Vampire Malgré Lui des éditions du Petit Caveau

Anthologie de six nouvelles vampiriques

Serafina dans Critiques, Livres le 26 février 2013, avec aucun commentaire
Critiques

L’année dernière, les éditions du Petit Caveau, spécialisées en vampires divers avaient lancé un appel à textes sur le thème vampire malgré lui. Le résultat est sorti au début de l’année, évidemment sous le titre Vampire Malgré Lui et avec une très jolie couverture de Alexandra V. Bach. Au menu, 12 nouvelles, dont la plupart d’auteurs que je ne connaissais absolument pas. Le but est avoué : renouveler le mythe du vampire.

Vampire malgré lui des éditions du petit caveau

Difficile voir impossible de chroniquer les 12 nouvelles, nous n’aborderons ici que les nouvelles qui m’ont particulièrement marquées, en bien ou en mal. Le niveau dans l’ensemble est assez constant, les nouvelles sont de bonnes qualité. L’inconvénient, c’est qu’il y a assez peu de nouvelles qui se démarquent, à l’exception de deux ou trois, et pas toujours pour de bonnes raisons. Contrairement à la précédente anthologie du Petit Caveau, ici, aucune répétition entre les nouvelles , toutes abordent le sujet avec des angles très différents !

Chapitre Premier de Jean-Paul Raymond

L’anthologie s’ouvre sur Chapitre Premier de Jean-Paul Raymond, et je dois dire que pour moi ça a commencé très mal. Cette nouvelle mettant en scène l’auteur lui même devant écrire une histoire de vampires m’a au mieux ennuyée, au pire agacée. Je n’ai pas apprécié le style à la première personne qui sonnait faux, les réflexions du narrateur que j’ai trouvé agaçantes, pas plus que ses personnages, tristes caricatures de beaufs modernes (surtout la femme). Bref, comme ouverture d’anthologie, ça a été la douche froide, surtout que cette nouvelle est assez longue.

Noblesse d’Âme de Lydie Blaizot

A l’opposée, on retrouve Noblesse d’Âme de Lydie Blaizot qui m’a happée dès les premières lignes pour une raison totalement chauvine : l’histoire se passe à Salbris, petit ville de Sologne, ma terre natale. Au delà de ça, on trouve la une description assez fidèle, une ambiance « vie de tous les jours », qui permet de facilement entrer dans l’histoire. Comme toujours le style de l’auteur est fluide et agréable.

Les Naömis de Jean Vigne

Jean VigneJean Vigne continue dans la ligne des histoires surprenantes. Une mission d’expédition, un coté epistolaire, bref, un coté très Lovecraftien se trouve dans cette nouvelle qui ne pouvait donc que me plaire, malgré quelques longueurs.

Il y a un coté très oppressant bien rendu et un coté Fantastique vraiment bien mené. Je n’ai pas lu Désolation son roman aux éditions du Petit Caveau, mais ça me donne envie. illman en avait fait la chronique.

Petrus de David Osmay

David Osmay signe mon premier coup de cœur. Il met en scène un félin vampire et si vous possédez comme moi un chat, vous savez combien il est aisé d’imaginer ces bestioles complotant pour nous éliminer. Autant dire que je ne regardais plus mon chat de la même manière après cela. L’écriture à la première personne est entrainante et assez drôle au final.

Si tous les rois de la terre d’Olivier Boile

La nouvelle suivante met en scène un maréchal de Napoléon ( Murat), et Olivier Boile s’attaque donc ici au vampire version historique, le tout soupoudré de guerre, évidemment. N’appréciant pas cette période, je dois dire que les references historiques m’ont surtout ennuyée, et ne m’ont pas réellement fait entrer dans l’histoire. Dommage car elle semblait bien documentée.

Dis moi qui tu manges de Malaika Makumi

Dis moi qui tu manges nous permet de retrouver Malaïka Macumi que j’avais plutot appreciée dans son précédent roman, Les Anges de l’Ombre. Mettant en scène un vampire allergique au sang (oui oui), elle est très drôle et en même temps cruelle. C’est une des meilleures idées du recueil à mon avis…

Mademoiselle Edwarda de Vincent Tassy

Jusqu’à ce que je lise Mademoiselle Edwarda de Vincent Tassy qui a limite balayé toutes les autres. En mettant en scène une jeune transsexuelle MtF , l’auteur aborde les douloureux thèmes de l’acceptation de soi, de la transsexualité, mais aussi la cruauté du monde.

Vampire malgré lui des éditions du petit caveauAvec un style très agréable, un personnage haut en couleurs et une capacité à rendre vivante les scènes et environnements dans lesquelles évoluent notre héroïne, Vincent Tassy signe là la nouvelle la plus marquante du recueil, d’autant plus qu’elle le clôt. Une nouvelle Fantastique, mais en même temps totalement ancrée dans notre monde et dans notre temps. En ce sens, la nouvelle m’a fait penser à ce qu’a pu faire Poppy Z. Brite. C’est la première fois que je lisais cet auteur (aussi rédacteur dans un magasine gothique, ca ne vous rappelle rien ?) et j’espère bien le relire ! Avec plaisir même.

Au final, Vampire malgré lui est une anthologie plutôt agréable, variée, et avec des sujets très disparates qui devraient plaire à tous. Assez égale niveau qualité, elle se lit plutôt vite. Ma réelle découverte ici est Vincent Tassy, que j’espère relire, et l’anthologie confirme la qualité d’écriture d’auteurs comme Malaïka Macumi, Lidye Blaizot ou encore Jean Vigne.


C’est Lundi, que lisez vous ? #81

Serafina dans Actualités, Livres le 25 février 2013, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Après avoir terminé Les Insoumis, j’ai décidé de lire un roman qui me faisait envie depuis de très nombreuses années maintenant: Le Guet des Orfèvres de Terry Pratchett. J’ai l’impression de ne pas avoir lu de roman du Disque-Monde depuis des siècles, ce qui n’est pas complètement inexact puisque je n’en ai pas lu depuis qu’ifisDead existe.

Bref, j’ai tout de suite accroché à l’humour de Pratchett et à son univers hilarant. Je retrouvais Vimaire et ses agents du Guet que j’avais découvert dans Au Guet, et ce pour mon plus grand plaisir. Ça se lit toujours aussi facilement, et bien qu’il soit parfois difficile à suivre, c’est un vrai plaisir. Un sentiment de déjà vu m’a malheureusement pris assez vite, et pour cause, j’avais déjà lu le roman. C’est ballot. Reste que je l’ai terminé sans bouder mon plaisir, et que j’ai bien envie d’en lire la suite spirituelle, Ronde de Nuit.

Serafina

J’ai commencé Âmes de Verre de Anthelme Hauchecorne. Ce roman d’Urban Fantasy se révèle, sans trop de surprises, excellent. Si on retrouve évidemment l’humour et la critique acerbe de l’auteur, on a aussi un monde bien plus fouillé et plus dense que dans ses précédents romans. Les personnages sont fort, bien foutus et super crédibles. L’alternance des points de vue ne fait que renforcer son coté page-turner.

Comme il est un poil gros à trimballer je lis en parallèle Je sais que vous mentez de Paul Ekman. Ce livre est centré sur le mensonge et les indices qui permettent de le repérer. Ekman est a l’origine des études utilisées dans la fameuse série Lie To Me (il y est d’ailleurs consultant). Ça se laisse lire pour le moment, on verra bien.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Groupes à l’affiche du Motocultor 2013 !

6 groupes rejoignent Orange Goblin pour l'édition 2013 !

Serafina dans Actualité, Musique le 24 février 2013, avec 2 commentaires

Vous le savez, l’année dernière nous avons beaucoup apprécié notre expérience du Motocultor et si le festival de musiques extrêmes breton ne vous dit rien, on vous invite à en lire notre report. Malgré quelques cafouillages (pas d’ombre, pas d’eau, retards le premier jour), on a déjà hâte de retrouver ce festival à taille humaine, qui permette de vivre des concerts géniaux bien plus intenses que coincé sous une tente bondée.

Motocultor Festival 2013

A l’époque, évidemment, après avoir pu aller shooter Behemoth, je n’avais pu que me faire la réflexion « tain si y avait Therion l’an prochain ça serait génial ». Les premiers groupes ont été annoncé en fin d’année dernière, et on y retrouvait notamment Orange Goblin, Svart Crown, Endstille et Belenos. Des groupes qui ne nous sont pas inconnus et qui, surtout Orange Goblin, valent clairement le détour sur une scène accessible.

Hier l’organisation du Motocultor a annoncé de nouveaux groupes,  et ce n’est rien de moins que Eluveitie et Therion qui se rajoutent à l’affiche ! Autant vous dire que nous, cette annonce nous a fait sauter de joie et qu’on a hâte de voir les helvètes retourner les terres bretonnes ou les suédois faire chanter Poupée de Cire, Poupée de Son a des métaleux imbibés. Pas vous ?

Au rang des groupes rejoignant l’affiche, on retrouve aussi Aborted, Banane Metallik (…), Mass Murderes et System Divide. Pas forcément de notre domaine, il faut quand même avouer qu’une petite recherche google sur Banane Metallik est assez… Surprenante, et donne carrément envie !

Il reste encore 30 groupes à annoncer, mais on est déjà convaincu ici.


Tandis que le destin français de la série American Vampire était incertain suite au rachat des droits Vertigo par Urban Comics, ces derniers en ont profité pour commencer la publication du spinoff, American Vampire Legacy. Le premier tome, Sélection Naturelle, est sorti en avril 2012, un tome qu’il me fallait évidemment lire: comment résister au mélanges de la thématique nazi avec les qualités qu’impliquent la franchise et son scénarise Scott Snyder ? Vampires, nazis, si vous faisiez un bingo des mots qui buzz, American Vampire Legacy en serait sans doute premier, il ne manque guère que les zombies… Mais pourquoi bouder son plaisir ? Synopsis.

American Vampire Legacy Tome 1 de Scott Snyder et Sean Murphy

Felicia Book fait partie des agents de l’organisation secrète Les Vassaux de Vénus dont l’objectif n’est rien de moins que la lutte contre les vampires. Des vampires qui ont complètement infesté le monde des humains et que l’on retrouve à tous les niveaux. Lorsqu’ils ne sont pas aux postes clefs, ils sont suffisamment influents pour arriver tout de même à obtenir ce qu’ils veulent…

Sélection Naturelle, American Vampire Legacy Tome 1, de Snyder et MurphyJe n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler, puisque cela se passe dans l’univers d’American Vampire. On va suivre ici la jeune Felicia Book qui n’est autre qu’une des deux enquêteurs entre aperçu dans le deuxième tome, Le Diable du Désert. De par sa naissance assez trouble, elle a surtout certains pouvoirs particuliers qui en font un élément clef de son organisation. Son tempérament n’est pas ce qu’il y a de plus original, on pourrait même dire qu’elle convient bien au stéréotype de l’exclue qui se dévoue totalement à son travail.

Mais ça marche plutôt bien puisqu’on fini très vite par s’attacher à elle, une partie de la narration faite à la première personne aidant. Elle est loin de l’absence de charisme qu’on pouvait lui reprocher dans Le Diable du Désert.

Pour lui rendre la réplique, on retrouve un autre personnage du Diable du Désert, Cashel McCogan. Déjà connu du lectorat, il est beaucoup moins développé ici et reste assez stéréotypé.

Sélection Naturelle, American Vampire Legacy Tome 1, de Snyder et MurphyEn fait, cela ne gênera pas spécialement car l’histoire est une sorte de fuite en avant des deux personnages vers de lointaines contrées sous l’occupation nazie. On en parlait, et on a bien droit à ce mélange des thématiques, vampires et nazis. On se doute dès le début que les éminences du Reich n’ont rien trouvé de mieux que de faire une section spéciale vampires, ce genre de section particulièrement morbide faisant partie des standards du genre si je puis dire.

Là dessus, la série ne vise pas particulièrement l’originalité, et c’est plus par la mythologie des vampires mise en place que Scott Snyder tire son épingle du jeu. Largement entrevue dans la série principale, il continue de l’étoffer et il faut avouer qu’il est plutôt original, tout en faisant parfois penser aux Chroniques des Vampires d’Anne Rice.

Si c’est toujours Snyder aux commandes, on retrouve cette fois un autre dessinateur, Sean Murphy qui signe l’ensemble des dessins du volume, couvertures comprises. Il garde une touche qui est plus ou moins similaire à celle de Rafael Albuquerque, il faut dire que son style est plutôt proche comme en témoigne un de ses autres ouvrages,Les dossiers de Hellblazer. Un style assez brut, trash, mais pas exactement le même que celui de la série principale. J’avoue préféré le coup de crayon d’Albuquerque mais on fait largement avec, ça reste superbe.

Au final, Sélection Naturelle est un spinoff plus que bon. L’histoire peut largement se suffire à elle même et ne nécessite pas particulièrement d’être familié avec American Vampire, ce qui est quand même un bon point. Sans spoiler cette dernière, c’est peut être l’occasion de la découvrir en attendant qu’Urban Comics en republie les tomes. C’est à priori prévu pour cet été, en attendant, le deuxième tome d’American Vampire Legacy sort en mai, et vous pouvez compter sur moi pour y être.


Magies secrètes de Hervé Jubert

dabYo dans Critiques, Livres le 19 février 2013, avec aucun commentaire
Critiques

Magies secrètes est le dernier roman en date de l’écrivain français Hervé Jubert, publié en novembre dernier par les éditions Le Pré aux Clercs. Il s’agit d’un roman Young Adult à la croisée entre Fantasy et Uchronie, où la magie côtoie un léger aspect d’industrialisation. Ce n’est pas la première fois que je retrouve l’auteur dans ce registre, car le tout ne sera pas sans rappeler La Quadrille des Assassins, une autre de ses séries que j’avais beaucoup aimé. Passons aux choses sérieuses, synopsis.

Magies Secrètes de Hervé Jubert

Depuis son accès au pouvoir, l’empereur Obéron impose une urbanisation grandiloquente à sa ville Sequana, détruisant bâtiment sur bâtiment, retraçant routes et quartier, et amenuisant peu à peu les territoires communiquant avec les faes. Beauregard, ingénieur-mage du ministère des affaires étranges, fait tout ce qu’il peut pour en amoindrir les conséquences et réconcilier les deux mondes. Le tout, en réglant d’étranges affaires.

Commençons par évoquer notre monde, où la ville de Sequana tient une place très importante. Avec moult descriptions et références, odeurs, l’auteur va finir par nous y transporter et il faut avouer que ce sera pour notre plus grand plaisir. Ses rues, ses bars, sa noblesse décadente et évidemment, sa magie. Le monde des faes est ici une réalité, et de nombreuses portes sont présentes à Sequana, bien qu’on n’en apprendra assez peu. La magie est en effet souvent évoquée, mais sans être jamais décrite. Elle est juste là, comme ça, reste que c’est largement suffisant pour rentrer dans l’ambiance.

Hervé Jubert

Hervé Jubert

On va suivre Beauregard au long d’une enquête où l’on va appréhender notre monde et découvrir peu à peu notre héros. Il faut dire que ce dernier tient l’intérêt du livre sur ses épaules. Plutôt très charismatique, mystérieux, l’auteur joue très bien sur le personnage et nous dévoile au compte goute les informations sur son passé. Mais attention, on est ici face à un mystère qui est maîtrisé, et non pas un qui est forcé. Une nuance certes légère, mais qui change pour beaucoup, Beauregard est mystérieux parce-qu’il est charismatique, et non pas charismatique parce qu’il est mystérieux. Bon, c’est pas vraiment clair, je n’en doute pas.

C’est une enquête que nous menons, et là dessus, l’auteur se débrouille plutôt bien. Alors on pourra certes regretter qu’il ne nous donne pas toutes les cartes en main, et que donc il lui soit plus facile de faire passer notre héros pour un génie. Cela donne l’impression d’être menée par le bout du nez qui va cependant bien à l’ambiance du bouquin.

L’ingénieur-mage n’est pas le seul personnage du roman, on retrouve une sorte de clique tournant autour de lui. Plutôt haute en couleurs, ce sont des personnages secondaires qui ne sont pas vraiment exploités ni développés et qui ne marquent pas. Seule une jeune fille va sortir du lot, qui sera sans doute l’acolyte de notre personnage sur le prochain roman.

Magies Secrètes de Hervé JubertEt là dessus, j’émettrai peut être le seul bémol: pour quelqu’un qui a lu La Quadrille des Assassins, on a quand même un peu l’impression de retrouver le même schéma. Des actes criminels, un enquêteur qui doit le régler en tant limité, et qui va devoir s’occuper d’un bleu et lui faire découvrir son monde. C’est un petit bémol tant le schéma est habituel, mais ça reste un poil décevant.

Captivant et se déroulant dans un monde passionnant, j’ai dévoré Magies secrètes de Hervé Jubert. L’auteur français écrit toujours aussi bien et c’est un très agréable moment que l’on passe dans les rues de Sequana. Finalement, le seul sentiment que j’ai ressenti en tournant la dernière page était la frustration: déjà fini, et la suite, c’est pour quand ?


C’est Lundi, que lisez vous ? #80

Serafina dans Actualités, Livres le 18 février 2013, avec 3 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

​Les Insoumis​ de ​Alexandra BrackenJe suis arrivé au dernier chapitre de Les Insoumis d’Alexandra Bracken. Le côté Young Adult est vraiment très fort et consommé, et je dois avouer que je suis perplexe. Ça se lit plutôt bien et vite, l’univers est sympathique, mais plusieurs points me dérangeant. Notamment l’héroïne qui est tout bonnement une tête à claques.

L’auteur utilise le moteur de l’auto-culpabilisation de l’héroïne pour ralentir l’avancement de son aventure et provoquer les quiproquo, mais elle l’utilise beaucoup trop à mon goût. C’est certes un mécanisme plutôt habituel dans le rayon jeunesse, mais j’ai trouvé qu’il était mal dosé.

Serafina

J’ai terminé Le Chant de l’Âme de Marjorie M. Liu. Comme je le disais la semaine dernière, l’histoire est sympa, le bestiaire lui aussi est assez original, même si à la limite du too much. Le réel problème vient malheureusement de l’histoire d’amour inéluctable qui se déclare à la page 150 et qui est particulièrement clichée. La lecture dans l’ensemble reste sympathique, mais j’ai lu mieux.

Je commence donc probablement le nouvel Anthelme Hauchecorne, à moins que j’aille finir le Cycle des Âmes Déchues de Stéphane Soutoul.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


FYIB#3: Les Crépusculaires de Mathieu Gaborit

dabYo dans Actualités, Livres le 17 février 2013, avec 2 commentaires
Actualités

Fuck Yeah Inked BeautiesA l'heure où la lecture numérique envahit lentement mais surement les foyers de lecteurs français, chez if is Dead nous restons irrémédiablement attachés au Livre. Cet objet matérialisant l’œuvre littéraire dans notre monde, qui rappellera ces longs moments passés à en lire les lignes, la frustration de l'avoir déjà fini, l'envie de le relire, la volonté d'en exprimer son amour en le faisant trôner au milieu d'une étagère. Fuck Yeah Inked Beauties est une série d'articles dont la vocation est de rendre hommage aux collections, aux beaux livres, trouvés ça et là sur la planète et qui a tout pour rejoindre les étagères d'un collectionneur de beaux Livres.

Il n’y a pas qu’à l’étranger que certains éditeurs se donnent du mal pour proposer de belles œuvres aux collectionneurs. Les éditions Mnémos n’en sont pas à leur premier coup, on se souviendra notamment de la sortie il y a près de deux ans d’un superbe bouquin inspiré de l’œuvre de Lovecraft, Kadath, le guide de la cité Inconnue. Cette fois il s’agit de la réédition de la première série de Mathieu Gaborit, Les Chroniques des Crépusculaires, un cycle publié pour la première fois en 1995 chez la même maison.

Les Crépusculaires de Mathieu Gaborit

Sobrement titré Les Crépusculaires, il s’agit donc d’une intégrale des trois volumes que compte le cycle, Souffre-Jour, Les Danseurs de Lorgol et Agone, le tout dans une édition revue par l’auteur et augmentée d’une postface. Et quelle édition ! Avec son simili cuir et doré, le livre est accompagné d’un étui sur lequel figure la carte des royaumes crépusculaires, la tranche est quant à elle juste superbe. Le lettrage et la mise en page interne ne sont pas en reste, bref, tout ce qui fait de cette édition limitée un très bel objet qui méritait d’apparaître dans notre série.

Tout juste sorti en librairie, cette édition limitée est disponible à 34€.


Le Melkine de Olivier Paquet

Space Opéra sans laser ni missile

illman dans Critiques, Livres le 15 février 2013, avec 2 commentaires
Critiques

Le Melkine est le 3ème roman d’Olivier Paquet, auteur français de Science Fiction. J’avais déjà entendu du bien de lui avec son précédent roman, Les Loups de Prague. Il n’a donc pas fallu grand-chose pour que je craque, la présence de l’auteur aux Utopiales 2012 (et la petite dédicace qui va avec) a beaucoup joué. Le tout se retrouve publié par l’Atalante, l’illustration de couverture étant l’œuvre du génial Manchu. Le Melkine est le premier tome d’une future trilogie de Space-Opera, un petit synopsis s’impose.

Le Melkine de Olivier Paquet

L’humanité est parti dans les étoiles devenant ainsi l’Expansion.  Cette nouvelle humanité s’est regroupée sur des planètes en fonction de critères culturels qui sont depuis maintenus par des conditionnements in utero. Le Melkine est un vaisseau école qui parcourt l’univers en tentant de transcender le conditionnement. En face d’eux Banquise, un de ces véritables empires de télécom appelés Frequences, ne se cache pas de vouloir abolir les conditionnements et les distances et compte bien utiliser le Melkine pour arriver à ses fins.

Le scénario est original. Partons du principe que « nous », les lecteurs, pensons que forcer chimiquement/mécaniquement la façon de penser des gens, aka le conditionnement, est mal. Comment l’entreprise de Banquise qui est d’abolir cela peut elle être négative ? Et quelle est la différence entre le Melkine, et eux vu que le but est sensiblement le même ? On en revient à l’adage la fin justifie les moyens mais l’enrobage est de qualité, l’auteur ne se limitant pas au point de vue de ceux que les lecteurs qualifieront de gentils.

Olivier Paquet

Olivier Paquet

Olivier Paquet va ici remettre en cause la notion d’empire. Dans une grande partie des cas, on se le figure comme étant une grande force essentiellement militaire, une sorte de fascisme stellaire, héritage collectif ancré dans nos têtes par Star Wars. Et si le contrôle des telecoms servait de base aux pouvoirs et à la grandeur d’un empire ? C’est l’idée développée par Le Melkine. Nulle violence en avant plan, celui qui sert de concentrateur à l’information contrôle ses expéditeurs et ses destinataires, sans compter les canaux TV évidemment, outil d’asservissement des foules par excellence. La vision qui nous est donnée ici est bien plus perverse et invisible qu’une présence militaire tangible. J’adore.

Le background de l’univers est enrichi par des petits cours d’histoire au long du roman apportant son lot de réponse pour le lecteur à des questions tel que Comment l’homme est-il parti à la conquête des étoiles ? et Pourquoi cette diaspora ? On ne reste ainsi pas dans le noir attendant le prochain roman pour répondre à des questions essentielles à cet univers.

Le Melkine étant un navire école, les personnages principaux, en tout cas les gentils, sont des étudiants et des professeurs. Nos étudiants sont un quatuor assez disparate dont on ne retiendra finalement que le principal et le plus intéressant de ces éléments, Ismaël. Le gamin en question est né sans conditionnement, est en constante rivalité amicale avec un autre élève et ne recherche finalement qu’une chose, sa place dans l’univers. Et il le fait sans chialer et en utilisant son cerveau, c’est un personnages que j’ai particulièrement apprécié. Au rang des professeurs se dessine des sortes de factions qui s’opposent sur la pédagogie, l’éthique et ce qui doit être enseigné. Ce dernier point entraînera d’ailleurs une sorte de débat sur un chapitre qui manque peut-être un peu d’intensité mais qui est tout de même bien écrit.

La méchante n’est pas en reste, froide, manipulatrice et avec une histoire fournie. Le premier chapitre lui étant d’ailleurs consacré dans un style très cyber-punk qui prend le reste du roman à contre pied. Le Melkine est quasiment un personnage à lui seul, chaque saut dans l’espace est une petite aventure pour lui et sa carcasse souffre, lui conférant un petit coté vivant. Bref la panoplie de personnage est assez complète et les stéréotypes sont plutôt dans les relations des personnages que les personnages eux-même.

Le Melkine de Olivier PaquetJe n’ai pas peiné une seconde à rentrer dans l’histoire, le tout dû au fait que ça se lit vraiment bien, surtout propulsé par l’envie de découvrir ce monde stellaire inédit. L’auteur équilibre bien ses phases de dialogues, de narration et description pour qu’a aucun moment on ne s’ennuie. Autre chose que j’ai apprécié c’est la démonstration qu’on pouvait faire du Space Opera sans combat spatiaux.

Une chose est sûre, j’ai apprécié de parcourir la galaxie très très lointaine de l’univers du Melkine et il me semble carrément clair que cela a été une très bonne lecture pour moi. Il ne reste plus qu’à attendre la suite du destin du Melkine, titré La Mort du Melkine, qui ne va pas tarder à se faire attendre, un aperçu de la couverture est d’ailleurs visible sur le blog de Manchu.


Ce qui semblait si loin il y a un peu moins de deux ans vient finalement de se réaliser. Avec la sortie d’Une danse avec les dragons, quinzième tome pour Le Trône de Fer de George R.R. Martin, les éditions Pygmalion viennent finalement de rattraper la parution en version originale. Et moi avec, puisque j’ai fermé les dernières pages du dernier volet de la découpe d’A Dance with Dragons il y a quelques jours. Alors, l’attente en valait elle la peine ? Dans quel état Martin nous laisse-t-il attendre le 6ème tome en version originale, à priori prévu pour 2014 ? Pas de synopsis, et pas de spoilers !

Une danse avec les Dragons Trone de Fer Tome 15 George RR Martin

Le tome précédent, Les Dragons de Meereen, m’avait vraiment conquis. Avec un rythme assez accéléré et des scènes fortes, c’était un milieu assez loin des habitudes des milieux de la série, plutôt dynamique. Reste que pour l’un des personnages les plus présents, les scènes étaient proches de la frustration, du tout ça pour ça. Il faut avouer que ce quinzième tome partait presque sur la même piste, jusqu’à donner un nouveau coup d’accélérateur.

Profitant de la fin de ce grand arc, Martin met enfin un terme à certaines branches de l’histoire, des branches qui pour certaines ne menaient de toute façon plus à grand chose. Et de manière exceptionnelle, évidemment, dans son plus grand art qu’est celui de donner des espoirs chevaleresques… pour mieux les ramener à la réalité crue, et cruelle, de Westeros. Des branches qui auront cependant permis d’étoffer un peu plus la trame principale, ce que prévoyait chacune des maisons et surtout, l’histoire de son monde d’une manière générale.

Ein Tanz Mit Drachen Das Lied von Eis und Feuer 10

Il s’agit de la dernière partie du tome en version originale, aussi, on est face à d’assez nombreux cliffhangers. Si certains font carrément leurs effets, je dois avouer être passé à côté pour certains. Un retournement de situation tel celui de l’intégrale 3 est devenu de moins en moins probable aussi loin dans l’aventure, les personnages de Martin semblent bien trop en place pour en revoir… Du coup, alors qu’avant on ne faisait que se dire que ce n’était pas possible, là, on y croit plus vraiment. Je n’ai pas l’impression que cela puisse être vrai, peut être parce que c’est moins bien écrit. Que sais-je, la suite me donnera peut être raison, ou sans doute tord !

Une danse avec les Dragons Trone de Fer Tome 15 George RR MartinIl y a peut être quelques faiblesse, mais l’auteur signe surtout un des chapitres les plus palpitant qu’il y ait eu dans Le Trône de Fer depuis de nombreux tomes. Un chapitre qui n’est pas sans rappeler les tous premiers de la série, alliant la tension, l’univers et les petites magouilles de complotistes. Du grand art qui est de loin le chapitre le plus réussi des derniers volumes.

Une danse avec les dragons n’est donc certes pas un tome qui restera dans les annales, mais il laisse certainement le lecteur en haleine, l’encourageant à poursuivre. On en entendra sans doute certains reprocher à George R.R. Martin de donner l’impression de remplir les pages, mais il serait franchement dommage qu’il ne le soit pas. L’univers de la série est vaste et tout bonnement génial, les petites histoires, les anecdotes ne font que renforcer l’impression d’être face à une série qui marquera.


C’est Lundi, que lisez vous ? #79

Serafina dans Actualités, Livres le 11 février 2013, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

​Les Insoumis​ de ​Alexandra BrackenAprès avoir été assez perplexe sur son début, j’ai fini par littéralement dévorer Idlewind de Nick Sagan. L’univers est complexe, l’histoire est vraiment bien foutue et on fini par s’attacher à certains personnages. Bref, malgré son aspect teenager et Young Adult, on est face à quelque chose de très abouti. Je ne peux que le conseiller, en attendant la publication de sa suite, Edenborn.

Je continue dans le mélange de Science-Fiction et de Young Adult avec Les Insoumis d’Alexandra Bracken. On est assez proche du premier, mais dans un registre beaucoup plus jeunesse. C’est relativement bien écrit, mais je trouve que la narration, sensée être du point de vue d’une gamine de 10 ans n’est pas assez réaliste. Cet aspect est moins présent au bout d’une centaine de pages, à voir. Ça se lit bien, en tout cas.

Serafina

Le Chant de l’Âme de Marjorie M. LiuJ’ai terminé le tome 15 du Trône de Fer: Une danse avec les dragons. J’ai donc rattrapé la parution dans sa version originale, et je n’ai plus qu’à prendre mon mal en patience pour avoir la suite. Si le début du tome m’a laissée assez perplexe, la fin est elle très bien, certains chapitres faisant partie des plus haletants que j’ai pu voir depuis un bon moment. Heureusement que la série revient sur nos écrans, ça sera une excuse pour relire le tome 3 !

J’ai commencé Le Chant de l’Âme de Marjorie M. Liu, qui semble être une enquête Fantastique : une jeune violoniste qui se retrouve dans de sales draps après avoir été témoin d’une scène qu’elle n’aurait pas du voir. Pour le moment , je n’ai lu que 100 pages mais c’est plutôt pas mal.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?