Panic de Eidon

Serafina dans Actualité, Musique le 30 janvier 2013, avec aucun commentaire

Eidon est un groupe tourangeau de Metal Symphonique que nous avons vu plusieurs fois en concerts, à la MJC de Romorantin ou au Metal Symphonic Quest II. Quand le groupe a annoncé son premier clip, je vais être honnête, je m’attendais au pire. Les clips de Metal sont rarement des oeuvres d’art, mais quand en plus c’est un jeune groupe sans budget, je redoutais un peu.

Et pourtant, quelle ne fut pas ma surprise ! On gagne certes un certain nombre de points au bingo du clip de Metal: le groupe joue évidemment dans la nature, mais le clip est de très bonne facture. Les couleurs sont belles, les plans sympas, les effets de flou vraiment très jolis… Bref, la réalisation est de très bonne qualité, d’autant plus que des groupes plus reconnus ne font guère mieux.

Au niveau du morceau, on reste dans du « metal à chanteuse » assez classique mais pas mauvais pour autant. Personnellement, je suis chauvine, le groupe est de ma région, je suis donc très contente de les voir faire un grand pas en avant avec ce joli clip !


Jim Morrison, biographie de Jean Yves Reuzeau

Serafina dans Critiques, Livres le 29 janvier 2013, avec aucun commentaire
Critiques

Je ne suis pas très friande des partenariats sur les forums, mais quand j’ai vu que Livraddict proposait la bio d’une rockstar héroïnomane, dépressive et morte, je n’ai évidemment pas su résister. Jim Morrison, je n’en connaissais à peu près rien, à part son look de beau gosse et qu’il avait sa carte au club des 27. Cette biographie de Jean-Yves Reuzeau aux éditions Folio est donc l’occasion d’en apprendre un peu plus.

Jim Morrison Biographie de Jean-Yves Reuzeau

La biographie aborde, au début tout du moins, les choses d’un point de vue très chronologique : naissance, vie et mort. Inutile donc de savoir grand chose sur le sieur Morrison car on nous raconte tout par le menu. Solidement appuyé sur les carnets de la rockstar et autres interviews, Reuzeau cite beaucoup de ses sources, on en retrouve le détail dans les notes en fin d’ouvrage (et elles sont nombreuses). Toutes les citations sont donc justifiées, ce qui est plutôt un bon point quand on sait à quel point Jim Morrison fut sujet à controverse, mais cependant, leur nombre a tendance à casser la lecture.

Une biographie ne peut évidemment pas se targuer d’une objectivité parfaite, mais je n’ai pas noté trop de parti-pris dans celle-ci, contrairement par exemple à certains passages de Heavier Than Heaven à propos de la mort de Kurt Cobain par exemple. Le style de l’auteur n’est quasiment pas présent, on est surtout face à une biographie très factuelle, limite trop. Il n’est pas forcément aisé de lire le bouquin d’une traite, car il manque cruellement de suspense ou d’autres méthode de narration permettant de nous captiver, si on n’est pas particulièrement fan du sujet. On se centre réellement sur l’homme et du coup, on ne saura pas réellement grand chose des autres Doors, à part des choses basiques. Mais ce n’est pas grave car ce n’est pas réellement le propos.

The Doors

Si évidemment la carrière de chanteur de Jim Morrison sera évoquée dans le livre, ce n’est pas le sujet principal. En effet, il y est ici surtout vu comme un artiste multi-facettes (cinéaste, poète et chanteur), très cultivé, et aux nombreuses influences. Même si je savais effectivement qu’il avait laissé de nombreux carnets, je ne pensais pas à ce point. Son coté inadapté est assez intéressant, et on ne peut que regretter le gâchis… Regarder le chemin autodestructeur que Morrisson a pris est quelque part un peu désespérant. On a envie de le secouer et de lui dire d’arrêter ces conneries. On connait la fin, mais on aimerait quand même l’empêcher d’y arriver.

Jim Morrison Biographie de Jean-Yves ReuzeauComme dans toute biographie du genre j’ai l’impression, c’est surtout sur la fin que j’ai des reproches à faire. Vouloir voir des paroles prémonitoires « après coup » est un peu facile… J’avais déjà fait ce genre de reproches à la biographie de Stefan Zweig sur Marie Antoinette, il est trop fréquent, quand un personnage a une fin tragique de relever les moindres paroles ayant rapport à une baignoire ou une guillotine, et en tant que lecteur je trouve ça ennuyant.

J’ai cependant appris pas mal de choses, alors c’est une lecture que je conseille, ne serait-ce que pour être un peu moins inculte, et il n’est pas cher vu que c’est un format poche. J’en ai profité pour découvrir musicalement les Doors, et bien que cela soit trop gentillet pour moi, Riders on the Storm est ma chanson du moment.


C’est Lundi, que lisez vous ? #77

Serafina dans Actualités, Livres le 28 janvier 2013, avec 7 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Magies Secrètes de Hervé JubertJ’ai toujours du mal à enchaîner sur un autre bouquin après avoir terminé un Trône de Fer. Mais pour bien faire les choses, cette semaine devait se dérouler notre première séance du Trôle de Fer: Le Jeu de Rôles, aussi fallait il que je finisse de parcourir les longues règles et le scénario à dérouler. Enfin, ça c’était la théorie puisque des incidents de serveurs m’ont tenu éloignées des longues liste d’armes et autres règles d’intrigue. Le manuel de ce jeu de rôles, bien que relu pour cette nouvelle édition, contient encore quelques erreurs, par ci par là, mais est agréable à la lecture. Et puis, il concerne Le Trône de Fer, donc je ne puis être vraiment objectif.

Reste qu’il m’a permis de faire la transition, et que je suis donc désormais reparti dans la lecture avec Hervé Jubert. Il y a quelques années maintenant, je vous parlais du premier tome de la trilogie Morgenstern, Le Quadrille des Assassins. Je n’ai toujours pas lu la suite, certes, mais j’ai profité de la sortie récente de Magies secrètes chez Le Pré-aux-Clercs pour renouer avec l’auteur français. Sa prose est légère et facile à suivre, l’univers a l’air très intéressant, je regretterai seulement qu’il use et abuse des notes de bas de pages, les rendant parfois même plus longue que le texte… Bon, j’ai lu qu’une quarantaine de pages, donc il est un peu tôt pour en juger.

Serafina

J’ai terminé la biographie de Jim Morrisson par Jean-Yves Reuzeau. Cette bio aura été l’occasion d’en apprendre plus sur ce chanteur mythique. Sans être mirobolante, c’était une lecture intéressante.

J’ai ensuite continué This Is Gonna Hurt de Nikki Sixx, le bouquin est une suite de mini-écrits, sans trop de suite logique, entrecoupés de jolies photos, l’arrêter pour une longue période n’est donc pas gênant. Là, je lis le journal de tournée qu’il a écrit en 2009. Quel ne fut pas mon plaisir en comprenant que la tournée 2009, c’est celle ou Mötley Crüe a fait son premier Hellfest !

En parralèle j’ai avancé Les Dragons de Meeren (enfin). J’en suis au dernier quart et je compte terminer cette semaine. Certains personnages m’ennuient un peu mais dans l’absolu j’aime toujours.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Les romans de Lilith Saintcrow, notamment sa série Danny Valentine ou cette Jill Kismet, me tentaient depuis leur parution chez Orbit. C’est donc à l’occasion de leur sortie poche chez Le Livre de Poche que j’ai finalement fait connaissance de Jill, avec une couverture à base de photo montage. Je n’attendais pas grand chose, mais ça faisait longtemps que je n’avais pas lu de Bit-Lit. Synopsis ?

Mission Nocture Jill Kismet Lilith Saintcrow

Jill est une spécialiste en « trucs surnaturels » : exorcismes, chasse de démons, bref, elle s’occupe de toutes ces créatures qui rodent la nuit et que les personnes « lambda » ne connaissent que peu. Quand plusieurs flics sont retrouvés morts, et affreusement mutilés par une chose du genre inhumain, Jill sait quelle est sa mission…

Bien que Mission Nocturne soit le premier tome de la série et qu’il ait une vraie fin, ce qui nous fait habituellement penser à une aventure préliminaire avant un plus long arc par la suite, on est ici totalement catapultés dans l’histoire et dans la vie de cette jeune chasseuse. Il n’y a pas de flashback, ni d’explication du monde à un novice, que dalle, on est balancé dans la nature, et c’est à nous de relier les morceaux pour avoir une idée claire de l’univers, de la fonction de l’héroïne, de ses pouvoirs…

Je me suis honnêtement demandée pendant les 50 premières pages (sur 300) si c’était vraiment le premier tome de la série car je ne m’y retrouvais réellement pas. Heureusement, après, on commence à comprendre les pièces du puzzle, mais c’est une fatigue inutile à mes yeux. C’est dommage, car l’univers est intéressant. Jill vit majoritairement la nuit, et l’univers est sombre, très sombre. J’ai plutôt apprécié, car l’univers est donc très déchanté et très adulte. Les démons ne sont pas de gentils beaux gosses quoi. The night is dark and full of terrors comme dirait l’autre. On a des démons, des gens qui pactisent avec, des exorcismes, des vampires, bref, tout un univers souterrain, nocturne et affreux.

Mission Nocturne Jill Kismet Tome 1 de Lilith Saintcrow

On est très loin de la Bit-Lit traditionnelle, et plus dans de l’Urban Fantasy pure et dure, car Jill n’est pas vraiment une girl next door : ancienne prostituée devenue chasseuse, à vif, elle vit la nuit et crèche dans un entrepot abandonné. Bref, c’est pas Sookie.

Le tome est très rythmé, bourré d’action, on ne s’ennuie pas et les 300 pages se lisent plutôt vite. Cependant, de nombreuses répétitions entravent un peu le plaisir de lecture. Je ne compte pas le nombre de fois où le manteau de Jill « claque », où les amulettes « tintent dans ses cheveux » ou que-sais-je.

Mission Nocture Jill Kismet Lilith SaintcrowToujours les mêmes expressions, toujours les mêmes descriptions, au bout d’un moment, cela devient vraiment saoulant. N’ayant pas vu la version originale, je ne sais pas si il faut imputer ça au style de Lilith Saintcrow ou à la traduction de Mélanie Fazi.

Étant très rapide et très rythmé, les personnages autres que l’héroïne ne sont pas réellement mis en avant. Ils n’ont pas vraiment de relief et je ne me suis attachée à aucun d’entre eux.

Au final, je suis très mitigée sur ce Mission Nocturne: l’univers est très bon, mature et sombre comme il faut, alors que les personnages eux laissent encore à désirer. Le style est plutôt douloureux voir laborieux, mais au moins on ne s’ennuie pas. Je lirais le deuxième tome de Jill Kismet, par curiosité.


C’est Lundi, que lisez vous ? #76

Serafina dans Actualités, Livres le 21 janvier 2013, avec 4 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Le Trone de Fer Le Jeu de Roles Editions des TronesEt bien, nous y voilà. J’ai terminé vendredi soir le dernier tome en date du Trône de Fer, Une danse avec les dragons de George R.R. Martin. Le dernier pour un bon et long moment puisque bientôt deux ans après la sortie de la version originale, aucune date sérieuse n’est encore évoquée par un éditeur.

Ce quinzième tome n’est pas sans retournements de situation comme seul Martin sait les faire, mais je dois avouer qu’à l’inverse d’Un festin pour les Corbeaux, je suis un peu plus mitigé et moins enthousiaste. Mais bon, on en reparlera dans ma chronique à venir.

A côté de ça, j’ai commencé à mieux m’intéresser à la réédition Le Trône de Fer, le Jeu de Rôles en français par Edge.

Serafina

J’ai continue la biographie de Jim Morrisson de Jean Yves Reuzeau. Si c’est intéressant, la bio en elle même n’est pas exempte de défauts (voir des paroles prémonitoires partout, trop de faits rapportés à la suite, etc). Je suis quasiment à la fin, il me reste moins de 50 pages. Je ne sais pas encore ce que je lirais après.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Black-out, Blitz Tome 1, de Connie Willis

Marty, sors la deLorean !

illman dans Critiques, Livres le 18 janvier 2013, avec 8 commentaires
Critiques

Black-out de Connie Willis est une sortie d’août 2012 de Bragelonne, premier tome du diptyque Blitz. C’est un pavé de plus de 650 pages que nous permet de découvrir l’éditeur dans un genre historico-SF avec la seconde guerre mondiale en toile de fond. Le livre a eu droit à une certain battage médiatique à sa sortie et se trimbale une ribambelle de récompenses (Prix Locus, Nebula et Hugo). Le roman pour sa sortie française a été traduit par Joëlle Wintrebert. Pour la petite histoire, je me suis procuré le livre en numérique pour mon kindle pendant la seconde opération de promotion numérique Bragelonne, Opération 200k, qui s’est déroulé en septembre dernier. 0,99€ pour une sortie qui avait moins d’un mois, c’est plutôt la classe. Bref, trêve de bavardages, c’est l’heure de raconter notre histoire.

Black out de Connie Willis, Blitz Tome 1

Dans le futur, se contenter d’étudier les traces du passé est révolu pour les historiens. Quel meilleur moyen de connaitre les faits qu’en y étant ? Le voyage dans le temps est désormais possible et l’on va suivre plusieurs de ces historiens pendant une des périodes les plus sombres de l’humanité, la seconde guerre mondiale, que ce soit pendant Dunkerque, le Blitz et d’autres évènements majeurs de cette période.

Connie Willis

Connie Willis

De prime abord, c’est clair que ça ne sonne pas franchement nouveau comme idée des historiens qui voyagent dans le temps, c’est surtout le traitement et le rapport au voyage temporel qui diffère. Là où dans la plupart des livres ce genre de voyage serait marginal, issu de l’esprit d’un savant à moitié fou, ici cela fait partie intégrante de ce monde du futur et est considéré comme acquis. L’auteur ne vient pas nous assommer avec des théories temporelles alambiquées et se contente de nous livrer quelques règles au travers de points de divergence, des points importants de l’histoire, non modifiables. Ça a le mérite d’être assez simple et de ne pas  paumer le lecteur inutilement en lui laissant tout de même quelques pistes de réflexion.

Historiquement, c’est cohérent. Les lieux sont variés de la plaine cambrousse anglaise aux quartiers populaires, on retrouve bien une ambiance de guerre que j’ai jugé plutôt réaliste, s’appuyant sur le quotidien banal des civils pour une bonne part. Pour les parties dans le « présent », on ne sort pas de l’université d’Oxford qui garde un coté très mystérieux de par les descriptions plutôt chiches et l’absence de contexte actuel. Bref l’ambiance est un point fort de l’histoire.

Les personnages manquent un petit peu de profondeur du coté de nos historiens. Étant donné qu’ils ne sont pas réunis au début, ils ont chacun droit à des chapitres respectifs ce qui pour ma part a entraîné quelque mélange dans les noms. Le cast féminin est un peu trop uniforme, les personnalité ne sont pas suffisamment affirmées pour qu’on les différencie facilement. Au début en tout cas, la seconde moitié du roman étant un peu plus développée de ce coté là.

Black out de Connie Willis, Blitz Tome 1Un autre point qui m’a particulièrement fait râler à la lecture du livre, c’est l’extrême lenteur de mise en place de l’intrigue. Il faut bien plus de 300 pages pour qu’un élément vienne enfin perturber le train-train quotidien de nos historiens. Non pas que la première partie soit inintéressante, ceux qui ne connaissent pas grand chose de la seconde guerre mondiale apprendront quantité d’informations sur cette période, les autres attesteront d’un travail de recherche conséquent mais ne seront pas transcendés. Manque de bol, je suis dans la seconde catégorie. Par contre après ledit évènement, j’ai enfin accroché et le bouquin est devenu passionnant avec une fin de tome qui fait bien envie pour la suite.

Le style est clair avec beaucoup de dialogue et une mise en page aérée, sur la version liseuse en tout cas, ce qui apporte un certain confort de lecture. Au final, même si je regrette une certaine lenteur de mise en place et la faiblesse des personnages, Black-out de Connie Willis est de bonne qualité, avec une intrigue qui laisse le lecteur pensif et surtout qui le pousse à vouloir le tome suivant s’il a persévéré. Merci Bragelonne de m’avoir permis de donner à manger à mon Kindle.


Silence, ça tourne ! #42

dabYo dans Actualités, Films le 17 janvier 2013, avec 1 commentaire
Actualités

Eh bien, premier de l’année ! Donc comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Iron Sky de Timo Vuorensola

Iron SkyVous ne vous en rappelez peut être pas, mais on avait déjà parlé d’Iron Sky sur nos colonnes. Et pour cause, son pitch était génial: des nazis se sont cachés sur la face cachée de la lune et ont bien décidé de prendre leur revanche.

C’est un film indépendant, aussi, je dois avouer que je n’avais aucune idée d’à quoi ça pouvait bien ressembler. Et maintenant que je l’ai vu, je ne sais trop quoi en dire. Le film alterne entre phases géniales et phases totalement consternantes. Le scénario est sans queue ni tête, et ses personnages encore plus. On retrouve du nazi, du méchant, de tous les bords et dans tout les sens. Satire de la société actuelle certes, mais parfois trop brouillonne, parfois sans réel contenu et trop stéréotypé.

Alors évidemment, on n’évoquera pas les effets spéciaux qui, au vu du budget du film sont des plus réussis. L’esthétique est plutôt très travaillé et globalement bon, que ce soit côté Lune ou chez nos amis les américains. Les personnages et leurs costumes sont bien travaillés, la machinerie et les armes aussi. Mais c’est tout. Je n’ai plus aucun souvenir, si ce n’est d’une heure trente où l’ennuie laisse place au rire, puis revient.

Community Saison 2 et 3 de Dan Harmon

Après une excellente première saison, il était évident que nous allions continuer de regarder Community. Restait à savoir si elle allait s’essouffler, et comment elle allait le faire. C’est certain qu’après trois saisons, l’originalité et la fraicheur de la série ne sont plus aussi fortement ressentis. Mais, contrairement à un The Big Bang Theory qui s’est très vite essoufflé, Community continue de signer des épisodes géniaux et de nous emballer.

Community Glam Metal

Pas tous certes, et on pourra lui reprocher quelques défauts qu’on retrouve aussi dans Glee, par exemple celle de bien trop insister sur le groupe, sur le on est ensemble et c’est le plus important. Ce côté est certes moins saoulant que dans la série pré-cité, mais il reste affreusement ennuyant et bien trop répétitif.

L’idée des épisodes à thème a été poussé à son extrême dans cette troisième saison, et les épisodes autour du Western, de la bataille de coussins ou des jeux vidéo sont tout bonnement géniaux. Il ne reste plus qu’un épisode, et attendre voir le cap qui sera suivi pour la quatrième saison, prévue début février.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Le pacte, Préambule aux Guerriers du Silence, de Pierre Bordage

La démo de livre

illman dans Actualités, Critiques, Livres le 15 janvier 2013, avec 2 commentaires
Actualités

Le pacte de Pierre Bordage est un prologue à sa saga des Guerriers du Silence. Cette sorte de Tome 0, exclusivement numérique, est une nouvelle qui fait office de préambule à la trilogie est disponible gratuitement, notamment sur le store ebook d’Amazon et autres Feedbooks, et elle est surtout inédite. Éditée par l’Atalante, elle a fait partie de la première fournée d’œuvres de l’éditeur à orner les bibliothèques numériques. Toujours curieux lorsqu’il s’agit de l’auteur français, je me suis penché dessus et surtout sur la démarche. J’ai lu la nouvelle avec les yeux d’un néophyte, n’ayant pas lu la trilogie sortie initialement dans les années 90 dont elle s’inspire.

Le pacte, Préambule aux Guerriers du Silence, de Pierre Bordage

13 pages, c’est ce qu’il va falloir seulement à Pierre Bordage pour vous faire envie en posant rapidement son univers et son embryon d’intrigue. On sent déjà poindre la bonne Science-Fiction dans cette introduction avec un univers original. Ça part sur du complot religieux, de la conquête de territoire spatial, de pouvoirs mentaux, des ingrédients qui font évidemment naître la curiosité pour l’œuvre complète.

Le pacte, Préambule aux Guerriers du Silence, de Pierre BordageMais ce que je trouve intéressant c’est cette démarche de proposer une nouvelle d’introduction gratuite. C’est un peu comme permettre d’essayer les jeux vidéos au travers d’une démo avant d’acheter, on peut rapidement se faire une idée du style de l’auteur et de son univers, si c’est bien fait ce qui est le cas ici. Je penses que le procédé pourrait bien se répandre dans l’ère numérique, surtout quand même le livre numérique reste un investissement au niveau du prix.

Peut-être que je me fourvoie et que c’est un simple outil de communication mais je me demandes si l’on a pas affaire à une piste d’évolution du marché du livre numérique ici. Je sais que ce genre de démarche à déjà eu lieu dans le passé mais ici c’était trop beau pour ne pas en parler. Bref, Le pacte est une courte nouvelle de Pierre Bordage, disponible gratuitement sur la plupart des marchands et il serait fou de ne pas aller la lire.


C’est Lundi, que lisez vous ? #75

Serafina dans Actualités, Livres le 14 janvier 2013, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Une danse avec les Dragons Trone de Fer Tome 15 George RR MartinLe temps de finir Dracula de Bram Stoker et voilà que le dernière tome à paraître du Trône de Fer en France est arrivé. Une Danse avec les Dragons est le quinzième et dernier tome à être publié dans sa langue originale, et connaissant George R.R. Martin, il risque de l’être pour un bon moment encore.

J’ai malheureusement déjà avalé près des deux tiers du roman, autant dire que j’aime toujours retourner sur les terres de Westeros. Le compteur des pages restantes descend bien trop vite à mon goût, et je sens déjà la frustration de ne plus en avoir arriver.

Reste que c’est génial.

Serafina

Vampire malgré lui des éditions du petit caveauJ’ai terminé le recueil Vampire malgré lui que j’ai énormement apprécié. Quelques nouvelles sont en deça des autres, la première notamment, mais les autres sont très originales et vraiment bonnes. Mention spéciale à Mademoiselle Edwarda de Vincent Tassy et les Dents de Kitty de Patrice Verry. On en reparle très vite, mais c’est mon deuxième coup de coeur de l’année.

Quoi de mieux pour commencer l’année que de lire la bio d’un artiste beau gosse et suicidaire ? C’est au tour de l’ami Jim Morrisson, biographié par Jean-Yves Reuzeau. Je ne suis pas fane des Doors, mais son leader souvent torse-nu m’a suffit pour entamer ce livre. Pour le moment, j’en ai lu 66 pages, et on découvre l’enfance du bonhomme. Trop tôt pour se faire une opinion.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ? One more thing, on a changé d’hébergeur, alors si vous avez eu quelques soucis n’hésitez pas à nous les remonter !


Les Chroniques d’Oakwood est la nouvelle parution des éditions du Chat Noir. Avec une très belle couverture très Frances-like réalisée par Janna Prosvirina, je ne pouvais que succomber. Surtout que j’avais apprécié les écrits de Marianne Stern dans les anthologies où je l’avais croisée, notamment dans les différents recueils des Enfants de Walpurgis. Je l’ai donc emmené avec moi en vacances et je n’ai pas mis très longtemps terminer ce recueil Fantastique.

Les chroniques d’Oakwood, dans l’ombre de la demoiselle de Marianne Stern

Je ne vous ferais pas de synopsis, pour la bonne et unique raison qu’il s’agit d’un recueil de 9 nouvelles. Ces nouvelles ont pour particularité de se dérouler à Oakwood, bourgade du Nouveau Monde au début du 17ème siècle. Sans forcément se suivre, les nouvelles sont liées entre elles, et on retrouve certains personnages de nouvelles en nouvelles. On appelle cela apparemment un Roman à Sketch ou un Fix-up, et il me semble que c’est la première fois que je lis ce genre de livre.

Bien que formant un tout et ayant un début et une fin, les nouvelles ne sont pas placées dans l’ordre chronologique et j’ai énormément apprécié cette manière de faire, même si cela demande une certaine gymnastique mentale. J’étais souvent là à retourner à la nouvelle précédente pour voir si la nouvelle histoire se déroulait avant ou après celle que je venais de lire. Heureusement, chaque nouvelle commence par le lieu et la date !

C’est un peu comme si on découvrait peu à peu l’univers. Alors certes, certains thèmes sont prévisibles, par exemple on parle d’une sorcière brulée en deux lignes dans une nouvelle, il y a fort à parier qu’elle sera l’héroïne d’une prochaine. Personnellement, ça me donnait encore plus envie de tourner les pages. Bien que le roman soit relativement court (200 pages), j’ai eu le temps de m’attacher énormément à certains personnages, notamment le personnage absolument génial de John le Sanglant.

Marianne Stern

Marianne Stern

Dans l’ensemble Marianne Stern sait rapidement donner corps à ses personnages et on rentre très vite dans l’histoire. L’ambiance d’Oakwood, son prêtre un peu trop obnubilé par les sorcières, son cimetière et ses jeunes gens trop prisonniers des carcans de la bonne morale, tout cela est très bien rendu, et sonne plutôt vrai. Le style est agréable, parfois un peu vieillot, ce qui sert bien l’ensemble. On n’échappe pas à quelques répétitions mais je me demande si elles ne sont pas voulues afin de renforcer le sentiment de cohérence entre les nouvelles, du coup, ça ne me gène pas.

Bon nombre des histoires sont très romantiques, mais sans être quiches. Ce sont de belles histoires parlant d’amour jusqu’à la mort, de mariages arrangés, bref, tout pour satisfaire la darkinette que je suis. Je dois avouer piteusement avoir pleuré sur La Demoiselle d’Oakwood dont je connaissais pourtant déjà l’histoire. En effet, cette nouvelle là avait déjà été publiée dans le Sorcières et Sortilèges, premier opus des Enfants de Walpurgis, alors que l’auteur s’appelait Marianne Gellon. Et j’avais écrit que « la fin ouverte me laissait rêver d’une suite ». Autant dire que je me rappelais très bien de la nouvelle et que je suis contente de voir l’univers plus développé.

J’ai aussi apprécié le fait qu’il n’y ai pas de « bonne morale », certains des personnages que j’ai pourtant adoré ne sont pas du tout des enfants de chœur, et les promesses d’amour éternelles peuvent s’avérer loin d’être roses. On est face à un recueil à la fois romantique et désenchanté, je dois dire que le mélange m’a énormément plu, et au final l’ambiance est assez sombre, sans que cela soit imputable aux fantômes et autres revenants.

Les Chroniques d'Oakwood de Marianne SternLes Chroniques d’Oakwood comporte un certain nombre de zones d’ombres, notamment entre la première et la deuxième nouvelle et tout autour du Cercle, ce n’est pas dérangeant à la lecture, mais il y a de la marge pour d’autres histoires dans cet univers.

Pour un premier roman, il n’y a pas à dire, Marianne Stern est clairement une auteur à suivre. Qu’elle revienne dans l’univers d’Oakwood ou qu’elle aille ailleurs, nul doute, je lirais ses prochaines sorties (et le tome 2 des Enfants de Walpurgis nous a montré qu’elle était aussi douée en SF post-apo, alors …). Si vous aimez les histoires sombres et romantiques, la chasse aux sorcières et les personnages charismatiques, n’hésitez pas, ce recueil est fait pour vous.