Les Indestructibles de Brad Bird

dabYo dans Critiques, Films le 31 décembre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Le premier Disney que nous avions vu cette année 2014, La Reine des Neiges, nous avait laissé avec un arrière goût de très mauvais. Du coup, on avait franchement envie de terminer l’année avec un bon Disney. Et parmi les prétendants qui pouvait faire l’affaire et que nous n’avions pas encore vus, il y avait Les Indestructibles. Bon, ce n’est pas un Disney à proprement parlé puisqu’il a été réalisé par les studios Pixar avant leur intégration complète. Bref, synopsis.

Les Indestructibles de Brad Bird

Robert Parr est un assureur, il conseille ses sociétaires aussi bien qu’il le peut et sans l’accord de sa hiérarchie qui le trouve bien trop gentil. Robert Parr aime aider les gens, chose assez contradictoire avec le le business plan capitaliste de son entreprise, car avant d’être un petit assureur bureaucrate, c’était Monsieur Indestructible. Un super héros à la retraite depuis qu’il est interdit de sauver les gens, contraint de vivre une vie normale avec sa petite famille… pas très normale.

Je connaissais l’aura des Indestructibles mais je n’en connaissais pas la raison avant de commencer à le regarder. Un film de plus de deux heures pour un Disney, c’est carrément rare. Mais j’étais loin de m’attendre à être face à quelque chose d’aussi… adulte. Le film commence en effet sur la vie bien déprimante de Robert, contraint de vivre la vie futile et sans but que bon nombre d’entre nous vivons chaque jour. Ce n’est clairement pas quelque chose que l’on voit souvent dans des films à destination des enfants, et là dessus, c’est plutôt bien fait. Cela pourrait être une petite phase de cinq minutes du film, mais non, cela va durer un long moment. Surprenant.

Le scénario est construit autour de cette idée, avec évidemment une petite touche enfant pour la suite, mais sans renier cette première impression. C’est donc plutôt très rafraichissant et j’ai clairement été séduit. On est à des années lumières du scénario de La Reine des Neiges par exemple. Alors certes, la fin reste assez basique, et il y a quelques petits raccourcis, mais on peut y voir clairement deux champs de lecture, et c’est du tout bon.

Les Indestructibles de Brad Bird

Le film est blindé de petits clins d’œil, de références, qui font qu’on y passe un très bon moment. L’humour est évidemment omniprésente et je l’ai trouvé plutôt très réussi, car pour une fois il n’y a pas eu besoin d’intégrer le personnage rigolo souvent très casse gueule. Je pense au bonhomme de neige de La Reine des Neiges par exemple, ou aux deux enfants de Rebelle, le bébé ours de Frère des Ours… Du coup, ça donne des personnages certes un poil stéréotypés comme Flèche, mais pas pour autant insupportables, juste dosé. J’ai aussi aimé Violette, bien qu’elle reste elle aussi très classique.

Bien que Les Indestructibles soit déjà sorti il y a plus de 10 ans maintenant, j’ai trouvé que l’animation avait très bien vieillie. C’était à l’époque l’un des premiers films d’animation avec des humains et seulement des humains, mais on ne peut pas dire que le tout ait été fait au ras des pâquerettes. Il y a vraiment de très nombreux éléments variés dans les différents paysages rencontrés, cela va de la ville à la jungle, en passant par de la lave. Les combats ne manquent pas de dynamisme et sont assez réalistes, bon, ça reste des super héros hein.

Les Indestructibles de Brad Bird

Au final, Les Indestructibles n’avait rien pour nous conquérir, et j’avais vraiment de très mauvais aprioris. Ce n’est clairement pas une thématique que retrouver chez Disney m’intéressait. Et pourtant, avec une très bonne animation, une prise de position osée concernant le déroulement général du film, on peut dire que la mission est plus qu’accomplie. Clairement un de mes films d’animation préférés. Une suite vient d’ailleurs d’être annoncée pour les 10 ans du film.


C’est Lundi, que lisez vous ? #152

Serafina dans Actualités, Livres le 29 décembre 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Yellowstone de L AlbarJ’ai d’abord terminé ma lecture de Le Bâtard de Kosigan de Fabien Cerutti des éditions Mnémos et je dois avouer que j’ai plutôt apprécié sa fin. Le style de l’auteur et le personnage qu’est le héros finissent par prendre et on oublie qu’ils peuvent parfois être totalement horripilants.

Du coup j’ai entamé un autre Mnémos, un Thriller cette fois: Yellowstone de L. Albar. Bon franchement j’en ai lu qu’une cinquantaine de pages donc il est trop tôt pour me prononcer. Mais le style genre rentre dedans où l’on comprend rien, ça commence à être long au bout de cinquante pages…

Serafina

La belle fauconnière de Marion Zimmer Bradley Comme prévu, j’ai terminé La Belle Fauconnière de Marion Zimmer Bradley. Comme je le pensais, j’ai trouvé le livre assez simpliste et il ne m’a pas énormement convaincue, la fin n’a rien changé, d’autant que j’avais déjà senti certaines des révélations depuis perpet’. Bref, pas le milleur tome de la série, mais je la continuerais en 2015.

J’ai ensuite commencé Rose Morte tome 1, La Floraison de Céline Landress aux éditions de L’Homme Sans Nom. L’histoire qui se déroule à la fin du XVIème siècle est très plaisante, avec des personnages attachants. Le style de l’auteur est vraiment très agréable à lire, ça défile tout seul, tellement que j’en ai déjà lu les deux tiers. Le fantastique n’apparait que très tardivement, et par contre était un brin prévisible.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Avec 8 éditions du Hellfest dans les pattes, il y a un nombre assez hallucinant de groupes que nous avons découverts uniquement parce que leur passage était annoncé à Clisson, faisant par là même du festival notre première source de nouveau son. Cette année ne déroge pas à la règle et alors que l’on listait le nombre hallucinant de groupes nous intéressants, nous sommes tombés sur les suédois de Terra Tenebrosa.

Des suédois qui sont de masque vêtus, à l’apparence macabre et qui ont sorti leur premier album en conservant leur anonymat, ce n’est pas sans rappeler un certain Ghost. Mais ici, au lieu d’être sucrée et glauque à la fois, l’ambiance des morceaux de Terra Neberosa se veut lourde, malsaine et froide. Une sorte de mélange malsain des diverses influences que sont le Postcore, le Sludge et évidemment le Black Metal, le tout donc sous un label Avant Garde un peu fourre tout. Avec leur deux albums, c’est une vraie baffe que j’ai pris en les découvrant sous les conseils avisés de Seraf’.

Bien que travaillant beaucoup l’ambiance des morceaux, on ne pourra pas reprocher à Terra Tenebrosa de ne pas faire de la musique rythmée, et c’est bien là ce qui me plait d’autant plus dans leurs compositions. Un enregistrement complet de leur passage à la Maroquinerie en Avril 2014 est disponible sur Youtube, le son n’est pas optimal mais on sait déjà qu’on va passer un moment bien glauque.


Alternative Rock

Alternative Article

illman dans Critiques, Livres le 27 décembre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Alternative Rock est un recueil de cinq nouvelles d’auteurs anglophones tournant autour du rock, mais surtout de ses icônes, paru chez Folio SF en 2014. C’est traduit de l’anglais par Jean-Pierre Ougi et l ‘illustration de couverture de Sam Van Oiffen met en avant la nouvelle Elvis le rouge. Je vous envoie du rêve n’est ce pas avec un nom pareil. Comme il n’y a que 5 nouvelles ici, je vais me permettre de parler de chacune d’entre elles.

Alternative-Rock-Folio-SF-Copie

Le Douzième Album de Stephen Baxter

Imaginez que vous soyez un mega gros fan des Beatles, que votre rêve secret soit qu’ils ne se soient pas séparer et qu’ils aient sorti un album que vous imaginez bricolé avec les titres de leurs carrières solos respectives. Là, vous avez le postulat de départ du bouzin. A partir de là c’est bien simple, si vous n’êtes pas un inconditionnel des Fab Four, vous allez a) rien comprendre par moment b) n’en avoir rien à faire. Alors certes c’est matinée de Science-fiction mais j’ai trouvé le propos assez bordélique dans sa construction. Bref un premier contact loin d’être fabuleux

En Tournée de Gardner Dozois, Jack Dann et Michael Swanwick

La seconde nouvelle est un travail collectif qui demandes un bagage musical beaucoup moins important que la précédente pour être lue. On suit Buddy Holly qui débarque de son avion pour aller faire le concert de sa vie. Ça sent moins le fantasmes de fan que précédemment mais un peu quand même, au moins ici on comprends ce qui se passe. C’est bien écrit et j’ai pu la lire d’une traite car je voulais absolument connaitre la conclusion. Celle-ci remonte clairement le niveau…


Alternative-Rock-Folio-SF
Elvis le Rouge de Walter John Williams

J’ai été obligé de la recommencer au bout de quelques pages tellement le début m’a paru confus. Dans cette nouvelle on suit la vie du début à sa mort d’une rock star de Memphis qui va virer au rouge coco durant sa carrière. C’était plutôt sympa à lire avec son idée de « Et si ce fameux rockeur avait eu une conscience sociale poussée ». C’est à des montagnes russes qu’on a affaire même si du fait du format ce n’est pas très développé, l’idée aurait sans doute mérité une novella pour s’étendre correctement. J’avoues avoir eu recours à Wikipédia pour comprendre la fin (la lose).

Un Chanteur Mort de Michael Moorcook

Sans aucun doute possible la meilleure histoire du lot, en même temps on en attendait pas moins de Moorcook. Jimi Hendrix est revenu d’entre les morts et offre une dernière virée à Mo Beck, un roadie. Un road trip à travers le Royaume-Uni où l’on s’interrogera sur le pourquoi jusqu’à une conclusion parfaite. Cette nouvelle est cool, c’est tout.

Snodgrass de Ian R MacLeod

Et si John Lennon s’était barré des Beatles avant qu’ils ne soient connus ? On le retrouve une trentaine d’années plus tard, ultra acariâtre, vivant aux crochets d’une prostitué qui pourrait être sa fille, un gros branleur quoi. Rien que d’y repenser ça me fait marrer, une vrai rocktar ce Lennon, auto-destuction à fond les ballons. Le personnage est tellement perdu dans son propre monde qu’il ne peut même plus en sortir sans que ça le détruises. Il y’a quelques moments épiques dans cette nouvelle mais je ne vais pas vous spolier.

Chaque fin de nouvelles est ponctuée d’une postface de l’auteur afin d’expliquer son contexte, son inspiration et tout le toutim. Le bilan est assez mitigé à mon avis, autant il y’a du vraiment sympathique à lire autant il y’a aussi du très moyen peu intéressant. Le recueil est difficile à conseiller, par contre les deux dernières sont à lire si vous avez l’occaze par d’autres moyens.


Ragnarök Juletide de Raskasta Joulua

Serafina dans Actualité, Critiques, Musique le 24 décembre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Je me suis demandée ce que j’allais pouvoir faire comme article ici une veille de Noël. Mais heureusement nos amis finlandais ne sont jamais en rade de bonnes idées pour fêter Noël. La bas, ils ont un collectif qui s’appelle Rsakasta Joulua et qui réunit pléthore de stars du metal finlandais qui reprennent des chansons de Noël. Ouais, comme ça, normal. On retrouve évidemment Marco Hielata de Nightwish  et Tony Kakko de Sonata Arctica  jamais tr ès loin de ce genre d’initiatives  mais aussi Tommi Salmela  de Tarot ou Elyze Ryd d’Amaranthe.

raskastaragnarok

Ils ont déjà plusieurs albums à leur actifs, mais celui de cette année Ragnarok Juletide est le premier à contenir des chansons en anglais . C’est odnc l’occasion pour nous de découvrir ce projet qui a déja plus de dix ans et qui fait des tournées sold-out dans les pays scandinaves.

Les reprises de Noël en metal, on en connait pas mal, et j’en mets toujours pas mal dans mes playlist aux alentour de Noël. Ici, on a quand même un certain travail pour métalliser tout cela, c’est pas juste « on joue la mélodie à la gratte électrique ». C’est un projet réalisé sérieusement même si cela reste des reprises de classiques de Noël il ne faut donc pas trop en demander non plus. Au menu, on retrouve donc les reprises suivantes :

1. We Celebrate at Christmastime
2. The First Noel
3. Here on the Hay
4. Little Drummer Boy
5. The Elf
6. Christmas Is Here
7. Sylvia’s Song
8. White Christmas
9. Home for Christmas
10. A Sparrow on a Christmas Morning
11. Christmas Has Come
12. Ave Maria

Bon nombre de ces chansons ne sont pas très connues de toute manière en France. Cela reste une playlist de Noël sympathique ! La majorité sont dans un style très power ou symphonique, ce qui n’étonnera personne en voyant la liste des participants.



L’album est sur Spotify et sur Deezer, vous savez donc quoi écouter cet après midi. Si vous connaissez d’autres bons albums de chansons de Noël version métal, c’est le moment de me les donner en commentaire.


C’est Lundi, que lisez vous ? #151

Serafina dans Actualités, Livres le 22 décembre 2014, avec 4 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Le Bâtard de Kosigan de Fabien CeruttiAprès avoir terminé (enfin !) Wild Cards de George R.R. Martin, dont vous pouvez lire tout le bien que je pense dans ma chronique, je me suis remis à un livre que j’avais entamé il y a quelques mois déjà.

Il s’agit du livre de Fantasy Le Bâtard de Kosigan de Fabien Cerutti. J’en avais lu une centaine de pages et je reprends à peine, le bon côté c’est que j’ai de bons souvenirs et que le héros m’est resté en mémoire. Pour le moment je lui reproche toujours les mêmes choses, c’est à dire d’avoir un héros sur de lui certes, mais quand même trop tête à claques. Le côté je réussis tout est difficile à retranscrire et malheureusement, pour le coup, ça fait assez faux. Cela dit, ce défaut commence à moins me choquer, ce qui ne peut qu’être un bon point pour le roman. J’espère le finir assez rapidement du coup.

Serafina

La belle fauconnière de Marion Zimmer BradleyCette semaine, je n’ai pas lu énormément, mais j’ai avancé sur le troisième tome de Ténébreuse, la saga de Marion Zimmer Bradley. Ce 3ème tome dans la chronologie de la planète est le première à avoir été écrit et malheureusement cela se ressent…

On est clairement en dessous de Reine des Orages tout en restant dans le même type de trame. Je peine un peu à finir les 60 pages qui me restent, mais je devrait en finir d’ici lundi prochain.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Red Fang m’avaient mis une bonne baffe lors de leur passage sous la Valley au Hellfest 2013: une prestation bien carrée, des musiciens qui avaient vraiment l’air de prendre leur pied parmi nous, bref que du bonheur. C’était il n’y a que deux ans mais depuis lors ces américains au Stoner bien festif ont sorti leur troisième album, le bien nommé Whales and Leeches.

Un album dans la lignée de leurs deux précédents, des riffs bien sympathiques à écouter, bref des morceaux efficaces qui mettent de bonne humeur. On regrettera peut être un peu de manque d’originalité et du génie de certaines pistes des albums précédents. Mais bon, ce n’est clairement pas le genre de musique dans lequel je m’y connais le plus, et c’est bien assez suffisant pour me donner envie de prendre mon pied sous la Valley.

Le clip de Blood Like Cream extrait de cet album est encore une fois un monstre énorme du portnawak dont fait preuve le groupe. Après un déjanté Hank is Dead, ils réussissent à trouver un concept encore meilleur et tout aussi bien… réalisé.

Red Fang sera encore une fois sous la Valley pour ce Hellfest 2015 et elle risque bien d’être bondée. Quelques vidéos sur Youtube vous permettent d’admirer leur performance de 2011.


Wild Cards de George R.R. Martin

dabYo dans Critiques, Livres le 19 décembre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Wild Cards est un univers de nouvelles dirigé par George R.R. Martin depuis plus de 30 ans outre Atlantique, alors quand j’en ai découvert l’existence j’avais vraiment hâte qu’il finisse par traverser l’océan… Et voilà qui est chose faite grâce aux éditions J’ai Lu qui en publient la première anthologie dans leur collection Nouveaux Millénaires. Un petit pavé de près de 700 pages dirigé par l’auteur du Trône de Fer donc, mais dans lequel on retrouve de nombreux auteurs américains: Lewis Shiner, Walter Jon Williams ou encore Roger Zelazny. Et puis, évidemment, Martin himself. Un petit synopsis ?

Wild Cards de George RR Martin

Quand en 1946 un groupe de terroriste a menacé le gouvernement américain de relâcher un virus extraterrestre au dessus de New York s’ils n’étaient pas payé d’une très forte rançon, ils ne déconnaient clairement pas. A l’époque évidemment, rares étaient les personnes sur Terre à savoir que la menace était réelle, et la population en fit les frais. Des dizaines de milliers de morts et un virus, le xenovirus, dans la nature qui tue 90% des humains qu’il contamine. Le reste devient pour la plupart d’entre eux des difformés à vie qui n’ont plus grand chose d’humain. On les appelle les Jokers en opposition aux As, ceux qui ont eu une bonne étoile et en ont profité pour chopper des super-pouvoirs.

Entrer dans l’univers de Wild Cards est au début assez difficile. Cette première anthologie commence avec un prologue écrit par Martin et qui annonce les premières nouvelles de l’univers. Mais ce n’est pas pour autant une introduction simple d’accès notamment parce que la narration, au passé qui reste vague, est difficile à comprendre. Il faudra donc lire les nouvelles qui suivront pour finir par comprendre ce qu’il s’est passé. Le recueil est organisé en six petits groupes de nouvelles qui seront séparés par un interlude rapide à chaque fois, là aussi écrits par Martin. Ce n’est clairement pas ce que j’ai préféré dans l’anthologie.

Les nouvelles vont s’avérer être de qualité et d’intérêt assez variables. Certaines je dois avouer que j’ai eu du mal à les lire et les finir, et c’est sans doute pour cela que j’ai mis tant de temps pour finir le pavé. Le truc, c’est qu’il y a tellement de nouvelles que j’ai oublié lesquelles ne m’avaient pas particulièrement plu.


Car en dehors de ces quelques nouvelles, il faut bien avouer que le concept m’a complètement éclaté et que je me suis vite pris au jeu. Nous sommes dans un univers plus ou moins cohérent mais surtout, qui grâce à ce satané xenovirus, a vu les cartes de la vie être rejouées. Cela se ressent d’abord parce que l’histoire retrace l’Amérique du XXème siècle et certains passages clefs, l’après-guerre, la chasse aux communistes… Tout est revu façon et que se serait-il passé. C’est vraiment excellent d’autant que les impacts sont énormes.

En effet dans Wild Cards il n’est pas simplement question de super héros comme dans un univers Marvel par exemple, mais aussi de gens qui sont déformés et dont le xenovirus a complètement détruit la vie. Et ça, ça change tout car il ne s’agit pas que de chanceux, mais aussi d’affreux, de bas fonds, de pègre, de rues malfamées… On est loin de X-Men par exemple où finalement même les méchants sont des héros, des anti-héros certes, mais ils agissent de façon prévisible. Ici, c’est la loi de la jungle et Joker Town est vraiment très bien retranscrite au fil des nouvelles.

Wild Cards de George RR MartinLes nouvelles sont d’ailleurs relativement bien cohérentes les unes par rapport aux autres. On reverra quelques personnages récurrents qui font office de clin d’œil en général. Certains sont plats, je dois avouer avoir eu du mal à accrocher aux personnages des premières nouvelles. Par contre, les super héros de la suite, et notamment la Grande et Puissante Tortue qui est sans aucun doute mon héros préféré du récit.

Bref, après un démarrage un peu difficile, Wild Cards fini par prendre toute son ampleur jusqu’à vous rendre accro avec ses dernières nouvelles vraiment bien écrites. L’univers fini par prendre vie et on a l’impression d’être transporté dans une sorte de farwest où les guest stars peuvent être rencontrés à n’importe quel moment. Et puis, il y a Jokertown, la pègre, les politiciens ferreux, qui font de ces quelques nouvelles quelque chose qui a une sacrée ambiance.


Stoner Road de Julien Heylbroeck

Junkie Road Trip

illman dans Critiques, Livres le 17 décembre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Stoner Road de Julien Heylbroeck est un roman sorti en 2014 chez ActusSF. La couverture est illustrée par Ammo pour un résultat de fort belle facture qui saura capturer l’œil de vos invités et vous permettra de la ramener.

stoner road heylbroeck julien

Joshua Gallows est mal, et pas seulement parce qu’il est défoncé, il trace la route vers la prochaine generator party dans le désert pour retrouver sa chica Ofélia qui l’a largué. Sauf que là il va pas la retrouver sur les lieux et que son seul indice pour la retrouver c’est de partir sur les traces des groupes qui ont joué ce soir là. C’est dans sa fidèle bagnole et chargé de drogues qu’il va s’élancer sur les routes.

julien heylbroeckJ’ai eu un peu de mal à rentrer dedans comme on dit, le personnage principal ne m’a pas vraiment aidé.  Josh, appelé aussi Doc Défonce, est carrément antipathique au début du roman et il évolue dans un environnement tellement glauque que j’ai parfois posé le bouquin parce que je le ne le « sentais » pas et que je trouvé ça bazardélique. Une fois passé cette étape, une sorte de décantage s’est effectué et le récit est devenu clair pour moi. Luke Lee fait aussi partie du casting, redneck de son état dont on pourrait avoir des mauvais a-priori mais qui finalement sert de garde-fou à Josh et permet une synergie qui ramène de l’équilibre, même s’il fait penser parfois à un blaireau de la NRA. D’ailleurs la plupart des autres personnages font plutôt des apparitions anecdotiques tant qu’on a pas rencontré le big boss.

Road trip sous acide (littéralement) le roman se permet de nous réserver bien des surprises lors des pérégrinations de nos héros et nous permet de rester en haleine. Car je peux vous assurer que même si j’ai eu un mal de chien pour rentrer dedans, j’ai dévoré (pas littéralement) la fin du bouquin. Ce que j’ai aimé aussi c’est l’utilisation d’une mythologie absolument pas familière, l’Amérique centrale étant relativement peu usité dans ce domaine, avec des passages qui m’ont fait penser à du Lovecraft, c’est vous dire si c’était bien.

stoner road heylbroeck julienBien évidemment on trouve en toile de fond le genre musical du Stoner Rock. Ce n’est pas pour rien que chaque chapitre a pour nom un morceau d’un groupe de stoner et ce sans que ça paraisse prétentieux. J’en connaissais une bonne moitié mais il y’a des groupes que je ne connaissais même pas de nom. Pour ceux qui ne connaissent pas le principe des generator party et donc la raison pour laquelle on appelle aussi le mouvement le desert rock, ce sera l’occasion de partir à la découverte d’un univers peu connu.

Au rang des bonus on retrouve une interview assez intéressante de l’auteur où ça parle influence, musique et des éditions TRASH dont il est le cofondateur. Chaque nom de chapitre correspond à un morceau de musique, c’est donc tout naturellement que l’auteur propose cette playlist en fin de volume, histoire de gonfler votre culture. Évidemment il y’a aussi les plus traditionnels remerciements, biographie et bibliographie. Bref des suppléments plutôt intéressant.

En fin de compte, en premier point on ne peut nier les qualités du roman et les aspects qui m’ont rebuté au début était sans doute plus dépendants de mon humeur du moment que de réels problèmes. En second on ne pourra que se réjouir d’un récit rapide et rythmé assez plaisant à lire qui me font finalement le classer dans mes lectures 2014 les plus sympathiques.


HtH15: Mind Control de Truckfighters

dabYo dans Actualité, Musique le 14 décembre 2014, avec 1 commentaire

Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Au rayon des groupes de Stoner que j’attends avec impatience pour ce Hellfest 2015 on retrouve les suédois de Truckfighters. Ils ont sorti en début 2014 leur dernier album Universe et c’est une bonne baffe de poussière dans la gueule. Il n’y a peut être pas de désert ensablé à traverser en camion en Suède, mais il faut bien avouer que les zicos savent de quoi ils parlent: on a bien l’impression d’en avoir plein la bouche en écoutant leur musique.

Le morceau Mind Control est assez caractéristique de l’album, avec des riffs bien sentis et répétés à outrance. Une sorte de musique qui évoque les nombreux longs kilomètres à traverser pour aller de l’autre côté du désert, des kilomètres qui viennent vous tabasser et un soleil bien haut qui vient vous griller la peau. Bon, c’est un peu imagé évidement, mais c’est clairement les sensations que je retrouve à chaque fois que je me lance dans leur musique. Le clip lui n’a carrément rien à voir et est assez triptyque, il faut bien avouer. Sans grand intérêt, on sent le clip sans trop de moyens.

Aller voir Truckfighters ne sera pas un grand risque puisque ce n’est pas la première fois qu’ils viendront fouler les terres de Clisson, ils nous avaient mis une sacrée claque au Hellfest 2013 et nous avait surpris par la pêche qu’ils avaient de bon matin.