C’est lundi, que lisez vous ? #136

Serafina dans Actualités, Livres le 5 mai 2014, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Involution de Johan HeliotHourra ! Je me suis remis à la lecture et j’en ai profité pour lire et terminer un court roman de Science-Fiction des éditions J’ai Lu, Involution de Johan Heliot ! Une histoire qui se déroule dans un futur proche au Brésil, terre d’accueil d’un futur géant de l’Internet mondialisé. Bref, dans son déroulement cela m’a fait beaucoup penser à son roman Création que j’avais beaucoup aimé… Sauf que cette fois, c’était bien moins enthousiasmant et je suis ressorti très frustré de ma lecture. Il manquait quelque chose pour le rendre intéressant.

Histoire de ne pas tuer cette reprise dans l’œuf, je viens de me lancer dans Féerie pour les ténèbres de Jérôme Noirez, un autre auteur français que j’aime beaucoup et qui ne m’a jamais déçu.

Serafina

Sans Honte de Gail Carriger, le troisième tome des aventures de Alexia TarabottiJ’ai terminé Sans Honte de Gail Carriger qui était vraiment pas mal. Pas super original, mais toujours très fin, drôle, et plein de bons mots.

J’ai ensuite commencé Anno Dracula de Kim Newman, depuis le temps qu’on m’en parlait, il vient tout juste de sortir en poche chez Le Livre de Poche. Il y a vraiment beaucoup de références, beaucoup de personnages d’origines diverses (Dracula évidemment, mais on trouve des personnages de Sherlock Holmes, un Dr. Jekyll, etc.) du coup c’est pas forcément facile à débuter. Mais maintenant ça roule tout seul.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Amulettes de Véronique Ajarrag

dabYo dans Critiques, Livres le 2 mai 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Amulettes est un roman écrit par Véronique Ajarrag et paru l’année dernière aux éditions du Chat Noir qui me tentait énormément notamment car il se passe en Mésopotamie. Mais bon, diverses circonstances ont fait que je n’ai pas pu le lire immédiatement après sa sortie. Du coup, c’est avec du retard mais avec enthousiasme qu’on passe au synopsis !

Amulettes-de-Veronique-Ajarrag

Ian, psychiatre, est contactée par une patiente bien étrange, Agrippine, qui lui demande de ne s’occuper que de son cas pendant une semaine. Car la demoiselle a beaucoup à dire : elle se dit l’objet de réincarnations successives, déboutant sur des fins funestes. Le processus dans cette vie est d’ailleurs déjà enclenché…

La principale difficulté de ce roman est le nombre de récits imbriqués : on suit Ian devant passer des auditions devant le conseil de l’ordre, il commence à raconter son récit, dans lequel Agrippine va raconter sa vie ou celle de ses réincarnations. Honnêtement, par moment je ne savais plus qui était le « je » qui me racontait l’histoire. D’autant que le niveau du conseil de l’ordre n’a guère d’intérêt à mes yeux. On aurait gagné en clarté à le supprimer.

On suit donc une partie au présent, et une partie sur les histoires précédentes de notre patiente. La plus longue se déroule en Mésopotamie antique et est clairement la plus intéressante. Je ne saurais juger de la véracité de ce qui y est exposé, mais en tout cas c’est crédible, dépaysant et on s’attache à Agrippine et aux autres personnages. Les autres réincarnations sont plus survolées et dans l’ensemble pas forcément les plus passionnantes.

Amulettes-de-Veronique-AjarragJ’ai eu plus de mal avec la partie se déroulant dans le présent. J’ai eu l’impression que Ian se laissait convaincre un peu trop facilement. Il connait Agrippine depuis deux jours et est prêt à partir au bout du monde pour elle, à laisser son cabinet en vacances, à dépenser masse d’argent pour l’aider. Cela ne m’a pas semblé crédible, et encore moins pour un psychiatre. De plus ses intuitions sont un peu trop souvent justes, et le final un peu rapide pour un truc qui traine depuis 5 000 ans !

Cependant, grâce à l’alternance des époques, des récits, grâce aussi aux chapitres courts, on ne s’ennuie pas, et cela se lit très facilement et rapidement. Au final, j’ai un sentiment mitigé sur Amulettes: il y a de très bons éléments et d’autres qui me gênent réellement. J’aurais sans doute préféré que le livre soit soit plus court tout en supprimant bon nombre de péripéties du présent pas forcément utiles. Soit au contraire, vraiment plus long en développant beaucoup plus les autres vies d’Agrippine. Là, je reste un peu sur ma faim, et j’ai un sentiment de non-abouti pas forcément très agréable.