Affiche du Hellfest 2013Les 21, 22 et 23 Juin 2013 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2013.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2013. C'est notre Highway to Hellfest 2013.

Equilibrium est un groupe de Folk Metal allemand que je ne connaissais pas réellement il y a peu. Il faut dire que j’ai un avis relativement négatif sur les groupes teutoniques quand il s’agit de faire du folk. J’avais notamment plus que déprécié In Extremo au Hellfest 2012, trop carré, trop fête du village allemande. Mais si les deux groupes partagent l’origine, le genre et l’aspect hors sujet de leur nom, le rendu final n’a franchement rien à voir.

On tend ici beaucoup plus vers le Pagan ou le Black, la musique d’Equilibrium reste carrée certes, parfois trop même, mais elle a un côté brutal et prenant qui est plus que bienvenue. Alors certes, le tout manque peut être un peu de personnalité, on a en quelque sorte l’impression d’être face à yet another folk metal band voir des singles d’un Eluveitie. Mais tout de même, c’est plus que bien réalisé. La voix gutturale est agressive et défoule bien, la guitare rythmique bien présente et les petites envolées d’instruments médiévaux ainsi que de leurs mélodies sont franchement bien intégrés.

Blut Im Auge, qui doit littéralement donner Sang Dans l’Oeil en français, est un très bon exemple de leur discographie. Et on a déjà hâte d’être dans la fosse sous la Temple le samedi après midi, sous les riffs teutoniques.


The Cosmic Escape of Admiral Masuka de Verdun

Ami du Doom et du Sludge, bonsoir

illman dans Critiques, Musique le 17 mai 2013, avec aucun commentaire
Critiques

The Cosmic Escape of Admiral Masuka c’est le nom un peu barbare du premier EP du groupe de Doom/Sludge tout droit sorti de Montpellier, Verdun soutenu par Head Records. C’est pour une durée de plus de 30 mins que les trois pistes de l’album vont nous transporter ailleurs. L’artwork de la cover a été réalisé par le chanteur, qui est aussi tatoueur pour la petite histoire. Bref si on en revenait à ma petite révélation 2012 de Doom/Sludge, dont l’EP est en écoute gratuite, où l’on trouvera aussi CD et vinyles.

The Cosmic Escape of Admiral Masuka de Verdun

Comme je le disais, l’EP est composé de trois pistes, vous allez dire que ça ne fait pas beaucoup mais je rappelle que l’on a affaire à du Doom aussi. La première piste de l’album, Sons of the Atom, culmine du haut de ses quasi treize minutes et commence déjà par nous assommer avec une intro doomesque et lancinante à souhait.

Et c’est bien parce que le disque essaye de nous raconter une histoire qu’il commence ainsi. La première phase, c’est cette apocalypse nucléaire qui se déclenche, la piste est littéralement radioactive, le tempo est lent, les riffs ultra lourds et le chant crié à la limite du plaintif ferait presque froid dans le dos. On sent que la solitude gagne sur la fin.

Il ne reste plus qu’un homme sur Terre, l’amiral Masuka, pour Last Man Standing, où on accélère un poil le mouvement, on sent une influence psyché par moment à la guitare. Ici encore on touche au canon du Doom pour une piste certes plus courte, 7 mins 30, mais on gagne en intensité. On découvre de la reverb sur la voix pour la dernière partie de la fuite dans l’espace de l’amiral sur JAXA. C’est malsain, c’est halluciné, c’est vraiment très bon.

The Cosmic Escape of Admiral Masuka de Verdun Jaune OrangeLa fin de l’histoire est tragique, vous pourrez vous en douter. Elle est retranscrite par les notes traînantes de la guitare lourdement modifiée par les effets, puis par un final à l’harmonium qui met un peu mal à l’aise. Je ne vois qu’une seule chose à faire pour que vous palpiez cette ambiance, c’est que vous vous lanciez dans son écoute.

Là où The Cosmic Escape of Admiral Masuka arrive à faire fort, c’est qu’il propose trois chansons bien différenciées qui font partir au loin toute impression de déjà entendu et de répétitivité. Cet EP est l’une de mes galettes préférée de 2012 et j’attends avec impatience leur premier album. Et puis écrire cette chronique m’a permis d’apprendre ce qu’était un harmonium et ça, ça n’a pas de prix.


Pieds d’Argile de Terry Pratchett

dabYo dans Critiques, Livres le 15 mai 2013, avec aucun commentaire
Critiques

Après avoir re-goûté aux Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett avec Le Guet des Orfèvres, je n’avais qu’une hâte: y retourner. Il faut dire que l’univers du britannique est complètement passionnant et se lit si facilement qu’on a toujours envie d’en relire. J’ai donc décidé de continuer de découvrir les aventures de Vimaire avec Pieds d’Argile, troisième tome de la sous-série Le Guet. Synopsis.

Pieds d'Argile de Terry Pratchett

Deux cadavres retrouvés, deux meurtres hors-la-loi qui n’ont à priori aucun lien, si ce n’est quelques traces d’argile par terre. Heureusement, le guet et son capitaine divisionnaire Vimaire peut compter sur l’une de ses nouvelles escouades pour résoudre l’affaire: le département de la police scientifique. A sa tête, Hilare Petitcul, un nain ex-alchimiste qui n’aime pas les chansons sur l’or, ni l’or, et encore moins rechercher de l’or.

Pieds d'Argile de Marc Simonetti

Une possible couverture signée Marc Simonetti

Je dois bien avouer qu’il est assez difficile de parler des romans du Disque-Monde sans avoir l’impression de se répéter. Terry Pratchett est d’une constance à toute épreuve, que ce soit dans son style, dans l’humour ou dans la qualité et la pertinence des situations.

Avec cette nouvelle aventure, Le Guet continue d’être une série pastiche d’enquêtes policières et la résolution du double meurtre va évidemment être le centre de notre histoire, autour de laquelle vont graviter des péripéties rocambolesque. Car Vimaire semble bien être au centre d’une machination, si ce n’est même un complot ourdi contre Vétrini, le vénérable et sage patricien qui dirige la ville d’une main de fer depuis près de 10 ans.

Pieds d’Argile continue de nous dépeindre le côté loufoque et sans queue ni tête de l’organisation d’Ankh Morpork, bien loin de notre réalité et très absurde. Empêcher les gens de voler s’avère beaucoup plus difficile que de faire un permis de voler. Les meurtres sont tout ce qu’il y a de plus légal quand l’assassinat est correctement encadré par la loi, avec une mise à pris et des assassins dignes de ce nom (et fiers de leur art). C’est fait à base de petites digressions Pratchettiennes et c’est tout simplement divin, l’absurde de l’organisation de cette ville est délicieuse.

Pieds d'Argile de Terry Pratchett

A côté de ça, on continue de parler minorités et discrimination, que ce soit ethniques, sur les coutumes ou encore, sur le sexe. Il est d’ailleurs marrant que je me sois retrouvé à lire ce bouquin en pleine tempête dans la communauté geek puisqu’il s’agit d’un de ceux traitant du sexisme. Nous suivons en effet deux heroïnes qui travaillent au Guet, et qui donc subissent leur lot de remarques désobligeantes. Bien sur, on est face à du Pratchett et ces remarques nous font rire tout en relevant le problème sous-jacent. On quitte aussi le territoire des conflits raciaux pur et dur pour atterrir à ceux de l’endoctrinement des religions, Golems oblige.

Pieds d'Argile de Terry PratchettMais avant de vous conseiller de vous lancer dans la lecture, je me dois de saluer le travail titanesque et génialissime que l’auteur a fait sur ses deux policiers un peu cons mais terriblement attachants que sont Fred Côlon et Chicard. A la foi affreusement cynique et cruellement candides, ces deux soldats de la vieilles ont des dialogues qui ne peuvent que rendre justice à la qualité du travail de Patrick Couton qui assure la traduction.

Au final, Pieds d’Argile de Terry Pratchett a été une fois de plus un grand moment de lecture, le genre qui donne de quoi réfléchir tout en ayant un côté effroyablement positif. Il n’est pas le meilleur roman de la série, il n’est pas particulièrement réussi vis à vis de la qualité des œuvres de l’écrivain, mais il fait plus que le travail. Fin, drôle, bien écrit et très bien traduit, chaque page est un festival de situations absurdes mais géniales. Je dois vous avouer que je n’ai qu’une hâte, me jeter sur Va-t-en-guerre.


Grifter de Nathan Edmonson et Rob Liefield

Récit d'un beau gachis du New 52 de DC Comics

illman dans Comic, Critiques, Livres le 14 mai 2013, avec 3 commentaires
Critiques

Grifter a fait partie des séries qui ont commencé le New 52 de l’univers DC Comics. La série aura duré de septembre 2011 à janvier 2013 pour un total de 17 issues. Cette série n’est pour le moment pas publiée en France, alors pourquoi est-ce que j’en parles ? Tout simplement parce que j’ai découvert Comixology, un site qui permet de manière légale d’acheter des comics paru aux États-Unis en édition numérique sans restriction territoriale. La série aura connu 3 scénariste et 3 dessinateurs différents avant de finalement s’interrompre faute de ventes satisfaisante. Pour une trentaine de dollars il est possible d’acquérir toute la série. Autopsie du cadavre.

Grifter

Qui est Grifter ? Il a été créé sous la plume de Jim Lee en 1992 avec la série WildCATS et faisait partie du roster de l’éditeur Wildstorm, qui a été racheté à la fin des années 90 par DC Comics et disparu aujourd’hui. Bref, Cole Cash est un ancien membre des forces spéciales qui par la force des choses est devenu un arnaqueur de talent. Mais voilà, alors qu’il sort d’une affaire louche, il est kidnappé par des aliens, les daemonites, qui tentent de prendre possession de son corps pendant 17 jours avant qu’il ne puissent s’échapper et se rendes compte qu’il a acquis certaines capacités de télékinésie et de télépathie avec ces aliens. Dans sa fuite, il tuera des humains possédés dans un avion, ce qui fera de lui, l’homme le plus recherché de l’univers.

Si vous ne le savez pas, on découpe généralement les comics par « run » c’est à dire des arcs d’histoire parus sous l’égide du même scénariste. Pour Grifter, on peut en identifier 2 conséquentes, celle de Nathan Edmonson et celle de Rob Liefield.

Run de Nathan Edmonson (Grifter #1-#8)

Grifter #9J’ai été gentil avec le synopsis parce que c’est loin d’être aussi clair dans le comics. La narration est loin d’être un point fort de la série, on galère un petit peu à comprendre le point de départ et il manque sans doute un peu de background, mais une fois lancé dans l’action, ça se laisse suivre. Car au delà du 3ème numéro, c’est une débauche d’action qui attend le lecteur avec le fil conducteur de la fuite en avant de Cole, et le tout restera cohérent jusqu’au #7. Pour son dernier numéro, Edmonson tente sans doute de relancer les ventes en partant sur un arc qui malheureusement est trop différent du précédent, il démarre sur une ellipse narrative difficilement justifiable dans la continuité.

Cafu gère le dessin sur les 3 premiers numéros et fait un travail remarquable. Le dessin est fin et c’est découpé plutôt élégamment. Ce qui ne sera pas forcément le cas de son successeur au crayon, Scott Clark. Ce dernier est clairement un cran en dessous de Cafu en terme de qualité de dessin. Ses planches sont moins impressionnantes, même si ses covers sont de qualité (celle du #16 est vraiment belle), et son découpage est vraiment trop classique pour se montrer intéressante.

Run de Rob Liefield (Grifter #9-#14 et #0)

Grifter #10Le très controversé Rob Liefield va prendre les rênes de la série pour l’emmener dans les tréfonds de l’enfer, alors même qu’il était censé redresser les ventes. Scénario sans queue ni tête avec un lien quasi inexistant avec la run précédente, il va mettre son talent WTFesque à contribution pour rendre la série ridicule (excepté pour son #0 où on sent un effort de scénario). Il va mettre en scène des dialogues idiots ou fier à bras, il fera jaillir des personnages secondaires de nulle part, la totale quoi.

Ça part donc dans tous les sens, on n’arrive pas à suivre le délire et l’on se demande s’il y a vraiment un lien entre certains numéros vu que la narration est décousue au possible. Le pompon est atteint dans le numéro Midnighter in Paris qui malgré sa description et le titre se paye le luxe de n’avoir aucune case qui se passe à Paris. Bref à la fin de son passage on contemple une zone sinistrée à laquelle on ne comprends plus rien. Mais ça aurait pu être pire, il aurait pu se charger du dessin (bon il s’est contenté d’insulter le dessinateur en charge apparemment)…

Marat Mychaels au dessin et Frank Tieri pour le scénario accompagneront le condamné pour ses deux derniers numéros, avant qu’il ne rende l’âme. Lors de cette mort programmée ils vont lui donner une fin ouverte qui permettra peut être de redémarrer un jour sur plus de cohérence.

Grifter #14

Grifter était pourtant prometteur, le début d’intrigue était un peu mal amené et expliqué mais il y avait du potentiel. Malheureusement les ventes ne suivant pas, les tentatives d’électrochocs en changeant la série d’orientation et de management n’auront servi qu’à précipiter sa mort. Bref un beau gâchis.


C’est Lundi, que lisez vous ? #92

Serafina dans Actualités, Livres le 13 mai 2013, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

J’ai terminé Fall of Giants de Ken Follet. L’histoire des 5 familles se poursuit donc jusqu’en 1925 et les derniers chapitres préparent directement la suite : la prohibition, la crise, puis la guerre évidemment. Bien que je trouve un peu Ken Follet timoré par rapport à ce qu’il fait vivre a ses personnages (surtout après avoir lu du Trône de Fer), je lirais avec grand plaisir la suite de cette saga.

Le Parfum du Mal, Fille d'Hécate Tome 2, de Cécile GuillotJ’ai ensuite lu le deuxième tome de Fille d’Hécate de Cécile Guillot, la suite du récit initiatique de Maelys, psychologue et sorcière. La novela est bourrée de bonnes idées, mais je suis un peu frustrée par le format, trop court, j’aimerais tellement en savoir plus. Bonus pour une des nouvelles sorcières que j’ai trouvé fort crédible et originale.

J’ai ensuite commencé le dernier tome du Cycle des Âmes Déchues de Stéphane Soutoul. Si je retrouve avec plaisir son style très agréable, j’avoue avoir beaucoup de mal avec l’héroïne de ce tome : trop Bit-Lit et la nana qui se sent monstre et se refuse à toute histoire d’amour me fait un peu craindre le pire pour la suite. Enfin, on verra.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Affiche du Hellfest 2013Les 21, 22 et 23 Juin 2013 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2013.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2013. C'est notre Highway to Hellfest 2013.

Le Hellfest se veut festival éclectique de musiques extrêmes, et il faut bien avouer qu’il est difficile de leur refuser ce qualificatif. A côté de la Temple se trouve la Valley, le Black juste en face de l’antre des doomsters. Manque de pot cette année, les temps seront bien durs pour ceux aimant les deux genres, puisque les deux tentes jouent en même temps. Voir Rotting Christ ou Red Fang ? Karma to Burn ou Kampfar ? Et bien, heureusement, Uncle Acid and the Deadbeats passe en même temps que Koldbrann, un groupe qui ne me fait ni chaud, ni froid.

Contrairement à notre groupe, vous vous en doutez. Je les ai découvert car ils étaient sur l’affiche du festival, il faut dire que ce groupe de Rock Psychédélique est tout jeune, ils viennent tout juste de sortir leur deuxième galette, Mind Control. I’ll Cut You Down est extrait de leur premier mais représente exactement ce que j’aime chez eux. Des riffs de guitare complètement désagréables pris séparément mais qui créent cette sorte d’ambiance envoûtante, puis cette voix nasillarde qui vient se poser dessus. On headbang immédiatement sur ce rythme lent mais si prenant.

Le genre d’ambiance qu’on imagine aisément retrouver sous la tente enfumée de la Valley, évidemment. Le clip fait à base de scènes assez nawak, est à l’exacte image de leur musique. Le tout clairement monté sous acide et avec ces petits effets qui retranscrivent très bien le son. Uncle Acid and the Deadbeats sont programmés sous la Valley le samedi à 12h50, et nul doute que nous y serons pour prendre notre dose de psyché.


Tremplin M-Fest: Soirée 1 à La Belle Rouge (Joué-lès-Tours)

Wyrms + Demented + Pulmonary Fibrosis + Tribute to Metallica le 5 Avril 2013

illman dans Concert, Musique le 10 mai 2013, avec aucun commentaire

Le M-Fest est un festival Metal de la région tourangelle qui se tiendra cette année les 6 et 7 Septembre à Rouziers en Touraine. Cette année l’affiche est résolument Black avec des groupes comme Glorior Belli, Belenos ou Svart Crown qui sont déjà annoncé. Il reste à annoncer le bas du tableau et c’est justement à ça que servent les trois soirées de tremplin qui ont lieu en Avril à La Belle Rouge.

Tremplin M-Fest: Soirée 1 à La Belle Rouge (Joué-lès-Tours)

Wyrms

Wyrms est un groupe de Black Metal orléanais. Ils assènent un black efficace qui privilégie fortement l’instrumental. Quelques passages sont un poil fébriles mais globalement j’ai apprécié la prestation et je pense qu’ils ont tout à fait leur place en ouverture d’un festival comme le M-Fest. Musicalement ces gars ont un niveau blackesque bien correct et je précise, et c’est très important, que le chant est assuré en français et ça c’est classe.

Demented

Cette fois on est face à un groupe de Death Metal bordelais basique. Leur pistes était dans la moyenne du Death, un segment ultra surpeuplé où l’absence d’originalité devrait être fatal. C’est bien la première fois que je me prends à bailler à un concert de Death, c’est vous dire l’intérêt que j’ai porté à leur prestation… Un groupe moyen donc avec un chanteur qui parle trop et qui en oublie d’être efficace.

Pulmonary Fibrosis

No comment avant d’avoir vu la vidéo de ces gars qui remplacent au pied levé Foetal Injury qui n’a malheureusement pas pu participer. Donc, vu le nom du groupe et la vidéo, vous avez sans doute bien assimilé que le groupe fait du Grind. Et bien figurez vous qu’ils le font bien et que j’ai même trouvé ça vraiment sympathique. Leur batteur à lui seul vaut le détour, car déjà il embraye sec et qu’en plus il assure une grosse partie du « chant », en fait du bruit agrémenté d’une tonne d’effets, en même temps qu’il martèle ses fûts. Le chanteur n’a aucune présence sur scène, forcément vu qu’il passe son temps dans la fosse. Mais l’ensemble tourne bien, j’en suis encore traumatisé d’avoir apprécié.

Tribute to Metallica

Là je ne sais pas trop ce qu’un groupe de reprise peut bien espérer à un tremplin mais bon, il s’avère que c’est une bonne surprise tout simplement car ils ont fait un choix intéressant pour leur setlist. Uniquement tourné vers la période Thrash du groupe, je ne m’attendais pas à entendre un Fight Fire with Fire par exemple (tiré de Ride the Lightning, juste le meilleur album de Metallica), excellent choix de la part de ses musiciens. Par contre le chanteur même s’il a une voix un peu James lookalike a l’air d’avoir un peu de mal à tenir la distance et leur set m’a semblé très court.

M-Fest Soirée 1 à La Belle Rouge

And the winner is… Demented. vous n’aurez pas de peine à imaginer ma déception, sachant que c’est le groupe que j’ai le moins apprécié de la soirée. Mais bon c’est le jeu des votes et on a pas tous les mêmes standards de qualité. Espérons que le cru suivant sera plus convaincant. Rendez vous le 18 Avril, toujours à La Belle Rouge. Et pis j’aimerais bien que ceux pour qui je vote gagnent cette fois.


Klone, Hacride et Beyond the Styx au Temps Machine (Joué-lès-Tours)

Klone + Hacride + Beyond the Styx le 4 Avril 2013

illman dans Concert, Musique le 8 mai 2013, avec 1 commentaire

Le Temps Machine, salle de Joué-lès-Tours, accueillait début avril sa seconde soirée consacrée au Metal. Cette fois-ci on dépasse la scène locale pour passer à l’échelle national avec les pointures Klone et Hacride. Et comme cette salle est avant tout un espace de découverte, c’est un groupe du coin, Beyond the Styx, qui va se charger d’ouvrir pour eux.

Beyond the Styx au Temps Machine

Beyond the Styx, BtS pour les intimes, est un groupe de Deathcore tourangeaux qui a un EP à son actif. Pendant une bonne demi-heure, il vont nous abreuver de leur son, et même si je suis extrêmement réticent aux machincore d’habitude, ils se débrouillent plutôt bien en live. Le chanteur est continuellement en train d’essayer de se « connecter » avec le public et a une certaine présence. Niveau musical, les solos sont encore un peu fébriles bien que ça soit sur la bonne route, mais on retrouve les autres éléments classiques du Death à un bon niveau, tempo rapide, grosse batterie, etc… Pour la dernière chanson, le chanteur descendra de scène pour venir se mettre en position fœtale dans la fosse, ça fait son petit effet. On a pas affaire au groupe du siècle mais ils se défendent. On est ensuite partie pour vingt minutes de battement.

Hacride au Temps MachineHacride entre alors en scène, ça fait des mois que je me fais tanner la couenne avec ce groupe, comme quoi c’est une grosse tuerie. Ils viennent de changer de chanteur et il a suscité pas mal de craintes auprès des fans, mais mon pote ultra fan qui m’accompagnait a été plus que rassuré à la fin du show. Il reste certes au nouveau frontman à bien prendre ses marques sur scène, mais il y a déjà du niveau. Après je ne l’ai pas trouvé particulièrement communicatif mais vu que j’ai passé le set à headbanger comme un sauvage, j’ai peut-être pas tout bien suivi.

Les gars servent leur Death Technique avec brio et réveilleront une bonne partie du public. Malgré tout ça je ne garde pas un souvenir impérissable du set mais il était sympathique. Au passage, leur nouvel album à sortir est vraiment très bien.

Quel plus grand plaisir que d’aller à un concert en se disant que l’on va prendre son pied et qu’en sortant on ne peut que constater que c’était encore meilleur que ce qu’on avait prévu ? C’est à peu près le sentiment qui m’envahit lorsque je vais voir Klone, ici pour ma troisième fois. Et une fois encore, les poitevins ont débité du bûcheron en petit bois avec élégance.

Klone au Temps Machine

Je n’ai pas la setlist en tête mais leurs meilleurs morceaux y sont, notamment ceux tirés de leur excellentissime dernier album comme The dreamer’s hideaway ou encore Rocket Smoke. Bref une setlist de qualité. Comme d’habitude, le chanteur, Yann Ligner, est un monstre de charisme et il vient poser sa superbe voix sur les morceaux avec tant de facilité que ça en devient mystique. Je crois que je ne me lasserais jamais de les voir sur scène (et j’adore la coupe du bassiste). Il finiront leur set comme de coutume avec la reprise de Björk, Army of Me, où le public se décidera à participer un peu plus.

Une soirée dantesque d’où je reviendrai encore une fois en sueur (merci le rhume d’après) et courbaturé. Je crois qu’Hacride va repasser dans le coin dans l’année pour la promo de leur nouvelle galette, à suivre. Désolé pour la qualité des photos, j’avais oublié mon APN à la maison.


Je continue mon séjour parmi la collection Pandore du Pré-aux-Clercs avec La Griffe et le Sang de François Larzem, sorti un peu plus tôt dans l’année. Comme le reste de la collection, il s’agit d’un roman Young Adult, destiné à la jeunesse donc, et écrit par un auteur français. Avec une très jolie illustration de Benjamin Carré et une quatrième de couverture qui évoque le comte Dracul, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Synopsis.

La Griffe et le sang de François Larzem

Mina est une jeune tzigane qui voyage avec sa mère dans leur roulotte vers les Carpates, une terre qu’elle n’a encore jamais foulée mais pour laquelle son père ne manquait pas d’éloges… Verdoyante, paisible, il y ferait bon vivre et surtout, elles seraient enfin à l’abri de la haine et des violences dont son peuple est victime. Mais le voyage sera dur et il n’est rien de moins sûr que les Carpates répondent vraiment à leurs attentes…

François Larzem

François Larzem

Pour être honnête je dois dire que je n’étais pas forcément enthousiaste au début de ma lecture. Une réécriture jeunesse de Dracula ? Hm, ça tombe peut être mal, je viens justement de lire l’original de Bram Stoker. Une version jeunesse ? Voilà qui ne me convainc pas bien plus.

On est donc face à un roman narré à la première personne par Mina, jeune fille qui n’a pas sa langue dans sa poche. C’est relativement classique pour le genre, mais ce n’est clairement pas le genre de narration que je préfère. Toujours est il que notre jeune Mina est donc relativement effrontée et surtout très intelligente. Une sorte de jeune effrontée qui m’a assez exaspéré, certes c’est relativement habituel pour un comportement d’aujourd’hui, mais je n’ai pas franchement trouvé que cela collait à l’époque.

Mina s’exprime en effet d’une manière relativement moderne, et on pourra du coup se poser quelques questions sur ses expressions qui ne font pas du tout gamine du XVIIIème. Du coup, on se retrouve face à des phrases qui choquent, ou qui donnent l’impression d’être incohérentes. Il y a de nombreuses références géographiques dans le roman, et du coup, parfois on se demande quand même comment cette tzigane peut trouver que cela sent l’océan alors qu’en toute logique, elle ne l’a jamais vu, cet océan.

La Griffe et le sang de François LarzemL’histoire est donc une fuite en avant de Mina et sa mère face à la cruauté du monde. Il faut bien dire qu’à ce niveau là, François Larzem met le paquet et son monde est franchement détestable, cruel, raciste. Malheureusement, c’est un peu too much et on a l’impression d’être face à l’éternel recommencement du même scénario, le tout avec un cliffhanger sur la dernière phrase du chapitre.

Ma chronique doit être un peu floue et pour cause, je n’ai pas réussi à me faire une vraie opinion de La Griffe et le Sang. J’ai trouvé que ça n’était ni un bon livre, ni un mauvais. Il est de ces livres qui sont frustrants car on sent largement le potentiel sans qu’il ne soit vraiment utilisé, pleinement maîtrisé. On ne voit pas très bien où l’auteur veut en venir, l’histoire principale est un peu légère et surtout assez grosse et prévisible. Bref, c’est dommage.


C’est Lundi, que lisez vous ? #91

dabYo dans Actualités, Livres le 6 mai 2013, avec 5 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Hollow de Jessica VerdayCommencé la semaine dernière, j’ai continué puis abandonné ma lecture de Hollow de Jessica Verday. Il s’agit d’un roman dont je ne saurai exactement donné la qualification, en dehors du mot marketing Young Adult. A priori Fantastique, bien que je n’ai pas vu un seul élément qui sorte du naturel après 250 pages de lecture… On y suit une jeune fille à la première personne, qui n’est pas forcément antipathique, mais dont l’intérêt ne suffit pas pour me pousser à continuer le roman après 250 pages de son quotidien, d’un ennuis mortel… J’ai du coup décidé d’abandonner et de ne point me forcer à finir quelque chose que je considère comme médiocre.

Le Fils de Rosemary de Ira LevinJ’ai donc pioché parmi les romans que j’avais bien envie de lire, notamment Le Fils de Rosemary de Ira Levin, que j’ai fini. Il s’agit de la suite du culte Un Bébé pour Rosemary qui a été adapté par Roman Polanski au cinéma. Pour être honnête, c’est ce roman là que je pensais lire, du coup j’ai d’abord été impressionné par la capacité du cinéaste à avoir imaginé tous ces détails, avant de me rendre compte de mon erreur. Le roman est plutôt sympathique, bien qu’il ne soit pas une vraie claque. Ça se lit très bien, quelques longueurs sont tout de même à déplorer. A noter qu’il ne semble plus être édité en France, je crois d’ailleurs que nous l’avions acheté d’occasion.

Serafina

Je n’ai absolument pas touché au Trône de Fer cette semaine ! Je viens juste de m’en rendre compte. J’ai été bien trop happée par Fall of Giants, la fresque historique de Ken Follet sur la première guerre mondiale. J’arrive au dernier tiers, et outre le fait que cela ait été une lecture très instructive, je me suis vraiment attachée aux personnages et j’ai hâte de lire la suite !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?