Running Order du Motocultor 2013

Therion, Eluveitie et Enslaved, que demande le peuple ?

dabYo dans Actualité, Musique le 31 juillet 2013, avec aucun commentaire

Après les deux gros festivals de Metal français de juin, c’est au tour des festivals à plus petite ambition de se dérouler, et parmi eux notre coup de cœur de l’année dernière: le Motocultor Festival. Le running order définitif de cette septième édition vient tout juste de sortir et c’est donc l’occasion de reparler un peu de l’affiche.

Affiche Motocultor 2013

Une affiche qui il faut bien le dire, a plus d’un groupe pour nous plaire, qui aurait cru qu’on irait un jour à un festival dont l’une des têtes d’affiche n’est autre que Therion ? Pas moi en tout cas ! A notre groupe de Symphonique préféré viennent s’ajouter de grosses pointures. Le vendredi on aura Eluveitie d’abord, qui a marqué un grand coup avec son dernier album Helvetios, Devil Driver mais aussi Enslaved. Samedi c’est plus calme, principalement Orphaned Land qui nous intéresse. Et dimanche, Therion évidemment mais aussi Moonspell qui nous a mis une sacrée baffe au Hellfest et Orange Goblin, que j’attends avec impatience.

Avec les conditions exceptionnelles qu’offre le festival, notamment un accès facile à la scène, on est certain d’assister à de grands moments. Et qui sait, peut être que Manau rejoindra à nouveau Eluveitie le temps d’un Inis Mona franchouillard.


On continue le HellReport13 et les photos du premier jour du Hellfest 2013, il est temps de faire la place belle aux photos que nous avons pu prendre lors des prestations du deuxième jour. Cette année encore j’ai pu obtenir un pass photo pour shooter dans de meilleures conditions les groupes à l’affiche.

Leprous au Hellfest 2013

Après un tour de chauffe au Sonisphere France 2013, le matériel et moi-même étions fin prêts pour le Hellfest. La présence des tentes garanti de belles lumières et de belles ambiances dès les petites heures du matin. Mais en contre-partie, il faut se rendre à l’évidence, les MainStages sont tellement hautes que je ne suis pas du tout équipée pour… C’est pas bien grave, ayant prévu de camper sous les tentes tout le festival.

En ce troisième jour, la fatigue se fait sentir, mais grâce aux progressions de la veille, de jolies photos sont à l’horizon. La photo de concert, on s’améliore qu’en pratiquant, et My Dying Bride m’a clairement fait découvrir de nouveaux réglages. On trouve notamment Leprous, avec de jolies lumières. Je n’irais pas shooter Moonspell, préférant faire le concert en festivalière et prévoyant de me rattraper au Motocultor 2013, ni Ghost qui j’avais déjà shooté deux semaines auparavant.

Truckfighters au Hellfest 2013
Leprous au Hellfest 2013
My Sleeping Karma au Hellfest 2013
Graveyard au Hellfest 2013
Korpiklaani au Hellfest 2013
Dark Funeral au Hellfest 2013
Wintersun au Hellfest 2013
Lire la suite de l’article Photos du Hellfest 2013: Jour 3 [HellReport13]


C’est lundi, que lisez vous ? #100

Serafina dans Actualités, Livres le 29 juillet 2013, avec 3 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

L'Opéra Macabre de Jeanne Faivre-d'Arcier J’ai un peu continué ma lecture du premier tome de L’Opéra Macabre, mais je dois bien avouer que je n’ai pas beaucoup avancé. Ça se lit correctement et c’est sous la forme d’une longue narration à travers les siècles qui fait voyager le lecteur. Mais, il manque encore un petit quelque chose qui me captiverait plus.

Car ce qui m’a détourné de cette lecture, c’est le marathon Princess Jellyfish de Akiko Higashimura pour rattraper la publication française. Ce Shojo raconte la vie d’une bande d’otakus japonaises, des Neet qui n’ont ni relations sociales, ni travail, ni études et surtout, aucun avenir d’après la société japonaise. Bref, c’est généralement très drôle, souvent hilarant, et complètement génial.

Serafina

Warm Bodies de Isaac MarionJ’ai terminé Le Mystère du Drake Mécaniste de Lilith Saintcrow. J’ai vraiment été conquise par l’univers crédible, et plein d’excellentes idées, comme la gestion de la magie, le fait que les personnages soient complémentaires et qu’on se batte autant à coup de sorts que d’équations mathématiques. Les personnages sont agréables, bien plus profonds qu’on peut le croire, et il y a un potentiel énorme. J’ai super hâte de la suite.

J’ai ensuite commencé Warm Bodies de Isaac Marion. J’avais prévu de filer ce livre à Malicia, notre rédac spécialisée en YA, mais j’étais coincée en bas en attendant que les marches de l’escalier soient sèches, et il était là, et c’était ça ou la bio de Clint Eastwood -que j’ai toujours pas finie-, alors je l’ai commencé. Quelle ne fut pas ma surprise ! Le livre est addictif, bien plus intelligent et tragique que la couverture (tirée du film) ne le laisse penser. J’en ai déjà lu la moitié et il ne va pas me résister longtemps.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Après avoir énormément apprécié Chien du Heaume, j’étais évidemment très enthousiaste à l’idée de lire sa suite Mordre le Bouclier, enfin disponible en poche aux éditions J’ai Lu. Brutal mais pas dépourvu d’émotion, le roman de Justine Niogret m’avait vraiment marqué à l’époque. Mais comme d’habitude, quand on tape un si gros coup avec un roman, il est souvent dur d’être à la hauteur pour la suite ? Pour le synopsis je vous invite à lire la chronique plus que positive faite par Serafina.

Mordre le Bouclier de Justine Niogret

Après un début assez difficile, ma lecture a beau dater d’un an je dois avouer avoir oublié un paquet de détails. Mais la fin de l’aventure de Chien dans Chien du Heaume revient finalement assez vite puisque c’est elle qui va énormément influencé le début de notre histoire. On est quasiment à la suite du roman, même si ça reste assez flou, et je pense que les tomes ne sont clairement pas lisibles de manière indépendante. Ce Mordre le Bouclier ne peut s’apprécier qu’en ayant déjà découvert Chien et en connaissant son histoire.

Si le propre de cet histoire semble être bien précis, aller tuer quelqu’un, il faut avouer que contrairement au tome précédent, le déroulement est bien moins linéaire. On est face à une introspection de plusieurs personnages, confrontés à la réalité de la vie et à ce qu’ils veulent en faire. C’est vraiment très personnel du coup, chacun y verra sans doute un discours différent, optimiste ou complètement dépressif, cela dépend. Je n’ai pas vraiment réussi à choisir, mais le tout m’a fortement remué. Conséquence directe de cette introspection, il y a très relativement peu d’action et une sorte d’immobilisme prime dans l’histoire. Comme si la neige qui devrait tomber restait en suspension. On attend, simplement.

Au rang des personnages on retrouve trois principaux compagnons de voyage, d’abord Brehyr la guerrière qui a emmené Chien dans sa quête de vengeance. Elle aussi mercenaire, mais plus vieille et dont la vie est déjà presque finie. Et puis, et surtout même, Heroon, un croisé de retour de la Terre Sainte et de sa quête de Dieu. C’est sans doute lui le plus intéressant et captivant.

Mordre le Bouclier de Justine NiogretLa quête d’identité s’est donc transformée en quête de sens. Le style d’écriture de Justine Niogret lui par contre n’a pas changé: ça se lit aisément et c’est dans un style moyenâgeux qui donne un énorme caractère au roman. C’est très brut, violent, réaliste. Les phrases sont simples et pertinentes, c’est un vrai régal et elle réussit très bien à nous décrire ces introspections, à mi chemin entre rêve et réalité.

J’ai fini Mordre le Bouclier en quelques jours à peine, ce second roman de Justine Niogret se lit plus que bien et est largement digne d’être la suite de l’excellent Chien du Heaume. Introspectif, cruel tout en étant parfois onirique, c’est une lecture qui marque et laisse le lecteur songeur pour quelques jours.


Le Cycle des Âmes Déchues fait partie de ces sagas que j’ai beaucoup aimées, et qui m’ont réellement fait découvrir la maison d’éditions Le Petit Caveau. Alors lors de la sortie du dernier tome, le trois, j’avais à la fois envie de le lire, et pas vraiment hâte, vu qu’après, il n’y en aurait plus. On retrouve donc un livre assez peu épais comme ses prédécesseurs, emballé dans une jolie couverture signée Cécile Guillot. Synopsis ?

Coeur de Ténèbres, le Cycle des Âmes Déchues Tome 3, de Stephane Soutoul

Béatrice est l’héritière de la lignée de Lacarme, des experts en surnaturels et chasseurs de vampires émérites. En ce début de 20ème siècle, elle s’occupe des buveurs de sang seule et ne vis guère que pour sa mission. Mais elle s’accorde un peu de répit pour accompagner son cousin et la jolie Suzanne à une exposition de peinture en Suisse… Mais voilà, son destin va vite la rattraper.

Ça c’est mon résumé, le résumé éditeur pour une fois ne rendant pas réellement justice à l’histoire et s’axant un peu trop sur les déboires sentimentaux de l’héroïne. C’est aussi ce qui m’avait un peu retardée pour débuter ma lecture, car si le romantisme a toujours été une composante de la saga, ça n’est pas réellement que cela. Mais pourtant que nenni, car l’équilibre est aussi bien respecté que dans les précédents. Si il y a une histoire d’amour elle reste en fond, et l’intrigue est plutôt bien menée.

Stéphane Soutoul

Stéphane Soutoul

On retrouve donc Béatrice qu’on avait pu découvrir dans l’opus précédent. Là ou les tomes 1 et 2 pouvaient se lire de manière relativement séparée, ce n’est pas le cas ici, et il vaut vraiment mieux avoir lu le 2 pour bien comprendre ce tome. Le style de Stéphane Soutoul reste assez vieillot, un peu ampoulé, avec beaucoup de paraphrases pour décrire nos héros. Ce qui la majorité du temps est assez agréable, mais certaines phrases sont assez dures à comprendre… Je ne compte pas le nombre de synonymes trouvés dans le livre pour définir la couleur des yeux de l’héroïne.

A partir du moment où Béatrice et son cousin arrivent au château, tout s’enchaine, et il n’y a pas réellement de temps mort. L’ambiance de ce château perdu au milieu de nulle part est bien oppressante et fait évidemment penser à des classiques du genre comme Dracula ou encore Carmilla. Au milieu de la forêt personne n’entendra nos héros crier. Les grand méchants de cet opus sont versés dans la magie et de manière assez crédible. On notera aussi une référence évidente à la comtesse Bathory. L’auteur rend hommage aux classiques sans les parodier.

Coeur de Ténèbres, le Cycle des Âmes Déchues Tome 3, de Stephane SoutoulOn regrettera cependant la rapidité avec laquelle Béatrice arrive à certaines conclusions sans que rien pourtant ne puisse justifier cette intuition, je pense notamment à la véritable identité d’un de ses ennemis. La fin quant à elle est bien trouvée, et j’ai beaucoup apprécié la tournure inattendue qu’a pris le final du roman.

Cœur de Ténèbres clôt donc en beauté cette trilogie de Stéphane Soutoul, qui a su garder une qualité constante tout au long de la saga, en proposant des héros différents, des ambiances variées tout en gardant une trame commune. Je ne peux que vous le Cycle des Âmes Déchues.


C’est Lundi, que lisez vous ? #99

Serafina dans Actualités, Livres le 22 juillet 2013, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Le Mystère du drake mécaniste de Lilith SaintcrowJ’ai terminé Sans Forme de Gail Carriger. Bien que j’avais évidemment vu venir le twist de fin depuis la page 50 environ, je dois dire que j’ai été assez surprise de la manière dont il a été traité, et que le final se révèle des plus intriguant pour la suite ! Je lirais donc le tome 3 dès sa sortie.

J’ai ensuite commencé Le Mystère du drake mécaniste de Lilith Saintcrow, un autre roman Steampunk. Ici, on prend du steam, on prend Sherlock Holmes, une sorcière, on secoue et voilà. Bon, j’ai vraiment eu l’impression de lire limite un plagiait de Sans Âme, tellement Emma et Alexia sont proches, mais heureusement, par la suite ça devient vraiment interessant et ça se lit très bien. J’en suis déjà au bon tiers.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Hellfest 2013: Jour 2 [HellReport13]

dabYo dans Concert, Musique le 19 juillet 2013, avec 1 commentaire

Après une très belle première journée, le Hellfest 2013 s’annonçait plutôt chargé et plein de bonnes choses pour ce samedi. Beaucoup de Black comme la veille, mais surtout des groupes qu’on attendait de pieds fermes, que ce soit Finntroll et Rotting Christ sous la Temple ou Candlemass et My Dying Bride sous l’Altar.

Hellfest 2013 Jour 2

Mais c’est malheureusement sous la pluie qu’une bonne partie de ce deuxième jour va se dérouler. Assez éparses au début, les averses atteindront un bon rythme au point de nous décourager de toute sortie vers les MainStages. Il n’y avait de toute façon pas grand chose à s’y mettre sous la dent, seul Korn nous intéressait franchement. Les photos de la deuxième journée du Hellfest 2013 sont disponibles, place aux reports.

Regarde les Hommes Tomber
Justin(e)
Attentat Rock
Surtr
Koldbrann
Equilibrium
The Old Dead Tree
Witchcraft
Kampfar
Rotting Christ
Red Fang
My Dying Bride
Finntroll
Candlemass
Immortal
Kiss
Bad Religion
Korn
Lire la suite de l’article Hellfest 2013: Jour 2 [HellReport13]


Le fils de Rosemary de Ira Levin

dabYo dans Critiques, Livres le 18 juillet 2013, avec 2 commentaires
Critiques

Le fils de Rosemary est un roman de Ira Levin publié en 1997 et disponible entre autres aux éditions J’ai Lu en France avec une traduction de Iawa Tate. Ce titre doit sans doute vous évoquer quelque chose, puisqu’il s’agit de la suite du livre du même auteur, mais rendu célèbre par son adaptation par Roman Polanski, Un bébé pour Rosemary. Je dois vous avouer que c’est ce livre là que je pensais lire à la base, jusqu’à ce que je finisse par lire la quatrième de couverture, tant j’étais intrigué par les différences de scénarios… Synopsis.

Le Fils de Rosemary de Ira Levin

Voilà maintenant près de 32 ans qu’une femme est maintenu en vie dans son coma prolongé à l’hospice. Et voilà qu’à l’aube du nouveau millénaire, quelques mois à peine avant ce 31 décembre fatidique, elle se réveille, sans aucune raison. En bonne santé, il n’y a aucune raison de la garder plus que nécessaire, d’autant qu’elle clame haut et fort que son nom n’est pas celui marqué dans son dossier médical, mais bien Rosemary, et que son enfant doit l’attendre quelque part…

Ira Levin

Ira Levin

Cette suite va donc se dérouler près de trois décennies après les péripéties du premier tome, trois décennies pendant lesquelles notre héroïne -si je puis dire- était dans le coma. Elle est donc ignorante de ce qu’est devenu son fils, et de comment notre civilisation a bien pu évoluer. Du côté de l’évolution de notre monde, le roman étant relativement court, Rosemary va très vite s’adapter et il faut bien avouer qu’il ne s’agit pas de la préoccupation de l’auteur. Ce n’est pas télescopé pour autant, mais c’est un peu rapide pour être réellement crédible. Qu’à cela ne tienne, nous sommes là face à un roman d’Horreur et il va de soi que l’adaptation d’une personne dans le coma n’est pas franchement ce qui nous intéresse.

Tout comme dans le premier tome, du moins je le suppose au vu de l’adaptation qu’en a fait Roman Polanski, nous allons perpétuellement nous demander si nous sommes trop paranoïaque ou bien si nos soupçons sont justifiés et que du satanisme se cache bien derrière les actes des personnages. Forcément, quand on a connu le premier pan de l’histoire, l’effet est moins fort et intéressant, mais il reste bien retranscrit. A de nombreux moments je dois bien avouer que cette ambiance pesante, où l’on a constamment l’impression d’être face à des personnages qui jouent double jeu et qui sont en perpétuelle conspiration, fait plutôt froid dans le dos. Les premières pages et chapitres sont très bien réussi à ce propos.

Le Fils de Rosemary de Ira LevinIl faut avouer que d’une manière générale, l’auteur va réussir à nous garder dans le doute jusqu’aux dernières pages du roman, et ce malgré des indices donnés ça et là, tout en faisant continuellement monter la pression et le suspens sur l’évènement du nouveau millénaire. C’est bien joué, et le twist final est finalement franchement bien trouvé et clôture le livre d’une manière inattendue et originale, mais pas sans laisser perplexe. C’est une fin qui m’a surprise certes, qui va bien à l’ambiance du roman, mais qui permet à l’auteur de ne pas trop se mouiller, ce qui a toujours un côté assez désagréable.

Si ma lecture n’a pas été celle que j’escomptais, je dois dire que je n’ai pas été déçu pour autant. Le fils de Rosemary se lit plutôt bien et on feuillette rapidement les pages. L’ambiance et l’intrigue sont au rendez-vous et le malaise est bien présent. Reste qu’il n’est pas franchement transcendant lorsqu’on connaît l’histoire du premier tome, et écrire cette suite 30 ans plus tard semble plus tenir du coup marketing que du génie littéraire… Pour une personne qui a déjà lu le premier tome, je ne suis pas sur de le conseiller.


Photos du Hellfest 2013: Jour 2 [HellReport13]

Photos de Candlemass, My Dying Bride, Rotting Christ et Kampfar au Hellfest 2013

Serafina dans Concert, Musique le 17 juillet 2013, avec aucun commentaire

On continue le HellReport13 et les photos du premier jour du Hellfest 2013, il est temps de faire la place belle aux photos que nous avons pu prendre lors des prestations du deuxième jour. Cette année encore j’ai pu obtenir un pass photo pour shooter dans de meilleures conditions les groupes à l’affiche.

Photo My Dying Bride au Hellfest 2013

Après un tour de chauffe au Sonisphere France 2013, le matériel et moi-même étions fin prêts pour le Hellfest. La présence des tentes garanti de belles lumières et de belles ambiances dès les petites heures du matin. Mais en contre-partie, il faut se rendre à l’évidence, les MainStages sont tellement hautes que je ne suis pas du tout équipée pour… C’est pas bien grave, ayant prévu de camper sous les tentes tout le festival.

En ce deuxième jour, shooter My Dying Bride fut un réel plaisir avec je pense, ma plus belle série du festival. Que dire de Kampfar, dont le leader charismatique est un réel plaisir à photographier. Shooter Candlemass fut aussi un plaisir, même si les lumières n’étaient pas au rendez-vous. Dans l’ensemble, hormis My Dying Bride, je trouve que les lights étaient moins belles sur la Altar que sous la Temple.

Photos de Surtr au Hellfest 2013
Photos de Koldbrann au Hellfest 2013
Photos de The Old Dead Tree au Hellfest 2013
Photos de Equilibrium au Hellfest 2013
Photos de Kampfar au Hellfest 2013
Photos de Rotting Christ au Hellfest 2013
Photos de My Dying Bride au Hellfest 2013
Photos de Candlemass au Hellfest 2013
Lire la suite de l’article Photos du Hellfest 2013: Jour 2 [HellReport13]


L’Ouroboros d’Argent de Ophélie Bruneau

Des loup-garous en France !

Malicia dans Critiques, Livres le 16 juillet 2013, avec aucun commentaire
Critiques

L’Ouroboros d’Argent est un roman dernièrement paru aux éditions du Chat Noir et écrit par Ophélie Bruneau. Après avoir lu L’Aube de la Guerrière de Vanessa Terral, cette nouvelle lecture me confirme que la maison d’édition choisit décidément des œuvres au synopsis atypique, pour mon plus grand plaisir. Découverte de cette nouveauté.

L'Ouroboros d'Argent de Ophélie Bruneau

Axel, un loup-garou a décidé de se fondre à la vie humaine plutôt que de vivre aux côtés de sa meute (à Nantes). Célia est quant à elle une dominante qui pourrait bien devenir alpha sous peu. Les deux jeunes gens vont se rencontrer lorsque celle-ci doit à tout prix récupérer un objet qu’Axel aurait en sa possession, un héritage pour lequel elle emploiera la violence s’il le faut : un Ouroboros d’Argent. D’un tempérament calme, Axel va vite se laisser dominer par la jeune Célia mais il se pourrait qu’il ait plus d’un tour dans son sac… !

L’Ouroboros d’Argent est donc un roman dont l’intrigue se passe en France et aborde le mythe des loups-garous. L’histoire est racontée en partie selon les points de vues de deux personnages pré-cités. Autour d’eux vont graviter quelques personnages secondaires : Julie, la petite-amie humaine d’Axel qui ignore sa nature, Dérénik son colocataire, Léonie, mais aussi Claudio et Capucine, deux loups-garous alliés de Célia.

Ophélie Bruneau

Ophélie Bruneau

J’ai beaucoup aimé la mythologie développée par Ophélie Bruneau au sujet des loups-garous ainsi que le fait que l’intrigue se passe en France. Elle ne s’est pas contentée de jouer des grandes lignes du mythe mais elle l’a interprété à sa manière. On s’embarque facilement dans cette quête et le livre se lit vite… pourtant, quelques éléments m’ont chiffonnés.

J’ai eu particulièrement de mal à m’attacher au personnage de Célia, forte et rebelle, certes, mais elle a fini par me taper sur les nerfs à tel point que j’avais envie de lui dire moi-même de se la fermer. Heureusement les dernières pages finissent par jouer en sa faveur. Le personnage d’Axel est plutôt attachant, quoiqu’un peu faiblard pour un loup-garou. J’ai beaucoup aimé celui de Léonie mais celui qui m’a le plus intriguée est celui de Capucine.

Née d’humains, la louve a du mal à se faire à la vie de la meute mais elle a un secret. Intéressant, ce secret va apporter une touche d’originalité à l’histoire non négligeable… et pourtant. J’ai l’impression qu’on nous en dit trop peu sur ce secret et qu’il n’est utilisé que pour servir de rebond à l’intrigue. Même s’il est suffisamment bien ficelé et mis en scène pour être crédible, bien sûr.

L'Ouroboros d'Argent de Ophélie BruneauC’est un peu comme Le voleur d’ombres de Marc Lévy, dans lequel un jeune homme a la particularité de voler les ombres et de découvrir les problèmes qui perturbent leurs propriétaires. J’avais beaucoup aimé ce roman mais j’avais eu l’impression que cette particularité était seulement présente pour faire avancer l’intrigue, à aucun moment elle n’était expliquée, ni même remise en question. A la fin, je trouvais que j’avais lu un beau roman mais je restais un peu sceptique.

Quoi qu’il en soit, L’Ouroboros d’argent est un bon roman, que j’ai aimé parcourir et que j’ai quasi lu d’une traite ! Néanmoins, j’ai eu l’impression que l’intrigue cédait parfois un peu à la facilité et que même si « tout se tient », à la fin, il reste ce petit trouble. Peut être manquait-il un poil de complexité, un poil de profondeur au tout. Et quand on parle de loups-garous, même « un poil », ce n’est pas rien ;) Petite particularité que je salue : une partie des droits d’auteur est reversée à l’association Handi’Cats !