La Fille Automate de Paolo Bacigalupi

Serafina dans Critiques, Livres le 30 novembre 2013, avec aucun commentaire
Critiques

La Fille Automate de Paolo Bacigalupi est un roman dont j’ai entendu énormément de bien et par de nombreuses sources. En plus, le nombre de prix qu’il a reçu est assez épatant : Nebula, Hugo, Locus et d’autres… Tant d’indicateurs qui m’ont poussé à commencer ce pavé paru il y a peu au format poche des éditions J’ai Lu. Synopsis ?

La Fille Automate de Paolo Bacigalupi

Dans un futur, pas si lointain et un poil post-apocalyptique, on trouve Bangkok. La pollution a fait monter les océans, les OGM ont déclenchés des maladies mortelles et les compagnies des calories contrôlent la nourriture. Dans ce monde, on suit un homme d’affaire d’Agrigel, une automate dédiée au plaisir des hommes d’affaires japonais, et un justicier, chacun essayant tant bien que mal de survivre.

La Fille Automate, contrairement a ce qu’on pourrait le croire, n’est pas tant que ça centré sur l’automate. Emiko n’apparaissant qu’à la centième page. On suit avant tout les hommes d’affaires, les magouilles, et on découvrir cette Thaïlande du XXIIIème siècle. J’ai assez apprécié cette vision du monde, qui n’est pas sans rappeler ce qui se passe de nos jours avec Monsanto. On retrouve là la bonne vieille habitude de la SF d’utiliser le futur pour nous faire réfléchir sur le présent.

The Windup Girl de Paolo Bacigalupi

La couverture de la version originale n’évoque même pas la fille automate

Le problème c’est qu’on est face à un état de fait, et qu’au final on ne sais pas énormément comment on en est arrivé là, ce que je trouve un peu dommage. J’aurais bien aimé avoir des flashbacks sur comment on en est arrivé là, tandis que là, il n’y a guère qu’a récupérer des bribes d’info à droite et à gauche. Bangkok est assez bien décrite et je n’ai pas eu de mal à l’imaginer alors que je ne connais pas grand chose de cette ville. L’immersion est aussi facilitée par les nombreuses expressions en thaïlandais non traduites mais dont on devine le sens.

La Fille Automate de Paolo BacigalupiJe dois dire que malgré ces qualités, je n’ai pas réussi à entrer dans le livre et j’ai eu totalement l’impression de passer à coté. Les personnages ne sont pas forcément attachants, ni l’homme d’affaire, ni Emiko, ni le justicier, ni le chinois, je ne me suis attachée à aucun. L’histoire est assez dure à suivre, ou plutôt il n’y en a pas réellement. On suit au jour le jour des personnages qui vont être pris dans des révoltes ou des histoires de maladie. Il n’y a pas réellement d’intrigue en soit, et on doit plutôt se laisser porter par l’histoire. Or dans mon cas, j’avais l’impression de ne pas savoir où le livre voulait nous emmener.

La Fille Automate est un livre assez dense, les chapitres plutôt longs, ce qui n’aide pas réellement à la lecture. J’ai mis assez longtemps à le lire, en tout cas pour mes standard, mettant plus d’une semaine pour enfiler ses 700 pages. Je dois dire que je me suis pas mal ennuyée, notamment à cause de l’absence de réelle histoire et de intrigue définie. Je regrette d’autant plus que l’univers est très intéressant et que je pense que tant de personnes l’ont aimé pour une raison, mais j’ai l’impression d’être totalement passée à coté. Je ne vous le recommanderais pas, mais c’est vraiment très personnel.


Le club des amateurs de meurtres est le premier tome de la série Aurora Teagarden, une série policière de Charlaine Harris. Elle vient tout juste d’être publiée en France, bien que ce premier tome date un peu vu qu’il s’agit de la première série de Charlaine Harris publié au début des années 90, bien avant True Blood.

Aurora Teagarden Tome 1 Le club des amateurs de meurtres de Charlaine Harris

Aurora Teagarden a une vie bien tranquille, entre son ménage et son travail de bibliothécaire. Passionnée d’histoires de meurtres, elle fait partie d’un club qui chaque mois se réunit pour disséquer un vieux cas qui a fait parler de lui. Sauf que ce jour là, c’est dans la cuisine du club qu’on trouve un corps sans vie.

Bref, vous l’avez compris, Charlaine Harris ici ne fait pas dans le surnaturel, non c’est une bonne vieille histoire de meurtre. J’avais déjà pu constater que l’auteur n’était pas du tout mauvaise dans ce domaine lorsque j’avais lu les nouvelles Crimes au clair de lune. Ici on a une histoire assez simpliste, mais pas mal ficelée. Elle rempli les contrats de l’histoire policière, avec des indices permettant plus ou moins de défini qui est le meurtrier.

On retrouve le style de Charlaine Harris des débuts de True Blood et ce n’est pas forcément un bon point. On sait tout de ce que fait l’héroïne, de la couleur de sa culotte à ce qu’elle aime faire dans le ménage : pour info, elle n’aime pas faire les vitres. Ces nombreux détails totalement sans intérêt nous sont précisés très régulièrement, et j’avoue que ça a plutôt tendance à me saouler qu’autre chose. Aurora n’est qu’une Sookie, elle n’est pas futfut, elle se parle beaucoup, a un besoin irrépressible de nous décrire la tenue de toutes les personnes qu’elle rencontre. A part Aurora, assez peu de personnages sont développés, ce qui est dommage, car du coup les membres du club, suspectés, ne sont que des noms et cela empêche le lecteur de faire des hypothèses sur le meurtrier.

Aurora Teagarden Tome 1 Le club des amateurs de meurtres de Charlaine HarrisL’histoire est assez courte : 250 pages écrites plutôt gros, ce à quoi on ajoute des chapitres courts. Du coup, c’est un roman qui se lit très vite et que j’ai dévoré en moins d’une journée. Ce n’est pas forcément un roman dont je me souviendrais ni qui me marquera. C’est une histoire sympathique, à lire à la plage ou dans le train quand on a envie de se détendre sans trop se prendre la tête. Et si on prend cela comme de la littérature de plage, c’est un bon cru, qui ne prend pas le lecteur pour un débile, sans pour autant lui demander trop d’efforts.

Je continuerais la série car j’aime bien ce genre de lectures détente entre deux livres un peu plus denses. Si vous appréciez le style de Charlaine Harris, je pense que cette série vous plaira, mais si vous avez envie de taper Sookie à chaque chapitre, passez votre chemin.


C’est lundi, que lisez vous ? #115

dabYo dans Actualités, Livres le 26 novembre 2013, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Shining de Stephen KingEt voilà, j’ai donc terminé Géniteurs et fils de Anthony Boulanger. Il se termine avec une plus longue nouvelle qui m’a un brin fait penser à Pierre Bordage et ses prêtres de La Fraternité du Panca. Malheureusement, si la nouvelle est bonne, j’ai trouvé qu’elle dénotait un peu avec les autres, qu’elle était presque hors sujet. En tout cas, j’ai beaucoup apprécié l’ensemble, bientôt la chronique.

Et puis, j’ai commencé un autre roman, et pas n’importe lequel: Shining de Stephen King. Et oui, je ne l’ai jamais lu, ni vu le film. Et oui, il s’agit de mon premier Stephen King, j’espère que ce sera bien. Pour l’instant je n’ai lu qu’une cinquantaine de pages, je suis perplexe. C’est bizarre comme je trouve que l’alcool est une chose bien utile pour les auteurs souhaitant faire faire des choses incohérentes à leurs personnages, j’espère que King saura s’en servir à bon escient.

Serafina

La Mort en Tete de Sire CedricJ’ai terminé Punk’s not Dead, le dernier recueil de nouvelles de Anthelme Hauchecorne, qui comme prévu s’avère d’excellente qualité. La dernière nouvelle, qui flirte avec la novella est un prélude à Âmes de Verre qui se situe dans la jeunesse d’Ambre, autant dire que j’ai été très contente de la retrouver !

J’ai ensuite commencé La Mort en Tête, le nouveau sire Cédric, dont j’ai déjà quasiment lu la moitié. On retrouve avec plaisir le style clair de l’auteur, un découpage dynamique et une histoire prenante. Nul doute qu’il ne fera pas long feu.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Le Tournoi des Ombres de Hervé Jubert

dabYo dans Critiques, Livres le 22 novembre 2013, avec aucun commentaire
Critiques

J’ai découvert l’ingénieur-mage Beauregard au début de cette année avec Magies secrètes de Hervé Jubert. L’auteur français signait un des premiers Young Adult de la nouvelle collection des éditions le Pré-aux-Clercs. Il revient donc à la charge avec une suite, Le Tournoi des Ombres qui peut tout à fait se lire indépendamment et dont je viens de tourner les dernières mages. J’étais plutôt enthousiaste après Magies secrètes, l’auteur a t’il autant réussi son deuxième épisode ? Synopsis.

Le Tournoi des Ombres de Herve Jubert

Le tyran de Sequana et accessoirement employeur de Beauregard l’a à la botte en ce moment, et c’est donc l’ingénieur-mage qu’il a décidé d’envoyer de l’autre côté de la mer pour assurer la sécurité du souverain lors de son voyage diplomatique. Car les deux nations sont sur le point d’inaugurer un tunnel qui permettra aux trains de faire le trajet au sec.

Il est difficile de faire le synopsis du Tournoi des Ombres pour une raison assez simple: l’auteur a décidé de complètement calqué les lieux et les évènements sur la France et le Royaume Uni sans pour autant en prendre les vrais noms. Bref, une sorte d’Uchronie assez loufoque où le monde faerique existe. C’est un peu mêlant et parfois je suis partagé sur le côté positif d’un tel choix. Après tout, parfois appeler un chat un chat à du bon, tant qu’on est d’accord que la chronologie n’est pas exacte et qu’il peut y avoir des changements face à la réalité.

Cela va être d’autant plus mêlant qu’à côté de ces changements, Paris devenant Sequana par exemple, il y a des personnages qui ne sont pas du tout remplacés. Ainsi, si on peut sans doute penser que notre tyran n’est autre qu’un Napoléon renommé, d’autres sont cités tels quels: l’auteur Dickens par exemple apparaît, mais aussi le capitaine Némo ou encore Sherlock Holmes. Bref, une sorte de melting pot qui m’a parfois laissé perplexe, parfois empêcher de correctement démêler les évènements.

Le Tournoi des Ombres de Herve JubertOn a tout de même un univers toujours aussi vaste, toujours aussi plaisant à découvrir et qui regorge de surprises. C’est un vrai plaisir d’accompagner Beauregard dans son enquête, qui va l’amener à collaborer avec un autre grand détective. On prend un certain plaisir à lire tout ça, et ça se lit vraiment facilement et aisément. Le style de Hervé Jubert va très bien à l’ambiance, bien que difficile à expliquer.

Le Tournoi des Ombres de Hervé Jubert est donc un bon roman Young Adult qui va nous faire voir du paysage. Il m’a un peu moins enchanté que son prédécesseur, notamment à cause de cet univers insaisissable qui donne parfois l’impression que l’auteur peut sortir des personnages célèbres de sous son chapeau dès qu’il le souhaite. Je suis toujours partagé quand il s’agit de s’inspirer la réalité sans en avoir clairement défini les règles, et cet univers fait clairement partie de ces œuvres. Est ce que ça m’empêchera de lire la suite ? Surement pas !


Fall of Giants, The Century Trilogy, de Ken Follet

Serafina dans Critiques, Livres le 20 novembre 2013, avec 1 commentaire
Critiques

Fall of Giants, La Chute des Géants en version française, est le premier tome de la Century Trilogy de Ken Follet. Je n’étais pas vraiment au courant de cette sortie, jusqu’à ce que je croise la route du tome en anglais à Amsterdam, dans la fameuse American Bookstore. Ni une ni deux, je l’ai embarqué et je n’ai pas tardé à le commencer. Synopsis ?

Winter Of The World de Ken Follett

Nous suivons les destins de plusieurs familles, de nationalité et de classes sociales différentes à l’aube du XXème siècle : les Fitzherbert nobles anglais, les Williams famille de mineurs anglais, les Peshkov de la classe populaire russe, et les Von Ulrich, nobles allemands. Tous vont être pris dans la tourmente qui marquera ce début de siècle : la guerre de 14 et les révolutions communistes.

Ken Follett nous propose ici une recette qui a fait mouche dans de nombreuses autres œuvres : des points de vue différents, se passant au même moment à des endroits différents, et des personnages qui vont se croiser plus ou moins par hasard. C’est certes une recette classique, mais qui marche d’enfer. D’autant que Follett arrive très rapidement à créer des personnages attachants. Certes, on n’échappe pas à quelques stéréotypes (la fille d’ouvrier trop intelligente, le mec toujours là où il ne faut pas) mais dans l’ensemble il lui faut peu de pages pour nous faire nous attacher aux personnages. Il est vrai que les personnages sont trop souvent au bon endroit au bon moment, et que forcement la nana va se retrouver dans les suffragettes et que forcement le mec va aller à la guerre… Il y a un bon nombre de trajectoires assez prédictibles, mais aussi quelques points qui m’ont surprise (et que forcement je ne détaillerais pas).

L’auteur s’est fait relire par de nombreux historiens afin de présenter un roman historiquement correct, et c’est quelque chose que j’apprécie énormément, car du coup c’est beaucoup plus crédible. Il ne nous fait pas crouler sous les dates, mais les anecdotes sont vérifiables ou inspirées de faits réels.

La Chute des Geants de Ken Follett

On n’est pas face à l’originalité d’un Trône de Fer, mais ce n’est pas du tout linéaire. Et évidemment, l’alternance des points de vue en fait un page turner car on a très vite envie de revoir nos personnages préférés. Leurs histoires sont l’occasion de traiter de sujets aussi variés que la place des femmes, les causes qui vont amener aux révolutions russes, l’entrée de l’Amérique en guerre, etc. Alors évidemment, on connait l’histoire, on sait qu’elle va venir la guerre, mais c’est intéressant de voir les personnages essayer de l’en empêcher. Le style de Follett est très clair et très accessible dans sa version originale même si évidemment, il y a un peu de vocabulaire à emmagasiner, je ne suis pas vraiment à connaître les termes anglais des outils pour la mine quoi.

L’histoire commence chez les mineurs Anglais, et j’ai particulièrement apprécié le fait que ce pan de l’histoire soit mis en avant, car c’est un domaine que je ne connaissais pas du tout. Dans l’ensemble les points de vue sont plutôt bien foutus : anglais vu des ouvrier et des nobles, russe, américain, allemand. On pourra déplorer l’absence d’un personnage français, je n’ai d’ailleurs pas trop compris pourquoi on était absent, mais c’est probablement mon chauvinisme qui parle. Après tout le point de vue français sur la guerre de 14 on le connait depuis l’école. Le roman reste très anglo-centré : on parle beaucoup des élections anglaises et du gouvernement. Cela peut être un peu perdant, mais j’ai apprécié.

Winter Of The World de Ken FollettLe réel reproche que je ferais au livre, c’est que Follett est bien trop gentil avec ses personnages. Tuer un des héros peut parfois suffire à faire d’un bon roman un excellent roman. Malheureusement on reste un peu dans une impression de sécurité et passé un bon nombre de pages, on n’a plus réellement peur pour eux.

Au final malgré quelques défauts liés au coté trop prédictible de certains arcs et au manque de cruauté de l’auteur, c’est un excellent premier tome. La Chutte des Géants de Ken Follett se lit avec plaisir, c’est à mon avis plus efficace que n’importe quel cours d’histoire. Bref, je vous le conseille, et moi j’ai pas tardé à lire le deuxième tome.


C’est lundi, que lisez vous ? #114

dabYo dans Actualités, Livres le 18 novembre 2013, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Geniteurs et Fils de Anthony BoulangerJ’ai fini samedi dernier Gigante: Au nom du Père de Pierre Bordage, dSpace Opera comme l’auteur français nous a habitué à en faire. On y retrouve l’ensemble des qualités de ses écrits, la beauté du paysage, le côté totalement dépaysant et envoutant. Et on y retrouve aussi les défauts, un peu de deus ex machina, un peu de ce qu’on pourrait presque appeler sexisme, et quelques péripéties déjà vues et revues… Reste que j’ai tout de même beaucoup aimé, que voulez-vous, le dépaysement est toujours agréable et j’aurai bien envie de lire le pendant Jeunesse de notre histoire.

Du coup je viens d’entamer Géniteurs et fils de Anthony Boulanger aux éditions du Chat Noir, il s’agit d’un recueil de nouvelles centrées autour de la thématique de la filiation entre un père et un enfant. Et pour le moment, le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est vraiment noir. Il s’agit de nouvelles relativement courtes, la plupart sont du type coup de poing, pour mettre mal à l’aise son lecteur. Et sur une bonne partie, je dois bien avouer que ça marche plutôt bien. Je n’ai lu qu’une cinquantaine de pages, près de 6 nouvelles, il est donc trop tôt pour savoir si la recette marchera jusqu’au bout.

Serafina

Punk's not dead de Anthelme HauchecorneJ’ai enfin terminé la Fille Automate de Paolo Bacigalupi. Je ne peux pas réellement dire que j’ai été charmée par cette histoire. Si la fin est un brin dynamique, ça m’a pas des masses passionné.

J’ai ensuite entamé Punk’s not dead le nouveau « cercueil de nouvelles » de Anthelme Hauchecorne. On retrouve avec grand plaisir le style de l’auteur, entre Pratchett, engagement politique, science fiction et horreur. J’en suis à plus de la moitié et j’adore, à part une nouvelle qui m’a passablement perdue avec des dragons. C’est vraiment une excellente lecture que je vous conseille.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Mode coop de Diablo III sur Xbox 360

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 15 novembre 2013, avec aucun commentaire
Critiques

Quand Diablo III est sorti sur PC, je dois bien avouer que j’avais grandement envie de retrouver une machine pour pouvoir jouer. La franchise de Blizzard ayant ce je ne sais quoi qui me donnait absolument envie d’y goûter et de retourner looter à foison. Mais je n’étais pas un gros fan de la franchise, ni des jeux du genre en général, cette envie est donc vite passée. Jusqu’à ce que je finisse par voir cette publicité. Elle a non seulement eu le mérite de ne pas être sexiste, mais en plus, de me rappeler quelque chose que je n’avais pas vraiment réalisé: Diablo III débarquait sur consoles. Deux jours plus tard, nous achetions la version Xbox 360 pour profiter du mode coop en local, jouable jusqu’à 4 sans écran splitté. Un futur régal ?

DIablo 3 sur Xbox 360

On commencera tout d’abord par créer son personnage en choisissant une classe parmi les cinq proposées, Barbare, Chasseur de Démons, Moine, Féticheur ou Sorcier, évidemment le tout dépendant du sexe du personnage. Côté personnalisation du personnage, ce sera tout et il faut dire qu’à ce niveau, Diablo III sa révéler quasiment désertique. On pourra effectivement équiper notre personnage de différentes armes, que ce soit des masques pour le Féticheur ou de grands armures pour le Barbare, la différentiation des personnages va s’arrêter là. En apparence évidemment, mais aussi et surtout, en sorts et capacités.

La progression de son personnage est relativement classique, on gagne des points d’expérience en tuant des monstres et remplissant les objectifs de missions, ces gains étant plus ou moins accentués par l’équipement. Le niveau augmente, et le niveau va débloquer automatiquement les capacités propres à la classe du personnage. C’est tout. Il n’y a pas d’arbre de compétence, quelque soit la partie seul votre niveau différenciera les sorts de deux personnages. A vous ensuite de choisir quels sorts vous souhaitez utiliser, sachant que vous pourrez toujours revenir sur un ancien choix. Du coup, il n’y a clairement pas d’intérêt à ce niveau là, et vous ne risquez pas de vous couper d’une technique intéressante. Enfin bref, la communauté du jeu avait largement critiqué ce choix de Blizzard lors de sa sortie, mais l’impact réel est une relative monotonie qui ne sera brisée que par les objets lootés.

Coop Diablo 3 sur Xbox 360

C’est uniquement pour la possibilité de jouer en coopération sur la même console en local que nous nous sommes lancés dans Diablo III et sur ce point, il faut bien accorder une chose au jeu: c’est un presque parfait ! Le jeu prend toute son ampleur à plusieurs, la coopération se fait bien et même si l’écran devient très souvent fouillis, c’est un vrai plaisir de pouvoir jouer sur le même espace sans écran splitté. Avec quelques ralentissements lors des sorts, tout reste très jouable du moment que les joueurs ne se mettront pas en tête d’aller à des endroits différents. La dernière fois que nous avions testé ça, c’était avec Fable II et c’était un vrai enfer.

Diablo 3 Cinematiques

Superbes, les cinématiques sont particulièrement vides d’intérêt

Tout est bien géré ici, les personnages sont les personnages solos qui viennent s’inviter directement dans la partie du joueur hôte, et dont la progression sera équivalente. Chaque personnage gagne de l’expérience, il faudra juste se battre pour arriver à looter les objets avant ses camarades. Une bataille permanente donc qui amènera parfois à préférer laisser les autres finir le travail pour être mieux placer, haha ! La sauvegarde des joueurs est elle aussi parfaite. La seule vraie ombre au tableau, et là on parle d’un vrai défaut qui peut se révéler assez embêtant à quatre joueurs, c’est que le menu de gestion de personnage ne supporte qu’un personnage à la fois. A chaque fois quelqu’un va vouloir modifier son équipement, changer ses sorts attribués, les autres devront attendre patiemment. Un vrai calvaire donc lorsqu’il s’agit de passer au marchand ou lorsqu’on vient d’obtenir de nouveaux sorts.

Très captivant et addictif pour la première campagne, le titre ne brille tout de même pas par son scénario complètement prévisible et pathétique. Digne d’un mélange entre Devil May Cry et le plus mauvais des RPG japonais, l’histoire est tout simplement consternante et les diverses péripéties vous feront facepalmer tout du long. On en viendra donc très vite à l’ignorer, surtout en la jouant en coopération. Reste qu’en bloquant les modes de difficultés avancés, il vous faudra d’abord faire toute l’histoire en normal qui est d’une facilité déconcertante. Une fois vos marques prises, le jeu est un parcours de santé un poil frustrant par moment, et qui ne donne pas vraiment envie de recommencer…

Coop Diablo 3 sur Xbox 360

Alors du coup, est ce que Diablo III vaut le coup pour sa coop sur console ? La réponse est oui, on ne regrette à aucun moment de se l’être procuré. Mais on ne pourra pas passer sous silence une replay-value réservée aux personnes bien motivée qui l’achètent avant tout pour faire monter son personnage et n’a pas peur de rejouer ad vitam eternam les mêmes stages similaires. L’histoire se fini vite en coop, un peu trop, et il est dommage d’avoir à la finir une première fois pour commencer à sentir un brin de difficulté…


Silence, ça tourne ! #51

Naufrage pour la Stratégie Ender

dabYo dans Actualités, Films le 14 novembre 2013, avec aucun commentaire
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Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous…

La Stratégie Ender de Gavin Hood

La Stratégie Ender de Gavin HoodCela faisait un moment que nous n’étions pas aller au cinéma, mais quand Harrison Ford se met en tête d’apparaître dans un film de Science-Fiction, on fini toujours par y aller. C’est comme ça que l’on s’était infligé le platissime Cowboys et Envahisseurs. Samedi, c’était donc au tour de La Stratégie Ender de Gavin Hood, l’adaptation d’un roman très apprécié d’Orson Scott Card dont nous ne savions pas grand chose. Bonne pioche ?

Je crois bien que le précédent film aurait du nous mettre la puce à l’oreille, tant sur le niveau de qualité des films qu’accepte Harrison Ford que dans ses prestations. La Stratégie Ender va nous compter le destin du jeune Ender, un gamin aux facultés extraordinaires et dans lequel l’armée nourrie de grands espoirs: le transformer en leadeur pour mener la future guerre totale avec des extra-terrestres. Ça vend du rêve.

On se retrouve donc avec un héros gamin, ça passe souvent bien en livre, mais en film c’est beaucoup plus difficile. Et vous l’aurez compris, ici, c’est complètement raté. Notre héros est amorphe, plat et sans aucun intérêt. Pour lui donner de la consistance, des adules autour de lui interprèteront ses moindres faits et gestes pour y voir des stratégies. Bref, une sorte de pseudo psychologie de comptoir visant à le faire paraître comme surdoué et très intelligent. Ça ne prend évidemment pas, c’est juste pathétique sur le moment, puis encore pathétique au moment des explications.

La Stratégie Ender de Gavin Hood

Gros gros charisme

Un personnage principaux plat peut parfois être rattrapé par des secondaires bien foutus. Ici, outre Harrison Ford, aucun d’entre eux ne va suivre notre héros plus d’une vingtaine de minutes. Bon, de toute façon ils étaient sans intérêt, mais le tout est symptomatique de la construction du film. Le livre de base n’est pas énorme certes, mais 420 pages à résumer dans un film de moins de deux heures avec un énorme univers de Science-Fiction, c’est relativement difficile. Ici c’est totalement raté et on aura l’impression de voir un énorme résumé, une sorte de bande annonce qui vous spoilerait tout l’histoire.

Sur les deux heures que durent le film, on attendra sans cesse que notre histoire commence réellement. Qu’il y ait enfin quelque chose qui nous prenne aux tripes, qui nous fassent vibrer pour notre héros. Mais rien. Et voilà la fin qui s’amène, décevante au possible. Non mais, c’est déjà fini ? Il ne se sera rien passé. Rien.

La Stratégie Ender Harrison Ford

L’armée, la vraie, avec plein de clichés !

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Edenborn de Nick Sagan

dabYo dans Critiques, Livres le 13 novembre 2013, avec aucun commentaire
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J’ai découvert le cycle d’Idlewild au début de l’année avec son premier tome éponyme, Idlewild. Un Thriller plutôt psychologique, qui m’avait mis une sacrée baffe grâce à son rythme sous tenu et le côté complètement paranoïaque de notre héros. L’histoire finissait sur un énorme twist et j’avais donc vraiment hâte de voir Edenborn débarquer en poche aux éditions J’ai Lu. Est qu’avec Edenborn Nick Sagan allait arriver à faire aussi bien que le premier tome ? Bonne question. Pas de synopsis, pour en apprendre plus je vous invite à lire ma chronique du premier tome, car il n’y aura évidement aucun spoil ici.

Edenborn de Nick Sagan

Après avoir fait la découverte de l’univers de la série de Nick Sagan avec le premier tome, je m’attendais à retomber tout de suite sur mes pattes et tout comprendre dès le début. C’était sans compter sur les ficelles que l’auteur souhaitait utiliser puisqu’une fois de plus, il va complètement nous pommer sur les premiers chapitres. L’histoire ne se déroule en effet pas directement suite au tome précédent mais une vingtaine d’années plus tard. Du coup, c’est de nouveaux personnages que nous allons suivre et qu’il va falloir apprendre à découvrir. Exit Halloween et bienvenue à une petite poignée de personnages aux personnalités bien trempées.

Une jeune fille tout d’abord qui va nous raconter sa vie à travers une sorte de blog, à la première personne donc et sur le ton des confidences. On se prend vite en sympathie pour le personnage dès le début, lui pardonnant aisément ses accès de colères typiques de l’adolescence. L’auteur ici réussi un personnage en pleine crise de l’adolescence sans nous imposer un personnage ennuyeux et rebelle inutilement. Pénélope est donc une vraie réussite et son évolution est vraiment captivante, le personnage prenant son envol dans la deuxième partie du roman. On retrouve trois autres personnages, Hadji, Pandora et Deuce. Je pourrais dire un mot sur chacun d’eux, notamment Hadji dont la prose est complètement captivante et qui m’a le plus intéressé dans ce roman. Pratiquant la religion à une dose très élevée, c’est un vrai régal à la lecture tant son apaisement est contagieux.

On va suivre les quatre différents points de vue les uns après les autres, le temps de quelques pages en général. La narration de Nick Sagan est toujours aussi soutenue et chaque personnage ne prendra jamais le temps de nous faire une introduction. Elle ira droit au but et c’est bien à nous de recoller les morceaux. Evidemment, Pénélope expliquant sa vie à son journal intime, elle nous donnera beaucoup de détails, mais toujours de son point de vue, qui est évidemment biaisé: c’est une adolescente. Le rythme est vraiment rapide et on est tout de suite plongé dans l’histoire, qui prend des airs de Thriller dès le début avec notamment des chapitres complètement cryptiques. Un brin frustrant au début, on fini par les comprendre à la moitié du roman et tout prend sens.

Edenborn de Nick SaganLà dessus le rythme d’Edenborn est bien différent d’Idlewild. Quand le premier tome donnait l’impression d’être au sein d’une énorme conspiration et que quelque chose se passait mal sans savoir pourquoi, celui fait l’inverse et nous donne l’impression que tout va bien. Mais alors, sur quoi l’auteur va-t-il bien pouvoir nous embarquer ? Après une moitié de bouquin à tout mettre en place, la tempête éclate et le roman se fini sur les chapeaux de roue, complètement captivant.

Edenborn de Nick Sagan est un très bon deuxième tome qui ne démérite pas face au premier et qui justifie un peu plus sa lecture ! Peut être un peu en deçà, il n’en reste pas moins réussit et comblera largement les fans. Mais si vous n’avez pas aimé Idlewild ce n’est pas ce nouvel opus qui va vous faire changer d’avis: la narration est très proche, le style aussi et les points positifs sont les mêmes. Moi par contre j’attends déjà la suite !


Après le rendez-vous du lundi, on inaugure le Top Ten Tuesday, chaque mardi une liste en 10 points centrés sur une thématique littéraire. Une idée du collectif The Broke and the Bookish et reprise sur la blogosphère française par iani.

Offrande Brulee de Laurell K Hamilton

La couverture est toujours un sujet épineux. Ici on se laisse souvent tenté par des couvertures qui font envie, pour le meilleur mais souvent pour le pire. Mais il n’y a pas que de belles couvertures, il y a aussi de très moches, ou des couvertures qui ne collent pas du tout, ou des couvertures qui présentent des personnages qui n’existent même pas dans le roman. Et quand c’est un roman que vous aimez, c’est beaucoup plus fâcheux.

  • Rage de Dents Maeve Regan de Marika GallmanAnita Blake: Tueuse de Vampires de Laurell K. Hamilton: malgré deux rééditions en France, l’une des séries pionnières de la Bit-Lit n’aura jamais eu droit à des couvertures un tant soit peu respectables. Franchement, Anita méritait mieux que ces photomontages.
  • Maeve Regan de Marika Gallman: ça commençait bien chez le Petit Caveau, puis la série de Bit-Lit a été récupérée par Milady. Une bonne nouvelle pour son auteur et pour l’avenir de la série, mais pas forcément pour la couverture des tomes. Le style de la maison d’édition est passé par là, et on a enfin pu découvrir le popotin de notre héroïne. Quand on y pense, on aurait sans doute pu citer toute la collection Bit-Lit.
  • La Fraternité du Panca de Pierre Bordage: des séries cultes chez l’Atalante on en a beaucoup. Des séries cultes avec couvertures moches aussi, malheureusement. Mais la palme revient sans doute à la superbe épopée de Pierre Bordagequi a été illustrée par les illustrations les plus cyber-cosmique de la littérature française. Avec le tome 4 on avait cru l’hémorragie enfin arrêtée, mais le cinquième tome a fini le travail.Frere Elthor, La Fraternite du Panca Tome 5, de Pierre Bordage
  • L’invincible forteresse de George R.R. Martin: mais qui est ce personnage sur la couverture du tome 5 du Trône de Fer aux éditions J’ai Lu ? Je ne sais pas. Il y a un dragon, ce qui laisse donc penser à un certain personnage… aux cheveux argents. Et non noirs. Il faudrait sans doute demander à l’illustrateur.
  • Dreamworld de Sire Cédric: le Pré aux Clercs a eu la bonne idée de rééditer les premiers Sire Cédric qui n’étaient plus disponibles depuis de nombreuses années… Une très bonne nouvelle pour les amateurs de Splatterpunk. Oui mais, le problème, c’est que celle de Dreamworld par exemple n’est vraiment pas réussi. Un petit timbre poste relativement passable au milieu d’un énorme noir… Dommage.

Dreamworld de Sire Cédric

On aurait sans doute pu citer Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux… Mais ces séries ont bercé notre enfance et il est dur aujourd’hui d’y porter un regard assez détaché. Bien qu’on préfère évidemment nos superbes éditions adultes importées d’Angleterre. Au final, pas tant de couverture que cela lorsqu’on s’interdit de piocher dans la Bit-Lit… Et vous quelques déceptions ?