[Festival] L’Alcatraz Festival : 11, 12 et 13 aout à Tournai (Belgique)

Ghost, Korn, Enslaved , Paradise Lost et Moonspell !

Serafina dans Actualité, Musique le 30 juillet 2017, avec aucun commentaire

L’Alcatraz Festival est un festival de metal qui fête tout de même sa dixième édition. Cela faisait longtemps que nous voyions les affiches, toutes très belles, sans pour autant pouvoir nous y rendre. En effet, le festival est en Belgique, à Tournai, proche de la frontière certes, mais un peu loin du Loir et Cher où nous résidions. Depuis que nous habitons à Lille, c’est différent, et au vu de l’affiche cette année il serait difficile de passer à côté.

Le festival se déroute sur trois jours, avec deux jours complets (le samedi et le dimanche) tandis que le vendredi, le fest commence en fin d’après midi. Situé sur le site d’une ancienne prison (d’où le nom du festival), il y’a deux scènes : la Prison et le Swamp. Un camping est bien sûr prévu. Mais ce qui nous interesse c’est le line-up et tenez vous bien il n’est pas des moindres. Le vendredi c’est Ghost qui headlinera le premier jour. Un groupe sur en live, qui sera precédé notamment par Pretty Maids et Hell.

Le samedi, la Prison sera plutôt Old school avec Saxon et Venom, mais nous serons contents de découvrir enfin en live Iced Earth, trop rares en France. Quand au Swamp, comment ne pas adorer l’affiche : Wolves in the Throne Room, Abbath, Sleep, High on Fire, de quoi en mettre plein les oreilles.

Bien évidemment, le fest va crescendo et la journée du dimanche est un quasi sans faute. Déjà, Korn en Headliner, vous connaissez mon amour pour ce groupe donc ! Mais on trouve aussi à l’affiche du Swamp Paradise Lost, Moonspell ou encore Enslaved. Des groupes qui nous auraient fait nous déplacer de base, alors quand le festival est à 20 minutes de chez soi, il serait dommage de rater cette journée.

Les pass 3 jours sont encore en vente à 127,50€ sur le site officiel du festival.

Et vous, y serez vous ?


[FESTIVAL] Le Gothic Dark Wave Festival

19 et 20 Aout 2017 à Tilloloy dans les Hauts de France !

Serafina dans Actualité, Musique le 27 juillet 2017, avec 1 commentaire

En france, le Gothic Rock ou la Dark Wave ne sont clairement pas les genres les plus représentés. En effet, la scène est peu developpée ici et il faut souvent passer la frontière. Du coup, quelle bonne surprise de découvrir la tenue du premier Gothic Dark Wave Festival qui va se dérouler le 19 et 20 aout au chateau de Tilloloy, non loin d’Amiens !

Deux jours, une vingtaine de groupes, un cadre qui promet d’être magnifique , que demander de plus ? D’autant que les groupes annoncés sont très rares en France. Le Samedi sera notamment l’occasion de voir enfin The 69 Eyes, mais aussi Diary Of Dreams ou encore The Beauty of Gemina. Le dimanche sera plus electro avec un groupe que nous attendons énormement : Rabia Sorda, avec son electro qui n’est pas sans rappeler Tantrum, mais aussi les allemands de Die Krupps. Si comme nous vous aimez la scène goth, vous savez que ce line-up c’est du jamais vu en France.

Le festival propose les pass 2J à 99€ mais en ce moment, ils sont à 59€ ce qui est tout à fait correct. Le festival est à 120km de Lille, et des navettes seront a priori mises en place pour des départs en bus. Des boutiques ainsi que stand de tatouage/piercing seront présents.

Toutes les informations (tarif, navettes, camping …) sont sur le site officiel. Si vous aimez cette scène, on ne peut que vous encourager à prendre vos place ! Il faut soutenir ce genre d’initiatives pour voir plus souvent ce type de groupes en France. Nous espérons que ce n’est que la première édition d’une longue liste !

Et vous serez vous de la partie ?


We are X de Stephen Kijak

L'histoire sans fard de X Japan

Serafina dans Critiques, Films le 15 juillet 2017, avec aucun commentaire
Critiques

We are X n’est pas un reportage sur les dessous de l’industrie du porno mais un documentaire retraçant l’histoire d’un des groupes de musique japonais les plus importants des dernières décennies : X Japan. Ce documentaire suit Yoshiki, batteur, clavieriste et leader de X Japan pendant les semaines qui précèdent le concert du groupe au Madison Square Garden à New York.

Vous ne connaissez pas X Japan ? C’est le groupe qui est à l’origine du Visual Kei, un groupe qui a rempli des Tokyo Dome par dizaine, et qui a derrière lui une histoire et un nombre de drama qui n’ont rien a envier à Motley Crue. D’ailleurs la comparaison entre les deux est saisissante. Sauf que Motley Crue a tous ses membres encore en vie eux. Le split de X Japan en 1997 suivi du décès d’un de ses membres les plus populaires : hide, ont brisé le coeur de milliers de fans. Il est difficile d’imaginer que ce groupe, inconnu pour beaucoup en occident, a pu à se point toucher le japon.

Dans se documentaire et devant la caméra de Kijak, Yoshiki revient sur sa propre histoire, son enfance sans son père, la fondation de X Japan avec son ami d’enfance et puis sur les choses moins drôles. Du split du groupe, aux années sombres, a sa propre douleur – Yoshiki ayant de gros soucis de santé -, pour aborder ensuite la renaissance de ce groupe qui n’a clairement pas fini de faire parler de lui. Entre les interviews de Yoshiki, de nombreuses archives et scènes d’époques sont montées pour éclairer l’histoire du groupe. On y voit X Japan à sa grande époque, avec les cheveux dressés, les scènes de deuil national, mais aussi des choses moins connues, comme Yoshiki donnant un récital de piano pour l’empereur.

We are X bénéficie d’une photographie absolument magnifique, les couleurs sont de toute beauté et les shots du concert au Madison Square Garden sont tout bonnement impressionnants sur grand écran. Quand à l’introduction qui est basée sur le morceau Jade, elle est à couper le souffle.Il n’est pas étonnant que ce documentaire ai reçu plusieurs prix et notamment le Best Editing au célèbre festival documentaire Sundance. S’adressant aux néophytes, il n’est pas du tout nécessaire de connaitre X Japan pour apprécier se documentaire.

De nombreux invités prennent la parole dans ce film, et pas des moindres : Gene Simmons de Kiss, Marylin Manson, Stan Lee, Wes Borland de Limp Bizkit ou encore des stars japonaises d’aujourd’hui comme Luna Sea ou Dir en Grey. Tous témoignent de l’influence de X Japan au Japon mais aussi pour les stars US de la difficulté pour un groupe Japonais de percer à l’étranger.

X Japan à la belle époque

Le documentaire dure 1h40 et est sans temps mort. Il est clair qu’un certain nombre de passages de l’histoire du groupe sont passés sous silence comme l’arrivée de leur deuxième bassiste par exemple, le documentaire ayant choisi de se centrer sur Yoshiki, Toshi, et dans une moindre mesure sur Taiji et hide aujourd’hui disparus. Cependant, c’est 1h40 très interessante et pendant laquelle on ne s’ennuie pas, d’autant que bien évidemment, la BO est à la hauteur.

We are X est un documentaire que je ne peux que vous conseiller, si vous vous interessez un tant soit peu au metal, au japon, ou mieux, au metal japonais. Lors de la conférence donnée par Yoshiki à la Japan Expo, il a été confirmé que le film sortirait dans quelques salles en France, notamment à paris. Si vous souhaitez le voir au cinéma, je ne peux que vous conseiller de ne pas tarder. Sachez qu’il est disponible déjà en Blu-Ray et DVD en import anglais (donc en VOSTA) .

Et vous l’avez vous vu ?


En ce dernier jour de Mainsquare, une chose est sûre: le public est là pour un seul groupe. Il faut dire que l’annonce de Radiohead a entrainé la vente des billets 1 jour très rapidement, le dimanche étant complet bien avant les autres jours. Il faut dire que cela faisait longtemps que Radiohead n’avait pas mis les pieds dans le Nord de la France et que c’est un groupe culte. De ce fait, l’ambiance est très différente du Vendredi : le public est en moyenne plus âgé, moins alcoolisé et plus respectueux. Ce qui n’est pas un mal. Nous y allions majoritairement pour cette tête d’affiche, Radiohead étant un groupe très apprécié par dabYo.

Nous arrivons un peu tard mais juste à temps pour découvrir le concert du groupe La Femme que nous ne connaissions pas plus que ça.

La Femme au Mainsquare Festival

La Femme est un groupe de rock francais, auréolé d’une Victoire de la Musique et d’un certain succès critique. Malgré son nom, sur les 6 membres il n’y a qu’une seule femme (au claviers et au chant), le reste du groupe étant masculin. Deux choristes complètent le line-up live. Leur musique est un mélange de pop-rock à la française avec une grosse dose de synthés directement importés des années 80, un coté surf et des paroles souvent proches du n’importe quoi, comme leur dernier titre à base de « Prend le bus ! Prend le bus !  » . C’est décalé et en live c’est sans temps mort. D’un point de vue personnel, c’est beaucoup trop joyeux et sautillant pour moi, mais on ne peut pas nier leur énergie ni la réponse du public.

Savages au Mainsquare Festival

Savages est un quator entièrement féminin basé à Londres, qui propose un rock indépendant matiné de post-punk et qui a sorti deux albums.  Bien que je ne connaissais pas le groupe, il faut reconnaitre que leurs morceaux, courts, sont efficaces et rentre-dedans. La non plus, pas de temps morts, cependant la guitariste et la bassiste restent plutôt en retrait assez statiques, toute la dynamique du concert est portée par Jehnny Beth au chant. Celle-ci interpretera d’ailleurs un morceau debout dans la foule, portée par celle-ci a bout de bras.

La chanteuse étant française, la communication avec le public est fluide et celui-ci est réceptif mais malgré un bon concert, il faut bien l’avouer, le public est là pour Radiohead, et la fosse sera plus remplie à la fin du show de Savages que pendant. Mais bon, c’est la rançon pour passer avant un tel monument.

 

Radiohead au Mainsquare Festival

La fosse s’est compactée durant les 45 minutes séparant Savages de Radiohead. Le groupe anglais a un très long temps de jeu ce soir : ils feront un concert de 2h15 environ, ce qui est rare en festival. Autant dire que les fans en ont pour leur argent. Au vu de l’affluence, nous restons un peu en retrait un peu après la régie, espérant de toute manière voir sur les écrans… Et nous avions tort. En effet, Radiohead n’utilise pas les écrans pendants les premiers morceaux, et pour les suivants, les écrans diffusent des images retouchées/presque psychés, qui font qu’on ne voit rien du tout si on ne voit pas la scène. Je comprend que c’est probablement un parti-pris artistique, mais devant une si grande assemblée, je trouve ça assez dommage et pas très agréable pour le public qui ne peut pas forcément être au plus prêt.

A cela, il faut ajouter un inconvénient du Mainsquare : La où le Hellfest a des baffles sur la scène, puis au niveau de la régie, il n’y a au Mainsquare de colonnes de baffles qu’au niveau de la scène. Ce qui fait que lorsque vous êtes après la régie, vous pouvez parler entre vous sans avoir à hausser la voix. Autant dire que pour profiter d’un concert les conditions sont idéales: non seulement tu vois rien, mais en plus c’est clairement pas fort.

Le public autour de nous était plutôt déçu aussi. Cependant, Radiohead en eux même n’ont pas déçu : pas moins de 25 morceaux de joués environ, avec une bonne répartition entre les différents albums. La communication n’est pas forcément très grande avec le public, mais les morceaux sont très bien interprétés, et le groupe ira puiser dans ses anciens albums comme The Bends ou Hail to the Thieft pour le plus grand plaisir de dabYo. Radiohead ne jouera cependant pas Creep, Thorn Yorke disant clairement ne pas aimer ce morceau et le jouant très rarement.

Le groupe finira sur Paranoid Android et nous garderons de ce concert un sentiment mitigé : contents d’avoir vu une fois Radiohead mais tout de même un poil déçus des conditions.

C’était notre première expérience du Mainsquare, et si nous sommes encore dans la région l’année prochaine – ce qui est peu probable, mais sait-on jamais – nous y retournerons probablement. Et vous, y étiez vous ? Qu’avez vous ?


Mainsquare 2017 : Vendredi 29 Juin 2017

SOAD, Biffy Clyro et Franck Carter and the Rattlesnakes

Serafina dans Concert, Musique le 2 juillet 2017, avec aucun commentaire

Déménager dans le Nord a des avantages. A part les frites et la bière, il y’a le nombre de concerts interessants dans la région. C’est ainsi que nous nous sommes dirigés vers notre premier Mainsquare situé dans la ville d’Arras, et plus précisément dans la citadelle.

Informations sur le Mainsquare

Situé a une quarantaine de kilomètres de Lille, Arras est une jolie petite ville et sa citadelle date du 17ème siècle. A l’intérieur de cette citadelle, deux scènes sont installées : La Mainstage, et la Green Room. 125 000 personnes sont attendues, avec un dispositif de sécurité maximale suite à l’état d’urgence. En terme d’infrastructure, en ce vendredi, nous n’avons pas trouvé le Mainsquare trop bondé. Le fait d’être à l’intérieur de la citadelle permet d’avoir plusieurs recoins, de l’herbe, des recoins, ce qui fait que c’est moins opressant que certains autres festivals. Cependant, l’intérieur de la citadelle n’est pas énorme, donc par exemple, le pit photo devant les scènes est très fin. Les scènes sont bien hautes, et il est facile de bien voir, même en étant assez loin.

Nous sommes arrivés vers 17h, mais le temps de nous garer et de nous rendre à la Citadelle, nous avons loupé le premier groupe de la Mainstage : Inspecteur Cluzo. Nous avons donc commencé par Franck Carter and the Rattlesnakes.

 

Franck Carter and the Rattlesnakes

Franck Carter est l’ancien frontman de Gallows, un groupe de Hardcore, et de Pure Love. Son nouveau projet avec The Rattlesnakes date de 2015 et il semble clair à la foule, certes encore clairsemée, qui semble connaitre les paroles par coeur qu’il a eu un certain succès. Sans avoir jamais vraiment écouté ses albums, il faut avouer qu’il s’agit d’un rock matiné de punk très efficace. Le frontman est très dynamique, même si j’ai du mal avec l’obsession d’avoir un gros circle pit, où le fait de traiter son public de « pitoyable » car celui-ci n’est pas très enclin au-dit Circle Pit.

Biffy Clyro

Après plusieurs occasions manquées, nous voici enfin devant Biffy Clyro. Loupés au Download l’an dernier, loupés au Hellfest cette année, il était temps ! Il faut dire que les ecossais tournent beaucoup et ce n’était que partie remise. Connus pour avoir été en première partie de Muse, ils ont pas moins de 7 albums. Le trio est en place pour délivrer son rock alternatif plutôt mélodique qui n’est pas sans rapeller un peu Nirvana.

Malgré le coté statique induit par le fait de n’être que trois , le show est dynamique, et le chanteur/guitariste Simon Neil attire leade le combo avec brio. Son chant torturé et puissant est un vrai atout et leurs compos sont mélodieuses. On appréciera l’effort de s’adresser au public en Français, ça fait toujours plaisir, et on s’abstiendra de tout commentaires sur ce pantalon. A noté, deux musiciens de session sont présents dans le fond permettant d’assurer la deuxième guitare et les claviers.

 

System Of A Down

Il faut bien l’avouer, nous nous étions surtout déplacés pour System of a Down. Je pense qu’on n’a plus besoin de présenter SOAD, groupe emblématique s’il en est. Parmi les gros groupes de notre jeunesse, SOAD est un des rares à n’être jamais passés au Hellfest ! Et il faut le dire, les fans étaient là en masse, connaissant les morceaux de A à Z, quitte a chanter non stop pendant l’heure et demie de show des Californiens. SOAD en live, ce n’est pas forcément les plus actifs mais par contre qu’est ce que ca envoie. Le groupe n’est pas du genre a meubler et va enchainer non stop les morceaux. La première pause et prise de parole de Serj Tankian interviendra seulement au bout d’une heure de show.

Il faut l’avouer, les gars maitrisent leur répertoire, et malgré la difficulté des morceaux ils sont exécutés à la perfection. On pourra effectivement peut être reprocher le manque de communication avec le public, cependant, le fait d’avoir une longue setlist, bien exécutée et composée uniquement de tubes est quand même un sacré atout. Et après avoir subi Linkin Park il y’a deux semaines au Hellfest, on ne peut qu’approuver !

 

Vous l’aurez compris, cette première journée au Mainsquare nous a plutôt conquis ! C’est un festival qui reste plutôt accessible, pas si énorme, il est assez facile d’être plutôt bien placé, et les concerts étaient de très bonne qualité. La programmation incluait aussi du rap et de l’electro, qui ne nous interessaient pas, mais on peut saluer l’ouverture totale de ce festival. La journée de samedi n’était pas celle qui nous interessait mais on se retrouve très bientôt pour parler du Dimanche avec Radiohead !

Et vous, y étiez vous ?