Motocultor Festival 2012: Jour 3 [MotocultorReport12]

Live report des concerts de Myrath, Behemoth et Immortal au Motocultor 2012

dabYo dans Concert, Musique le 14 septembre 2012, avec aucun commentaire

Après deux jours passés sous un soleil de plomb où Arkona et Septic Flesh ont su faire mieux que nous convaincre, nous voilà d’attaque pour le dimanche, troisième et dernier jour de cette édition 2012 du Motocultor. Celle-ci s’annonce un peu moins chaude que la veille, notamment grâce à une arrivée plus qu’espérée de nuages dans le ciel bleu de la Bretagne. Ce qui n’est évidemment pas pour nous déplaire, vu qu’on aura rarement fait festival aussi chaud.

Motocultor 2012 Jour 3

On arrive cette fois pour l’ouverture, d’une heure plus tôt que d’habitude, car le premier groupe programmé de la journée, Impureza, a réussi à conquérir Serafina. De mon côté, ce n’est que la fin de journée qui m’intéresse réellement, et les deux têtes d’affiche du festival que sont Behemoth et Immortal.

Impureza au Motocultor 2012

Venu d’Espagne, Impureza nous propose un mélange de Death Metal et de musique traditionnelle aux sonorités flamenco. Il faut avouer que le mélange a de quoi plaire sur le papier, malheureusement dans la pratique, c’est beaucoup moins convaincant. Le groupe n’utilise pas son côté folk comme un groupe de Folk Metal peut le faire, la guitare acoustique n’est utilisée que de façon limitée, par passade, à la limite du saccadé. Le reste, c’est du Death Metal somme toute classique et relativement moyen. C’est franchement dommage car les passages de flamenco rythmés par la batterie sont juste géniaux et à ma connaissance, peu de groupes s’y sont aventurés. A suivre donc.

Oil Carter au Motocultor 2012

Oil Carter au Motocultor 2012

On enchaîne avec un groupe français sur la Supositor, Oil Carter. Tout droit venus du sud-ouest de la France, ils sont là pour nous jouer du Heavy qui sent le Mötörhead, avec un coté un peu crade digne des groupes sudistes US, de bons gros riffs qui tachent, une batterie qui tient la route et quelques soli bien placés. Et surtout, le tout est sacrément efficace et réveille ! Très à l’aise sur scène, le public certes clairsemé va très vite adhérer à leur musique et leur faire un très bon retour. Bref, un groupe plus que sympathique, à la musique entraînante, une programmation idéale pour bien commencer la journée et qui m’aura suffisamment convaincu pour passer acheter leur CD. Bref un groupe que nous n’attendons pas mais qui fait partie de nos bonnes découvertes de l’année.

Inhume au Motocultor 2012

Après avoir été faire un tour pendant la prestation de Collision, on revient très brièvement pour Inhume, un autre groupe de Grindcore. Vous vous en doutez, ce groupe n’a pas notre préférence, mais il est tout de même à noter que c’était les premiers du genre à avoir deux chanteurs. Enfin, ça ne change rien au résultat final…

ADX au Motocultor 2012

ADX au Motocultor 2012Après avoir subit le Grind d’Inhume, on enchaîne avec un groupe français plutôt réputé, ADX. Mais si ce sont des vieux briscards de la scène française, nous ne les connaissions réellement que de nom et on en a donc profité pour les découvrir.

Il faut dire que leur Speed Metal n’est pas spécialement notre came, bien qu’assez facile d’accès. Vu qu’ils jouent à domicile, le public est plutôt très chaud et le chanteur essaye d’y mettre l’ambiance, ce qu’il réussi plutôt bien. Les musiciens sont dynamiques et partagent leur enthousiasme. Bref, ils heureux d’être là quoi.

Reste que si leur prestation est rondement menée, pas de quoi nous convaincre pour autant, bien qu’on comprenne qu’on puisse aimer.

As They Burn au Motocultor 2012

Suite à l’annulation d’Exit Ten, c’est aux parisiens d’As They Burn d’occuper la Supositor. Ils sont sensés nous assener un Death Metal, mais on doit avouer trouver ça beaucoup plus proche d’une des nombreuses variantes du Core.

As They Burn au Motocultor 2012

Dans la même veine qu’un Infectious Grooves, leur style vestimentaire est plus proche de ce qu’on retrouverait dans le Rap plutôt que dans le Metal. Sur ce point, ça change. Ils sont dynamiques sur scène et bougent dans tous les sens.

Audrey Horne au Motocultor 2012

Audrey Horne au Motocultor 2012C’est dans un tout autre registre que cette dernière journée continue avec Audrey Horne, un groupe norvégien qui semble mélanger les influences, passant du Hard Rock assez classique aux Stoner et Sludge, avec quelques passages carrément Power.

Bref, bien qu’on ne connaissait pas vraiment, c’était plutôt très sympathique à regarder. Les musiciens sont certes dans leur trip, mais bien actifs sur scène et assurent le show.

Leurs compositions, en tout cas en live, ne semblent pas être inoubliables mais font plus que l’affaire en festival, c’est très accessible et sympa, bref, idéal en festival.

Pervert Asshole au Motocultor 2012

Alors que nous attendions à l’ombre sous la tente vip pour assister à la conférence de presse, ce sont les Pervert Asshole qui sont montés sur la Supositor. Aussi, bien que nous n’y ayons pas assisté, nous n’avons pu qu’admirer leur capacité à caser des samples de porno dans la quasi totalité de leurs compositions. Il faut dire que le groupe, au stand merchandising, vendait une série limité de moulages d’un membre masculin des plus élégants.

A noter que suite à leur prestation, le passage entre la fosse du public et la scène, aka la fosse photo, sera jonchée de morceaux de steak. Oui, vous avez bien lu.

Beatallica au Motocultor 2012

Présentés pour justifier le côté décalé du festival par l’organisation du Motocultor lors de leur conférence de presse, ce n’est que lorsque les américains sont arrivés sur scène pour entonner les premières notes que nous avons réellement compris. Comme son nom l’indique, Beatallica propose des sortes de reprises, arrangements et références humoristiques de deux grands groupes de musique, The Beatles et Metallica. Et vous vous en doutez, ce genre de truc place forcément la barre haute.

Beatallica au Motocultor 2012

Une barre qui sera loin d’être atteinte. Ce groupe est ridicule sur scène, et ce n’est pas faute d’essayer de nous emballer. On peut louer l’effort vestimentaire, les tentatives veine d’embarquer le groupe avec lui, ça n’arrive pas à cacher la pauvreté du concert. A moins d’être un fan des deux groupes, leur musique n’est franchement pas terrible et ne présente que guère d’intérêt. On reconnaît quelques riffs, du Day Tripper par ci, l’inévitable Enter Sandman par là, mais ça ne convainc pas.

Et la réaction du publique ne laisse aucun doute à cela. Franchement, vous avez déjà vu un public de Metal s’emmerder suffisamment pour s’assoir en plein dans la fosse ? Moi non.

Myrath au Motocultor 2012

On retourne ensuite devant la Supositor Stage pour accueillir les tunisiens de Myrath. Vous le savez, si Serafina est conquise, j’étais relativement sceptique devant ce Metal Progressif aux sonorités très orientales et mené par la voix claire et relativement aigüe du chanteur. Je dois avouer que ça s’est pourtant plutôt bien passé.

Myrath au Motocultor 2012

Le groupe utilisera de nombreux samples, notamment parce que l’administration française a refusé d’accueillir leur claviériste sur notre sol, mais ils s’en sortent plutôt bien. Les samples sont bien calés et malgré l’abus, ça ne choque pas trop. Le public réagit très bien au show mais est malheureusement assez clairsemé. Il faut dire que Myrath dénote un peu dans la programmation, tant leur musique est finalement douce par rapport au reste. On est loin du Core de la journée ou du Black que nous promet les têtes d’affiche du soir.

Les fans sont au rendez-vous, et musicalement, le groupe est vraiment au niveau. Le chanteur chante juste, interagit bien, bref. Reste que malheureusement, scéniquement c’est assez moyen. On ne comprendra jamais ici pourquoi certains chanteurs, majoritairement dans les groupes à chanteuses, se sentent obliger de se barrer lorsqu’ils ne chantent pas. C’est gentillet et pas très très actif sur scène. Le chanteur fait des efforts et encore, mais pour les autres c’est un peu le désert. Dommage, car le reste était franchement sympa.

Behemoth au Motocultor 2012

On aura profité des concerts de Krisiun et Nightmare pour retourner à la voiture et nous restaurer. Car c’est le plat principal qui s’annonce pour cette dernière journée, le concert de Behemoth. Le groupe est clairement celui sur lequel nous avons placé le plus d’attente: une réputation de folie et un retour sur scène plus qu’attendu… Mais surtout, après la claque de Septic Flesh la veille, groupe qui ne cache pas s’inspirer des polonais, on avait placé tout nos espoirs sur Nergal et sa bande.

Behemoth au Motocultor 2012

La nuit vient de tomber, et le groupe prend place sur la Dave Mustage accompagnés d’une introduction instrumentale, puis viennent jouer les premières notes de Ov Fire And The Void. Et ça y est. Nous sommes conquis. Les musiciens sont flippants. Nergal est flippant. Si on est dans le même registre que Septic Flesh, on est aussi dans un tout autre niveau. Comme si Nergal revenait vraiment des enfers, qu’il était réellement Lucifer incarné. Si il porte encore les stigmates du cancer contre lequel il s’est battu, sa prestation scénique semble ne pas en souffrir. Forcément, avoir eu la possibilité de le voir de très près le temps d’un morceau depuis la fosse des photographes a joué. Quelle impression quand il entre en scène.

Behemoth au Motocultor 2012Le groupe va enchainer 10 titres, les mêmes que pour la plupart des festivals, à la différence prêt qu’il n’y aura pas d’effets pyrotechnique. Mais c’est une bien faible contrepartie, quand on a ici la chance de pouvoir les voir. Vraiment les voir. Il suffit d’être allé jouer la sardine au Hellfest 2012 pour comprendre à quel point les voir au Motocultor est préférable. Même loin, vous pouviez apprécier et rentrer dans la cérémonie sans mal.

Il n’y aura quasiment aucune interaction avec le public, Nergal se contentant de lâcher un it’s good to be alive, évidemment en référence à sa maladie. La double pédale mitraille le rythme, les cornes sont levés, le concert est génial, tout simplement. Je n’avais jamais vraiment écouté Behemoth avant cela, je n’en ai pas eu besoin pour être emporté. Septic Flesh a encore un long chemin à faire.

Il n’y aura pas de temps mort avant un rappel, pour venir jouer Lucifer, paroxysme de ce moment martial. Nergal revient, enfile une sorte de casque et se transforme en diable. Vraiment, pour un Lucifer qui prend aux tripes. La cérémonie s’achève, a retourné nos certitudes et nos doutes, nous laissant conquis et un peu pantois. Comment enchainer après cela ? Aucune idée, nous partirons faire un break en attendant Immortal. Histoire de s’en remettre. Sans doute le meilleur live de groupe que je ne connaissais même pas.

Immortal au Motocultor 2012

Serafina - Et finalement, c’est au tour d’Immortal, la tête d’affiche du festival, de venir nous servir son Black Metal norvégien. Abbath et Demonaz sont des vieux de la vieille du mouvement et sans aucun doute un des groupes les plus connus du genre… Bien que cela doive peut être plus à leurs clips devenus des memes qu’à autre chose.

Immortal au Motocultor 2012

Il n’empêche qu’ici, je suis une sacrée fane, et qu’Immortal faisait partie de ces groupes qui nous ont décidé d’aller au Motocultor. Et Immortal va délivrer là un set d’une puissance et d’une énergie impressionnante. Il n’y aura pas de temps morts dans ce show. Bien que la formation soit un power trio qui pourrait permettre à tous les membres d’être en avant, c’est Abbath et lui seul qui attirera l’œil.

Immortal au Motocultor 2012Il est impressionnant de voir en vrai pour la première fois Abbath faire le crabe d’un bout à l’autre de la scène. J’en ai vu des concerts, j’en ai fait des photos dans le pit, mais alors ce crabe, sorti d’on ne sait où, m’a sacrément bluffée. Et il n’arrêtera pas, arpentant la scène, sans ralentir, tout au long du set.

Musicalement, c’est une setlist quasiment sans faute, rythmée à coups de double-pédales et qui retournera finalement le Motocultor. Immortal c’est un peu un bulldozer, un tank, ultra calibré, ultra efficace, une débauche de Black Metal froid qui écrase tout sur son passage.

Moins majestueux que Behemoth, moins messianique, Immortal reste ultra efficace, et un très très bon concert pour terminer en beauté cette édition du Motocultor.


Photos du Motocultor 2012: Jour 3 [MotocultorReport12]

Photos de Myrath, Behemoth et Immortal au Motocultor 2012

Serafina dans Concert, Musique le 12 septembre 2012, avec 2 commentaires

Cette année fût notre premier séjour sur les terres du Motocultor, en plein Morbihan, à Theix pour être exactes. On ne savait pas vraiment à quoi s’attendre pour un festival relativement jeune et qui fête sa troisième édition en plein air. Mais maintenant que nous vous avons fait part de notre avis sur l’organisation et l’affiche, il est temps de passer aux photos du festival, par jour, comme d’habitude.

Behemoth au Motocultor 2012

C’est bien évidemment votre serviteur qui a eu la lourde tâche de prendre des clichés du festival tout au long des concerts, bien que dabYo ait alimenté notre Twitter et page Facebook de quelques clichés. J’avais la chance d’avoir un pass photos, et grâce à une couverture médiatique plus restreinte que celle du Hellfest, l’accès à la fosse photographe était relativement aisée, et m’a donc permis de prendre l’ensemble des groupes. Nous n’avons donc pas eu à enrichir le tout de clichés pris de loin et donc de mauvaise qualité. C’était donc plutôt agréable.

Photos de Oil Carter au Motocultor 2012

Photos de Audrey Horne au Motocultor 2012

Photos de As They Burn au Motocultor 2012

Photos de ADX au Motocultor 2012

Photos de Myrath au Motocultor 2012

Photos de Beatallica au Motocultor 2012

Photos de Behemoth au Motocultor 2012

Photos de Immortal au Motocultor 2012


Les disparus de Shangri-La de Mitchell Zuckoff

Le récit véridique d'une incroyable aventure de survie, rien que ça !

Serafina dans Critiques, Livres le 11 septembre 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Les disparus de Shangri-la de Mitchell Zuckoff est un roman inspiré d’une histoire vraie qui est sorti au printemps en France aux éditions Flammarion. Vendu comme un « roman d’un véritable récit de survie », avec sa couverture plutôt agréable dans son genre et mon envie de changer un peu de la Bit-Lit et ses amis, j’ai décidé de le lire. Synopsis ?

Les Disparus de Shangri-La de Mitchell Zuckoff

1945, Nouvelle Guinée, un peu par hasard, une vallée verdoyante, inaccessible et apparemment coupée du monde depuis des siècles est découverte lors d’un vol. Elle est habitée par des hommes, dont le mode de vie n’a pas changé depuis longtemps, que les soldats taxent vite de « sauvages ». Des vols de loisir s’organisent pour la survoler et la découvrir afin de tromper un peu l’ennui d’une guerre qui s’enlise. Sauf qu’un de ses vols se  passe mal, s’écrase, ne laissant que 3 survivants, loin de toute base, livrés à eux même.

Les Disparus de Shangri-la est un bel objet, avec sa couverture délicatement en relief, ses jolies entêtes de chapitre et on ne peut que saluer le travail des éditions Flammarion à ce sujet. Le livre est parsemé de photos d’époque, ce qui est plaisant et permet de mettre des visages sur les personnages. Bref là dessus rien à dire.

La première chose qui marque, c’est à quel point le travail abattu par l’auteur est important. Il a collecté des centaines de témoignages, de coupures de presse et autres documents d’époque pour retranscrire au mieux ce qu’il s’est passé à l’époque. De cette manière il s’assure de ne pas trahir la mémoire de ceux qui l’ont vécu, et c’est réellement à saluer. Du coup, le livre est truffé de notes qui renvoient aux annexes. Pas ou peu de libertés sont prises, notamment quand on suit les pensées des personnages, pas toujours exemptes de racisme, les preuves sont citées.

Lost In Shangri-La Mitchell Zuckoff

Sauf que le fait de coller à ce point à la réalité et de tout justifier fait qu’on a plus l’impression d’être face a un documentaire qu’à un roman. Le style est très journalistique, et à se justifier tout le temps on perd la spontanéité, la profondeur et l’intérêt d’un roman. S’il est bon de savoir que voilà, c’est une histoire vraie, le terme de roman me semble du coup assez discutable. Les descriptions trop factuelles des personnages m’ont empêchée de m’attacher ou de m’identifier à eux. La citation de chacun des soldats de l’équipe de secours, de leur age et de leur lieu de naissance m’a totalement perdue.

Le récit en lui même n’est pas inintéressant. Je ne connaissais pas cette vallée, ni cet épisode qui pourtant semble avoir eu un sacré retentissement au delà de l’Atlantique. Il permet notamment de se familiariser avec ce passage de la seconde guerre mondiale, de découvrir les WAC, ces femmes engagées dans l’armée, et la vie en nouvelle guinée. Le peuple découvert à Shangri-La est aussi intéressant, cependant l’analyse anthropomorphique est très succincte, on nous livre deux ou trois croyances, le mode de vie, et basta, du coup sur ce point non plus le livre ne m’a pas convaincue.

Les Disparus de Shangri-La de Mitchell ZuckoffIl faut aussi dire qu’il est assez orienté vers la glorification de l’armée américaine et que ce n’est pas forcément un truc que j’apprécie. On a l’impression d’être dans un de ces blockbusters américains, ou dans l’armée c’est trop cool, et même quand tu flirtes avec la gangrène c’est cool, c’est se surpasser et tout. Cette vision unilatérale m’a un peu blasée.

Du coup, c’est une impression en demi teinte. J’ai appris des trucs, le travail est à saluer, mais pour moi il ne remplit pas son rôle de roman d’aventure, restant trop journalistique, trop factuel et empêchant par la même de s’attacher aux personnages. J’aurai donc du mal à conseiller la lecture du roman de Mitchell Zuckoff, tant ce dernier se démarque d’un véritable roman. Après, si c’est dans un but plus documentaire, pourquoi pas, mais il y a peut être plus complet…


C’est Lundi, que lisez vous ? #60

Serafina dans Actualités, Livres le 10 septembre 2012, avec 6 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Le Trône de Fer Tome 14, Les Dragons de Meereen, de Georges R.R. MartinJ’ai malheureusement du mettre de côté l’Aube de la Guerrière de Vanessa Terral pour lire Les Dragons de Meereen, Tome 14 du Trône de Fer. Certes, j’aurai pu attendre avant de me jeter sur ce nouveau morceau de traduction de la série de George R.R. Martin, mais c’est déjà assez difficile de résister à l’appel de la version anglaise comme ça…

Alors forcément, on est dans la suite du Bûcher d’un Roi, donc niveau style et traduction je n’ai pas grand chose à rajouter. Il n’empêche que niveau histoire, ce quatorzième tome commence sur les chapeaux de roue et que j’ai déjà hâte de rentrer du boulot pour le continuer. A croire que Martin écrit pour que ses tomes soient tronçonnés…

Serafina

Cette semaine, j’ai terminé le Tome 5 de la Communauté du Sud de Charlaine Harris, titré la Morsure de la Panthère. C’est un tome agréable, avec assez peu de romance, et que j’ai vraiment apprécié. Pas prise de tête mais pas horripilant comme certains des précédents.

Le Coin des Fous - Histoires Horribles de Jean RichepinJ’ai ensuite lu Le Coin des Fous – Histoires horribles, un recueil de Jean Richepin aux éditions Le Chat Rouge. Ce sont des nouvelles assez courtes, datant du XIXème siècle pour la plupart. Si on n’échappe évidemment pas à certaines redondances dans ce genre de recueil, il se dégage des écrits une ambiance très Lovecraftienne. Peut être moins oniriques que certains de ses contemporains, il est aussi beaucoup plus horrifiques. Bref, on en reparlera mais je vous le conseille.

J’ai ensuite entamé (enfin) le tome 13 du Trône de Fer : Le Bûcher d’un Roi, aux éditions Pygmalion, dont j’ai lu 100 pages. Si je suis extrémement contente de retrouver certains personnages (Jon en tête), je dois dire que je suis assez dépitée du nouveau traducteur. On perd en poésie, en style et si c’est pour se tapper « Loup Géant » pour direwolves, je préférais encore « Loup-Garou »…

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Motocultor Festival 2012: Jour 2 [MotocultorReport12]

Live report des concerts de Noctem, Napalm Death, et Septic Flesh au Motocultor 2012

dabYo dans Concert, Musique le 8 septembre 2012, avec aucun commentaire

Cette journée de Samedi à commencé à l’heure, mais au vu de l’affiche, nous avons choisi d’arriver un peu plus tard, Direwolves et Sublime Cadaveric Decomposition n’étant pas réellement notre tasse de thé. La journée s’annonce chaude, la plus chaude du fest. L’absence de point d’eau et d’ombre restent pénalisants. Si on omet Septic Flesh, c’est une des journées les moins chargées pour nous et donc aussi celle où nous nous apprêtons à rester le plus souvent assis, à l’ombre, si possible.

Motocultor Festival 2012 Jour 2

D’une manière générale, on sent que les gens sont là depuis plus longtemps et on ne déplore plus autant de file d’attente. Le festival semble s’être ouvert à l’heure cette fois, et pas de changements au programme.

Peter Pan Speedrock

Notre premier concert n’est autre que Peter Pan Speedrock, qui joue du Speed Rock comme le nom l’indique. Le trio hollandais  propose une musique assez accessible, rythmée, qui n’est pas sans faire penser à du Deep Purple sur certains titres mais en plus brut. La ressemblance avec Highway Star est tellement frappante sur un titre qu’on se demandait si c’était un plagiat, une cover ratée, ou un simple hommage.

Scéniquement, c’est dynamique, le groupe a la pêche, et la réception du public est plutôt bonne, notamment grâce à des titres au refrain facilement mémorisables, We want blood notamment.

Sans être forcément transcendant d’originalité, c’est un concert bien sympathique pour débuter la journée.

BlockHeads

Nous passons notre chemin pendant No Return, et allons voir BlockHeads sans trop savoir ce que c’est. Mais avec leurs morceaux consistants en une débauche de violence sur 1 minute 30, avec des vocaux gueulés totalement incompréhensibles, on comprend rapidement qu’on est face à du Grindcore. Le genre n’est vraiment pas notre tasse de thé, encore moins en plein cagnard à 15h, mais il faut avouer que la prestation scénique est de qualité, le groupe déborde d’énergie, leur chanteur saute dans tous les sens et le guitariste n’est pas en reste.

Blockheads au Motocultor 2012

War Machine

Vu que les espagnols de Noctem sont coincés dans les embouteillages de départ/retour de vacances, War Machine prend leur place et commence son set un peu plus tôt sur la Supositor.

War Machine au Motocultor 2012Sympathiques sur Spotify, le groupe français nous a plus que surpris avec son Heavy certes assez classique mais carrément bon, quasiment dans une tradition Motorhead qui ne pouvait que nous plaire. C’est un peu plus pêchu, mais les thèmes des chansons sont de la même trempe et l’ambiance aussi.

Très actifs sur scène, les français ont très vite conquis le public avec son plaisir communicatif d’être là avec nous, et leur humour mi-graveleux, mi-bisounours. Bref, très sympathiques, les musiciens nous ont carrément convaincu et je regrette de ne pas avoir pu me procurer leur CD.

Un concert très entrainant et facile d’accès, même sans connaître. Une très bonne surprise, assurément.

Noctem

Les américains de Crowbar ne nous ayant pas convaincu, la journée continue réellement avec Noctem qui peut enfin monter sur scène pour nous servir du Black Metal tout droit venu d’Espagne. Enfin, après nous avoir assené une introduction symphonique d’un plutôt bon niveau, qui il faut l’avouer met bien dans l’ambiance.

Noctem au Motocultor 2012

Et pour cela, le groupe a beaucoup travaillé et propose notamment corpse paint et déguisements aux inspirations religieuse. Mais voilà, le problème c’est que le tout fait plus cliché d’adolescents mal dans leur peau que vrai groupe de Black Metal. La gestuelle est trop stéréotypée, pas assez vivante, notre chanteur s’asperge de ketchup assez kitch, et fini par balancer une petite bible imprimée typée église au public. Ce dernier s’empressant bien entendu de la brûler. C’est provoc, mais un peu trop cliché pour vraiment prendre.

Bref, en soit, les compositions ne sont pas mauvaises mais le tout est bien trop déjà-vu pour nous conquérir. Et puis bon, un blackeux qui fait que nous crier à quel point il nous aime, qu’il nous remercie trop d’être là, mouais. C’est pas très trve tout ça !

Napalm Death

Napalm Death au Motocultor 2012Vus en tournée à Blois en début d’année, présents au Hellfest 2012, les anglais de Napalm Death ont fait banco cette année et il fallait vraiment le vouloir pour les rater. Vétérans du genre, ils sont cependant toujours aussi efficaces et leur Grindcore est toujours aussi explosif et agressif. Alors certes, ils virent au Death, mais vu qu’ils refont de nombreux morceaux de leurs anciens albums, il faut vraiment le savoir.

Leur bassiste étant malheureusement hospitalisé pour des raisons de santé, il a été remplacé au pied levé, mais on doit avouer ne pas avoir vu de différence. Seul bémol, un incident technique lors de leur cover de Nazi Punks Fuck Off de Dead Kennedys qui les forcera à recommencer le morceau. Peut être est-ce un signe, car il serait temps que Napalm Death fasse sa propre chanson anti-nazi…

Municipal Waste

On continue avec le Crossover Thrash Metal des Municipal Waste. C’est sympa au début, pendant deux ou trois morceaux, puis on s’aperçoit bien vite que ce n’est franchement pas notre trip. Limite l’impression que c’est toujours la même chose.

Municipal Waste au Motocultor 2012

C’est clair que le chanteur est plus que dynamique, et le tout n’est pas sans nous faire penser à un mix de Steel Panther avec du Thrash. Bref, après quelques morceaux on ira se poser.

Your Demise

La série des groupes qui ne nous plaisent pas et que nous devons voir pour rester jusqu’à Septic Flesh commence avec Your Demise, un mix entre le Hardcore et le Punk. Bref, certainement pas ce qui nous intéresse aujourd’hui, bien qu’on ne peut que leur reconnaître l’énergie et le dynamisme qu’ils déploient sur scène. Le tout avec un look qui fait certainement plus penser à du Rap qu’à du Metal.

Dark Tranquility et Coroner

Coroner au Motocultor 2012Au rang des groupes cultes et que l’on n’arrive toujours pas à apprécier après des années, on va pouvoir ranger Dark Tranquility et Coroner. Les têtes d’affiche de cette journée qui nous ont toujours laissés froids, sans trop savoir pourquoi. Le Death Melodic de l’un ne nous intéresse pas, le Thrash très technique de l’autre n’en parlons même pas.

Les deux sont passés au Hellfest à plusieurs reprises, où nous les avions ignoré, ce que nous avons réitéré ici. Sans parler bien entendu du côté statique du show de Coroner, et de la musique soporifique de Dark Tranquility. Mais nous ne le ferons pas.

Septic Flesh

Il est une heure du matin et le public est présent en masse devant la Supositor Stage pour accueillir les grecs de Septic Flesh. Le groupe et son mélange des genres, un peu de Black, du Death et surtout beaucoup de Symphonique, ne nous est pas étranger puisque nous les avons vu au Printemps de Bourges l’année dernière. Sauf que l’année dernière, j’avais à peine jeté une oreille à leur dernier opus, The Great Mass, et que depuis je le connais par cœur.

Septic Flesh au Motocultor 2012

Pas de micro imposant cette fois, Seth Siro Anton grunte devant un simple micro, ce qui du coup va éviter de lui donner l’impression d’avoir à y rester pour chanter, complètement statique. Et ça change tout ! Ultra charismatique, super expressif, le leader de la formation nous a offert une prestation digne des plus grands. La foule est plus que conquise, et grâce à ses sonorités presque militaires, le grec dirige la foule au doigt et à l’œil. Le public hurle à sa demande, monte les cornes à sa demande, headbang à sa demande. Bref, tout ne faisait qu’un et le concert tenait plus de la cérémonie fanatique qu’autre chose.

Seth Siro Anton de Septic Flesh au Motocultor 2012La setlist comporte neuf titres, qui vont s’enchaîner à la perfection et rencontrer l’adhésion du public. Certains seront déçus du choix, puisqu’une fois de plus le groupe décide d’omettre toute une partie de sa discographie, celle datant d’avant leur reformation. Seuls The Great Mass et Communion auront donc le privilège d’être joués, désormais considérés par le groupe comme leurs seuls réels albums. Au titre des albums, on comprend mieux pourquoi la sensation de grande messe est si forte.

Alors certes, tout n’est pas parfait. Il est toujours dommage de voir que Sotiris Vayenas n’est pas là pour assurer le chant clair, remplacé par des samples. Symphonique oblige, la qualité sonore n’est pas au niveau des enregistrements et c’est forcément moins bien que sur CD. Beaucoup de samples, des variations dans les sonorités passent à la trappe, etc. Les puristes seront forcément déçus à ce niveau.

On pourra aussi regretter que le groupe s’évertue à organiser un wall of death sur sa chanson la moins dynamique, cassant du même coup l’ambiance et la puissance de la prestation. Comme si d’un coup on se souvenait que le maître de cérémonie n’était qu’un humain.

Mais voilà, la prestation est tellement puissante, tellement prenante, si proche de la transe, qu’il est difficile de leur reprocher. Septic Flesh avec cette prestation est clairement entré dans notre panthéon des formations à voir en live.

Christos de Septic Flesh au Motocultor 2012

Et c’est complètement conquis par leur show que nous avons terminé cette deuxième journée. Seule vraie frustration, l’absence de merch’ pour Septic Flesh, qui nous empêchera de nous procurer leur album Communion. Ce n’est que partie remise.


Cette année fût notre premier séjour sur les terres du Motocultor, en plein Morbihan, à Theix pour être exactes. On ne savait pas vraiment à quoi s’attendre pour un festival relativement jeune et qui fête sa troisième édition en plein air. Mais maintenant que nous vous avons fait part de notre avis sur l’organisation et l’affiche, il est temps de passer aux photos du festival, par jour, comme d’habitude.

Noctem et la Bible au Motocultor 2012

C’est bien évidemment votre serviteur qui a eu la lourde tâche de prendre des clichés du festival tout au long des concerts, bien que dabYo ait alimenté notre Twitter et page Facebook de quelques clichés. J’avais la chance d’avoir un pass photos, et grâce à une couverture médiatique plus restreinte que celle du Hellfest, l’accès à la fosse photographe était relativement aisée, et m’a donc permis de prendre l’ensemble des groupes. Nous n’avons donc pas eu à enrichir le tout de clichés pris de loin et donc de mauvaise qualité. C’était donc plutôt agréable.

Photos de Peter Pan Speedrock au Motocultor 2012

Photos de The Adolescent au Motocultor 2012

Photos de War Machine au Motocultor 2012

Photos de Blockheads au Motocultor 2012

Photos de Noctem au Motocultor 2012

Photos de Napalm Death au Motocultor 2012

Photos de Municipal Waste au Motocultor 2012

Photos de Your Demise au Motocultor 2012

Photos de Dark Tranquility au Motocultor 2012

Photos de Coroner au Motocultor 2012

Photos de Septic Flesh au Motocultor 2012


Silence, ça tourne ! #36

dabYo dans Actualités, Films le 6 septembre 2012, avec 2 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Avengers de Joss Whedon

Vous ne vous en rappelez sans doute pas, mais en avril dernier illman vous disait tout le bien qu’il avait pensé de l’adaptation d’Avengers par Joss Whedon. Sorti récemment en DVD, nous nous sommes donc empressés de le voir, puisque nous l’avions raté au cinéma. Un bon choix ? Pas si sur.

Avengers de Joss WhedonEt peut être avions nous bien fait de le rater finalement. Non, vraiment, comment se fait il que la plupart de nos connaissances aient encensé ce géant nanar ? Avengers de Joss Whedon c’est finalement l’expression ultime du blockbuster hollywoodien, et forcément, on en attendait un peu plus d’un film plus qu’encensé, et créé par un Joss Whedon pour qui Buffy ressemble de plus en plus à un formidable accident de parcourt.

Alors certes, ça pète dans tout les sens, ça envoie du rêve aux fanboys de comics, mais qu’est ce qu’on s’emmerde finalement. Le scénario est très ridicule, forcément, mais le problème c’est surtout qu’on se tape cinq fois les mêmes passages chiants inhérents à l’introduction d’un héros dans son propre film. Il était tellement plus simple de les faire débarquer tous en même temps, de nous en mettre plein la vue avec des combats de fous, et voilà, c’était tout. Robert Downey Jr réussira à nous faire sourire quelques fois, mais c’est bien tout.

Tout n’est pas à jeter bien sur, mais finalement, on ne voit pas vraiment quelle est la plus-value pour le spectateur qui a déjà vu son Thor, son Captain America ou encore son Iron Man. Au moins, les deux derniers avaient l’avantage de tenir le spectateur. Là, ce n’est clairement pas le cas, et ce n’est qu’après une bonne heure d’introduction molle qu’on passe enfin à l’action.

Du coup, avec ce gros casting, les autres personnages qui n’ont pas eu leur propre film comme la Veuve Noire ont un relief proche du néant et sont totalement inintéressants pour les personnes qui ne connaissent pas la mythologie Marvel. Bon, il faut dire que la prestation exceptionnelle de Scarlett Johanson n’aide pas vraiment.

Scarlett Johanson dans Avengers

Difficile dans ces conditions d’accrocher au film, certes beau et bien filmé, mais terriblement creux. On regrettera de même qu’il n’y ait aucun suspens, aucune tension dans l’action. Le méchant Loki, relégué au rang de figurant, a encore moins de charisme et de place que dans Thor. Même le monster-of-the-movie de Iron Man 2, quasiment pas travaillé, est d’un meilleur acabit. Bref.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Shitload of Money de Sonata Arctica

Sonata Arctica, de la stripteaseuse et une veste moche

Serafina dans Actualité, Musique le 5 septembre 2012, avec 2 commentaires

On entend parfois les fans dire d’un groupe que quitte à changer à ce point, autant changer de nom. Alors évidemment, un groupe n’est aucunement tenu de faire toujours le même style de musique, mais quand même. Avouons que passer du PowerSpeedesque aux covers dignes des plus kitch t-shirts à tête de loup, à un Heavy plus rentre dedans, plus « trash », aux influences Glam avec des clips à stripteaseuses, y a tout un monde. Pourtant c’est ce que Sonata Arctica vient de faire.

Je ne sais pas ce qui me choque le plus dans l’affaire. Le clip à forte teneur en pole-dance qui sent bon le Motley Crue mélangé à du Rock Of Ages (pour le chapeau et les lumières bleues), ou juste la différence entre le morceau et le Sonata que je connaissais. Oh, on reconnait Tony Kakko pour sur, sa voix est inimitable, mais on dirait juste un featuring avec je ne sais quel groupe du sunset-strip.

Enfin, quitte à faire Américain, il aurait pu éviter cette immonde veste blanche ! Non ?


Rock en Seine 2012: Jour 1 au Parc St Cloud, Paris

Live report des concerts de Billy Talent, Dionysos et Block Party à Rock en Seine

dabYo dans Concert, Musique le 4 septembre 2012, avec aucun commentaire

La saison des festivals de musique touche à sa fin et c’est par Rock en Seine que nous l’avons terminée. On parle rarement de Rock sur nos colonnes, lui préférant largement son petit frère démoniaque dénommé Metal. Mais on ne boude pas non plus notre plaisir lorsqu’on peut écouter certains bons groupes de Rock, pas étonnant donc que nous ayons accepté quand So Music nous a invité à couvrir la première journée de l’évènement, le vendredi 24 Août 2012. Au programme donc, un festival à la fréquentation proche de celle du Hellfest et une tête d’affiche plutôt très connue, Placebo.

Rock en Seine 2012 Logo

Mais organisé en plein Paris, sur le superbe site du Parc St Cloud à Paris, il faut avouer que le cadre n’a rien à voir avec celui du Hellfest. Le festival est quasiment à la sortie du métro, le temps de marcher une petite quinzaine de minutes grand maximum et vous y voilà. Pass VIP oblige, nous ne savons pas réellement ce que vaut l’entrée du côté des festivaliers, mais ça semble s’être passé en douceur et le parc se rempli peu à peu après l’ouverture à 15h. La première impression que nous avons bien évidemment eu, c’est la beauté du terrain. C’est tout simplement superbe. La verdure est partout, les arbres sont nombreux et qu’on souhaite s’abriter du soleil ou de la pluie, c’est possible à tout moment et autour de toutes les scènes.

Un évènement « fleury michon »

Soyons honnête, la deuxième chose qui nous a forcément étonné, c’est la surabondance de sponsors. Forcément, avec un genre de musique beaucoup plus mainstream et donc susceptible d’attirer plus de personnes différentes, Rock en Seine attire aussi plus les sponsors. Là où au Hellfest ils sont très spécialisés, on retrouve ici plus ou moins toutes les grandes marques. Ça se ressent évidement aussi dans l’environnement. Le festival ne se limite pas à la musique et propose d’énormes animations, se transformant limite parfois en fête foraine musicale.

On pense bien évidement à la grande roue, installée à côté d’un bar du festival, mais aussi à un stand de rodéo où un animateur vous invite à essayer de battre le record. Bref, c’est clairement déroutant, et passer à côté d’un restaurant en plein milieu du festival est assez hallucinant.

Ça ne veut pas dire pour autant qu’il s’agisse d’un mauvais point, et ça permet bien évidemment aux personnes n’ayant rien à faire pendant un concert qui ne leur plait pas d’aller se détendre. Au rayon des infrastructures, on notera un village d’animations en tout genre, de très nombreux bars de bières, de vins, un restaurant, et de très nombreuses toilettes disséminées ça et là. Un bon point, même si, festival oblige, il vous faudra attendre un long moment si vous êtes une fille.

So Music

Stand So Music de Rock en Seine 2012Au niveau des animations donc, on pouvait retrouver le stand So Music près de la scène de la Cascade. Il s’agit d’une opération sponsorisée par la Société Générale depuis trois ans maintenant et qui a pour but de permettre à des jeunes de vivre l’expérience du travail dans la musique. Pour le coup, ceux sélectionnés devaient aider un groupe à organiser leur tournée de concerts, le clou du spectacle étant la prestation sur une petite scène à Rock en Seine.

On retrouvait un gros stand sur le festival, avec notamment un espace instruments où l’on pouvait se faire photographier entrain de mimer de la musique, derrière une batterie, un clavier ou encore une guitare. Bref, le truc était sympathiques et on a fini par rencontrer les heureux élus non pas sur le stand, mais pendant les concerts, à tenter de prendre en photos quelques spectateurs. Et, vu notre apparence pas très commune dans un festival de Rock, ils ont forcément fini par nous repérer et nous prendre en photo, bière à la main.

Du coup, vu les moyens déployés pour cette opération, la distribution de goodies, cet énorme bus de tournée aux couleurs de l’opération, on aimerait évidement ici que le Metal puisse parfois accueillir un tel sponsoring pour les petits groupes ! Qui sait, un jour…

Programmation de Rock en Seine 2012

Passons à la vraie musique, avec les groupes que nous avons donc pu voir ce vendredi là. Nous avons eu droit au sacro-saint petit guide du festival à l’entrée, avec son running-order et ses quelques biographies totalement objectives. Il faut avouer que l’imagerie est plutôt sympathique. Le son est relativement bon, les scènes grandes et vastes. Bref, là dessus, c’est aussi au niveau.

Billy Talent à Rock en Seine 2012

 

La journée commence avec Billy Talent sur la scène principale. Évidemment, la première chose que l’on remarque c’est à quel point cette scène est monstrueuse. Le groupe occupe une toute petite place sur l’ensemble, et la scène monte si haut qu’en regardant à hauteur moyenne, on ne les voit qu’à peine.

Billy Talent à Rock en Seine 2012

Billy Talent est un groupe de Punk Rock, qu’on qualifiera ici plutôt de Pop Punk tant on est loin de l’essence du mouvement, avec une musique bien trop lisse et travaillée. C’est donc une sorte de Pop Rock un peu énervé auquel nous avons droit, avec des riffs simples mais qui sont fédérateurs, des hymnes de rock quoi. Le public scande les refrains et suit en rythme leur musique, et il faut avouer que c’est assez efficace même lorsqu’on ne connait pas le groupe comme moi.

On passe donc un moment plus ou moins bon, c’est quand même bien meilleur que du Greenday, et si le chanteur est agaçant, on ne lui en veut pas trop. Reste que le public, levant ses bras pour faire les cornes, nous a clairement laissé perplexe…

Citizens à Rock en Seine 2012

On enchaîne avec un groupe beaucoup plus Pop, Citizens qui viennent de sortir leur premier album. Présentés comme les protégés d’un des membres de Franz Ferdinand, ils prennent place sur la scène de la Cascade ce coup ci. Celle ci a une taille beaucoup plus raisonnable, sans doute proche des MainStages du Hellfest 2012.

Citizens à Rock en Seine 2012

Et autant j’aime beaucoup la musique du groupe écossais, autant celle de Citizens n’a franchement rien à voir. Très électro, la pop est toute douce mais pas forcément bien palpitante. Ça s’écoute, un peu comme une musique d’ambiance en montant l’ascenseur, à la radio tout au plus. Le synthétiseur est très présent, et la performance scénique proche du néant.

Heureusement, personne pour faire les cornes, car il y aurait eu de quoi réveiller Dio d’entre les morts.

 The Asteroids Galaxy Tour à Rock en Seine 2012

Je ne sais pourquoi ce groupe, sobrement appelé The Asteroids Galaxy Tour, m’a attiré sur le programme de Rock en Seine, mais j’ai finalement bien fait de forcer Serafina d’aller les voir.

Mélange de Pop et de diverses influences avec notamment du Jazz, du Psyché et de l’Acide, je n’ai franchement pas été déçu par ces suédois. Leur musique est franchement bizarre, assez rafraichissante et m’a beaucoup plu. Une sorte de version pop du Metal Avant-Garde que j’aime tant, avec une voix mi-agréable, mi-dissonante qui m’a beaucoup plu.

On a regardé le concert de loin, assis sous les arbres pour éviter de se tremper, mais la présence d’écrans géants de part et d’autres de la scène permettait de suivre le concert très facilement. Bref, une très bonne surprise.

Dionysos à Rock en Seine 2012

Dionysos à Rock en Seine 2012

Après être allés nous abrité sous les tentes du carré VIP, confortablement allongés dans des transats, nous sommes revenus devant la Grande Scène pour assister au concert de Dionysos. Ce groupe de Pop Rock français ne m’était pas inconnu puisque je les avais déjà vu il y a très longtemps en première partie de Muse aux arènes de Nîmes. Je n’en avais cependant aucun souvenir, tant les prestations de Kings of Leon avant et celle de Muse m’avaient bien plus intéressé.

Dionysos slame à Rock en Seine 2012Ils sont réputés pour leurs prestations scéniques et il faut avouer qu’ils y vont assez fort. Très dynamiques, avec une musique relativement entrainante, c’est surtout l’interaction avec le public qui est impressionnante. En constant dialogue, avec des petites animations et l’arrivée de trois choristes assez courtement vêtues, le groupe organise son show. Mathias Malzieu, leader et chanteur, est une vraie pile électrique et saute dans tous les sens. Il va à la rencontre du public, y slame une première fois pour finir par faire un aller/retour entre la scène et la régie, où doté d’un microphone, il pousse la chansonnette. Assez surprenant pour un groupe aussi mainstream et dans un festival aussi grand.

Dionysos pratiquant souvent la scène, on ne peut que saluer l’adaptation des morceaux au live, avec des versions parfois plus longue et une véritable aisance dans le tout. Les morceaux s’enchainent logiquement, bref, là dessus c’est du tout bon. Reste que leur trip sur le Bird’n’Roll prête à sourire au début, mais ne m’a pas franchement convaincu plus que ça. Un poil trop long comme blague, et clairement surfait. Ça fait un peu délire qui a duré trop longtemps.

Bloc Party à Rock en Seine 2012

On retourne devant la Grande Scène après un rapide tour chez So Music pour voir Bloc Party, seul groupe qui nous intéresse pour de vrai cette fois. Il s’agit d’un quatuor venu d’Angleterre et que nous écoutions il y a quelques années maintenant. Découverts via le single Banquet tiré de leur premier album, je dois avouer que je ne m’attendais pas du tout à les voir en live un jour. C’est le genre de groupe que vous écoutez beaucoup à une période de votre vie, qui y est associé, et dont vous vous souvenez de temps en temps. Et rien que pour ce concert je ne regrette pas le déplacement sur Paris.

Bloc Party à Rock en Seine 2012

La musique de Bloc Party est une sorte de mélange de Rock classique avec quelques touches d’Electro, avec une batterie vraiment très présente aux rythmiques rapides et assez répétitives, des guitares aigües et quelques touches qui ressemblent fort à du synthé. Je ne connaissais réellement que leur premier album, Silent Alarm, mais les nouveaux morceaux passaient très bien en live. C’est rythmé, le public est au rendez-vous, et le son aussi.

Le groupe est emmené par leur leader Kele Okereke, seul membre à s’exprimer auprès du public et au charisme plus qu’efficace. Chanteur et second guitariste à l’occasion, ses épaules tiennent vraiment toute la performance du groupe et il s’en sort très bien, avec son attitude à la limite entre le détachement et la nonchalance. On appréciera bien évidement son humour et ses quelques sorties, dédicaçant notamment un morceaux aux Pussy Riot.

Venus défendre leur dernière galette, Four, j’ai tout de même apprécié qu’ils jouent une quantité non négligeable de morceaux que je connaissais, et qui seront bien évidemment pour moi les meilleurs moments. Banquet, This Modern Love et Helicopter seront bien évidemment les plus intenses. Au final, pour un groupe de Rock, c’était une vraie claque.

Et après la très bonne prestation de Bloc Party, nous n’avons finalement pas eu envie de casser la magie et d’attendre un Placebo qui ne nous intéressait pas. Au final, cette expérience de Rock en Seine était franchement sympa, pour les amateurs de Rock le festival semble être idéal, avec une bonne organisation et une proximité de Paris plus que bienvenue. Puis ce cadre, quoi. On regrettera juste de pas avoir capté qu’Eagles of Death Metal était prévu le lendemain…


C’est Lundi, que lisez vous ? #59

Serafina dans Actualités, Livres le 3 septembre 2012, avec 2 commentaires
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Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

L'Aube de la Guerrière de Vanessa TerralJ’ai commencé cette semaine la lecture d’une des dernières publications des éditions du Chat Noir, L’Aube de la Guerrière de Vanessa Terral. Il ne s’agit pas à proprement parlé de Bit-Lit, pour le moment du moins, mais le livre me fait pour le moment largement penser à un mix du genre avec le paradis. Notre héroïne s’est en effet retrouvée ange après avoir été renversée par une voiture en sortant de la messe. Un ange dont la principale occupation est la destruction d’énormes blattes, venues d’un monde qui doit sans doute être celui de l’enfer. Je ne sais pas encore où Vanessa Terral souhaite nous emmener, mais pour le moment ça se lit bien. Reste que j’ai toujours autant de mal avec la narration à la première personne…

Bon, c’est manque de pot car nous venons tout juste de recevoir le quatorzième tome du Trône de Fer, Les Dragons de Meereen, et vous vous en doutez, je vais devoir m’y mettre au plus vite… Quel malheur ! Pour rappel, sa couverture est superbe.

Serafina

La morsure de la panthère, La communauté du Sud Tome 5, de Charlaine HarrisComme je l’avais prévu j’ai terminé Nouvelles Sanglantes de Tanya Huff qui clôt la saga de Vicki Nelson. Clôture pour le moins particulière, vu que la dernière nouvelle est une revisite du conte de Noël de Dickens. Je suis très perplexe à ce propos d’ailleurs, mais on en parlera dans la chronique.

J’avance donc le tome 5 de la Communauté du Sud de Charlaine Harris, titré La morsure de la panthère. Si Eric est cruellement absent, l’absence de romance du tome est plutôt agréable, l’auteure se concentrant un peu sur l’intrigue malgré une Sookie toujours aussi niaise.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?