Affiche du Hellfest 2013Les 21, 22 et 23 Juin 2013 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2013.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2013. C'est notre Highway to Hellfest 2013.

Déjà présents au Hellfest 2011 sous la feu Terrorizer, les suédois de Ghost reviennent nous servir de leur mélange de Doom et de Rock Psyché à voix claire si particulier. Car il faut bien avouer que le groupe est assez particulier, même pour le Hellfest. Les membres se produisent en effet affublés de déguisements ecclésiastiques qui va bien avec l’actualité et notre nouveau Pape. Reste que nos ecclésiastes sont tout de même beaucoup plus horrifiques que dans la réalité et qu’ils mettent bien l’ambiance.

Une ambiance assez dérangeante, comme leur musique par ailleurs. Je n’arrive pas à me faire à cette fois claire plutôt aigüe et si doucereuse lorsqu’on la compare au son, beaucoup plus lourd et lent. Une sorte de mélange atypique qui a réussi à me convaincre, malgré le côté Doom un poil trop prononcé. Le groupe vient défendre son nouvel album, Infestissumam, deuxième de leur courte discographie et dont Year Zero est le deuxième extrait. Pour le moment, difficile de savoir dans quelle voie s’aventure le groupe, il faudra attendre la sortie complète de la galette, prévue pour le 9 Avril prochain.

Reste que Year Zero se présente comme dans la même lignée de ce qu’ils ont produit jusqu’à présent. Le clip est comme vous pouvez le voir réservé à un public mature, on y voit un peu de chaire nue mais rien de bien méchant. Reste que mise en scène du tout est tout à fait correcte et colle  très bien à la musique. On ira évidemment les voir sous la Valley le dimanche 23 Juin, une tente qu’ils headlinent en compagnie de Swans.


Even dead things feel your love est une des dernières publications des éditions du Chat Noir. Il s’agit d’un roman écrit Mathieu Guibé, un jeune auteur français que Serafina avait déjà entrevue dans Quintessence hiémale. Superbement illustré par Alexandra V. Bach, le titre nous promet du vampire et de romantisme dramatique dans une Angleterre en proie à l’industrialisation. Synopsis.

Even Dead Things Fell Your Love de Mathieu Guibé

Lord Josiah Eddington Scarcewillow est de retour dans son fief natal après de nombreuses années de débauche à la capitale du pays, où il étanchait sa soif sans se soucier de grand chose. Car Josiah est un vampire, évidemment, et qu’il est désormais temps pour lui de revenir en tant que son fils. Résigné à sa qualité de tueur d’hommes, ses piliers vont être ébranlés par une jeune fille, et pas n’importe laquelle…

Vous vous doutez bien que c’est l’histoire d’amour entre notre vampire dandy et cette chère Abigail qui va nous occuper tout au long du roman. L’auteur va essayer de construire le lien fort entre les deux personnages et les laisser souffrir au grès des circonstances tragiques et du temps. Le roman s’étale en effet sur un paquet d’années et nous allons suivre leur histoire avec de longues ellipses.

Mathieu Guibé

Mathieu Guibé

Objectivement, il faut avouer que le scénario qu’a préparé Mathieu Guibé est plutôt bon et contient son lot d’éléments qui lui permettraient d’atteindre son objectif narratif. Dans les faits par contre, trop souvent on devine aisément ce qu’il va advenir, relativement gros comme une maison. Trop souvent, l’auteur amène ses éléments de façon prévisible, voir stéréotypée. Il faut bien organiser la rencontre entre notre vampire et Abigail, mais un peu plus de subtilité aurait été agréable.

Les personnages ne seront pas plus subtils, Josiah est correct mais ne présente pas d’attrait particulier. C’est un vampire torturé certes, dans une tradition qui fera penser à ceux d’Anne Rice, mais sans arriver à lui tailler le même costard de charisme. Abigail par contre elle porte un florilège des caractéristiques qui permettent de repérer les mary-sue, ce qui empêche de la prendre en sympathie.

C’est malheureusement du coup ce qui va plus ou moins plomber le roman pour moi. Avec cette histoire d’amour qui manque de piquant, on a du mal à s’accrocher et encore plus à ressentir une tension dramatique. Le sort s’acharne certes, l’histoire est objectivement triste, mais je ne ressentais rien. Alors certes, je ne suis pas un lecteur de livres sentimentaux, mais je sais être fleur bleue et certaines histoires n’ont aucun mal à me toucher. L’auteur use et abuse des mêmes schémas et du coup, cela ne passe pas.

Even Dead Things Fell Your Love de Mathieu GuibéLa narration est à la première personne, on s’y fait plutôt vite et c’est bien écrit. A une exception prête cela dit, celle qui consiste à écrire des Rhahhhhhhaaaaaaa en plein milieu des dialogues. L’auteur nous décrit les us et coutumes de l’ère victorienne et je ne saurai dire si cela est bien respecté. De ce côté là ça ne m’a guère choqué, bien que j’ai trouvé que le personnage réagisse de façon très moderne pour un vampire du XIXème siècle. Il y a cependant de très bonnes idées dans les quatre épilogues, qui m’ont je dois l’avouer assez surpris.

Vous l’aurez compris, je n’ai malheureusement pas été conquis par le roman de Mathieu Guibé. L’équilibre que nécessitait Even dead things feel your love est sans aucun doute un des plus difficile à mettre en place: une histoire profondément triste, qui prend son lecteur aux tripes. Sur le papier, elle est belle et bien là, mais elle était aussi un peu trop ambitieuse pour la narration proposée.


King Kong Théorie de Virginie Despentes

Serafina dans Critiques, Livres le 28 mars 2013, avec aucun commentaire
Critiques

La crise identitaire de lectrice a des bons cotés. Lire n’importe quoi, par exemple mais aussi, inaugurer la catégorie chronique d’essais sur ifisDead. Enfin, des essais qui ne tournent pas autour de la culture noire. Bref, j’ai pris King Kong Théorie de Virginie Despentes à la bibliothèque, parce que j’en avais entendu parler plutôt en bien, parce que j’avais envie de me changer de la SFFF.

King Kong Theorie de Viriginie Despentes

Et le moins qu’on puisse dire c’est que cela change, il s’agit en faite d’un essai féministe (ou néo-féministe comme dit l’auteur) basé sur la propre vie de l’auteur. Disons qu’elle se sert de son expérience pour aborder des thèmes plus globaux comme la prostitution, le viol, la place de la femme en société, etc. Pour ceux qui vivent dans une grotte, Despentes c’est avant tout une punk, avec un chemin de vie pas bien doré (viol, prostitution, etc) qui est devenue écrivain, et réalisatrice (notamment du fameux Baise-moi qui avait fait grand bruit à l’époque).

Je n’ai jamais lu de ses romans, j’y remédierais, c’était donc la première fois que je me frottais à son style, qu’on peut décrire comme direct, sans fioriture et carrément rentre dedans. C’est souvent châtié, et dans l’ensemble j’ai l’impression qu’elle écrit comme on parle. Elle a une certaine tendance aux énumérations qui parfois sont un peu longues et lourdes niveau effet de style.

Au niveau du contenu, là je suis plus perplexe. Non pas que je sois d’accord ou pas d’ailleurs. C’est surtout que bon nombre de phrases choc n’ont ni justification ni rien, sont parfois un peu exagérées ou trop générales. Mais bon, on est pas forcément dans une thèse et il faut je pense savoir mettre ces points un peu de coté, et admettre que bon, tout n’est pas exact et qu’il faut pas s’attarder aux petits détails. Le point de vue de Despentes est à prendre dans les grandes lignes et au delà du style un peu trop rentre-dedans, il faut bien dire qu’il y a des pistes intéressantes et qui méritent de passer outre le radicalisme de l’auteur.

King Kong Theorie de Viriginie Despentes

La couverture de la version poche est moins connotée « anti-homme »

Le bouquin date de 2006, et je n’ai aucune idée des répercussions qu’il a pu avoir à l’époque. Ce que je constate en 2013, c’est que les théories et les points de vues défendus dans King Kong Théorie, je les retrouve bien fréquemment sur des blogs plus ou moins féministes que je lis. Il n’y a donc au final pas de révélation idéologique pour moi en lisant ce livre en cette année. Le chapitre sur le viol, je l’ai lu chez telle blogueuse, les dires sur la prostitution je l’ai lu déjà chez telle autre. Les opinions de Despentes sont peut être un reflet de ce qu’était déjà le féminisme à l’époque, ou alors c’est le féminisme qui a évolué et assimilé pour beaucoup de ce qui se dit dans King Kong Théorie. Le livre est d’ailleurs souvent cité comme « fondateur » ou « essentiel ».

King Kong Theorie de Viriginie DespentesJe ne suis peut être pas le public visé, parce que je fréquente déjà des féministes, parce que je suis sensibilisée à tous ces sujets, à la pression sociale que subissent les femmes, à ces injonctions contradictoires et tout ça. Mais si ce n’est pas votre cas, je pense que King Kong Théorie est une lecture intéressante qui vous fera peut être voir des points de vue différents. A noter que c’est aussi intéressant de voir que ce n’est pas du tout un discours anti-homme comme on le caractérise souvent. Despentes les considère aussi comme des aliénés par la société.

Sans en conseiller la lecture à tout le monde, car faut être capable de supporter le style de Despentes et de passer outre les approximations et phrases un peu too much, je pense que si effectivement vous n’êtes pas forcément féministe,King Kong Théorie est un livre à lire, et qui bien que pas tout jeune reste clairement d’actualité.


Le Guet des Orfèvres de Terry Pratchett

dabYo dans Critiques, Livres le 26 mars 2013, avec aucun commentaire
Critiques

Le Guet des Orfèvres est le quinzième tome des Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett. Une série culte que nous adorons ici et dont nous n’avons quasiment jamais parlé pour autant. Il faut dire que les tomes du monsieur font partie de cette pile de livres de valeurs sures, pile dans laquelle on aime piocher lorsqu’il s’agit de lire un bon bouquin. Et c’est ce que j’ai fait il y a quelques semaine en entamant cette nouvelle aventure du capitaine Vimaire du Guet. Synopsis.

Le Guet des Orfèvres de Terry Pratchett

De drôles de choses se passent à Ankh Morpork. Enfin, des choses plus drôles que d’habitude: un homme est mort. Il ne s’est visiblement pas suicidé en allant insulter un troll, ivre mort, et il n’y a pas de revendication, ce qui veut dire qu’il ne s’agit pas de la guilde des assassins non plus. Autant dire que les habitants de la plus grande ville du Disque-Monde sont inquiets et que le Guet du capitaine Vimaire a de l’enquête sur la planche.

Il y a bien longtemps que je n’avais pas pu mettre mes mains sur un des nombreux romans de la série géniale de Terry Pratchett. Autant dire que j’ai littéralement dévoré le bouquin et que cette chronique ne va pas être bien critique. Le Guet des Orfèvres rassemble plus ou moins tous les ingrédients qui font des Annales du Disque-Monde des romans exceptionnel: beaucoup d’humour, beaucoup de critique, et surtout, du loufoque en veux-tu en voilà.

On retrouve la brochette de personnages que l’on avait découvert et adoré avec Le Guet. En premier lieu le capitaine du Guet, Vimaire, flic au grand cœur et à l’éthique sans faille, désabusé devant l’injustice du monde et le manque de moyens attribués pour défendre la veuve et l’orphelin. J’avais totalement accroché au personnage dans ses précédentes aventures, et cette réapparition n’a que confirmer à quel point je m’y étais attaché. A ses côtés, on retrouve une clique de débiles tout simplement géniaux dans leur genre.

Le Guet des Orfèvres de Terry Pratchett

Vous l’aurez compris le roman est très drôle, c’est du pratchett tout craché, avec de l’humour à chaque bout de phrase, sur chaque réplique. Des références de ci, de là, et rarement gratuitement. C’est comme d’habitude avec l’auteur anglais l’occasion de critiquer certains aspects de la société. Ici, c’est en grande partie sur la racisme et le communautarisme commun que l’on peut retrouver. Ce n’est clairement pas une critique cachée ou difficile à appréhender, tant elle est présente, mais elle reste bien faite et surtout pas lourde pour un sous.

Le Guet des Orfèvres de Terry PratchettIl est difficile de s’étendre sur un roman de Terry Pratchett. C’est juste génial, et en dire beaucoup plus, c’est tout simplement difficile. Cela se lit d’une traite, on en voit pas les pages défiler et on est juste déçu d’être déjà arrivé à la fin. C’est judicieux, il n’y a pas de fausse note, et malgré l’humour, l’ambiance légère, le roman arrivera quand même à nous faire lâcher de petites larmes.

Vous l’avez donc compris, j’ai complètement adoré Le Guet des Orfèvres. Mais le plus étonnant c’est peut être que j’ai adoré le lire, que j’ai été surpris à chaque page, alors que je me suis aperçu sur la toute fin… que je l’avais déjà lu. Et oui. Captivant et prenant du début à la fin, c’est une preuve de plus que les aventures du Guet font partie des meilleures séries internes au Annales du Disque-Monde.


C’est Lundi, que lisez vous ? #85

Serafina dans Actualités, Livres le 25 mars 2013, avec 3 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

J’ai terminé Grisha de Leigh Bardugo. Le roman de Fantasy s’est avéré très sympathique avec des personnages attachants. Certes quand comme moi on a déjà lu beaucoup de livres du genre, il est aisé de prédire bon nombre d’événements, mais ça n’ôte rien à la fluidité et à l’efficacité du roman. Une lecture agréable.

Zombies Don't Cry de Rusty FischerJ’ai ensuite lu Zombies Don’t Cry de Rusty Fischer : une histoire de zombies sur fond de bal de promo et de romance lycéenne. Le roman nous épargne tous les clichés zombies (pas de virus V, pas de post-apo) et propose une version intéressante du zombie, peut être plus proche des origines vaudoues de la créature comme dans Retour à Salem. C’est un peu comme un Vampire Kisses : super ancré dans le quotidien, très drôle, léger, bref, j’ai dévoré. Et si vous souhaitez une lecture pas prise de tête et qui change des habitudes, je vous le conseille.

J’ai ensuite entamé Le Souffle des Ténèbres de Frédéric Livyns, une novella d’Horreur française, de seulement 130 pages. J’en suis à la moitié et je devrais la finir ce soir. On se croirait dans un Polanski genre La Septième porte, ou Rosemary’s Baby, le tout en Bretagne. Bref, j’adore et c’est un vrai page turner.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Dysmorphic, Johnny has a gun au Temps Machine à Jouès-les-Tours

Dysmorphic + Johnny has a gun le 8 mars 2013

illman dans Concert, Musique le 23 mars 2013, avec aucun commentaire

Après un automne et un hiver pauvre en concerts, on sent que le printemps arrive. Ce concert est le premier d’une longue série de concert de Metal à Tours, les tremplins pour le M Fest vont bientôt commencer. Bref dans le cadre de ses soirées TACKT (T’habites à Combien de Kilomètres de Tours), Le Temps Machine, une salle assez jeune, a décidé de programmer pour la première fois du Metal. Et ils n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère puisqu’ils ont viré dans l’extrême direct avec des groupes de Death Metal pour cette soirée du 8 mars 2013.

Johnny has a gun à Tours

De mémoire, cela doit faire depuis 2011 que Le Temps Machine a ouvert. Situé à Jouès-les-Tours, ville qui touche à Tours, et pourvu d’un parking, détail supra important, la salle n’avait jusqu’alors proposé essentiellement de l’electro, du noise rock et du hip-hop, bref rien qui ne m’intéressait réellement. Le site comporte deux salles, une grande salle et le club. C’est dans ce dernier qu’a eu lieu le concert. La salle n’est pas bien grande mais bien sonorisé et c’est aussi là que se trouve le bar.

Johnny has a gun à ToursLe premier groupe de la soirée est Johnny Has a Gun (aka JHAG), je suis venu à l’aveugle sur ce coup là et j’avoue que vu le nom, j’ai eu peur de tomber nez à nez avec un groupe de biduleCore. Heureusement pour moi, ils m’ont vite rassuré pour nous servir du Death Metal d’une qualité bien supérieure à celle que j’attendais d’un groupe local. Les gars maîtrisent ce qu’ils font, c’est carré, brutal comme il faut, le chanteur est bien dedans. D’un autre coté j’aurais pu m’y attendre maintenant que je sais qu’ils ont partagé la scène avec des gros groupes de Death du milieu comme Gorod entre autres. Votre serviteur a été tellement emballé par le concert qu’il s’est retrouvé dans un petit Wall of Death. Je n’ai pas vu le temps passer, bref un bon petit concert. Le seul reproche que je peux faire c’est qu’ils laissent des gros blancs s’installer entre les chansons, ça coupe un peu le rythme de leur prestation.

Dysmorphic a déjà deux EPs dans son escarcelle, un album à sortir bientôt et un nombre de changement dans son line-up assez conséquent pour un groupe formé en 2008. De ce que j’ai cru comprendre, c’était leur premier concert depuis un bout de temps et le chanteur a fait un sacré paquet de bornes pour être présent ce soir-là. Ils ont eux aussi partagé la scène avec Gorod, Benighted, etc… au M Fest 2012. J’avais écouté leur dernier EP avant de m’aventurer en concert et force était de constater que c’était du bon Technical Death Metal.

J’ai pu constater qu’ils étaient capables de concrétiser le même niveau en live. Le chanteur se tape la discute entre les morceaux avec le public, qui est composé pour une bonne partie de fan déjà acquis du groupe. Ils ont joué une (des ?) chansons de leur futur album et le contraste, sur celle que j’ai identifié comme nouvelle, montrent qu’ils ont encore monté d’un cran pour donner une dimension encore plus technique à leur Death. On headbang facilement sur la plupart de leur morceaux, 2-3 mosh vont se lancer ponctuellement, en clair il y avait de l’ambiance.

Dysmorphic à Tours

Musicalement la soirée était top pour le modeste amateur du genre que je suis. Mention spéciale à la sono et aux ingés sons de la salle qui ont fait en sorte que l’on ait une bonne qualité de son  pour profiter pleinement du concert. Là où c’était un poil la loose, c’est dans la quasi absence de merch et CDs, alors que les deux groupes en présence ont déjà sorti des EPs. Des T-shirts Dysmorphic étaient quand même en vente mais bon c’est un peu léger.

Bref je ne savais pas qu’on avait des groupes de Death qui envoyaient autant dans le coin, ça fait plaisir. Ne reste plus qu’à attendre l’album de Dysmorphic qui sort cette année pour consolider le tout. Et j’en profites au passage pour saluer les gens du Temps Machine qui me permettent d’aller voir un concert de Metal si près de chez moi.


Mangez-le si vous voulez de Jean Teulé

Serafina dans Critiques, Livres le 21 mars 2013, avec 3 commentaires
Critiques

Toujours dans le cadre de mon overdose de SFFF je me suis tournée vers des bouquins plus « généraux », et notamment ce Jean Teulé qu’on avait eu pour l’achat de deux Pocket (deux Pratchett quoi…). Il s’agit d’un roman (ou d’une novella vu la taille) parut en 2009 et sorti avec une couverture pas bien jolie. Mais bon, j’avais entendu du bien de l’auteur, notamment pour son Magasin des Suicides, alors je voulais tenter. Synopsis ?

Mangez le si vous voulez de Jean Teulé

Été 1870, la guerre contre la Prusse fait rage, et la ville de Hautefaye en Dordogne est surtout préoccupée pour ses fils qui partent au front. Alain de Monéys, jeune aristocrate qui part bientôt en Lorraine, se rend à la Foire. Ce qu’il ne sait pas c’est que de malentendu en malentendu il va être confondu avec un prussien et autant dire que ça ne va pas lui faire du bien.

Ce court roman (100 pages seulement) est basé sur ce que l’on appelle le Drame de Hautefaye, un fait divers apparemment assez connu (que j’ignorais totalement) où il y est question d’hystérie collective et qui entrainera une vingtaine de condamnation. Teulé n’a donc pas eu grand chose à inventer pour son roman, qui reste accessible aux néophytes. Du fait du format, on ne peut pas réellement dire que les personnages soient développés, la plupart ne sont guère que des noms et des métiers. Cependant, très rapidement l’ambiance est instaurée, on est en 1870 dans un petit village et on peut sentir la sécheresse aussi bien que les personnages.

Là où l’intérêt de Teulé réside c’est dans son style très agréable. Quand l’hystérie s’empare de la populace, le style se fait vivace, le lecteur accélère le rythme et il est impossible ou presque d’en décrocher. L’auteur est assez trash et ne mâche pas ses mots. Prenons ça, plus le style, autant vous dire que vous avez intérêt à avoir l’estomac bien accroché pour lire certaines scènes, qui sont quand même très crues et très gores. Ça l’est encore plus quand on se dit que cela s’est réellement passé ! Bon, je vous rassure ça ne m’a pas empêché de manger, mais je pense qu’il est à déconseiller aux plus sensibles.

Mangez le si vous voulez de Jean TeuléOn suit directement Alain, et on assiste impuissant au déchainement de la foule et à cette folie totalement absurde qui va prendre des proportions énormes. J’ai du mal à comprendre comment cela a pu se produire et si je ne savais pas que c’était une histoire vraie, j’aurais trouvé ça trop gros, comme quoi ….

Mangez-le si vous le voulez a donc un intérêt double, le plaisir de lecture, mais aussi le récit historique. Le roman se clôt d’ailleurs sur le procès verbal originel du procès. J’ai été contente de découvrir enfin la plume de Jean Teulé, dont je lirais d’autres livres à n’en pas douter. J’ai aussi été contente de découvrir ce fait divers que je suis évidemment allée approfondi après. Comme il se lit vite, je ne peux que vous le conseiller, ne serait-ce que pour votre culture générale.


Sectes, Gourous, etc. de Dominique Biton

Seraf' fait sa crise identitaire de lectrice

Serafina dans Critiques, Livres le 19 mars 2013, avec 1 commentaire
Critiques

Y a des moments, comme ça, où je fais une overdose de SFFF doublé d’une boulimie de lecture. Résultat je finis à la bibliothèque à trainer dans les couloirs et à emprunter des choses qui n’ont rien à voir avec ce que je lis normalement. C’est comme ça que j’ai embarqué deux livres sur les sectes et leurs techniques de manipulation mentales.

Sectes, Gourous, etc... de Dominique Biton

Ce livre de Dominique Biton date de 2003 et est édité dans la collection « Questions de Parents« , sous titré « comment éviter aux ados de se faire piéger« . Je ne suis pas parent, mais je trouvais cela intéressant. On y aborde les sujets des sectes, comment les définir, à quel moment parler de dérives sectaires, comment elles avancent masquées, ce genre de chose. Bien qu’émaillé de références d’actualités et facilement reconnaissables, on ne fait pas mention directement de telle ou telle secte.

Le style est clair, et émaillé de nombreux exemples pratiques. Il permet de mieux comprendre les mécanismes d’appâts que les sectes mettent en place, et notamment de comprendre les comportements des proches ou connaissances qui y tombent (ado ou pas). Le livre a la bonne idée de ne pas tomber dans la paranoïa et de ne pas tout condamner ouvertement. Bref, c’est un texte relativement objectif.

Cependant, je dois dire que j’ai quand même beaucoup douté de la connaissance que l’auteur avait du sujet quand je suis tombée sur le chapitre Satanisme. Je ne l’avais pas venu venir, celui là. Entre Marilyn Manson supposément vu comme un gourou par ses adeptes, au classement de la Wicca dans les sectes sataniques, je dois dire que j’ai été assez perplexe et que du coup je ne sais pas réellement quoi penser du reste du livre. Les propos ici tenus sur Manson (et le Metal…) et autres me semblent plus proche de la peur que certaines personnes non-renseignées peuvent avoir envers ce courant qu’à une opinion réfléchie et recherchée.

Sectes, Gourous, etc... de Dominique BitonDu coup, ne m’y connaissant pas assez dans les autres domaines, je ne sais que penser des autres chapitres. Si certains paragraphes sur les mécanismes sectaires (love bombing, organisation de séminaires , etc) me semblent assez légitimes et intéressants, je pense qu’il faut prendre le reste avec des pincettes, et je déplore que ce genre de bouquins contribue à effrayer les parents et autres personnes non versées dans le Metal ou le Goth

Bref, les 208 pages se lisent vite, même si j’avoue avoir sauté la fin, qui est un répertoire (probablement plus à jour en plus) d’associations contres les sectes. Si la lecture est rapide et vous apprendra deux ou trois trucs, je pense qu’il faut prendre ce livre pour ce qu’il est, à savoir un livre très général. Avec tout ce que la généralisation entraine d’imprécisions ou de raccourcis.


C’est Lundi, que lisez vous ? #84

Serafina dans Actualités, Livres le 18 mars 2013, avec 4 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

L’Orage Gronde de David Weber Tome 1La première partie de L’Orage Gronde de David Weber ne m’aura pas tenu bien longtemps, puisque je l’ai terminé en trois petits jours. Décidément, je ne saurais pas expliquer rationnellement pourquoi je me suis laissé prendre si facilement par ces feux de l’amour version galactique. Bon non, cela n’a strictement rien à voir avec cette (mauvaise) série télé, mais je commence à comprendre pourquoi certains sont tenus en haleine depuis maintenant 13 tomes. J’ai hâte de commencer la deuxième partie !

J’ai donc continué ma semaine avec La Fille sortilège de Marie Pavlenko, un récit de Fantasy Jeunesse récemment publié par les éditions du Pré-aux-Clercs. C’est pour le moment relativement bien écrit, l’auteur évite notamment les pièges de l’héroïne tête-à-claques, ce qui est vraiment agréable pour du jeunesse. Par contre, je dois avouer que l’univers pour le moment ne m’intéresse pas beaucoup, un peu trop classique.

Serafina

Grisha de Leigh BardugoJ’ai terminé Âmes de Verre de Anthelme Hauchecorne. Il n’y a pas à dire, c’est un excellent livre ! Le style est vif, le rythme ne faiblit pas, les personnages sont attachants, c’est très crédible, bref, j’ai adoré. Je suis d’ailleurs un peu triste que ça soit « déjà » fini et j’attendrais la suite avec impatience !

J’ai ensuite commencé Grisha de Leigh Bardugo, un roman de Fantasy aux éditions Castelmore. Pour le moment, c’est très classique : une orpheline qui découvre des pouvoirs qui vont lui permettre peut être de sauver son peuple. Mais c’est bien écrit, c’est fluide et je trouve les personnages pas mal. C’est pas trop Mary Sue. J’en ai lu un bon tiers déjà.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


C’est un paradoxe, alors que les traductions sortent à un rythme très raisonnable en français, je mets des plombes à m’y atteler. Est-ce parce que je sais que de toute manière je ne suis pas prête d’avoir la suite ? Que sais-je, toujours est-il que je n’ai terminé qu’en janvier ce 14ème tome, pourtant sorti en septembre. Tout comme vous pouvez le relire dans la chronique de dabYo, il s’agit de la deuxième partie du 5ème tome de la saga. De ce fait, évidemment pas de synopsis et pas de spoil non plus.

Le Trône de Fer Tome 14, Les Dragons de Meereen, de Georges R.R. Martin

Comme toujours, quand on découpe un bouquin en trois parties, surtout un Trône de Fer, la deuxième est rarement la plus palpitante. Cela s’explique aisément, si on prend en compte le fait que Martin aime bien tisser ses intrigues sur la durée : le premier tiers répond aux questions laissées par la fin du précédent tome, le dernier tiers c’est du cliffhanger à gogo et au milieu, bien on fait avancer l’intrigue et on place ses pions.

Les Dragons de Meereen n’échappe évidemment pas à la règle, et il faut bien l’avouer, à part un ou deux chapitres très intéressants, sur des personnages que l’on ne voit que trop peu, il ne se passe pas tant de choses que cela. Sans compter que le titre et la couverture nous font espérer bien des choses qui n’arrivent pas, en tout cas pas dans cette partie.

Dance With Dragons by Marc Simonetti

L’édition brésilienne illustrée par Marc Simonetti

Évidemment, c’est avec plaisir qu’on retrouve ses personnages préférés, même si le mien n’a qu’un ou deux pauvres chapitres, et voilà, rien d’autre a se mettre sous la dent. C’est d’ailleurs un peu frustrant quand on apprend ensuite que ledit personnage ne revenait pas dans le tome 15

Il faut donc s’accrocher, ce que je n’ai pas fait, vu que je n’ai réellement lu ce tome qu’une fois le suivant sorti. Daenerys retrouve sans surprise sans palme de « personnage qui m’ennuie ». Si j’avais apprécié ses chapitres au début du tome, notamment par l’arrivée de la jument pâle que je trouve très bien menée, cela s’étire en longueur, et les petites intrigues politiques ne semblent aller nulle part.

Le Trône de Fer Tome 14, Les Dragons de Meereen, de Georges R.R. MartinCependant, je reste assez épatée par tout l’univers des cité libres, à la fois fascinant, fouillé et pourtant tellement crédible qu’il en devient familier. Si j’avais déjà admiré la cohérence de Westeros, je dois dire que je ne m’attendais pas à ce qu’il fasse aussi bien avec l’immensité des cité libres. C’est un des énormes points positifs de ce tome, l’autre étant la montée en puissance de certains personnages secondaires, et les petits détails qui contentent les fangrills, comme évidemment les flashbacks.

Sans être forcément le meilleur des tomes de la saga, Les Dragons de Meereen est un tome qui se lit avec plaisir, et qui malgré certains personnages un peu ennuyeux, contient son lot de personnages secondaires, de petits cliffhangers et de détails qui tiendront les fans en haleine, jusqu’au prochain évidemment. Je sais que je ne suis pas la seule à avoir un peu lambiné à la lecture, mais maintenant que j’ai lu le 15 je ne peux que vous encourager à vous accrocher !