Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Quand il y a près de 150 groupes à l’affiche d’un festival, il est facile et rapide de passer à côté d’un groupe bien cool que l’on ne connaît pas. C’est bien ce qui a failli se passer avec Giuda si illman n’avait pas veillé au grain en venant m’interpeller subtilement: « Wook regardes le genre« . Car Giuda est présenté comme du Glam Punk, un mélange des genres dont nous n’aurions jamais ne serait-ce qu’imaginé l’existence. La futilité des glameux avec les revendications sociales de punks ? Vraiment ?

Bon, loin de l’étiquette que leur a collé le Hellfest parce qu’il faut toujours en mettre une, il faut bien avouer que le mélange de Giuda est assez particulier, une musique très funky et pop psyché, mais sans tomber dans les travers du fuzz technique, plutôt avec l’aspect simple et rentre dedans que peuvent parfois avoir les compositions punks des débuts. Bref, une sorte de coktail qui est vraiment sympa à écouter et met tout de suite de bonne humeur.

Le groupe est milanais et ça se voit bien dans leur clip Wild Tiger Women. Un clip qui parle de femme, thématique très chère aux groupes de Glam mais le tout chanté par des gars qu’ont une bonne tête de punk tout de même. Le tout sous font de harcèlement de rue, je ne peux pas dire que je l’ai trouvé génial, bien qu’il reste clairement décalé pour le coup. La musique est par contre vraiment sympa, avec ces riffs bien sympathiques, ces chœurs très punk et une voix fluette pour mettre l’ambiance. Du tout bon accompagné d’une chorégraphie de qualitay.

Je suppose que Giuda passera assez tôt vu leur emplacement sur l’affiche du Hellfest 2015, sous la Valley car je les vois mal investir la Warzone malgré l’étiquette. Si il n’y a rien en même temps, j’espère bien pouvoir assister à leur présentation.


Extinct de Moonspell

Serafina dans Critiques, Musique le 5 mars 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Moonspell fait partie de ces groupes cultes que nous avions déjà écouté d’une oreille mais sans qu’ils n’entrent réellement dans notre top. Et puis il y a eu ce dimanche au Hellfest 2013, où nous avons décidé d’assister au concert des portugais sous la Altar, de loin. Du moins au début, car nous avons pris une grosse claque ce jour là, et nous avons adoré le show. Nous avons par la suite exploré la discographie du groupe, notamment leur dernier Alpha Noir/Omega White que nous avions acheté à sa sortie sans trop l’écouter. Moonspell est depuis entré dans mon top personnel, j’attendais donc avec impatience leur nouvel album Extinct qui sort le 6 mars chez Napalm Records.

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La couverture est encore une fois signée Seth Siro Anton qui officie dans Septic Flesh. L’album se compose de 10 pistes donc vous trouverez les titres ci-dessous. Certaines éditions intègrent aussi 4 bonus tracks ainsi qu’un documentaire de 90 minutes. Nous n’avons pas entendu ni vu ses bonus nous ne les évoquerons pas dans cet article.

1. Breathe (Until We Are No More)
2. Extinct
3. Medusalem
4. Domina
5. The Last of Us
6. Malignia
7. Funeral Bloom
8. A Dying Breed
9. The Future Is Dark
10. La Baphomette

Si Alpha Noir et Omega White séparaient de manière assez nette les diverses influences de Moonspell, ici, on retrouve les deux facettes du groupe mixées et équilibrées. Le chant clair est relativement présent, avec la voix de crooner si caractéristique de leur chanteur. Le grunt est quasiment absent, ce qui donne un album assez accessible. Personnellement, j’adore, même si je comprend que l’on puisse trouver cela cheesy, pour la fane de Type O Negative que je suis, je ne peux qu’apprécier. Les thèmes sont très Moonspell : l’amour, mais l’amour dans la mort, un monde sombre mais pourtant pas dénué de beauté. Les paroles sont parfaitement représentées par la musique, assez sombre tout en ayant de belles éclaircies. On dirait que je présente la météo en disant ça…

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Pour le coup, l’influence gothique de Moonspell est bien plus présente que sur certains vieux albums. Difficile de ne pas penser à Sisters of Mercy en écoutant Medusalem. Medusalem est d’ailleurs un de mes titres préférés, son tempo relativement élevé, sa construction éloignée du traditionnel couplet-refrain en font un des temps fort de l’album. Le groupe a toujours eu une facette mélodique, mais pour une fois, l’orchestration utilisée est un orchestre turque et cela se ressent énormément, notamment sur le break de Breathe (Until We Are No More) et sur Medusalem.

Pour le coup, cela permet aux portugais d’avoir une réelle originalité dans le genre. La plupart des groupes qui décident d’intégrer des orchestres vont plutôt chercher des orchestrations « classiques ». Je les aime aussi, mais c’est du déjà vu. Ici l’orchestre turque a apposé sa patte sur pas mal de titres, formant une sorte de ligne directrice pour toute la première partie de l’album. La deuxième partie, dès Domina est plus proche de Omega White.

Bien sur, comme sur Omega White, on est sur des structures assez simples, en mode couplet-refrain, assez efficaces. Seul bémol, certains morceaux sont réellement trop axés sur des refrains, répétés dix fois, comme c’est le cas sur Extinct ou encore The Future is Dark qui est d’ailleurs assez faible à mon avis par rapport au reste de l’album. Domina aussi a tendance à marteler le refrain, mais le long passage instrumental et son solo compensent le classicisme qu’on aurait pu redouter. L’outro, La Baphomette est clairement la surprise de l’album, puisque c’est une valse, sans guitares …. chantée en français !  Je n’ai toujours pas décidé ce que je pensais de ce morceau ovni.

En résumé, Extinct est un album de Moonspell dans la droite lignée d’Omega White, avec des touches d’Alpha Noir. Si vous n’avez pas aimé cet album bonus, vous n’aimerez probablement pas celui-ci. Mais si comme moi c’est un de vos albums préférés, vous ne pourrez qu’aimer Extinct. Moi il tourne déjà en boucle sur mon iPhone.


L’Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline Carey

Serafina dans Critiques, Livres le 3 mars 2015, avec 3 commentaires
Critiques

J’avais lu le premier tome de la série Kushiel l’année dernière. Ce fut un de mes coups de cœur de 2014 et je regrettais d’avoir attendu si longtemps pour le lire. Il faut dire que j’avais la version grand format reliée chez Bragelonne dans ma bibliothèque depuis genre 5 ans. Mais c’est pas pour autant que j’ai enchainé avec le tome 2, L’Elue, dont j’ai attendu sa sortie en poche chez Milady. Synopsis ?

L'Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline Carey

Après les événements du premier tome Phèdre goute un repos mérité. Cependant, tout n’est pas réglé, et notamment une traitre au royaume de Terre D’Ange manque à l’appel, et elle ne semble pas décidée à laisser la Reine Ysandre sur le trône.

On retrouve donc avec plaisir le style assez ampoulé de la série Kushiel que personnellement j’adore. Il y a eu incontestablement un très bon travail de traduction car c’est chantant et élégant. Comme si cela avait toujours été écrit en français. Les personnages du premier tome reviennent pour une grande partie dans le deuxième et j’étais très heureuse de retrouver Phèdre et ses amis. Les personnages de Jacqueline Carey ont du corps et le récit à la première personne, pourtant exercice périlleux, est un réel plus. On est réellement avec Phèdre, c’est comme une amie qui nous raconte son histoire au coin du feu, avec ce qu’il faut de légèreté, de recul et d’humour.

L'Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline Carey

Kushiel, malgré ses couvertures qui faisaient penser à des romans de courtisanes, c’est surtout des intrigues de cour. C’est un roman de politique, avec son lot de complots et de faux semblants. La taille conséquente du roman rendant possible le fait de développer des intrigues de grande échelle et de nous faire tourner chèvre en nous donnant des indices contradictoires. On ne peut pas dire que cela soit un roman d’action, bien qu’il y ai des moments de bravoure. L’histoire suit son rythme, parfois assez contemplatif, mais cela ne m’a jamais dérangée.  L’auteur tire parti des 900 pages, et du coup creuse d’autant plus son univers.

En effet, cette fois ci aussi, nous sortons de Terre d’Ange, mais en direction de l’Italie ou des côtes de l’adriatique. Phèdre y rencontre une cour bien différente de la sienne, et les relations géopolitiques entre les différents pays (plus ou moins inventés) sont exploités très finement, avec beaucoup de réalisme. Bien que le Fantastique soit présent à de nombreuses reprises, ce n’est pas l’élément central de l’histoire, un peu comme dans un Trône de Fer, ce sont surtout les intrigues et les jeux de pouvoirs qui nous captivent.

L'Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline CareyLe roman sait être passionnant, mais aussi très émouvant quand on voit deux personnages se faire du mal sans le vouloir et se rendre compte petit à petit que ce mal n’est peut être plus réparable. Nous faire passer de l’intrigue aux larmes est une des forces du roman et cela rend encore plus vivants les personnages, cela leur donne tellement plus de relief.

Je n’arrive pas a trouver un seul défaut à ce deuxième tome de Kushiel en fait, je vous fait donc une critique absolument positive. Je ne vois pas pourquoi j’ai pu passer à coté si longtemps et pourquoi elle n’a pas déjà été adaptée en série elle aussi, il y a tellement à faire ! Je ne peux donc que vous conseiller de ne pas avoir peur du millier de page de chaque tome – à peu près – et d’entamer tout de suite cette série si ce n’est pas encore le cas. Vous ne le regretterez pas, promis.


C’est Lundi que lisez vous ? #160

Serafina dans Actualités, Livres le 2 mars 2015, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Delirium de Lauren OliverJ’ai terminé La Pelote d’épingles de Cécile G. Cortes, une parution des éditions du Chat Noir. C’est décidément une lecture sympathiques, même si certains passages au milieu sont un peu longuets. Heureusement l’arc final est bien ficelé, et les personnages plutôt bien pensés et attachants.

J’ai commencé Délirium de Lauren Oliver, une dystopie Young Adult parue auparavant dans la collection Black Moon. C’est bien écrit, mais c’est tout de même très convenu, dans la grande ligne de Uglies. Un peu trop même, car du coup, on sent venir le pitch à 3 kilomètres. Dans ce monde donc, l’amour est considéré comme une maladie et chaque personne est « traitée » à 18 ans pour ne plus avoir de sentiments. Bon, c’est plutôt simpliste, ça se lit, mais je suis pas sure de réellement apprécier.

dabYo

Je suis encore sur Montres Enchantées, le recueil de nouvelles qui mélange Steampunk et les horloges. L’univers est sympathique, mais je dois avouer que j’ai un peu de mal sur les derniers nouvelles que j’ai lu, qui travaillent plus l’aspect présentation du récit que l’intérêt de celui-ci.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

La bête noire de l’Amérique de la fin des années de 90 est de retour au Hellfest après un passage au Hellfest 2009 que nous n’avions pas raté. A l’époque, le diable médiatique ne nous avait pas franchement emballé et on avait eu quelque peine à voir qu’il n’arrivait pas à se détacher de son ancien personnage. L’eau a coulé sous les ponts depuis, Born Vilain est sorti en 2012 puis cette année c’est pour supporter The Pale Emperor que l’artiste reviendra sur la scène clissonnaise, sans même avoir le statut de tête d’affiche de la MainStage02. Cruel.

Deep Six est extrait de ce nouvel opus qui marque la continuité de ce qu’avait commencé le groupe avec Born Vilain, quelques titres accrocheurs qui n’arrivent pas à égaler les gros succès aux yeux des fans, quelques balades pas toujours accrocheuses quant à elles. Mais bizarrement, plus les gens crachent dessus, plus j’ai envie d’aimer. C’est comme ça parfois. Le titre s’écoute bien mais il faut malheureusement avouer que côté clip, on voit que le temps de l’argent est fini. Les effets sont relativement cheap, on est loin des œuvres qu’étaient les clips de la belle époque.

Reste qu’avec le nouveau départ que son leader semble vouloir prendre, j’espère quand même pouvoir me mettre devant la MainStage02 et apprécier quelques bons vieux titres qui font toujours leur petit effet. Car après tout je suis encore un adolescent qui aimerait bien recevoir enfin la claque d’un bon concert de Marilyn Manson.