Groupes à l’affiche du Hellfest 2013 dévoilés !

Première annonce des groupes du Hellfest 2013

Serafina dans Actualité, Musique le 30 novembre 2012, avec 5 commentaires

Mardi, je vous faisais un article sur l’annonce de l’affiche du Sonisphere France 2013, qui avait su frapper fort. Hier, c’était au Hellfest de riposter, en faisant sa première annonce. En effet, depuis la fin de l’édition 2012 aucune info n’avait été révélée sur les groupes présents pour l’édition 2013. Habituellement, les premières annonces étaient faites en septembre, mais il semblerait que l’organisation ait été un peu retardée.

Hellfest 2013 First Alert

Pour cette première annonce, je dois dire que je suis perplexe. Cela fait de nombreux mois qu’on attends, et … on trouve Kiss en tête d’affiche. Même pour une date exclusive en France pour cette année, ça sent quand même un peu le réchauffé. Il faut dire que le groupe, culte certes, était loin d’avoir enflammé les foules lors de sa prestation au Hellfest 2010… Et de 2010, on retrouve aussi Candlemass, Stone Sour, Sick of it All et Twisted Sisters. Bref, une annonce so 2010 ?

Affiche Hellfest 2013En soit, je suis plutôt contente de la présence de Twisted Sisters dans les gros groupes, que nous avions manqué la même année pour aller voir Candlemass. Un Candlemass que je n’avais pas du tout apprécié malgré mes attentes, mais qui reviennent en 2013 et qui est LE groupe qui me fait plaisir. Cette phrase ne vous semble pas avoir de sens ? Eh bien, il faut dire que depuis Candlemass a viré Robert Lowe, leur chanteur, et a pris Mats Leven. Autant vous dire que c’est un line-up qui me tente (et me ferait re-louper Twisted). So 2010, décidément.

Pour le reste, on est ici très heureux de pouvoir revoir Punish Yourself (vus à Bourges il y a deux ans), et plutôt contents pour Red Fang, Karma to Burn et Rotting Christ, mais c’est à peu près tout. Le cas Korn est plus difficile à statuer, car bien que cela me fasse quelque part plaisir (et attise ma curiosité), ils seront de aussi présents au Sonisphere.

On ne peut que déplorer l’absence de Symphonique et la rareté du Black mais ce n’est que la première annonce, et il reste 100 groupes. A suivre donc. Et comme d’habitude, si vous voulez découvrir les groupes présents, illman a concocté une playlist Spotify !

Hellfest 2013 First Lineup


Silence, ça tourne ! #41

dabYo dans Actualités, Films le 29 novembre 2012, avec 1 commentaire
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

The Dark Knight Rises de Christopher Nolan

The Dark Knight RisesIl y a quelques années maintenant Christopher Nolan nous laissait sur un petit arrière goût de frustration avec son très bon The Dark Knight. L’eau a coulé sous les ponts et n’étant pas particulièrement fans du chevalier noir, nous avions oublié à quel point son film était bon. Du coup, pas franchement de motivation pour aller voir sa suite de près de trois heures au cinéma… On aurait peut être du.

Ce n’est cette fois pas le Joker qui donne la république à Batman mais un Bane incarné par Tom Hardy. Exit la folie et le génie et bienvenue à la force brute, bien moins séduisante et beaucoup moins originale. Un méchant au charisme il faut l’avouer assez faible, en tout cas au début. Car si le personnage laisse carrément perplexe la première heure, il fini par faire son petit effet et on commence à redouter ce personnage à la force dévastatrice et au comportement quasi imprévisible. Est-il fou ou simplement cruel ?

Le début du film est, il faut l’avouer, assez lent. Ne visant qu’à mettre en place les personnages et la situation, il sert à rendre crédible et lent le retour de Batman. Car tout le monde sait évidemment que Bruce Wayne ne va pas rester les bras ballants, et qu’il finira par remonter en scène. Tout est question de temps, et si souvent, cela se passe assez rapidement, ici Nolan essaie de rendre ça plus naturel. On est donc face à une première heure assez peu intense, qui pourra presque ennuyer, avec une lente mais sure montée en puissance qui est après coup plutôt bonne.

Bane dans The Dark Knight Rises

Le reste, c’est du tout bon. Pour une fois, j’ai trouvé que le travail autour du personnage était intéressant. On est dans les gros clichés certes, mais ce n’est pas un Batman désagréable et on s’attacherait presque au personnage. Dommage que Christian Bale soit si antipathique. A l’opposée, Anne Hathaway qui a le rôle de catwoman est une vraie bonne surprise. On est ici encore dans le cliché, certes, mais un cliché plutôt bien joué et assez intelligent, sans doute la meilleure catwoman qui soit passée sur le grand écran. Nolan n’hésite pas à faire appel à des acteurs qu’il a déjà fait jouer et c’est ainsi qu’on retrouve deux transfuges d’Inception, Joseph Gordon-Levitt et… Marion Cotillard. On ne retiendra pas grand chose du premier, et la seconde a déjà fait polémique pour une scène sur laquelle je ne reviendrais évidemment pas. Il faut dire que reprocher une scène ratée à un acteur n’est pas forcément justifié, dans la mesure où c’est au metteur en scène que revient la tâche de lui faire refaire. Bref.

The Dark Knight Rises est une vraie débauche d’effets visuels et d’explosion, on en prend clairement plein les mirettes et l’esthétique à ce niveau là est très réussi. Plutôt perplexe au début sur le costume du chevalier noir, je dois avouer l’avoir plutôt apprécier cette fois. La même chose avec catwoman qui ne tombe pas dans le vulgaire, on est bien loin du personnage faire valoir qu’est La Veuve Noire dans Iron Man ou Avengers par exemple…

Catwoman dans The Dark Knight Rises

Finalement, la seule chose qu’on pourra reprocher à ce troisième épisode, outre son début un peu lent, c’est peut être la similarité des situations. Le Joker remettait déjà les pleins pouvoirs aux habitants de Gotham, en faisant quelque chose d’aussi similaire on a l’impression que le modus operandi de nos vilains ne sont pas bien originaux… Assez frustrant sur le goût, l’impression de revoir le même film. Mais l’impression fini par passer, ouf.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Groupes à l’affiche du Sonisphere France 2013 dévoilés !

L'affiche du Sonisphere France 2013 se complète, et c'est du bon !

Serafina dans Actualité, Musique le 28 novembre 2012, avec aucun commentaire

Cet été ce sera la troisième édition du Sonisphere France. Si la première année avait tapé fort avec la présence du Big Four du Thrash, l’année dernière nous avait laissé plus que perplexe. Non pas que nous n’aimons pas Evanescence, mais voir ce groupe en tête d’affiche en lieu et place de Metallica nous semblait étrange. En plus suite à un décès dans la famille de la chanteuse, le groupe sus-cité a annulé à la dernière minute, et des conditions climatiques douloureuses ont conduit à l’annulation de la scène extérieure. Bref, une année noire pour l’organisateur qui n’augurait rien de bon pour la cuvée 2013… L’annonce de l’affiche me laissait au mieux indifférente, au pire moqueuse, y aura-t’il Linkin Park ? Que nenni, on vous laisse admirer ci-dessous l’affiche concoctée.

Affiche Sonisphere France 2013

Il y a des jours où il faut savoir reconnaître ses torts, et avoir douté de la capacité de l’organisation à rebondir du bon pied en était une. Iron Maiden en exclusivité française, ça en jette déjà pas mal, mais quand on rajoute Motörhead, Airbourne, Ghost, Korn, Epica, Children of Bodom, Amon Amarth ou encore Slayer et Sabaton, c’est carrément l’orgie. Côté groupes français, on notera aussi Trust, Headcharger et Dagoba.

Bref, que du beau monde ou presque, dont certains en exclusivité. Je ne sais pas pour vous, mais malgré tout le mal que j’ai pu entendre du Sonisphere France, une affiche pareille me donne sacrément envie d’y aller cette année. Seul frein potentiel, le prix des places de 110€ pour deux jours, c’est quand même assez cher… Attendons l’affiche finale pour juger. Le Sonisphere France 2013 est prévu les 8 et 9 Juin 2013 à Amneville.


Le Trône de Fer, A Game Of Thrones Tome 1, de Abraham, Patterson et Martin

Premier tome de l'adaptation en roman graphique du Trône de Fer

dabYo dans Comic, Critiques, Livres le 27 novembre 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Avec des romans, un jeu de plateau, un jeu de rôles, du jeu vidéo, une série télévisée… Les supports sur lesquels la série de George R.R. Martin n’est pas présente se font de plus en plus rares et les comics n’en font désormais plus partie. A Game Of Thrones, The Graphic Novel est une adaptation de Daniel Abraham illustrée par Tommy Patterson et débutée fin 2011. Le premier tome vient tout juste d’être traduit et publié par les éditions Dargaud dans sa collection BD, bien que le format soit évidemment respecté. Y a t’il encore besoin de présenter la série ?

Le Trône de Fer, A Game Of Thrones Tome 1, de Abraham, Patterson et Martin

Avant tout, il faut savoir que la première compilation des comics a été publiée au début de l’année par l’américain Bantam au grand format, couverture cartonnée et avec près de 200 pages de couleurs. C’est celle que nous nous sommes procuré, au hasard, chez les anglais de Forbidden Planet. Je ne pourrais donc pas donner d’avis sur l’édition de Dargaud ou sa traduction, celle ci est sortie le 23 novembre alors que je finissais justement d’écrire cette chronique.

Ce premier tome commence avec une longue préface de l’auteur lui même, George R.R. Martin. Adepte de la conversation avec son lecteur, elle est plutôt très intéressante surtout si vous n’avez jamais jeté un œil à Dreamsongs. On y redécouvrira son amour pour les comics, bien connu, son action dans le fanzinat de l’époque, et une longue et pertinente tribune en la faveur des comic-books. Enfin, des Graphic Novel comme le veut le marketing d’aujourd’hui. A Game Of Thrones version roman graphique est exactement la même histoire que celles des romans ou encore de la série télévisée. Mais la façon de raconter l’histoire reste différente et dépendante de son support.

Et bien évidemment, on ne peut qu’être d’accord avec cette idée. Alors certes, cela fait un peu défonçage de portes ouvertes, mais c’est toujours bon de rappeler qu’il faut parfois altérer l’histoire pour en faire un scénario adapté au médium. C’est ce qu’aurait fait Daniel Abraham pour cette adaptation, bien que je ne l’ai pas spécialement remarqué dans ce premier volume. L’histoire est plutôt très fidèle à celle des romans et l’univers est bien planté, présent et toujours aussi détaillé.

La narration ressemble à peu près à celle des livres, avec plusieurs personnages et des changements fréquents de point de vue. Évidemment, changer l’axe de narration sur ce support n’a strictement rien à voir avec la littérature, puisque nous suivons toujours les mêmes personnages graphiquement parlant. Reste qu’on retrouve ce même mélange de première et de troisième personne, tant et si bien qu’on a vraiment l’impression de suivre un personnage donné dans le comic. C’est d’autant plus marquant lorsqu’on voit par exemple Jon parler avec un Tyrion. Ils sont certes sur la même scène, nous suivons bien les deux personnages, mais on sent clairement sur qui la narration est centrée. C’est particulièrement plaisant.

Le dessin est signé Tommy Patterson et il faut avouer qu’il est plutôt bon. Les personnages sont bien détaillés et leurs expressions faciales très expressives et compréhensives. Alors certes le style n’est franchement pas original, ça ressemble à de très nombreuses autres références du genre. A mon avis, on ne verrait sans doute pas de différence avec les dessins de l’adaptation de L’Assassin Royal par exemple. Mais ça fait largement l’affaire, avec parfois des décors plutôt très détaillés. Les couleurs d’Ivan Nunes sont superbes, très computer art certes, mais quand même superbes et cela donne vraiment une certaine classe aux personnages. On regrettera peut être tout de même que les personnages soient parfois assez statiques.

A Game Of Thrones The Graphic Novel Volume One

La version originale, plutôt très jolie

Si jusqu’alors il n’y a que des bons points et de quoi ravir quiconque n’a jamais mis les pieds dans la série de George R.R. Martin, qu’en est il pour les autres? En vrai fan, la question ne se pose que rarement et on y répondra l’affirmative rien que pour le plaisir de voir l’univers du Trône de Fer illustré. Reste que le sentiment global que l’on ressent en lisant cette œuvre diffère un peu de celle du roman ou des séries. J’ai trouvé l’histoire un peu moins brutale, un peu moins crue, comme si le côté lisse du dessin empêché de bien ressentir la crasse de Westeros. C’est difficilement explicable, mais le mot aseptisé m’est tout de suite venu à l’esprit.

Le Trône de Fer, A Game Of Thrones Tome 1, de Abraham, Patterson et MartinA noter que ce premier tome chez Dargaud est bien plus abordable que la version originale, mais semble être limité à l’histoire principale. La version que j’ai pu lire est bien plus complète, avec près de 200 pages contenant notamment de nombreux bonus: premiers sketchs des personnages, explications des auteurs sur le design des personnages et des mises en scène. Dommage que ces bonus n’aient pas été conservés. D’après les images présentes sur le site de la Fnac, la préface est bien de la partie.

Ce premier tome du comic A Game of Thrones est cependant d’une très bonne facture et devrait combler la majorité des lecteurs. Si vous n’avez pas lu les romans et vous êtes contenté de la série Game Of Thrones, il est peut être le moment de sauter le cap. Et si l’univers vous plait, ce sera là une bonne occasion de re-parcourir les terres de Westeros. J’attends de pied ferme le tome 2. Les premières pages sont lisibles par ici.


C’est Lundi, que lisez vous ? #68

dabYo dans Actualités, Livres le 26 novembre 2012, avec 5 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Voilà j’ai enfin repris la lecture pour terminer La Maison-Livre de Gérald Duchemin. Le court roman aux éditions Le Chat Rouge est vraiment prenant et je n’ai pas réussi à le lâcher jusqu’à l’avoir terminé. Il laisse un sentiment partagé à l’amateur de livres que je suis, et devrait d’ailleurs plaire à tout gros lecteur tant il est aisé de s’y retrouver.

Saisons Paiennes des Enfants de WalpurgisJ’ai ensuite enchaîné sur un recueil de nouvelles aux éditions du Chat NoirSaisons Païennes écrit par le collectif des Enfants de Walpurgis qui ne doit pas vous être inconnus. Il a été illustré par Serafina (oui, c’est mon disclaimer), je ne donnerai évidemment pas d’avis sur les 8 illustrations qui accompagnent les 8 nouvelles, ne me jugeant pas assez objectif pour le faire.

J’en ai lu 5 pour le moment et je dois avouer que je suis assez partagé. L’idée d’une nouvelle pour chaque grand évènement de l’année wiccane est franchement sympa mais la qualité est pour le moment assez disparate. A voir.

Serafina

Apocalypse de Luis Royo et Romulo RoyoAprès avoir fini Une Place à Prendre de J.K. Rowling, j’ai lu Apocalypse un roman graphique de Luis et Romulus Royo disponible depuis vendredi chez Milady. Si j’ai beaucoup aimé les illustrations, notamment celles représentant des villes dévastées, et que l’ouvrage en lui même est magnifique j’ai été bien plus perplexe sur l’histoire qui, outre les clichés, pâtit d’une construction chaotique (changement de narrateur, timeskip, flashbacks, etc) rendant la lecture assez délicate.

Enfin, à l’occasion de la sortie dans les salles du nouveau film de Peter Jackson, j’ai entamé Le Hobbit de J.R.R Tolkien. Je ne l’avais jamais lu, refroidie par le fait que cela soit taxé de « roman jeunesse ». Quelle erreur j’ai pu faire.  Car en effet, on retrouve immédiatement la magie de la terre du milieu mais couplée à un style léger, vif, agréable et sans temps morts. Bref, un vrai plaisir.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Remportez un exemplaire du premier roman de The Walking Dead

Concours pour gagner L'Ascension du Gouverneur

Serafina dans Actualités, Livres le 25 novembre 2012, avec 1 commentaire
Actualités

Parfois, nous changeons un peu nos habitudes, ouais comme ça. Et donc afin de fêter la sortie du deuxième tome issu de The Walking Dead et de bien commencer la période des fêtes, nous allons permettre à trois d’entre vous de remporter un exemplaire du premier roman. Ce sont des inédits se déroulant dans l’univers de The Walking Dead, des spin-offs du comic original pour être exact, qui sont publiés par les éditions Le livre de poche depuis le début de cette année.

The Walking Dead Roman Ascension du Gouverneur

L’ascension du gouverneur est écrit par Robert Kirkman, créateur de la série, et Jay Bonansinga, et se concentre surtout sur le personnage du gouverneur, Philip Blake, qui il est et comment il est arrivé à ce poste. Le deuxième tome est sorti le moins dernier, en même temps qu’en langue originale ce qui est notable, et se concentre cette fois sur Lilly.

Convaincu ? Pour gagner votre exemplaire, il vous suffit de répondre aux deux questions suivantes en commentaire, et d’être tiré au sort.

  • Combien de pages fait ce livre ? (indice)
  • Quel animal trouve-t-on sur la page Facebook du Livre de Poche? (indice)

Nous procédons parmi les bonnes réponses à un tirage au sort. Pour augmenter vos chances de gagner vous pouvez :

  • Nous suivre sur Facebook ou Twitter : +1
  • Partager le concours sur Twitter ou sur votre blog : +1

The Walking Dead Roman Ascension du GouverneurVous avez jusqu’au 9 décembre 2012 pour participer, n’oubliez pas d’utiliser une adresse e-mail valide, pour que nous puissions vous contacter afin d’obtenir votre adresse postale. Les participations sont réservées aux personnes vivant en France, Suisse, Luxembourg ou en Belgique.

A noter, les commentaires ne seront pas validés tout de suite, pour empêcher les gens de copier vos réponses . Si vous êtes tiré au sort, vous aurez sept jours pour répondre à notre mail en nous fournissant votre adresse postale, sans quoi nous referons un tirage au sort. Les informations récoltées ne seront pas utilisées par if is Dead ni transmises. L’adresse postale du (de la) gagnant(e) sera transmise aux éditions Le Livre de Poche afin que l’envoi puisse avoir lieu. Le tirage sera fait au sort.


The Absolute Death de Neil Gaiman

Serafina dans Comic, Critiques, Livres le 24 novembre 2012, avec 1 commentaire
Critiques

Le monde du comic, je connais assez peu. J’ai surtout lu des oneshot, et pas des trucs de super héros. Aimant beaucoup Neil Gaiman et ayant adoré son Black Orchid qui se déroulait dans l’univers sombre de Batman, j’étais tentée. Par Sandman évidemment, mais l’ampleur du truc me faisait un peu peur, alors je me suis tournée vers un recueil d’un des personnages de la série : Death. Je ne la connaissais pas trop, à part de réputation. The Absolute Death en est une compilation publiée par Vertigo.

The Absolute Death de Neil Gaiman

Il compile en effet deux histoires intégrales en plusieurs chapitres : The High Cost of Living et The Time of your Life, ainsi que des petites histoires de 3 à 8 pages et des numéros de Sandman où elle apparaît. Le tout en version hardcover avec à la fin une galerie d’illustrations de Death faites par différents artistes.

Comme vous vous en doutez, Death, c’est la personnification anthropomorphique de la Mort, et cette fois ci, il n’est pas de genre masculin. C’est une jeune goth, plutôt joviale, compatissante, bienveillante, avec un coté assez maternel. On m’avait dit beaucoup de bien du personnage, mais j’étais un peu sceptique. Et pourtant. Je me suis très vite prise d’affection pour elle. Le contraste entre sa personnalité et sa fonction est saisissant et la rend terriblement attachante.

Sandman et Death

Les histoires sont assez inégales que ça soit au niveau des thèmes ou des dessins. En effet, il y a eu plusieurs dessinateurs, et dans l’ensemble je dirais que ce n’est pas forcément un recueil où les dessins et les couleurs sont belles. Ça se lit, c’est assez fluide, les cadrages sont logiques mais ce n’est pas « beau » pour autant. Death n’est pas toujours jolie (des fois son visage est vraiment douteux) mais, heureusement, le charisme qui se dégage d’elle fait oublier tous ces détails. Je dois dire que je ne pense pas avoir totalement compris les numéros de Sandman. La mythologie de la série (les Endless, Dream, etc) ne sont pas rappelés et on se sent un peu largué par moment.

Heureusement les deux grandes histoires en trois chapitre chacun sont elles totalement indépendantes et donc très plaisantes à lire. Les deux sont liées. La première part sur la base que régulièrement (chaque siècle il me semble) , la Mort prend un jour de congé et vit, vraiment. Pour mieux comprendre ce qu’elle ôte. Elle se lie d’amitié avec un jeune ado et assiste au premier concert d’une jeune chanteuse. J’ai apprécié les personnages avant tout. Death y est espiègle et tellement attachante.

Death de Neil Gaiman

La deuxième se centre plus sur une artiste obligée de rester au placard, Death y joue un rôle assez secondaire, mais le récit est extrêmement poignant, et en trois chapitres, Gaiman crée des personnages extrêmement attachants qui m’ont vraiment touchés. Cette nouvelle là vaut carrément le coup et c’est ma préférée.

Des petites histoires indépendantes, A winter’s tale se démarque particulièrement, par sa patte graphique. Un coté trad’, très fluide, presque à l’aquarelle rend l’histoire magnifique et totalement onirique. La dernière petite histoire n’est autre qu’une BD de sensibilisation contre le SIDA, où Death est aidée d’une banane.


C’est un recueil que j’ai acheté en version originale, et à l’heure de cet article il n’existe pas encore de traduction en l’état sur le marché français. Avec la reprise de Sandman et des différentes franchises Vertigo par Urban Comics, cela devrait se faire sous peu. En attendant, les deux principales histoires existent aussi chez Panini Comics en livres indépendants, Death: La vie… à quel prix! et Death: Temps fort de la vie. Mais vu la rareté des deux et la qualité de la traduction, autant attendre une réédition complète et retravaillée.

The Absolute Death de Neil GaimanThe Absolute Death est donc un recueil qui vaut surtout pour les deux histoires en trois chapitres ainsi que les petits interludes indépendants. Ils permettent au novice d’avoir une première vision de l’univers de Sandman et de découvrir ce personnage charismatique qu’est Death. Certaines histoires de cet univers sont peut être un peu plus dures d’accès au néophyte mais ça n’entame en aucun cas la qualité de ce recueil. J’ai réellement été charmée par Death, et par les deux histoires principales. C’est vraiment un personnage qui m’a plu et je comprends pourquoi elle est souvent nommée dans les meilleurs personnages de comics de tous les temps.


Silence, ça tourne ! #40

dabYo dans Actualités, Films le 22 novembre 2012, avec 2 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Men in Black 3 de Barry Sonnenfeld

Men in Black 3Près de dix ans après la sortie du second épisode, Men in Black était de retour cette année avec un cast inchangé, Tommy Lee Jones et Will Smith pour nous offrir, à priori, un blockbuster issu d’un mélange d’action, d’humour et d’extra-terrestres. J’avais de très bons souvenirs du premier, un peu moins du second, du coup, je dois avouer que j’étais assez optimiste. Ce n’était pas le film du siècle, mais retrouver l’ambiance décalée et l’univers assez intéressant, c’était suffisant pour me motiver. Échec critique.

Men in Black 3 est en fait une fade caricature du premier épisode. Il en reprend tous les éléments, en moins bien, et sans l’effet de surprise. On retrouve donc exactement les mêmes gags, la même opposition entre l’agent J et l’agent K, les mêmes scènes, voir les mêmes dialogues, et ça n’est pas drôle pour un sou. Le film aura réussi à me faire lâcher quelques sourires, tout au plus, et des rires. Mais des rires nerveux, ceux qu’on lâche lorsqu’on est au bout du rouleau en somme.

Et ce n’est pas le scénario qui va arranger ça, son déroulement est exactement le même que lors des précédents épisodes, avec un spectateur qui sait tout depuis le début et une montée en puissance pour… Sauver la planète d’une fin irrémédiable. Élément neuf cela dit, le transport dans le temps, axe principal sur lequel se base le scénario. Malheureusement, à trop vouloir faire tomber les choses bien, et se lier aux précédents épisodes et éléments du scénarios, on tombe dans le cliché, le niais.

Men in Black 3

C’est donc l’ennuie qui nous gagne, et si il faut bien reconnaître un côté sympathique à ce Men in Black 3, c’est celui de faire moins de deux heures…

Walkyrie de Bryan Singer

Tom Cruise est définitivement un acteur versatile, et parmi ses nombreuses incarnations, on retrouve à côté de Stacey de Rock Forever un personnage bien plus grave et dramatique, le colonel allemand Claus von Stauffenberg. Walkyrie est la mise en image de l’organisation et du déroulement de la tentative d’assassinat d’Hilter par le colonel et la « résistance allemande » en Juillet 1944. Tentative qui a échoué, évidemment.

Ce genre de sujet, lorsqu’il est bien traité donne souvent lieu à d’excellents films, et il faut dire qu’on retrouve dans cette histoire tout les ingrédients qu’il faut: un scénario, du suspens, de l’action, et du drame. Bref, ajouté à des moyens hollywoodiens, on voyait mal comment le tout pouvait être raté.

Tom Cruise dans Walkyrie de Bryan Singer

Et pourtant, il faut l’avouer, Walkyrie est loin du chef d’œuvre, ou du blockbuster américain efficace. L’histoire est à la fois très lente et beaucoup trop rapide. Le scénario se déroule en effet à base de sauts dans le temps, tant et si bien qu’on ne s’attache pas aux personnages et qu’on cherche désespérément à suivre le cours de l’histoire. Les scènes, filmées de manière omnisciente empêche de réellement ressentir de tension, à l’exception prêt de la tentative d’assassinat bien évidemment.

Mais alors que ces personnages, au cœur de l’administration de l’armée d’Hitler prennent de très grands risques et trahissent, on ne ressent aucune tension. C’est complètement incohérent et nuit pour beaucoup à l’ambiance du film. À aucun moment on ne craint une confidence à un traître, à aucun moment on ne doute des personnages… Comme si tout était réglé sur du papier à musique. Dommage.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Après l’édition de l’année dernière qui semble avoir rencontré un bon succès, la Japan Expo était de retour à Orléans pour ce premier week-end des vacances de la Toussaint. Personnellement, je ne connaissais que l’exposition de Paris, où j’étais allée en 2007.  Cette année, la Japan Expo Centre m’avait surtout attirée avec son invité : Toru Fujisawa. GTO est un de mes manga préférés, véritable série culte pour de nombreuses personnes de notre génération, et sa venue dans ma région natale était donc à ne pas manquer.

Japan Expo Centre 2012

Comme l’an dernier, la manifestation se déroule au parc des expositions, à coté du Zénith et donc très facile à trouver. On retrouve rapidement les éléments d’une Japan Expo, avec des stands de goodies à foison. Là encore, rien de nouveau sous les néons. Si en 2007 , les stands de la Japan étaient un des seuls endroits où l’on pouvait acheter les produits dérivés de sa série préférée, ce n’est plus le cas, des boutiques manga, on en trouve partout, même à Blois. Reste quand même que le choix est ici plus exhaustif.

Je m’attendais au moins à voir assez de cosplay, mais j’ai été plutôt déçue, car il y en avait assez peu qui déambulaient dans les allées. Était-ce parce que j’y suis allée le dimanche ? Le public avait plus l’air de faire une ballade dominicale en famille qu’autre chose. C’est un peu décevant sur ce point. J’avais peut être des espoirs trop haut par rapport à la version parisienne.

Japan Expo Centre 2012

Comme l’année dernière, les stands de nourriture restent problématiques. Avant 15h, la queue est rédhibitoire et les sorties sont définitive, ça occasionne des bouchons. Les stands habituels du genre karaoké, quizz, démo d’arts martiaux étaient présents, mais je n’ai pas trop testé.

J’attendais assez la conférence de Tory Fujisawa et je dois dire qu’elle était assez intéressante. Nous étions bien placés, et la conférence était facile à suivre. Il nous a parlé de la future suite de GTO, de sa passion pour le dessin. Cependant, plus des 2/3 de la conférence ont été fait de questions réponses, et des questions pas forcément super intéressantes du genre « comment on fait pour dessiner ? » « comment faire des mangas ». Bref, j’admire la patience pour répondre à ces questions bateau.

Tory Fujisawa Japan Expo Centre 2012

Au final, ce fut une sortie agréable, et je ne regrette pas d’y être allé. L’invité cette année était intéressant, mais la conférence n’était pas très passionnante et il y a eu très peu de dédicaces. Pour le reste c’est une petite convention, agréable si on aime, mais si je n’habitais pas dans le coin je ne sais pas si j’aurais fait le déplacement.


Une place à prendre de J.K. Rowling

Serafina dans Critiques, Livres le 18 novembre 2012, avec 1 commentaire
Critiques

Cette rentrée a vu la sorti du nouveau roman de J.K. Rowling, son premier totalement en dehors de l’univers du petit sorcier. La sortie a été simultanée dans toutes les langues, ce qui est plutôt un bon point. La couverture ne me donnait pas réellement envie, mais bon, j’aime tellement Harry Potter que j’avais envie de le lire. Alors quand on m’a proposé de participer aux matchs de la rentrée de PriceMinister, plutôt que de choisir le dernier Nothomb comme l’an dernier, j’ai choisi Une Place à Prendre. Synopsis ?

Une Place A Prendre de JK Rowling

Pagford est une petite bourgade dans la campagne anglaise. Qui dit petite bourgade dit évidemment cancans, rumeurs, et rancunes vieilles de plusieurs décennies. C’est d’ailleurs une vieille rancune qui désunit Pagford et Yarvil la ville voisine. Certains à Pagford n’ont toujours pas digéré qu’une cité nommée Les Champs se soit élevé en bordure de leur village et feraient bien tout pour la rendre à Yarvil. C’est dans ce contexte que Barry Fairbrother, membre du conseil municipal et défenseur des Champs décède. La guerre est ouverte pour sa succession.

Très honnêtement, au vu du synopsis, si J.K. Rowling n’avait pas été l’auteur, je n’aurais probablement jamais eu envie de lire ce livre. Ce n’est pas trop mon trip les romans « réalistes », à tort peut être. La première chose que j’ai remarqué c’est l’aspect pavé de ce roman. 690 pages à peu près composent l’histoire, autant dire que ce n’est pas un petit livre. Dès les premières pages on retrouve le style de l’auteur: il n’a jamais été mirobolant, c’est simple voir simpliste, le vocabulaire n’est pas trop soutenu. Honnêtement, ça n’a jamais été la force de l’auteur, mais pour un livre « adulte », j’ai trouvé parfois le style un peu trop enfantin. Certains propos sont assez durs et donc très adules, et cela contraste avec son style. A ce propos, le livre n’est clairement pas destiné aux plus jeunes : drogues, violences, viols, et autres sont abordés dans le livre. Il faudra plutôt le laisser aux ados et adultes.

JK Rowling Une Place à Prendre

J.K. Rowling

La force de J.K. Rowling a pour moi toujours été dans les ambiances et dans les personnages. Ce roman ne déroge pas à la règle. Même si il se passe en Angleterre, si vous avez vécu dans un petit village, vous reconnaitrez sans peine des comportements bien connus. Le coté autarcie, haine de la ville d’à coté, le fait que tout le monde se connaisse et ait des dossiers sur tout le monde, c’est tellement véridique que j’ai tout de suite accroché. Les personnages sont extrêmement nombreux, et près des 100 premières pages sont exclusivement dédiées à nous les présenter. En prenant comme excuse le décès de Barry, l’auteur nous montre comment chaque personnage réagit et nous permet de le découvrir. J’ai trouvé la construction et l’arrivée des personnages plutôt bien foutue. Par contre, c’est clair qu’il faut s’accrocher et que le nombre de personnages découverts en très peu de pages au final (100 c’est pas énorme, vu le nombre) peut faire peur.

Ces personnages sont tous très différents, et je les ai trouvé criants de vérité. La bonne moitié sont des adolescent, et la vie lycéenne avec tout ce qu’elle peut avoir d’horrible est parfaitement retranscrite. Les adultes ne sont cependant pas en reste et certains personnages ressemblaient fort à des personnes que je connais. Il n’y a pas réellement de personnages manichéens, aucun n’est parfait, et il n’y a pas de caricature. Ce sont ces personnages justes et cette ambiance bien connue de petit village qui ont réussi à me happer et à me faire lire ces 680 pages assez vite.

Une Place A Prendre de JK RowlingL’intrigue, si elle est présente est à mon avis assez secondaire, on lit ce livre avant tout pour suivre des personnages, auquel on s’attache, mine de rien, assez rapidement. Il y a un gros aspect « chroniques d’une vie de tous les jours », et c’est très plaisant. Pourtant, ces vies n’ont rien d’extraordinaires, au contraire. Mais on s’y attache et on veut savoir la suite.

Au final, j’ai été assez enchantée de cette lecture. Je n’en attendais rien, et pourtant, j’ai été captivée. J.K. Rowling montre que définitivement, sa force c’est sa capacité à créer rapidement des personnages attachants et charismatiques. Si l’histoire en elle même ne me laissera pas énormément de souvenirs, je pense que des personnages comme Krystal ou Fats eux resteront. Puisque PriceMinister nous demande une note, je lui mettrais 14, un bon livre, mais pas inoubliable. Ceci dit, il est sur que je relirais avec plaisir les prochains J.K.Rowling. Et vous pouvez consulter sa fiche priceminister.