C’est lundi, que lisez vous ? #131

Serafina dans Actualités, Livres le 31 mars 2014, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Detroit Metal City Tome 10Et bien, le voyage au Japon ne m’aura pas réconcilié avec la lecture, car à part les cinquantes petites pages de Bitcoin Internals: A Technical Guide to Bitcoin, je n’ai lu que le prologue du premier tome de la Roue du Temps. Autant dire: pas grand chose.

Mais en revenant, si mon rythme de lecture ne s’est pas amélioré, c’est avec les mangas que je me suis rabiboché. Il faut dire qu’aller au Japon rend forcément nostalgique l’ancien fan de bande dessinée japonaise, du coup, j’en ai profité pour terminer le dernier tome de l’excellent Detroit Metal City, puis de me mettre à la relecture de Great Teacher Onizuka. Que du plaisir.

Serafina

Le loup de wall street de Jordan BelfortJ’ai pendant mes vacances lu le deuxième tome de la trilogie Jason Bourne : La mort dans la peau de Robert Ludlum. J’avais adoré le premier tome, mais malheureusement ce deuxième me laisse plutôt de marbre. J’ai l’impression de ne lire qu’un bouquin d’action pas super crédible, là où le premier avait une intrigue qui tenait réellement en haleine. Ici très clairement, je n’ai aucune envie spécifique de savoir la suite. Enfin, me reste 50 pages alors je le finirais.

Je suis allée vendredi en déplacement pro, avec 3h30 de train, et j’avais oublié ma Kobo, j’ai donc pris au Relay Le loup de wall street de Jordan Belfort, autobiographie d’un roi de la finance cocaïnomane. Bon, c’est pas une rockstar, mais c’est tout comme et c’est un peu les Heroin Diaries, sans héroïne et sans rockstar, avec de la bourse et des mandrax en plus. C’est plutôt pas mal, mais un peu dur à suivre parfois.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


La Reine des Neiges de Walt Disney

Serafina dans Critiques, Films le 29 mars 2014, avec 3 commentaires
Critiques

Frozen ou La Reine des Neiges en France est le dernier Disney, un film d’animation qui comme Raiponce n’est pas réalisé par Pixar. On l’avait laissé filer au cinéma, mais dernièrement, on a pris l’avion pour un long vol vers le Japon. Et bien qu’on pensait dormir, décoller à 13h n’aide pas vraiment, nous avons donc profité des films proposés par Air France pour le voir. Synopsis ?

La Reine des Glaces de Disney

Elsa va être couronnée reine du royaume d’Arendelle. Mais voilà, elle cache depuis son enfance un lourd secret : ce qu’elle touche peut se transformer en glace si elle ne contrôle pas suffisamment son pouvoir. Elle camoufle cette faculté en portant des gants, mais par malheur un gant lui est arraché et son pouvoir est révélé. Elle pète un câble, plonge le royaume en hiver éternel et s’enfuit dans la forêt. Sa sœur va tout faire pour la ramener à la raison.

Comme le titre français le laisse à supposer, il s’agit d’une adaptation du compte d’Andersen, même si on est encore plus éloigné de l’original que dans la Petite Sirène, et pourtant, ce dernier était déjà un exemple d’une adaptation plus que libre. Cependant, l’histoire en soit n’est pas pire qu’un autre Disney. Non, le problème c’est que j’ai eu l’impression d’un bout à l’autre de voir le studio s’auto-parodier avec plus ou moins de succès.

Frozen de Disney

Dans ce Disney, les chansons sont très présentes, ce qui personnellement me plait à la base, mais les mélodies sont faibles, les scènes aussi, on a l’impression de les avoir déjà vues et entendues. Tout sonne creux, comme des redites entendues milles et une fois. Ne parlons pas de la traduction française avec des paroles lamentables. Pourtant Disney nous avait quand même habitué à mieux que ce déplorable « libérée, délivrée »… D’un autre côté il faut avouer que le niveau des paroles de base n’est pas super haut.

Le character design ne relève pas la sauce, Elsa n’étant qu’une Raiponce avec des cheveux moins longs, et je ne sais pas si je dois réellement parler du bonhomme de neige. Non, je laisse l’image parler pour moi. Les sidekicks voulus drôles on en a toujours eu dans Disney, mais des pareils, je ne suis pas sure…

Elsa de Frozen de Disney

Ne me méprenez pas, j’adore Disney, et depuis Raiponce je suis même d’un apriori positif sur les films en image de synthèse. Mais là, c’est plat, mou, déjà vu, les chansons sont horripilantes et sans intérêt, le plot plus ou moins absent ou improbable. L’animation m’a semblée faible à part dans la scène de création du palais de Glace. Sérieux, pondre ça après Raiponce, faut pas exagérer.


C’est lundi, que lisez vous ? #130

Serafina dans Actualités, Livres le 10 mars 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Le Soldat Chamane, Integrale 1, de Robin HobbEt bien ça y est, j’ai fini La Déchirure, la première partie de la première intégrale du Soldat Chamane de Robin Hobb. Et je dois dire que je n’en garde pas un grand souvenir. Franchement, la lecture devient un peu plus intéressante sur les derniers chapitres mais sans atteindre un niveau d’intérêt suffisant pour tenir le lecteur. Si j’avais commencé ma lecture sur l’ancien découpage et non les intégrales, aucun doute que je m’y serai arrêté.

Avec le départ au Japon, j’ai dû investir dans une liseuse, une Kobo Glo qui je l’espère permettra de lire avec un certain confort pendant l’avion.

Serafina

J’ai terminé Aucun Homme n’est une île de Christophe Lambert qui fut définitivement une très bonne lecture, je me suis réellement bien attachée aux personnages et l’histoire est plutôt bien foutue.

J’ai continué Méridien de Sang de Cormac McCarthy ensuite, car je ne désirais pas entamer un nouveau livre avant de partir au Japon, où je n’emmènerais que ma Kobo !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Vampires à contre-emploi des éditions Mnémos

Serafina dans Critiques, Livres le 9 mars 2014, avec 1 commentaire
Critiques

En février 2014 est sortie l’anthologie Vampires à Contre-emploi aux éditions Mnémos. C’est une anthologie réalisée à l’occasion des 10èmes rencontre de l’imaginaire de Suevres. Elle a été dirigée par Jeanne-A Debats, et la couverture annonce tout de suite la couleur : on va avoir du vampire mixé avec de la Science-Fiction. On y retrouve 11 auteurs dont c’est la première rencontre avec le vampire.

Vampires à contre-emploi aux éditions Mnemos

Très honnêtement, à part Jeanne-A Debats, aucun des noms affichés sur la couverture ne me disait quoique ce soit. Apparemment, effectivement ils font surtout partie de la sphère SF que personnellement je ne connaissais pas. Il y’a donc un peu plus de 10 nouvelles sur 250 pages, ce qui fait des nouvelles entre 20 et 30 pages, on a un bon équilibre : pas de nouvelles trop courtes, pas de trop longues. Seule exception, la nouvelle Le Vampire et Elle de Thomas Geha est très courte (moins de cinq pages), très poétique, très onirique. Je l’ai beaucoup appréciée.

On trouve ici des réinterprétations très originales et souvent très décalées du mythe. Les Lestats ou autres Edwards sont à mille lieux des vampires ici présentés. Les auteurs ont pris l’essence du vampire et l’ont totalement mis à leur sauce. Seule Marianne Leconte flirte avec la sensualité mortelle habituelle des vampires dans sa nouvelle Femme Fatale, où la vampire est aussi belle que fatale. Les vampires ne sucent pas forcément le sang, mais ce sont des vampires psychiques (Trou Noir contre Vampire d’Olivier Paquet d’ailleurs très bien ficelée) ou encore des vampires financiers (Pire que le Vent de Philippe Curval). Il y a vraiment pas mal de bonnes idées très intéressantes.

Les styles abordés dans cette anthologie sont assez variés : l’humour avec Beaucoup y ont cru de Raphaël Granier de Cassagnac qui est d’ailleurs je pense ma nouvelle préférée du recueil, le trip un peu mystique avec Les Miroirs de l’Eternité de Simon Bréan, du voyage interplanétaire avec La Cure d’Olivier Gechter, ou encore le poème en alexandrin avec S’il te plait, désenzyme-moi un InMouton de Timothée Rey auquel soit dit en passant, je n’ai absolument pas accroché. Je salue la prouesse mais cela m’a profondément ennuyée.

Vampires à contre-emploi aux éditions MnemosBref, on a là une anthologie variée, qui évite bien des clichés et des écueils mais je dois avouer n’avoir pas été plus enthousiasmée que cela. La plupart des nouvelles sont sympathiques, mais voilà, ça s’est arrêté là. Si il y a bien une nouvelle que je n’ai pas du tout aimée (celle en alexandrin sus-citée), il n’y a aucune nouvelle que j’ai réellement aimée et qui m’ait laissée bouche bée. Je trouve qu’elles manquaient toutes de quelque chose, comme si à trop vouloir tourner le vampire à sa sauce, l’histoire en pâtissait. La réinterprétation c’est bien, mais malheureusement cela ne fait pas tout. Les scénarios ne m’ont pas réellement convaincue et les fins non plus.

L’anthologie Vampires à contre-emploi se lit donc vite et on y passe un bon moment pendant sa lecture. Mais je pense que je n’en garderais pas grand souvenir malheureusement…


C’est lundi, que lisez vous ? #129

Serafina dans Actualités, Livres le 3 mars 2014, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Vampires à contre-emploi aux éditions MnemosJ’ai terminé l’anthologie Vampire à contre-emploi, que j’ai trouvé sympa mais sans plus. Il y a des nouvelles intéressantes ou sympa mais aucune qui m’ait réellement laissée sur le cul. Donc je pense que je n’en garderais pas grand souvenir.

J’ai ensuite enchainé sur Aucun homme n’est une île de Christophe Lambert, une Uchronie à base de Castro, Ché Guevara et Hemingway. Le problème c’est que ma culture sur cette période géopolitique est proche du néant donc je suis pas certaine de tout saisir. Sinon, c’est très sympa et j’aime beaucoup le Ché. Je pense que je vais finir par emmener une bio du Ché au Japon. Oui, logique.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Après avoir acheté une Nintendo 2DS pour jouer à Pokémon Y, il fallait bien rentabiliser mon investissement. Ça tombe bien puisque Serafina avait décidé de m’offrir le dernier Zelda qui venait lui aussi de sortir. A Link Between Worlds n’est pas vraiment une suite du cultissime A Link to the Past mais il se déroule dans le même univers et avait les mêmes intentions: celle de marquer une série d’Action RPG qui compte déjà de nombreuses pépites. Pour moi, c’était mon premier retour sur la saga après le génial The Wind Waker sur Gamecube, il y a un peu plus de 10 ans donc.

A Link Between Worlds, The Legend of Zelda, de Nintendo

Évoquons quelques peu l’histoire de ce nouvel opus, ou plutôt le prétexte qui va pousser Link à l’aventure. Comme d’habitude, un méchant pas beau vient embêter le respectable royaume d’Hyrule, et cette fois, ce n’est pas Ganondorf. Non, c’est un étrange personnage qui semble convoiter la triforce, évidemment, et ce en transformant les gens en peinture. Heureusement pour nous, cela n’a pas marché sur le petit Link et le voilà parti pour une grande aventure.

A link to the past n’est clairement pas mon Zelda préféré pour la simple et bonne raison que je n’y ai jamais réellement joué. Trop jeune à l’époque, c’est avec Ocarina Of Time que je découvre et deviens fan de la série de Nintendo. Autant dire que je n’ai pas eu de nostalgie à commencer ce titre, le seul épisode épisode non 3D que j’ai fait étant Link’s Awekening, excellent lui aussi. Du coup, bien que je n’ai pas joué depuis une dizaine d’années à ce genre de jeu, la jouabilité est très rapidement maîtrisé et on donne aisément ses premiers coups d’épée dans les hautes herbes pour attraper quelques rubis.

Map A Link Between Worlds, The Legend of Zelda, de NintendoL’aventure est toujours l’exploration d’un énorme monde, un carte à parcourir pour y trouver les donjons, maîtriser les puzzles et boss qui y résident pour obtenir ce qu’il nous faut de triforce et autres sages. Là dessus, on est face à du classique, à la différence près que pour la première fois on peut réellement choisir dans quel ordre faire les donjons. Ce petit changement a des côtés positifs, notamment parce qu’on peut vaguer à l’aventure comme on le souhaite et que donc le jeu regorge moins d’étapes bloquantes pour pas grand chose. Mais j’ai malheureusement trouvé que le scénario et l’enchaînement des choses y perdait en intérêt et immersion. L’aventure, l’histoire, est du coup quasiment absente et n’a lieu qu’à travers de voix off où de lointaines personnes nous parlent de temps à autre. Pas terrible.

Pour que les donjons soient tous accessibles à n’importe quel moment, la façon d’obtenir les objets clés de l’aventure a elle aussi changé. Avant, certaines parties n’étaient accessibles qu’à l’aide d’un grappin pour se hisser par exemple. Il fallait donc récupérer l’objet dans un donjon le plus souvent. Ici, comme tout doit être accessible, les objets sont achetables ou louables dans une petite boutique. Je me suis donc retrouvé dès le début de l’aventure avec le quasi ensemble des objets achetables et obtenables dans le jeu. Cela permet le choix certes, mais du coup, j’avais toutes les cartes en main et la plupart des mécanismes après quelques heures de jeu… Je ne suis pas certain d’avoir gagné au change.

Zelda A link between worlds boutique

La boutique où l’on peut louer puis acheter les objets nécessaires à la progression

Heureusement, les donjons sont tout simplement géniaux et vont utiliser les objets à merveille certes, mais pas que. Car notre grand méchant, en tentant de transformer Link en tableau, lui a donné le pouvoir de passer du monde réel à la peinture et inversement. Nous allons du coup pouvoir nous coller sur les murs, nous déplacer sur ceux ci. Cela ouvre de nouvelles possibilités puisqu’on peut désormais suivre un mur même au dessus du vide. Une grande partie des puzzles des différents donjons vont se baser là dessus, avec un mix autour des autres objets, et souvent, c’est génial. On y prend son pied, ce n’est pas très difficile certes, mais tout de même agréable. Cette possibilité de se transformer en peinture nous permet aussi de passer entre les deux mondes, qui communiquent entre eux, et là, les puzzles deviennent tout simplement dantesque.

La difficulté est d’ailleurs là dessus un peu décevante, on ne mourra quasiment jamais, du moment qu’on pense à utiliser les bons objets. Il faut dire qu’on en a tellement que parfois on les oubliera un peu. A part peut être le boss final, le premier run du jeu se fera sans réel accroche, ce qui est un peu dommage. De même, les énigmes se résolvent facilement. Au final, je n’ai été bloqué qu’une fois: je n’avais pas songé à aller dans la boutique acheter des objets et je les cherchais désespérément sur la carte. Mais une fois le jeu terminé, un mode difficile est débloqué, ce qui donne une petite rejouabilité d’autant que le monde et sa découverte regorgent de petites surprises et de clins d’œil.

Zelda A link between worlds peinture

Sans la possibilité de se transformer en peinture, cette zone serait inaccessible

Avec une durée de vie d’une quinzaine d’heures sans trop chercher à prolonger le temps de jeu, on peut dire que l’on est face à quelque chose de correct. C’est agréable à jouer, sympathique, fun. Bref, A Link Between Worlds est un Zelda rafraichissant au gameplay soigné aux petits oignons, un titre qui se fini comme du petit lait et se joue sans modération aucune. Reste que je ne suis pas sûr de me souvenir de lui dans quelques années. Mais est ce parce qu’il est moins charismatique que ses ainés ou parce que j’ai eu l’impression d’être dans un self service ? Je ne puis le dire.