Sans Âme m’avait tapé dans l’œil dès sa parution en grand format aux éditions Orbit. J’avais été charmée par la couverture qui fleurait bon le mélange de Steampunk et de Bit-Lit, non sans rappeler Les enchantements d’Ambremert de Pierre Pevel. C’est à l’occasion de la sortie chez Le Livre de Poche que j’ai pu finalement entamer ce roman de Gail Carriger, revêtu pour l’occasion d’une nouvelle couverture signée Stefan Hilden. Synopsis ?

Sans Ame de Gail Carriger

Alexia Tarabotti est une vieille fille, de près de 26 ans. Outre le fait d’être marquée socialement comme inapte, il se trouve qu’elle n’a pas d’âme, ce qui complique un peu les choses. Sans le faire exprès, elle tue un vampire qui désirait faire d’elle son diner, un acte pas franchement glorieux dans cette Angleterre victorienne ou les créatures surnaturelle sont révélées…

Comme vous le dit le synopsis, on est dans un mélange entre du True Blood pour le coté « les vampires sont révélés au grand jour -ou à la grande nuit- et on ne les tue pas comme ça » et du Jane Austen, pour la bonne société victorienne et les convenances. Cette partie là est plutôt bien rendue, car notre héroïne ne se comporte pas comme elle veut, pense à l’image qu’elle donne, possède une robe pour la marche, une robe pour le bal et une robe pour dormir. Elle ne sort pas sans chaperon et est relativement innocente des choses se déroulant sous la ceinture. J’ai trouvé cela assez crédible, le tout baignant dans une dérision qui m’a évidemment fait penser à Orgueil et Préjugé, d’ailleurs bon nombre de quiproquo ne sont pas sans rappeler Lizzy et Mr Darcy (sauf qu’ici, Mr Darcy est un peu … poilu).

Sans Ame, Le Protectorat de l'Ombrelle Tome 1, de Gail Carriger

Nous sommes donc dans une société où les vampires sont révélés, et la mythologie est plutôt développée, les loups sont organisés en meute, les vampires ont leur reine, cela reste assez classique. La réelle originalité, outre le fait d’être au XIXème siècle, étant le fait que certaines personnes (les para-naturels, qui n’ont donc pas d’âme) puissent les neutraliser pour des raisons assez tarabiscotées mais plutôt intéressantes.

L’écriture de Gail Carriger est plutôt agréable, on est souvent du point de vue de Mlle Tarabotti et il faut dire qu’elle a un esprit vif et caustique. Je me suis beaucoup attachée à elle et je trouve que c’est une héroïne de Bit-Lit bien plus intelligente que la moyenne. J’ai entendu pas mal de critiques sur le style (notamment des répétitions) mais j’avoue que ça ne m’a pas gênée. Ce n’est pas un monument de la littérature mais ça se lit bien.

Sans Ame de Gail CarrigerSans Âme est le premier tome du Protectorat de l’Ombrelle et il se révèle vraiment être un tome d’introduction, car au vu de la fin de cette aventure, nul doute que les choses sérieuses ne font que commencer ! Les 350 pages se lisent très vite, l’univers est intéressant, les personnages sympathiques, autant dire qu’il y ‘a toutes les chances pour que je lise la suite dès qu’elle sortira au format poche.

Le tome 2, Sans Forme, est je crois prévu pour le printemps, et je pense que je ne tarderais pas à me le procurer.


C’est Lundi, que lisez vous ? #74

Serafina dans Actualités, Livres le 7 janvier 2013, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

J’ai terminé le premier tome des aventures de Jill Kismet par Lilith SaintCrow. Cette lecture agréable servait finalement surtout à présenter les personnages qui ne sont pas désagréables. Sans pour autant être totalement convaincue par la série, je pense que je lirais la suite quand elle sortira aux éditions Le Livre de Poche.

Les Chroniques d'Oakwood de Marianne SternJ’ai ensuite lu Les Chroniques d’Oakwood de Marianne Stern, dernière parution des éditions des éditions du Chat Noir. Un bouquin de 200 pages, et 8h de bagnole, autant vous dire que je l’ai terminé, même si j’en ai lu la moitié à haute voix à dabYo (on n’a plus d’autoradio) ce qui a bien ralenti le rythme. J’ai beaucoup aimé ce recueil de nouvelles se déroulant dans le même univers. Ça parle de sorcière, de cimetières, au XVIIème, autant dire que c’était tout parfait pour moi. La chro est déjà écrite et ne devrait pas tarder mais sachez que je vous le conseille.

J’ai ensuite commencé Vampire malgré lui, recueil aux éditions du Petit Caveau. J’ai eu énormément de mal avec la première nouvelle que j’ai failli abandonné mais les deux suivantes ce sont avérées très bonnes, mention spéciale pour celle de Lydie Blaizot se déroulant à … Salbris.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Bilbo le Hobbit de J.R.R Tolkien

Serafina dans Critiques, Livres le 4 janvier 2013, avec 1 commentaire
Critiques

J’aime Tolkien, j’aime Le Seigneur des Anneaux et j’ai même aimé Le Silmarillion. Pourtant, je n’avais jamais lu Bilbo le Hobbit. Je ne sais pas réellement pourquoi d’ailleurs. J’étais sans doute repoussée par l’appellation livre pour enfants. Mais bon, à l’occasion de la sortie de la première partie de son adaptation au cinéma, Un Voyage Inattendu, j’ai décidé qu’il était temps d’y remédier, et j’ai donc entamé le bouquin dans sa nouvelle édition chez Le Livre de Poche. Synopsis ?

Bilbo le Hobbit de J.R.R Tolkien

Bilbo est un hobbit sans histoires, comme tous les hobbits ou presque. Un jour Gandalf le magicien débarque chez lui, accompagné d’une dizaine de nains qui entendent bien que Bilbo les aide à récupérer leur trésor sous la montagne. C’est le début d’un voyage inattendu et surprenant pour notre héros.

Ma dernière excursion en Terre du Milieu c’était avec les Contes et Légendes inachevés, je gardais donc une image très laborieuse et douloureuse du style de Tolkien. Quelle ne fut pas ma surprise en lisant Bilbo le Hobbit et en découvrant un style léger, vif, et alerte. C’est tellement léger que s’en est chantant, et l’écriture donne à elle seule un rythme au récit. C’est facile à lire et on est directement happé en Terre du Milieu. Aucune lourdeur n’est à déplorer. Tout comme le Seigneur des Anneaux, le roman ajoute à l’histoire de nombreux poèmes et quelques légendes de la Terre du Milieu.

La mythologie est bien évidemment moins développée que dans la trilogie bien connue, mais on retrouve très rapidement le charme de l’univers. Et c’est un réel plaisir que de découvrir la genèse du Seigneur des Anneaux, de comprendre bon nombre de références et de revoir Gollum. Je regrette vraiment de ne pas l’avoir lu plus tôt. L’histoire peut paraitre simpliste voir cliché, et en effet elle est assez facile à résumer : un dragon, un trésor et des nains. Mais il faut évidemment se rappeler qu’on est face à un roman écrit dans les années 20 à 30 et destiné aux plus jeunes. Et à vrai dire, moi qui déteste la Fantasy cliché, ça ne m’a pas dérangée, bien au contraire.

Bilbo le Hobbit de JRR Tolkien ancienne edition

Une ancienne édition Le Livre de Poche de Bilbo le Hobbit

Du fait de son coté « conte pour enfants », le roman souffre un peu niveau personnages. En effet, balancer un hobbit, treize nains, un magicien et autres nombreux personnages secondaires rencontrés au fil des aventures en seulement 350 pages, ça n’est pas facile. On obtient donc 12 nains anonymes ou presque, et des personnages secondaires (comme le héros des hommes de la dernière partie) totalement plats ou qui semblent parachutés. Et quelque part, c’est un peu dommage, surtout avec le dernier personnage pré-cité car il y aurait de la matière.

Bilbo le Hobbit de JRR TolkienLes péripéties sont nombreuses et l’histoire est somme toute linéaire, mais on ne s’ennuie jamais. Les pages se lisent très vite et j’ai fini le roman en une semaine. Si vous êtes comme moi, pétri de mauvais aprioris sur Bilbo le Hobbit, oubliez les, et faites moi confiance.

Même un de mes collègues, pourtant pas gros lecteur, n’en dit que du bien. Si vous ne l’avez jamais lu, il est temps d’y remédier. Si vous avez déjà lu (et abandonné) du Tolkien, attendez vous a un style plus léger et donc plus facile à lire. En plus, avec l’arrivée d’Un Voyage Inattendu, vous n’avez que l’embarras du choix parmi les nombreuses rééditions.