Vous le savez, j’aime beaucoup Epica. Si le groupe de Metal Symphonique néerlandais m’a parfois déçu, dans l’ensemble il reste dans mes groupes préférés. Alors quand ils annoncent un concert spécial pour leur dixième anniversaire avec l’orchestre de Miskolc, que ça tombe pendant mes vacances, et que d’autres concerts intéressants ont lieu dans le coin autour de la date, ma destination pour mes vacances de printemps était toute trouvée.

Epica, Retrospect, au Klokgebouw (Eindhoven)

Epica jouait donc au Klokgebouw de Eindhoven, une sorte d’entrepôt reconverti en énorme salle de concert. Le GPS ne connaissait pas le lieu, mais la salle est finalement assez facile à trouver, et le peuple présent dans la file d’attente nous a largement aidé à trouver rapidement. Il y a un parking payant, mais il est facile de se garer dans les parages gratuitement. L’ensemble est réellement très grand et peut accueillir 4500 personnes !

Epica, Retrospect, au Klokgebouw (Eindhoven)C’est le peuple qu’il y avait ce soir là, car le concert était soldout. L’ouverture des portes était à 19h mais le concert n’a commencé qu’à 20h30, autant dire que le temps était un peu long, et comme on comprend pas le néerlandais, on avait pas compris qu’il fallait des jetons pour la bière donc, epic fail quoi.

Mais voilà que l’orchestre prend place et que retenti les premières notes d’intro. Epica est venu avec l’orchestre de Miskolc, celui la même qui était présent sur The Classical Conspiracy. Le groupe jouera donc sans samples pour une fois. Et ça, ça change tout ! Évidemment, les chœurs et instrumentations sont déjà présents dans les albums, mais en live, le sample n’est pas toujours heureux, parfois trop fort, parfois pas assez… Et parfois pas en phase comme l’intro de Chasing lancée trop tôt au Hellfest. Ici nada, l’orchestre est là et joue live.

La sonorisation de la salle est plutôt bonne, c’est équilibré, on entend tout bien, pas trop fort d’ailleurs. On s’était inquiétés de ne pas avoir de bouchons d’oreilles, mais en fait non, pas besoin. certains morceaux seront retouchés pour profiter de l’orchestre, c’est notamment le cas de Unleashed, qui bénéficiera d’une intro classique.

Epica, Retrospect, au Klokgebouw (Eindhoven)

Epica jouera donc trois heures et piochera dans tous ses albums. Et quand ils disent tous, ça veut dire tous. Nous n’échapperons donc pas aux reprises classiques contenues dans The Classical Conspiracy. Sans dire que la setlist est déséquilibrée, on pourra regretter que les morceaux des vieux albums présents soient des morceaux de toute manière régulièrement joués et emblématiques d’Epica (Sensorium, Cry for the Moon, Consign, etc…). Cela fait plaisir de les réentendre ceci dit, mais voilà, pas de Run for a Fall, pas de Feint, pas de Mother of Light. Ces derniers seront à peine joués dans un medley orchestral qui permettra aux musiciens du groupe de faire une pause.

Epica, Retrospect, au Klokgebouw (Eindhoven)C’est finalement The Divine Conspiracy qui sera l’album le plus représenté, avec pas moins de 6 morceaux ! 6 morceaux parmi lesquels figure évidemment Chasing the Dragon. Ce morceau bénéficiera en plus d’un numéro d’acrobates, deux femmes qui grimpent et dansent accrochées à des sortes de rideaux. Évidemment, le show sera aussi ponctué d’effets pyrotechniques : colonnes de feu, explosions, et autres viennent ponctuer certains morceaux.

Là où j’avais été très déçue sur le chant notamment au Printemps de Bourges, force est de constater que ce coup ci, Simone est en forme. Et si on n’échappe pas à quelques couacs notamment sur les premiers morceaux, dans l’ensemble c’est une prestation tout à fait correcte pour un show de trois heures. Alors certes Simone n’est pas Lori Lewis, mais elle assure plutôt bien sur le coup.

Ceci dit, le show sera ponctué de pas mal de pauses, qui permettront notamment à l’orchestre de montrer ses capacités, avec en plus du medley sus-cité un solo de violon sur Les 4 saisons de Vivaldi. Le groupe avait annoncé des invités surprise, mais sans surprise, on retrouvera Floor Jansen qui chantera en duo Stabat Mater Dolorosa avec Simone puis sur Sancta Terra, et les anciens membres d’Epica sur Quietus.

Epica, Retrospect, au Klokgebouw (Eindhoven)

Le concert se terminera comme d’habitude sur Consign to Oblivion, magistral comme toujours. En plus d’avoir été diffusé en live en streaming sur internet, il a évidemment été enregistré et devrait sortir en DVD d’ici à la fin de l’année. Un très bon moment passé pour les fans.


Sahg, Solstafir, Long Distance Calling au 9 Cube (Châteauroux)

Live Report de Sahg + Solstafir + Long Distance Calling le 16 mars 2013

illman dans Concert, Musique le 3 avril 2013, avec aucun commentaire

Certains l’ont trouvé difficile à croire mais au lendemain de leur date au Nouveau Casino, le trio Sahg, Solstafir et Long Distance Calling est allé s’enterrer dans le Berry à Châteauroux pour une date supplémentaire. Le moins que l’on puissent dire, c’est que Le 9 Cube est bien planqué, à la limite d’une zone industrielle et au fond d’une cour sans indication visible de la route, on a intérêt à connaitre l’adresse complète et scruter l’arrivée des autres spectateurs pour repérer l’endroit.

Monsther of Metal

Dans cette salle, c’est pas des rigolos, quand sur ton billet y a marqué 20h30, c’est 20h30 pétantes. J’ai rarement vu un concert être autant au taquet sur l’horaire. A peine le temps de dire bonjour à deux trois personnes que je connaissais que le concert démarrait, avec les norvégiens de Sahg.

Formation délivrant un Heavy Metal teinté de Stoner, ils seront la baffe de la soirée pour moi. Percutant et entraînant, les gars s’évertuent à nous livrer une performance de qualité. J’ai été assez hypnotisé par leur musique, la fête au headbang et des titres comme Pyromancer envoient sévère, la batterie contribue aussi énormément à la sensation de puissance des morceaux. Trve fact, le bassiste de Sahg n’est autre que King ov Hell (ex-Gorgoroth et God Seed). Le temps de descendre une bière, d’acheter le dernier album du groupe, qui date de 2010, et c’était déjà reparti.

Solstafir à ChâteaurouxC’est nimbé de lumière bleue que les islandais de Solstafir sont entrés en scène, avec son chanteur un peu à l’ouest et son fameux bassiste à nattes. Ils délivrent leur son si particulier qui sent le froid de l’Islande et envoûtent le petit comité présent. Le chanteur, souffrant surement d’un grave problème de bactérie, a descendu une demi bouteille de Jack pour désinfecter le tout avec l’aide du bassiste.

Moment d’anthologie quand le groupe se lancera sur Köld, morceau planant par excellence. Bon ben c’était juste une grosse tuerie, encore meilleure que ce que j’avais vu au Hellfest en 2012,  et je suis reparti avec l’affiche dédicacée par le gratteux et le batteur du groupe.

Long Distance Calling faisait aussi partie des inconnus ce soir là pour moi. Ce sont ces allemands œuvrant dans un style post-metal progressif qui headlinent la soirée, à en croire Wikipedia ils ont tourné avec Katatonia. Première surprise, leurs chansons sont principalement des instrumentales, le claviériste prenant parfois le micro pour pousser la chansonnette de manière plus ou moins heureuse. Dans l’ensemble c’est plutôt pas mal et bien posé, ça manque juste un peu de conviction sur scène, je trouve, vu le tempo adopté.

Long Distance Calling a Châteauroux

Puis il faut aimer le style sweat à capuche. Un groupe à écouter à l’occasion. Au final, ça valait le coup d’aller se paumer dans la banlieue industrielle de Châteauroux.


C’est Lundi, que lisez vous ? #86

Serafina dans Actualités, Livres le 1 avril 2013, avec 5 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Ces deux dernières semaines j’ai d’abord terminé La Fille sortilège de Marie Pavlenko, un livre jeunesse qui m’a malheureusement déçu sur sa fin. Le début était plutôt bon, on évitait les gros clichés et le personnage principal ne méritait pas des claques. C’est souvent remarquable pour de la Jeunesse. Malheureusement, si c’est pour balancer la sauce de clichés en beau milieu du bouquin, ça n’en vaut pas franchement le coup pour autant…

Evil Genius de Catherine JinksJ’ai ensuite lu Evil Genius de Catherine Jinks, un petit roman bien consistant récemment publié en poche par Le Livre de Poche. Je dois avouer qu’avec sa jolie couverture j’étais assez perplexe, je pensais même faire face à du vampire. Il n’en est rien, puisque notre héros Cadel est un génie de l’informatique. Encore quelque chose qui me faisait craindre le pire, et pourtant ce récit centré sur un enfant surdoué est plutôt bien ficelé. On en reparlera mais c’était plutôt agréable à lire.

Enfin, je viens tout juste de terminer la deuxième partie de L’Orage Gronde de David Weber. Je suis de plus en plus schizophrène sur cette série. J’aime beaucoup, mais parfois, je me demande chez qui David Weber peut bien se fournir…

Serafina

Le Souffle des Ténèbres de Frédéric LivynsJ’ai terminé comme prévu Le Souffle des Ténèbres de Frédéric Livyns, une histoire horrifique matinée de légendes bretonnes vraiment sympathique ! J’ai ensuite entamé Faut-il Manger Les Animaux de Jonathan Safran Foer. Le bouquin s’intéresse évidemment à l’élevage industriel, au végétarisme, et aux dangers que peuvent représenter l’élevage intensif. Au delà des opinions auxquelles on adhère ou non, le style de l’auteur est intéressant, incisif, il y a pas mal d’interludes intéressants, et originaux niveau construction du roman. Je devrais le finir cette semaine.

J’ai en parallèle commencé Intrigues à Port Réal, le tome 6 du Trône de Fer, de George R. R. Martin soit la première partie de l’intégrale 3, afin d’avoir le bouquin en tête quand la série va enfin recommencer. Y a pas a dire, le 3 reste mon préféré ever, et bon nombres de chapitres sont juste géniaux. Mention spéciale à Jaime et Jon évidemment.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?