Je pense que maintenant, en octobre, on peut déjà le dire, Helvetios est sans doute une des sorties que nous avons préféré de l’année. Après un tel opus, nous mourrions évidemment d’envie de revoir Eluveitie en concert, afin d’y découvrir la version live des morceaux du nouvel album. Ils ne sont pas passés au Hellfest 2012, et leur tournée Eluveitie & Friends n’a pas mis les pieds près de chez nous. La seule chance était donc d’aller les voir … En première partie de Sabaton.

Eluveitie Sabaton Tour 2012

A revoir l’affiche, je pleure encore de frustration

Nous avons donc pris nos places pour l’Alhambra, première fois là bas. Et à vrai dire, depuis le décès de l’Elysée Montmartre je trouve que les prix des places à Paris ont cruellement augmenté. Alors payer près de trente euros seulement pour aller voir une première partie, ça fait un peu mal à l’arrière train. Mais bon, Helvetios nous avait tellement convaincu qu’il était hors de question de risquer de ne jamais le voir en live.

Wisdom à l’Alhambra

Sabaton Eluveitie Paris 2012 Sold OutCe jour là, le concert est sold-out, et cela se voit. Alors que nous arrivons en avance, il y a tant de monde que l’entrée n’est même pas à porté de vue. Des gens cherchent des billets, et il faut avouer que nous étions les premiers surpris de voir que toutes les places avaient vraiment étaient vendues.

Après avoir attendu un bon petit moment, nous rentrerons alors que Wisdom avait déjà commencé. Le groupe hongrois propose un Power Metal assez classique musicalement. A grand renforts de chemises sans manche et de biceps luisants, difficile de ne pas penser à Manowar. Je ne garderais pas grand souvenir de leur prestation, si ce n’est que la fosse de l’Alhambra n’est vraiment pas grande et qu’on est déjà à l’étroit alors que tout le monde n’était pas rentré.

Eluveitie à l’Alhambra Paris 2012

Au vu de la fosse et de la clameur qui accueillera les suisses, nous ne sommes pas les seuls à être là en grande partie pour Eluveitie. Après le prologue ouvrant l’album de l’année, le groupe enchaine avec l’excellent morceau Helvetios. Le titre déjà très bon sur album est plein d’énergie et de hargne sur scène. Le groupe enchainera avec Luxtos (aka Le loup le renard et la belette pour une partie de notre génération) et le nerveux Neverland, issus aussi de l’album Helvetios.

Eluveitie Alhambra Paris 2012

A vrai dire, ce petit dernier va occuper une place de choix, car 8 titres en seront joués sur les 15 que compte l’album, prologues et épilogues omis. Idéal donc pour nous qui l’adorons, mais set list courte oblige (11 titres seulement) ceux qui ne peuvent pas le sentir auront été irrémédiablement déçus. Des autres albums, il ne reste que Inis Mona, Thousandfold et Divico tiré de la récente réédition de leurs démos, The Early Years.

Glanzmann Chrigel Eluveitie Alhambra Paris 2012Evidemment, la scène est un peu petite pour un groupe aussi fourni et on ne peut pas dire que cela leur laisse énormément de place pour bouger. En live, Chrigel et Anna la vielliste portent tout sur leurs épaules et ça marche plutôt bien. Le chanteur est dynamique, et du fait de la courte durée du set, le frontman fera peu d’interventions. Ce qui n’est clairement pas pour nous déplaire puisque ces dernières se limitent généralement à des « my friends » et autres « motherfuckers » en veux-tu en voilà. Un set qui sera efficace et sans temps mort.

Et le public sera sacrément réceptif tout au long de la prestation, organisant tout seul son wall of death, ou scandant le « qui ne saute pas n’est pas gaulois » entre chaque morceau. Une bonne partie de la fosse est là pour Eluveitie avant tout. J’ai jamais vu un concert aussi intense pour une première partie. Même les quelques ballades ne réussiront pas à apaiser l’ambiance plus que bouillante de la fosse.

Je redoutais un peu les morceaux où Anna Murphy assure le chant car dans mes souvenirs elle n’était pas forcément douée en live. Que nenni elle a très bien progressé, et A rose for Epona est magnifique, tandis qu’elle donne une profondeur intéressante à la très triste Alesia. Le show se terminera sur l’intense et rentre-dedans Havoc, bref c’était un sans faute et un excellent concert.

Anna Murphy Eluveitie Alhambra Paris 2012

Bref, c’est sans hésitation que je retournerais voir Eluveitie la prochaine fois qu’ils passeront, en espérant une tête d’affiche cette fois !

Sabaton à l’Alhambra

L’Alhambra a pour particularité d’avoir un balcon assis, un peu comme le Paradiso. Assez épuisés par le concert d’Eluveitie et sans réelle motivation pour la suite, c’est là ou nous nous rendons pour assister au show de Sabaton. C’est la troisième fois que nous les voyons : ils étaient en première partie de Therion en 2007 sur la tournée Gothic Kabbalah et étaient au Hellfest 2010. On en a gardé l’image d’un groupe énergique aux compos assez fédératrices, mais on est loin d’être fans.

Sabaton Alhambra Paris 2012

Après une intro très longue sur The Final Countdown d’Europe, les suédois arrivent sur scène, fidèles à leur look militaire. Les treillis et les ray-ban sont au rendez vous. Le jeu de scène de leur frontman est assez particulier, très martial, mais n’a pas évolué. Ce dernier porte d’ailleurs la majorité du live sur ses épaules, il faut dire que trois des cinq membres du groupe sont nouveaux et pas encore forcément super à l’aise.

Sabaton Paris 2012

Le dieu des webzines nous punira pour avoir publié une telle photo

Si musicalement, Sabaton c’est du Power Metal martial sans trop trop d’originalité (refrains à chœur, claviers sur-exploités), j’ai été assez étonnée de l’ambiance très bon enfant et trippesque du show. Joakim le chanteur dialogue énormement avec son public, faisant faire des concours de boissons aux spectateurs, filant ses lunettes à un gosse dans le coin, etc. On a plus l’impression d’être face à un mega cabotinage qu’à un concert de Metal. Et le public en redemande comme les filles qui montent sur scène pour faire un bisou au chanteur, ou au vigile. Bref, comme si les morceaux joués n’étaient finalement que des pauses publicités à l’intérieur d’un one man show.

Un show sympathique, bon enfant, bien qu’un peu trop cabotin par moment.


Désolation, le dernier vampire de Jean Vigne

L'immortalité à la française

illman dans Critiques, Livres le 23 octobre 2012, avec 2 commentaires
Critiques

Désolation, le dernier vampire de Jean Vigne est un roman post-apocalyptique mâtiné de vampires paru cette année aux éditions du Petit Caveau. Sur le quatrième de couverture, le mélange des genres paraît inhabituel et surprenant, pour ne pas dire intriguant. On commence par le synopsis pour entrevoir ce que vaut cette nouvelle parution aux dents longues.

Désolation, le dernier vampire de Jean Vigne

La fin du monde c’est pour bientôt. Un météore va percuter la planète, faisant tomber un hiver persistent sur la planète et poussant les habitant à se réfugier sous terre. C’est dans ce climat que Solange, une scientifique spécialisée dans la biochimie, va ouvrir le chemin de l’immortalité pour l’homme. Mais au rang des dommages collatéraux on trouve une autre espèce, les vampires. Leur histoire sera vue au travers des yeux du dernier représentant de son espèce.

L’intrigue se divise en deux parties qui s’entremêlent. L’enquête policière tout d’abord, qui servira de fil rouge pour le personnage vampirique du roman. L’affaire du « Vampire des Alpes » perdra le pauvre enquêteur qui s’acharnera dessus pendant de longues années. Cette enquête va le balader et par la même le lecteur, lui réservant deux-trois surprises dont une à laquelle je ne m’attendais vraiment pas, du bon donc. J’ai aussi apprécié le coté un peu « à travers les âges » du récit, les évènements se déroulent sur une centaine d’années, laissant fermenter les rancœurs et les pistes s’envoler.

Jean Vigne

Jean Vigne

L’autre partie serait ce qui a trait à  la Science-Fiction avec le scénario de fin du monde qui semble plausible, l’univers mis en place par Jean Vigne est intéressant. Il développe une nouvelle société humaine plutôt crédible rassemblée autour de dômes sous la glace et squattant d’anciens lieux souterrains, comme les catacombes de Paris. La science prend une place importante dans le récit, glorifiant le génie humain au passage. Là encore pour cette partie c’est de la bonne et mon petit cœur de fan de post-apo était tout content.

Niveau personnage et point de vue, c’est par contre un peu spécial vu qu’en plus de Jean le vampire, on va suivre une famille sur trois générations par leurs représentantes féminines. Les personnalités des différents protagonistes ne sont vraiment développées que pour deux ou trois d’entre eux, mais l’auteur y porte une attention particulière, notamment sur Virginie qu’on adorera détester. Malheureusement elle fait un peu figure d’exception, car même s’ils sont travaillé, les personnages tout aussi centraux de Solange et de Jean perdent en intensité et sont un peu écrasés par le charisme de cette première, surtout le coté vampirique de Jean.

Car il ne faut pas l’oublier, il y a vampire sous roches. Loin des vampires radoucis qu’on nous sert dans l’air du temps, il est dépeint comme un vrai prédateur jouant avec ses proies, détestant les humains mais admettant qu’il ne pourrait pas vivre sans eux. En tout cas, c’est l’impression de la première moitié du roman, après l’image est moins flatteuse, empâté et un peu molle. Le vampire est une créature complexe dont les auteurs peuvent encore renouveler un peu l’image.

Le roman se lit très bien, Jean Vigne a un style plutôt agréable. C’est peut-être un peu mou au milieu mais globalement le rythme est suffisamment rapide pour ne pas ennuyer le pauvre lecteur que je suis. Parfois entre les chapitres sont intercalées des citations de vampires du passé, permettant ainsi d’étoffer la mythologie vampirique de l’auteur.

Désolation, le dernier vampire de Jean VigneCoté édition, je suis un peu mitigé, la qualité matérielle du bouquin est plutôt bonne mais quelques petites coquilles visibles parsèment le bouquin. C’est assez anecdotique toutefois,  je laisses le bénéfice du doute. L’illustration de couverture par Fleurine Rétoré quant à elle met parfaitement dans l’ambiance du bouquin, avec sa Tour Eiffel congelée.

J’ai été agréablement surpris de la qualité globale de Désolation, le dernier vampire et finalement de son originalité, éléments qui ont fait que j’ai parcouru les quelques 240 pages du livre avec un certain plaisir. J’étais très enthousiaste à la fin, j’ai même lu les remerciements, qui est bien le truc que je ne fait jamais d’habitude. Et bonne nouvelle pour ceux qui comme moi aimeront ce roman de Jean Vigne puisqu’une suite est en route.


C’est Lundi, que lisez vous ? #65

Serafina dans Actualités, Livres le 22 octobre 2012, avec 4 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Dans Les Veines de Morgane CaussarieuJ’ai avancé Dans Les Veines de Morgane Caussarieu dont je suis à plus de la moitié. Je ne sais réellement qu’en penser. J’aime le style et l’audace de l’auteur. Elle réussi à aller plus loin qu’une Poppy et il y a des scènes pour lesquelles je suis épatée qu’un éditeur les ai acceptées. Sauf que la surenchère pour la surenchère, ça n’est pas suffisant. L’enquête et l’intrigue n’arrivent pas à me passionner, contrairement à un Sire Cédric qui même à l’époque Angemort a toujours été un champion du page-turner.

Le bouquin est aussi parsemé de références à d’autres univers vampiriques : un Damian « gentil » qui fait penser à Vampire Diaries, un blond qui nous invite dans son « jardin sauvage » , un gosse qui se fait appeler Nothing… comme dans Âmes Perdues. Mais la encore, pour le moment ca ne me suffit pas.

J’attends donc la suite pour me prononcer, le livre n’est pas mauvais mais pour le moment il n’a pas l’impact attendu.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Fuck Yeah Inked BeautiesA l'heure où la lecture numérique envahit lentement mais surement les foyers de lecteurs français, chez if is Dead nous restons irrémédiablement attachés au Livre. Cet objet matérialisant l’œuvre littéraire dans notre monde, qui rappellera ces longs moments passés à en lire les lignes, la frustration de l'avoir déjà fini, l'envie de le relire, la volonté d'en exprimer son amour en le faisant trôner au milieu d'une étagère. Fuck Yeah Inked Beauties est une série d'articles dont la vocation est de rendre hommage aux collections, aux beaux livres, trouvés ça et là sur la planète et qui a tout pour rejoindre les étagères d'un collectionneur de beaux Livres.

Das Lied von Eis und Feuer n’est pas une injure allemande, mais bien la traduction littérale d’une série que nous adorons ici, Le Trône de Fer, et plus précisément sa version originale: A Song of Ice and Fire. Si l’article indéfini « a » a laissé sa place à un défini « das », c’est bien de la géniale saga de George R.R. Martin que nous parlons. Éditée par Blanvalet Verlag outre Rhin, c’est surtout dans une découpe un peu plus légère que la version française: deux tomes traduits pour un tome en version originale. Mais ce qui va surtout nous intéresser, ce sont les couvertures, bien évidemment. Accrochez-vous.

Hort Mich Brullen Das Lied von Eis und Feuer

Car pendant que J’ai Lu réédite la saga suite à la sortie de Game of Thrones en utilisant d’immondes images du film, l’éditeur allemand fait le même travail, mais cette fois axé plutôt sur la cohérence de ses couvertures. Car il est bien évidemment connu que les couvertures à base d’images de film vieillissent très mal dans le temps. Quand il s’agit de dessin, inversement, c’est la cohérence avec la série qui remet le tout en jeu.

Das Lied von Eis und Feuer 1 Die Herren von WinterfellAlors quoi de mieux, pour satisfaire ces deux problématiques et pour combler un fan du Trône de Fer, que d’accompagner chaque tome des armes d’une des maisons des terres de Westeros ?

Les dix tomes que compte actuellement la série outre Rhin sont donc tous ornés du blason d’une grande maison, un blason dessiné par un sombre inconnu dont je n’ai pas réussi à retrouver le nom, mais avec une cohérence et un style qui ferait frémir d’envie tout collectionneur méticuleux. Et malheureusement pour moi, j’en fais clairement parti.

Classé en livre de poche, les romans allemands ont une taille de 21,4×13,6×5,4, ce qui chez nous est plus proche du semi-poche qu’autre chose. Par contre, côté prix, c’est malheureusement assez peu intéressant: il faut compter 15€ le tome, une somme deux fois plus importante que la version française en intégrale. Mais bon, quand on aime, on ne compte pas…

Le tout est évidemment commandable sur le démon Amazon d’Allemagne, et vous pouvez admirer la collection complète sur le site de l’éditeur, ici. A noter que des livres audio reprennent le même schéma et sont tout aussi beaux.


Le coin des fous: Histoires horribles est un recueil de 23 nouvelles, d’Horreur majoritairement, paru cette année aux éditions Le Chat Rouge. J’avais déjà lu de cette maison d’édition deux bouquins, La laiteuse et son chat ainsi que Contes d’un Buveur d’Ether, et j’avais été charmée par le soin apporté aux ouvrages. Celui-ci ne fait pas exception à la règle, en effet on trouve là un livre aux pages épaisses en papier bouffant, illustré par une gravure type début XXème sur une jaquette à forte teneur en coton. Bref, un vrai plaisir.

Le Coin des Fous - Histoires Horribles de Jean Richepin

Ce recueil comporte des nouvelles de Jean Richepin, auteur français un brin méconnu il faut le dire. Ce dernier a vécu entre 1849 et le premier quart du XXème, cependant les nouvelles sont pour la plupart antérieures à 1900 et ont donc cette folie, ce style, propre au Paris de fin de siècle. La plupart de ces nouvelles sont parues dans des journaux, ce qui explique notamment leur taille très modeste. On dépasse rarement les 6 pages.

Comme beaucoup de nouvellistes de l’époque, on notera évidemment des ressemblances entre les nouvelles ainsi que des thèmes abordés plusieurs fois, ou des introductions similaires. Mais ce n’est pas choquant, dans le fond, compte tenu du contexte.

Jean Richepin nous emmène ici dans un monde un peu étrange, où les fous ne sont pas toujours si fous qu’on le croit. On retrouve des éléments très XIXème, comme les aliénistes, la fascination pour l’orient et le surnaturel. Le style est agréable, souvent direct et assez proche de nous, ce qui permet de rentrer très vite dans les nouvelles.

L’atmosphère dans de nombreuses nouvelles n’est pas sans rappeler un certain H.P. Lovecraft. La folie n’est jamais très loin. Cependant, l’auteur français a des chutes plus abruptes et moins ouvertes que le sieur de Providence. Ce qui marque aussi, c’est à quel point on va assez loin dans l’horreur, alors que Lovecraft est plus dans l’évocation. Certaines nouvelles pourraient presque être qualifiées de gore, surtout pour l’époque.

Le Coin des Fous - Histoires Horribles de Jean RichepinEnfin, l’atmosphère est malsaine, souvent sexuelle d’ailleurs. Ça sent l’inceste, les relations un peu ambiguës, et il y a une sorte de souffre latent. Bref, c’est une vraie ambiance que Jean Richepin réussit à retranscrire en assez peu de mots et de pages. Et ça, peu en sont réellement capables. Les personnes sont généralement très secondaires, c’est avant tout l’histoire et l’ambiance qui importent, mais quelle ambiance ! L’auteur n’a pas peur d’aborder des thèmes pourtant assez tabous au moment où il écrit, de manière courageuse et intelligente. Outre le souffre, ça sent le stupre, l’obscène et souvent le dérangeant.

Avec ses 150 pages écrites assez gros, le livre se lit très vite, peut être trop vite aussi, mais il faut avouer qu’il est assez addictif. Une fois lue une nouvelle, on a tout de suite envie de commencer la suivante.

Au final, c’est une plongée passionnante dans le début du siècle, dans cette atmosphère très particulière où on s’attend à tout. Jean Richepin est un auteur qui vaut le coup de découvrir. Je ne peux donc que vous le conseiller, surtout au vu du très beau travail qu’a réalisé la maison du Chat Rouge au niveau de l’objet en lui-même.


Une tournée de Therion, c’est quelque chose que je ne loupe pas. Quitte à aller à Paris ou à Limoges pour la tournée Sitra Arha. Nous avions donc acheté nos places depuis bien longtemps lorsque les premiers détails concernant Les Fleurs du Mal, le CD qui accompagnerait la tournée, sont sortis. Mais ça, on reparlera prochainement.

Therion Les Fleurs du Mal Tour

Therion fêtaient avant tout leurs 25 ans d’activité (87 est décidément un bon cru !) et ceci dans la salle du Bataclan. Plus grande que feu l’Elysée Montmartre (sans mauvais jeu de mot), elle peut accueillir près de 1500 personnes, et si elle n’était pas sold-out c’était quand même bien plein. Pour les premières parties, on retrouve deux jeunes groupes de Metal Symphonique, Antalgia et Elyose.

Antalgia au Bataclan

Antalgia au BataclanOn commence la soirée avec Antalgia, un groupe de « Metal à chanteuse » venu d’Espagne et aux allures très Prog sur le papier. Malheureusement, je dois avouer que j’ai trouvé les compositions assez bateau, avec des lignes vocales sans grande originalité.

Une chanteuse certes qui fait le boulot mais sans être exceptionnel. Un groupe que je classerai malheureusement avec ces nombreux groupes qui participent à la saturation et au nivellement par le bas du registre « Metal à chanteuse ».

Le jeu de scène est totalement inexistant, leur chanteuse semble très timide et ses rares interactions avec le public s’en retrouvent fortement impactées. Le guitariste et le bassiste ne bougeront pas une seule fois du set, et tout ne peut pas être excusé par la jeunesse du groupe. Si cela s’écoute , ça n’est pas transcendant et je n’en garderai probablement aucun souvenir.

Elyose au Bataclan

C’est ensuite à Elyose de rejoindre la scène, deuxième groupe de la soirée.Des français qui proposent un mélange de samples de classique à coup de violons et de chants grégoriens avec de l’électro et du chant lyrique. Parisiens, ils sont visiblement heureux d’être là et de jouer « à la maison », la communication avec le public passe mieux, bien que souffrant de problèmes similaires. Difficile de chauffer une salle occupée par le public de Therion. Mais c’est toujours agréable de voir un groupe français.

Elyose au Bataclan

Au niveau des morceaux, j’ai apprécié les premiers, la voix aérienne de leur chanteuse, le mélange Electro/Metal plutôt pas mal dosé, mais j’ai trouvé cela rapidement répétitif: un seul registre de chant, mêmes effets et au final, difficile pour le néophyte de différencier un morceau d’un autre. Je mets ça sur la jeunesse du groupe qui n’a encore qu’un album et je les note tout de même dans les « à suivre ».

Therion au Bataclan

Enfin, ce qu’on est venu voir c’est Therion. Cette tournée est un peu particulière car annoncée comme la dernière avant un bon moment: le groupe ou plutôt son leader Christofer Johnsson ayant décidé de bosser sur un opera-rock à la limite de la comédie musicale. On ajoute à cela un disque auto-produit et auto-vendu (par Johnsson lui même au merch) dont le concept laisse pantois même les plus grands adeptes de LSD: reprendre en Metal Symphonique de la chanson française des années 50-70. Si vous ne voyez pas de quoi nous parlons, reportez vous à notre article. Le tout est enrobé dans une tournée « 25 ans » qui on nous le promet, va extirper de la vieillerie.

Thomas Vikstrom de Therion au Bataclan

Si ces cinq dernières années Therion avait commencé à user et abuser du décor scénique (candélabres, tribunes, grilles, etc), c’est sur une scène dépouillée que le groupe se présente avec une configuration qui n’est pas sans rappeler celle de Celebrators of Becoming : une tribune pour les chœurs dans le fond (occupée par les chanteurs du groupe quand ils ne sont pas lead) et les musiciens en avant. On notera aussi pour la première fois la présence d’un claviériste.

Le groupe commence sur les premières mesures d’O Fortuna et on passe très vite dans le vif de leur dernier album, à savoir : Poupée de Cire poupée de son, chanson qui fonctionnera plutôt bien en live, la plus grande partie du public n’étant pas encore au courant de ce qu’est Les Fleurs du Mal. Pour le reste, c’est une vingtaine de morceaux qui composeront un concert comme toujours assez long.

Lori Lewis de Therion au BataclanCela fait 6 ou 7 fois que je vois Therion en live et si il y a quelque chose de bien, c’est que les concerts ne sont pas prévisibles. Ici, le groupe va nous jouer pas mal de morceaux totalement inédits en live, notamment Via Nocturna de Deggial, morceau long, épique, complexe, mais surtout magnifique. Son enchainement avec Land of Canaan, qui sera le seul rescapé de Sitra Ahra, est tout aussi impressionnant. Partageant les mêmes caractéristiques que le précédent, Land of Canaan est d’une efficacité remarquable en live, avec une montée en puissance de fou et des lignes vocales monstrueuses. Un des meilleurs moments du show.

Difficile de parler de Therion sans parler de ses chanteurs, ou plutôt de son chanteur et ses chanteuses. La discographie étant vaste et les changements de chanteurs légion au cours des 25 ans de carrière, il faut saluer la performance de Thomas Vikstrom assurant sur cette tournée seul le chant masculin, des chœurs de Via Nocturna, aux parties écrites pour la voix de Snowy Shaw dans Land of Cannan en passant par les cultes Blood of Kingu et autres Son of the Staves of Time initialement adaptés à celle de Mats Levèn. Et le tout, sans faille. Les deux chanteuses ne sont pas en reste. Lori Lewis reste une des meilleures soprano que j’ai pu voir évoluer dans le Metal, elle chante sans peine et sans fausses notes. Linnea Vikstrom apporte un brin de jeunesse et de fraicheur avec une voix plus commune, plus « innocente » mais qui se marrie bien.

C’est un set quasiment sans temps morts que Therion nous servira là. Pour une fois, Christofer prendra un peu de temps pour nous expliquer le contexte, le concept de leur nouvel album, et leur choix d’avoir sorti leur disque sans Nuclear Blast derrière, car ils estiment que c’est « le groupe qui doit choisir comment le groupe sonne ». Une intervention agréable et honnête, qui compensera largement l’incompréhension des morceaux tiré de Les Fleurs du Mal par la majorité du public. Reste que si ce dernier scande à corps et à cri qu’ils sont d’accord avec le musicien, ça ne sonnait pas comme de la réelle adhérence à l’idée.

Christofer Johnsson de Therion au Bataclan

Trois titres en seront joués, outre Poupée de Cire, on trouvera J’ai le mal de toi et Une fleur dans le cœur, qui malheureusement font parties de celles que j’aime le moins de l’album. Les deux dernières étant relativement lentes d’ailleurs, la réaction du public pour J’ai le mal de toi était proche du néant. Pour le reste, c’est du sans faute, et quel plaisir de découvrir Wondrous World of Punt ou Gothic Kabbalah en live !

Malgré le nombre de fois où j’ai vu Therion en live, je suis ressortie enchantée, le concert est assez imprévisible, pioche largement dans leur remarquable discographie et finit évidemment en apothéose avec To Mega Therion. C’est toujours aussi génial, et je ne peux que vous conseiller, si vous le pouvez, de les voir au moins une fois.


C’est Lundi, que lisez vous ? #64

Serafina dans Actualités, Livres le 15 octobre 2012, avec 5 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Jeu de Piste, Alpha Omega Tome 3, Patricia BriggsJ’ai terminé L’Alpha et l’Omega 3 de Patricia Briggs, qui aura été d’une grande qualité d’un bout à l’autre. La fin est particulièrement intéressante et j’ai bien envie d’en voir les répercutions, que cela soit dans cette série ou dans Mercy Thompson (qu’il faudrait que je reprenne d’ailleurs).

J’ai terminé Dent pour Dent, le deuxième tome des aventures de Maeve Reagan par Marika Gallman. Si on passe outre l’absence de repères spatio-temporel, le bouquin s’accélère bien vers la fin, et Maeve est de plus en plus sympathique. La fin est particulièrement réussie, et j’avoue que j’enchainerai volontiers sur le tome 3 dès sa sortie chez Milady.

Dans Les Veines de Morgane CaussarieuJ’ai avancé (un peu) le Trône de Fer 14, Les Dragons de Meeren de George R.R. Martin, j’ai beaucoup aimé le dernier chapitre lu qui m’a bien surprise. J’ai hâte de lire la suite.

Et pour finir, j’ai commencé Dans Les Veines de Morgane Caussarieu aux éditions Mnémos. Ce roman francais renoue avec le vampire, le vrai, celui qui pue le sang et le stupre. Pour le moment, j’ai l’impression de voir Sire Cédric mêlé à du Poppy Z. Brite, le tout avec un style assez sympathique et des chapitres courts dignes d’un Thriller. Pour le moment ça s’augure bien.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


FYIB#1: Collection Barnes & Noble Leatherbound Classics

Pour les amoureux des beaux livres en version originale

Serafina dans Actualités, Livres le 12 octobre 2012, avec 6 commentaires
Actualités

Fuck Yeah Inked BeautiesA l'heure où la lecture numérique envahit lentement mais surement les foyers de lecteurs français, chez if is Dead nous restons irrémédiablement attachés au Livre. Cet objet matérialisant l’œuvre littéraire dans notre monde, qui rappellera ces longs moments passés à en lire les lignes, la frustration de l'avoir déjà fini, l'envie de le relire, la volonté d'en exprimer son amour en le faisant trôner au milieu d'une étagère. Fuck Yeah Inked Beauties est une série d'articles dont la vocation est de rendre hommage aux collections, aux beaux livres, trouvés ça et là sur la planète et qui a tout pour rejoindre les étagères d'un collectionneur de beaux Livres.

En prêtant un exemplaire de Lestat le Vampire à un collègue, j’ai eu envie moi aussi de retrouver le vampire charismatique d’Anne Rice. Deux minutes plus tard, j’étais sur Amazon, à regarder quelle jolie édition je pourrais acheter pour le relire. Et puis je suis tombée sur un exemplaire en version originale de la collection Barnes & Nobles Leatherbound Classics, édité par Barnes & Noble une chaine de librairies américaine. Grands fans de beaux livres-objets, il fallait évidemment absolument que l’on vous en parle.

The Vampire Chronicles of Anne Rice Barnes & Noble

C’est une collection qui propose des livres reliés, avec un joli ruban rouge pour marquer sa page et surtout, un look incroyablement classe qui ferait tellement beau dans une bibliothèque. Chaque roman dit classique a droit à une couverture et un aspect travaillé et spécialement conçu pour la collection, ce qui donne à l’objet un côté vraiment unique, tout en ayant une homogénéité sur la collection. On y retrouve évidement Lestat le Vampire dans un recueil compilant les trois premiers tomes des Chroniques des Vampires de Anne Rice.

American Gods and Anansi Boys de Neil GaimanPour nous autres amateurs d’imaginaire, on retrouve aussi une grosse partie des monuments du genre, comme la trilogie Fondation de Isaac Asimov et un recueil de Ray Bradbury, Dracula de Bram Stoker et Edgar Alan Poe pour le Fantastique, ou encore Les Chroniques de Narnia de C.S. Lewis. Il n’y a heureusement pas que de vieux classiques, on retrouve aussi une édition regroupant American Gods et Anansi Boys de Neil Gaiman et Stephen King par exemple. Il faut avouer que le design des différents bouquins suscité ne pourra que faire fondre d’envie un amateur de belle bibliothèque.

La collection ne se limite bien évidement pas à ces littératures fantastiques, on trouve des romans plus traditionnels, eux aussi dans un très bel emballage : Les Hauts de Hurlevent de Emily Brontë, du Charles Dickens, Jane Eyre, Tom Sawyer ou encore Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll.

La taille des romans semble être du 23×16, mi poche mi grand pour la France, et ils sont vendus entre 9$ et 18$, une somme relativement raisonnable au vu de la beauté des objets et du contenu de certains qui dépassent allégrement le millier de pages. En cas de commande chez Barnes and Noble, il faudra malheureusement ajouter 9 à 10$ de frais de ports par livre, un prix dégressif mais à prendre en considération.

Après conversion, le recueil vampirique d’Anne Rice coûte 20€ frais de port inclus, ce qui me semble tout à fait raisonnable quand on est une fane comme moi. Quelque chose me dit qu’il va très vite me rejoindre. Vous pouvez retrouver la liste complète des romans concernés par ici.

 


Silence, ça tourne ! #38

dabYo dans Critiques, Films le 11 octobre 2012, avec 7 commentaires
Critiques

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Homeland Saison 1 de Alex Gansa

Homeland Saison 1Suite au début de sa diffusion sur Canal+, nous avons décidé de nous mettre à Homeland, cette série américaine d’action et d’espionnage au pitch assez intéressant. Jugez donc: après 8 ans de captivité chez des terroristes d’Al-Qaïda et alors que tout le monde le pensait mort, le sergent Brody est libéré au hasard d’une opération anti-terroriste de la CIA. Alors qu’il est accueilli en héros par sa patrie, Carrie, une des agents de la CIA est pourtant convaincue qu’il a été retourné et s’apprête à commettre l’irréparable contre son pays d’origine.

La série ne va pas mettre l’action au premier plan, mais plutôt le côté double jeu du personnage de Brody. Est ce que ses actes sont bizarres parce qu’il a passé 8 ans au fond d’une cellule, ou parce qu’il s’apprête à tuer des innocents ? Les coïncidences sont elles fortuites ou provoquées d’une manière ou d’une autre ? Les premiers épisodes jouent très bien sur cette corde et laissent le doute envahir le spectateur. Jusqu’à ce que le voile finisse par être levé.

Le rythme de la série est, il faut le dire, assez lent voir contemplatif. Ce n’est pas une point négatif, bien au contraire, on regrettera simplement que la série ne sache parfois pas sur quel pied danser. Les scènes de pure action sont franchement assez bateau et plutôt mal jouée. Heureusement ça ne gâche pas grand chose et fini par s’améliorer sur les derniers épisodes.

Damian Lewis incarne le sergent Brody et y excelle. On le connaissait déjà pour son rôle dans l’excellente série Band of Brothers et il est ici complètement énigmatique. Quand on pense avoir compris son personnage, il arrive très bien à retourner la situation. Alors certes, cela vient en partie du scénario superbement écrit à ce niveau, mais il revient aussi une grande part à son jeu d’acteur.

Homeland Saison 1 screenshot

Homeland ne pouvait pas tenir une seconde saison sans renouveler l’intérêt après que l’on ait enfin su si oui ou non, Brody était un traitre. Et là dessus, on ne peut qu’une fois saluer la qualité des éléments amenés au long des premiers épisodes, qui permettent une sorte de fin en apothéose.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Cela faisait un long moment que je n’avais pas lu de la Bit-Lit, alors quand le premier tome de Lily Bard est arrivé sur notre pile de livres à lire, j’ai décidé qu’il était temps de m’y remettre, enfin, de retenter en tout cas. Meurtre à Shakespeare de Charlaine Harris est donc le premier tome d’une des nombreuses séries de l’auteur de La Communauté du Sud à être publiée par J’ai Lu suite à l’adaptation de True Blood. Écrite entre 1996 et 2001, il s’agit de la première traduction à être publiée en France, le tout accompagné d’une couverture plus que jolie. Synopsis.

Meurtre à Shakespeare, Lily Bard Tome 1, de Charlaine Harris

Lily Bard est une femme de ménage sans histoire et plutôt appréciée des habitants de Shakespeare pour lesquels elle travaille depuis plusieurs années maintenant. Avec son emploi du temps plus que chargé, elle enchaîne les ménages, les petits boulots et ne s’accorde pas vraiment beaucoup de temps pour ses loisirs, qui ne se résument qu’à une seule occupation: les cours de self-defense au gymnase du coin. Du coup, quand un type chelou utilise son chariot pour transporter un cadavre, elle a bien peur que son train train quotidien ne vole en éclats…

Entre la quatrième de couverture et la superbe illustration qui accompagne Meurtre à Shakespeare, je dois vous avouer que je m’attendais à quelque chose de totalement différent de ce que j’ai pu retrouver. L’imagerie développée fait en effet plutôt pensée à une sorte de glamour morbide, le synopsis laissant penser que notre héroïne a une vie secrète à côté de ses quelques ménages. Et si je me suis accroché à cette idée pendant de nombreuses pages, j’ai finalement dû me résoudre à l’évidence: Lily Bard est une femme de ménage.

Je n’ai rien contre ce métier bien évidemment et quel que soit son métier que Lily Bard aurait pu exercer, cela n’aurait pas changé grand chose. La narration et l’histoire nous montre rapidement qu’elle s’avère être un personnage à la vie totalement banale et surtout, très peu intéressante. Et c’est bien là que ça bloque, car l’intérêt de la lecture de Meurtre à Shakespeare s’en retrouve salement amoché. Il n’y a pas de rythme, il n’y a pas d’aventure, il n’y a franchement pas grand chose d’autre qu’un rythme proche du train train quotidien d’une femme qui nous raconte les habitudes qu’elle a pour effectuer son travail.

Meurtre a Shakespeare Lily Bard Tome 1 Charlaine Harris Flammarion

Couverture d’une édition québécoise

Alors certes, il y a un crime, une sorte d’enquête qui sert de fil rouge à notre roman. Lily est plus ou moins impliquée, plus ou moins suspecté et cela va quelque peu modifier son train train quotidien. Mais simplement le modifier, le varier, elle va voir un inspecteur débarquer chez elle de temps à autre, et réfléchir à qui peut bien être le criminel en passant la serpillière. Le roman a un côté vieillot, une sorte de feuilleton télé qui tient plus de l’inspecteur Derrick que d’un 24 heures chrono. Un rythme qui peut plaire, bien évidement, mais qui n’a pas réussi à me séduire.

Meurtre à Shakespeare, Lily Bard Tome 1, de Charlaine HarrisL’univers de Lily Bard est ce qu’il y a de plus conventionnel. Il n’y a pas de fantastique, pas de surnaturel, rien. Meurtre à Shakespeare n’est finalement qu’une sorte de mélange entre policier léger et romance… Alors il y a des personnages pour compenser, mais au bout de 200 pages on n’a finalement que peu appris. Lily a effectivement un secret, mais bien que grave, il n’apporte pas grand chose et explique simplement son caractère. Les autres protagonistes sont quant à eux totalement transparents.

Au final, Meurtre à Shakespeare se lit plutôt bien et facilement. Mais il se révèle être un livre assez creux et, je le regrette, sans réel intérêt. C’est certes le premier tome de la série Lily Bard mais il ne met rien en place qui puisse me permettre de dire que cela s’améliorera dans le temps. Son mérite est peut être d’apporter le même traitement au Policier que celui amené par la Bit-Lit au genre qu’était l’Urban Fantasy: centré sur notre héros et ses sentiments.