Cela faisait très longtemps que je me disais que je devais lire To Kill a Mockingbird (Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur en FR) mais il a fallu une conjonction de circonstance assez inattendue pour que je l’ouvre enfin. Comprendre : j’ai cassé ma kobo au japon et le choix de livres en anglais sur place était plus que limité. J’ai donc entamé ce classique de la littérature américaine. Synopsis ?

Scout est une petite fille (6 ans au début du roman) qui vit en Alabama dans les années trente, avec son grand frère Jem et leur père Atticus, avocat de profession. La douce vie de tout les jours s’écoule, les enfants inventent des jeux, des pièces, des vies aux voisins mais en filigrane, c’est la vie de la campagne américaine qui nous est décrite, avec l’horreur banale de la ségrégation raciale.

Honnêtement, je n’avais aucun apriori sur le livre, j’ai été donc contente de découvrir un roman sur l’enfance, avec une narration a la première personne effectué par une Scout adulte, qui se replonge dans ses souvenirs d’enfance. Le narrateur a donc du recul par rapport aux scènes qui sont présentées, mais sans en surjouer. Scout adulte nous éclaire sur certaines choses que la Scout de 6 ans n’avait pas pu ou su comprendre. La première partie du livre est une successions de chapitres assez indépendants, qui mettent en place nos héros, leurs jeux de jardins, leurs voisins. En effet, comme tous enfants, ils imaginent que la maison toujours fermée à coté est hantée par un voisin monstrueux, ils font des farces ou massacrent les camélias de la vieille mégère. Ils sont punis, essaient de sortir le soir, bref, des enfants. C’est juste, et qu’on soit en Alabama dans les années 30 ou à St Julien sur Cher dans les années 90, les jeux sont les mêmes, on peut totalement s’identifier.

Ces petits chapitres sont étonnamment captivants, surtout qu’on comprend petit a petit qu’il se passe des choses pas très drôles dans l’Amérique de cette époque, des choses qui pèsent plus à Atticus et a Calpurnia, la femme de ménage noire, et qui sont en filligrame. Cette critique sociale prendra son importance dans une deuxième partie moins drôle et moins innocente. La dessus le livre est très bien construit, nous emmenant de l’innocence de l’enfance à la dure réalité.

To Kill a Mockingbird est paru dans les années 60 ce qui explique son succès à l’époque, puisqu’on était en pleine lutte pour les droits civiques, mais si le roman est devenu un classique c’est pour son universalité. Ce roman a marqué durablement la littérature anglo-saxonne, et du coup, sans que je ne le comprenne beaucoup de livres que je connaissaient référencaient ce classique. Si vous vous interessez à la littérature anglo-saxonne et que vous avez une envie d’un récit un brin nostalgique, vu des yeux d’une enfant sans être candide ou débilitant ne repoussez pas plus longtemps votre lecture de To Kill a Mockingbird.

Sachez cependant, si vous envisagez la VO que le niveau est soutenu. Et contrairement à ce que la librairie japonaise disait, il vous faudra bien plus que 700 au TOIEC pour comprendre, sachant que me considérant comme fluent en anglais j’ai parfois peiné. Les dialogues sont souvent en argot, et c’est clairement pas la chose la plus aisée. Cependant, le style est agréable et ça se lit bien. Je serais bien sûr incapable de vous donner un avis sur la traduction francaise.

Et vous, avez vous lu ce classique ?

 


Avec un peu de retard, il est temps de discuter ensemble du Running Order du Hellfest, sorti peu avant nos vacances (d’où le retard, cqfd). Cette année encore, le Hellfest se tiendra aux portes de l’été, à Clisson Rock City et comme d’habitude l’affiche à de quoi faire briller les yeux. Evidemment, il faut faire des choix, mais comme chaque année, on peut dire qu’il y en aura pour tous les gouts. Il n’est d’ailleurs pas rare de discuter des éditions du Hellfest avec des collègues ou potes et de se rendre compte que nous n’avons qu’un ou deux concerts en commun. C’est une des forces du festival.

D’habitude, nous sommes tout sauf hypés par les têtes d’affiches, mais aujourd’hui c’est différent. Car il y’a Linkin Park. Et c’est notre jeunesse. Ca y est, nous sommes devenus vieux. Toujours est-il que pour dabYo la présence de Linkin Park est un evenement, pour lui comme pour pas mal d’entre vous je suppose, c’était la porte d’entrée vers le metal, et un groupe qui a marqué une génération. On n’échappera pas aux extraits des albums plus récents mais on peut espérer de bons moments sur des titres issus de Meteora ou Hybrid Theory.  Rob Zombie a été deux fois une deception ici, mais nous lui redonneront une chance puisque ce coup-ci le Zombie vient avec tout son matos pour faire un show à l’américaine, qui sont réputés. Wait and see donc car ce set up est rare en festival ! Quant à Perturbator qui connait une montée en popularité de folie avec son son electro j’avoue que cela me passe totalement au dessus,mais il n’y a pas de doute, dabYo sera devant. Quant à moi, ce sera pour découvrir.

 

Parmi les groupes à ne pas rater, citons aussi Alestorm qui avaient enflammé la Temple il y’a deux ans et qui reviennent mais pour clôturer le vendredi sur la MainStage 2, ça promet. Découverts l’an dernier à l’occasion du Download Avatar sera aussi de la partie le vendredi sur la Main Stage 1 où il sera suivi par Ministry dont la performance au Wacken l’année dernière (retransmise sur Arte) nous avait bien convaincus. Bien que pas officiellement affiliée à la scène metal, la présence de Chelsea Wolfe sous la Valley Samedi est un événement à ne pas manquer. Ses morceaux sombres et lancinants devraient plaire aux plus sombres d’entre nous.  Wardruna dont c’est la première participation au Hellfest à ma connaissance seront aussi là pour nous donner un samedi après midi bien paien comme il faut, d’autant qu’ils auront été précédés par Alcest, dont le dernier album Kodama m’a totalement réconciliée avec le groupe, autant dire que nous ne verrons pas beaucoup le jour le vendredi.

Si vous cherchez des petits groupes, nous vous conseillons Subrosa, du doom a chant féminin qui a la particularité d’avoir un violon electrique dans son line-up et dont le dernier album est juste dément, sous la Valley le vendredi ainsi que Ghost Bath, du black plutôt atmo qui s’est fait passer pour un groupe chinois lors de leur premier album (alors qu’en faite, ils sont ricains).

Les pass 3 jours sont bien évidemment déjà Sold-out mais nul doute que bon nombre d’entre vous ont déjà leurs places. Quels concerts attendez vous le plus? Pourquoi ? Que nous conseillez vous?

Retrouvez toutes les dernières informations et mises à jours sur le site officiel du Hellfest.