Des clips farfelus ou déjantés, des groupes oubliés, méconnus ou des découvertes, des prouesses technologiques ou techniques, le tout en rapport avec le rock, le metal, l’animation, les jeux vidéos voire pourquoi pas la littérature c’est tout ça le clip du dimanche.

Cette semaine on part du coté d’un groupe culte, Judas Priest. Mais pas sur n’importe quelle période, celle pendant laquelle Rob Halford avait faussé compagnie à la bande de Birmingham. D’un cover band au Real Deal, Tom ‘Ripper’ Owens avait alors réalisé son rêve, devenir le frontman du groupe. Dans le groupe, il a participé à deux albums, Jugulator et Demolition.

Croyez le ou non, pour moi le groupe s’est longtemps résumé à ces deux albums de cette période mal-aimée. Burn in Hell est resté gravé dans ma mémoire comme leur meilleure chanson. Malgré ma découverte tardive de la discographie Halfordienne, je garde une place dans mon coeur pour le Ripper. Pourrez vous en faire de même ?

La vidéo n’est pas d’excellente qualité mais les ressources de cette période ont tendance à se raréfier.


Des clips farfelus ou déjantés, des groupes oubliés, méconnus ou des découvertes, des prouesses technologiques ou techniques, le tout en rapport avec le rock, le metal, l’animation, les jeux vidéos voire pourquoi pas la littérature c’est tout ça le clip du dimanche.

Mêlé le Metal et le Reggaeton, ce n’est pas un mélange évident à imaginer sur le papier et encore moins un que l’on attendrait. Mais les Italiens de Nanowar of Steel ont relevé le défi. On l’a écouté, on s’est enflammé, et on a aimé. Et c’était pas gagné d’avance.

J’espère tout de même que vous êtes vaccinées contre les jeux de mots moisis et les innuendos bien lourdauds. La lascivité du raggaeton associé à des paroles de Black Metal en fait. Il vous faudra tout de même un minimum de connaissances du BM pour apprécier l’ensemble. Mais je vous assure une franche rigolade à coup sur.

Niveau clip, c’est clairement plus ensoleillé qu’à nos habitudes de metalleux. Les chorégraphies sont aussi bien plus « suggestives ». J’ai presque l’impression de survendre la chose mais le visionnage ne s’avère que plus indispensable. Si à aucun moment vous ne vous demandez : « Mais qu’est-ce qu’il nous fait regarder ?? » Je m’avouerai vaincu.

N’oubliez pas d’activer les sous-titres anglais

Sans plaisanter, c’est mon nouvel hymne de l’été.


When the World Become Undone de A Pale Horse Named Death

Un air de déjà-vu au cimetière

illman dans Actualité, Critiques, Musique le 7 février 2020, avec aucun commentaire
Critiques

When the World Become Undone de A Pale Horse Named Death, APHND pour les fainéants est sorti il y a peu. Ce troisième album fait suite, après une attente bien longue, à l’excellent Lay My Soul to Waste de 2013. Le groupe mené par Sal Abruscato a pu se remettre au boulot vu que son leader a été « libéré » de ses obligations auprès de Life of Agony. Que vaut donc cet album ?

Ayant adoré leur précédente livraison, je me demandais comment APHND allait au moins pouvoir l’égaler. Déjà avec une approche un peu différente, une ambiance un peu plus lourde, des riffs un peu plus mis en avant. On renouvelle à peine la formule puisqu’il n’y a pas de raison de changer une équipe qui gagne. Le départ de la chanson éponyme avec son piano et la répétition du nom de la piste fait un peu gnan-gnan, avant de se décider à lancer enfin l’album au bout d’une minute. 

  When the World Becomes Undone de A pale horse named death

Cimetière mon amour

Attention, je ne dis pas que ce n’est pas bien, cela fait partie des éléments qui m’ont plus. Mais on restera en terrain connu. Cela reste néanmoins un album correct. Il s’écoute très bien mais n’enthousiasme pas.

C’est plutôt homogène dans l’exécution niveau piste. En effet, difficile de se trouver une piste qui sort vraiment du lot. Je serais tenté de citer Vultures qui fait le pari d’accélérer le rythme mais vu que c’était un single et que je l’avais poncé à sa sortie je ne suis pas persuadé d’être objectif. Je dirais alors We All Break Down qui a un riff lancinant et un chant assez envoûtant. Dommage qu’il y’ai un blanc de 30 secondes en début de piste. Ça casse complètement la dynamique.

  When the World Becomes Undone de A pale horse named deathEn parlant de découpage, l’album à cet égard comprends un début avec l’intro As it Begins, des interludes avec Succumbing to the Event Horizon et The Woods et une fin avec Closure. Problème, on a l’impression qu’elles ont été posées là pour tenter de donner un effet de style car elles manquent clairement de liant avec les pistes qui les précèdent et suivent. La raison ? Simplement qu’un silence de plus d’une minute les entourent. Déjà sur 13 pistes, cela veut dire qu’il n’y a que 9 chansons. Mais en plus, ces « morceaux » nuisent à mon avis à l’écoute.

Et c’est bien gênant. Car pour en revenir à la musique, le groupe n’oublie pas non plus d’où il vient, difficile de ne pas avoir des souvenirs de Type O Negative lorsque The Woods démarre. C’est une donc piste de transition en milieu d’album qui se la joue rituel en forêt, sanglots de victime inclus. Même si je trouve que l’ambiance dégagée ne correspond pas trop au ton de l’album, elle est bien réalisée.

Le couperet est tombé

J’ai vraiment envie d’aimer cet album. Mais quelque chose me fait invariablement tiquer sans réussir à vraiment mettre le doigt dessus. J’imagine mon niveau d’attente beaucoup trop haut pour l’apprécier pleinement.

Au final, When the World Become Undone de A Pale Horse Named Death est un bon album mais il peine à se hisser au niveau de son prédécesseur sorti 6 ans plus tôt. Cela m’a fait l’effet du retour de Carcass avec Surgical Steel. L’album a des sonorités très proches de son prédécesseur et laisse un goût de trop peu. L’album est évidemment disponible sur Amazon, ainsi que dans toutes les bonnes crèmeries de streaming et  je vous conseille de vous faire votre premier avis de cette manière.


Cookie Monster de Vernor Vinge

Pas d'inquiétude, y'a pas ce genre de cookie sur IID

illman dans Critiques, Livres le 3 février 2020, avec aucun commentaire
Critiques

Cookie Monster de Vernor Vinge est un court roman paru aux éditions Le Belial dans leur collection Une Heure-Lumière. Vernor Vinge, en dehors de faire le bonheur de ceux qui cherche des auteurs en V pour leur challenge ABC, est un auteur de Science-Fiction américain. Il signe ici un roman multiplement récompensé par les prix Hugo, Locus et Ignotus, excusez du peu. Voyons de quoi il en retourne.

Cookie Monster Vernor Vinge

Dixie Mae galère dans la vie. Mais là elle a enfin trouvé un bon boulot chez le géant technologique Lotsa Tech au service client. Enfin c’est ce qu’elle croyait. Un message avec trop de détails personnels sur elle arrive sur le PC d’un de ces collègues. Elle ne peut pas laisser passer ça et décide d’investiguer pendant la pause déjeuner.

Evidemment, vous vous doutez que la science va se mêler au sujet pour donner une dimension qui coïncide étonnamment avec des sujets d’actualité. Et ce qui est impressionnant, c’est que c’est accessible d’un point de vue scientifique.

Un court roman sans temps morts

Le roman fait une centaine de pages et est mené tambour battant. On démarre tranquillement en collectant les indices et on accélère jusqu’à la conclusion. C’est un véritable tour de force de l’auteur qui en si peu de temps arrive à lancer une histoire haletante et à créer des personnages forts et intéressants. C’est assez difficile d’en dire plus sans prendre le risque de spoiler.

Je reviens rapidement sur la collection, parce que je la trouve absolument magnifique, à tel point que je compte l’acquérir en entier. On salue ici le travail d’Aurélien Police en charge des couvertures et de la conception graphique. Un petit bémol pour le prix de quasiment 9€ mais bon y’a un beau marque-page aussi.

Franchement ça se lit d’une traite, je me suis assis pour ne me relever qu’après l’avoir refermé sur sa conclusion. Le format est parfait pour ce genre d’histoires avec un rythme rapide et une bonne conclusion. Au final, je conseille Cookie Monster de Vernor Vinge à ceux qui veulent lire un peu de science-fiction sans se prendre la tête.