Retour à Little Wing de Nickolas Butler

Serafina dans Actualités, Livres le 27 novembre 2014, avec 2 commentaires
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Retour à Little Wing est un roman de Nickolas Butler qui signe ici son premier roman. L’américain est en france publié aux éditions Autrement et traduit par Murielle Vignol. Il a bénéficié d’une certaine bonne presse et a gagné un prix aux US. Synopsis ?

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Ils sont 4 amis, ils ont grandit ensemble, à Little Wing, dans le Wisconsin. L’un est resté la, fermier, l’autre est parti en ville travailler dans la bourse, l’un à eu un accident de rodéo et est un ex alcolo, et enfin, l’un est devenu une rockstar. Ils se retrouvent, régulièrement, pour les naissances, et pour les mariages…

J’ai reçu ce roman dans le cadre des Matchs Littéraires de la Rentrée de PriceMinister. Ce n’est pas la première fois que je participe à cette opération, avec plus ou moins de bonnes découvertes. Mais je suis toujours partante pour découvrir de nouvelles choses parfois éloignées de ce que j’aurais lu de moi même. Je n’aurais pas lu ce livre de moi même, surtout pas en francais. Son titre VO aurait cependant pu m’interesser puisqu’il s’appelle Shotgun Lovesongs, le titre du premier album de la rockstar de la bande, qui est pour moi le personnage central du livre. Enfin… presque.CVT_Retour-a-Little-Wing_6337

Ici, nous sommes dans un roman qui n’a pas réellement d’histoire, on suit l’histoire de ces 4 gars et de leurs femmes quand ils en ont. Les chapitres sont alternés et donc le livre est narré à plusieurs voix. Le style s’adapte, tournant un peu en rond quand il est dans la tête de la femme de Hank, plus recherché quand il est dans la tête de Lee, la rockstar, ou Kip le trader, et finalement brut et direct dans la tête de Hank, le fermier qui n’est jamais parti. La lecture est facile , le style clair et limpide, les chapitres sont assez longs

Car la réalité, c’est que le héros ici, n’est pas un des personnages, mais bien l’amérique, dans tout ce qu’elle a de grands espaces, de communautés rurales où tout le monde se connait. Le roman est une ode à ce coin du Wisconsin, mais aussi à la vie à la campagne en général. Au final, qu’on ai grandit à Little Wing ou à St Julien sur Cher, on se retrouve sur de nombreux points. Ces aventures simples que sont monter en haut du silot ou bien passer dans le pré aux chevaux pour rejoindre le cimetière, ce sont des expériences que tout le monde ayant vécu dans un coin un peu isolé du monde ont vécues, en tout cas que moi j’ai vecu. Du coup, le livre parle autant au Francais qu’à l’Américain. Et on sent que Butler à beaucoup d’amour pour sa terre, même si il n’est pas tendre avec elle.

Son livre, c’est la vie simple des gens, comme tous les mondes, c’est la vie des voisins de mes parents, c’est ceux qui sont partis de la cambrousse pour les études, où pour être rockstar et qui y reviennent, puiser dans ce bout de ciel – pas toujours bleu- l’inspiration et la paix, une vie plus simple, loin de l’agitation de la ville. Les personnages sont assez variés, et on s’attache à eux, surtout à notre rockstar et à Ronny l’ex-alcoolique. On à peur pour eux, on est content pour eux aussi.

Bref, bien que je ne me serais pas dirigée vers ce livre en librairie, c’est une excellente lecture, que je conseille à tous, car c’est un livre qui parlera autant aux amateurs de bio de rockstar qu’aux amateurs de tranches de vies.


C’est Lundi que lisez vous ? #148

Serafina dans Actualités, Livres le 24 novembre 2014, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

meg-corbyn-tome-1---lettres--carlates-400695-250-400J’ai commencé, et bien avancé, Lettres écarlates, le premier tome de la série Meg Corbyn par Anne Bishop. Cette série éditée par Milady se déroule dans un monde ou les créatures surnaturelles sont connues et vivent dans l’équivalent de réserves indiennes. Meg, jeune femme en fuite, y trouve refuge et un travail. On suit donc ces personnages dans un cadre très réduit, une réserve. Ce cadre fermé permet de bien connaitre les personnages et de pas être perdu. Ils sont plutôt attachants, l’histoire est sympa et ne traine pas en longueur ni ne devient trop gnangnan. Il s’agit d’une bonne découverte de bit-lit pour le moment.

Malicia

Je poursuis ma lecture de Hors de Portée de Georgia Caldera. Après Les Larmes Rouges, c’est un peu étrange sur le moment de retrouver Georgia dans un autre univers mais c’est aussi très intéressant. Je suis aussi en train de lire Steampunk de Henry Winchester dans la collection Gothic Dreams, qui aborde l’histoire, et les déclinaisons du steampunk dans l’art, la littérature, la mode ou les films. Je trouve cette lecture très intéressante (le mot du jour sera donc « intéressant »…) car ça me permet de mieux comprendre ce mouvement. Et de mieux comprendre aussi pourquoi il ne me passionne pour l’instant pas tellement. Attention, on ne trouve ce livre qu’en anglais. A suivre…

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Le Roi en Jaune de Robert W. Chambers

Serafina dans Critiques, Livres le 19 novembre 2014, avec 1 commentaire
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Le Roi en Jaune est un recueil de nouvelles de la fin du XIXème siècle écrites par Robert W. Chambers. Ces nouvelles ont eu une forte influence dans la littérature anglo-saxonne, puisque Lovecraft en était fan et que certaines mythologies évoquées dans Le Roi en Jaune sont reprises dans les écrits du maitre de Providence. Il se trouve que ces nouvelles n’ont été traduites que récemment : la première traduction est de Christophe Thill et date de 2009 je crois. Le Livre de Poche édite désormais le recueil en poche, relié à l’occasion de la sortie de True Detective.

Le Roi en Jaune de Robert W Chambers

Car en effet, c’est la série qui a remis ce recueil au gout du jour, tellement qu’il est vite tombé en rupture de stock aux US. On retrouve donc dans ces nouvelles une atmosphère de fin de siècle à la fois désenchantée et bohème. Bon nombre des nouvelles se déroulent dans le Paris des artistes ou des étudiants en art – comme l’a été l’auteur-. Ces jeunes hommes déjà sensibles se retrouvent confrontés de près ou de loin à un livre fort mystérieux où il est question d’un Roi en Jaune. Un livre mystérieux, qui rend fou, et dont rien que le nom évoque des frissons, cela ne vous rappellerait rien ? Évidemment, on ne peut pas s’empêcher de penser au Necronomicon.

Ces nouvelles n’ont que peu de liens entre elles, si ce n’est ce fameux livre qui rend fou et la mythologie qu’il développe et qu’on retrouve donc dans True Detective. On y parle de Carcosa, un personnage ou une pièce en deux actes suivant la nouvelle, d’un signe jaune qui condamne son possesseur et des lacs, des villes d’Hastur et du mystère des Hyades. On ne sait pas réellement ce qu’est cette histoire, et c’est justement le fait de découvrir des nouveaux éléments et d’essayer de comprendre de quoi il s’agissait qui fait le charme du recueil. Il s’agit d’une sorte d’histoire dans l’histoire.

La première nouvelle est un peu particulière, puisqu’il s’agit d’un récit d’anticipation, se déroulant 40 ans après son écriture, soit en 1930. Un peu déroutant de lire un récit dans cet époque, mais qui n’a pas connu la première guerre mondiale ou quoique ce soit que nous connaissions. Cependant, cette nouvelle avec son ambiance assez sombre et parlant du suicide m’a fait une forte impression. Elle est glauque et sombre à souhait.

Le Roi en Jaune de Robert W ChambersPour le reste on retrouve une atmosphère majoritairement Fantastique, versant parfois dans l’Horreur ou dans le Thriller. Le recueil traite beaucoup de folie par contre et on voit petit à petit les héros basculer dans l’insanité, contempler les étoiles noires de Carcosa. Les nouvelles sont assez variées, traitant autant de romances sur Le Masque ou des nouvelles courtes avec un chat en héros.

Le style de l’auteur est assez ampoulé, et donc un peu vieillot mais il a son charme. Il est parfois à l’image des nouvelles, flirtant avec la folie. Cela renforce l’immersion dans les nouvelles, que j’ai totalement dévoré, puisque je l’ai lu en une journée. Bref que vous aimiez ou non True Detective, si vous aimez Lovecraft, vous devriez lire ce livre.


C’est lundi, que lisez vous ? #148

Serafina dans Actualités, Livres le 17 novembre 2014, avec aucun commentaire
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Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Trois oboles pour Charon de Franck FerricJe lis depuis un petit moment déjà Wild Cards, l’anthologie remplie de supers héros dirigée par George R.R. Martin, mais comme nous partions en petit voyage à Milan, je ne l’ai pas pris pour le finir. C’est donc Psycho Killer d’un auteur anonyme qui est passé entre mes yeux, j’en ai déjà dit tout ce que je pensais dans la chronique publiée cette semaine, je vous invite donc à la lire.

J’ai ensuite enchaîné avec un livre d’un auteur français que je commence à connaître et que j’apprécie beaucoup, Trois oboles pour Charon de Franck Ferric tout juste publié par les éditions Denoël. Il s’agit de son troisième roman, et cela fait plaisir de le voir rejoindre une maison d’édition si prestigieuse ! Côté contenu, je ne suis point dépaysé tant on y retrouve des thèmes qui me semble lui être chers. Après le Thriller qu’était Psycho Killer, j’ai pris du temps pour rentrer dedans mais maintenant que je suis lancé, je suis captivé par l’ambiance qu’il arrive à dépeindre et j’espère qu’il arrivera à maintenir l’intérêt pour le concept du roman jusqu’à la fin !

Serafina

Le Roi en Jaune de Robert W ChambersAprès avoir passé mon temps à lire les prévisions météo en vue de notre mariage, nous avons pris quelque jours de congés où le programme se résumait à dormir et lire. J’ai donc … beaucoup lu (et moyennement dormi). J’ai commencé par Le Roi en Jaune de Robert W. Chambers, un recueil de nouvelles qui a inspiré l’intrigue de la série True Detective. Longtemps introuvable, il est réédité dans une version reliée par Le Livre de Poche. Et c’est vraiment bien, on dirait presque du Lovecraft mélangé avec les vapeurs d’absinthe de la fin du XIXème, à lire donc !

J’ai ensuite lu la novella Skin Trade de G.R.R. Martin que dabYo avait déjà chroniqué. Le début est vraiment difficile à saisir, mais après, ça se lit très bien. Je déplore juste que comme beaucoup de polars fantastiques, la fin est expliquée par un deus ex machina.

J’ai ensuite lu mon livre des Matchs Littéraires de PriceMinister comme tous les ans. Ici, c’est Retour à Little Wing de Nikholas Butler, qui signe là son premier roman après avoir écumé pas mal de petits boulots dont équipier à Burger King (détail sans intérêt mais j’avais envie de vous le donner). C’est un récit à plusieurs voix, sans réelle intrigue, on suit juste un groupe d’amis originaires d’un trou du midwest. Véritable ode à l’Amérique rurale, c’est un roman qui sonne très vrai et que j’ai vraiment beaucoup aimé !

Et la maintenant, je sais pas ce que je vais lire, mais je crois que c’est un Milady.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Psycho Killer de Anonyme

dabYo dans Critiques, Livres le 14 novembre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Psycho Killer est un Thriller tout juste publié en poche aux éditions Le Livre de Poche dont l’auteur est anonyme. Enfin, à priori pas tant que ça puisque c’est à lui que nous devons une série de Thriller assez populaire, la tétralogie du Bourbon Kid qui commençait avec Le Livre Sans Nom. Je n’en avais lu aucun, évidemment, du coup j’étais assez suspicieux. Un auteur anonyme, mouais, pourquoi ? Bref, synopsis.

Psycho Killer de Anonyme

Jack Munson est un ancien du FBI, un de ceux à qui l’on confiait généralement les missions clandestines et qui savait les mener à bien sans laisser de traces. Ce qui lui a valu d’être appelé le Fantôme, mais aussi d’avoir été mis sur le banc de touche depuis pas mal de mois déjà. Il paraîtrait que la maison a changé, que les missions clandestines ne sont plus au goût du jour. M’enfin, le problème c’est que les anciens démons finissent toujours par resurgir, il faut alors en programmer de nouvelles pour en effacer les traces. Et c’est ce qui est entrain de se passer à la paisible ville de B Movie Hell, où un tueur sanguinaire sème le chaos depuis quelques heures. Si la police le retrouve, la piste remontera forcément au FBI…

On va suivre tout un panel de personnage au long de la lecture et Jack Munson, sans doute plus récurrent que les autres, n’est pas particulièrement le héros de notre histoire pour autant. On alterne en effet les points de vue à chaque chapitre, des chapitres qui sont très courts, souvent le temps de découvrir une personne qui finira bientôt décapitée -et plus si affinité- par le serial killer qui court dans les rues de B Movie Hell. Difficile du coup de dire que l’on peut ou non s’attacher à des personnages, ils restent tous très clichés et relativement peu profonds. Vu le nombre, on pardonnera à l’auteur de ne pas être allé au plus fin dans la psychologie.

De toute façon, de fin, Psycho Killer n’a pas grand chose. On est plutôt dans le lourdingue, le gras, le gore qui tache bien, digne des films de série B et autres nanars qui se respectent. Si le village dans lequel se déroule notre histoire s’appelle B Movie Hell ce n’est clairement pas pour rien. Il y a de très nombreux clins d’oeil et autres reprises aux scènes que l’on peut retrouver dans ce genre de films, ceux d’horreur en priorité évidemment. Par son manque total de logique sur le comportement de certains personnages, par les scènes que l’auteur fait suivre à ses personnages, ou encore les façons qu’a son serial killer -fan de ce genre de films- de tuer ses cibles.

La narration du coup ne sent clairement pas bon la rose, on frôle souvent les détails sexuels et scatos. Bien que cela permette à l’auteur de dépeindre cette ambiance crade et cheap à mort, on pourra tout de même se demander si l’auteur ne va pas un peu trop à la surenchère. On a bien compris que le parrain du coin, tenancier d’une maison close, aimait bien abuser pour son plaisir personnel des filles qu’il exploite. On a pas forcément besoin de se le voir répéter tous les quatre chapitres, à chacune de ses apparitions en gros.

Psycho Killer de AnonymeA côté de cela, le scénario est tout aussi digne des films dont il s’inspire, avec un côté assez bien foutu je dois bien l’avouer. Le genre Thriller n’est pas du tout usurpé, d’abord parce qu’il est vraiment haletant à lire et qu’on est complètement absorbé par l’ambiance. Ensuite parce qu’il y a un côté conspirationniste, tout contre Jack, qui est franchement bien foutu. Alors qu’on pensait tout connaître de la situation, tout bascule lorsqu’il débarque à B Movie Hell et l’arbre qui cachait la forêt est enfin abattu. Un bon moment en perspective.

Au final, on passe un très bon moment avec Psycho Killer, un Thriller haletant qui donne envie de le finir d’une traite. Le cadre est fun, très digne de l’univers qu’il dépeint et il est complètement dépaysant là dessus. Un carton plein pour les fans du genre, avec de la tuerie absurde en veux-tu en voilà, des moments roadtripesque à mort, du jouissif en clair. Pour les autres, ce ne sera « qu’un » bon moment, mais un moment très sympathique tout de même.


NaNoWriMo 2014 : le défi impossible ?

Ou comment je vais (essayer d') écrire un roman en un mois

Malicia dans Actualités, Livres le 7 novembre 2014, avec aucun commentaire
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Le NaNoWriMo, soit  National Novel Writing Month, a lieu chaque année en novembre dans de nombreux pays. Son concept ? Ecrire un roman de 50 000 mots au moins en un mois. Et cette année, j’ai décidé de me lancer… pour le meilleur ou surtout pour le pire ?

Design by Elizabeth Doyle

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Le NaNoWriMo, en 3 points

Par qui ? Le NaNoWriMo a été inventé en 1999 par Chris Baty, un écrivain notamment auteur du livre « No Plot ? No Problem ! » en partant d’un principe simple mais qui se vérifie bien : on a tous eu un jour l’envie d’écrire un roman, mais finalement peu de gens osent se lancer dans l’aventure. Le challenge a démarré tranquillement mais avec internet et son avènement, une véritable communauté s’est organisée dans le monde entier, ainsi qu’un grand nombre d’initiatives autour du NaNoWriMo. Aujourd’hui, le NaNo est une organisation qui rassemble des écrivains du monde entier chaque année.

Comment ? Il s’agit donc d’écrire un roman de 50 000 mots, au moins, en un mois. Concrètement, vous devez vous inscrire sur le site officiel et entre le 1er et le 30 novembre, mettre à jour fréquemment votre compteur de mots. Attention, si vous êtes de ceux qui finissent toujours tout à la dernière minute, le site risque d’être surchargé au 30 novembre, et il est possible que des problèmes techniques vous empêchent de mettre à jour votre compteur… et vous fassent passer à côté de votre certificat de gagnant ! Anticipez si vous pouvez ;)

nano wrimo logoVous pouvez écrire CE QUE VOUS VOULEZ : fiction, essai, fanfiction… personne ne viendra vérifier que vous écrivez bien, ou vous donner une note, ici, la quantité prime en effet sur la qualité. Le NaNoWriMo peut être préparé en amont, les recherches peuvent être déjà faites MAIS par contre, il devra être écrit absolument pendant cette période de un mois. Vous pouvez aussi commencer à la bourre bien sûr, même le dernier jour, la deadline est la seule chose qui compte pour ce challenge.

Durant le NaNoWriMo, de nombreuses initiatives se mettent en place pour se soutenir : il y a un forum bourré de ressources sur le site officiel, une page Facebook, des groupes pour s’entraider, des « write-in » (rendez-vous réels pour écrire ensemble), des « word sprints » que vous pouvez faire avec n’importe qui (écrire un maximum de mots en un temps donné)… Bref, vous ne serez pas tout seul pour faire votre roman dans votre coin !

Et après ? Vous avez enchaîné 50 000 mots ou plus au 30 novembre ? Bravo, vous avez gagné ! Quoi ? La fierté d’avoir écrit votre premier roman, tout simplement. Maintenant, vous pouvez soit vous contenter de ça et vous dire « je l’ai fait » ou enchaîner avec le « NaNoFiMo » en décembre (mois de finition de son roman). Vous l’aurez compris, l’objectif du Nano’ n’est pas d’écrire un roman « bon à publier » en un mois mais plutôt un premier jet que l’on viendra corriger par la suite. Le challenge dans tout ça, c’est un challenge avec vous-même, celui de relever le défi et d’atteindre les 50 000 mots.

Et moi dans tout ça ?

nano wrimo logo Pour me présenter un peu en tant « qu’écrivain », j’ai beaucoup écrit durant l’enfance (des fanfictions entre autres ! mais j’ignorais que ça s’appelait comme ça à l’époque) et l’adolescence et puis, à un moment, j’ai lâché prise. J’aimais toujours autant l’écriture, mais je ne sais pas, j’ai abandonné pour d’autres loisirs. Et puis, peu à peu, l’envie d’écrire est revenue et j’ai fini par me relancer début 2013. D’ailleurs, Serafina fut ma première relectrice :) Depuis, j’enchaîne les appels à texte et même s’il y a du progrès dans mon style et dans les retours (les refus commencent à tenir à pas grand-chose), je n’ai pas encore réalisé mon premier objectif : avoir mon texte accepté pour un appel à textes. J’écris principalement du fantastique par ailleurs.

Du côté du NaNo, Cela fait quelques temps que j’en entends parler et que je trouve le défi intéressant mais comme beaucoup de personnes, je n’avais jamais trouvé la motivation de m’y lancer. Et puis cette année, il y a eu plusieurs circonstances qui font que je me retrouve à participer. Le fait que j’ai vu ressortir l’approche du NaNo à plusieurs reprises (ce qui a permis une première préparation psychologique à base de « oui, je devrais tenter »). Serafina et ses quelques rappels sur le sujet, qui sait que je prends souvent beaucoup de temps de préparation pour mes nouvelles, probablement trop. Cette idée de roman que je traîne depuis quelques temps en me disant « plus tard, tu n’es pas prête pour ça ». Et l’idée de pouvoir compter sur une communauté, un engouement général.

Alors, je me suis retrouvée le 1er novembre sur le site, en mode « bon, qu’est-ce que j’écris maintenant ? ». Car j’avais bien une idée mais justement, ce n’était qu’une idée. Ce n’est pas mon habitude de faire juste avec une idée. En général, j’attends d’avoir pensé et repensé le déroulement de mon histoire avant de commencer à écrire. Mais ici, je ne pouvais pas attendre de tout préparer, il fallait commencer, alors je me suis creusée la tête, j’ai repris l’idée dans tous les sens, ce que je pouvais en tirer, en dire, j’ai relu les notes en vrac sur le sujet… et c’est finalement le 3 novembre que j’ai rempli mon compteur pour la première fois ! Et voilà, pour l’instant, j’écris à l’aveugle, je sais juste de quoi parlera mon prochain chapitre mais je me dis qu’après tout, c’est une méthode à tester et ça a le mérite de me permettre de voir comment je m’en sors avec une autre façon d’écrire.

Pour l’instant, je suis déjà contente de m’être lancée mais ce qui me plaît le plus, c’est la communauté qu’il y a autour. Sur le groupe Facebook notamment, les gens sont vraiment actifs et il y a une véritable entraide. Tous les jours, voire toutes les heures, il y a au moins une personne qui poste un « HELP : je sais pas comment faire pour tel truc » ou « J’ai ça, ça, et ça, mais je ne sais plus comment avancer dans mon histoire », et chacun y va de sa contribution sans se soucier d’être aidé en retour ni même sans avoir le moindre sentiment de concurrence en mode « oui mais si je lui donne des idées, il écrira peut-être un truc mieux que moi ». Au contraire, il y a une véritable solidarité entre les participants et c’est agréable de voir ce dynamisme et de savoir que quelle que soit la question, si besoin, on peut faire appel aux autres.

Alors voilà, si vous voulez vous lancer, il est encore temps ! Bien sûr, il y a des gens qui se lancent totalement et ne font que ça mais même si vous n’êtes pas toujours disponible, vous pouvez toujours vous « arranger ». Alors, des autres nanoteurs dans l’assemblée ?