C’est lundi, que lisez vous ? #113

Serafina dans Actualités, Livres le 11 novembre 2013, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Gigante Au nom du pere de Pierre BordageJ’ai d’abord terminé Le Tournoi des Ombres de Hervé Jubert. Ça se lit définitivement avec plaisir mais il y a sur ce tome quelque chose que j’ai eu beaucoup de mal à apprécier: la multiplicité de rencontres avec des personnages connus, que ce soit Sherlock Holmes, Dickens ou encore Némo. Le final m’a un peu pris au dépourvu, la cadence était moins bien retranscrit que dans le premier tome. Reste que j’aimerai quand même retrouver notre cher Beauregard.

Je suis ensuite reparti dans l’espace chez l’Atalante avec Gigante: Au nom du Père de Pierre Bordage. Il s’agit d’un roman de Science-Fiction en deux parties, la seconde étant écrite par Alain Grousset au rayon Jeunesse. Le début m’a pour le moment laissé très perplexe pour une bonne raison: l’auteur nous ressert quelques unes des ficelles qu’il a utilisé dans La Fraternité du Panca. Tant et si bien qu’on a presque l’impression d’en lire une version accélérée en un seul tome. J’espère que cela va s’améliorer sur la suite, même si je dois avouer que je me suis déjà laissé prendre au jeu de Gigante.

Serafina

La Fille Automate de Paolo BacigalupiJe suis toujours sur La Fille Automate de Paolo Bacigalupi, qui décidément ne me convainc pas. On est dans un monde intéressant, mais j’ai l’impression qu’on ne va jamais en profondeur, on ne sait pas comment on en est arrivé là ni rien. On a la critique de la société de la bonne SF, mais qui ne me touche pas, ne me fait pas réellement réfléchir et pour être honnête m’ennuie plutôt pas mal. J’en suis aux 3/4 alors je vais le finir, mais voilà.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Affiche du Dark Munich Festival 2014

Munich ce n'est pas que la fête de la bière !

dabYo dans Actualité, Musique le 10 novembre 2013, avec aucun commentaire

Les concerts de groupes de Gothic Rock ou Gothic Metal sont relativement rares dans les grands festivals français, on retiendra quelques rares exemples avec le passage de Fields of the Nephilim au Hellfest 2010. Pourtant la scène qui regroupe ces deux genres parmi d’autres est plutôt active et surtout très variée, ça va de la Batcave avec Alien Sex Fiend, à l’Indus Metal avec Hanzel und Gretyl en passant par le très radiophonique Gothic Rock des 69 Eyes. Bref, tout un monde qui mêle de nombreuses influences et qui vont se retrouver en Avril prochain au Dark Munich Festival 2014.

Dark Munich Festival

Si l’on en parle, c’est que le festival de Munich a l’air tout jeune et que l’on n’a vu personne en parler sur le web français, il était donc temps de leur donner un petit coup de pouce ! Histoire au moins qu’en cherchant sur Google on trouve autre chose que des évènements LastFM. Le festival allemand arrive sur sa troisième édition et vient d’annoncer une grande partie de son affiche, je n’ai pas réussi à déterminer si c’était là l’affiche définitive, mais elle me parle beaucoup.

Dark Munich Festival 2014 AfficheOn y retrouve d’abord Hanzel und Gretyl, un groupe à l’imagerie de l’Allemagne nazie de la seconde guerre mondiale certes, une thématique très en vogue dans le genre Indus, mais surtout avec une musique forte et rythmique. Ils viennent de sortir leur nouvelle galette, Hanzel und Gretyl Fur Immer et contrairement à ce qu’on pourrait penser, ils ne sont pas allemands mais bien américains. Mon second coup de cœur de cette affiche, c’est un autre groupe aux sonorités IndusPsyclon Nine qui était en hiatus depuis près de quatre ans maintenant. Le Gothic Rock n’est pas en reste, avec 69 Eyes tout d’abord, mais aussi Lacrimas Profundere, deux grosses pointes du genre.

Pour le moment, le Dark Munich Festival ne semble pas viser le public international, le site est entièrement en allemand, les informations sur Facebook aussi. Se déroulant les 25, 26 et 27 Avril 2014, le festival propose un market orienté médiéval et proposant les produits habituels pour les amateurs de la scène gothique. Plusieurs salles servent pour les différentes scènes, toutes situées à une distance raisonnable à pieds et accessible par bus. Il nous reste plus qu’à décider d’y aller…


Lady Hunt de Hélène Frappat

Serafina dans Critiques, Livres le 8 novembre 2013, avec 2 commentaires
Critiques

Cette année encore, nous participons aux Matchs de la rentrée littéraire de PriceMinister. L’idée est simple : chaque blogueur participant reçoit un livre parmi une sélection de la rentrée littéraire, les chroniques sont ensuite compilées pour élire les livres les plus aimés ou le contraire. J’ai demandé Lady Hunt de Hélène Frappat sans chercher le résumé, uniquement à cause de la couverture qui me parlait beaucoup : couleur rouge, jupe bouffante, et moi ça me faisait penser à une pendue. C’est un livre des éditions Actes Sud, on trouve donc un joli papier épais et un format particulier qui n’est pas pour me déplaire. Evidemment, il est trouvable sur PriceMinister. Synopsis ?

Lady Hunt de Helene Frappat

Laura est agent immobilier. Vu qu’elle est bilingue grâce à son père anglais, elle aide des riches étrangers à trouver leur bonheur à Paris. Mais depuis quelque temps, elle est hantée par un rêve étrange, le rêve d’une maison en particulier qu’elle ne voit que dans son sommeil, inquiétante en plus, avec sa brume et son sentiment d’oppression. Peu à peu, Laura perd pied, entre maisons hantées, maisons abandonnées et poèmes de Alfred Tennyson.

Le roman fait 250 pages, sur un format assez petit et écrit assez gros. On est donc face à un roman assez court, et du coup il y a assez peu de personnages, Laura, sa famille, son patron et quelques clients. Laura est évidemment celle qu’on suit, c’est à travers ses yeux qu’on voit l’histoire défiler et on la voit peu a peu perdre la raison. Certaines de ses réactions sont parfois difficile à comprendre.

Helene FrappatL’écriture de Hélène Frappat est ici très onirique. Plus le roman avance, plus la confusion entre rêves et réalité, souvenirs et présent augmente. Mais cela contribue énormément à l’ambiance du livre. On retrouve une mélancolie qu’on pourrait rapprocher de certains romans gothiques anglais, Lady Hunt y est d’ailleurs comparé dans le quatrième de couverture. Que cela soit des citations de personnes mortes, ou des poèmes, certains refrains tournent en boucle et nous emmènent nous aussi dans l’univers un peu chancelant de Laura. Les poèmes de Tennyson et plus précisément Lady Of Shallott tiennent une place particulièrement importante dans l’histoire. Adorant ce personnage, cela ne pouvait que me plaire.

C’est un livre assez lent, et sans réel but. On suit la vie de Laura, au même rythme qu’elle. Laura qui est tiraillée entre l’impression de devenir folle et l’impression d’avoir un « don ». On retrouve là encore un thème cher au roman gothique, celui de la folie. Mais ce n’est pas le seul, au menu : vent, malédiction familiale, maladie, secrets de familles. Bref, on a tous les ingrédients d’un roman gothique et le tout est mixé d’une main de maitre par Hélène Frappat. Ce n’est pas réellement un roman Fantastique, du moins pas complétement, c’est un roman onirique et contemplatif. Si comme moi, vous adorez les ambiances de maisons abandonnées au vent et à la bruyère vous ne pourrez qu’adorer ce roman. Lady Hunt arrive à vous transporter dans un autre monde et à totalement vous captiver.

Lady Hunt de Helene FrappatCette impression de rêve, de morcellement aussi est accentuée par les chapitres très courts (5 pages doit être la moyenne). De ce fait, malgré la lenteur de l’intrigue, on ne s’ennuie pas et on avale les chapitres. Le seul reproche que je ferais à l’histoire c’est sa fin, la révélation finale pour être exacte, qui m’a semblé sortie de nulle part. Il n’y a aucun signe annonciateur, aucune remarque qui pourrait faire penser à cela. Du coup, cela fait un peu lapin sorti du chapeau et c’est dommage.

Je conseille tout de même Lady Hunt de Hélène Frappat, pour son ambiance, pour tous les fans des romans gothiques anglais, pour ce mélange entre rêve et réalité. Ce sont 250 pages très plaisantes, malgré une fin en demi-teinte, et je relirais sans hésiter des romans de l’auteur.


Silence, ça tourne ! #50

dabYo dans Actualités, Films le 7 novembre 2013, avec 1 commentaire
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous…

Hocus Pocus de Kenny Ortega

Hocus Pocus de Kenny OrtegaJeudi dernier c’était Halloween, il nous fallait donc regarder quelque chose dans la thématique. Notre dévolu s’est jeté sur Hocus Pocus: Les Trois Sorcières, un film de Kenny Ortega et distribué par Disney, qui date du début des années 90. Le pitch est relativement simple, trois sorcières attendent patiemment qu’un jeune homme allume une bougie le soir de Halloween pour revenir à la vie. Et évidemment, quelqu’un va finir par le faire, notre héros pour être exact.

Si l’on en croit Allociné, ce film a marqué de nombreuses personnes de notre génération, mais nous l’avions jamais vu. Pour l’aspect folklorique, il semblerait bien qu’on soit tombé sur une version québécoise à la traduction assez… hilarante. Les expressions sont bien loin de ce qu’on peut voir aujourd’hui, que ça soit par l’expression courir l’Hallouine ou encore le une gâterie ou je t’ennuie!.

Le film frôle tout le long la douce frontière entre le ridicule-mauvais et le cheap-hilarant, on ne saura pas quel côté choisir jusqu’à la fin. L’aspect réaliste du scénario est quant à lui totalement absent et l’intérêt des personnages principaux inexistant. Alors a-t-il quelque chose pour lui ? Et bien, avec un peu d’alcool ça doit sans doute mieux passer.

Hocus Pocus de Kenny Ortega

Au final, la chose qui m’a sans doute le plus surpris, c’est le fait que le film insiste lourdement sur la virginité de notre héros. Un Disney, vraiment ?

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Demain les Chiens de Clifford D. Simak

dabYo dans Critiques, Livres le 6 novembre 2013, avec aucun commentaire
Critiques

Il y a de nombreux titres de Science-Fiction cultes et parmi ceux là on retrouve un certain Demain les Chiens de Clifford D. Simak. Cet écrivain américain qui était aussi journaliste a signé de nombreux romains mais c’est bien avec ce recueil de nouvelles qu’il a marqué notre univers. Mais je ne connaissais aucune autre de ses œuvres, j’ai donc profité de la réédition du recueil par J’ai Lu pour découvrir ses écrits. Publié collection Nouveaux Millénaires, il s’agit en fait d’une nouvelle traduction assurée par Pierre-Paul Durastanti. Synopsis ?

Demain les Chiens de Clifford D Simak

Les multiples révolutions technologiques ont permis à l’homme de s’affranchir de son organisation sociale de plusieurs milliers d’années. Jadis, pour des raisons de sécurité face aux prédateurs, de praticité et de survie, les hommes s’entassaient les uns dans les autres dans une structure communément appelée Ville. Mais avec les avions nucléaires pour particulier, la création de nourriture à la chaine et des robots de plus en plus performants, ils ont enfin pu regagner la rase campagne… Et ça change tout.

Faire un synopsis pour un recueil de nouvelles, c’est peut être un peu exagéré. Mais les différentes nouvelles de Demain les Chiens ont toute un même point de départ qui nous est d’ailleurs souvent rappelé, celui du progrès technologique. On retrouve en effet ici une Science-Fiction assez caractéristique de l’époque qui est loin du post-apo et du cyber-punk, mais plutôt centré sur l’éloignement des gens et la transformation des rapports humains en rapports uniquement distants, par machine interposées. Une thématique que j’avais pu découvrir notamment avec quelques écrits d’Asimov, et je dois avouer, à tord ou à raison, que les nouvelles de Clifford D. Simak m’ont beaucoup faites penser à celles de l’auteur de Fondation.

Demain les Chiens de Clifford D Simak

L’une des nombreuses anciennes éditions… qui pique !

Demain Les Chiens va nous faire suivre à travers ses nouvelles une même famille du début jusqu’à la fin, un manoir et son robot qui va devenir le seul témoin de l’évolution de l’humanité sur plusieurs millénaires. Là dessus, l’aspect temporel est vraiment réussi et bien retranscrit. De nombreuses années, voire des siècles, passent entre les différents textes et des époques charnières sont entrain de se produire à chaque fois pour le monde des humains. On est spectateur et nos personnages principaux, bien qu’acteurs, nous donnent tout de même l’impression de n’être qu’un grain de sable d’un énorme rouage.

Les nouvelles ne se suivent pas simplement les unes après les autres mais sont liées à l’aide une mythologie bien trouvée. En plus de l’histoire de cette famille, nous découvrons un autre univers, celui des Chiens. Chaque nouvelle est en fait considérée par la société actuellement prédominante sur Terre comme un conte, une légende. Et cette société, c’est celle des Chiens, d’où le titre. Du coup, chaque nouvelle est précédée d’un état de l’art des chercheurs et savants chiens qui vont en interpréter les éléments et la symbolique que l’on peut y trouver, comme si c’était des chapitres de la Bible. Des Chiens qui trouvent pour certain relativement saugrenu qu’un être nommé Homme ait un jour pu exister.

Demain les Chiens de Clifford D SimakAlors est ce que cela m’a convaincu du coup ? Je dois avouer que mon avis final est mitigé. Le recueil se lit vraiment bien, et l’œuvre devait sans doute être très moderne à l’époque. Mais les époques ont changé et là où les écrits d’Isaac Asimov m’ont donné l’impression de ne pas avoir pris une ride, ce recueil m’a laissé un peu plus perplexe. J’avais passé un bon moment, mais je n’arrivais pas à m’ôter l’impression d’un C3P0 perdu et suranné.

Au final, je ne regrette pas une seconde d’avoir feuilleter les pages de Demain Les Chiens de Clifford D. Simak. Il y a des classiques qu’il faut avoir lu et je pense que celui-ci en fait partie. Étendard d’une certaine façon de faire la Science-Fiction, la lecture amènera sans doute un brin de nostalgie pour ce futur de l’humanité finalement bien optimiste pour aujourd’hui.


C’est lundi, que lisez vous ? #112

dabYo dans Actualités, Livres le 4 novembre 2013, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Le Tournoi des Ombres de Herve JubertJ’ai donc fini très rapidement Edenborn de Nick Sagan, qui m’a largement comblé. On est peut être pas au même niveau que le premier tome, l’histoire est relativement différente et les personnages complètement nouveaux. Mais on est forcément moins surpris que la première fois.

Après ça j’ai enchaîné sur le dernier Hervé Jubert aux éditions Le Pré-aux-Clers, Le Tournoi des Ombres. Il s’agit de la suite de Magies Secrètes qui m’avait bien plu au début de l’année. On retrouve les deux personnages que l’on y avait découvert et un univers très dandycool. Bref pour le moment j’aime beaucoup.

Serafina

J’ai terminé Lady Hunt de Hélène Frappat qui a continué sur sa très bonne lancée. On a donc une histoire au style très morcelé entre rêve et réalité, où la maladie mentale n’est pas très loin. Bref, j’ai adoré !

Aurora Teagarden Tome 1 Le club des amateurs de meurtres de Charlaine HarrisJ’ai ensuite lu Aurora Teagarden Tome 1, Le club des amateurs de meurtres, le début d’une série policière de Charlaine Harris. On retrouve avec plaisir (ou pas) ce qui fait le style de Harris : un style clair et limpide, des histoires plutôt bien foutues mais aussi la propension de ses héroïnes à nous raconter par le menu leur tenue, leur maquillage ou comment elles font le ménage.

J’ai ensuite commencé La Fille Automate de Paolo Bacigalupi dont j’avais entendu du bien. Cela fait un moment que j’ai pas lu de SF et je dois dire que je peine à rentrer dedans… J’ai lu 70 pages, sur 650 donc évidemment, il est trop tôt pour juger.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


A tombeau ouvert de William Styron

Serafina dans Critiques, Livres le 1 novembre 2013, avec 1 commentaire
Critiques

A tombeau ouvert est un livre que j’ai reçu dans le cadre des partenariats Livraddict. Ces partenariats sont généralement pour moi l’occasion de découvrir de nouveaux horizons, et c’est le cas ici, car je ne connaissais absolument pas William Styron. J’ai appris après qu’il avait reçu un prix Pulitzer pour Le Choix de Sophie. Il s’agit ici d’un recueil posthume de 5 de ses nouvelles, il n’y aura donc pas de synopsis. Parmi les nouvelles on trouve des inédites et des qui n’avaient jamais été rééditées.

A-Tombeau-Ouvert-de-William-Styron

Les 5 nouvelles se passent dans l’univers des Marines, entre la deuxième guerre mondiale et la guerre de Corée.Il ne s’agit cependant pas de nouvelles de guerre, car on suit plutôt des soldats qui n’ont pas des positions de première ligne (on trouve notamment un gardien de prison), des soldats qui attendent d’aller à la guerre ou des qui en sont revenus. Styron se concentre sur la vie de tous les jours des Marines, loin de ce qu’on peut en voir dans les films de guerre. L’auteur a été Marine lui même et cela se ressent, autant dans le respect pour le Corps que dans la précision des détails. Les récits sont du point de vue du narrateur, qu’on pourrait presque penser être l’auteur lui même. On rentre très vite dans les histoires. Le fil du scénario est clair, et la lecture est sans temps mort.

On s’identifie aisément aux personnages de Stryon, de ce jeune écrivain aux portes de la gloire qui s’est engagé dans la Réserve sans trop y penser et qui se trouve appelé, ce jeune officier qui échappe de justesse à Okinawa, ce sont des personnages comme vous et moi, ni des grands héros, ni des personnages extrêmes, juste des personnes lambdas qui se retrouvent plus ou moins de leur plein gré dans des évènements qui vont les dépasser, ou qui les ont dépassés.  Le style est très clair, assez direct et sans trop de fioritures. Ça se lit donc très bien

A Tombeau Ouvert de William StyronIl y a 5 nouvelles, dont une très courte de quelques pages, la seule qui se passe au combat. Les 4 autres tournent entre 30 et 90 pages. Blakenship se passe dans une prison après une évasion. Les suivantes A Tombeau Ouvert et Mariott le Marine sont en réalité des chapitres d’un livre abandonné de l’auteur. Le narrateur est donc le même et l’univers aussi. Les deux se suivent plus ou moins. La plus longue, La Maison de Mon Père, a été reconstituée à partir des tapuscrits de l’auteur, elle se passe après la guerre et met en avant les problèmes de ségrégation raciale qui touchaient les États-Unis à l’époque, un thème qu’on retrouve aussi apparemment dans Le Choix de Sophie. Cette nouvelle est particulièrement imprégnée de son époque. Je n’ai pas réellement senti de différence entre cette nouvelle reconstituée et les autres. C’est même ma préférée.

Ce ne sont pas tant les histoires qui m’ont captivée, mais les atmosphères, un peu défaitistes, marquées par les guerres et le coté très réaliste des héros. A tombe ouvert de William Styronest un recueil plus que sympathique et permet de faire ses premiers pas avec l’auteur. C’est une très bonne découverte et je pense que je lirais un de ces cas le fameux Choix de Sophie.