Le Drama Moyashimon réalisé par Iwamoto Akira est l’adaptation du manga du même titre de
Ishikawa Masayuki en onze épisodes de 20 minutes. Diffusé en 2010 par Fuji TV, il a pour thématique la vie en lycée agricole au Japon, et a été diffusé en France par Kaze TV, avec un premier épisode visible sur Youtube. Mais pas n’importe laquelle, celle centrée sur le département de fermentation, un procédé apprécié des japonais que ce soit pour le sauce soja, le saké ou encore le natto. Synopsis.

Moyashimon: Tales of Agriculture de Iwamoto Akira

Tadayasu Sawaki est un nouvel étudiant dans un lycée agricole où il a rejoint l’équipe du professeur Keizō Itsuki. Ce dernier est en effet au courant du pouvoir spécial de Sawaki, celui de voir les bactéries/microbes et de pouvoir leur parler. Eh ouais, rien que ça. Le domaine de prédilection du professeur étant la fermentation et les moisissures, ça peut aider de voir quelles bactéries sont actuellement présentes. Des fréquentables saké et sauce de Soja au Nattô et autres poissons moisis, c’est un véritable festival d’aliments plus dégoûtant les uns que les autres que Sawaki va découvrir.

Nous allons donc suivre les aventures de Sawaki dans un lycée agricole, et surtout, dans ce qu’il y a de plus dégueulasse dans la cuisine japonaise et mondiale. En effet, comme il peut voir et parler avec bactéries, ce sont les étudiants et professeurs recherchant dans les moisissures et autres fermentations qui sont les plus intéressés par son pouvoir. On va donc y découvrir tout un florilège de ces spécialités de cuisine qui sont issus de bactéries. Comme nous ne sommes pas en France, on aura point le droit au roquefort, mais on y verra tout de même un paquet d’éléments.

Moyashimon: Tales of Agriculture de Iwamoto Akira

Maintenant, en dehors de ces facultés, Moyashimon est avant tout un drama où on suit un petit groupe de personne sans réel scénario en dehors des péripéties qui leur arrivent. Sawaki est un héros sans grande saveur, il est entouré de deux étudiants crados qui cherchent à se faire de l’argent par tous les moyens. Enfin, son presseur Itsuki a un petit nombre d’étudiants, dont une domina habillée de manière très sexuelle, une goth loli, une alcoolique et une fille lamba. Bref un petit monde qui va inter-agir et être le sujet de la plupart des épisodes. Car il n’y a pas de réelle trame scénaristique sur l’ensemble de ces derniers, ni même de caractéristique autre que les microbes qui permettrait de donner une touche particulière au drama. C’est vraiment dommage.

Du coup, les onze épisodes que compte le Drama se regardent sans difficulté, mais sans réel éclat pour autant. Les scénarios des épisodes laissent de marbre, et le tout fini en longue histoire sur quatre épisodes complètement incompréhensible et sans cohérence.

Moyashimon: Goth Loli de Iwamoto Akira

Au final, je pense que j’oublierai très vite que j’avais regardé le drama Moyashimon tant il s’est avéré être sans réel personnalité. Passé le look de deux de ses personnages, l’étudiante habillée en domina et celle qui s’est vêtue en goth-loli, et les caractéristiques de Sawaki, on est sur quelque chose de relativement banal aux accents comédie pas si drôles que ça. Dommage car le principe était fun, peut être que c’est mieux rendu en manga finalement.


La dernière fée de Bourbon de Ophélie Bruneau

Serafina dans Critiques, Livres le 28 octobre 2015, avec aucun commentaire
Critiques

La dernière fée de Bourbon fait partie des romans que j’attendais pas mal aux éditions du Chat Noir, il fait partie de la collection Cheschire donc plutôt typé Young Adult. Pour la couverture de Nicolas Jammoneau déjà, mais aussi parce qu’on m’avait dit du bien de l’écriture d’Ophélie Bruneau, Malicia ayant lu et chroniqué l’Ourobouros d’Argent. Bon, j’avoue que je pensais aussi que ça allait traiter de vaudou, mais sur ce point je me suis totalement plantée. Synopsis ?

La derniere fee de Bourbon de Ophelie Bruneau

1873, Lisha s’apprête à quitter l’île Maurice où elle a été élevée pour l’île Bourbon dont elle est originaire. Sur cette île rattachée à la couronne britannique, les diwas, sorte d’esprits élémentaires, sont éliminés de manière plus ou moins systématique. Cependant, la paix n’est qu’apparences et l’île pourrait bien se soulever d’un jour à l’autre.

Ophélie Bruneau

Ophélie Bruneau

Donc là, soit vous avez de la culture historique vous avez compris qu’on parle de l’île de la réunion et qu’on est en pleine Uchronie car l’île est sous giron français en 1873 dans la « vraie vie », soit vous êtes comme moi et ne saisissez aucune des nuances présentes. Je pense que mon inculture notoire est un réel problème pour les cas d’uchronie car bon, à part les diwas tout me semblait crédible. Heureusement pour moi, que vous saisissiez les nuances historiques ou pas, le roman se lit très bien et au final l’uchronie n’est pas forcément au centre de l’histoire.

Par contre, on sent que l’auteur connait bien La Réunion. Elle y a habité et cela se ressent puisqu’elle arrive a retranscrire la géographie et l’ambiance de l’île même à quelqu’un qui comme moi n’y a jamais mis un orteil. Quelques mots « locaux » sont utilisés dans le récit tel que les termes gramounes ou la di la fé par exemple qui colorent le récit mais sans pour autant nécessiter un lexique ou déranger réellement la lecture.

Le début du bouquin m’a énormément fait penser à Rose Morte que j’ai lu et adoré en début d’année. Le pitch de départ est plutôt « classique » avec la jeune fille qui quitte ses parents pour se marier avec un mec dont elle ne sait pas grand chose, entourée par d’autres beaux officiers, bref, le set-up est classique.

La dernière fée de Bourbon de Ophélie BruneauSauf qu’en faite, l’histoire prend rapidement une tournure assez inattendue. On ne suit pas du tout le fil auquel on pensait et comme l’auteur n’hésite pas à tuer ses personnages, les cartes sont rebattues très régulièrement. C’est d’ailleurs un des points très positifs du roman : je n’ai pas vu du tout où est ce que l’auteur nous emmenait. Même un des personnages qui devient quasiment le héros du bouquin n’est amené qu’à petits pas. On échappe au Deus ex Machina, on échappe aux clichés et pour le coup c’est assez revigorant. Après, comme vous vous en doutez, les fées ne sont pas forcément ma tasse de thé.

Pour ce qui est de l’écriture en elle-même, le style d’Ophélie Bruneau est clair, assez simple, plutôt facile à lire, ses dialogues sonnent vrai et ses personnages sont généralement attachants. J’ai passé un bon moment avec eux. J’apprécie le fait que le livre ai une vrai fin, qui ne soit pas ouverte et qui termine pour de bon le livre, malgré le fait que cela escalade assez rapidement. Malgré le fait que ce roman n’était pas ce à quoi je m’attendais, je l’ai beaucoup apprécié et je ne peux que vous le recommander.

 


Super Hexagon de Terry Cavanagh

Super dur et sur PC

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 24 octobre 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Super Hexagon de Terry Cavanagh est un jeu minimaliste issu d’une idée qu’il a développé lors d’un gamejam en 2012. Ayant eu un certain succès d’estime auprès de la presse, ça se joue sur PC et c’est disponible pour 2,99€. Vous allez voir qu’un jeu minimaliste ce n’est pas bien long à expliquer.

Super Hexagon de Terry Cavanagh

Vous dirigez en effet un petit triangle qui peut pivoter sur un axe au milieu de l’écran. Votre objectif est de tenir le plus longtemps possible en évitant les murs qui se précipitent sur vous sur un pattern d’hexagone. Vous pouvez faire aller votre triangle sur la droite et sur la gauche et…. c’est tout. Simple, n’est ce pas. Manque de chance au fur et à mesure du passage du temps, ça se complique, des labyrinthes de murs se forment et parfois même des pièces changent de place, histoire que ce soit encore plus dur.

Mais ce n’est pas tout, l’écran tourne lui aussi, la vitesse varie, mais aussi le sens. Une chose est sûre, vous allez mettre vos réflexes et vos nerfs à rude épreuve. Les parties se révèlent très courtes avec toutes ces embûches. On se remets très vite en selle pour tenter de battre son propre record. Et encore, c’est dur mais de base on n’est qu’en difficulté Hexagon, il y a 4 niveaux de difficulté supérieurs, jusqu’à Hyper Hexagonest, autant dire que vu la rapidité que le jeu atteint et les patterns de plus en plus complexes, il faut avoir une bonne vue et la main sûre pour tenir plus de 10 secondes.

Le dernier point à aborder concerne la musique, elle est ici la création de Chipzel, une artiste electro londonienne qui si j’en crois son bandcamp utilise des chipsets sonore de GameBoy pour composer la base de sa musique. C’est justement ce coté chip et minimaliste qui fait que la musique colle si bien au jeu avec l’écran qui tressaillira au rythme des sons 8bits. On pourra d’ailleurs en récupérer la bande son ici.

Super Hexagon est un bon petit jeu arcade, bien rythmé mais surtout bien dur, mon record tourne autour de 25 secondes, ce qui n’est pas très glorieux. Le seul vrai défaut c’est son prix de 2,99€ qui me parait un poil trop élevé par rapport au jeu en lui-même.


My Boss, My Hero de Mika Omori

dabYo dans Films, Séries le 21 octobre 2015, avec 1 commentaire

Après une phase de visionnage intensif de films Bollywood nous sommes repartis sur une autre particularité géographique qui n’a rien à envier aux États-Unis, celle des Drama asiatiques. Je vous parlais de Nihonjin no Shiranai Nihongo il y a quelque temps, c’est maintenant au tour d’une autre série récente mais déjà culte: My Boss, My Hero. C’est 10 épisodes de 50 minutes diffusés en 2006 sur le réseau Nippon TV, il s’agirait d’un remake du film coréen My Boss, My Teacher, lui même séquelle d’un autre film coréen, My Boss, My Hero. Comme d’habitude, c’est incompréhensible pour les néophytes, mais heureusement on a pas eu besoin de comprendre le contexte pour l’apprécier, synopsis.

My Boss My Hero

Makio Sakaki est un yakuza de 27 ans, respecté de tous, fils du parrain des Sharp Fang, une organisation mafieuse originaire du Kansai. Il a tout pour reprendre les rennes des Sharp Fang et devenir le troisième boss de l’organisation. Mais voilà, quand on arrive pas à savoir si trente est au dessus ou en dessous de dix-sept, il peut devenir délicat de mener des négociations de prix. Exaspéré par la stupidité de son fils, son père le deuxième boss met une condition à sa succession: il doit d’abord passer un an au lycée et obtenir son bac.

Il suffit de lire le synopsis pour comprendre qu’on est là face à une histoire typiquement japonaise qui a tout du bon Shojo de derrière les fagots. Sakaki-kun a 27 ans mais va devoir se faire passer pour un lycéen normal, les yakuzas étant là bas complètement refusés par la population. Si son identité venait à être découverte, alors il n’aurait pas son diplôme, si il ne pourrait pas devenir le boss. Or si il y a bien quelque chose que veut Sakaki dans la vie, c’est de devenir le boss. Pourquoi ? Il ne sait pas trop, il est idiot ! La série utilise évidemment ce point en premier afin de se lancer et d’être drôle pour captiver son audience. Et c’est un pari réussi puisque dès le premier épisode c’est très drôle et les situations complètement absurdes qu’entrainent un yakuza camouflé dans un lycée sont géniales.

my boss my hero dance

Si Sakaki arrive en retard le matin, il est obligé de faire la danse de la bonne humeur

Forcément, Sakaki est une vraie brute dans sa vie de gangster, mais face aux petites choses de la vie, c’est encore un enfant de 10 ans qui ne sait pas toujours comment réagir. Sa maturité émotionnelle est proche du néant et on va le voir murir tout au long de la série. Mais en attendant, que faire quand on se fait racketter et qu’on ne peut pas utiliser sa vraie force sous peine de ne pas avoir son diplôme ? Comment fumer en douce ? Qu’est ce qu’un lapin et pourquoi Sakaki n’arrive-t-il pas à l’attraper ? Mais surtout: comment écrire son prénom ?

Si le Drama met l’accent sur l’aspect comique des situations -et dieu sait que c’est vraiment très réussi-, il y a derrière cela des vraies thématiques de société. La première d’entre elle est sans doute l’échec scolaire et l’exclusion sociale que cela provoque. Sakaki est un idiot, ou en tout cas, il est tellement persuadé de l’être qu’il n’arrive plus à trouver la motivation pour tenter de comprendre. Et évidemment, plutôt que de l’aider la réaction naturelle de sa classe -où il faut absolument réussir les examens pour entrer en université- va être de le railler, le ridiculiser, et jamais de l’aider. Ces moments sont très déstabilisants en tant que spectateur. Très durs aussi.

my boss my hero sakaki

La vente de pudding est sacrée !

La thématique des yakuzas est elle aussi largement traitée, on pourrait en effet croire que la série les mets en avant, il faut dire qu’ils sont bien habillés et ont l’air très cools. En tout cas, au début. On s’en doute évidemment, il y a là une petite morale qui laisse tout de même à réfléchir sur comment ils sont devenus ces rebuts de la société, obligés de régner par la violence et souvent sans autre issue. C’est plus subtil que l’échec scolaire, mais c’est bien là en fil rouge. Sans être idéaliste, My Boss, My Hero laisse bien à réfléchir sur le sujet et surtout ne va pas éviter de l’aborder. On met les pieds dans le plat avec des épisodes très durs sur le sujet où la cruauté de la vie et des situations va nous déchirer. Pour le coup, c’est bien un drame. Même si la réalité des mafieux est tout de même édulcorée.

La sauce ne prendrait certes pas si les personnages n’étaient pas aussi bien écrits, mais le jeu des acteurs est aussi là pour leur rendre hommage. On est ici loin des stéréotypes qu’on avait pu avoir concernant les Drama, Tomoya Nagase qui joue notre héros porte sur ses épaules une grande responsabilité dans la qualité du tout. Son jeu est vraiment génial, passant du comique au tragique sans difficulté. Avec ses expressions bizarres du visage, on a presque l’impression de se retrouver dans un manga. Les deux lycéens principaux sont bien joués mais aussi beaucoup plus classiques. Enfin, petit coup de cœur, le jeune yakuza qui n’a d’yeux que pour son maitre est joué par un très bon Koki Tanaka.

my boss my hero sakaki hikari

A la fois drôle et dramatique, My Boss, My Hero vous prend aux tripes de très nombreuses fois. Cette série a le don de faire passer son audience du rire aux larmes en très peu de temps, avec cette boule au ventre si caractéristique des situations qui ne peuvent que se terminer mal. Parmi les 10 épisodes il n’y a pas de temps mort et on regretterait presque que cela se termine si vite. Un Drama qui ne peut d’ailleurs que plaire aux fans de Great Teacher Onizuka qui peut certes y faire penser mais ne tombera jamais dans la copie ni l’imitation.


Death Note de Tsugumi Ōba et Takeshi Obata

dabYo dans Critiques, Livres, Manga le 17 octobre 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Il y a plus de 10 ans une nouvelle publication japonaise faisait sensation chez les fans de mangas lisant des scantrads: Death Note. Ce manga écrit par Tsugumi Ōba et dessiné par Takeshi Obata ne tardera pas à être traduit et publié en France par les éditions Kana où il aura ici aussi un joli succès. D’une longueur relativement modeste pour une série de mangas avec ses 12 tomes, le succès sera de courte durée et moins marquant sur la durée que celui d’un Naruto qui a touché plusieurs générations avec sa longévité. Death Note fait donc désormais partie de ces nombreuses séries de manga cultes. Synopsis.

Death Note Tome 1

Light Yagami est un étudiant japonais fils d’enquêteur de police, tout ce qu’il y a de plus normal, jusqu’au jour où il entre en possession d’un livre noir bien étrange: le Death Note. D’après ce qu’il y est écrit, si l’on y inscrit le nom d’une personne alors celle-ci mourra de crise cardiaque 40 secondes plus tard. Ce pouvoir de tuer sans trace est effrayant, mais Light Yagami sait qu’avec les grands pouvoirs incombe de grandes responsabilités, et la sienne est de créer un monde sans criminel. Après quelques essais pour découvrir les limites du livre, il se lance dans une mission très discutable: celle de châtier tous les criminels en les tuant dès qu’ils sont condamnés par la justice.

L’impact de Death Note a été tel à son époque que j’ai bien du mal à imaginer pouvoir apprendre quoi que ce soit sur son histoire aujourd’hui. Pourtant, si à l’époque j’avais complètement adoré son histoire, force est de constater que je ne l’avais jamais finie. Et pour cause, c’est une série qui se scinde vraiment en deux parties bien distinctes. Mais avant de se pencher sur ce point, parlons d’abord de ses points forts. Ce manga a pour thème la peine de mort en quelque sorte, et l’affrontement permanent dans une société entre ce qui est moralement juste et qu’on pourrait appeler égalité pour tous, et le dicton la fin justifie les moyens.

Death Note Manga L and Light

Avec un synopsis pareil, on se doute bien qu’il ne va pas s’agir d’un manga d’action, difficile d’en faire quand le héros tue en écrivant sur un carnet. Non, Death Note va s’articuler comme une chasse à l’homme où l’on suit les deux personnages principaux: le chassé d’abord, puis le chasseur par la suite. Une sorte de duel où l’on va suivre les réflexions des deux personnages que sont Light et L, l’enquêteur génial qui essaye de démasquer qui est cette personne qui tue tous les criminels en leur faisant subir une crise cardiaque. Avec son Death Note et sa vision du monde où les criminels doivent mourrir, Light incarne la fin justifiant les moyens, tandis que ses pourchasseurs pour qui la peine de mort ne peut être seulement jugée par une personne dans son coin, incarnent la moralité de la société.

Cette opposition sur l’éthique et les raisons est à de très nombreux moments évoqués puisque tout le monde doute: qui est du bon côté ? Depuis que les criminels sont tués par Kira (le pseudonyme public de Light) il est évident que la criminalité a baissé. Alors faut il le pourchasser ou le laisser faire en tout impunité ? Les avis vont s’opposer et bien que cela reste relativement superficiel, on peut dire que c’est tout de même bien traiter et réalise.

Death Note Light And Misa

En dehors de ce aspects théoriques, la chasse de Kira se concentre surtout entre l’opposition de Light et L qui sont deux génies s’affrontant à coup de stratégie. Ça se matérialise par de très longs monologues où les personnages expliquent leurs pensées et pourquoi ils ont agit de telle manière. Souvent, dans un premier temps ils nous fournissent qu’une partie des détails avant l’action pour mieux nous prendre à revers lors du débrieffing. C’est assez brainfuck et prévisible comme méthode mais ça marche vraiment très bien et donne un rythme vraiment soutenu contre toute attente.

Côté dessins on retrouve Takeshi Obata et son superbe trait. C’est vraiment magnifique de lire Death Note et de pouvoir apprécier tant de détails et de si beaux traits sur les personnages, les décors, etc. Bien que la série soit centrée sur des dialogues très importants, l’aspect graphique n’est vraiment pas mis de côté comme on aurait pu le redouter. Les personnages ont des charadesigns très marquants, avec L le jeune enquêteur charismatique qui influencera de nombreux personnages par la suite, devant une sorte de cliché. La force du trait permet aussi de très bien mettre en évidence les émotions que vivent les personnages, notamment les moments de jouissance des personnages lorsque leurs plans longuement préparés finissent par se réaliser. A vous en donner la chaire de poule.

Death Note Manga Light L

Sauf que le grand drame de Death Note c’est sans doute que sa première histoire s’achève au tome 7 avec le climax de l’affrontement entre Light et L. On pourra sans doute se demander si les auteurs souhaitaient réellement continuer de cette manière. Certes la fin a elle aussi une longue préparation qui est digne des débuts de la série, mais on va vivre un énorme désert de plusieurs tomes au niveau de l’intérêt, celui là même qui m’avait fait abandonner la série à l’époque de sa première publication. Après des tomes où tout semble être millimétré et bien dosé, on tombe face à des évènements de moins en moins crédibles et partant complètement dans la surenchère d’action. Plus rien n’est réfléchi, plus rien ne procure cet effet wah et c’est vraiment dommage.

Death Note Tome 1Avec ses 7 premiers tomes, Death Note de Tsugumi Ōba et Takeshi Obata fait partie de ces séries de manga qu’il faut absolument avoir lue. C’est tout bonnement génial autant dans les thématiques que dans sa réalisation faite de mains de maitres.

Mais après une si grande qualité, on est obligé d’être déçu par ces quelques 2/3 tomes sans grande saveur qu’on lit plus pour finir une série qu’autre chose. Heureusement, le final bien qu’en deçà du climax de milieu de série est au rendez-vous et ne laisse pas sur une pseudo fin.


Le royaume des jeux indépendants regorge de jeux improbables, de thèmes tirés par les cheveux et de noms de studios sorti tout droit du cerveau d’un gars bercé trop proche du mur. Et ce AaAaAA!!! développé par Dejobaan Games pourrait en être un parfait exemple car les jeux de Base Jump ne sont forcément pas légion.

AaAaAA!!! - A Reckless Disregard for Gravity de Dejobaan Games

Les commandes sont ultra-simplistes, vous vous élancez du haut d’un gratte-ciel, métaphorique le gratte ciel vu sa tête, on se dirige dans sa chute avec les touches ZQSD, on dirige la vue avec la souris et on ouvre le parachute avec espace. C’est tout. Mais ce ne sont que des commandes qui ne reflètent pas la profondeur du gameplay, car nombre d’obstacles parsèment votre chute.

On a affaire à un jeu de highscore, on joue à celui qui a la plus grosse sur le leaderboard et pour cela on a plusieurs moyen, frôler les murs pour gagner de la vitesse et des points, frôler le plus grand nombre de surfaces possible, interagir avec les spectateurs du parcours ou encore passer au travers de panneau de points, et j’en passe. Vous pouvez aussi avoir des bonus moindre, à force de se cogner les murs on peut se casser les bras et un atterrissage trop brusque vous fera dire adieu à vos jambes.

AaAaAA!!! - A Reckless Disregard for Gravity de Dejobaan Games

Les graphismes ne cassent pas trois pattes à un canard mais c’est un parti pris et les couleurs criardes passent à deux doigts de vous bruler la rétine. Ça se laisse jouer et ce malgré le coté un peu anguleux du bouzin. Le son est aussi bien simpliste, principalement à base de bips avec de la musique dans les menus, bien que celle-ci fasse franchement musique d’ascenseur. En niveau on a parfois de la musique, notamment avec une reprise d’un titre d’AC/DC pour ne citer que le plus connu. C’est sans compter les voix étranges qui se déclenchent de temps en temps et qui nous rappellent qu’on joue à un gros trip de développeur. Bref tout ces éléments confirment le coté déjanté de l’ensemble.

Disponible pour moins de 9€ sur Steam, vous pouvez espérer le toucher beaucoup moins cher pendant leurs légendaires soldes. Pour peu que vous accrochiez au concept de toute façons, il vaut largement son prix. A noter la présence d’un DLC Brutal Concussion à 1,99€ qui prolongera un peu le plaisir en ajoutant quelques nouveaux niveaux exigeants et des bonus idiots.

AaAaAA!!! - A Reckless Disregard for Gravity de Dejobaan Games

Comme je suis un gros fourbe, j’attends la fin pour dire qu’une pseudo-suite est depuis sorti, AaaaaAAaaaAAAaaAAAAaAAAAA!!! for the Awesome, puisque c’est son nom. Cet opus propose un remaster des 82 niveaux existants avec des graphismes un peu plus fins. On trouve aussi une quarantaine de nouveaux levels où l’on fera du base jump à une vitesse encore plus folle qui mettront vos nerfs à rude épreuve. Sinon, on garde les mêmes mécaniques mais en plus rapide et les mêmes délires.  Le jeu supporte parait-il l’oculus rift si vous aimez avoir la nausée (et que vous êtes riche). Bref c’est la version ++ à avoir.

Bref, AaAaAA!!! est un jeu passe-temps parfait alliant gameplay abordable rapidement, une accessibilité rapide aux parties et surtout un potentiel addictif pour chasser le highscore.


Aces High est donc la deuxième anthologie dirigée par George R.R. Martin et se déroulant dans son univers Wild Cards. Pour rappel, cet univers dont la publication continue depuis plus de 30 ans outre Atlantique contient son lot de super héros dans une Amérique alternative qui a survécu à la contamination d’un virus extra-terrestre. Traduit par les éditions J’ai Lu pour leur collection Nouveaux Millénaires, ce deuxième tome est sorti un peu plus tôt dans l’année et a pour auteurs Martin, Walter Jon WilliamsRoger Zelazny ou encore Lewis Shiner. Pas de synopsis.

Aces High, Wild Cards Tome 2, de George R.R. Martin

On retrouve notre Amérique alternative en 1979 pour une première nouvelle qui va faire office d’introduction à l’intrigue de ce tome. Celle ci va se poursuivre sur les années 1985/86 avec des nouvelles traitant toutes de ce même sujet. Si dans le premier tome, les auteurs et leurs nouvelles parcouraient un grand nombre de thématiques et n’avaient pas toujours de lien entre elles -si ce n’est l’univers-, Aces High a cette fois bien un thème et une intrigue qui est avancée de fils en aiguilles par les textes des différents auteurs.

On reste certes dans un univers parallèle au notre, mais l’aspect Uchronie du premier tome et la parallèle qui était faite entre notre histoire et la leur a été mise de côté. Cette fois, c’est tout de même beaucoup plus classique et on a le droit à une intrigue faite à base d’invasion extra-terrestres et d’occultisme. C’est un peu moins original et le scénario donne presque l’impression d’être face à un film hollywoodien avec ses péripéties et ses grands moments d’action, le tout enrobé d’un petit filtre film de Science Fiction des années 80 qui pourrait en rebuter certains mais qui donne un certain charme au roman.

Aces High Wild Cards 2

La couverture US de l’époque

Avec Aces High j’ai vraiment eu l’impression de lire de la Science-Fiction old school et des intrigues so 80. Je ne saurai pas exactement dire pourquoi, mais le ressenti de ce roman ne fait pas du tout moderne. Je n’ai pas le souvenir d’avoir eu ce ressenti avec le premier tome, c’est peut être parce qu’on est ici face à quelque chose de plus classique puisqu’on suit une seule histoire écrite à plusieurs mains.

A côté de ça on est tout de même très content de retrouver certains personnages de Wild Cards et d’en découvrir de nouveaux. J’ai notamment beaucoup aimé le personnage de Jube, avec sept mini nouvelles écrites par George R.R. Martin l’histoire du personnage constitue le fil rouge de cette anthologie et c’est vraiment réussi. A chaque fois les informations nous permettent de comprendre le tout, tout en ayant des petits twists sympathiques qui permettent à l’auteur de passer la main sur les nouvelles écrites par les autres intervenants.

Comme d’habitude il y a plusieurs auteurs et donc des niveaux différents dans cette anthologie. Certaines d’entre elles m’ont laissé plutôt de marbre, notamment parce que l’auteur n’arrivait pas à la rendre captivante. Mais d’une manière générale, on est tout de même face à un bloc et non pas un amas de textes différents. C’est vraiment un plaisir donc de suivre l’évolution du tout malgré les alternances de plumes.

Aces High, Wild Cards Tome 2, de George R.R. MartinSeul réel défaut peut être, les deux climax finaux du tome manquent un peu de pêche et ironiquement, certaines nouvelles du milieu qui ont leur propre tension m’ont donné plus de plaisir à la lecture. C’est dommage, car pour le coup une fois de plus, ça fait quand même très années 80.

Aces High est un bon deuxième tome pour la série Wild Cards. Contrairement au précédent, le démarrage est beaucoup plus rapide, forcément on connait déjà l’univers. Mais il est aussi plus consistant et sa lecture est moins périlleuse. Mieux équilibré, sans réel passage à vide, c’est une lecture sympathique. Maintenant, il faut tout de même aimer ce genre de livres de Science-Fiction relativement classique si on omet la partie super héros.


Smog of Germania de Marianne Stern

dabYo dans Critiques, Livres le 7 octobre 2015, avec aucun commentaire
Critiques

J’ai découvert Marianne Stern via l’une des nombreuses anthologie des éditions du Chat Noir, mais Smog of Germania sorti un peu plus tôt cette année était ma première expérience en roman complet avec cette auteure. Avec un titre pareil, difficile de ne pas imaginer être face à un roman de Steampunk se déroulant en Allemagne, la couverture de Miesis venant évidemment confirmer l’hypothèse, qui s’avèrera juste. Montons donc sur notre ballon dirigeable et direction le synopsis de ce roman.

Smog of Germania de Marianne Stern

Fraulein Viktoria est la fille du Kaiser Wilhelm de Germania, une femme presque mure qui s’amuse beaucoup de son statut et en abuse quand il faut savoir le faire. Sans être tout à fait au jus des complots de la cour, il s’avère parfois qu’elle ait besoin de tremper ses talons dans les sombres ruelles de la ville pour aller à la pêche aux informations. C’est évidemment toujours dans un endroit mal famé où la luxure s’affiche sans filtre ni tabou. Heureusement, pour garantir sa sécurité le Kaiser a missionné son plus fidèle sbire, l’Exécuteur, craint de tous et surtout détesté de Viktoria.

Ce petit résumé ne vous apprendra pas grand chose sur l’histoire, puisque c’est plus ou moins là que va commencer le roman. Le décors est cependant planté et c’est la première chose que l’on va rencontrer en lisant Smog of Germania: le smog. Nous sommes en 1900 et l’ère industriel est à son apogée en Allemagne, le Kaiser est obsédé par la productivité de son empire et cette obsession a eu un coup dur pour la capitale de l’empire: un brouillard noir, permanent et opaque s’est installé et il faut être un privilégié pour encore pouvoir voir le soleil.

Marianne Stern

Marianne Stern

La plèbe, lorsqu’elle ne se tue pas à la tâche, est blafarde, pauvre, et meurt de faim. Bref, ce n’est clairement pas dans une Allemagne des vertes vallées de Bavière que Marianne Stern nous emmène, mais dans ce qu’il y a de plus crasseux et steampunkesque. Là dessus c’est vraiment très réussi et tout au fil du livre, on ressentira cet aspect poisseux, ce tableau noir et plein de suie. Le roman parle de l’Allemagne sans vraiment jamais lever le voile sur quelle réalité géographique cela recouvre, et c’est peut être un des points qui m’a le plus choqué. Je n’ai pas su dire à la fin du roman si Germania était la ville ou le pays, si ce brouillard opaque s’étendait uniquement sur la ville ou sur le pays. Ça semble peut être un peu bête comme remarque, et pourtant, cela m’a beaucoup marqué, comme quoi.

Notre histoire en tout cas va principalement se dérouler sur la ville, sans doute celle de Berlin, qui est devenue gigantesque, surpeuplée, et donc très sombre. On l’imagine très bien grouiller de rats et de gens malades, et c’est dans ce contexte que l’auteur va construire une histoire très prenante sur fond de complot. Du Steampunk pour l’ambiance oui c’est sur, mais côté histoire, on se retrouverait plutôt face à un Thriller. Les éléments sont amenés les uns après les autres et on va de péripéties en révélations. C’est plutôt bien fait puisque les découvertes ne font ni télescopées, ni deus ex machina, ni trop grosses, ce qui est donc le signe d’un récit rondement mené en général. Là dessus, c’est donc du tout bon et on ne s’ennuie pas, l’histoire progresse tout de même rapidement.

Côté personnages on retrouve une petite brochette, la première est évidemment l’héroïne que l’on va principalement suivre. Viktoria est assez casse-pieds mais pas trop pour autant, le type d’héroïne qu’on accepte sans trop de mal à suivre bien qu’on lève quelque fois les yeux aux ciels. Pour l’accompagner, on retrouve deux personnages masculins qui sont en quelque sorte les vrais personnages mis en avant du romans: l’Exécuteur et le Maître Espion. Je ne rentrerai pas trop dans les détails pour ne pas dévoiler l’histoire, on s’en doute cependant dès le début du roman qu’une certaine histoire d’amour va se ramener. J’avoue que je n’ai pas réussi à accrocher sur ces passages là. De même, bien que l’auteur ait essayé de donner un certain charisme aux deux personnages, j’ai trouvé que cela faisait un peu trop forcé.

Smog of Germania de Marianne SternL’écriture de Marianne Stern est vraiment facile à lire et elle nous dépeint très bien l’univers qu’elle a voulu créer. Encore une fois, Germania faisait complètement corps et certains passages donnent vraiment l’impression d’être là, en plein milieu du fog, ayant du mal à en respirer. De même, l’aspect Allemagne décadente et Steampunk sont clairement au rendez-vous. Là dessus, le seul point que j’ai vraiment eu du mal à apprécier, c’était la volonté systématique de mettre des expressions allemandes. Il y en a 4 ou 5, répétées jusqu’à la nausée tout au long du roman qui font faux. Des gens qui disent « um Gottes willen » toutes les 2 pages ça n’existe pas.

Mais les défauts sont finalement bien petits par rapport aux qualités du romans. Avec une histoire bien menée, un univers dépeint avec précision et corps, Smog of Germania de Marianne Stern est un roman qui vous tiendra jusqu’à sa fin et ne vous décevra pas. J’ai beaucoup aimé le lire et j’espère pouvoir retrouver l’auteure sur ce type d’écrits prochainement.


Vous avez une franchise à succès qui s’est malheureusement terminée mais un bon paquet de fans toujours fidèles malgré les années et vous désirez renouveler la flamme ? C’est un peu ce qu’il se passe en ce moment, puisque rarement une réedition aura été aussi attendue par les fans du petit sorcier. En effet, les livres de la saga Harry Potter ressortent et désormais dans une version illustrée par Jim Kay.

hp illustre jim kay

 

Jim Kay a réalisé 110 dessins pour ce premier tome, ce qui est déjà assez impressionnant. Bien que les afficionados des films ne seront pas décus, on n’est pas sur de l’exacte copie des films. Il prépare d’ores et déjà les illustrations des prochains tomes. C’est en ce moment le premier tome qui est attendu pour sa parution en France aux éditions Gallimard Jeunesse. Un recueil sera publié par an, aux alentour de Noël chacun.

hp illustre jim kay harry

hp illustre jim kay harry poudlard

Quelque part, je voudrais bien m’en foutre, me dire que ce n’est qu’une exploitation de plus de la saga. Oui, mais non. Car malgré tout ce temps, je reste toujours une grande fane. Et que je ne peux que difficilement résister à une édition rigide avec de beaux dessins dedans. Même si l’édition cartonnée est assez chère (39€ tout de même !) il est sur et certain que je l’achèterais. Et probablement le jour de sa sortie.

Et vous, ça vous fait envie ?

 


Les Herbes de la Lune, Tome 2, de Anne-Laure

Serafina dans Critiques, Livres le 1 octobre 2015, avec aucun commentaire
Critiques

J’avais lu le premier tome des Herbes de la Lune l’année dernière. Cette petite série est éditée aux éditions du Chat Noir et servie par une jolie illustration de couverture signée Nicolas Jammoneau. Chronique garantie sans spoilers !

Les Herbes de la Lune de Anne Laure Tome 2

Après les événements du premier tome, Abigail essaie de trouver un équilibre entre sa vie d’étudiante et ses pouvoirs magiques. Elle pensait avoir trouvé des supports avec ses amis proches et sa famille mais c’était sans compter sur les forces maléfiques qui guettent.

La deuxième partie de ce dytique suit très directement le premier. Pas de résumé pour nous remettre dans l’ambiance et je dois dire que j’ai du mettre un peu de temps pour recoller les morceaux car si le premier tome m’avait bien plu, il n’avait pas non plus laissé un souvenir ultra précis. Une fois les morceaux recollés, on retrouve les qualités de la première partie du récit. L’écriture de Anne Laure est claire, un peu simple certes mais a le mérite d’aller droit au but.

Si au premier tome les alternances de points de vue entre Abigail et son compagnon étaient justifiées, elles ne le sont plus ici. Les passages en italique qui indiquent son point de vue ne font plus que quelques lignes et servent la plupart du temps à enfoncer des portes ouvertes, ou à appuyer des points que le lecteur avait déjà compris. J’ai trouvé que pour le coup, cette alternance avait tendance à alourdir et ralentir le récit. Pourtant je suis habituellement friande des livres à plusieurs voix.

Les Herbes de la Lune de Anne Laure Tome 2Comme pour le premier tome, l’action est située en Bretagne et de ce fait il est très facile de visualiser ce que vit notre héroïne. Il y a pas mal de références aux légendes de Bretagne ce qui est toujours plaisant. L’histoire en elle même est assez courte, c’est uniquement 250 pages. On n’a donc pas une histoire très complexe mais c’est pas pour autant trop gros. Puisque c’est un roman court, et encore plus un deuxième tome, on ne peut pas dire que les personnages soient très développés, on est plus au niveau d’une novella que d’un roman.

Dans l’ensemble, ce second tome des Herbes de la Lune est une lecture sympathique, qui détend et qui ne prend pas la tête. Je ne pense pas que cela me laissera un très grand souvenir mais ce fut un moment agréable. Je pense qu’il est peut être destiné à un public plus jeune, ou qui lit moins. Donc vous pouvez l’offrir sans crainte à votre ado !