Silence, ça tourne ! #43

dabYo dans Actualités, Films le 18 avril 2013, avec 4 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Game of Thrones s03e01, s03e02 et s03e03

Tagaryen DaenerysEt comme à chaque année, le retour de Game Of Thrones sur les écrans américains signifie aussi celui des Silence ! Je dois avouer que cette troisième saison, si elle me rendait joie de retrouver l’ambiance de Westeros, était bien moins attendue que les précédentes.

Et pour cause, les deux premiers épisodes rappellent fort bien que la série a pris des voies différentes de celles de livres et je dois avouer que ce n’est encore une fois pas pour mon plus grand plaisir. Les divergences deviennent de plus en plus voyantes et je commence à avoir du mal à saisir comment ils vont réussir à s’en sortir. En ressort quelque chose qui est assez bizarre pour les gens habitués aux livres, comme si c’était contre-nature. Bon, le terme n’est pas franchement approprié au contexte politique du moment.

Bref, après deux premiers épisodes, j’attendais toujours avec impatience la suite de la série, mais il manque quelque chose pour me faire trépigner d’impatience. J’espère cependant que ce n’est pas le cas de tout le monde, je ne voudrais pas qu’elle soit annulée à la fin de cette troisième saison ! Heureusement, le troisième épisode tend à me réconcilier quelque peu avec la série.

Vikings s01e01 et s01e02

Les grands blonds du Nord auront eu raison de Serafina, nous voilà embarqués pour cette nouvelle série de la chaine américaine History, Vikings. Une série qui vous vous en doutez parle de vikings, et se passe il y a fort longtemps.

Floki dans VikingsJe dois avouer que je ne connais pas grand chose de cette civilisation, du moins rien qui ne soit pas présent dans Age of Empires 2. Les Drakkars en gros. Reste que là dessus la série semble intéressante, et au moins faire office de point d’entré dans leur culture et le mode de vie de ce peuple du Nord.

Là où le bât blesse pour le moment, c’est côté scénario, où on est plus au niveau de ficelles mais carrément de cordes pour catamaran. On ne peut vraiment pas dire que l’intrigue soit intéressante, on retrouve de nombreuses scènes à l’intérêt plus que discutable. Bref, le tout manque d’intensité et d’intérêt, est un peu trop gros.

Côté casting, on ne peut pas dire que ça fasse dans la dentelle. Il faut dire que les personnalités des différents personnages sont aussi fins et travaillés que le scénario, bref, du gros stéréotype. Seul le personnage de Floki, une sorte d’incarnation du dieu Loki sort du lot, et il faut bien avouer que Gustaf Skarsgard excelle dans ce rôle.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


La Fille-Sortilège de Marie Pavlenko

dabYo dans Critiques, Livres le 17 avril 2013, avec aucun commentaire
Critiques

Avec sa nouvelle collection Pandore, les éditions Le Pré-aux-Clercs nous offre une petite fournée de romans Young Adult écrits par des auteurs français. De quoi changer des nombreuses traductions des rayons Jeunesse. Parmi les titres, on y retrouve un titre de Fantasy, La Fille-Sortilège de Marie Pavlenko. Je dois avouer que de loin, la très jolie illustration de Benjamin Carré n’était pas sans me faire penser à un pilier du genre, Ellana. Alors, similitude justifiée ? Synopsis.

La Fille-Sortilege de Marie Pavlenko

Érine vit dans la Cité des Six, l’une des plus puissantes cités-états que compte l’Entre-Terre et qui, malgré un emplacement géographique peu enviable, le désert, arrive à tirer son épingle du jeu grâce à la magie. Partagée en six, pour les six clans, ces derniers sont spécialisés dans un certain domaine, indispensable à la vie et à l’équilibre de la cité: sourciers, éleveurs, forgerons… Grâce à l’équilibre négociés par le conseil des six, chaque habitant de la cité a tout ce qu’il lui faut pour vivre. Enfin, presque, car Érine est une orkla, une bannie des clans, et en tant que telle elle n’a droit à rien et doit survivre comme elle le peut, en paria de la Cité des Six.

Marie Pavlenko

Marie Pavlenko

Nous sommes donc face à un roman qui d’un premier abord a tout de la Fantasy Jeunesse: un univers à l’aspect moyenâgeux sur lequel est venu se greffer une mythologie propre au roman et de la magie. Cette dernière reste assez vague sur la première partie du roman, Erine ne faisait pas partie des privilégiés qui y ont été formés. Les premières pages sont relativement classiques et l’univers ne semble pas particulièrement originales, mais forcé de reconnaître que c’est agréablement bien écrit et que Marie Pavlenko arrive très vite à plonger le lecteur dans la Cité des Six. Sans être trop nombreuses, les descriptions et les scènes mettent très vite en place le décors, le désert, la chaleur étouffante.

On avance très vite dans la lecture et comme on pouvait le pressentir avec ce type de lecture, cette Cité des Six a tout du régime communiste totalitaire et est loin de s’avérer si idyllique que ça. On est donc évidemment face à un mélange de Fantasy et de Dystopie, ce qui en soit est déjà assez original puisque les romans ayant rapport à la Dystopie se passe généralement dans le futur, Uglies, ou dans des réalités alternatives. Le roman ayant vocation à être lu de tous, le traitement qui en est fait laisse plus de réflexions au lecture et se contente en quelque sorte d’apporter les grosses pierres pour que de jeunes lecteurs puissent tout de même bien voir. C’est assez bien réalisé, bien qu’on ne sorte évidement pas de quelques scènes très clichées.

La Fille-Sortilege de Marie PavlenkoPour être honnête, La Fille-Sortilège aurait presque pu me paraître idéal si l’auteur n’avait pas cédé à une sirène destructrice, celle de l’Élue. Tout commençait pourtant très bien, Érine bien qu’orkla semblait être une fille tout à fait banale de la Cité des Six, se débrouillant comme elle le pouvait d’un quotidien morose, violent, triste et sans espoir. C’est assez ironique comme phrase, je le sais, mais ce que je veux dire c’est qu’il s’agissait côté scénario de quelque chose de bien construit et qui se suffisait largement à lui même. On évitait les clichés du genre, on était face à une histoire intéressante, tout allait bien. Et d’un coup, en plein milieu du livre, pouf une méga révélation. Celle la même à laquelle on pensait naïvement avoir échappé. Vraiment dommage pour le coup.

Au final, La Fille-Sortilège de Marie Pavlenko est une lecture agréable et qui convient très bien à la collection Young Adult des éditions Le Pré aux Clercs. Bien écrit, avec un univers qui se met très vite en place et qui nous transporte tout de suite dans ses contrées arides, on ne peut pas dire que l’on s’ennuie à sa lecture. Malheureusement, difficile de ne pas être exaspéré par une révélation qui arrive un peu trop tard et qui n’apporte malheureusement pas grand chose.


Les Orphelins du Royaume est une des dernières sorties des éditions Castelmore. Premier tome de la série Grisha de Leigh Bardugo, ce roman de Fantasy plutôt axé jeunesse et à la croisé du Young Adult a eu un certain succès lors de sa sortie en langue anglaise sur les blogs. J’étais donc assez curieuse, surtout que ça faisait un moment que je n’avais pas lu de romans du genre. Et encore moins de Fantasy Jeunesse. Le roman est illustré par une jolie couverture de Noëmie Chevalier. Synopsis ?

Grisha de Leigh Bardugo

Le royaume de la Ravka est victime de la nappe noire, un brouillard dense qui a tout détruit sur son passage. Il est possible de le traverser, accompagné des magiciens du royaumes, les Grisha. Alina est une orpheline, jeune apprentie cartographe qui les accompagne lors d’une traversée. Sauf que tout ne se passe pas comme prévu et qu’en voulant sauver son ami, elle révèle elle aussi des pouvoirs.

Une orpheline, des pouvoirs, une malédiction. Qui a dit cliché ? Bon, ok, ça l’est, carrément, car on se doute dès le synopsis que Alina va sauver le monde ou peu s’en faut. J’en sais rien, mais ça semble prévisible. Cependant, ça a le mérite d’annoncer tout de suite la couleur. C’est bon, on sait dans quel type d’histoire on est dès la page 50. Il faut l’accepter et faire avec. Pour une histoire de « fille-à-pouvoir-qui-va-sauver-le-monde » , il faut dire que Grisha est plutôt pas mal dans son genre.

Leigh Bardugo

Leigh Bardugo

Le monde est un monde moyenâgeux, assez rustre, et étonnamment très inspiré par la Russie. Bon nombre de mots employés sont russes (Caporalski par exemple, ou Kefta qui semble être un vêtement et non un repas chez le kebab du coin). C’est un peu déroutant, surtout que ne connaissant pas cette langue, j’ai eu un peu de mal parfois à imaginer ce que l’auteur voulais dire (le fameux Kefta notamment). Cependant, l’auteur arrive rapidement à mettre en place un univers qu’on arrive à visualiser, le château des Grisha, la fête, le cerf légendaire, etc.

Alina aurait presque tout d’une Mary-Sue, orpheline, avec des supers pouvoirs qu’elle ne contrôle pas, mais elle se révèle plutôt attachante, et ses réactions sont assez crédibles. Enfin, la plupart car à certains moments clés il ne suffira que de deux ou trois phrases pour la convaincre d’un truc méga important, un peu facile. Bref, sans être un personnage aussi fort qu’une Lyra par exemple, elle est attachante et agréable.

Grisha de Leigh BardugoL’histoire de ce premier tome se déroule sans temps mort, on comprend vite, et cela se lit très bien. Bref, c’est un très bon livre jeunesse là dessus, mais qui a le mérite de ne pas être trop naïf. Alina est assez réaliste et bon nombre de passages sont désenchantés. On n’échappera pas au trio amoureux, mais il est plutôt bien géré. Bref, j’ai aussi pris plaisir à le lire, malgré le fait que je ne sois plus vraiment dans la cible. Certains moments sont particulièrement forts et bien menés, particulièrement dans la deuxième partie du livre. J’ai vraiment dévoré la fin.

Sans être le roman du siècle, j’ai bien aimé la lecture de ce premier tome de Grisha. La série de Leigh Bardugo semble être une série jeunesse tout a fait respectable, et qui permet de passer un bon moment. On retrouve évidemment bon nombres d’éléments déjà vus, vus et revus dans le genre, mais on ne sombre pas dans la caricature. Bref, je lirais la suite avec grand plaisir !


C’est Lundi, que lisez vous ? #88

Serafina dans Actualités, Livres le 15 avril 2013, avec 3 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

La Griffe et le sang de François LarzemJ’arrive avec peine vers la fin de La Griffe et le sang de François Larzem, un livre qui pour le moment n’arrive vraiment pas à me passionner. Il me reste près d’une cinquantaine de pages, mais je n’ai vraiment pas réussi à être transporté dans les steppes du comte Dracul.

L’auteur nous dépeint un monde qui est relativement sombre, très sombre même, au vu des diverses péripéties que subit son héroïne. Et pourtant, pas à un moment je n’ai ressenti une tension, un quelconque effroi. Il arrive beaucoup trop de choses à cette fille et la narration n’arrve pas à la rendre réelle. Les cliffhangers assez grossiers présents à la fin de chaque chapitre n’arrivent qu’à me faire rouler des yeux. Encore ? C’est dommage, car il y avait matière.

Serafina

Intrigues à Port Réal, Trône de Fer Tome 6, de George R.R. MartinJ’ai continué ma relecture du Trône de Fer de George R.R. Martin. J’ai terminé le tome 6, Intrigues à Port-Réal (premier quart de l’intégrale 3) et j’ai donc entamé le tome 7, Les Noces Pourpres. Nul besoin de dire que c’est toujours génial je suppose.

J’ai aussi avancé ma lecture de Little Women de Louisa May Alcott. Si le style reste délicieux, j’ai un peu de mal avec le coté très repentant et très croyant de l’histoire. L’apologie de la pauvreté, du respect des convenances, bref, c’est un peu trop moralisateur pour moi… Je pense le finir dans la semaine.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Affiche du Hellfest 2013Les 21, 22 et 23 Juin 2013 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2013.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2013. C'est notre Highway to Hellfest 2013.

J’ai toujours était un fervent adorateur du Punk Rock et s’il y a bien un groupe qui a su cristallisé cette passion, c’est bien Bad Religion. Plus de 30 ans de carrière irréprochables, parsemée de 16 albums studios, des mélodies accrocheuses, des paroles qui ont du sens et bien écrites, un frontman charismatique et cultivé… Je pourrais continuer à énumérer les qualités du groupe pendant des plombes.

Le groupe a une une énorme influence dans le genre en l’empêchant simplement de couler dans les années 80, notamment grâce au guitariste Brett Gurevitz, fondateur de Epitaph Records, qui a l’aide de son label a épaulé une grande partie de la scène Punk Rock de cette époque. On peut citer pêle-mêle The Offspring (Ignition est le premier album sorti sur le label) ou encore NOFX, aussi présents au Hellfest 2013. Bref un incontournable donc.

Je parle d’expérience, je les ai vu live au Bataclan en 2010 pour leur tournée des 30 ans de carrière et je peux vous assurer que ça vaut le détour. C’est intense, énervé et en général le public connait bien les chansons donc tout le monde est à fond, l’ambiance est forcément au rendez-vous. Finalement assez rare en France, le show des californiens est à ne pas rater.

Bon le clip du titre éponyme de leur dernier album True North loupe un peu le coche, et j’avoue être un peu déstabilisé comparé aux autres livraisons vidéo-clipesques du groupe par le passé. On a un peu de mal à voir où le schmilblik tente de nous emmener et puis c’est un peu mou.

Bref, Bad Religion au Hellfest pourrait enfin être l’occasion de foutre les pieds sous la Warzone, vu que c’est cette tente qu’ils headlineront le samedi aux cotés de leurs condisciples de NOFX.


Dernière Semaine d’un Reptile est un recueil de Franck Ferric qui vient tout juste d’être publié en format poche par les éditions du Riez. Il s’agit d’un florilège de nouvelles précédemment publiées dans des revues pour la plupart, et aux sujets plutôt variés, alternant le Fantastique avec la Science-Fiction quand on est pas carrément dans l’Horreur. Alors, après avoir conquis LuxtExMachina avec son premier recueil Marches Nocturnes, vais-je à mon tour succomber ?

Derniere Semaine d'un Reptile de Franck Ferric

Parlons d’abord un peu du recueil en lui même, car sa forme n’est pas totalement anodine. Les nouvelles ne sont pas simplement insérées les unes après les autres, mais bel et bien liées par une nouvelle maîtresse, qui va les annoncer les unes après les autres. En effet, cette dernière nous permet de suivre un homme désabusé qui écrit à ses heures perdues sur son ordinateur portable. Il tente, entre deux virées au bar et ses huit heures de travail alimentaire, de trouver un échappatoire à cette vie qui manque de sens. On retrouve ici une thématique qui semble plutôt chère à l’auteur, un sentiment désabusé que j’avais tout autant ressenti lors de ma lecture de son précédent roman, Les Tangences Divines.

Ce sentiment un peu déprimant va plutôt bien avec le recueil qui est, il faut le dire, rarement enthousiaste. Sans vraiment mettre les mots dessus, le tout est terriblement déprimant et on n’en ressort pas réellement le sourire aux lèvres, il faut l’avouer. C’est d’une manière générale plutôt bien écrit, et facile à lire, on est tout de suite pris dans cette ambiance particulière. J’ai lu le tout vraiment rapidement, les nouvelles nous prennent tour à tour, et lorsqu’on revient à l’histoire principale, on a aussi envie d’en découvrir la suite. On regrettera tout de même quelques petites bavures.

Parmi les huit nouvelles que comporte le recueil, deux m’ont particulièrement marquées:

Révolutions

Derniere Semaine d'un Reptile de Franck FerricCette nouvelle là m’a grandement fait penser à ce que j’ai pu lire dans les recueils des premiers écrits de George R.R. Martin. A croire que les vaisseaux de l’espace et leur ambiance de confinement sont propices aux courtes histoires fortes. On est donc face à une nouvelle qui mélange la SF à vaisseaux avec l’Horreur, narrée d’une manière très sympathique. Franck Ferric nous y met très vite dans l’ambiance, et on finira par en apprécier le héros jusqu’au dénouement. Un très très bon moment.

Les Pas du golem

Il s’agit ici aussi d’une nouvelle futuriste, qui va elle aussi se mêler à l’Horreur. Mais cette fois, nous suivons une sorte de survivant à une épidémie bien mystérieuse. Il y a là aussi du très bon, avec une ambiance très particulière et une manière de conter qui glace le sang. La façon qu’a l’auteur d’amener son histoire avec de l’exploration n’est pas sans faire penser aux grands anciens.

J’ai passé un très bon moment en compagnie de ce dernier reptile, je dois l’avouer. Avec des nouvelles très variées, au rythme généralement très bon, j’ai passé un très agréable moment. Il y a quelques coquilles certes, une thématique peut être un peu trop caractéristique à l’auteur, mais je ne bouderai mon plaisir pour rien au monde. Si Les Tangences Divines ne m’avait pas complètement convaincu, c’est conquis que je suis désormais.


L’Orage Gronde, Honor Harrington Livre 13, de David Weber

In gros missiles we trust

dabYo dans Critiques, Livres le 11 avril 2013, avec 1 commentaire
Critiques

Comme chaque année depuis un certain temps maintenant, le Honor Harrington nouveau est arrivé en France via les éditions l’Atalante. Fidèles au poste, c’est Florence Bury que l’on retrouve derrière la traduction de ce nouveau tome, tandis que Genkins s’occupe une fois de plus de la couverture. L’Orage Gronde est le 13ème livre des aventures de Honor Harrington, David Weber y reprend le développement de sa titanesque fresque de Hard SF juste là où il l’avait laissé avec En Mission. Pas de spoil pour ne rien gâcher à ce petit plaisir inhabituel.

L’Orage Gronde de David Weber Tome 1

Ce treizième livre est comme d’habitude coupé en deux dans sa traduction française par les éditions l’Atalante, mais n’ayant pas réellement vu de différence entre les deux, je n’ai pu me résoudre à en faire deux chroniques différentes. Il faut dire que contrairement aux années précédentes, les deux tomes sont relativement courts et se lisent donc un peu trop rapidement. Mais je dois avouer que je trépignais d’impatience de me lancer dans la lecture de L’Orage Gronde et que je n’ai guère pu m’en décrocher.

Lire du Honor Harrington est devenu en quelques sortes mon petit plaisir coupable. Je n’arriverai pas à cerner exactement pourquoi j’adore le faire, c’est peut être ce que ressentent à un autre niveau les gens qui n’arrivent pas à décrocher de Plus Belle la Vie qui sait ? En tout cas me voilà, tournant les pages à un rythme effréné et dévorant les mots qu’a pu y laisser David Weber, avide de découvrir un peu mieux ce que l’auteur nous prépare.

L'Orage Gronde de David Weber Tome 2

Ce treizième livre ne change pas une recette qui marche, et on y retrouve beaucoup de traités sur la taille des missiles, sur les avantages de telle flotte de guerre sur telle autre. Pourquoi celle ci risque bien de l’emporter, à quel point l’allonge de celle là lui donnera l’avantage dans l’affrontement. Bref, le tout est entre coupée de longues phases de politique et de gestion de crise, comme d’habitude en somme. Et pourtant, je ne m’en lasse pas, loin de là: j’en redemande.

Si l’auteur excelle à ce niveau là et m’en donnera tout mon saoul, j’ai aussi pu découvrir une autre facette de l’histoire, l’aspect un peu plus civil. Ayant embarqué dans la série en court de route, je ne saurai dire si c’est nouveau ou si c’est simplement que je n’étais pas tombé sur ce genre de tomes auparavant. Toujours est il que, pour ces chapitres en civil, je dois avoue que je trouve l’écriture beaucoup moins fluide. Les dialogues font un poil trop stéréotypé pour des scènes qui sont sensées être naturelles et spontanées.

Honor Harrington 13 Rising Thunder

La version originale, A Rising Thunder

Autant David Weber écrit très bien de longues phases de politique, de raisonnement, d’argumentation ou de bataille, autant il a un mal fou à décrire tout ce que ses personnages pourraient vivre en dehors de leur travail. On a l’impression de lire du militaire dans des scènes civile et les rouages semblent presque grippés. Heureusement que ce n’est qu’une minorité du livre et que cela ne gâche en rien le plaisir de lecture.

Reste que parfois on termine un chapitre et on se demande ce qu’il a bien pu passer par la tête de l’auteur. Ce dernier nous parle de missiles, d’aspects scientifiques et de stratégies militaire de façon cohérente, pertinente, complexe et avec précision sur des dizaines et des dizaines de pages. Et puis, c’est comme si son cerveau déconnait complètement et relâcher la pression: nous voilà avec des chats cosmiques qui parlent via le langage des signes et émettent des blips. Je n’ai pas d’autre explication, c’est forcément quelque chose qui arrive sans qu’il s’en aperçoive.

L’Orage Gronde de David Weber Tome 1Ces deux détails ne doivent en aucun cas arrêter l’amateur de Hard SF tant le contenu reste présent tout du long. C’est bizarre certes, mais cela donne un certain cachet à la série.

J’aurai donc lu L’Orage Gronde en quelques jours seulement, dévorant les pages les unes après les autres, allant de gestion de crise en gestion de crise. C’est un plaisir que je ne m’explique pas et que l’on ne peut connaître qu’en s’étant lancé dans l’aventure. Pour ceux qui n’ont pas encore sauté le pas et qui ne veulent pas commencer par le premier tome, je continuerai de conseiller En Mission. Pour les autres, et bien, à l’année prochaine !


Comme vous le savez, je suis en train de lire un peu tout ce qui peut me passer sous la main, et c’est ainsi que j’ai décidé de lire Faut-il Manger les Animaux de Jonathan Safran Foer via un partenariat organisé sur le forum de Livraddict. Il s’agit d’un essai sur le thème de la consommation de viande, logique vu le titre. Sorti en 2009 aux États-Unis et récemment publié en pochez chez nous aux éditions Points.

Faut-il manger les animaux de Jonathan Safran Foer

Johnathan Safran Foer est un romancier américain, végétarien, qui livre ainsi le résultat de trois ans d’investigations dans le domaine de l’élevage et de la pêche industriels. Il part de sa vie de tous les jours (des souvenirs de sa grand mère, de la naissance de son fils) pour s’intéresser plus largement à notre rapport à la nourriture et à l’état de l’élevage. Enfin, je dis notre…

On devrait plutôt dire du rapport américain à la nourriture. Car c’est la le gros défaut du bouquin : il est quasiment totalement américano-américain. Des chapitres entiers sont consacrés à Thanksgiving, une tradition que nous ne connaissons pas ou très mal, et plusieurs chapitres dénoncent des lois (ou leur absence) typiquement américaines. Du coup pour moi, française, difficile de savoir si chez nous c’est aussi pire qu’ailleurs, si les proportions de poulets infectés sont les mêmes. Bref, bien que le le livre soit très intéressant, il est parfois difficile de se mettre dedans tellement il semble dédié aux américains. Je n’aurais pas été contre une appendice expliquant les différences avec l’Europe par exemple.

Eating Animals

Ceci dit, il énonce de nombreuses vérités, pas toujours plaisantes à lires, même si soyons honnête, on les devine aisément. Les immersions dans les abattoirs ou dans les fermes industrielles sont éprouvantes, et c’est normal. Bien que végétarien, Foer ne fait pas de prosélytisme plus que cela, affirmant son amour pour les éleveurs « respectueux ». Il donne la parole à divers bords, autant la PETA que des éleveurs, du moins ceux qui ont acceptés de lui répondre. Il base ses dires sur des faits prouvés, ou qu’il a lui même constaté. Autant dire que ce n’est pas forcément une lecture plaisir, mais bien une lecture instructive. J’ai apprécié le fait que la conclusion ne soit pas juste l’apologie de son mode de vie alimentaire, ce qui est ce que je redoutais.

Faut-il manger les animaux de Jonathan Safran FoerSi les vérités sont dures à lire, heureusement, le talent de Foer est là pour faire passer la pilule. Son style est très agréable, mêlant anecdotes personnelles sympathiques et références scientifiques. Son livre est aussi construit de manière intéressante et non conventionnelle, comme cette trentaine de pages où sont répétés non stop les mêmes deux mots (mutisme et intolérance je crois), chaque mot représentant une sorte d’une unité de viande. On trouve ce genre de parenthèses plusieurs fois dans le livre. Ça permet de « casser » le rythme, et du coup de ressusciter l’intérêt du lecteur. Je serais vraiment curieuse de lire une de ces fictions. La traduction m’a semblé bonne, c’est fluide, et les jeux de mots non traduisibles sont expliqués via des notes de bas de page.

J’ai fini très rapidement Faut-il manger des animaux et je suis bien contente de cette lecture. Je la conseille fortement, même si il faudra faire ses propres recherches pour savoir ce qu’il en est sur notre vieux continent. Je ne qualifierais pas réellement ça de lecture plaisir, mais ça fait réfléchir.


C’est Lundi, que lisez vous ? #87

dabYo dans Actualités, Livres le 8 avril 2013, avec 5 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Pieds d'Argile de Terry PratchettJ’ai lu Pieds d’Argile de Terry Pratchett, qui est vous vous en doutez un autre roman sur le Disque-Monde. Il s’agit de la suite des aventures du Guet et de Sam Vimaire, que j’avais avancé avec Le Guet des Orfèvres. J’ai évidemment dévoré le bouquin et je suis bien content d’avoir continué mon incursion dans l’univers du monsieur. Après des années à me restreindre, je crois bien que cette année sera celle du disque…

Sur une toute autre note, je viens d’entamer un autre des nouveaux romans du Pré aux Clercs: La Griffe et le sang de François Larzem. Il s’agit à priori d’une réécriture façon Young Adult du classique Dracula de Bram Stoker. Je n’ai fini que le premier chapitre mais pour le moment ça se lit très bien, seul le ton des dialogues m’a un peu choqué pour une histoire sensée se passer il y a fort longtemps.

Serafina

Faut-il manger les animaux de Jonathan Safran FoerJ’ai terminé Faut-il manger les animaux de Jonathan Safran Foer. La lecture est restée intéressante, même si la fin est un poil trop américano-centrée. On se tape en effet 50 bonnes pages sur Thanksgiving, qui ne nous concernent pas réellement. Pour le reste, la chronique devrait paraitre dans la semaine.

J’ai avancé le tome 6 du Trône de Fer: Intrigues à Port-réal, et il ne me reste guère que deux chapitres à lire. J’avais oublié un certain nombre de choses et c’est un plaisir de le relire, même si ça me fait encore plus râler sur les libertés prises par la série.

J’ai ensuite entamé Little Women de Louisa May Alcott. Je n’avais absolument pas prévu ni de l’acheter ni de le lire, mais quand je l’ai vu a Amsterdam en anglais, en édition Barnes and Noble, passé les quelques secondes à me dire « Mais c’est quoi ce livre ?« , mon cerveau n’a fait qu’un tour, et je l’ai ramené dans mes bagages. Je l’ai déjà lu, plus jeune, en français, sous le titre bien plus connu ici des Quatres Filles du Dr March. J’avoue être très heureuse de retrouver les 4 sœurs, et le style de Louisa May Alcott est délicieux.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Affiche du Hellfest 2013Les 21, 22 et 23 Juin 2013 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2013.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2013. C'est notre Highway to Hellfest 2013.

Après avoir attendu près de quatre ans un nouvel album, les finlandais de Finntroll et leur Pagan Black Metal si particulier sont enfin de retour avec une nouvelle galette, Blodsvept. L’album est sorti il y a une dizaine de jours maintenant et on y retrouve tout ce qui fait la force du groupe, un côté Black très présent dans la voix notamment, des mélodies très entrainantes, cette sorte de mélange entre MetalFolk et un brin de polka qui permettent une ambiance qui n’a pas son pareil.

Häxbrygd est le premier extrait de ce nouvel album, et surtout le seul à avoir un clip produit par Century Media. Exit le dessin de Under Bergets Rot et bienvenue à une vidéo qui a tout du clip de metal habituel. Soit un groupe qui joue, en gros plan, avec quelques extraits de n’importe quoi autour. Ici, c’est une voiture qui va se faire exploser, avant de permettre une phase qui doit être un clin d’œil à Dragula de Rob Zombie. Reste que l’ambiance est quand même très caractéristique des nouvelles tendances du groupe, avec notamment un petit aspect forain et glauque. On appréciera évidement les supers costumes des musiciens, hein.

Finntroll partagent avec Immortal la tête d’affiche du samedi de la Temple, mais c’est surtout le groupe que j’attends le plus pour ce Hellfest 2013. Avec la baffe qu’ils avaient réussi à nous mettre en plein air et au milieu de l’après midi au Hellfest 2010, je ne doute pas à un seul moment qu’ils seront une nouvelle fois au rendez vous pour une bonne dose de Pagan.