20 ans avec mon chat de Mayumi Inaba

Serafina dans Critiques, Livres le 16 janvier 2017, avec aucun commentaire
Critiques

20 ans avec mon chat est un roman de l’auteure japonaise Mayumi Inaba. Ce petit roman de 208 pages est édité aux éditions Phillipe Picquier. Je n’avais pas spécialement prévu de l’acheter ni de le lire, mais je suis tombée dessus lors de mon passage à paris et je trouvais l’illustration jolie et élégante. Bien que paru en 2014 en france, il s’agit d’un roman publié en 1999 sous le titre de Mi no inai asa  (ミーのいない朝 ) . Synopsis ?

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Inaba est une jeune femme qui travaille à Tokyo et vit avec son mari. Un soir, lors d’une ballade nocturne, elle découvre un petit chaton coincé dans le grillage.  Elle décide de le ramener avec elle, et le baptise bientôt Mi. La chatte va rester avec elle et les deux vous vivre une amitié de 20 ans, qui survivra aux séparations, aux déménagements et à l’évolution du monde.

ob_791c09_20anschatinabaQuand on voit le titre, qu’on lit le synopsis, il est évident qu’il n’y a pas grande intrigue dans ce roman. Il s’agit plus d’une tranche de vie. Nous suivons simplement le parcours de Inaba et de son chat, leur relation fusionelle et les petites péripéties de la vie. On suit l’histoire personnelle et professionnelle d’Inaba en pointillés, cette femme qui se rapproche énormément de l’auteure jusqu’à partager son prénom. Sa passion est l’écriture, elle est poète et d’ailleurs le roman est entrecoupé de poèmes qui doivent probablement mieux rendre en japonais. Bien que travaillant au début du livre dans un tout autre domaine, petit a petit, sa passion va prendre le dessus et elle va se consacrer à l’écriture, sous le regard paisible de Mi.

Mi est la véritable héroïne, une petite chatte, craintive mais avec ses habitudes, qui aime dormir sur le couvercle de la baignoire, qui aime sa petite ballade nocturne. Mi est une chatte bavarde, d’ou son nom, Mi étant son petit cri. Elle n’est pas capricieuse et suivra sa maîtresse qui passera d’une maison de campagne à un appartement a Shinagawa, quartier en pleine expansion de Tokyo. En pointillés, c’est aussi l’évolution du Japon que nous lisons, l’expansion massive de Tokyo, et le quartier qui était une porte de la ville à l’époque ou elle s’appelait encore Edo se transforme. Comme souvent dans les romans japonais, la plume est mélancolique et contemple le passage des années sans vraiment pouvoir y faire grand chose. Pas de jugement de valeur, pas de c’était mieux avant, c’est juste différent.

C’est un roman d’une grande douceur, émaillé des poèmes de l’auteur. Il se lit extrêmement bien, malgré son coté parfois contemplatif. Il s’agit d’un roman cependant très terre à terre et les scènes peuvent parfois être presque brutales tant elles sont nues. L’auteure ne fait pas dans le sentimentalisme exacerbé, mais on ressent son amour pour son chat à chaque page. Et je ne vous spoilerais pas en vous disant qu’avec un titre pareil, on connait la fin. Le titre en français étant cependant plus « pudique » que le titre japonais original si vous le comprenez. Cependant la fin est amenée toute en douceur, avec un final très lumineux. C’est un roman qui plaira aux amoureux des chats, même si il ne sera pas facile.

Vous l’aurez compris, j’ai été enchantée par ce petit roman qui fait tout juste 200 pages. Je ne peux que vous le conseiller, si vous aimez les chats, le japon ou les deux à la fois.


La Voix du Sang, Blood Song T1 de Anthony Ryan

Serafina dans Critiques, Livres le 11 janvier 2017, avec aucun commentaire
Critiques

Blood Song est une saga de Fantasy écrite par Anthony Ryan, dont le premier tome La Voix du Sang est récemment sortie chez Milady après être passée par le grand frère Bragelonne. Ayant récemment renoué avec la fantasy, je me suis lancée dans ce gros premier tome de 850 pages avec entrain. Synopsis ?

Vaelin Al Sorna est le fils du Seigneur de Guerre du Royaume Unifié. Il aurait pu succéder a son père si il n’avait été confié dès son plus jeune âge au Sixième Ordre, une sorte d’ordre monacal de guerriers. Entraîné pendant toute sa jeunesse au maniement des armes et à la survie, il découvre rapidement qu’il est un guerrier extrêmement doué et que sa destinée semble écrite dans le sang.

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Pour être tout a fait honnête, il faut reconnaître que le pitch est pour le moins classique. Un mec qui apprend a devenir un guerrier, via un ordre super strict, qui devient un guerrier ultra badass, merci, mais c’est de la fantasy que je connais. Le pitch n’est pas original, mais cependant, j’ai été plutôt charmée par la première partie du roman qui se concentre sur l’apprentissage de Vaelin. En effet, nous découvrons ce fameux Sixième Ordre, ordre guerrier, les camarades de Vaelin, et les épreuves qui vont les attendre pour pouvoir finalement achever leur formation. Les épreuves sont variées, bien étalées dans le temps, et ménagent le suspens : ils sont envoyés seuls survivre dans la nature, passent pas des épreuves de type gladiateurs, ce n’est certes pas le truc le plus original, mais c’est bien écrit et bien construit.

Le roman alterne avec des moments au présent qui se déroulent alors que Vaelin à un certain âge et raconte son histoire avec ses flashbacks. Ce procédé, déjà vu dans d’autres monuments du genre comme Le Nom Du Vent peut ajouter du relief a l’histoire, voir une tension dramatique. Cependant, ici, j’ai trouvé que les aller-retours dans le présent était plutôt confusants, et n’amenaient pas grand chose à l’histoire. Car en effet, les événements du présent sont très très éloignés de toute la première partie, et ne commencent qu’à devenir intriguants que sur la deuxième  partie soit après 400 pages.

Blood song by Anthony RyanEt malheureusement, la deuxième partie est celle qui pèche pour moi. En effet, si la première partie est un roman d’apprentissage, on suit les aventures de Vaelin sans réellement le connaitre. Bien que le narrateur soit omniscient, nous ne comprenons que peu Vaelin, celui-ci a malheureusement peu de reliefs et de traits de personnalités. Là, après avoir fermé le roman, je suis incapable de décrire le caractère de notre héros. Il répond aux événements, et il est courageux ok, mais nous découvrons dans la deuxième partie qu’il est très pieux, ce qui a peu été abordé auparavant par exemple. De ce fait, ses décisions de guerrier m’ont parfois semblé  sortir de nulle part, sans autre fondement que servir l’intrigue. Autant le fait de voir un Vaelin « suiveur » n’était pas gênant dans la première partie où il était apprenti, autant dans la deuxième partie, cela rend l’intrigue beaucoup moins palpitante. J’ai eu du mal a saisir les enjeux et comprendre les réactions de notre héros. De même ses pouvoirs et notamment cette voix du sang qui donne le titre au roman est abordé de manière très tardive et arrive un peu comme un cheveux sous la soupe.

L’univers semble assez fouillé, et je ne doute pas que l’auteur ai tout cela très clair dans sa tête, malheureusement, beaucoup de zones restent dans l’ombre, et il est difficile de comprendre réellement les tenants et aboutissements des intrigues politiques et intrigues de pouvoir.  J’ai donc plus eu l’impression de regarder un film sur cette deuxième partie que de réellement rentrer dedans et vibrer pour les héros. De ce fait malheureusement, l’essai de la première partie ne semble pas transformé et en refermant le gros premier tome, je n’avais pas spécialement hâte de lire la suite. Bien que la fin soit ouverte, je n’avais aucune anticipation par rapport à une suite potentielle. Pourtant, je ne doute pas que les aspects peu évoqués comme la magie, à peine abordée ici, y seront plus développés.

Vous l’aurez compris, je ne suis pas spécialement séduite par ce premier tome. Sans être une lecture désagréable, elle n’a pas réussi à me tenir en haleine et me donner envie de continuer plus avant avec Vaelin. Son faible développement psychologique et l’univers au final assez cliché ont eu raison de mon enthousiasme. Je vous conseillerais cette saga uniquement si vous cherchez de la fantasy de base, sans plus.

 


Concours : Gagnez un recueil « Un Noël sans nom »

En partenariat avec les éditions de L'homme sans Nom

Serafina dans Livres le 3 janvier 2017, avec 1 commentaire

Un Noël sans nom est un recueil de nouvelles de 72 pages paru aux Editions de l’Homme sans Nom. Ces histoires hivernales regroupent les auteurs de la maison d’édition et de nouveaux talents. Chez nous on note surtout Oren Miller dont j’avais adoré la revisite du Comte de Monte-Christo.

La maison d’édition propose à l’un ou l’une d’entre vous de gagner un des recueils.

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Pour cela, il faut répondre à la question suivante : Quel est le nouvel auteur de la maison d’édition ? La réponse se trouve sur leur page facebook ou sur leur site web.

Le concours dure 2 semaines et est réservé à la France. Vous pouvez augmenter vos chances de gagner des manières suivantes :

  • Nous suivre sur facebook ou twitter : 1 chance de plus
  • Partager ce concours sur facebook ou sur twitter : 1 chance de plus.

J’espère que ce concours vous fera plaisir, il sera ouvert 2 semaines ! Bonne chance à tous ! Evidemment les commentaires ne seront pas validés pour éviter toute triche, donc ne vous inquietez pas de ne pas voir le votre.