L’oeil dans le ciel de Philip K. Dick

Serafina dans Critiques, Livres le 27 février 2014, avec aucun commentaire
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Philip K. Dick est un auteur que j’apprécie, mais ces derniers temps j’étais venue à redouter d’en tenter un nouveau car il semblait qu’il ne me restait guère plus que les hallucinés incompréhensibles. Notamment suite à ma lecture du très difficile à suivre Maître du Haut Château. Néanmoins, j’ai craqué pour cette réédition de L’œil dans le ciel par les éditions J’ai Lu qui date de 57. A l’époque, tonton Philip n’avait pas encore le cerveau totalement rongé par le LSD, il y avait donc de fortes chances que son écrit soit cousu. Synopsis ?

L’Oeil dans le ciel de Philip K. Dick

Un groupe de personnes visite  sur une passerelle en hauteur le nouvel accélérateur de particules : le Bevatron. Parmi eux, Hamilton, travaillant dans un centre militaire fabriquant de l’armement, vient d’apprendre qu’il allait être démis de ses fonctions : sa femme est soupçonnée d’être communiste. Mais il n’a pas le temps de s’en inquiéter, car le Bevatron a un accident et les 8 personnes sont catapultées à travers le flux. Quelques secondes seulement, avant de rejoindre le sol, mais est-ce bien leur sol ?

L’œil dans le ciel est annoncé par le résumé comme un roman sur les réalités multiples, et en effet c’est le cas. Notre héros Hamilton, mais aussi les autres vont passer à travers des réalités parallèles générées par la vision qu’ils ont du monde.  On retrouve très rapidement des thèmes chers à K. Dick comme la paranoïa : on ne sait jamais si le monde dans lequel on se réveille est le vrai. De plus, les mondes étant générés par des individus pour certains passablement dérangés, tout peu se produire, y compris le pire. Les délire de persécution ne sont pas ici de simples paranoïas.

Le roman est très ancré dans son époque : les présomptions de communisme sont prises très au sérieux, et construire des missiles est vu comme quelque chose de bien et nécessaire. On est très vite propulsé dans l’ambiance de la guerre froide.

Comme souvent avec Philip K. Dick on ne sait pas réellement si on est dans un trip ou pas, et ici plus que d’habitude. Cependant, le roman a quand même une trame assez facile à suivre avec un début et une fin (ça semble bateau, mais dans le cas de l’auteur, la précision est importante). On ne part pas en trip métaphysique sur la relativité de notre monde. Au milieu, beaucoup d’hallucinations, mais dans un cadre qui s’y prête, donc on n’est pas totalement paumé et on arrive aisément à suivre.

L’Oeil dans le ciel de Philip K. DickLes mondes inventés par l’auteur sont particulièrement réussis, notamment le premier, celui d’un intégriste religieux où les voitures fonctionnent avec des prières et où les entretiens d’embauche contiennent des questions théologiques. C’est très drôle et souvent très mordant.

Bref, vous l’aurez compris, L’oeil dans le ciel c’est du bon Philip K. Dick qui se lit très bien : je l’ai fini en deux jours. Il n’est peut être pas au niveau d’un Blade Runner dans le sens où au final il ne pose pas réellement de question sur notre existence ou notre monde, mais c’est une lecture divertissante et agréable.


Résurrection, le dernier vampire de Jean Vigne

Vampire de Paris

illman dans Critiques, Livres le 25 février 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Résurrection: le dernier vampire de Jean Vigne est la suite de Désolation qui m’avait beaucoup plu à l’époque. C’est toujours aux éditions du Petit Caveau avec Fleurine Rétoré à l’illustration de couverture. J’ai donc eu l’édition numérique de ce nouveau volume entre les mains pour vous en parler. Vu que l’on a affaire à une suite je vais me contenter d’un synopsis light.

Resurrection le dernier vampire jean vigne

Dur d’être un vampire dans un environnement où mordre les humains pourrait vous tuer. Aurore est une vampire, la fille même de Virginie et de Jean Verger, les protagonistes du premier volume, et du haut de ses 16 ans elle va se retrouver témoins d’événements qui vont changer le cours du monde.

On retrouve ici l’univers post-apocalyptique glacé du précédent tome qui, même si un redoux a eu lieu ces 15 dernières années, laisse quand même l’humanité sous ses bio-dômes souterrains. L’atmosphère est beaucoup moins oppressante sous le dôme parisien et il y a un parfum de retour au monde « d’avant ». En découle que certaines intrigues prennent un pli plus politique et qu’une partie du roman est consacrée à une des plus grosse entreprises du dôme, ou plutôt de l’ascension de Virginie dans cette boite. Des ultra-capitalistes qui se mettent des coups de couteaux dans le dos, c’est toujours fun.

Jean Vigne

Jean Vigne

Evidemment l’un des points crucial du roman reste ses vampires. Ils sont cohérents dans l’univers de l’auteur avec certes un thème déjà utilisé, le vampirisme qui est une maladie/mutation, mais ici rafraîchi. Après tout faire en sorte que leur mode d’alimentation soit aussi leur chemin vers la destruction. Car le monde de Jean Vigne a révolutionné la médecine en remplaçant le sang par du bioplasma, enfin pour les riches surtout. Le clivage entre les riches et les pauvres est encore plus marqué à mon sens, ce qui m’a surtout étonné c’est que l’auteur ne s’en sert pas vraiment.

Ce que j’ai aimé au niveau du style, ce sont les dialogues incisifs et les tournures phrases qui vont à l’essentiel, mais plus que ça c’est le rythme soutenu qui permet de maintenir l’attention du lecteur par des « chapitres » plutôt courts. Cela permet une alternance rapide entre les différents personnages et donc d’avoir une parallélisation d’une action qui se passe à plusieurs endroits en même temps. De ce coté la numérisation a été bien faite, on est pas paumé sur les changements de personnages comme j’ai pu le voir dans des numérisations faites à l’arrache du découpage en chapitre par des éditeurs peu soucieux du confort de lecture sur liseuse (*tousse* Brag’ *tousse*). Donc pour ce point merci aux éditions du Petit Caveau pour le respect du lecteur.

Resurrection le dernier vampire jean vigneL’autre aspect qui accroche le lecteur c’est une sorte de profusion d’éléments d’intrigue qui arrive constamment et qui l’enrichissent. C’est une caractéristique particulièrement marquée dans la seconde partie du roman où l’action jaillit de partout et où les différents partis prenant part à l’histoire révèlent leurs cartes. Tout ça pour dire que déjà la première du moitié du roman est bien réussie, avec des relations entre les personnages qui se tendent, pour que finalement ça pète dans la seconde partie avec un final dantesque.

J’avais lu d’une chronique d’un blogueur que de toute façon avec Jean Vigne, on ne pouvait avoir qu’un récit surprenant et de qualité. De ma brève expérience avec cet auteur, je ne peux que lui donner raison pour l’instant. J’ai trouvé ce deuxième tome tout simplement génial, on ne s’ennuie pas, c’est plutôt original et le style d’écriture est agréable. Bref j’attends maintenant avec impatience la conclusion de cette trilogie qui s’annonce d’ores et déjà grandiose.


C’est lundi, que lisez vous ? #128

dabYo dans Actualités, Livres le 24 février 2014, avec 1 commentaire
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Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Vampires à contre-emploi aux éditions MnemosJ’ai continué de lire Méridien de Sang de Cormac McCarthy, cependant c’est une lecture dense et parfois douloureuse qui en tout cas demande une certaine concentration : phrases décousues, dialogues en espagnol non sous-titré… pas forcement le genre de lecture que j’ai envie après une journée de travail…

A côté de ça j’ai donc commencé l’anthologie Vampires à contre-emploi aux éditions Mnemos, dont j’ai lu deux nouvelles plutôt sympathiques.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


La vie devant ses yeux de Vadim Perelman

Un film percutant (sans mauvais jeu de mots...)

Malicia dans Critiques, Films le 22 février 2014, avec aucun commentaire
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La vie devant ses yeux est un film sorti en 2008 qui a fait partie de la sélection officielle du festival de Deauville. Réalisé par Vadim Perelman et adapté du roman homonyme de Laura Kasischke, il fait partie de la longue lignée de films qui se sont inspirés de près ou de loin de la tuerie de Columbine. Synopsis.

La vie devant ses yeux de Vadim Perelman

Les premières images nous transportent dans un lycée américain, Briar Hill, dans lequel on suit Diana et Maureen, deux amies. Après quelques scènes quotidiennes, l’impensable se produit, des cris, des détonations, les deux jeunes filles comprennent qu’une fusillade est en train de se dérouler à quelques mètres d’elles. Quelques secondes après, le tueur, un de leurs camarades de classe, entre dans la pièce où elles se trouvent…

Et nous retrouvons Diana, quinze ans plus tard, alors que la ville rend hommage « aux victimes et aux survivants ». Elle est maintenant mariée à un professeur, elle a une petite fille, Emma, et souffre toujours du drame qui la hante. Tout au long du film, des flashbacks interviennent et nous permettent de comprendre la relation d’amitié entre Maureen et Diana, leur quotidien, leur rencontre… mais aussi les préludes du drame. Très vite, on devine que ce n’est pas un simple drame, qu’il y a quelque chose de mystérieux, une composante qui nous échappe.

Cela fait longtemps que je voulais voir ce film et je n’ai pas été déçue. Le jeu des actrices principales, Uma Thurman et Evan Rachel Wood, dans le même rôle, est plutôt bien fait, même s’il n’est pas toujours facile de faire le rapprochement entre la Diana d’avant et celle qu’elle est devenue. J’ai trouvé qu’il y avait d’ailleurs parfois quelques longueurs dans les scènes montrant l’adolescente et ses errances, une redondance qui semble n’être présente que pour insister sur ce point. C’est aussi le cas pour la Diana adulte, on a du mal à la suivre parfois.

La vie devant ses yeux de Vadim Perelman

Cependant, les scènes d’amitié entre Diana et Maureen, jouées cette fois par Evan Rachel Wood et Eva Amurri, ont un côté plus authentique, plus « paisible », qui équilibre bien la narration. Quelque part, ça nous laisse une base simple, un élément important de l’intrigue qui ne nous perd pas.

Il y a vraiment une atmosphère dans ce film que j’ai apprécié. Une question au spectateur qui revient comme un écho : qu’aurais-tu fait à sa place ?

Si on oublie les quelques fioritures et maladresses qui l’handicapent, ce film laisse tout un tas de questions plus personnelles. Le passé, le présent, les questions qu’on se pose, celles qu’on s’est posées, celles qu’on ne voudrait pas avoir à se poser, l’ensemble se mélange et nous montre un drame dont on pourrait presque se sentir les acteurs.

La vie devant ses yeux de Vadim Perelman

Mais peut-être aussi suis-je un peu trop « empathique » devant le sujet des fusillades en milieu scolaire qui me laisse cet énorme sentiment d’incompréhension face à l’impensable. En tout cas, pour ma part, je n’ai pas regretté ce film que je vous conseillerais, même si le style reste particulier et ne plaira pas à tout le monde.


On vous parlait à la rentrée de l’année dernière d’un petit festival de musique extrême qui se déroulait près de chez nous, en Touraine, le M-Fest. Organisé par une petite équipe de passionné, nous y mettions pour la première fois les pieds dans une petite salle de Rouziers de Touraine où se sont enchaînés quelques concerts de petits groupes amateurs, puis The Old Dead Tree, Seth ou encore Dagoba. Bref, le festival est encore très petit mais c’est avec plaisir que nous en parlons pour encourager l’initiative, d’autant que les premiers groupes viennent d’être annoncés.

M Fest 2014 Regarde les Hommes Tomber

Il y aura tout d’abord Regarde les Hommes Tomber, des français de Nantes qui ont sorti leur premier album l’an dernier et dont on parle beaucoup en France. Avec un Sludge apocalyptique à souhait, leur prestation au Motocultor 2013 nous avait plus que convaincu, et ce alors qu’ils passaient tôt dans la journée avec un set de 40 minutes sous un grand soleil. Autant dire que dans la petite salle de Rouziers, on risque d’en prendre plein les oreilles, et c’est pas plus mal. S’ajoutent trois groupes que l’on apprécie malheureusement moins, Kause 4 Konflikt, Smash Hit Combo et Trepalium qui est loin de nous être inconnus.

Bref, le M-Fest 2014 est prévu pour les 5 et 6 septembre et on espère qu’il sera aussi réussi que l’année précédente. En attendant les nouveaux groupes à annoncer.


C’est lundi, que lisez vous ? #127

dabYo dans Actualités, Livres le 17 février 2014, avec aucun commentaire
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Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

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Le Soldat Chamane, Integrale 1, de Robin HobbAprès plusieurs semaines à ne lire que quelques pages du Capital au XXIème Siècle de Thomas Piketty, entre quelques parties de Zelda: A Link Between Worlds, je me suis enfin remis à la lecture. Toujours sur la première partie de l’Intégrale du Soldat Chamane de Robin Hobb.

Malheureusement, il faut bien dire que Zelda ne semble pas être la seule raison qui m’a tenue éloignée du bouquin. Cette série de Robin Hobb est loin de me captiver pour le moment. La narration est vraiment plate et prévisible pour le moment, les personnages très jeunes font preuve de bien trop de maturité, cela manque de spontanéité et d’intérêt. Dommage car l’ambiance est intéressante, mais si ça ne s’améliore pas, je doute de dépasser la première partie.

Serafina

L’Oeil dans le ciel de Philip K. DickBien que ne participant pas au week-end à 1000 qui a eu lieu ce week-end, j’ai beaucoup lu. J’ai tout d’abord terminé Fantômes de Joe Hill qui a malheureusement confirmé ma mauvaise impression : j’ai trouvé les nouvelles poussives, toutes beaucoup trop sur le même thème.

Je suis ensuite passée sur L’Oeil dans le ciel de Philip K. Dick récemment réédité chez J’ai Lu. Il s’agit d’un K. Dick avant qu’il n’ait le cerveau trop rongé par le LSD : il est compréhensible, avec une vraie histoire, un début et une fin. C’est un très bon bouquin, avec de la réalité alternative bien menée et une intrigue bien trouvée. On ne s’ennuie réellement pas pendant ces 250 pages.

J’ai ensuite commencé Le Méridien de Sang de Cormac McCarthy. J’avais été séduite par cet auteur avec La Route et en prime le roman est cité comme inspiration par Watain pour They Rode On, mon morceau préféré de The Wild Hunt. Pour le moment, l’ambiance est très présente mais c’est réellement très dense et pas forcément aisé à lire.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Fantômes: Histoires troubles de Joe Hill

Serafina dans Critiques, Livres le 15 février 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Fantômes est un recueil de nouvelles de Joe Hill récemment publié au format poche par les éditions J’ai Lu. Je n’avais jamais lu cet auteur, mais pour avoir vu qu’il est à l’origine de la fin de 22/11/63 écrit par son père (l’illustre Stephen King) je me suis dit qu’il fallait lui donner une chance. D’autant plus que le recueil s’appelle Fantômes et que si il y a quelque chose que je redoute autant que j’adore, ce sont bien les histoires de fantômes. Du fait de son format , il n’y aura évidemment pas de synopsis.

Fantomes Histoires Troubles de Joe Hill

Eh bien, j’allais être déçue, car au final, c’est le sous-titre du recueil qui est représentatif : « Histoires troubles ». A part une histoire ou deux, il n’y aura pas de fantômes, mais des ambiances troubles, souvent glauques et mélancoliques. Une mélancolie d’automne, au ciel tout gris. J’aime assez ce genre d’ambiances à la base, mais j’ai eu l’impression de ne lire que cela, ce qui me dérange un peu avec un recueil de nouvelles car elles m’ont toutes semblées très/trop proches.

Cette similarité est accentuée par le fait que dans l’immense majorité des nouvelles, le héros n’est autre qu’un petit garçon. Une fois ça va, deux fois ça passe, mais au delà, ça m’a surtout saoulée. D’autant plus que les petits garçons en question sont interchangeables et n’ont pas réellement de personnalité. Toutes les nouvelles se passent dans notre monde, en Amérique, la plupart du temps dans des familles un peu miteuses, avec un coté white trash assez présent.

Fantomes Histoires Troubles de Joe HillAu niveau des nouvelles, on côtoie une fantôme, un autiste qui construit des forts qui défient le géométrie euclidienne, du serial killer mais rien de réellement palpitant, rien de réellement original, et pour des nouvelles la chute est souvent très moyenne. On lit l’histoire sans être réellement happé ou quoique ce soit. J’ai beaucoup peiné à lire ces 400 pages tant je m’ennuyais et j’avais l’impression de lire des resucées de la même recette. J’aurais réellement apprécié de la diversité dans les nouvelles. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de bonnes idées, comme ce garçon gonflable, ce chalet où on porte un masque ou encore cette histoire mettant en scène Van Hellsing (qui s’est marié à Mina et a eu deux enfants qui sont les héros de cette nouvelle). Mais voilà, j’ai l’impression de lire du pétard mouillé.

Bref, je ne dis pas que c’est totalement à jeter, mais je n’ai vraiment pas apprécié ma lecture. Fantômes de Joe Hill est un recueil qui comporte des nouvelles trop similaires et dans l’ensemble laborieuses, sans chute intéressante. Je ne dis pas que je ne lirais jamais un des romans de l’auteur, mais ça ne me convainc pas plus que cela pour le moment.


Panda Pop de SGN

Du space Invaders version panda

Serafina dans Critiques, Jeu Vidéo le 14 février 2014, avec 1 commentaire
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Au boulot, tout le monde connait mon amour des pandas. Je suppose que le poster du zoo de Beauval et le calendrier Panda y sont pour quelque chose. Alors quand un collègue a découvert l’application Panda Pop sur son mobile, il me l’a tout de suite envoyée. Développée par SGN, c’est évidemment un jeu sur smartphone qui mise sur l’addiction, et depuis, je suis perdue.

Panda Pop

Il s’agit d’un jeu très simple : il y a des bébés pandas prisonniers, vous êtes une maman panda (ou un papa panda qui aime mettre du mascara, puisque le panda est malheureusement genré) et vous avez des boules à lancer pour libérer les bébés. Si vous réunissez au moins 3 boules de la même couleur elles explosent et ainsi de suite. Au fil du jeu des pièges viennent pimenter le tout: des boules piquantes qui crèvent vos boules, des boules armure impossibles à faire exploser, etc.

Panda PopIl s’agit d’un free-to-play et vous serez encouragés à payer pour avoir des fonctionnalités en plus, des bonus ou des balles supplémentaire pour finir un niveau. Cependant il est tout à fait possible de jouer sans payer. Comme d’habitude, vous avez un nombre fini de vies, qui se rechargent au fil du temps, exactement comme Candy Crush ou Jelly Splash. Il y a actuellement 100 niveaux, et si les premiers sont faciles, dès qu’on entre dans la deuxième dizaine, la difficulté est présente, et il n’est plus rare de perdre 4-5 fois avant de venir à bout d’un niveau. Histoire évidemment de jouer avec vos nerfs et pousser à l’achat.

Au niveau graphisme, c’est simple, mais coloré et joli. La plupart des niveaux sont inspirés de la Chine, du moins la Chine fantasmée, mais quand même. Personnellement, sur mon iPhone 4, je trouve que ça laggue quand même pas mal, l’animation n’est pas totalement fluide, mais ça fait un moment que je n’ai pas mis à jour mon téléphone, cela joue peut être.

Bref, niveau gameplay, rien de très original, on fait éclater des bouboules, l’avantage étant la présence des pandas, qui me font forcement chavirer. Les niveaux et décors sont assez variés, ils ne se ressemblent pas. On pourra reprocher le coté peu réaliste du nombre de bébés de maman Panda, mais bon, c’est vraiment pinailler. C’est mignon comme tout, avec suffisamment de niveaux, et l’incitation à payer n’est pas trop présente donc c’est idéal pour vous occuper dans les transports ou autre. Actuellement disponible sur les marketplaces Android et iPhone.


C’est lundi, que lisez vous ? #126

Serafina dans Actualités, Livres le 10 février 2014, avec aucun commentaire
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Serafina

Fantomes Histoires Troubles de Joe HillJ’ai terminé Kushiel Tome 1 de Jacqueline Carey que j’ai vraiment bien aimé. Je pense qu’on le retrouvera clairement dans les coups de cœur de l’année.

J’ai ensuite enchainé avec Fantômes de Joe Hill que j’avais déjà commencé. Il s’agit d’un recueil de nouvelles et je dois dire qu’il m’ennuie profondément. Je trouve les nouvelles relativement moyennes et surtout toutes trop semblable : le gamin en héros, la même atmosphère glauque et mélancolique, bref, j’ai l’impression de lire toujours la même chose ou presque. Et contrairement à ce que le titre me laissait croire, il n’y a que peu d’histoires de fantômes. J’ai hâte de le finir et de passer à autre chose.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


La Marque, Kushiel Tome 1, de Jacqueline Carey

Serafina dans Critiques, Livres le 9 février 2014, avec aucun commentaire
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J’ai une longue histoire avec La Marque de Jacqueline Carey, premier tome de sa série Kushiel. Je l’ai commencé il y a genre 5 ans, lors de sa sortie en grand format relié chez Bragelonne. Et puis, rebutée par le poids du livre, je l’ai abandonné sans jamais perdre l’idée que je le lirai un jour. Jusqu’à ce qu’il sorte ce 24 janvier au format poche chez Milady et que je ne mette la patte dessus.  En une journée, j’avais rattrapé là où je m’étais arrêtée et j’étais prête à entamer la suite. Synopsis ?

La Marque Kushiel Tome 1 de Jacqueline Carey Milady

En Terre D’Ange, terre de beauté et de raffinement, Phedre a été vendue à la cour de nuit qui la revendra ensuite à Delauney, un intriguant fin politicien qui lui posera sa marque. En plus de se consacrer au service de Naamah, Phèdre va être formée à l’art, aux langues, à la politique. Elle est une courtisane, certes, mais loin d’être bête, et ses connaissances pourraient bien l’entrainer dans de fâcheux pétrins.

Il est difficile de chroniquer ce premier tome de Kushiel, car il est tellement dense avec ses 1000 pages que je ne sais pas par quel bout commencer. Par le style de Carey peut-être ? Un style précieux, raffiné, jamais vulgaire (eh non, ce n’est pas Laurell K. Hamilton !), très agréable dans sa version traduite. Certes les phrases sont un peu ampoulées, mais cela donne à mon avis une teinte particulière au livre. Les mots retranscrivent parfaitement la beauté de Terre D’Ange, le raffinement de la cour de nuit (qui n’est pas sans rappeler les Geisha) et l’incroyable beauté dans laquelle Phèdre évolue.

La Marque Kushiel Carey

La couverture de la version reliée d’Anne-Claire Payet… Sans doute le livre Bragelonne avec le plus de couvertures différentes (voir dessous)

Phèdre est une courtisane extrêmement belle, du coup très intelligente et en plus très particulière car marquée du signe de Kushiel. Son activité de courtisane, et plus spécialement de courtisane très spécialisée sont au centre de la première partie du livre. Si il n’y a presque aucune scène explicite, l’atmosphère de stupre est palpable. C’est d’ailleurs assez épatant que l’auteur ait réussi à traiter de manière aussi classe ce qui sent plutôt le foutre et le sang. J’en connais qui pourraient en prendre de la graine. Non, je n’ai pas dit Merry Gentry, promis.

Phèdre a tout pour être une Mary Sue, d’autant plus insupportable que le récit est narré à la première personne. Pourtant il n’en est rien. C’est la preuve que le talent de l’écrivain change tout. Phèdre est douée, mais touchante, elle ne se met jamais vraiment en avant, et ses péripéties sont crédibles. Même quand elle approche les plus grands ou se sauve de situations désespérées, cela sonne bien. On s’attache réellement à elle ainsi qu’à ses compagnons.

Les intrigues politiques sont au centre du roman. Si vous cherchez de l’Heroic-Fantasy à base de héros qui découpent des dragons, passez votre chemin. Ici, on est à fond dans l’intrigue de cour, celle de Terre D’Ange pour être précis. Terre D’ange est très inspirée de l’Europe médiévale contrairement à ce qu’on pourrait croire. Moi, j’ai lu Namaah, j’en avais déduis que ça se passait en Inde (pour des raisons que j’ignore vu que c’est un prénom biblique), mais après avoir fini le livre, il est évident que Terre d’Ange n’est autre que la France, et cela est renforcé par les noms des autres pays limitrophes (les pictes par exemple …). C’est d’autant plus plaisant à lire, et surtout cela permet très aisément de ce repérer dans le monde crée par Jacqueline Carey.

La Marque Kushiel Tome 1 de Jacqueline Carey MiladyA vrai dire, son classement dans la Fantasy est délicat à expliquer car à part dans de très rares cas, il n’y a pas de magie. Ce sont des intrigues politiques dans une France imaginaire et médiévalisante matinée du raffinement des geishas, le tout extrêmement bien écrit, avec un univers très vivace. Jacqueline Carey ne se contente pas de changer des noms, et pof ça fait un monde. Non, elle invente une mythologie et une religion très crédible et développée. Il faut dire qu’elle a pris le parti de vraiment tout développer : comme je le disais le bouquin fait 1000 pages et l’intrigue principale ne commence qu’aux environs du quart. Cela fait 250 pages où il ne se passe pas grand chose si ce n’est suivre Phèdre.

Pourtant, La Marque de Jacqueline Carey glisse et se lit tout seul. J’ai mis certes 2 semaines à le lire, mais ce fut a cause du travail, car j’ai trouvé le roman passionnant et accrochant de bout en bout. Je regrette de l’avoir abandonné il y a des années, car je suis passée à coté d’un petit bijou. Du coup, maintenant, j’ai hâte de lire la suite. Peut être en ebook si je n’ai pas le courage d’attendre l’édition Milady.