Clip du Dimanche : Of Dementia de The Great Old Ones

En mer, en proie aux grands anciens

illman dans Clip du Dimanche, Musique le 26 janvier 2020, avec aucun commentaire

Des clips farfelus ou déjantés, des groupes oubliés, méconnus ou des découvertes, des prouesses technologiques ou techniques, le tout en rapport avec le rock, le metal, l’animation, les jeux vidéos voire pourquoi pas la littérature c’est tout ça le clip du dimanche.

Difficile de faire plus lovecraftien que The Great Old Ones, déjà par le nom du groupe, le logo, leur merchandising. De plus, la version collector de Tekeli li, leur 2ème album, embarquait carrément une version à tirage limité des Montagnes Hallucinées. Le clip du jour est tiré de leur dernière offrande aux grands anciens en 2019, Cosmicism.

L’esthétique vieux film colle parfaitement bien à l’ambiance et au contexte des nouvelles de H.P. Lovecraft, c’est bien réalisé et ça met la musique en valeur. On suit le périple en mer d’un navire qui fait l’erreur de réveiller un grand ancien. Toutefois, le design de ce dernier est proprement indicible, mélange de crabe et de gants mapa. Enfin, je vous laisse seul juge de cette plongée dans le Mythe.


Tokyo Vampire Hotel de Sono Sion

Nippon Vampire

illman dans Films, Séries le 21 janvier 2020, avec aucun commentaire

Tokyo Vampire Hotel est une série du réalisateur Sono Sion. La série a été produite pour le Amazon prime japonais et est disponible à l’international sur la même plateforme. Elle comporte originellement 9 épisodes mais pour une raison incompréhensible l’épisode 8 a été coupé en deux épisodes de 30 minutes.

Nous allons suivre les pas de Manami qui va se retrouver mêlée dans une lutte entre clans de Vampires, le clan Dracula et les Neo-Vampires. Elle va se faire kidnapper et transporter dans un hôtel souterrain dirigé par une matriarche vampire à cause de son sang spécial.

Vampire Japaniais

Les personnages sont soit tarés, soit crétins, soit ignobles, soit difformes ou tout à la fois. Shinnosuke Mitsushima joue un des personnages centraux en la personne de Yamada, un Neo-vampire complètement timbré et au sens de la mode douteux, il est juste PAR-FAIT,

C’est du Sono Sion donc ça va être gore, glauque, avec des geysers de sang et du sexe. Baroque, grandiloquent, grand-guignolesque, over-the-top, parfois incompréhensible, cela définit parfaitement la série. Bref du Sono Sion comme je l’avais aimé dans Suicide Club. Avis aux âmes sensibles donc, si vous n’aimez les hectolitres de ketchup répandus vous passerez un sale quart d’heure.

On sent qu’une grosse partie du budget est parti dans l’épisode 7. Sono Sion nous offre une séquence de baston de 45 minutes, ce qui est assez énorme. Et c’est aussi un épisode charnière à la suite duquel Sono Sion se permet encore de surprendre en ouvrant sur 2 derniers épisodes bien différents de ce que l’on avait eu jusqu’à présent.

Le random au rang d’art

Vous imaginez bien que le rythme est complètement dingo. Ça part souvent dans tout les sens. Certains interprètes sont en roue libre ou jouent comme des chaussettes, comme dans un drama. Certains FX font très récupération d’un film de body horror. Des lieux de tournages ont l’air d’avoir été choisi en aléatoire. On retiendra la carrière souterraine/parc d’attraction roumaine. Bref, tout dans la série nous fait passer l’ensemble pour un OVNI. Et c’est ce qui fait sans doute une grande partie de son charme.

Par contre, pas cool de la part d’Amazon, la série est en VO. Pas d’objection de ce point de vue, mais il n’y’a pas de sous titre français. La VOSTA c’est bien quand tu maîtrises mais ça aide pas vraiment à faire découvrir une oeuvre en France.

La série plaira à coup surs aux adeptes du réalisateur, pour les autres cela risque d’être un peu plus raide. J’en suis sorti de la même manière qu’avec ses autres œuvres. Troublé.


Clip du Dimanche : I Don’t Wanna Be Me de Type O Negative

Je pense donc je suis... Mais qui suis-je ?

illman dans Clip du Dimanche, Musique le 19 janvier 2020, avec aucun commentaire

Des clips farfelus ou déjantés, des groupes oubliés, méconnus ou des découvertes, des prouesses technologiques ou techniques, le tout en rapport avec le rock, le metal, l’animation, les jeux vidéos voire pourquoi pas la littérature c’est tout ça le clip du dimanche.

Aujourd’hui, je vous fais redécouvrir le groupe du regretté Peter Steele, Type O Negative. I Don’t Wanna Be Me est tiré de leur album de 2003, Life is Killing Me. Pour ceux qui sont habitués à se dire que Type O Neg oeuvre dans le Doom, c’est ici la surmultipliée qui est passée pour nous entraîner pendant pas loin de quatre minutes avec son refrain entêtant.

Le clip raconte l’histoire d’un gars qui, pour relâcher la pression et le stress, se plait à s’imaginer dans la peau de diverses personnalités. Celles-ci allant de Michael Jackson à Britney Spears en passant Marylin Monroe. En tout cas, le gars en question à l’air d’avoir une pièce dédiée à sa passion dans sa maison, et ça c’est la classe. De plus, on aperçoit aussi le groupe pendant de courts moments, surtout dans le final. Peter Steele était à la limite du terrifiant lorsqu’il nous montrait le blanc de ses yeux, fringué en infirmier. et ce n’est pas la chaîne qui lui sert de sangle de basse qui nous rassurera dans le noir.