Victorian Fantasy tome 1 est un livre que j’ai longtemps repoussé à cause de sa couverture. Bien que plutôt bien réalisée, il m’empêche qu’elle me faisait plus penser à de la romance soupoudrée de fantastique qu’autre chose. Et clairement, c’est pas du tout mon trip. Mais bon, j’ai tenté, tout de même, car du Steampunk français, publié chez J’ai Lu , ça le méritait, Synopsis ?
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 Andraste fait partie d’une famille de sorcières, mais elle est tenue à l’écart de la société. Il faut dire que ces cheveux blancs et son intolérance au soleil n’aident guère. Cependant, un jour, une lettre de la Reine la somme de se présenter à la cour …

En lisant le synopsis, il est difficile de ne pas penser à Alexia Tarabotti, l’héroïne du Protectorat de l’Ombrelle, qui partage un certain nombre de caractéristiques avec Andraste : particulière même pour son peuple, tenue à l’écart du monde dans le premier tome… Mais la ressemble s’arrête là, car même si nous évoluons aussi dans un univers Steampunk, Georgia  a su créer son propre univers.

Georgia Caldera

Georgia Caldera 

En effet, le palais de la Reine est aussi une école pour les sorciers et nécromanciens, ce qui fait qu’on a un peu l’impression de lire un crossover Sans Ame x Harry Potter  ! Bals, salle de douche, professeurs tyranniques, tout est là pour reveiller la fanne d’Harry Potter que je suis. Heureusement pour moi, la romance n’est pas le seul sujet du bouquin, et l’univers de Victorian Fantasy est dense. Le Londres Steampunk peuplé d’Animécaniques, les sorciers, les necromanciens, tout cela est bien décrit et il est facile de s’immerger. Certains points restent assez flou, notamment ce qu’il en est des gouvernements des autres pays… mais je ne doute pas que l’auteur se chargera d’éclaircir ces points dans le tome 2.

Par contre, pour ce qui est de la relation de love/hate entre Andraste et Thadeus, je me suis frappée le front plusieurs fois. De leur première rencontre tellement peu crédible, aux errements « je t’aime moi non plus » du milieu du roman, je n’ai pas réussi à m’attacher à leur histoire ni à m’attendrir pour eux. L’histoire stagne particulièrement au milieu du bouquin, ce qui m’a fait beaucoup ralentir. Heureusement, pas de triangle amoureux, et Thadeus est bien plus supportable que Aidan du précédent roman Hors de Portée  de l’auteur, il est un peu brusque mais la relation reste saine.

 dentelle-et-necromancie-victorian-fantasy-de-georgia-caldera Georgia Caldera propose des chapitres aux points de vues alternés, ce qui est une excellente idée au début du roman, mais qui devient un peu inutile lorsque les personnages sont ensembles et vivent les mêmes choses. Par contre, on retrouve évidemment le style clair et agréable de l’auteur, qui sait toujours trouver les bons mots et donner les bonnes réparties à ses personnages. Andraste est une héroïne sympathique bien qu’un peu niaise par moment – mais elle a été tenue loin du monde, on peut le comprendre – , Thadeus est assez insupportable au début mais évolue dans le bon sens. Les personnages secondaires sont vraiment lapidaires, ils n’ont pas réellement beaucoup de personnalité. Je ne suis pas sûre qu’on les revoie dans le prochain tome de toute manière…

Au final, je suis plutôt positive sur ce roman, bien plus que je ne l’aurais cru. Ca n’est pas réellement un bouquin de romance, même si ça a une certaine place. L’univers est très prometteur et j’espère qu’il sera bien plus détaillé dans les prochains tomes. Je suis assez curieuse de voir où l’auteur va nous amener, car il y’a du bon potentiel.


Knights of Sidonia, Saison 1, de Polygon Pictures

Netflix perdu dans l'espace

illman dans Animes, Films le 27 janvier 2015, avec 3 commentaires

Knights of Sidonia est une série d’animation japonaise en 12 épisodes qui fait partie des Netflix Originals, une collection de contenus exclusifs à la plate-forme (ou presque vu que ça concerne l’exploitation hors japon ici). C’est ici une adaptation du manga éponyme de Tsutomu Nihei produite par Polygon Pictures, un studio spécialisé dans l’animation en CG 3D. Je vais tenter de vous convaincre de la regarder en commençant par le synopsis.

Knights of Sidonia Anime Saison 1

Nagate vivait dans les souterrains avec son grand-père jusqu’à la mort de ce dernier. Pour tuer le temps, il s’entraînait sur un simulateur de vol sur lequel il a fini par battre tout les highscores. Mais voilà, ça ne nourrit pas son homme, et lorsque la faim le pousse à la surface de Sidonia, il se fait pincer à voler du riz. A partir de là, il va devoir s’adapter à la vie à la surface à l’intérieur du gigantesque vaisseau Sidonia, tout en combattant les monstrueux Gaunas à bord d’un robot géant, une sentinelle.

Vous auriez tort de penser que le scénario est simpliste, les ramifications sont nombreuses et les révélations qui seront amenées aux cours des épisodes rajoutent une sacré dose d’interrogations et maintiennent le spectateur suspendu à l’histoire, c’est aussi pour ça que je suis resté succinct dans le synopsis pour ne pas spoiler. Les douze épisodes ne sont d’ailleurs pas de trop et on aurait aimé que ça ne s’arrête pas là car apparemment la série ne couvre que les 6 premiers volumes, il existe 11 tomes pour l’instant en France. Heureusement une saison 2 est sur les rails et un film compilant la première saison est aussi prévu pour ceux qui ne survivraient pas au visionnage de douze petits épisodes.

Tsutomu Nihei est un des maîtres du cyberpunk en manga, c’est quand même le gars qui a fait Blame et Biomega. Du coup c’est loin d’être le genre à faire du grand public, et pourtant… Knights of Sidonia donne dans la Science-Fiction avec des mechas mais tant qu’à faire, il y a mis les formes et surtout le fond. Déjà niveau décors de la série on sent que c’est lui qui en est à l’origine, c’est massif mais aussi détaillé bien que moins industriel que dans ses précédentes œuvres. On a une impression d’un grand usage que ce soit dans les bâtiments ou dans les objets du quotidien comme les vêtements, les uniformes ont l’air d’avoir été portés des milliers de fois par exemple, ces petits détails rajoutent à la tension palpable.

L’univers de la série est sombre. L’humanité n’a jamais été aussi proche du gouffre et le Sidonia est tel une arche parcourant l’inconnu. Leur système politique est assez spécial avec une sorte de conseil dirigé par une militaire qui garde une flopée de secrets. Manipulation génétique, hybridation entre espèces (il y a une femme-ours dans le cast) et autres joyeusetés trans-humanistes sont au programme, des fois c’est un peu glauque. Le design des méchants, les Gaunas, très organo-crado avec leur couche externe que les protagonistes appellent du placenta sont pas mal dans le genre, en plus d’avoir des tentacules, hirk.

Knights of Sidonia, Saison 1, de Polygon Pictures

Coté personnage, on retrouve donc Nagate, il a vécu seul avec son grand-père dans les souterrains alors il n’a qu’une vague idée de la manière d’interagir avec les gens. Ici on a le bon goût de ne pas aller dans la surenchère de l’embarras comme on a tant pu le voir ailleurs dans des tentatives désespérées de créer un ressort comique. Il est résolu et il va arrêter d’être naïf très vite après avoir été confronté à l’adversité. Ses interactions avec le cast féminin et neutre constitue une sous-intrigue qui se développe tranquillement au fil des épisodes. Le temps est pris pour poser les personnages principaux sans trop se précipiter, c’est appréciable. Par contre, il m’a fallu 2-3 épisodes pour bien différencié des personnages féminins et je ne parle même pas du cas de celle qui a onze clones avec trois qui sont nommés. De ce coté là le chara-design est un peu faible, dommage.

On pourrait sans problème avoir des doutes sur le fait qu’une très grande majorité de la série soit en CG 3D. De mon coté je me suis fait une raison, ils font ça pour baisser les coûts et le rendu n’est pas si mal au final. Pour ceux qui ont vu la série Freedom de Katsuhiro Otomo, c’est un peu le même genre de rendu 3D mais en beaucoup plus beau et surtout en mieux animé. Les animations des personnages sont toutefois parfois un peu rapides et/ou rigides mais rien de bien grave. Par moment, lorsque l’on a un arrière-plan bien classe dessiné avec les personnages qui se déplacent à l’intérieur de ce décor, on oublie ce coté 3D. Quelques passages sont aussi magnifiques, par exemple dans le second épisode, il y a une collision avec un astéroïde de glace que j’ai trouvé superbe.

Un bémol concernant la réalisation concernerait la musique. Ce n’est pas très épique dans les moments d’action et très discret dans les autres. Ça reste correct mais c’est clair que l’OST ne fera pas le tour des lecteurs MP3.

Knights of Sidonia, Saison 1, de Polygon Pictures

Tous ça pour dire que j’ai littéralement dévoré les 12 épisodes qui constituent cette saison. Knights of Sidonia est largement au dessus de la majorité des séries d’animations de Science-Fiction à mechas, presque au même niveau qu’un Macross ou un Gunbuster pour moi, on a affaire à un classique en devenir. J’ai très hâte de voir la suite et je pense même que je vais commencer le manga.


C’est Lundi, que lisez vous ? #156

Serafina dans Actualités, Livres le 26 janvier 2015, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

agnus dei - Requiem pour sacha - Alice Scarling 

Serafina

J’ai terminé le tome 3 de Requiem pour Sacha de Alice Scarling. Le livre de 370 pages se lit très rapidement, on retrouve tous les bons éléments des deux premiers tome : un ancrage fort avec la réalité grace notamment à un magicien joueur de WoW, de bonnes réparties et un rythme soutenu. Bref, j’ai aimé !

J’ai ensuite commencé le tome 2 de Kushiel  de Jacqueline Carey . J’avais adoré le premier tome, et j’ai donc retrouvé avec plaisir les héros. J’ai hate de continuer.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Ah Airbourne… Depuis que j’ai découvert ce groupe pour le Hellfest 2010, il fait clairement parti de mes petits péchés mignons. Entendez moi bien, je n’écoute que très rarement du Hard Rock, et AC/DC n’est clairement pas sur ma playlist habituelle. Pour être honnête, je connais très peu le groupe australien en dehors des classiques éternellement repris sous le Metal Corner. Mais Airbourne m’a tout de suite tapé dans les oreilles, avant de me taper dans l’oeil avec leur cultissime passage sur la MainStage du Hellfest 2010. Depuis, je n’attendais qu’une chose: leur retour.

Australiens eux aussi, qui ne nécessitent plus réellement d’être présentés tant ils ont gagné en popularité, ont livré un troisième album. Encore un album énorme, le genre d’album qui vous met de bonne humeur dès les premières notes et qui vous donnent envie de sauter dans tous les sens. Cette même humeur que vous avez drôlement envie de vivre en live, en plein milieu de la poussière et sous un soleil de plomb.

Live It Up n’est pas vraiment mon morceau préféré de leur album Black Dog Barking, mais il reste clairement au niveau et fait le job. Il suffit d’écouter l’introduction pour avoir la pêche. Et il le fait assez bien pour me faire trépigner d’impatience en attendant leur passage. Si vous ne les avais jamais encore vraiment écoutés, il est plus que temps de jeter une oreille sur l’ensemble de leur discographie.

Sans doute programmés tard sur les MainStages, les australiens d’Airbourne seront très certainement au rendez-vous pour nous en mettre plein la gueule, et je n’ai qu’une crainte: qu’il me force à rater un autre groupe que j’adore…


L’affiche finale du Hellfest 2015 est désormais connue avec l’annonce de six nouveaux groupes qui viennent rejoindre le line-up best of de cette dixième édition. Évidemment, les billets de trois jours étant déjà soldout depuis un petit moment déjà, tous vendus en moins de deux semaines, cela ne changera pas grand chose pour la plupart d’entre nous, mais on y découvre aussi la répartition des groupes sur les trois jours de festival.

Hellfest 2015 Affiche

Au rang des annonces on retrouve -encore- Cavalera Conspiracy qui, après leurs nombreux passages, ne nous intéressent toujours pas vraiment ici, mais il y a des amateurs et Max Cavalera fait partie des meubles du festival, il était donc logique de le retrouver une nouvelle fois. On retrouve aussi L7, un groupe féminin engagé de la scène Grunge des années 90, à mi-chemin entre The Runaways et les influences Nirvana, ainsi que Monarch, groupe français de Doom Drone qui ne me dit vraiment rien mais qu’illman avait plutôt bien apprécié lors de leur passage à Tours. Ne connaissant pas les autres groupes annoncés (Hawk Eyes, Motionless In White, We Are Harlot), ce sera l’occasion de les découvrir pour peut être y assister.

150x150Les jours étant annoncés, on peut d’ores et déjà redouter les dilemmes à venir et les sacrifices à faire. Le plus dur de notre côté sera sans doute Airbourne et Finntroll qui ont de très fortes chances de passer en même temps, ainsi que Red Fang et Samael qui devraient eux aussi jouer au même moment d’après l’ordre des groupes actuels. Évidemment, le running order est loin d’être arrivés et il peut même changer le jour même, un coup du sort qui m’avait justement permis de ne pas rater Red Fang il y a deux ans.

Il ne reste plus qu’à prier Satan. Et vous aussi, quelques dilemmes à prévoir d’ores et déjà ? Voir l’affiche sur le site du Hellfest.


Nous avions presque marqué définitivement dans notre calendrier le premier week-end de Septembre comme le week-end du Fall of Summer . Mais il ne faut pas oublier que ce week-end là ce tiens aussi un festival metal dans notre région : le M Fest à Rouziers de Touraine, à coté de Tours donc. Hier le festival a dévoilé 8 premiers noms pour 2015 !

MFest-2015-tours

On retrouve donc Orphaned Land, le groupe de metal oriental que j’aime beaucoup et qui a lui seul me donne envie d’aller au MFest. Je les ai déjà vu un certain nombre de fois, au Hellfest puis au Motocultor et j’ai trouvé ça trop bien à chaque fois. De plus leur message est on ne peut plus d’actualité… Viennent ensuite Rise of the NorthStar qui est un groupe de hardcore/punk qui sent le Limp Bizkit avec des signes japonais en bonus. Anaal Nathrakh , groupe de black Anglais que je ne connais que peu mais que je vais aller écouter de plus près.  Nous retrouvons aussi avec plaisir Adrana, le groupe de métal symphonique Tourangeau que nous avons déjà vu à plusieurs reprises et qui reste une valeur sûre !

Je ne connais ni Nesseria ni Verbal Razor mais j’y jetterais une oreille. La billeterie n’est pas encore ouverte  mais ne devrait pas tarder et il reste encore 8 groupes à annoncer, dont les têtes d’affiches. Le festival aura lieu sur deux jours : le 4 et le 5 septembre, avec une ouverture vers 16h le vendredi et dès 11h le samedi.

Ici, on est partagé, on attend de voir ce qui va se profiler au niveau du Fall of Summer pour savoir auquel nous nous rendons !


L’Ombre du Pouvoir est le premier tome de la série Le Bâtard de Kosigan de Fabien Cerutti. Il s’agit à la base d’un univers qu’a créé l’auteur pour le jeu Neverwinter Nights, un RPG qui permettait de jouer à plusieurs en ligne et avait des fonctionnalités de maître de jeu. Depuis, l’auteur a fait un petit bout de chemin jusqu’à la publication de ce premier tome en début d’année 2014 aux éditions Mnémos. La couverture est signé Emile Denis. Un petit synopsis pour bien commencer.

batard de kosigan

Pierre Cordwain de Kosigan est le bâtard du frère du duc de Bourgogne, sa terre natale dont il est banni. Et pour cause, mercenaire qui vend sa lame et son équipe au plus offrant, il y est accusé de meurtre et il est peu probable qu’il y aurait droit à un procès en bonne et due forme. Mais qu’à cela ne tienne, une mauvaise réputation est un avantage quand on loue ses services pour des tâches qui doivent souvent rester discrètes et laisser le moins de témoins possibles… Et c’est justement pour cela que Kosigan se rend en Champagne: la main de l’héritière est en jeu et il compte bien y mettre son grain de sel.

Nous allons donc suivre le bâtard de Kosigan, bon, jusque là je pense que je ne vous apprends pas grand chose, vu le synopsis et le titre du roman. On aurait pu être face à un personnage distant, mais c’est ses pensées que nous allons partager puisque la narration sera à la première personne tout au long du roman. Enfin, tout au long du roman, pas tout à fait: de temps en temps entre deux chapitres se déroulant dans le Moyen-Âge on saute dans un pseudo XIXème siècle où l’un de ses descendants échange des lettres avec un correspond. Une sorte de roman épistolaire où l’on n’aurait qu’un côté des lettres échangées en somme.

Fabien Cerutti

Fabien Cerutti

Ces passages au XIXème siècle sont assez éloignés de l’histoire, car ils n’ont pas de lien direct si ce n’est un héritage autour duquel le descendant patauge et qu’il cherche désespérément à percer. Je dois avouer que ces lettres échangées ne m’ont pas vraiment captivé, c’est une bonne façon de faire descendre la pression et d’éviter que tout aille trop vite, mais voilà, je n’ai pas su y trouver quelque chose qui me faisait vraiment rentrer dans cette histoire dans l’histoire. Cela dit, gage que les prochains tomes amèneront sans doute de nouveaux éléments, du moins je l’espère.

A côté de cela, concentrons nous sur la vraie histoire, celle du Bâtard de Kosigan. La narration est faite à la première personne donc, et le personnage de Kosigan est quelqu’un de fier, de vantard et cela se ressent du coup très fortement. Ce genre de narration a vraiment tendance à m’agacer, d’autant qu’au début l’auteur n’est pas avar de détails vantant les mérites de son personnage. Mais il faut avouer qu’après une petite centaine de pages, lorsque nous sommes enfin rentrés dans l’histoire, cette problématique s’estompe peu à peu. Bon, je ne dirai pas pour autant que le personne ne reste pas tête à claques, mais on a mis le pied dans l’étriller de l’histoire et cela choque donc moins.

Le personnage principal porte l’ensemble de l’histoire sur ses épaules et pour cause: la plupart des autres personnages sont transparents et presque limités à des stéréotypes à peine esquissés. Est ce gênant ? Pas vraiment, dans la mesure où l’histoire est concentrée sur le point de vue du Bâtard qui va nous décrire les diverses manœuvres de chaque protagoniste. On s’en contentera donc, mais cela pourrait devenir problématique pour les prochains tomes.

Le Bâtard de Kosigan de Fabien CeruttiParlons scénario du coup, il s’agit d’intrigues de cour dans les intrigues de cours. Une thématique qui va très bien avec l’univers qui nous est dépeint , celui d’un Moyen-Âge très bien décrit avec une très bonne immersion. Un Moyen-Âge pas tout à fait normal cela dit, car la magie y existe, les elfes et les autres races aussi. Un point qui reste cependant assez obscur au lecteur car assez peu expliqué. Cela ne pose pas vraiment de problème et cela laisse quelque matière pour la suite. Bref, l’intrigue est assez sympathique et l’auteur a réussi à en cacher les enjeux pendant un bon moment du temps, nous laissant voir le Bâtard faire ses petites manipulations d’autres personnages… et se jouant de nous au passage. Un très bon point.

L’Ombre du Pouvoir est donc un premier tome assez sympathique pour Le Bâtard de Kosigan. Mais il reste une première pierre qui devra être bonifiée par la suite pour conserver l’intérêt, car la carte des intrigues de cour a maintenant été utilisée et il faudra donc aller sur d’autres terrains pour rester au même niveau. Gageons que Fabien Cerutti y arrivera.


C’est Lundi, que lisez vous ? #155

Serafina dans Actualités, Livres, Non classé le 19 janvier 2015, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

agnus dei - Requiem pour sacha - Alice Scarling 

Serafina

J’ai terminé Victorian Fantasy de Georgia Caldera . Après un essouflement au milieu, l’histoire reprend a un bon rythme sur le dernier tiers. J’ai un avis plutôt positif sur ce roman, mais qui a quand même quelques défauts. Je lirais très probablement la suite. Ma chronique est prévue pour la semaine prochaine, on en reparlera !
J’ai ensuite commencé le tome 3 de Requiem pour Sacha de Alice Scarling. Le tome sort officiellement un peu plus tard cette semaine. J’en ai déjà lu une 60aine de pages, et on retrouve toutes les qualités de cette saga : ça va vite , on reprend pile où on s’était arreté, pas le temps de souffler. Ca s’annonce une belle fin de saga !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Melechesh est un groupe que nous avons déjà vus au Hellfest 2009 mais que nous ne nous étions jamais réellement donné la peine d’écouter. C’est au hasard de la programmation (majestueuse on le rappelle) du Hellfest 2015 que nous avons réellement découvert le groupe qui a tout pour nous plaire !

Le groupe originaire d’Israël se base sur des thèmes occultes et/ou sumériens, dans un Black Metal matiné de Thrash. Bref, c’est un groupe puissant et qu’on ne manquera surement pas, ça ressemble quelque peu à d’autres de nos préférés du genre, les derniers Rotting Christ pour le côté grandiloquent et marche militaire des anciens temps, mais aussi avec quelques aspects progressifs à la Watain.

Grand Gathas Of Baal Sin est un clip qui a été tourné dans la magnifique Citerne Basilique (Yerebetan Sarnıcı) d’Istanbul. Nous l’avons visité il y a quelques années et c’est un endroit magnifique ! Vous pouvez voir en partie sa beauté dans le clip. En vrai elle est beaucoup plus paisible, je vous assure, mais toujours majestueuse. Elle n’est jamais plus éclairée que dans le clip, ce qui lui donne un coté très mystique. Vraiment, je ne peux que vous conseiller si vous avez l’occasion de visiter Istanbul.

Melechesh passera sans doute assez tôt sous la Temple au vu de son emplacement sur l’affiche du Hellfest 2015. Ce qui nous motivera d’autant plus à nous lever de bonheur pour ne pas les rater.


Féerie pour les ténèbres de Jérôme Noirez

dabYo dans Critiques, Livres le 16 janvier 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Presque deux ans que je n’avais pas lu de nouveau roman de Jérôme Noirez, un auteur français assez prolifique que j’aime vraiment beaucoup. C’est donc avec un certain plaisir que je me suis lancé dans la réédition de Féérie pour les ténèbres qu’ont fait les éditions J’ai Lu en début d’année 2014. Il s’agit d’un des premiers romans que l’auteur ait publié, et on peut dire tout de suite qu’on va y retrouver les éléments délirants que l’auteur utilise encore maintenant. Synopsis.

Féerie pour les ténèbres de Jérôme Noirez

Obicion est officieur de justice à Caquehan la capitale, depuis de nombreuses années maintenant. Il a sa petite réputation forgée avec patience au long de ses longues années de service, bien qu’il soit largement ignoré par le pouvoir en place. Cela dit, il ne risque pas de s’arrêter comme ça et est bien déterminée à élucider le cas d’un meurtre d’une jeune fille aux articulations en plastique.

Oui, des articulations en plastique, vous avez bien lu. En effet, Féérie pour les ténèbres est un roman de Fantasy et se déroule dans quelque chose qui fait penser au Moyen Age habituel du genre. A la différence près qu’il y existe la magie, des faes et surtout, une sorte de montée de plastique depuis les profondeurs de la terre. Du plastique, mais aussi de frigidaires, d’électricité, de tout ce qui peut venir de notre monde. Une certaine façon pour l’auteur d’apporter une touche glauque et loufoque de notre univers qui déborde et inonde celui de son livre.

On va du coup découvrir un monde où le cours des choses et l’équilibre précoce d’une civilisation a été mise à sac par l’arrivée d’une technologie inconnue qui bouleverse tout. En effet, le plastique est remonté mais avec lui des canalisations modernes, ainsi que du matériel qui marche à l’électricité et un paquet d’autres bizarrerie. Vous vous en doutez, tout une économie souterraine de l’échange et du rafistolage s’est mise en place autour de la manne d’or. On rajoute à ces quelques éléments la présence de faeries et autres joyeuseté, autrement dit, la magie, et vous vous retrouvez avec un univers bien barge qui part dans tous les sens.

Feerie pour les Tenebres de Jerome Noirez

Faire un synopsis de Féérie pour les ténèbres est assez difficile car il n’y a pas vraiment un seul héros mais toute une pléthore que nous allons suivre. Le premier d’entre est donc Obicion qui depuis la capitale du continent enquête sur un meurtre assez sordide, celui de la fille d’un magicien mort il y a peu. On va aussi suivre une cul-terreuse qui n’a pas froid aux yeux et qui est envoyée dans la capitale pour commettre un assassinat, ou encore deux jeunes enfants livrés à eux-mêmes et qui n’ont de cesse de s’enfuir de leur orphelinat. Bref, une panoplie de personnages hauts en couleurs qui, de par leurs actes, ne vont avoir de cesse de provoquer des situations cocasses… et glauque.

En effet, le livre de Jérôme Noirez m’a énormément fait pensé à une grande référence de la Fantasy dans le domaine de l’absurde: Les Annales du Disque-Monde. Mais là où l’œuvre du chevalier Terry Pratchett traite principalement de sujets de société à l’aide d’un monde sans queue ni tête et de l’humour, ici nous serions plutôt dans un monde sans queue ni tête mais horriblement glauque. Les personnages vivent quasiment tous dans la misère, le monde est très noirs et les détails sordides pleuvent comme rarement.

Féerie pour les ténèbres de Jérôme NoirezL’absurde est donc bien présent mais accompagné de détails sordides qui ne portent pas toujours à rire, mais plutôt au mal à l’aise. C’est du coup assez réussi et la trame principale de l’histoire va réellement rajouter son grain de sable à ce niveau là. Une sorte de délice malsain en somme.

Je ne dirai pas que Féérie pour les Ténèbres de Jérôme Noirez est facile d’accès, ça c’est certain, mais sa lecture est plus que plaisante et vaut le détour. C’est une sorte d’arabesque qui mêle le grotesque d’un univers bizarre à l’agréablement glauque, faisant de cette fresque le penchant difforme des Annales du Disque-Monde. Je recommande.