23 récits et légendes de Vikings de Bertrand Solet est un bouquin Castor Poche destiné aux enfants à partir de 10 ans sorti en 2008, donc aussi aux grands comme moi. J’avais acheté ce livre pour faire le tampon entre deux grosses lectures pour me détendre et puis la couverture de Fred Sochard m’avait accroché le regard. Quid donc de ce recueil ?

23 récits et légendes de Vikings de Bertrand Solet

Le livre est donc destiné aux jeunes en mal d’épopées nordiques pleines de Vikings poilus et de Dieux bien espiègles. On peut ainsi se familiariser avec les contes et légendes de ces nordiques au travers de 23 histoires qui oscillent entre 6 et 20 pages. Ces histoires sont découpés en 2 parties, les contes mythologiques et les sagas (abrégées).

Les neufs premières histoires couvrent donc l’histoire mythologique de la création du monde jusqu’au crépuscule des dieux. On pourra donc suivre les aventures d’Odin et de Thor mais aussi les fourberies de Loki. Ces contes sont des grands classiques assez connus pour la grande majorité qui en connait un minimum sur le sujet et permettent donc de me mettre un premier pied dans l’univers des dieux nordiques.

Le reste des histoires se fera beaucoup plus historique. On pourra ainsi suivre les vikings à travers l’Europe, on les verra arriver en Normandie et remonter la Seine jusqu’à Paris. Les sagas familiales sont aussi de la partie. L’histoire d’Eric le rouge et de sa descendance nous est narré. Ceux qui d’exil en exploration découvriront le Groenland et toucheront les terres d’Amérique du Nord. On a donc un panorama des événements majeurs qui ont couvert la période communement admise pendant laquelle on parle de Vikings, de 800 à 1050 (si j’en crois l’introduction du livre).

23 récits et légendes de Vikings de Bertrand SoletPublic cible oblige, les textes sont simples, le propos est aéré et l’auteur a veillé à ce que l’on ne se perdent pas dans des généalogies à rallonge comme c’est généralement le cas dans les sagas. C’est clair et globalement concis, la démarche est chronologique et le lecteur ne se perdra pas dans les méandres d’histoires entrecroisés, les récits sont indépendants les uns des autres. La violence est ici suffisamment édulcorée, on a affaire à des Viking tout de même, pour pouvoir convenir à un jeune public. L’auteur met d’ailleurs à disposition sa bibliographie qui lui ont permis de rédiger ce livre à sa fin, une initiative particulièrement sympathique si l’on compte se documenter plus avant.

Au final, ce petit livre de 200 pages m’a permis de me replonger dans la mythologie nordique sans avoir à subir une écriture lourde. Je conseille donc ce livre à moins de 5€ pour ceux qui voudrait découvrir cette univers.


C’est lundi, que lisez vous ? #135

Serafina dans Actualités, Livres le 28 avril 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Sans Honte de Gail Carriger, le troisième tome des aventures de Alexia TarabottiJ’ai terminé Black-out de Connie Willis, que j’ai trouvé plutôt décevant. Je veux dire j’avais bien prévu depuis la page 3 ce que nos héros allaient découvrir à la page 400 donc c’est un peu rageant. Bien sur c’est très documenté sur le blitz, ça se laisse lire, mais les personnages ont une telle capacité à ne pas voir l’évidence fait que j’avais envie de les taper.

J’ai ensuite commencé Sans Honte de Gail Carriger, le troisième tome des aventures de Alexia Tarabotti. On retrouve le style super agréable, drôle et incisif de l’auteur. Quand à l’histoire, elle semble assez basique comme d’habitude mais ça reste plaisant.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Les éditions J’ai Lu viennent de commencer la publication en éditions intégrales du Soldat Chamane de Robin Hobb, l’une des sagas de Fantasy de l’auteure best-seller. C’était donc pour moi l’occasion d’y jeter un œil, ayant été plus que charmé par sa série culte L’Assassin Royal. Bloqué au tome 6 dans ma lecture de cette saga par mon manque d’entrain pour Les Aventuriers de la Mer, peut être qu’avec cette série j’allais reprendre goût à ses livres ? Synopsis.

Le Soldat Chamane, Integrale 1, de Robin Hobb

Jamère est le deuxième fils de son père, et de par cette position, il est depuis sa plus tendre jeunesse destiné à devenir soldat. La religion de son pays est claire à ce propos, le premier fils hérite du domaine du noble, le deuxième est fils soldat et tentera de s’illustrer dans de grandes batailles, et le troisième servira les ordres religieux. Et il n’est jamais venu à l’idée de Jamère Burvelle que le monde puisse être fait autrement. Depuis tout jeune il n’a qu’une hâte, entrer à l’académie militaire puis faire ses preuves sur le terrain.

Nous suivons donc le petit Jamère dès son plus jeune âge. Tout comme dans L’Assassin Royal, c’est narré à la première personne par le personnage alors qu’il est plus vieux. Les inférences de son point de vue d’adulte sont assez légères, mais du coup le point de vue du personnage est tantôt celui d’un enfant, tantôt celui d’un adulte. Ça ne dérange pas franchement, mais cela peut en laisser certains perplexes, car Jamère parle parfois avec beaucoup trop de logique du coup, ce qui nous fait oublier qu’il ne s’agit dans l’histoire que d’un gosse.

La Déchirure, Le Soldat Chamane Tome 1, de Robin Hobb

Mais ce n’est sans doute pas le plus gênant à ce niveau là. Jamère est un personnage qui est en quelque sorte endoctriné, et c’est évidemment une volonté de l’auteur. On sent bien dès le départ que son objectif est de nous présenter un personnage complètement enfermé dans les opinions qu’on lui a inculqué et qui finira bien un jour ou l’autre à tout remettre en cause. Là dessus, c’est très réussi et le personnage réagit vraiment d’une manière qui donne la claustrophobie. Le problème, c’est que ça n’en est pas pour autant intéressant.

Le livre est relativement long et il en devient du coup assez lent. Jamère est loin d’avoir un comportement intéressant pour un lecteur adulte, et les aventures qu’il vit manquent toutes de profondeur. Ce premier tome s’avère en fait être une très longue introduction pour l’emmener sur les cent dernières pages à l’académie militaire. Mais diantre, que le chemin fût long et laborieux, sans réelle saveur !

Le Soldat Chamane, Integrale 1, de Robin HobbAlors certes, Robin Hobb écrit bien et tout est très facile à suivre, mais c’est plat. On lit, on fait défiler les chapitres les uns après les autres sans vraiment se passionner pour l’histoire du petit Jamère. L’auteur place des éléments certes, mais il manque une petite intrigue, des vrais rebondissements qui ne donnent pas l’impression d’être sur un long fleuve tranquille. En dehors du garçon, il n’y a quasiment aucun personnage qui a de la profondeur et ne soit pas limité par son stéréotype.

Je n’ai lu pour le moment que La Déchirure, première partie de l’intégrale qui était auparavant un tome en standalone. Et on comprend du coup tout l’intérêt d’une telle intégrale. Je n’ai pas encore lu la suite, mais j’espère qu’elle relève le tout pour donner envie de continuer la série. Bref, je vais m’attaquer à la suite, alors je compte sur toi Robin Hobb !


Aucun homme n’est une île de Christophe Lambert

Serafina dans Critiques, Livres le 24 avril 2014, avec 3 commentaires
Critiques

Il y a des livres pour lesquels je n’ai aucune idée de la raison qui m’a poussé à les ouvrir. Aucun homme n’est une île de Christophe Lambert en fait partie. Publié en semi poche par les éditions J’ai Lu, je ne sais pas vraiment pourquoi je l’ai ouvert. Pas la couverture pourtant pas mal, et je n’avais même pas lu le résumé … Synopsis ?

Aucun homme n est une ile de Christophe Lambert

Kennedy a annulé l’opération de la Baie des Cochons pour débarquer à Cuba mieux préparé quelques mois plus tard. Les américains réussissent leur débarquement, et les forces de Castro se retranchent dans les montagnes, reprenant la guerilla. Au milieu de tout ça, Hemingway décide d’aller interviewer Castro et Guevara….

Le truc c’est que je ne suis pas réellement très bonne en histoire du 20ème siècle. Du coup, si il est évident pour bon nombre d’entre vous que nous sommes face à une Uchronie, pour moi il n’en était rien et je l’ai découvert en lisant le résumé. On suit donc Hemingway et l’agent que la CIA a décidé de lui coller au basque tout en suivant aussi les progressions de Castro et Guevara. Les points de vues alternés et assez courts, c’est une recette très classique mais qui fonctionne toujours très bien : du coup le roman se lit très bien.

L’auteur indique avoir essayé sciemment de prendre un style d’écriture similaire à celui d’Hemingway. C’est à dire pas mal de répétitions, peu de synonymes. Je dois dire que ça ne m’a pas gêné et que le style est fluide et se lit bien. N’ayant jamais lu Hemingway (oui j’ai honte) je ne pourrais pas juger de la ressemblance.

Les personnages sont tous bien travaillés, et pourtant ce n’est pas évident de s’attaquer à des monstres comme les héros ici présents. Mon préféré fut le Che qui est ici un archétype du héros romantique trop classe. De ce que j’ai appris depuis, il semble que Lambert ait pas mal potassé son sujet, car le background de chacun des personnages ayant réellement existé est correct de la profession du Che à sa boisson préférée. Il n’empêche qu’à partir de ce background existant l’auteur a tout de même réussi à donner vie à ses personnages.

Aucun homme n est une ile de Christophe LambertL’histoire du roman suit en parallèle la guérilla contre les américains et le périple d’Hemingway et son compagnon de la CIA pour retrouver le cœur de l’armée Castriste. Il y a pas mal de retournements très bien trouvés, et l’auteur ne semble pas prendre parti. On trouve pas mal de mélancolie dans le style aussi.

Bref Aucun homme n’est une île de Christophe Lambert est une lecture très appréciable, même si j’ai l’impression d’être passé à coté d’un certain nombre de choses à cause de mon inculture notoire. Je pense que pour quelqu’un qui connait un peu mieux cette période de l’histoire, le livre n’en est que plus appréciable, ainsi que pour les fans d’Hemingway. Enfin, au moins, cela m’a décidé  à lire des livres de l’auteur et une bio du Che.

 


C’est lundi, que lisez vous ? #134

dabYo dans Actualités, Livres le 21 avril 2014, avec aucun commentaire
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Serafina

Black-Out de Connie WIllisJ’ai bien sur fini Il Neige sur Encelade d’Olivier Moyano, ce qui était prévisible vu le peu de pages qu’il me restait. C’est une très bonne lecture, j’ai bien fait de ne pas m’arrêter à la couverture.

J’ai ensuite commencé Black-out de Connie Willis dont j’ai lu déjà la moitié des 800 pages et qu’illman avait chroniqué. C’est sympa, ça se lit bien, mais j’avoue que pour le moment, je vois pas trop où on va…. De plus j’ai déjà lu du roman de voyage temporel il y a peu, 22/11/63 de Stephen King et il était d’un sacrément meilleur niveau au point de vue de tout ce qui est paradoxe spatio-temporel… A voir donc.

J’ai aussi lu les deux premiers tomes du manga Switch Girl !! de Natsumi Aida, un shojo mignon à propos d’une nana super populaire qui se transforme en Onizuka au féminin quand elle est seule chez elle. Si ce n’est pas super original ça a le mérite d’être plutôt drôle. Je ne sais pas réellement où ça va aller mais pour le moment, c’est bien sympa.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Everest de Girls in Hawaii

L'album de la renaissance

Malicia dans Critiques, Musique le 17 avril 2014, avec 2 commentaires
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Il y a quelques années, je découvrais le groupe Girls in Hawaii et je tombais sous le charme de leurs mélodies, du mélancolique Fontanelle au mélodique Summer Storm. Mais depuis, le groupe avait disparu des antennes, marqué par la disparition de Denis Wielemans, batteur et frère de l’un des membres, décédé dans un accident de voiture en 2010.

Everest de Girls in Hawaii

Puis courant 2013, c’est le retour, avec l’album Everest. Un album que je n’ai découvert que sur le tard et dont je suis tombée amoureuse. Un album marqué par le deuil, par des émotions contradictoires, par autant de choses qui évoquent en moi des sentiments que je partage depuis certains deuils qui ne sont pas passés. Cette chronique sera donc avant tout celle d’un coup de cœur et non d’une mélomane avertie, vous êtes prévenus ;)

L’album débute donc sur The Spring. Un morceau enregistré en Islande par Lionel, avant le décès de Denis. Un morceau qui évoque toute la beauté mais aussi la froideur qui peut se dégager de l’arrivée du printemps : l’hiver est passé par là, la vie s’est éteinte, elle reprend son cours, lentement, sûrement, mais ce qui est perdu ne pourra pas être retrouvé.

Girls in Hawaii

On enchaîne sur l’un des morceaux les plus émouvants du groupe qui  m’arrache toujours quelques larmes, le vif du sujet, la perte, le deuil. Le sublime Misses qui concentre tout le talent musical du groupe et son triste « There is always a fall, but it happens too soon ». Le morceau sera complété par le non moins sublime Here I belong et son touchant refrain :

From the stairs you talked right…
I don’t know, oh I don’t know
Where you’ve gone now
I belong, I still belong
To this here and now

Bien sûr, Everest, c’est aussi un album qui évoque la montagne, qui la prend pour symbole, l’impalpable, le sommet, l’inatteignable. Et c’est en évocation à cette montagne que le groupe signe deux des morceaux les plus entraînants de l’album à mon goût, Switzerland et Mallory’s Heights. Rorschach, plus urbain, restera cependant le titre qui me donne le plus envie de me trémousser sur une piste de danse jusqu’à l’aube.

Not Dead de Girls in Hawaii

Enfin, terminons par mon morceau préféré Not dead, une ballade, un morceau profond, plein de belles sonorités (que je ne sais pas définir parce que je suis une buse… no comment). Son refrain à chanter à tue-tête, I’m not dead, I’m just doing wrong. Sa dernière phrase, répétée à l’infini, à se répéter jusqu’à la fin : Until I sleep I forever walk. Une chanson qui nous rappelle que Girls in Hawaii n’est pas mort, mais en convalescence et prêt à en découdre avec l’adversité. Bon retour parmi les vivants, les mecs !


C’est lundi, que lisez vous ? #133

Serafina dans Actualités, Livres le 14 avril 2014, avec 3 commentaires
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Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Amulettes de Véronique AjarragDécidément je ne suis pas dans le mood pour relire le Trône de Fer. J’ai à la place lu Amulettes de Véronique Ajarrag paru il y’a plusieurs mois aux éditions du Chat Noir. Une histoire de réincarnation avec une partie qui se passe chez les sumériens. Si j’ai adoré les flashback et autres vies antérieures, le roman en lui même souffre d’un style parfois difficile à suivre : on comprend pas toujours qui narre et ce qui se passe dans l’arc au XXIème siècle. Un bilan en demi teinte donc.

J’ai ensuite enchainé avec Il Neige sur Encelade d’Olivier Moyano des éditions du Chat Noir aussi. J’avoue je voulais laisser ce livre à un autre rédacteur car la couverture me rebutait au plus haut point. Bien que très bien exécutée elle me faisait penser à de la SF genre les couvertures de la Fraternité du Panca mais sans le nom de Bordage pour me forcer à l’ouvrir. Mais bon, je lui ai donné une chance (surtout car il ne fait que 200pages et était léger dans mon sac). Il s’agit pas du tout de Science-Fiction, mais d’un roman Fantastiqueun poil tripesque avec des chats lumineux et des villages situés dans un autre espace temps. Une excellente surprise du coup !  Il ne me reste que 30 pages alors que je l’ai commencé hier après-midi.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Detroit Metal City de Kiminori Wakasugi

dabYo dans Critiques, Livres, Manga le 12 avril 2014, avec 2 commentaires
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Je ne me rappelle plus bien comment j’ai fini par découvrir Detroit Metal City. Surement grâce à illman qui dealait ses mangas alors que nous étions à la fac. Car il faut bien dire qu’avec une couverture dont le personnage principal a tout pour jouer avec Kiss ou dans un groupe de Blackened Death Metal, un titre qui ne laisse aucun doute sur son orientation, ce manga devait forcément atterrir entre nos mains. Créé par Kiminori Wakasugi, Detroit Metal City est un manga parodique et humoristique en dix tomes, tous déjà publiés en France par les éditions 12bisSynopsis.

Detroit Metal City de Kiminori Wakasugi

Alors qu’il est venu à Tokyo pour faire décoller sa carrière embryonnaire de chanteur de pop suédoise, le jeune et doux Soichi Negishi se fait embarquer de force dans un groupe de musique de Death Metal complètement satanique: Detroit Metal City ! Avec deux autres musiciens, ils sont martyrisés par leur productrice sans foi ni loi qui les fait porter des costumes, se maquiller et les oblige à faire des obscénités sur scène. Tant et si bien que derrière son masque de Johannes Krauser II, Soishi s’avère être une vraie bête de scène, conquérant les fans de Metal qui ne jurent plus que par DMC !

Cela fait très longtemps que je voulais parler de Detroit Metal City, la lecture du dernier tome que j’ai fait tarder bien trop longtemps est donc l’occasion idéale. Ce manga est tout simplement génial. Tant et si bien qu’il est vraiment difficile d’en parler sans passer pour un psychopathe. Car le mot génial n’est pas anodin, le manga est tout simplement absurde et enchaîne les scènes what-the-fuck les unes après les autres.

Detroit Metal City

C’est d’abord un manga sur le monde du metal qui a très bien compris ses codes et son attitude. Résolument second degré, complètement débile, immoral au possible, on va suivre un personnage complètement schizophrénique et victime de ses deux personnalités. Sans masque, Soichi est ce qu’on appelle couramment la bonne gentille bonne poire, trop gentil pour survivre dans ce monde sans se faire marcher dessus. Et du coup, il lui suffit d’un petit incident pour qu’il finisse par remettre son masque de Krauser II et se laisse aller aux pires obscénités. Attouchements, délires scatophiles, viol de la Tokyo Tower, rien n’est assez monstrueux pour cette bête démoniaque.

La question de la morale est du coup évidemment à prendre en compte, puisque même si le personnage est rongé par les remords, jamais son attitude n’est réellement condamnée par l’auteur. Cela dit, le second degré de ces scènes est largement suffisant pour ne pas y voir une incitation. Reste que si au début les délires de Krauser II sont hilarants, on finira quand même par se lasser un peu, les tomes pouvant paraître moins inspirés au fur et à mesure. Il faudra alors faire une pause de la lecture pour la reprendre plus tard, le plaisir revenant.

Detroit Metal City Brother

En dehors du côté délirant, le tout est vraiment très Metal. Toute une mythologie autour du groupe est créée, toujours satanique et cohérente avec ce qu’on retrouve par exemple au Hellfest. Une caricature évidement, mais une géniale, avec les détails qui tuent, les petites phrases et les références qui font forcément plaisir. Le nombre de fuck à la seconde, la quête de la guitare la plus Metal, le Death Penis, etc. Quand Krauser II répond au téléphone, c’est la déesse des enfers qui l’appelle, évidemment. Un vrai cadeau pour les fans du genre que nous sommes.

Si le scénario se perd un peu dans ses délires, au point de devenir lourd par moment, le dessin quant à lui est d’une régularité à toute épreuve. On ne peut pas le qualifier de beau, loin de là, la plupart des personnages sont souvent hideux et les détails assez peu fournis. Mais Krauser II est une tuerie et les détails Metal sont bien là, avec une mise en scène géniale, complètement démoniaque.

Detroit Metal City de Kiminori Wakasugi prouve encore une fois que la bande dessinée japonaise est remplie de perles. Il y a celles qui transforment le Go ou la cuisson de pain géniaux, et puis il y a les domaines encore plus pointus. Detroit Metal City est sans aucun doute la création centrée Metal la plus fidèle et hilarante. Et puis, l’anime est tout aussi bon, alors il n’y a aucune raison de ne pas se jeter dessus.


Game of Thrones Saison 4 – Episode 1

Silence, ça tourne ! #55

Serafina dans Actualités, Films le 9 avril 2014, avec 1 commentaire
Actualités

Çà y est, Game of Thrones a repris, diffusé par HBO tous les dimanches et disponible dès le lendemain sur la chaine OCS du bouquet Orange. Du coup, nous vous proposerons chaque semaine d’échanger sur l’épisode de la semaine…  Attention donc aux spoils.

Game of Thrones s04e01

Ce premier épisode était attendu par les fans… Ici à vrai dire, avec le voyage au Japon, l’attente n’était pas très forte, d’autant plus que nous avons passé ce qui à mon avis est le paroxysme de la série avec les Noces Pourpres. Je n’ai même pas commencé ma relecture du roman.

Cet épisode donc reprend directement après la fin de la saison précédente et sert quasiment uniquement à nous remettre dans le bain. Il faut dire qu’il coupe le troisième tome de la saga. On va donc nous rappeler où on en est (à une quinzaine du mariage royal), introduire les nouveaux personnages Oberyn Martell et Ellaria Sand.  Les seuls arcs absents sont ceux de Bran et de Theon, mais sinon, tout le monde est là.

Au niveau casting, les dorniens sont plutôt bien réussis, avec leur propre look (très princes du désert) et un coté très venimeux. Evidemment, ils ont tous dix ans de plus que dans le bouquin, mais c’est normal puisque tous les personnages ont été vieillis depuis le début.  Autres changements, Jaime s’est coupé les cheveux et ressemble désormais à Harrison Ford en armure, et l’acteur jouant Daario Naharys a été recasté : fini le khol autour des yeux et le coté barge, bonjour le jeune homme beau gosse et insipide.

Kahlessi Game Of Thrones s04

Il ne se passe réellement pas grand chose, mais on retrouve les décors, la violence et tout ce qui fait Game of Thrones: du cul, du gore. Bref une introduction qui ne marque pas franchement, la suite maintenant.


Pacific Rim de Guillermo del Toro

dabYo dans Critiques, Films le 8 avril 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Pour le retour du Japon en avion, nous avions décidé de jeter un œil à Pacific Rim, le blockbuster de Guillermo del Toro qui avait tout du fantasme geek. Des godzillas contre des mechas pour le retour du pays de Gundam et des gunplas, il n’y avait sans doute pas mieux. Alors, est ce que son statut culte auprès de la sphère geek était mérité ? Hmm, synopsis.

Pacific Rim

En 2025, l’humanité est proche d’être submergée par les vagues de kaijus, d’énormes bestioles qui sortent de l’océan Pacifique depuis maintenant 12 ans et viennent détruire la civilisation humaine. Pour se protéger, l’humanité avait d’abord parié sur des jaegers, des robots énormes pilotés par deux humains et qui avaient les capacités pour faire face aux monstres. Suite à d’énormes revers et défaites, les gouvernements ont changé de stratégie et coupé les investissements dans les robots, pour miser dans la construction d’énormes murs autour des villes. Jusqu’à présent complètement inefficaces.

Nous sommes donc avec un univers tout ce qu’il y a de plus catastrophique, pas particulièrement original à mon sens, mais qui a le mérite de réaliser le fantasme de pas mal de gens. Les kaijus ressemblent comme deux gouttes d’eau à notre cher Godzilla, tandis que les mechas sont relativement communs, un mélange entre Gundam et les effets spéciaux qu’Iron Man a usé jusqu’à la moelle. Bref, en tout cas, clairement une belle base pour faire des effets spéciaux qui en mettent plein la vue et donner un côté graphique époustouflant.

Pacific Rim Kaiju

Et là dessus c’est vraiment réussi. Graphiquement Pacific Rim nous en met plein la vue, passé sur un grand écran (et plus le tout petit de l’avion revenant du Japon), les couleurs sont superbes, les effets sont géniaux. L’animation est vraiment réussie et on ressent parfaitement le gigantisme des éléments qui vont s’entre-choquer. C’est un des films qui a le mieux réussi ce genre d’animation de géantes bestioles. Le bestiaire des kaijus et des différents robots est sympathique, plutôt varié et permet quelques tricks bien sympathiques. Certains volent, d’autres sont rapides, etc.

Le film a de vraies allures de jeu vidéo et le regarder m’a donné des sensations similaires. C’est un peu bizarre je dois bien l’avouer, mais on est vraiment projeté à la place des pilotes de l’énorme robot. Un peu comme quand on joue, en quelque sorte. L’immersion est du coup vraiment bonne et donne quelque suspens au film.

Pacific Rim Acteurs

Car si ces points là sont très réussis, Pacific Rim est vraiment passable sur tout le reste. Le casting tout d’abord est particulièrement ridicule. Les acteurs ne font pas vraiment preuve d’un grand sens du jeu, avec des similis d’émotions plutôt pathétiques. Il faut dire qu’ils ne sont ni aidés par le scénario, plat à souhait, ni par le charisme de leurs personnages, stéréotypés à souhait. Bref, rien qui ne puisse de ce niveau sauver l’intérêt que pourrait porter le spectateur à qui entoure les combats.

On ne peut pas nier que ce soit sans doute là un choix de Guillermo del Toro, tant certains aspects paraissent clairement comme parodiques. Mais ça n’empêche que c’est relativement décevant. Au moins, il évite l’écueil d’essayer de nous faire un scénario à pseudo rebondissements intelligents. Le scénario est simple, on évite une partie des passages chiants.

Pacific Rim Robot

Pacific Rim est donc un blockbuster sympathique, qui se regarde avec un certain intérêt. Mais comme on pouvait le prévoir, on est loin du statut de film exceptionnel et il va sans dire qu’on l’oubliera très rapidement. Ce n’est clairement pas un film que j’aurai envie de revoir. Un seul regret: ne pas l’avoir vu au cinéma, cela devait être une sacrée expérience et justifie sans doute un certain engouement à l’époque de sa sortie.