C’est Lundi, que lisez vous ? #73

Serafina dans Actualités, Livres le 31 décembre 2012, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Batman de Grant Morrison Tome 1: Héritage MauditJe continue ma petite lecture de Dracula de Bram Stoker, il m’en reste encore deux cents pages et le dénouement final. J’avoue tout de même que si le style est clair et limpide, il n’empêche que sur six cents pages, l’expression excessive des émotions et ressentis des personnages commence à me peser…

A côté de ça, j’ai lu L’Héritage Maudit, le premier tome de Batman avec Grant Morrison pour scénariste. C’est en cours de réédition chez Urban Comics et comme je ne connaissais pas vraiment l’univers du justicier de Gotham, je suis bien content de pouvoir y remédier. Ça se lit facilement et c’est plutôt très bon. A voir avec la suite.

Serafina

J’ai terminé La Communauté de l’Anneau de J.R.R. Tolkien. Comme je le disais la semaine dernière ce fut un réel plaisir, et je compte relire les deux tomes suivants dans l’année 2013. J’ai aussi (et enfin) terminé Le Dernier Vampire de Jeanne Faivre d’Arcier aux éditions Bragelonne que j’avais entamé il y a des mois. J’ai apprécié la fin, même si je dois dire que ce n’est pas un livre que je garderais en mémoire, notamment à cause du style qui m’a genée et des personnages pas franchement inoubliables.

Notre Dame de Paris illustré par Benjamin Lacombe Tome 1J’ai continué Jill Kismet Tome 1 de Lilith SaintCrow dont j’ai lu une centaine de pages. Pour le moment c’est sans temps mort et plutôt agréable. On m’a offert à Noël le coffret Notre Dame de Paris de Victor Hugo illustré par Benjamin Lacombe. Je n’avais jamais lu ce classique, ici servi par une édition magnifique et de beaux dessins. L’histoire a été coupée en deux livres et j’ai terminé le premier. Je suis très surprise, car je ne m’attendais pas à aimer l’histoire. J’avais un mauvais apriori, quelle ne fut donc pas ma surprise de trouver un style léger, des apartés aux lecteurs très Pratchettiens et beaucoup d’humour. J’ai hâte de continuer mais pour le moment c’est une excellente découverte.

J’ai profité d’un voyage en voiture pour lire la moitié du livre Heavy Metal aux éditions Hors Collection : une histoire du Metal et des biographies de cinquante groupes illustrées par de nombreuses photo live. Si les paragraphes historiques sont bourrés de répétition et ont un style laborieux, le reste est très sympa.

Ouais, ça en fait de la lecture, ça sent les vacances…

Bref, ce fut quelque chose comme le 46ème c’est Lundi de cette année, et, évidemment, le dernier de celle-ci. Aussi, outre vous demander ce que vous avez lu, on va en profiter pour vous souhaiter une bonne année 2013 !


Saisons Païennes des Enfants de Walpurgis

Huit nouvelles pour découvrir les temps forts d'une année païenne

dabYo dans Critiques, Livres le 28 décembre 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Saisons Païennes est un recueil de nouvelles aux éditions du Chat Noir écrit par le collectif Les Enfants de Walpurgis. Ce nom doit vous dire quelque chose puisque les auteurs français qui en font partie avaient séduis Serafina à deux reprises avec Sorcières et Sortilèges et Le Lamento des Ombres. Il s’agit une fois de plus d’un recueil de nouvelles de type Fantastique, fortement thématisé autour des saisons païennes. C’est donc 8 nouvelles que l’on retrouve, chacune centrée sur un temps fort du calendrier païen.

Saisons Paiennes des Enfants de Walpurgis

Pas de synopsis évidemment pour un recueil de nouvelles, et parlons un peu du contenant avant de parler des romans. Le livre est ornée d’une couverture réalisée par Cécille Guillot et ses pages sont accompagnées par 8 illustrations, une pour chaque nouvelle, en noir et blanc et réalisées par Serafina cette fois. Vous comprendrez donc que je ne donnerai point d’avis sur ces dernières, pour des raisons évidentes d’impartialité. Indépendamment de cela, on pourra simplement regretter qu’il n’y ait pas toujours de lien entre la nouvelle, l’illustration et l’évènement païen illustré, le tout dépendant de l’interprétation de l’évènement par l’auteur.

Samhain dans Saisons Paiennes des Enfants de Walpurgis par SerafinaAu sommaire des nouvelles, j’ai pu retrouver des auteurs qui m’étaient déjà connu, comme Ambre Dubois, et d’autres que j’espérais bien pouvoir lire un jour, Stéphane Soutoul en premier lieu. Mais la plupart des auteurs m’étaient inconnus, tout comme la thématique d’ailleurs. Je suis un néophyte concernant les traditions païennes, aussi je n’avais pas d’apriori sur le contenu de chaque nouvelle, ni sur la justesse des interprétations qu’en font les auteurs. Le recueil de ce côté permet donc d’appréhender les saisons païennes et de combler ce manque, honteux, de culture.

Grâce à cette thématique que je trouve très originale, les nouvelles sont franchement variées, en taille, en rythme, et malheureusement aussi en qualité. Le tout est en effet très inégal et si certaines nouvelles m’ont plutôt convaincu, d’autres m’ont franchement laissé perplexe, ou au mieux, sans souvenir. Une ou deux ne font que quelques pages, et c’est sans doute celles qui m’ont le moins marquées. D’une manière, je pense que c’est sans doute les thématiques qui n’ont pas réussi à me convaincre, je suis peu sensible aux thématiques de l’enfant par exemple, et je n’ai pas su m’identifier à la majorité des personnages principaux. Enfin, parlons tout de même de trois nouvelles en particulier.

Noces sanguines au cœur des ténèbres de Marianne Stern

J’ai beaucoup aimé cette nouvelle de Marianne Stern qui prend son lecteur à contre pied. L’ambiance est sympathique, l’histoire semble clichée mais ne l’est finalement pas, et elle présente une interprétation plutôt très intéressante de la fête de Yule. Alors la narration reste perfectible, mais on rentre tout de suite dans l’histoire et son univers froid et neigeux se dépeint instantanément. Sans doute ma nouvelle préférée du recueil.

Pour que l’histoire s’achève de Stéphane Soutoul

Je dois avouer que j’étais très content de pouvoir enfin jeter un œil sur les écrits de Stéphane Soutoul. Malheureusement, sa nouvelle fait pour moi clairement partie des mauvais points de ce recueil. Présentée comme différente de son style habituel, c’est le moins que l’on puisse dire. Exit le style très puritain que l’on peut retrouver dans ses romans, cette longue nouvelle n’a pour seul but de nous amener à une scène de sexe de plusieurs pages. Alors je n’ai rien contre la chose, mais c’est triste de voir qu’on ne retrouve pas grand chose d’autre dans le récit.

L’offrande de l’été de Ambre Dubois

Le recueil se termine avec cette nouvelle d’Ambre Dubois, qui dépeint de façon concrète une mythologie plus que sympathique. L’écriture est moins soignée que dans son roman Absinthes & Démons, mais ça se lit très bien et l’opposition entre l’été et l’hiver, sujet de la nouvelle, est très bien retranscrit. L’histoire est sympa et c’est une très bonne façon de terminer ce recueil.

Saisons Paiennes des Enfants de WalpurgisJe suis donc assez partagé sur ce Saisons Païennes. Il se lit rapidement et sans effort, ce qui est évidemment un bon point. La plupart des nouvelles déploient très vite une ambiance, un monde, assez particulier. Malheureusement, peu d’entre elles ont su me parler.

Je ne sais pas si c’est parce que la narration rappelle parfois un peu trop le monde de la Bit-Lit alors que je lui préfère le Fantastique, ou si c’est pour les thématiques, grossesse, amour… pour une bonne partie. Je compte bien relire des écrits des Enfants de Walpurgis pour ne pas rester sur ce bilan mitigé.

 


C’est Lundi, que lisez vous ? #72

Serafina dans Actualités, Livres le 24 décembre 2012, avec 7 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Zombies Christmas Carol Un chant de Noel Zombie.jpgJe suis toujours sur la nouvelle traduction de Dracula par Jacques Sirgeant. J’ai fini je pense la première partie de l’histoire, et c’est là où je vois bien que je n’avais au mieux rien compris à l’adaptation du roman de Bram Stoker par Coppola. Autant dire que je suis bien content de m’y être mis. Ca se lit bien et pour le moment les passages ennuyants ont largement été mis en sourdine.

A côté de ça j’ai malheureusement voulu jeter un œil sur Zombies Christmas Carol, une adaptation façon zombies de l’œuvre de Dickens récemment publiée par Panini Comics. Mauvaise idée que j’ai eu là, j’en suis qu’au début mais j’ai trouvé ça lourd, statique et ennuyant. Alors certes, je n’ai jamais lu Un chant de Noël de Dickens, mais je ne conseille vraiment pas cet achat qui surf sur deux valeurs sûres et n’apporte pas franchement grand chose à l’œuvre originale. On ne m’y reprendra pas.

Serafina

Mission Nocture Jill Kismet Lilith SaintcrowJe continue La Communauté de l’Anneau de Tolkien dont je suis quasiment à la fin. Cette relecture aura été des plus plaisante et je découvre beaucoup de choses que j’avais oublié ou qui m’étaient passées au dessus lors de la première lecture.

J’ai aussi commencé Mission Nocturne de Lilith Saintcrow car mon intégrale du Seigneur des Anneaux est définitivement trop lourde à transporter. J’ai été totalement perdue pendant les premières pages de ce premier tome des aventures de Jill Kismet, on a l’impression de débarquer dans un tome 3. Heureusement, après, cela devient bien plus aisé à comprendre. Difficile pour le moment de me prononcer, je n’ai lu que cinquante pages.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


La Maison-Livre de Gérald Duchemin

C'est l'histoire d'une passion dévorante

dabYo dans Critiques, Livres le 21 décembre 2012, avec 3 commentaires
Critiques

La Maison-Livre est roman de Gérald Duchemin publié par les éditions Le Chat Rouge en ce début d’année. L’auteur français n’est pas un inconnu pour nos colonnes puisque Serafina en avait fortement aimé son premier roman, La laiteuse et son chat. Il s’agit ici aussi d’un roman de Fantastique, mais exit les vampires et bienvenue aux livres. Aux livres qui donnent la chaire de poule. Synopsis.

La Maison-Livre de Gerald Duchemin Le Chat Rouge

Quand Georges Malaga a décidé de visiter cette petite maison à vendre, il ne s’attendait sûrement pas à ça. Des murs larges, si larges que les pièces en sont devenues ridicule et que l’odeur des pièces en a été complètement modifié. Est ce lui où les murs vont se refermer sur lui ? Mais ces petits détails ne sont plus rien lorsqu’il découvre cette pièce renfermant un gigantesque œuf à la coquille molle et végétale…

Le roman est comme l’ensemble des publications des éditions Le Chat Rouge avant tout un superbe objet. Avec son papier bouffant et épais à souhait, c’est un objet qui fait honneur au propos de son contenu: l’amour des livres. Un amour dévorant, sans limite, déraisonnable et exclusif pour les livres. C’est en effet sur ce thème que Gérald Duchemin a décidé d’écrire et il faut l’avouer, il a plus que réussi son coup.

Écrit en dialogue à la première personne entre un personnage mystérieux et notre Georges Malaga, le roman nous conte l’histoire d’un homme qui, par son amour des livres, a fini par se perdre. Et c’est très bien écrit, avec un style qui tient en haleine et qui donne envie d’apprendre la suite. On fini en effet très vite à dévorer La Maison-Livre, un livre qui tiendrait presque du Thriller tant il se transforme vite en page turner.

La Maison-Livre de Gerald Duchemin Le Chat RougeJe ne connaissais pas l’univers de l’auteur et je dois avouer avoir été agréablement surpris. L’écriture de Gérald Duchemin est très facile à lire et agréable. Il arrive aisément à mettre en images ses scènes, en quelques lignes on se retrouve plongé dans cette maison-livre et dans l’histoire horrifique de son possesseur. Du coup, c’est tellement bien retranscrit que je dois avouer avoir eu quelques sueurs froides. Car horrifique, cette l’histoire l’est et on pourra aisément classer le roman en Horreur. Le plus dérangeant évidemment, c’est de voir à quel point il est facile pour un amateur de lecture de comprendre l’histoire de notre homme.

L’amour dévorant pour la littérature, le fait de dépenser sans compter pour acheter des livres, les étages qui débordent et qui prennent de plus en plus de place… Qui parmi vous ne s’y reconnaît pas ? Très bien écrit, prenant du début jusqu’à la fin, La Maison-Livre aura de quoi vous donner quelques sueurs froides. Un très bon roman pour l’auteur français.


Vers la lumière, Univers Metro 2033, de Andrei Dyakov

Lorsque l'élève dépasse le maître ?

illman dans Critiques, Livres le 18 décembre 2012, avec 5 commentaires
Critiques

En 2010 débarquait en France l’univers mis en place par Dmitry Glukhovsky, celui de Metro 2033. Un univers post-apocalyptique où les humains rescapés se terrent dans le métro de Moscou et survivent face aux menaces aussi bien humaines que mutantes, le tout teinté de fantastique. L’univers Metro 2033 se voulait collaborative, la communauté internet bâtie par l’auteur en ayant été un moteur décisif lorsqu’il était question de l’éditer. Après le succès de Metro 2033, sa traduction et son adaptation, la communauté continua de vivre permettant à de jeunes auteurs de s’exprimer. Andrei Dyakov en fait partie et c’est grâce au soutien de la communauté que son premier roman Vers la lumière a été publié en Russie. Aujourd’hui c’est grâces à ses qualités qu’il foule désormais les terres françaises aux éditions l’Atalante. Un synopsis s’impose.

Vers la lumière de Andrei Dyakov

Gleb est un jeune adolescent, quasiment un enfant, qui survie dans sa station de métro de Saint-Pétersbourg. Jusqu’au jour où il est acheté par un stalker du nom de Taran, pour le former et pour l’emmener dans une expédition de reconnaissance en équipe qui pourrait sonner comme la rédemption de l’espèce humaine. Tribulations en terre radioactive et dangers en tout genre sont au programme de cette épopée.

Un voyage initiatique, c’est ce que nous propose Vers la lumière, comme son ainé, mais là où ce dernier traitait du passage à l’âge adulte, ici c’est plutôt la renaissance de l’espoir. Cela reste homérique, c’est le voyage qui compte et l’auteur sait s’y prendre pour le rendre intéressant. Le décor apocalyptique constitue un des points centraux d’intérêt.

Là où l’on restait majoritairement confiné dans le métro chez Glukhovsky, on va aller à l’air libre avec Dyakov. Les brèves descriptions du monde du dehors, nouveau terrain de jeu du héros, installent le climat de fin du monde avec un rendu un peu moins hostile que dans les deux Metro. Le Saint-Petersbourg post-apo est empli de créatures étranges, toutes aussi loufoques de dangereuses et chaque rencontre sera l’occasion d’une montée d’intensité dans le récit. Ce décor allié à toute cette hostilité ambiante crée une sensation oppressante, sans être trop lourde pour ne pas tomber dans l’horreur. Le tout est renforcé par un petit coté découverte, on veut savoir sur quels dangers insoupçonnables les personnages vont tomber.

Je réitère aussi les critiques que je faisais jusqu’à présent aux deux romans de l’univers de Metro 2033 sur l’aspect chronologique. Difficile de croire que la faune ait muté aussi vite dans le petit laps de 20 années, c’est juste étrange et ça me laisse toujours l’impression que certaines choses de ce monde ne sont pas à leur place. Mais c’est bien là l’un des rares points un peu négatif que j’arrive à trouver.

Univers Metro 2033

L’Univers Metro 2033 compte déjà près d’une dizaine de romans en Russie

Vers la lumière c’est aussi des personnages, et c’est une belle brochette de stalkers qu’on va suivre. C’est un petit groupe avec comme noyau central Taran et Gleb. Certains personnages du groupe sont plus développés que d’autres mais tous le sont suffisamment pour qu’on se rappelle au minimum de leurs noms pendant l’aventure. Les surnoms aident aussi et on aura une idée de leur motivation. Dans un monde extrême on a des réactions humaines extrêmes, c’est le manque d’espoir (ou son excès) qui amplifie leurs comportements et donne de l’épaisseur aux personnages. Difficile de ne pas avoir un brin d’empathie pour un personnage qui prendra des risques pour améliorer son quotidien pathétique, ou pour celui qui est rongé par le remords de ses décisions passées.

L’aventure est très rythmé, difficile de poser le bouquin une fois la première page lue, en tout cas c’est ce qui s’est passé pour moi. Même les passages qui semblent relativement calme recèle leurs lot de tension. Haletante est le mot qui conviendrait le mieux à ma lecture.

Vers la lumière de Andrei DyakovL’édition de l’Atalante est comme toujours à la hauteur avec une illustration de couverture de Benjamin Carré, apocalyptique à souhait. Le tout est traduit par Denis E. Savine, dont vous pouvez lire l’interview sur iiD, qui maîtrise son sujet et qu’on va prier pour de nous trouver d’autres perles comme celle-ci au milieu de toute la production estampillée univers Metro 2033.

Vers la lumière d’Andrei Dyakov se hisse donc au même niveau de qualité que Metro 2033, et dépasse Metro 2034 par son histoire bien menée, son décor et ses personnages intriguant. Un must-read, mieux un must-have, de 2012 à n’en pas douter pour un premier roman d’un auteur qui en a surement encore sous le coude.


C’est Lundi, que lisez vous ? #71

Serafina dans Actualités, Livres le 17 décembre 2012, avec 5 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Dracula de Bram StokerParmi les grands classiques qui ne m’étaient jamais passé entre les mains, je pouvais jusqu’à présent citer Dracula de Bram Stoker. Pouvais, puisque j’en suis désormais à la centième page. Je dois avouer que j’étais assez réfractaire, je m’imaginais un roman au style assez vieillot… Quelle erreur ! Les premiers chapitres sont vraiment excellents et n’ont pas pris une ride, malgré l’âge et l’époque du récit. Dracula est vraiment terrifiant et certaines scènes donnent quelques frissons, ce qui est plutôt bon signe dans le genre Horreur.

Reste que j’en suis désormais à des scènes de la vie de Mina, et que pour le coup, ses échanges sur d’éventuels mariages sont bien moins intéressants…

Serafina

Le Seigneur des Anneaux, Intégrale, de J.R.R. TolkienJ’ai terminé Sans Âme de Gail Carriger. La fin est un peu trop Bit-Lit à mon goût, mais le style reste léger et l’univers intéressant. C’est vraiment une sorte d’introduction à l’univers car au vu de la conclusion, nul doute que maintenant les choses sérieuses vont commencer. Je lirais la suite lors de sa parution chez Le Livre de Poche.

J’ai en parrallèle avancé ma relecture du Seigneur des Anneaux. Je suis aux 3/5 de La Communauté de l’anneau, et il n’y a pas à dire, le style est beaucoup plus fluide et agréable que dans mes souvenirs. Est ce que j’ai grandi ? Je ne sais pas, mais du coup, ça change beaucoup ma vision de Tolkien, que je n’avais pas relu depuis pas loin de 10 ans.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Apocalypse, Malefic Time Tome 1, de Luis et Romulus Royo

Serafina dans Critiques, Livres le 14 décembre 2012, avec 1 commentaire
Critiques

Apocalypse est le premier tome de la trilogie Malefic Time, des romans graphiques issus de la collaboration entre Luis et Romolus Royo, respectivement père et fils, illustrateur et écrivain. Le premier tome est paru en novembre chez Milady Graphics sous la forme d’un très beau livre relié au papier de qualité accompagné d’un support CD. Synopsis ?

Apocalypse de Luis Royo et Romulo Royo

En 2038, nous découvrons un Manhattan très post-apocalyptique. Le monde a sombré et la ville jadis prospère est devenue le territoire d’un affrontement entre les forces du bien et du mal. Alors que la population vit sous terre, dans la peur, s’élève Luz, une fragile jeune fille aux cheveux blancs et sa dangereuse épée Malefic.

Si le roman graphique en lui même est très récent, la base elle n’est pas nouvelle. Si vous êtes familiers de l’œuvre de Royo, la jeune fille aux cheveux blancs doit vous évoquer quelques souvenirs. En effet, tout ceci est issu de l’artbook Malefic qui date de 1994 et qui posait d’ores et déjà de nombreuses bases visuelles pour l’histoire.

Apocalypse Malefic Time Tome 1 de Luis et Romulus Royo

Il ne sera donc pas rare d’avoir l’impression d’avoir déjà vu les illustrations si on a feuilleté Malefic et d’autres artbooks de l’auteur. Ne les ayant pas chez moi, je ne saurais vous dire si il y a réellement des illustrations en double ou si ce n’est qu’une impression. Dans tous les cas, on retrouve Royo au sommet de son art et ses peintures de Manhattan en version post-apo sont absolument impressionnantes.

On connait évidemment surtout l’espagnol pour sa capacité à faire de jolies demoiselles peu vêtues, mais c’est aussi un très bon peintre de décors urbans, d’entrepôts, de bibliothèques, etc.. Certaines illustrations m’ont même fait penser à Blame! pour cette froideur urbaine et ce coté ruine. Les paysages sont vraiment les parties qui m’ont le plus impressionnées, peut être car je ne connaissais pas cette facette de l’illustrateur.

Apocalypse Malefic Time Tome 1 de Luis et Romulus Royo

L’histoire en réalité est le seul point réellement négatif que j’ai trouvé au livre. En effet, la narration est totalement chaotique, on alterne de narrateur sans être prévenu, on a des flash back,ou des flash forward mais là non plus on n’est pas prévenu. Du coup, la lecture relève plus de la gymnastique que d’autre chose. Sans compter que l’histoire est quand même assez fournie en clichés. Les histoires d’anges, d’épées magiques, ça fait très Old School, voire gotho-kitch. Alors certes, c’est une histoire qui a ses racines dans les années 90 avec tout ce que ça implique mais tout de même.

Apocalypse de Luis Royo et Romulo RoyoLe roman comprend aussi un certain nombres de bonus, dont un CD de bande-son et des idées du travail derrière. On peut notamment y découvrir la taille impressionnante des toiles qui figurent dans le bouquin, et ça c’est bluffant.

J’ai totalement accroché visuellement, mais je ne suis absolument pas rentrée dans l’histoire que j’ai trouvée trop simpliste et trop kitch en même temps. Ceci dit, c’est comme pour Victoria Frances, on achète ce genre de livres pour les images et l’histoire n’est guère qu’un prétexte. Si vous aimez l’univers de Royo ou que vous désirez faire un joli cadeau à quelqu’un qui aime, je ne peux que vous le conseiller. Ca reste cependant du Royo, de la donzelle en nuisette, et ca ne révolutionne pas son oeuvre, mais c’est plaisant.


End of Time de Lacuna Coil

Avec des chats tout nus en bonus

Serafina dans Actualité, Musique le 13 décembre 2012, avec aucun commentaire

Depuis que nous avons été voir Lacuna Coil au Koko à Londres, je dois dire que Lacuna Coil est remonté dans mon estime. Du coup c’est avec grand plaisir que j’ai été voir le nouveau clip des italiens. Il s’agit de The End of Time issu de Dark Adrenaline.

Le clip est absolument sublime, mettant surtout en valeur les deux chanteurs du groupe, l’ambiance est parfaitement adaptée au titre, et les fringues sont totalement classieuses. Mention spéciale aux petits chats sans poils. Bien que très dépouillé le clip est relativement oppressant, et End of Time est clairement un des morceaux du nouveau Lacuna Coil qui se rapproche le plus de leurs anciens opus.


Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Chronique d'un naufrage attendu ?

dabYo dans Critiques, Films le 12 décembre 2012, avec 11 commentaires
Critiques

Lorsqu’on tient un webzine consacré entre autres à la Fantasy, c’est qu’il y a de grandes chances que l’on soit fan de l’univers de Tolkien. Et si nous avions un peu oublié la Terre du Milieu ces dernières années, la sortie du premier épisode de l’adaptation par Peter Jackson de son roman Le Hobbit a complètement réveillé notre fibre. Après avoir fait un marathon de la trilogie du Seigneur des Anneaux samedi dernier, nous nous sommes précipités sur l’avant première d’Un voyage inattendu, un certain 12/12/12 à 00h02 précisément. Alors, toutes ces années valaient-t-elle l’attente ou la magie d’une adaptation proche de la perfection s’est elle envolée ? Synopsis pour une chronique spoiler-less, évidemment.

Affiche Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Bilbo Sacquet est un hobbit sans histoires qui vit dans la Comté, et comme tous les hobbits ce n’est pas un grand voyageur, ni un aventurier, mais un bon vivant qui aime bien que sa petite vie soit bien ordonnée et ses repas bien chauds, servis à l’heure dite. Un jour, Gandalf, le magicien gris vient chez lui et lui propose une aventure. C’est ainsi que débute une grande épopée, impliquant un certain nombre de nains décidés à reconquérir leur terre perdue, jadis envahie par le dragon Smog, jamais délogé depuis lors.

Après le monumental succès de sa première trilogie, Peter Jackson commence donc une seconde, basée cette fois sur les faits relatés dans Le Hobbit, grand frère au rayon Jeunesse du Seigneur des Anneaux. Cette fois, l’histoire du livre est découpée en deux films, et un troisième opus est prévu où l’on devrait se concentrer sur les appendices du Seigneur des Anneaux, transformant cette trilogie Le Hobbit en une sorte de prélude. Contrairement aux trois gros volumes que sont La Communauté de l’Anneau, Les Deux Tours et Le Retour du Roi, Le Hobbit de JRR Tolkien est un tout petit bouquin destiné aux enfants. Aussi, nous étions très perplexe à l’idée de découper en deux longs métrages de 3h les quelques 350 pages et l’histoire de base assez simpliste qu’il renferme.

Gandalf dans Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Gandalf porte sur ses épaules la quasi majorité de l’aspect comique. Pauvre fou.

La tâche était d’autant moins aisée que le probable casting n’avait rien de très Hollywoodien: que peut on bien faire d’un héros poltron, à l’apparence assez peu charismatique et qui est accompagné de 13 nains ? Des nains dont l’esthétique avancée par l’adaptation du Seigneur des Anneaux était somme toute relativement disgracieuse et bien loin des canons de la beauté de notre monde. En faire émerger des personnages comme Aragorn ou Legolas relevait du casse-tête, voire était complètement impossible. Et Guillermo Del Toro avait peut être eu du flair en abandonnant la réalisation de cette adaptation.

Disons le tout de suite, si Peter Jackson a réussi à faire une trilogie magnifiquement bien adaptée au cinéma à partir de trois volumes bien trop longs pour ce support, avec ce premier opus de Le Hobbit il semble cette fois réaliser l’exact opposée. En partant d’un livre court mais bien rythmé, il s’apprête pour le moment à nous livrer une trilogie plate, au rythme incertain et à la substance intéressante étalée sur une bien trop longue tartine.

L’histoire originale regroupe finalement ce qui est devenu le fameux cliché de la Fantasy : un dragon, un trésor et une compagnie hétéroclite (magicien, hobbit et nains ici). Évidemment, on peut trouver à ce niveau l’intrigue un peu simpliste  mais il faut se rappeler que c’est le matériau de base qui veut ça et que son auteur était précurseur, et que Le Seigneur des Anneaux était lui aussi un beau mélange de clichés. Ça n’en fait pas pour autant un mauvais film. On est loin des 6 heures annoncées, aussi les scénaristes vont-ils s’atteler à la tâche de trouver de quoi faire le reste. Et c’est le drame.

Bilbo et les Nains dans Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Le début du film et l’introduction sont bons enfants et franchement réussis

Un voyage inattendu est truffé d’éléments qui ne sont pas de l’histoire originale. Parfois, cela passe plus ou moins bien, et le fan de la saga se verra ravi de voir quelques éléments des nombreux écrits de l’auteur. Et parfois, c’est simplement horrible. Pourquoi fallait-il nous servir ce méchant annexe digne de l’adaptation jeu vidéo d’une série B ? Peter Jackson s’est il enamouré de Gears of War pour oser nous pondre ce simili de boss qui ne sert que de joint de bas de gamme entre différentes scènes ? Avait il vraiment besoin de ces flash backs à la qualité honteuse pour lier tout ce beau monde ?

Non, bien évidemment. Et c’est là aussi l’un des autres points bien négatifs de ce premier épisode. La grande majorité des scènes du film manquent leur cible. Quand elles veulent faire de l’action et provoquer la peur de la mort des héros chez les spectateurs, elle n’obtient que son ennui. Quand ce sont des scènes de bravoure, c’est sa consternation. Et enfin, quand vient le temps des scènes de bons sentiments, c’est son exaspération la plus complète. A aucun moment on retrouvera les sentiments si forts qu’a pu nous faire vivre la première trilogie. Vous vous souvenez des gobelins remontants les mines de la Moïra au rythme des tambours ? On en frissonne encore. Mon sang se glace rien qu’au souvenir de l’attaque du mont venteux.

Il n’y a rien de comparable dans ce film. Les scènes d’actions sont plates, on ne craint jamais pour la vie de nos amis nains, et ce n’est pas faute d’essayer. De l’orque tout moche en voici en voilà, des trolls, des gobelins et on aura même le droit à d’autres petites choses. Mais… Mais rien qui ne nous prenne. La musique, mal rythmée, bien trop présente, vient souvent casser toute tentative. Et c’est pareil pour le reste. Il ne suffit pas de mettre la musique étiquetée musique émouvante pour qu’une scène le devienne.

Les Nains de Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Comme les rois mages…

Alors tout est-il bon pour la poubelle ? Non. Il y a de belles scènes. Le début est bien mené, et même si l’on sent que l’on s’y attarde un brin pour allonger le tout, c’est tout de même agréable de voir toutes ces références rondement placées. De même, l’entrevue entre notre ami schizophrène et notre Bilbo est tout de ce qu’il y a de plus réussi. Réellement terrifiante, réellement bien filmée, réellement bien rythmée et réellement bien sonorisée. Elle est parfaite. Mais c’est bien faible quand on parle d’un film de près de trois heures.

Les efforts étaient pourtant là, l’une des nouveautés du Hobbit, c’est qu’il est filmé en HFR: il y a 48 images par seconde au lieu des 24 standards. Le résultat n’est pas un film plus fluide, en tout cas pas pour nous puisque je pense l’avoir vu en 24 images par seconde, mais l’image est beaucoup plus lumineuse, plus claire, un peu comme du HDR en photo. Cela surprend dès les premières minutes du film : les couleurs sont très très vives, les visages sont plus lisses, etc. Je sais que cela pourra déranger certaines personnes, mais moi j’aime énormément cette technique et le rendu. Je trouve cela parfaitement adapté à Bilbo qui est bien moins sombre que la trilogie du Seigneur des Anneaux.

Les 13 nains de Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Alors qu’on pouvait aisément citer les noms des membres de la Compagnie de l’Anneau en sortant du cinéma, ici le doute m’envahit: mais qui sont ils ?

De même, les effets spéciaux et les éléments recréés pour ces films sont plutôt de bonne facture. Ils l’étaient déjà pour la première trilogie, mais pas au niveau de ce que l’on a pu entrapercevoir dans les mines des nains, ou dans celles des gobelins par exemple. Un vrai travail au niveau de l’univers a été réalisé, Erebor sous l’emprise des nains est tout simplement superbe. Ce travail est plus que louable. Malheureusement, Un voyage inattendu ne prend pas le temps de nous les faire découvrir. Ironiquement, alors que le scénario semble avoir été étalé sur une tartine bien trop grande, tout va trop vite. Jackson ne prend pas le temps de nous faire voyager avec ses personnages.

Ces derniers se déplacent constamment, et le focus du spectateur n’a jamais le temps de se poser. On passe d’un point de vue à l’autre, sans arrêt, nous empêchant de voyager avec les personnages. Nous empêchant de les découvrir. Ces derniers ne se parlent jamais entre eux, il n’y a pas de confrérie, il n’y a pas d’ambiance et il n’y aucune synergie. 13 nains à développer c’est beaucoup, c’est sans aucun doute trop et peut être aurait il mieux valu, pour le bien du film, en omettre certains. On se retrouve au final avec presque 11 anonymes et un prince nain qui a tout du stéréotype tête à claque.

Thorin dans Un Voyage Inattendu, Le Hobbit 1, de Peter Jackson

Charismatique fail

Changer son apparence, le rendre beau et en faire un sosie d’Aragorn ne suffit pas pour créer un personnage charismatique et attachant. Faut il encore savoir lui faire dire autre chose que des répliques convenues. Ça n’a sans doute l’air de rien, mais c’est parfois en leur faisant faire des actes totalement inutiles, balancer une pomme par exemple, qu’on arrive à créer un personnage, à lui faire prendre vie. Thorin n’a strictement rien d’intéressant, il est juste exaspérant.

Il est peut être trop tôt pour se prononcer définitivement sur la trilogie Le Hobbit, mais ce qu’il en ressort pour le moment n’est pas vraiment encourageant. Un voyage inattendu n’a que peu en commun avec ses grands frères, si ce n’est de se dérouler dans le même univers et de nous faire revoir certains de ses personnages. Mais c’est tout. Dans sa structure, dans sa narration et dans sa mise en scène, il a beaucoup plus en commun avec un Narnia ou un Eragon: une ombre, une veine tentative d’arriver à recréer le filon doré. Et voir que Peter Jackson himself n’arrive pas à faire mieux que de se singer dix ans plus tard est peut être encore plus déprimant. La Désolation de Smaug sort en 2013, mais le rendez-vous est loin d’être déjà pris.


Alpha & Omega est une série de Patricia Briggs que j’apprécie beaucoup, le prologue et les deux premiers tomes m’ayant tous séduits. Autant vous dire que j’attendais avec une certaine impatience la sortie française de Jeu de piste, troisième et dernier tome paru à ce jour. J’avais résisté à l’envie de l’acheter en anglais, mais je n’ai pas résisté bien longtemps quand Milady l’a publié. Synopsis ?

Jeu de Piste, Alpha Omega Tome 3, Patricia Briggs

Avec l’évolution de la situation des Loups Garous, le boulot de Charles est devenu bien plus éprouvant et il est un peu happé par ses propres fantômes. Quand Anna est envoyée à Boston pour aider la police sur une affaire de meurtre qui touche les lycanthropes, Charles l’accompagne en tant que garde du corps, l’occasion de se changer les idées. Sauf que l’affaire sur laquelle travaille Anna est loin d’être aussi simple, évidemment.

Il n’a pas toujours été clair, qui de Anna ou de Charles était réellement le personnage principal de la série. Là c’est clair, c’est Anna. On assiste à une réelle évolution du personnage, qui n’est pas pour me déplaire, mais qui est surtout assez logique et je trouve, plutôt bien trouvée. J’espère sérieusement que cela continuera dans cette voie, car c’est vraiment intéressant. En parlant de personnages, on revoit Asil, mon personnage préféré de la série, loup un peu névrosé et carrément dépressif qui vit près du Marrok. Son intervention est brève mais j’ai adoré le revoir.

La majeure partie de l’histoire est une enquête policière, que j’ai trouvé plutôt bien gérée. C’est réellement au centre de l’intrigue, et pas juste un détail comme cela pourrait l’être dans certains Anita Blake. L’inspecteur Leslie Fisher qui apparaît pour la première fois dans ce tome est d’ailleurs plutôt pas mal. C’est une humaine « normale », mais pas moins forte pour autant.

Fair Game de Patricia Briggs

Couverture alternative de la version original, Fair Game

Le coté romance est cependant un peu plus présent qu’auparavant, la relation entre Charles et Anna est peuplée de non-dits et de problèmes, mais ce n’est pas trop gênant. Sachant qu’on a dès le départ un couple uni, la romance est forcément moins importante que dans un Mercy où les protagonistes se tournent autour, cela reste donc supportable.

Le tome se déroule après le tome 6 de Mercy Thompson (il y a donc un gros timeskip entre le tome 2 et 3 de cette série) et cela pourrait peut être spoiler un petit peu, si vous ne l’avez pas encore lu je vous conseille quand même de le faire avant, pas comme moi ! Cette série permet de voir un peu plus le coté politique, le coté Marrok, qui n’est pas forcément mis en avant du coté de la série principale qu’est Mercy. On est au cœur des décisions et ce qui peut sembler « subi » coté Mercy est vécu bien plus activement dans cette série.

Jeu de Piste, Alpha Omega Tome 3, Patricia BriggsFaire un spin-off ce n’est pas une chose aisée, mais dans le cas présent, je trouve que c’est un bel exemple de réussite. On a des personnages vraiment différents et on voit les deux cotés des décisions. Alpha & Omega apporte quelque chose à l’univers au lieu d’être un simple trip pour fanboys. Les intrigues ne sont pas traitées à la va-vite et les personnages sont tous bien développés.

C’est le dernier tome sorti à ce jour, et il paraît que ce serait le dernier tome tout court. Rien ne permet de le penser à la fin de l’histoire, j’espère donc que je retrouverais Anna (et Asil) prochainement. En attendant, il faudrait que je me remette à Mercy car la fin de cet Alpha & Omega risque fort de directement influencer la saga de la jolie mécano.

Bref, Jeu de piste est un troisième tome de très bonne qualité que j’aime même plus que le deux premiers. Alpha & Omega continue donc d’être une de mes séries de Bit-Lit préférée, et si vous n’avez pas encore commencé, je ne saurais que vous y encourager.