C’est Lundi, que lisez vous ? #70

Serafina dans Actualités, Livres le 10 décembre 2012, avec 5 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

American Vampire Legacy Tome 1 de Scott Snyder et Sean MurphyTandis que Serafina dérive inexorablement vers les contrées de la Terre du Milieu, que je dois bien avouer avoir tout autant envie de fouler, c’est côté comics que je suis perdu. Pendant ma lecture du premier tome de l’intégrale Sandman, je me suis enfin autoriser à lire le spinoff de la série de Snyder, American Vampire Legacy. Le premier tome est sorti chez Urban Comics il y a quelque temps et propose un coktail des plus explosifs: en lieu et place du Western, on retrouve des nazis. Autant dire que le mélange avait tout pour me plaire. Les personnages sont issus de la série principale évidemment, et si ils ne sont pas exempts de stéréotypes, il faut avouer que le scénariste a réussi l’exploit de les rendre attachants sur quelques pages. Un très bon tome, vivement la reprise de la série principale !

J’ai donc finalement terminé ce premier Sandman et je dois avouer être plus que convaincu. J’en parlerai prochainement dans une chronique, mais j’ai rarement eu autant l’impression d’en avoir eu pour son argent avec un comic. Du très bon.

Serafina

Sans Ame de Gail CarrigerComme prévu la semaine dernière, j’ai fini Le Hobbit de J.R.R Tolkien, que j’ai adoré. Ca m’a vraiment fait renouer avec la magie de la terre du milieu.

J’ai ensuite commencé Sans Âme de Gail Carriger, une histoire à mi-chemin entre Steampunk et Bit-Lit. L’écriture y est légère et fraiche. Les personnages, notamment Alexia sont très attachants et c’est une lecture très distrayante. Il ne me reste que 100 pages, mais …

Mais voilà, ce samedi, je suis allée au cinéma revoir les trois films du Seigneur des Anneaux. Et après ce marathon, il ne me restait plus qu’une envie, relire les livres. J’ai donc entamé La Communauté de l’Anneau, et j’en suis déjà à une centaine de pages. J’ai donc dépassé le traité de l’herbe à pipe.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Les Utopiales 2012 à Nantes

illman dans Actualités, Livres le 8 décembre 2012, avec aucun commentaire
Actualités

Cette année encore j’ai fait le déplacement à Nantes pour un des plus gros évènements de Science-Fiction d’Europe: le festival des Utopiales et sa 13ème édition. Je m’y suis rendu dans la journée du vendredi, le thème de cette année était « Origine(s) » et Neil Gaiman faisait partie des invités et des conférenciers. Au menu de la conférence donc, des blagues d’écrivain, des scientifiques, de la dédicace, des films, des legos, des expos, j’en passe et des meilleurs.

Affiche des Utopiales 2012

Les conférences

Aux thèmes toujours aussi variés, les conférences s’enchaînent toute la journée dans les deux « salles » de conférences. Au programme sciences et SF, les auteurs majeurs et des sujets de fond comme décor. La journée s’est entamée pour moi par une conférence sur les liens entre Thriller et SF, pleine d’auteurs bien connus comme Pierre Bordage, Ayerdhal et Lionel Davoust qui malgré l’heure matinale avaient pleine possession de leur sens de l’humour. Et il en fallait pour démonter la grande blague se cachant derrière le terme Thriller, mot ô combien sorti de l’esprit des marketeux éditoriaux et qui n’a plus grand sens si ce n’est celui de qualifier un page-turner à suspens (en très gros résumé). C’est à revivre par ici.

Le tout à été suivi par un hommage à Philip K. Dick, rythmé par la verve de Daniel Tron (maître de conférence). On est revenu sur son influence, autant littéraire que cinématographique, l’occasion d’apprendre un paquet de choses et d’avoir un début d’analyse des écrits de Dick qui sont loin d’être évidents.

Conférence Utopiales 2012

Je me suis ensuite dirigé vers l’autre lieu de conférence pour un sujet un peu plus scientifique qui portait sur l’influence que pourrait avoir les trois lois de la robotique de Asimov dans un contexte de développement d’IA. Au final on a dérivé sur un sujet un peu plus philosophique, peut-on enseigner une forme d’éthique à un robot ? Le tout servi par l’exemple notamment militaire de Gérard Klein. Une conférence encore une fois à réécouter par grâce à ActuSF.

Est-ce que les auteurs français sont victimes d’une forme de techno-phobie. Débat où Gérard Klein fera montre de sa grande culture et de son impolitesse en coupant quasi systématiquement Justine Niogret, elle aussi présente. J’ai pu voir Jules Verne sous un nouveau jour, en effet le fait qu’il s’évertuait à détruire la « merveille scientifique » dans la plupart de ses romans m’avait échappé. Au final même si une partie de la production SF française se veut pessimiste à l’usage de la technologie, on ne peut pas vraiment parler de French Technophobia. Vidéo disponible ici.

Mon attention ayant été un peu plus ligth lors des conférences suivantes je vais être rapide. Dans l’après-midi, on aura démontrer que les empires galactiques ne sont pas obsolètes par l’exemple, avec la nouvelle trilogie de Olivier Paquet et la bande dessiné Sillage. On sera redescendu de notre nuage concernant les nanosciences qui sont encore infiniment loin de ce que la SF nous laisse rêver. Et finalement j’ai pu voir Neil Gaiman en conférence autour du thème des Pulps, ces magazines remplis de fiction particulièrement développé dans les années 30. On aura eu un point de vue italien et un point de vue français (Laurent Genefort) sur l’influence que cette littérature où des grands noms dans laquelle de grands auteurs ont démarré.

La librairie et les dédicaces

La librairie est toujours aussi grande et un véritable lieu où règne la tentation de vider son compte en banque. Tous éditeurs confondus, on retrouve de l’imaginaire, en roman, bande dessiné et autres, du format poche à l’édition classique. Si on apprécie un minimum ces genres il se révèle impossible de ne pas y trouver son bonheur.

Boutiques Utopiales 2012

C’est aussi ici que les auteurs dédicacent et votre serviteur s’est fait bien plaisir de ce coté là, même s’il a toujours l’air autant idiot en face d’un auteur. Ayerdahl, Bordage, Davoust, Paquet, Day ou en encore Damasio sont une infime partie des noms que l’on pouvait rencontrer là-bas.

Les expositions

Je suis un peu déçu sur ce point, non pas que les différentes expos n’aient pas été intéressante mais elles étaient forcément moins impressionnantes que celle de Greg Broadmore de l’année dernière. De toute beauté, c’est comme ça que l’on pourrait qualifier la partie d’exposition dédié à Manchu, illustrateur bien connu pour ses paysages stellaires.  Les montages photos de Nicolas Fructus valaient aussi le détour, avec une série de texte narrant les aventures d’un ingénieur au bord du gouffre dans un esprit très lovecraftien. Au passage, c’est aussi lui qui a réalisé l’affiche du festival. Une exposition Lego avait aussi posé ses valises de même qu’un espace manga, un sur les jeux vidéos et un autre sur les jeux de société, de rôles, etc…

Exposition Lego des Utopiales 2012

Une édition des Utopiales toujours aussi géniale et qui s’est terminée bien trop vite pour moi à mon goût. Je devrais m’y rendre pour plusieurs jours à la prochaine édition, histoire de pouvoir aussi profiter du pendant cinéma du festival. Et puis peut-être que j’aurai des photos un peu plus à la hauteur l’an prochain.


Katawa Shoujo de Four Leaf Studios

A la croisée entre dating-sim et roman graphique interactif

Kao dans Critiques, Jeu Vidéo le 7 décembre 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Katawa Shoujo est simulation de drague, ou Dating Sim pour être moins ridicule, du studio indépendant Four Leaf Studios. En projet depuis avril 2009 où tout est parti d’une image postée sur le mal famé 4Chan, ce n’est qu’au début de cette année qu’il est sorti dans sa version finale. Gratuitement et légalement téléchargeable sur le site du développeur, je viens tout juste de le terminer. C’est donc l’heure de vous en parler.

Katawa Shoujo de Four Leaf Studios Logo

Vous incarnez Hisao Nakai, qui suite à un accident cardiaque assez grave, se retrouve à devoir aller étudier dans une école spécialisée pour les handicaps physiques divers. Si Katawa Shoujo est en théorie un genre de Dating Sim, on est plus proche du « roman graphique » en pratique, et le site officiel le présente comme un « visual novel de style bishoujo ».

Katawa Shoujo de Four Leaf StudiosVous allez en effet lire durant des heures des textes, dialogues, introspections et autres descriptions, où éventuellement vous aurez des choix à faire, bien plus cruciaux qu’il n’y paraît. Ces choix vous amèneront à obtenir la possibilité d’entamer une romance avec un des 5 personnages principaux féminins.

L’histoire se découpe en 4 actes, le premier est commun à tout les personnages, et selon vos choix, vous débloquez les 3 actes spécifiques à chacune des romances potentielles. Voire moins si vous vous vautrez dans vos choix…

Heureusement, les erreurs sont assez vite rattrapables, dans la mesure où le jeu peut-être recommencé en skip-mode, afin d’éviter de se re-farcir tous les dialogues déjà lus. Il est ainsi possible de changer un de ses choix potentiellement fatal pour l’histoire. Je le précise parce que cela m’est arrivé, et mes 6 premières heures de jeu ont été récupérées en l’espace de 10 minutes de jeu accéléré.

Katawa Shoujo de Four Leaf Studios

S’il y a beaucoup de texte à lire et des dessins gentillets, on reste cependant proche du dating-game et il y a notamment des scènes plutôt explicites. Il est donc logiquement interdit aux moins de 18 ans. Cependant, une case à cocher existe dans les options pour passer ces scènes compromettantes, sans rien rater du scénario. A la place vous assisterez a une superbe image de fruits sur un fond de battement de cœur.

Katawa Shoujo de Four Leaf Studios

Une scène censurée

On ne parlera pas tellement des graphismes, quasiment absents du titre, mais plutôt du chara-design. Les personnages sont particulièrement bien travaillés, on ne s’en lasse pas malgré leur nombre de poses un peu limité, 4 ou 5 à tout casser, sans compter les scènes spéciales. Les fonds de décors quant à eux sont de simples photos légèrement floues et retravaillées, mais on ne s’y intéresse pas plus que cela au final. Il y a bien quelques cinématiques en revanche, façon petit dessin animé, très belles et très poétiques, et qui apparaissent à chaque fois que vous entamez le deuxième acte.

La durée de vie est assez variable selon vos préférences. Par exemple, ma première storyline complétée m’a pris 8h consécutives. Mais comme il en existe 5 différentes, plus ou moins longues, auxquelles il faudra ajouter la trame où vous finissez tout seul et les « bad-endings », bref, largement de quoi vous mettre sous la dent. Le tout est accompagnée d’une bande son très agréable, et convient bien aux situations et aux personnages, elle se place harmonieusement avec le texte.

Katawa Shoujo de Four Leaf Studios

Au final, les personnages sont vraiment intéressants, avec un background assez poussé, suffisamment pour que vous vous y attachiez très vite et commenciez très tôt à avoir vos petits favoris. Tenant plus du gros livre interactif que du jeu vidéo, Katawa Shoujo n’a qu’un seul vrai défaut, être uniquement disponible en anglais. Cela ne m’a en soit pas posé beaucoup de problèmes, mais il m’est arrivé de faire pause dans un dialogue pour ouvrir un dictionnaire et chercher la définition d’un mot inconnu. Si je puis vous donner un conseil, avant d’achever cet article, c’est que si vous décidez effectivement de télécharger ce jeu, ne lisez pas la page de présentation des personnages, au risque de vous spoiler plus de la moitié de l’intrigue.


Ceux qui rêvent de Pierre Bordage

Road Trip en Amérique

illman dans Critiques, Livres le 4 décembre 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Ceux qui rêvent de Pierre Bordage est la suite de Ceux qui sauront, un roman de Science-Fiction orienté Jeunesse que j’avais chroniqué il y a quelques temps déjà. Ce dernier m’a laissé un souvenir plus que mitigé, à voir si sa suite confirme cette mauvaise impression. Et pour commencer un petit synopsis.

Ceux qui rêvent de Pierre Bordage

Un an s’est écoulé depuis les émeutes sanglantes en France, Jean et sa compagne Clara, qui a été renié par sa famille noble, vivent ensemble et donnent des cours clandestins aux classes ouvrières. Mais un soir Clara ne rentre pas et Jean part à sa recherche, découvrant qu’elle a été kidnappée par les hommes de son père afin d’être marié à un propriétaire terrien en Nouvelle-France, anciennement un territoire des États-Unis. Il s’ensuit alors une grande aventure au-delà de l’océan afin de retrouver son amour perdue.

Je n’ai pas spécialement accroché à l’intrigue de l’histoire qui par moment se révèle relativement classique. Le côté fleur bleue est malgré tout atténué par rapport à son prédécesseur. Ce n’est pas un mal mais il est toujours présent avec des passages un peu naïfs. Bref de toutes façons pour moi l’intérêt réside ailleurs et c’est là la grande force de Pierre Bordage, c’est son univers.

On retrouve donc l’univers uchronique créé dans le tome précédent. Au début des années 2000, le monde est toujours dans l’air industriel, un vrai Germinal à l’air libre. La démocratie existe peu ou plus et des têtes couronnées fleurissent dans toute l’Europe tyrannisant le peuple. Mais dans ce tome on va s’intéresser à ce qui se passe de l’autre coté de l’Atlantique. Le grand territoire américain est le reflet des empires qui l’ont colonisés. Le territoire « anglais » sent bon l’Amérique des années 30 et on jurerait sentir la moiteur du bayou en Nouvelle-France. Bref il se dégage une ambiance adaptée au contexte et qui reste palpable.

Ceux qui rêvent de Pierre Bordage

On suivra plusieurs personnages durant ce périple, Jean, un indien du nom de Élan Gris et un tout petit peu Clara. Ils ne sont malheureusement pas beaucoup développés psychologiquement, ce sont leur parcours et voyages qui les définissent et qui vont nous les présenter. Jean et Élan Gris sont relativement similaires, ils veulent aller au bout de leurs rêves et sont épris de liberté. Ils rencontreront toutefois des personnages savoureux dont mon préféré restera une sorte de vieux gourou noir croisé dans la région où l’on trouverai la Louisiane. Le bouquin véhicule aussi des valeurs avec un message résolument humaniste et tolérant, parce que de l’intolérance, nos héros vont en manger à toutes les sauces.

J’ai eu un souci avec la densité de l’action, j’ai eu l’impression bizarre à posteriori qu’il ne s’était pas passé énormément de choses mais l’action est si fluide que ça passe bien pendant la lecture. La narration peine à adopter son rythme de croisière pour finir par s’accélérer, m’empêchant du coup de poser le bouquin avant de l’avoir fini. C’est après avoir dépassé la bonne grosse moitié du roman, car même si la fin s’avère prévisible on veut savoir le cheminement pour y arriver.

Ceux qui rêvent de Pierre BordageL’édition J’ai Lu ne reprend pas l’illustration de couverture de l’original paru chez Flammarion, qui était pourtant plus belle et sans doute mieux adapté à la thématique.

Au final même si je n’ai pas spécialement accroché à l’histoire, l’univers en revanche est vraiment plaisant. C’est de la sympathique littérature pour adolescents et il m’aurait surement beaucoup plu dans mes premières lectures. Le troisième tome, Ceux qui osent, est paru en novembre 2011, il conclut l’histoire et rejoindra sans doute le catalogue J’ai Lu dans les prochains mois.


C’est Lundi, que lisez vous ? #69

Serafina dans Actualités, Livres le 3 décembre 2012, avec 4 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Sandman Volume 1 de Neil GaimanJ’ai donc fini le nouveau recueil des Enfants de Walpurgis, Saisons Païennes, et je dois avouer rester sur un avis mitigé. Il y a une ou deux nouvelles qui sont en dessous, mais le problème vient surtout de l’absence de nouvelle forte et marquante. Certaines sont sympathiques et rendent le recueil sympathique, mais pas pour autant très marquante… Mon avis dans une future chronique.

J’ai ensuite commencé tout autre chose, puisque je me suis lancé dans la lecture de Sandman de Neil Gaiman. Le comic au statut culte et que l’on ne cesse de citer lorsqu’il s’agit de parler de l’auteur anglais. La série est actuellement rééditée par Urban Comics au format omnibus, de très beaux et gros bouquins qui feront leur effet dans votre bibliothèque. Je n’en suis pas encore à la moitié du volume 1 et je dois avouer adorer l’univers et les personnages secondaires.

Serafina

Bilbo le Hobbit de JRR TolkienJ’ai donc continué Bilbo Le Hobbit de J.R.R. Tolkien. J’en suis à la fin (il me reste 20 pages que je vais aller finir juste après cet article) et mon avis global est très positif. Cela m’a réconciliée avec Tolkien dont ma dernière expérience consistait aux Contes et Légendes Inachevés (que je n’ai évidemment pas achevé).

Pour la suite, je pense que je vais commencer Sans Âme de Gail Carriger, premier tome du Protectorat de l’ombrelle dont on m’a dit énormément de bien !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?