Va-t-en-guerre de Terry Pratchett

dabYo dans Critiques, Livres le 31 mai 2013, avec aucun commentaire
Critiques

Je continue ma lecture de la mini-série Le Guet des Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett avec le quatrième tome des aventures de Vimaire, Va-t-en-guerre. Le tome précédent, Pieds d’Argile faisait largement le boulot et se lisait avec plaisir, bien qu’il ne révolutionne clairement pas le genre pour autant. Un Terry Pratchett quoi, qui se lit rapidement, très agréable, mais qui ne laisse pas de grand souvenir. Est ce que ce sera encore le cas avec Va-t-en-guerre ? Synopsis.

Va-t-en-guerre, Les Annales du Disque-Monde, de Pratchett et Simonetti

Il se passe des choses bizarres parfois sur le Disque-Monde, enfin, c’est un grand mot. Il se passe des choses bizarres tous les jours, mais l’apparition spontanée d’une énorme île entre Ankh Morpork et le continent Klatch est il faut le dire, une chose assez rare et bizarre. Reste que depuis lors, beaucoup de gens des deux côtés se demandent s’il ne serait pas opportun d’aller y assurer la souveraineté de son continent dessus… Et ça risque bien de poser quelques problèmes.

On continue donc dans la même lancée de critique de la société, cette fois bien plus orientée sur le racisme et les autres pays. Oh bien sur, ça parlait beaucoup d’ethnies jusqu’à présent dans les tomes précédents, notamment via le recrutement de nains et autres trolls dans les rangs du Guet. Mais là, il s’agit bien des stéréotypes que nous nous faisons des étrangers, des gens qui sont de l’autre frontière et qui ont bien une gueule à faire des trucs bizarre. Genre, ils mangent leur fritte avec du ketchup, comme nous, mais avec plus de sel, et ça c’est carrément bizarre.

Va-t-en-guerre de Terry Pratchett

Evidemment l’auteur ne révolutionne pas le domaine, ça se lit bien et il va juste y mettre en scène quelques personnages simples face à cette différence. Chicard et Côlon seront donc, entre autres, les héros de cette opus et nous fournirons encore une fois des dialogues où seul l’absurde atteint le niveau de la stupidité. C’est vraiment, vraiment, très drôle.

Va-t-en-guerre, Les Annales du Disque-Monde, de Pratchett et SimonettiA côté de cela, Pratchett nous remonte une petite intrigue policière avec une enquête. Pas de quoi casser trois pattes à un canard évidemment, ça se tient, mais c’est plutôt une excuse qui va permettre à Sam Vimaire de faire le Vimaire, justement. Bref, je dois bien avouer que là dessus j’ai été relativement déçu.

Que penser de Va-t-en-guerre alors ? Pas grand chose, il faut bien l’avouer. C’est un roman des Annales du Disque-Monde et à ce titre, le roman est drôle, il se lit rapidement et on ne s’ennuie pas. Certes, mais ce n’est qu’une nouvelle aventure du Guet, qui n’apporte pas grand chose de nouveau, ne nous fait découvrir aucun nouveau personnage, ne prenant même pas vraiment la peine d’en mettre un sous les lumières des projecteurs. Une lecture sympathique, mais dispensable en somme.


L’aube de la Guerrière de Vanessa Terral

Les anges aussi peuvent se brûler les ailes !

Malicia dans Critiques, Livres le 29 mai 2013, avec aucun commentaire
Critiques

L’aube de la guerrière est un roman de Vanessa Terral de la collection Féline des éditions du Chat Noir. Ce roman de Bit-Lit est accompagné d’une couverture réalisée par Cécile Guillot. Il est relativement récent, il est en effet sorti en septembre 2012. Synopsis.

L'Aube de la Guerrière de Vanessa Terral

Solange est une guerrière, mais pas n’importe quelle guerrière, c’est un ange guerrier. Dès son trépas, jugée sans grande valeur, elle est envoyée comme ange mineur combattre des larves près des Fosses. Son objectif : exterminer les larves, notamment grâce à son don –le feu des ténèbres– pour éviter qu’elles ne fuguent dans d’autres plans. C’est dans ce contexte qu’elle va rencontrer Aghilas et Terrence venus de l’autre camp, celui des démons, pour terrasser les larves. De surprise en surprise,elle découvre qu’Aghilas détient lui-aussi le feu des ténèbres et qu’il lui reste de nombreuses choses à apprendre sur ce don… mais aussi sur son histoire.

Vanessa Terral

Vanessa Terral

Au début, j’étais moyennement emballée par ce roman car le pitch très « combat dans la boue » me donnait  l’impression que le roman serait un peu trop technique pour moi. Pourtant, dès les premières pages, j’ai été conquise par le style d’écriture de Vanessa Terral. Fluide, bien tourné, il regorge de métaphores et comparaisons –je pense que Vanessa Terral aime vraiment beaucoup les métaphores– mais ça reste assez naturel. L’humour est au rendez vous, entre autre par le quotidien de Solange qui m’a beaucoup plus.

Dans L’Aube de la Guerrière, on découvre les anges sous une forme beaucoup plus inspirée par les religions et l’histoire que dans la majorité des œuvres de Bit-Lit. Cela m’a rappelé un peu Richelle Mead dans la saga Succube, qui savait aussi évoquer des figures connues tout en intégrant des personnages moins connus du monde Fantastique, mais tout aussi intéressants. Au final, même cette histoire de larves se comprend très vite, les larves sont des engeances du mal très vilaines, les larves prêtes à fuguer sont à extermineeeeer.

L'Aube de la Guerrière de Vanessa TerralJ’ai autant apprécié les personnages que l’histoire, bien structurée et bien rythmée, avec de nombreux éléments bien pensés (comme le concept de dispersion par exemple). Le roman ne se limite pas à la rencontre entre le camp des gentils (Solange) et celui des méchants (Aghilas et Terrence), j’ai apprécié qu’il s’agisse à la fois d’une confrontation entre deux camps pas si opposés que ça, mais aussi de la découverte de l’histoire de Solange. Les intrigues se mélangent et se complètent vraiment bien, même si j’ai l’impression qu’il m’a manqué quelque chose concernant les conditions de la mort de notre héroïne, qui aurait pu rendre le tout vraiment parfait. Je n’arrive pas à mettre le doigt dessus.

Vous l’aurez compris, en tout cas, je suis très contente d’avoir lu ce premier roman de Vanessa TerralL’aube de la Guerrière propose une histoire intéressante, dont j’ai apprécié les personnages et l’univers. En bref, vivement les autres! (et il faut que je mette la main sur ses nouvelles aussi)


D’autres Royaumes de Richard Matheson

Bienvenue au royaume des feys

illman dans Critiques, Livres le 28 mai 2013, avec aucun commentaire
Critiques

D’autres Royaumes est un roman Fantastique de Richard Matheson paru en 2011 en version originale et en 2013 chez J’ai Lu dans leur collection Nouveaux Millénaires. Pour rappel c’est l’homme à l’origine de Je suis une Légende ou encore L’homme qui rétrécit, sans compter sa pléthore de nouvelles et son implication dans des scenarii de films. Et du haut de ses 87 ans, il va prouver qu’il sait encore écrire, direction le Synopsis.

D'Autres Royaumes de Richard Matheson

Arthur Black est écrivain, enfin c’est le nom qu’Alexander White s’est donné pour écrire. Au crépuscule de sa vie il va nous relater une histoire de sa jeunesse alors qu’il est tout juste démobilisé pour blessure vers la fin de la Grande Guerre. Il va aller s’enterrer dans un village perdu d’Angleterre pour tenir une promesse. Il va retrouver sur son chemin plein de phénomènes étranges et pourrait bien faire rentrer l’idée que les fées existent dans sa vie.

Richard Matheson

Richard Matheson

Sans avoir lu le quatrième de couverture, on pourrait s’attendre à un récit sur les ravages de la guerre après les premières pages. Mais l’auteur nous plonge dans l’étrange assez rapidement en poussant son lecteur à se demander si son personnage rencontre la réalité ou ses fantasmes. N’étant pas particulièrement au taquet en ce qui concerne les légendes des îles britanniques, je ne saurais pas dire si ces fées sont proches d’une légende ou non, mais ça m’a paru suffisamment convaincant comme folklore. L’auteur nous dévoile une Angleterre campagnarde, complètement rongée par ses superstitions avec ses bouseux sympathiques mais pas très futés qui m’ont un peu fait penser aux populations lovecraftiennes que l’on pouvait retrouver dans La Peur qui Rôde. En moins consanguin.

Alexander est un personnage que j’ai trouvé sympathique et cela pour plusieurs raisons. Il a eu une enfance difficile avec la perte de sa sœur et un père militaire dominateur, un background qui va le hanter tout le long du roman. Mais sans l’être de manière lourdingue, en faisant de ce père dérangé une sorte de croque-mitaine pour le héros, une menace pesante pour son équilibre mental. On retrouve quelques psychotiques au casting et ils sont du genre méchants, comme Magda, archétype de la sorcière rousse sexy d’un certain âge qui est un personnage un peu glauque.

Matheson joue aussi sur le dédoublement de personnalité entre Arthur et Alexander. C’est comme s’il narrait la naissance de son alter-ego écrivain au travers de son aventure, on a presque l’impression d’avoir la voix-off du vieil Alexander pour nous raconter cette histoire. C’est un peu comme si l’auteur essayait de justifier sa carrière d’écrivain qui aurait démarré, dans ce fantasme, sur une rencontre du 3ème type, ça donne un cachet étrange à l’ensemble du roman.

D'Autres Royaumes de Richard MathesonLe déroulement temporel de l’histoire m’a un peu posé problème. En effet, et je ne suis pas sur que ce soit exprès, on a un peu de mal à avoir conscience du temps qui s’est écoulé pendant les différentes « phases » du roman. Si l’on excepte ce point qui m’a un peu agacé, ça se lit tout seul. La traduction assurée par Patrick Imbert est fluide et il y a suffisamment de rythme pour ne pas s’ennuyer.

D’autres Royaumes de Richard Matheson est un bon roman. Si on cherche un petit peu, on peut lui trouver facilement des petites imperfections notamment, comme j’en ai parlé, sur la narration dans le temps. Rajoutez à cela une édition vraiment classe de la part de J’ai Lu avec une traduction propre de Patrick Imbert, et vous obtenez un bouquin de Fantastique à dévorer et un beau livre à mettre dans la bibliothèque.


C’est Lundi, que lisez vous ? #94

dabYo dans Actualités, Livres le 27 mai 2013, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

J’ai donc fini ma lecture d’Angemort de Sire Cédric assez rapidement. Ça se lit donc plutôt bien, même si on sent que l’auteur écrivait la son premier roman. Il y a de très bons éléments, l’ambiance est bien présente, mais j’ai trouvé que le twist de milieu de roman était un poil gros, un poil trop Fantasy. Reste que j’ai beaucoup aimé.

Mordre le Bouclier de Justine NiogretJ’ai ensuite enchaîné avec Mordre le Bouclier de Justine Niogret, chroniqué par Serafina lors de sa sortie chez Mnémos mais que je redécouvre dans sa version poche. Mes souvenirs du premier tome Chien du Heaume étaient assez troubles, j’ai donc eu beaucoup de mal à me replonger dans l’histoire. Du moins, sur les premières pages, car on retrouve très vite ses marques et le style de l’auteur, si particulier, est toujours aussi savoureux. J’en suis à la moitié, j’aime beaucoup bien que je ne saurai exprimer pourquoi.

Et dans un tout autre registre, j’ai lu et beaucoup apprécié la suite d’American Vampire Legacy. Le tome 2 est vraiment superbe, les dessins sont sublimes et on ne peut qu’être frustré d’arriver si vite à la fin. Je ne pensais pas le dire un jour, mais pour le coup, j’aurai largement préféré que cette courte histoire soit étoffée sur plusieurs tomes…

Serafina

La Criminologie pour les NulsJ’ai continué ma relecture du Trône de Fer, j’ai fini le tome 7 et entamé le fameux tome 8 Les Noces Pourpres. J’apprécie de relire au même rythme de la série, ça permet de voir à quel point, cette année, elle est respectueuse des livres.

J’ai avancé dans mon dernier tome de la saga de Stéphane Soutoul, Le Cycle des Âmes Déchues, qui s’augure plutôt pas mal. J’en ai lu les bons trois-quart je pense. Et enfin, dans la suite de la serie Seraf’ lit tout et n’importe quoi, je lis actuellement La Criminologie pour les nuls. J’ai du trop regarder Hannibal.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Affiche du Hellfest 2013Les 21, 22 et 23 Juin 2013 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2013.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2013. C'est notre Highway to Hellfest 2013.

Ce sera donc la troisième fois que nous verrons les finlandais de Korpiklaani au Hellfest. La première fois dans la boue de l’édition 2007, la deuxième sous une tente complètement conquise et dansant dans tous les sens. Il faut dire que la musique Folk du groupe est du genre efficace lorsqu’il s’agit de faire sauter et danser les métaleux. Et comment pourrait-on bouder son plaisir, tant les instruments sont entraînants. Ils ont sorti l’année dernière leur huitième album Manala dans un silence complet, il faut bien l’avouer.

Beaucoup moins agressif et plus acoustique, Manala n’est certes pas mauvais, mais loin de transcender. Les chansons restent à l’image du groupe, entraînantes, donnant envie de sautiller, mais sans laisser un réel souvenir pour autant. En quelques sortes, yet another Korpiklaani. Rauta est donc le premier clip qui en est extrait, mettant fin à une mini tradition du single au nom d’alcool, remember Vodka et Tequila. Si l’alcool a quasi disparu du clip, on ne pourra pas en dire autant concernant la forêt, ni la cabane, qui ressemble comme deux goûtes d’eau à celle du clip précédent.

A l’affiche du Hellfest 2013 le dimanche sous la Temple, il n’y aura pour nous pas de grand dilemme, puisqu’ils passent en même temps que Voivod et The Sword. Autant dire qu’on sera sans doute de la chenille.


Vous pouvez vous moquer, mais j’ai décidé de tester Euro Truck Simulator 2, qui est comme son nom l’indique, une simulation de conduite de camions à travers l’Europe. Sorti en Octobre 2012, c’est évidemment la suite du premier ETS du nom, développé par SCS Software et disponible uniquement sur PC. Je n’ai pas joué au premier, donc je ne saurais vous dire ce qui a changé depuis.

Euro Truck Simulator 2 Packaging

ETS2 vous propulse donc dans la peau d’un chauffeur de poids-lourds ambitieux. Tout au long du jeu, vous aurez la possibilité, à force de livraisons effectuées, de gagner en expérience et monnaie, afin de débloquer des points de compétences, vous donnant accès à d’autres types de livraisons (plus longues, plus difficiles, plus urgentes etc.). Celles-ci vous permettant donc de gagner encore plus d’argent.

Si vous démarrez simple conducteur, cet argent va ensuite vous permettre d’acheter votre premier camion personnel, puis d’autres encore afin de prendre sous votre aile généreuse des employés qui vous coûteront un bras. Bref, étendre votre entreprise à l’échelle européenne, en gagnant toujours plus de sous, et en installant vos futurs employés dans les villes voisines, etc. Vous avez également la possibilité de prendre des prêts à la banque afin d’avoir votre petit camion dès le départ, mais attention aux taux d’intérêts !

Euro Truck Simulator 2 Interface

L’aspect de gestion est donc complétée par la conduite en elle même. Contrairement à ce que l’on a pu entendre sur ce jeu, non, il n’est pas en temps réel, et heureusement d’ailleurs. Mais comptez tout de même une bonne heure si vous avez une livraison de plus de 650km par exemple, la simulation reste limitée à ce niveau. On peut aisément désactiver le besoin pour son personnage d’avoir à dormir, et ainsi d’éviter de faire des pauses sur des aires d’autoroute.

L’interface est simple, et plutôt intuitive. La prise en main des camions se fait plutôt progressivement, il faudra tout de même un certain temps pour maîtriser un créneau avec une remorque, ou pour parvenir à doubler un camion dans un virage, lancé à 95km/heure. Une légère connaissance du code de la route peut servir, mais au final savoir juste quand mettre des feux de route et lire un panneau de limitation de vitesse suffit amplement. Faudrait pas non plus tout perdre en se faisant arrêter.

Euro Truck Simulator 2

Graphiquement le jeu fait ce qu’on lui demande : pas forcément sublime, mais sans être moche pour autant. Des milliers de kilomètres de routes diverses avec un décor pas trop dégueulasse sur les côtés pour éviter cette impression de monotonie. Il y a aussi un cycle jour/nuit et le temps s’écoule sur la semaine, de façon numérotée (semaine 1, 2,3, etc.). La météo est aussi à prendre en compte, puisque chaque jour et ce de façon aléatoire, vous aurez droit à deux-trois heures d’orage pluvieux.

Dans la mesure où il y a 64 villes à explorer, 36 points de compétences à débloquer (à raison d’un point par niveau), et des milliards d’euros à économiser selon vos ambitions personnelles, on peut dire que la durée de vie est conséquente. Pour vous donner un ordre d’idées, j’en suis à une vingtaine d’heures de jeu, et je n’ai débloqué qu’à peine la moitié des points de compétences. Côté bande son, le jeu se contente des bruits de route, et de conduite, mais si vous souhaitez écouter de la musique, vous pourrez l’ajouter dans le dossier d’installation.

Euro Truck Simulator 2 Cokpit

Réticente au premier abord, EuroTruck Simulator 2 a su me montrer qu’il était bien moins inintéressant que je ne l’aurais pensé. On se prend rapidement au jeu, et les heures défilent sans que l’on ne s’en rende compte. Le seul défaut de cet opus, c’est son prix (30€), un peu cher pour le contenu qu’il propose. En définitive, ce n’est pas un mauvais jeu, loin de là, mais c’est suffisamment particulier pour ne pas plaire au plus grand nombre.


Silence, ça tourne ! #45

dabYo dans Actualités, Films le 23 mai 2013, avec aucun commentaire
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Hannibal s01e01 à s01e04

On continue de goûter aux nouvelles séries américaines, mais cette fois avec ce bon cher Hannibal Lecter. Pour le coup, nous sommes de complets incultes, nous n’avons pas vu les films et encore moins lu les œuvres de Thomas Harris qui en sont à l’origine.

Hannibal de Bryan FullerHannibal est donc basée sur les débuts de la série littéraire, le premier tome Dragon Rouge et s’axe sur le principe du Thriller psychologique. On suit les personnages principaux, dont le fameux Hannibal, dans une ambiance généralement malsaine et autour de la résolution de crimes. Le tout n’étant pas sans faire penser à un Dexter, mais en beaucoup plus sombre et malsain.

Et c’est franchement bien foutu et addictif. Mads Mikkelsen qui incarne le docteur Hannibal Lecter est franchement flippant, incarnant parfaitement le rôle. Évidement, on sait tout de suite qu’il est dangereux, mais la série se garde bien de confirmer le tout, laissant bien seuls nos soupçons… Et nos peurs.

La réalisation est au rendez-vous, les effets spéciaux sont de qualité et les mises en scène des meurtres vraiment flippantes. Il y a peu d’actions, du coup c’est plus sur l’aspect psychologique que la série joue la dessus, avec des gros plans sur des morceaux de viandes, sur des vers, sur la putréfaction. L’esthétique est réussi, travaillé, malsain, déstabilisant.

Hannibal de Bryan Fuller

Après quatre épisodes, on ne voit pas encore très bien où la réalisation veut en venir, mais c’est pour le moment assez addictif, et on ne peut que vous conseiller d’y aller.

Game of Thrones s03e05 à s03e07

Ygrid Game Of Thrones Saison 3Et bien, nous n’aurons même pas eu le temps de râler sur la mise en scène d’une des relations clef de cette saison de Game of Thrones. Alors que Jon Snow et Ygrid laissaient de marbre sur le cinquième épisode, la réalisation a réussi à tirer son épingle du jeu par la suite et à faire honneur aux livres. Là dessus, c’est vraiment réjouissant, nous laissant oublier les quelques libertés prises sur d’autres personnages…

En dehors des nombreuses scènes de tortures gratuites, qui par ailleurs ne figurent pas dans les livres et spoilent allègrement Le Bûcher d’un Roi, on assiste tout de même à de grands moments grâce à Daenerys.

Les éléments se mettent peu à peu en place et c’est sur les terres des Noces Pourpres que la série s’engage désormais. Et on a évidement bien hâte d’y être !

Django Unchained de Quentin Tarantino

Django Unchained de Quentin TarantinoDire que nous ne sommes pas des grands fans des films de Quentin Tarantino serait un euphémisme. J’étais loin d’être convaincu par Inglorious Basterds, mais j’avais au moins réussi à le regarder sans trop m’ennuyer. C’est au bout d’une heure de Kill Bill que je me suis aperçu qu’il n’y avait franchement rien à me mettre sous la dent. Alors j’aimerai franchement savoir ce que les gens peuvent bien y trouver.

Enfin bon, j’avais quand même bien envie de jeter un œil à ce Django Unchained, le Western et la présence d’un Dicaprio étant largement suffisante pour m’y convaincre. Et finalement, Serafina a bien fait de nous empêcher d’y aller au cinéma.

Ça se regarde, là n’est pas la question et on s’ennuiera pas vraiment, mais pas de quoi casser des briques pour autant. Je n’en garderai aucun souvenir, je crois.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Le Souffle des Ténèbres est un court roman horrifique de Frédéric Livyns paru chez Val Sombre Éditions. Il est servi par une élégante couverture de Sylvie Veyres. Il a été finaliste du Prix Masterton 2013, catégorie roman francophone. Synopsis ?

Le Souffle des Ténèbres de Frédéric Livyns

Bryan et Suzy viennent en Bretagne pour se ressourcer après une épreuve familiale. Le village où ils résident n’est autre que le village où le grand-père de Bryan a vécu. Le couple découvre bientôt les ruines d’un château, qu’aucun guide n’indiquait et dont les villageois semblent avoir peur.

Frédéric Livyns

Frédéric Livyns

On se trouve dans un roman très ancré dans notre quotidien. En effet, on va en Bretagne, et le village est très réaliste. Bien que se déroulant de nos jours, la superstition des villageois n’est pas exagérée, et m’a même semblée logique. Pour avoir connu bien des trous perdus, pas forcément en Bretagne, je dois dire que je n’ai eu aucun mal à me mettre dans le bain.

Le roman étant très court (150 pages seulement), les personnages ne sont pas super développés, et sont souvent définis par un ou deux traits caractéristiques, c’est tout. C’est à peine si on sait à quoi les personnages ressemblent, et au final il faut bien le dire ils sont assez transparents voir stéréotypés. Ce n’est pas gênant car ce qui est particulièrement mis en avant, ce sont les événements, et l’ambiance.

Car en très peu de pages, l’auteur réussit à mettre en place une ambiance entre le flippant et l’oppressant, et qui m’a fait beaucoup penser à un film de Polanski, un peu comme le malaise qu’on ressent devant Rosemary’s Baby ou La 7ème porte. Le roman est vraiment très immersif, on sent la tension, on sent le coté oppressant, et je n’avais qu’une envie : tourner les pages, totalement happée.

Le Souffle des Ténèbres de Frédéric LivynsOn comprend très vite le problème et Frédéric Livyns va réellement droit au but. Cela n’est pas gênant, car cela contribue au coté addictif du livre : on ne s’ennuie pas une seule seconde. Cette impression est renforcée par le découpage en chapitres courts. Pour mettre en place son intrigue, l’auteur s’appuie sur des rumeurs sur des faits historiques plutôt crédibles (je n’ai absolument pas fait de recherche sur leur réalité, mais ca m’a paru plausible). La fin est peut être un peu too much, mais dans l’ensemble c’est une lecture agréable, son statut de finaliste au prix Masterton n’est pas usurpé.

Le Souffle des Ténèbres est donc un très bon livre d’Horreur, qui n’a rien à envier à des productions étrangères. Son coté terroir est un plus, car il est du coup plus aisé d’y entrer, et on a l’impression que ça pourrait se passer dans le village du coin. Il se lit plutôt vite en plus, alors vous n’avez aucune excuse pour ne pas le découvrir.


On est un peu en retard ici, mais n’empêche, on ne pouvait quand même pas passer à coté de l’annonce du Running Order du Sonisphere France 2013, dont les dates se rapprochent puisqu’il aura lieu les 8 et 9 Juin prochain à Amneville. Il faut l’avouer, le festival a une affiche qui donne vraiment envie. L’ordre est donc visible ci-dessous.

Sonisphere France 2013

Samedi 8 juin
Scène Apollo

13h00 – 13h30 Headcharger

14h10 – 14h50 Crucified Barbara

15h40 – 16h20 Behemoth

17h10 – 18h00 Bring Me The Horizon

19h00 – 20h00 Motörhead

21h10 – 22h25 Slayer

23h50 – 01h05 Limpbizkit

Scène Saturn

13h35 – 14h05 Dagoba

14h55 – 15h35 Karnivool

16h25 – 17h05 Sabaton

18h05 – 18h55 Amon Amarth

20h05 – 21h05 In Flames

22h30 – 23h45 Korn

Dimanche 9 juin
Scène Saturn

13h05 – 13h35 Voodoo Six

14h05 – 14h45 Ghost

15h35 – 16h20 DragonForce

17h30 – 18h30 Epica

19h40 – 20h40 Children Of Bodom

22h50 – 23h50 Airbourne

Scène Apollo

13h35 – 14h05 Hacktivist

14h50 – 15h30 Mastodon

16h25 – 17h25 Stone Sour

18h35 – 19h35 Megadeth

20h45 – 22h45 Iron Maiden

Il n’y a que deux scènes, Saturn et Apollo, du coup aucun groupe ne joue en même temps, et vous n’aurez donc pas de risque de louper vos préférés ou d’avoir de durs dilemmes. Les temps de jeu sont plutôt corrects : 40 minutes à 1h pour la plupart des groupes qui nous intéressent. C’est donc à Airbourne que reviendra la lourde tâche de clôturer le festival… Après un Iron Maiden qu’on espère mémorable.

Pour rappel, la scène Appolo est en intérieur, aucun risque donc de voir Behemoth jouer en plein soleil (si tant est qu’il y ai du soleil un jour cette année) est en extérieur, il faudra donc prendre le risque de voir Behemoth  jouer en plein soleil. Personnellement, nous attendons surtout le dimanche, et vous ?


C’est Lundi, que lisez vous ? #93

dabYo dans Actualités, Livres le 20 mai 2013, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Ronde de Nuit de Terry Pratchett, Les Annales du Disque-MondeAyant sauté mon tour la semaine dernière, je ne vous ai pas encore parlé de Ronde de Nuit de Terry Pratchett, que j’ai dévoré le temps d’un week-end. Il fait partie des livres cultes de Serafina qu’elle veut que je lise depuis un moment maintenant, d’où mon marathon des aventures du Guet. Bref, que dire si ce n’est que ce roman est génial ? On est un peu moins dans l’humour et beaucoup plus dans la critique sociétale avec cette aventure de Vimaire, et je dois l’avouer que parfois ça a pu me gêner. Je ne suis pas encore habitué à ce que l’auteur nous abreuve autant de ses pensées politiques au travers de son personnage principal. Mais c’est un très très bon roman.

J’ai ensuite enchaîné sur Création de Johan Heliot qui vient tout juste d’être publié en poche par J’ai Lu. De cet auteur, j’avais pu goûter à l’excellente Quête d’Espérance mais jamais de romans pour adultes. C’est donc fait cette fois avec une histoire mêlant sciences et religion, créationnisme pour être exact. C’est de la Science-Fiction assez tripesque mais qui se lit très bien, avec des chapitres courts qui donnent un rythme soutenu à l’histoire. Je l’ai lu en quelques jours là aussi, et c’était passionnant.

Angemort de Sire CédricEnfin, je viens de commencer Angemort de Sire Cédric, le premier roman de l’auteur français que Serafina avait chroniqué en 2008 déjà. Il vient d’être réédité par Le Pré-aux-Clercs dans une très jolie édition, idéal pour aller avec les autres œuvres de l’auteur, sachant que sa publication chez feu Nuit d’Avril était déjà introuvable en 2008.

C’est vraiment trash et surtout très sexuel. On voit bien que l’auteur a su évoluer et ça ne peut que permettre d’apprécier sa nouvelle maîtrise de sa prose, surtout lorsqu’on compare à son dernier opus Le Premier Sang. Ça se lit bien cela dit, et c’est prenant.

Serafina

Gatsby le Magnifique de F. Scott FitzgeraldJ’ai décidé de rattraper mon retard par rapport à la série du Trône de Fer, j’ai donc avancé ma relecture du tome 7, L’épée de feu, dont je suis presque à la fin. C’est toujours un plaisir. Ensuite, comme j’aime toujours lire les livres avant de voir leur adaptation, j’ai lu Gatsby le Magnifique de F. Scott Fitzgerald. Dire que j’ai apprécié serait erroné, j’ai parfois eu du mal à comprendre ce que je lisais, je trouve le style de Fitzgerald (et sa traduction) vraiment particulière et pas toujours compréhensible. Le bouquin n’a beau faire que 200 pages, j’ai mis plus longtemps à le lire que prévu, tellement il n’était pas rare que je relise les passages trois fois…

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?