et qui ne laisse jamais vraiment le brouillard qui l’entoure se dissiper. A l’inverse notre valet, Drouts, est plus facile à appréhender, à cerner, et du coup, devient vite le pilier du roman pour le lecteur. Il a son franc parler, sa carrure. On sent que la vie a été dure avec cet homme condamné pour vol de cheval, et qui n’avait sans doute pas eu le choix.

La Loi des Mages nous fait donc suivre la vie deux repris de justice, déportés au su et vu de tout un village qui va devoir les accueillir. Mais leurs anciens délits ne sont pas réellement mis en avant, et on ne sait pas vraiment si ils étaient coupables. Il faut dire qu’il est vraiment difficile de ne pas s’attacher aux personnages, tant on comprend vite qu’ils ont animés d’une étique de vie, d’une ferveur pour la justice, et qu’ils ont sans doute eu à agir contre leur volonté. Ce roman est un peu le récit d’une minorité, qui pour survivre est obligée de s’avilir contre son gré. Ce sentiment est vraiment très bien retranscrit, est nous laisse dans une situation assez oppressante d’ailleurs.

La Loi des Mages, Tome 1, de Henry Lion OldieLes péripéties qui vont s’ensuivre, à chaque fois pour pouvoir survivre vont nous emmener dans une machination un peu plus grande, et nous permettre de découvrir un peu plus les contrées éloignées. Malheureusement, c’est vite rattrapé par la difficulté de compréhension et les descriptions très sporadiques que l’on peut retrouver au gré des narrations. Espérons que tout s’éclaire dans le second tome.

J’ai mis longtemps pour lire ce premier tome de La Loi des Mages, il est difficile, et il faudra au lecteur beaucoup d’attention pour le faire. Souvent, il faut accepter de ne pas tout comprendre, de remettre la compréhension à plus tard et du coup, je le conseillerai plus aux amateurs du genre, à ceux qui cherchent quelque chose qui sorte de l’ordinaire, qui ait une certaine personnalité. Car à ce niveau là, l’écrit de Henry Lion Oldie est une réussite complète, un roman différent, proposant un dépaysement des plus complets et qui va vous plonger dans une monde injuste, hostile, et difficile. Celui de Drouts et Rachka.


Silence, ça tourne ! #27

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 10 mai 2012, avec 6 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Buffy s04e17-s04e19

Buffy contre les Vampires Saison 4Il y a maintenant un certain paquet de mois, je vous confiais lors de ma critique de la Saison 1 que je n’avais jamais vu Buffy contre les Vampires. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts et on s’était arrêté au 16ème épisode de la Saison 4 depuis pas mal de temps.

Voilà qu’on a décidé de s’y remettre, et je dois avouer que j’ai compris pourquoi on s’est arrêté. Cette saison 4 de Buffy est vraiment, vraiment, vraiment affreuse. Alors que les précédentes étaient plutôt funs, avec une crédibilité certes délirante, mais une crédibilité quand même. Là, avec cette « armée », il y a pas à dire, c’est vraiment n’importe quoi.

Alors certes, l’épisode 17, Superstar, était bien marrant, mais uniquement parce que le côté décalé était complètement assumé. Le reste, nous servant du bon sentiment à tout va, me laisse perplexe: comment Joss Whedon a-t-il pu avoir un financement pour les saisons suivantes ?

#LeDebat

J’ai oublié d’en parler la semaine dernière, mais nous avons donc suivi le débat présidentiel de la semaine dernière. Ouais je sais, c’est franchement hasbeen puisque les résultats sont sortis. Néanmoins, on l’a suivi version « connectée » en jetant des morceaux d’œil sur twitter. Puis il y a eu ce magnifique tumblr. Et du coup, c’était très drôle.

Game Of Thrones s02e06

Ygrid dans Game Of Thrones Saison 2Cette seconde saison de Game Of Thrones continue dans la divergence côté scénario. Pour de nombreux personnages et évènements on se retrouve avec de réelles différences. Honnêtement, cela nous fait assez peur tant cela peut amener un réel changement concernant la personnalité des personnages.

On fait sur cet épisode plus ample connaissance de deux personnages féminins, Talisa tout d’abord, qui n’existe pas dans le roman et qui me fait redouter le plus. Jouée par Oona Chaplin, elle semble être tout ce que je déteste le plus comme personnage. Alors si en plus elle vient influencer l’histoire d’un personnage que j’apprécie, ahem.

Ensuite, vient Ygrid, un personnage qui fait plus ou moins l’unanimité ici. Un personnage important, qui par contre est pour le moment complètement fidèle au personnage. Rose Leslie incarne très bien la sauvageonne, reste que bon, elle est quand même sacrément bien maquillée pour une sauvageonne, ahem.

Si on est de plus en plus perplexe sur les divergences, le tout reste néanmoins bien réalisé. Mais quand on est des fans du Trône de Fer, cela ne suffit pas forcément à nous faire oublier tout ces changements…

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Chaos Bestial était le premier tome de Pandamonia, une série BD éditée par Drugstore dont le dessin et les couleurs m’avaient complètement bluffé. Le deuxième tome, nommé A l’Aubre d’un Nouveau Monde, vient tout juste de sortir, j’en ai donc profité pour donner une seconde chance à la série. Pour rappel, il s’agit d’une histoire dans laquelle nous suivons une héroïne humanoïde-panda… Qui vit dans un monde futuriste où les humains se sont injecté de l’ADN d’animal pour retrouver leur libido. Oui oui, vous avez bien lu. N’hésitez pas à lire ma chronique du premier tome pour un synopsis plus détaillé.

L'Aube d'Un Nouveau Monde, Pandamonia Tome 2, de Ecuba, Lauria et Cucca

La première chose qui ressort de ce deuxième tome, c’est que les scénaristes ont enfin décidé de nous montrer pourquoi ils avaient besoin d’être deux… Bon, ça veut pas dire que le scénario est bien hein, ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Cependant, il est beaucoup plus présent et mis en avant que dans Chaos Bestial. On y découvre donc des histoires sur plusieurs niveaux, le tout se complexifie et donne quelques explications sur des personnages que l’on n’avait pas du tout cerné dans le précédent tome.

Pandamonia Tome 2 Cover Aube Nouveau Monde de Ecuba Lauria CuccaCela vient compléter les zones d’ombres que j’avais souligné et explique les liens entre les personnages. Là dessus, j’avoue avoir été surpris, même si l’idée de base et les différents coups du sort sont tout sauf originaux.

Mais ça ne change pas les problèmes de stéréotypes: quand on part avec une élue qui doit sauver l’humanité mais qui n’est au courant de rien, des grandes entreprises sans aucun scrupule qui martyrisent les gens et des rebelles au grand cœur proches des anars, on ne peut pas être bien crédible. Cependant, on peut aller plus loin. On peut y rajouter une église qui veut profiter de l’occasion pour asservir l’humanité ! Eh oui,  Vincenzo Lauria et Ennio Ecuba n’ont peur de rien. Mais bon, au moins, c’est un peu plus clair et compréhensible que dans le tome précédent.

Le problème, c’est que la narration du tout est vraiment très chaotique. Comme les scénaristes ont laissé le scénario de côté dans le premier tome, il y avait fort à faire. Du coup, on se retrouve avec plusieurs planches d’affilée qui ne servent qu’à l’explication, avec de longs dialogues dans d’énormes bulles inintéressantes et difficiles à assimiler. On est face à un flot de texte et on a qu’une envie: que ça s’arrête. D’autant qu’il a lieu avec des personnages que l’on avait jamais vu, dans des endroits pas forcément passionnants et complètement statiques. Un laboratoire avec les mêmes décors sur plusieurs pages, ou un sous marin. Bref, pas la panacée.

Pandamonia Tome 2 Planche Aube Nouveau Monde de Ecuba Lauria Cucca

C’est d’autant plus dommage qu’encore une fois, les dessins de Vincenzo Cucca sont simplement superbes. Il y a bien entendu des cases dont le niveau est un peu plus bas que les autres, avec des personnages somme tout très banals, comme les rhinocéros. Mais la plupart des moments importants sont superbes. Notre héroïne, humanoïde-panda, est vraiment bien dessinée, jolie. Après, le ton est très érotique, et ce avec ou sans scène de sexe d’ailleurs. Les formes sont toujours mises en avant, les habits régulièrement déchirés, histoire de quoi.

L'Aube d'Un Nouveau Monde, Pandamonia Tome 2, de Ecuba, Lauria et CuccaAprès, ce qui est clair, c’est qu’on a encore et toujours notre dose de sexe ambiant. L’histoire ayant pris le pas sur l’action sur une bonne partie de ce tome, à n’importe quelle ouverture on nous balance notre dose: tournage d’un film porno, combat sadomaso, ou soumission par le viol, tout est une bonne excuse… Du coup, on a quand même l’impression qu’il y a une réelle fracture entre ces deux parties.

Bon et du coup, que faut il penser de ce second tome ? Bonne question. On est plus complètement sur la même optique de lecture. Alors que le précédent tome était vraiment léger, celui ci s’embourbe dans des explications qui prennent des pages et rendent la lecture difficile, limite barbante.

Quel dommage quand même, car les moments légers auraient bien réussis à me convaincre. Joli dessin, situations dynamiques, c’est agréable à feuilleter. Mais si je veux bien désactiver mon cerveau le temps d’une lecture, c’est ici impossible puisqu’on nous demande de suivre de longs dialogues qu’on pourrait qualifier de compliqués. Dommage…


Affiche finale du Motocultor Festival 2012 !

L'autre festival Metal breton prend du galon

dabYo dans Actualité, Musique le 4 mai 2012, avec 2 commentaires

La Bretagne au sens large, histoire de ne vexer personne, n’est pas uniquement la terre d’accueil du Hellfest lorsqu’on parle de festivals de Metal. On y retrouve aussi un autre fest, plus jeune et plus petit certes, mais qui prend de l’envergure d’année en année: le Motocultor Festival. L’affiche finale du cru 2012, la cinquième édition qui se déroulera du 17 au 19 Août 2012 à Theix, vient d’être dévoilée et il était donc temps que l’on en parle, puisqu’on compte bien nous y rendre !

Motocultor Festival 2012

On retrouvera donc cette année une tête d’affiche Black Metal à souhait, puisque ce sont Immortal et Behemoth qui vont se partager la lumière des projecteurs. A côté des groupes norvégien et polonais, parmi ceux que l’on attend le plus et que l’on a encore jamais vu se trouve KMFDM. Le groupe d’Indus est réputé pour ses performances scéniques, et on les avait malheureusement raté lors de leur passage au Hellfest 2010.

Motocultor Festival 2012 Affiche FinaleEnfin, outre de nombreux groupes que l’on ne connait pas particulièrement, mais qui sont relativement appréciés comme Dark Tranquillity ou les français d’Eths, on retrouve des groupes que l’on a déjà vu et que l’on avait hâte de revoir. Arkona d’abord, qui avait littéralement retourné la Rock Hard Tent au Hellfest 2011 avec leur Pagan Metal agressif et explosif, puis Septic Flesh, vu au Printemps de Bourges l’année dernière. Enfin, espérons qu’Electric Wizard nous offre un show un peu plus convaincant qu’à Poitiers

Bref, cette année marquera sans doute notre première virée au Motocultor Festival. Avec un prix d’entrée relativement correct, 69€ pour les trois jours en pré-vente, le festival devrait nous offrir cette année une affiche plus qu’intéressante. D’autant plus qu’à part Behemoth, quasiment aucun des groupes n’est programmé au Hellfest 2012, ce qui en fera un parfait complément pour la saison des festivals !


Bloodforge de Climax

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le , avec 2 commentaires
Critiques

La saison des sorties sur le Xbox Live Arcade continue bon train, et après avoir accueilli successivement de très bons titres, Fez, Trials Evolution ou encore Sine Mora pour ne citer qu’eux, c’est à Bloodforge de faire son arrivée sur le service. Développé par les anglais de Climax, le titre a de quoi nous plaire, un Beat’em All avec une patte artistique sanglante à souhait, le tout sur un fond de civilisation celtique. Bref, que du bon en somme, mais vaut-il ses 1200 MS Points ?

Bloodforge de Climax Cover

Le premier écran du titre met tout de suite dans l’ambiance, un corbeau devant un champ de cadavre, en noir et rouge. Ce qui va en effet marquer le joueur chez Bloodforge, c’est la touche artistique. Très sombre et sanglante, vraiment sanglante. Le tout n’est, il faut le dire, pas sans rappeler ce que l’on avait pu trouver chez 300 par exemple. Alors certes, quelques années ont passé depuis et nombreux sont les titres à proposer cette patte graphique, mais elle est ici plutôt bien associée au moteur graphique et aux divers effets et cinématiques. Le sang gicle, de partout, et c’est vraiment bien fait de ce côté, le spectacle est assuré, le côté brutal bien présent.

Le titre de Climax va nous proposer d’exploser -littéralement- des hordes et des hordes d’ennemis, le tout entouré d’un scénario saupoudré de complots des dieux et autres prophéties. En soit, l’ambiance est vraiment au rendez-vous et j’ai plutôt apprécié suivre le destin de Crom, brave guerrier celte qui n’avait rien demandé et qui se retrouve dans une quête de vengeance et de sang. Ce dernier est accompagné tout du long de l’histoire d’une femme démoniaque qui le tourmente lorsqu’elle ne prend pas l’apparence de corbeaux. Bref, bien que pas forcément originale, l’ambiance est là, c’est bien sanglant et tout est fait pour nous rappeler que le monde de Crom est sans pitié.

Bloodforge de Climax Screeshot

Giclées de sang viennent très vite couvrir notre écran, les décapitations, amputations et éviscérations vont bon train. Chaque ennemi fini par être terrassé par une sorte de « fatalité » qui sont juste jouissives. Quoi de plus agréable que d’exploser la tête d’un ennemi à terre avec sa masse? Le titre nous propose plusieurs armes, masse, épée ou encore griffes, ainsi que des sorts de magie. Le bestiaire est aussi relativement varié, avec des soldats bien souvent plus grands que notre héros, quand ce ne sont pas d’énormes ogres ou des colosses gigantesques.

Malheureusement, il faut avouer que le gameplay proposé pour les combats n’est pas franchement au rendez-vous. Les combos d’abord sont difficiles à sortir, on n’arrive pas vraiment à les distinguer ni à les exécuter aux bons moments. Crom est plutôt lent, et quand il est embarqué dans un mouvement il est difficile de l’en sortir. Les multiples combats sont donc là dessus plutôt répétitifs, tant ils ont tendance à se limiter à esquiver à coup de roulades, puis taper, et ce quelque soit les ennemis, les armes n’apportant qu’une brève variation.

Bloodforge de Climax Screeshot

Ce n’est malheureusement pas le seul défaut car le jeu est aussi grandement entravé par une camera complètement épileptique. Ne proposant pas de visée centrée sur un ennemi, elle va souvent changer d’angle sans prévenir, sans raison, et de façon complètement abrupte. Les combats sont alors un réel défi, d’autant que la difficulté est au rendez-vous, non par parce que l’I.A. est réussie, mais plus par le nombre affolant d’ennemis, de bug de camera quand ce n’est pas de collision. Les ennemis sont vraiment nombreux et Crom se retrouve au combat tous les trois pas, sans trêve. Il n’y a pas d’exploration, les rares bifurcations ne menant qu’au même endroit, les décors étant désespérément déserts.

Bloodforge aurait vraiment ou être un bon titre, avec une ambiance et un univers excellents. Mais voilà, affronter d’énormes monstres est certes jouissif, quand la camera ne vient pas nous faire mourir bêtement et que la difficulté parfois frustrante ne nous coupe pas dans votre élan. Le titre de Climax est idéal pour soulager ses pulsations sanguinaires, mais il souffre de trop gros défauts pour mériter ses 1200 points, à moins d’être fan du genre.


Silence, ça tourne ! #26

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films, Séries le 3 mai 2012, avec 4 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

The Road To Or Shalem de Orphaned Land

The Road To Or Shalem de Orphaned LandOffert à ce Noël, nous avons enfin fini par mettre le DVD du concert live de Orphaned Land à Tel Aviv. Bon, je dois avouer que je ne suis pas spécialement fan du groupe, que l’on surnomme ici à tort la crèche qui chante, mais on fait avec. En soit, je n’ai pas spécialement de reproche à faire au groupe sur ce concert, ils sont bons en live, et m’ont bien plus convaincus que lors de leur prestation au Hellfest 2011.

Non, le vrai problème, c’est la réalisation. Quel est l’intérêt de voir un concert enregistré en live, si l’ordre des chansons n’est pas respecté ? Vu que le chanteur, Kobi Farhi, change d’habits au cours du concert, c’est d’autant plus perturbant. On le voit instantanément changer de costume, puis il revient avec l’ancien, puis en fait, au bout de 10 morceaux on comprend le problème: ils ont mis le tout n’importe comment. Même le rappel n’est pas dans le bon ordre… On ajoute à cela des plans complètement foireux, comme une caméra vomitive sur le micro.

Heureusement, et ça sauve un peu les 20€ que nous avons donné à Century Media, il y a un second DVD avec des bonus, et notamment un reportage sur l’histoire du groupe. Si on omet que la réalisation est encore une fois au tas, avec une vidéo qui ne correspond pas au format télé et qui coupe les sous-titres, eh bien, c’était fort intéressant. On comprend un peu mieux le groupe, du coup.

Bref, à moins d’être fan du groupe de Metal Progressif, je pense que vous pouvez passer votre chemin.

Game Of Thrones s02e05

Cet épisode est beaucoup moins marquant côté réalisation que le précédent, et il y a somme toute peu de violence, étonnamment. Mais ceci dit, il y a tout de même quelques largesses scénaristiques qui choquent le lecteur de la saga. Pour ne pas spoiler, nous ne nous étendrons pas là dessus, mais certains contre-sens sont choquants dans la mesure où ils n’apportent rien à la saga, ou à l’épisode. Mystère.

Urgences Saison s04e01 à s04e022

Urgences (ER) Saison 4Bien qu’on en parle quasiment jamais, notre marathon de la série Urgences continue plus ou moins vite. Après avoir terminé la saison 3 on s’est lancé dans la quatrième, celle qui devrait voir le départ de Doug, plus connu sous le nom de nespressowhatelse.

Bref, le personnage incarné par George Clooney est vraiment bizarre, et après des scènes et des scènes de « on va le virer », il faut avouer que si ça se passe réellement cette fois ci, ça ne fera franchement pas crédible.

Certes les coups de tête existent aussi dans la vraie vie, mais l’extraction des acteurs de la série est vraiment gérée bizarrement par les scénaristes. Bien trop abrupte.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Les groupes dont je suis avidement l’actualité sont bien rares, pour ainsi dire inexistants. La plupart du temps, je ne suis pas assez mis au courant et je n’apprends la sortie d’un album qu’une fois ce dernier dans les bacs. Pas de chance avec Pandora’s Piñata, le nouveau Diablo Swing Orchestra, dont j’ai très tôt suivi l’actualité et que j’ai attendu pendant d’interminables mois, au fil des annonces de la page Facebook du groupe. Mais voilà, ça y est, la nouvelle galette du groupe d’Opera Jazz Metal Symphonique, casé dans le fourre-tout Avant-Garde Metal, s’est enfin laissée écouter, quelques semaines avant sa sortie. Alors, ça donne quoi ce troisième album ?

Diablo Swing Orchestra Pandora Pinata Promo

Ce qui est marrant avec les groupes qui signent un excellent premier CD, The Butcher’s Ballroom pour DSO, c’est qu’on les attend au tournant. D’abord, c’est savoir s’ils vont réussir à faire un second qui ne sera pas en demi-teinte, ensuite, c’est voir si la sauce ne va pas lasser au troisième. Bref, à chaque fois un nouveau défi, tant « faire aussi bien » qui se traduit pourtant par « faire de l’excellent » n’est pas une option. Sing Along Songs for Damned & Delirious, il faut le dire, avait largement réussi le défi. L’album était excellent, complètement délirant et entraînant.

Pour Pandora’s Piñata le groupe suédois quitte l’ambiance de la fête foraine hantée et effrayante pour des environnements un peu plus variés. On a d’un côté la Nouvelle-Orléans et le Jazz-Boogie des musiciens du coin sur l’excellente introduction Voodoo Mon Amour par exemple, un côté un peu plus enfantin avec un Black Box Messiah. La rythmique de l’album est d’ailleurs vraiment cassée par certains morceaux, et si les deux premiers morceaux de l’album donnent le ton du dansant, il faudra avouer que l’album contient quelques titres assez calmes. On pense notamment à Kelvar Sweethearts, qui troque le rythme endiablé des premiers titres avec une musique de fond sur laquelle Annlouice Loegdlund pousse la balade de façon agréable. Malheureusement, on ne pourra pas en dire autant d’Aurora, morceau lent au possible avec voix et instrumentation qui ne dénoterait pas dans une comédie musicale Disney. Si elle n’est pas forcément ratée, en admettant que ça soit votre trip, elle vient complètement casser cet album en deux.

C’est d’autant plus embêtant qu’avant cette coupure indésirable, on retrouvait un début d’album qui réussissait à renouveler les sonorités du groupe tout en gardant bien l’âme de Diablo Swing Orchestra. On avait bien entendu droit aux morceaux qui tirent pleinement partie des nombreux instruments du groupes, cordes et trompettes, comme sur Exit Strategy of a Wrecking Ball notamment, complètement DSO-esque avec ses ponts et ses coupures de rythmiques. Annlouice y laisse d’ailleurs la voix principale à Daniel Hakansson qu’on découvre là pour la première fois il me semble en lead, avec une très belle voix. Guerilla Laments n’est pas non plus en reste et donne le ton de la rythmique en tant que deuxième titre de l’album, avec son introduction à la trompette.

La voix masculine du groupe est sur cet album bien plus présente qu’elle ne l’était, du moins dans mes souvenirs, sur les autres. On la retrouve en lead sur Exit, mais aussi très présente sur Black Box Messiah ou encore Mass Rapture. Daniel quitte sa voix assez Death et grave des précédents albums pour une voix plus claire. C’est assez inhabituel, et si je devais y regretter quelque chose, c’est la quasi absence de dialogues entre les deux voix.

Mais si le groupe est au rendez-vous avec ses musicalités habituelles, coupures, trompettes, là où on ne l’attendait pas c’était dans le domaine de l’electro. Avec une rythmique bien forte et une guitare avec effets en fil rouge, Black Box Messiah est assurément le morceau qui surprend le plus. La basse s’y fait moins lourde, la contre-basse presque complètement absente et le groupe fait place, pour ses refrains, à une voix nasillarde de gosses. Tout simplement génial et déjanté. Ce morceau vaut à lui seul l’affront d’Aurora. Mais ce n’est pas tout, et on remarquera des petits arrangements par ci par là dans l’ensemble des morceaux qui donnent une patte différente à ce Pandora’s Piñata, une certaine personnalité que l’on ne connaissait pas au groupe.

Diablo Swing Orchestra Pandora's Piñata CoverEnfin, pour le final de près de 8 minutes, on retrouve Justice For Saint Mary. Le morceau commence lentement, et va même nous faire croire le pire: serait-ce un Aurora bis ? Après Annlouice, voilà-t’y pas que c’est au tour de Daniel de nous faire sa petite balade ? Les cordes se mettent doucement en fond, avec un tempo plus rapide, mais le tout prend son temps, sans pour autant être désagréable cette fois ci. Une sortie au tempo lent et musical, pourquoi pas. L’instrumentation devient plus intense, avec des cordes dissonantes qui font peu à peu monter l’aspect dérangeant du morceau. Et puis, il y a le début de cette sixième minute, suivie de la septième et de la huitième. Des minutes géniales, à l’instrumentation complètement inattendue, grandiloquente, envoutante, qui ne donne qu’une envie: repasser l’album en entier.

Que dire de ce Pandora’s Piñata si ce n’est qu’il a tourné en boucle depuis que j’ai pu le mettre dans mon lecteur ? Ce nouvel album de Diablo Swing Orchestra arrive à s’affranchir de ses deux grands frères, à donner un nouveau souffle, de nouvelles sonorités. Le temps où je n’avais que deux choix lorsque je voulais écouter un album du groupe est désormais révolu. J’en aurai trois. Et vu la qualité des deux précédentes galettes, cela veut tout dire. A dans 3 ans. Vite !


HtH#10: In Waves de Trivium

Découvrons les groupes à l'affiche du Hellfest 2012

dabYo dans Actualité, Musique le 29 avril 2012, avec 7 commentaires

Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

Trivium est un groupe aux multiples casquettes officielles, allant du Metalcore au Trash Metal en passant par le Progressif. Ne connaissant principalement que leur dernier album In Waves, qui m’avait été chaudement par Serafina, je leur donnerai plutôt le qualificatif de Heavy Metal pour ado parfaitement produit. Vous allez très vite vous en rendre compte avec ce single qui en est extrait, et qui donne son nom à l’album, la musique que nous propose ici Trivium est aseptisée au possible, atteignant des sommets d’inauthenticité que même Linkin Park n’atteignait pas.

Et c’est bien dommage car le morceau pourrait être sympa, une sorte d’hymne au jeune rebelle à cheveux longs. Cela ne m’étonnerait pas que le groupe soit plutôt populaire dans la plus jeune tranche des amateurs de Metal, et après tout, il y a pire pour commencer. Reste qu’une telle production, aussi travaillée, où le moindre cri de rage est maîtrisé du début jusqu’à la fin a quand même quelque chose d’effrayant. Quelque part, ça fait froid dans le dos, et je commence peut être à comprendre comment les amateurs devaient voir des groupes comme Linkin Park à leur arrivée.

A priori, Trivium se produira sur la MainStage02 le dimanche à partir de 19h40, face à Ihsahn et H2O, deux groupes qui n’ont pas particulièrement notre préférence.