Sword Art Online de Reki Kawahara

Tome 001 - Aincrad

illman dans Critiques, Livres le 26 avril 2017, avec aucun commentaire
Critiques

Sword Art Online de Reki Kawahara est un Light Novel illustré par abec, publié en France par Ofelbe et traduit par Rémi Buquet. Pour contextualiser, les Light Novel sont un genre de la littérature japonaise qui vise un public de lycéens et d’étudiants, plutôt jeune adulte donc (l’âge c’est dans la tête). Ils sont caractérisés par des paragraphes courts, beaucoup de dialogues, sont courts en général (je n’ai pas encore vu au dessus de 300 pages) et sont garnis d’illustrations. Celui dont je vais parler ici est sans doute l’un des plus connus. Sword Art Online (SAO) compte 19 tomes au Japon, possède 3 séries de Light Novel dérivés, a été décliné en manga (chez Ototo), en série d’animation (Wakanim, Netflix) qui a contribué à faire connaitre la série à l’internationale en 2013, en jeux vidéos sur les consoles Sony, etc…

L’édition française comprend dans son premier tome la compilation des deux premiers ouvrages japonais, l’arc Aincrad, du nom de la forteresse de SAO. Le premier livre narre les aventures de Kirito coincé dans le jeu de réalité virtuelle Sword Art Online, un jeu de rôles de fantasy sans magie. Il est avec des milliers d’autres joueurs captifs de ce monde, leur seul espoir de regagner le monde réel est de terminer le jeu qui compte 100 étages, mais tout se complique car la mort dans le jeu signifie la mort dans le monde réel.

Le second livre est une compilation de quatre nouvelles de qualité assez inégales, voire un peu hors sujet à mon gout pour celle avec la dresseuse de monstres, mais que voulez vous, il fallait introduire masse de perso féminins pour contenter le public. C’est sympathique pour prolonger l’expérience dans l’Aincrad mais l’intérêt est assez limité vu que chronologiquement, elles se passent vaguement en intercalaire dans le livre premier. Je vais faire l’impasse sur cette partie pour la suite pour ne me concentrer que sur l’histoire principale.

L’auteur a eu l’air d’avoir le cul entre deux chaises au début, s’embêtant à expliquer des principes de MMORPG qui a mon humble avis sont connaissances communes du public visé, ce qui plombe un peu le tout début de l’aventure. Une fois ce léger écueil passé, c’est du tout bon. Ça enchaîne à fond la gomme, pendant les 250 pages de l’aventure, rares sont les temps morts qui, lorsqu’il existent, servent à développer les relations entre les deux principaux protagonistes, Kirito et Asuna. Les combats sont assez jouissifs, celui du 74 étage déchire, et la menace de mort qui plane sur les personnages malgré que ce soit un jeu rajoute de la tension à ces affrontements.

Niveau univers, c’est un monde fantasy de MMO assez générique, on trouve à peu près tout ce qui fait un MMO, avec quelques particularités propres à SAO trop peu nombreuses à mon avis. Il y’a du craft, des guildes, du farm, du grinding et surtout ce qui rajoute encore un touche de piment, les PK. Dans un jeu mortel comme SAO, on trouve des Player Killer, des chasseurs de joueurs, c’est sacrément glauque et tuer des joueurs laissera sa marque sur certains protagonistes.

Les personnages principaux sont un peu typés, entre Kirito le joueur solitaire et surpuissant et Asuna, la digne représentante des épéistes de sa guilde basant ses aptitudes sur la vitesse. Les autres personnages humains se concentre en général sur un archétype de classe de MMO, le samouraï, l’artisan, chevaliers, etc… Mais en dehors de Agil et Klein ils sortent peu du lot. Disons que l’auteur s’en garde largement sous le coude pour les tomes suivants en ce qui concerne le développement des persos, cet aspect restant encore assez light ici.

Premier Light Novel que j’ai pu avoir entre les mains, j’avais de grandes attentes suite au visionnage de l’anime, je n’ai pas été déçu. Le maître mot de cette aventure, c’est certainement efficacité. J’aime le style direct inhérent au genre avec des grands morceaux de bravoure. Je suis quelque peu devenu accroc aux Light Novels, heureusement pour moi Ofelbe est spécialisée dans le domaine et propulse sur nos rayons quasiment une dizaine de référence avec bien sûr SOA en fer de lance qui vient de voir son tome 5 (regroupant les tomes 9 & 10 japonais) sortir pour démarrer l’arc le plus long de la franchise (9 tomes japonais). Une chose est sure, je vais pouvoir continuer à suivre les aventures de Kirito pendant encore un bout de temps.