Motocultor 2012: Jour 1 [MotocultorReport12]

Live report des concerts de Stille Volk, Eths, KMFDM et Arkona au Motocultor 2012

dabYo dans Concert, Musique le 31 août 2012, avec aucun commentaire

Maintenant que nous vous avons donné notre avis général sur les conditions et l’affiche du Motocultor 2012, il est temps de passer à nos live-reports sur chaque groupe, le tout organisé par journée comme d’habitude. Des groupes, nous en aurons finalement vu un sacré paquet bien que le festival ne présente que deux scènes, jouant tour à tour. Et ces scènes ont des noms bien plus décalés que les autres, puisqu’on retrouve en principale la Dave Mustage et à côté, un peu plus petite, la Supositor Stage. C’est par ici pour voir l’ensemble des photos de la journée.

Motocultor 2012 Jour 1

La première journée du Motocultor 2012 a tout d’abord plutôt mal commencé. L’association s’étant portée volontaire pour assurer le secourisme lors du festival a retiré sa participation quelques jours seulement avant l’ouverture du festival. Forcément, en plein pont du 15 Août il n’est pas très aisé de recruter au dernier moment des secouristes… Heureusement, la préfecture a mobilisé des pompiers qui ont pu assurer le secourisme sur le site, permettant l’homologation du festival côté sécurité. Le tout avec deux heures de retard, et donc deux petits groupes français annulés: Ataraxie et Miseducation of Masses. Ce n’étaient pas des groupes que nous attendions, mais il est aisé de comprendre leur frustration. Ils ont été réinvité en 2013 par l’organisation.

Cattle Decapitation au Motocultor 2012

Nous n’aimons généralement pas le Core et ce n’est pas Cattle Decapitation qui va nous faire changer d’envie. C’est du Grindcore qui a tout l’air d’être relativement classique et qui ne nous pas du tout emballé. Enfin bon, on pourra au moins leur reconnaître d’être énergique et donc d’ouvrir le festival avec entrain.

Cattle Decapitation au Motocultor 2012

Absurdity au Motocultor 2012

Suite à l’annulation au dernier moment d’Electric Wizard, c’est au groupe français Absurdity d’enchaîner. Ils étaient en tournée avec Immolation et en profitent donc pour faire un passage par ici pour nous assener leur Deathcore. Vous vous en doutez, ce n’est pas plus notre tasse de thé et on aurait largement préféré revoir Trepalium qui était initialement prévu.

Devil Sold His Soul au Motocultor 2012

Devil Sold His Soul au Motocultor 2012Découverts pour le fest, Devil Sold His Soul est un groupe de, accrochez-vous, Metal Progressif Post Hardcore Ambient. Ouais, on se contentera de classer ça dans du Postcore et surtout, de dire qu’on aime.

Sur CD c’est génial, en live c’est plutôt pas mal notamment parce que complètement planant. Les musiciens sont vraiment dans leur trip, très actifs scéniquement ce qui n’est pas sans être étonnant vu que le tout est quand même très Ambient.

Finalement, il faut avouer qu’en dehors de l’aspect electro et parfois agressif, seul leur look et le chant font penser au Core. Peut être pour ça qu’on aime.

Stille Volk au Motocultor 2012

Peu emballés par le Death Metal d’Incantation, nous sommes d’abord allé profiter de l’ombre de la tente vip/presse pour ensuite revenir pour Stille Volk. Sans vraiment savoir ce qui nous attendait pour autant, on misait sur un groupe de Black Metal, en référence à Endstille.

Et c’est finalement sur un groupe français de Folk Occitan que nous sommes tombés. Un très bon d’ailleurs, qui a complètement conquis le public et mis le feu à la Supositor Stage. Il faut dire que leur musique à base de vieux instruments et rythmés par une batterie, seule instrument qualifiable de Metal, est très enthousiasme. Elle donne envie de sauter et de danser, très festif, et provoquera une chenille géante dans le public.

Stille Volk au Motocultor 2012

Le fait qu’ils aient repris des morceaux traditionnels (comme Le Loup le Renard et la Bellette) a aussi fortement aidé. Bien communicatifs, à l’accent chantant, leur musique collait idéalement au temps. Le retour du public est très chaleureux, les musiciens occupent bien le terrain malgré leurs accordages fréquents et sont très sympathiques. Du moins sur scène.

Eths au Motocultor 2012

Après une petite pause pendant laquelle nous allons laisser passer deux groupes au Black Metal relativement passable, Inquisition et Seth, nous nous redirigeons vers la Date Mustage pour assister à la prestation d’Eths. Les français venus de Marseille nous proposent du Metalcore et ont la particularité d’avoir pour leader une femme, chose qui sera relativement rare pendant tout le festival. On est donc à priori dans la même veine qu’un Walls Of Jericho, et si on n’aime pas vraiment leur musique, on s’attendait à un show de qualité de la part de Candice.

Eths au Motocultor 2012

Malheureusement, de commun avec la leader du groupe pré-cité, elle n’a que le nom. Très peu de charisme, une prestation plus proche de celles de Simone Simons que de ce qu’on pouvait s’attendre en voyant du Metalcore. Un groupe d’une manière générale assez statique, seul le guitariste tente quelques sorties et ça se compte sur les doigts de la main… Bref, une grosse attente suivie d’une grosse déception. Eths n’est pas bon sur album, et ne l’est pas non plus sur scène.

Corrosion of Conformity au Motocultor 2012

Corrosion of Conformity au Motocultor 2012Vient ensuite un groupe de Stoner aux tendances parfois assez Thrash et excitées, dont la performance nous avait été plus qu’encensée par notre camarade Aneria. Du Stoner assez lourd et lent, avec des pointes plus énervées qui feraient presque penser à du Thrash, en somme, pas spécialement ce que l’on vient voir en général.

C’était plutôt sympathique et sur le coup, on s’est facilement laissé entrainé par les riffs et la musique, mélange de lourd et de mauvaise qualité sonore. Les musiciens ne sont pas très communicatifs, mais pas pour autant amorphes et délivrent une bonne prestation. Reste que quelques jours après, à part quelques notes, je n’en ai quasiment plus aucun souvenirs… C’était bien, ça, je m’en rappelle.

Mais c’est tout.

KMFDM au Motocultor 2012

Sascha Konietzko KMFDM au Motocultor 2012C’est le premier groupe que l’on attendait vraiment, les allemands de KMFDM et leur mélange Indus et Electro très entrainant, vétérans du genre. Après les avoir vu toute la journée à attendre sous la tente VIP, c’est dans leurs costumes de scènes qu’on les retrouve sur la Supositor Stage. Ils sont entre 5 et 6 sur scène, avec Sascha Konietzko en treillis militaire et sa femme Lucia Cifarelli en sorte de Domina BDSM, ainsi qu’un guest qui viendra chanter sur une chanson sans vraiment nous marquer.

Les deux premiers alternent le chant et balancent des samples sur des mini keyboards, c’est sur leurs épaules que l’ensemble de la prestation live repose. Et ils s’en sortent plutôt bien, n’hésitant pas à bouger et à donner de leur personne. Si Sascha ne m’a pas spécialement convaincu, Lucia est carrément charismatique et joue très bien sont rôle, limite flippant.

Le show est assez rythmé comme on peut s’en douter, le côté Electro de leur musique est très fort et les basses sont au rendez-vous. On en prend plein la gueule dès le début de la prestation, les gros morceaux du groupe s’enchaînent, parfois il faut l’avouer pas très reconnaissables comme l’interprétation de Krank, mais le tout sans temps mort. On pourra peut être quand même leur reprocher d’avoir plus misé sur ce côté là que sur leur côté vraiment Indus de leurs débuts.

Lucia Cifarelli KMFDM au Motocultor 2012

Reste que si le show était plutôt bon, on ne peut s’empêcher d’être un peu déçu. Dans le même genre, la prestation de Punish Yourself au Printemps de Bourges était bien meilleure, bien plus percutante et survitaminée. Un très bon moment tout de même.

Arkona au Motocultor 2012

Suite à l’annulation d’Electric Wizard, c’est sur la Dave Mustage que nous retrouvons sans doute le groupe que j’attendais le plus aujourd’hui: Arkona.

Arkona au Motocultor 2012La formation russe est venue pour nous délivrer leur Pagan Metal qui nous avait tant charmé au Hellfest 2011. On retrouve bien évidemment Masha Scream à leur tête, toujours aussi énergique et charismatique. Elle va mener d’une main de fer cette heure de show, sauter dans tous les sens, alternant son grunt et sa voix claire sans aucun problème, affutée de sa peau de bêtes sur les épaules. Cette fois, les autres musiciens tentent quelques petites choses et on saluera la prestation du flutiste qui ose interagir avec le public. Pas facile d’exister à côté de Masha.

Le set est long d’une heure cette fois, ce qui va permettre au groupe de nous jouer plus de morceaux de leur discographie. Du coup, le côté Black de leur compos est beaucoup plus présent, avec un long morceau au milieu du set. Ce n’est pas pour déplaire aux amateurs, bien que je ne sois pas forcément fan du genre et de ces compositions, que je trouve plus faibles que les autres.

Le groupe termine sur ses deux gros morceaux Folk qui vont complètement conquérir le public, ce dernier sautant dans tous les sens et les appelant à revenir pour un joli rappel après avoir eu Yarillo. Un très bon show en somme, qui termine superbement bien cette première journée pour nous.

Masha Scream et Arkona au Motocultor 2012

Le running order de cette première journée aura été complètement chamboulé par l’annulation d’Electric Wizard, et outre l’ajout d’Absurdity, c’est surtout la clôture de la journée par Trepalium qui change tout. Le groupe français devait donc jouer à partir d’une heure du matin sur la Supositor, mais n’ayant pas spécialement apprécié leur prestation au Hellfest 2012, nous avons préféré rentrer prendre des forces.


Silence, ça tourne ! #35

dabYo dans Actualités, Films le 30 août 2012, avec aucun commentaire
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Urgences Saison 7

Urgences (ER) Saison 7Et d’une autre. Décidément, bien que d’une qualité et d’une intensité bien moindre qu’un bon paquet d’autres séries, nous ne décrochons pas d’Urgences. C’est ainsi que nous avons terminé d’engloutir la septième saison de la série, entre quelques pauses, notamment à cause du Motocultor.

Il faut avouer qu’après une sixième saison des plus intenses, où le rythme était très fort et certains épisodes très marquants, cette septième saison reprend plus ou moins le rythme qu’on connaissait à la série: sympathique à regarder, mais pas particulièrement prenant pour autant. D’une manière générale, ça se regarde plus que bien et le niveau est toujours là.

Seul réel point faible, une sorte de sous histoire entre un personnage et sa mère, malheureusement pas assez bien joué et écrit pour que cela devienne attachant. Ce qui provoque donc une palanquée de passages assez désagréable. Dommage car l’idée et l’histoire étaient vraiment fortes.

Et encore une fois, je me retrouve à dire la même chose, une série sympa, pas forcément marquante, dont finalement le plus gros point fort est celui de se maintenir sur la durée. Aller, c’est parti pour la huitième…

Tchernobyl : une histoire naturelle

Tchernobyl une histoire naturelleSous les bons conseils de meor nous avons regardé ce documentaire re-diffusé par Arte la semaine dernière. Il s’agit d’une sorte d’exploration concentrée sur la faune qui vit aujourd’hui sur le site de l’ancienne centrale nucléaire et ses alentours bien entendu. La zone interdite, sorte de no man’s land et ironiquement, paradis des chercheurs des spécialités concernées, a en effet bien verdi et la nature y a repris ses droits.

Le reportage est assez percutant, que votre intérêt se porte sur l’aspect animal, les conséquences de la catastrophe, ou une curiosité assez morbide pour le post-apocalyptique. Le reportage est plutôt très bien tourné, très didactique que vous ayez ou non des notions scientifiques, avec des petites explications et des montages certes cheap, mais explicites. Les images sont quant à elles tout simplement superbes.

Bref, un documentaire très intéressant et très enrichissant. Il sera visiblement rediffusé samedi prochain à 12 heures, il n’est plus disponible en version intégrale sur le rattrapage, mais le suite à cette rediffusion. Vous pouvez en voir quelques extraits.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Festival Cosmopolite 2012: Jour 2 à Truyes

Au programme, Zoufris Maracas, Omar Perry, Nasser et Shaka Ponk

illman dans Concert, Musique le 29 août 2012, avec aucun commentaire

N’ayant malheureusement pas pu aller fouler le sol breton pour headbanger chez les pécores au Motocultor 2012, je me suis rabattu sur plus près de chez moi avec le Festival Cosmopolite, et plus particulièrement la seconde journée. Zoufris Maracas, Omar Perry, Nasser et Shaka Ponk étaient au programme. Si vous êtes comme moi, il ne doit y avoir qu’un groupe qui vous parle et pour cause, le genre de musique pratiqué ici n’est généralement pas ma came. Mais le soleil m’a ouvert l’esprit, ou alors tout ce que j’ai transpiré qui m’a détendu, et je vais vous livrer mes aventures rocambolesques à Truyes (prononcez Truie apparemment).

Festival Cosmopolite 2012

Faire la queue en plein cagnard, ça craint, surtout si l’ouverture du festoche a un peu retard. Dix minutes après l’heure dite et que deux jeunes filles aient fait un malaise derrière moi, les portes s’ouvrent enfin pour permettre au public de prendre possession des lieux. Et je vais vous dire, le terrain du festival est superbe. C’est en pente, formant quasiment des gradins naturels avec des rondins pour que les gens puissent s’asseoir, de l’ombre bienvenue pourvue par les arbres du coin, en clair un cadre quasi idyllique. C’était sans compter le terrain plat devant les deux scènes qui deviendront des marées de sueur un peu plus tard, à vue de nez je pense qu’on devait pas être loin des 5000 sur la fin. Une heure après l’ouverture des portes, le premier concert pouvait débuter.

Zoufris Maracas

Ambiance au Festival Cosmopolite 2012

Le cadre du Festival

Et tiens, si je commençais par un genre abhorré, la pseudo-chanson française. Je ne vais pas trop m’étaler dessus, je n’ai même pas eu le courage de me lever pour prendre une photo. Le mec chante toujours pareil, l’impression d’avoir la même chanson en boucle pendant une heure est assez saoulante. Je ne parlerai pas des paroles, surement taillées pour plaire aux bobos hipsters pseudo-contestataires, en tout cas d’une banalité sans nom.

Heureusement que les musiciens qui l’accompagnent assurent un peu plus : guitare, batterie, etc…, du classique avec en plus de la trompette, qui apporte une touche musicale sympathique. Bref, je n’ai pas spécialement apprécié. Finalement de leur aveu ils vont déborder un peu sur le temps imparti, mais bon l’autre scène n’avait pas l’air super prête.

Omar Perry

Omar Perry au Festival Cosmopolite 2012Un groupe de Reggae va leur succéder sur la scène principale avec à sa tête Omar Perry, un bon grand rasta plutôt charismatique. Ils vont commencer à faire monter la température de l’ambiance.

Délivrant une musique tantôt rythmé tantôt planante, Omar Perry va enthousiasmer le public et j’avoue ne pas être rester insensible à sa bonne humeur communicative. Fait étrange, il s’éclipsera par deux fois de scène pour chanter des coulisses, c’est assez déroutant.

Le bassiste a un bon groove et donne sans compter, pareil pour les autres musiciens même si c’est lui qui se mettra le plus en avant. Au final ça a été un concert frai de bonne qualité, parfait en ce temps estival.

Nasser

Nasser au Festival Cosmopolite 2012On vire carrément de genre pour se tourner vers l’Electro Rock pour le groupe Nasser dont c’est le dernier festival de la saison et qui comme promis dès le début de leur set vont se donner à fond.

Batterie sur le coté avec un leader communicatif et aux gimmicks bien classe derrière les fûts (je regrette de ne pas avoir fait une petite vidéo pour le coup), un DJ pour la touche electro et un guitariste au taquet, c’est ce trio qui va nous occuper pendant une bonne heure bien intense. Je n’attendais absolument pas ce groupe mais j’ai adoré, les mecs assurent sur scène. Le batteur se lève faire un tour de temps en temps, picole sur scène, parle avec le public, le gratteux troque parfois sa guitare pour le clavier. Leur compos sonnent bien et sont super entraînantes, un groupe à voir.

Shaka Ponk

Le clou de la soirée ne tarde pas à démarrer et on sent bien que le public est venu en masse pour eux, j’ai eu  l’impression à ce moment que la densité d’humain au m² a doublé. Et j’ai rapidement pris conscience du pourquoi du comment. Shaka Ponk est taillé pour la scène et à l’occasion de leur dernier festival de la saison, ils vont se donner à fond, comme leurs collègues de Nasser.

Shaka Ponk au Festival Cosmopolite 2012

SHKPNK, en abregé, c’est une débauche d’effets visuels, appuyé par des vidéos et divers effets projetés sur une très grand toile en milieu de scène, laissant souvent la part belle à leur alter ego simiesque. On retrouve tout les titres les plus connus du groupe, comme Let’s Bang, Hell’O, j’en passe et des rythmes endiablés dont certains riffs ne rougiraient pas dans un groupe de métal. Le duo au chant fonctionne parfaitement, complètement subjugué par Frah le chanteur qui s’adresse régulièrement au public dans un franglespagnol dont il a le secret pour nous asséner des phrases biens sentis.

Frah Slamme au Festival Cosmopolite 2012Moment cute du concert quand une petite fille est montée sur scène pour un gros calin avec la chanteuse, mon p’tit coeur dur de métalleux s’est tout craquelé à ce moment là. Bref Shaka Ponk est tout bonnement l’un des meilleurs concerts que j’ai pu voir cette année (derrière Saint Vitus au Hellfest bien sûr)

Au final, ce Festival Cosmopolite était bien sympa, cadre agréable, plutôt bonne programmation, un très bon moment pour pas bien cher (11€80 sur digitick et 10€ sur place même si ça a rapidement été Sold Out). Tous ces ingrédients réunis ont fait de cet évènement une réussite, avec déjà 17 éditions au compteur, le festival a sûrement de beaux jours devant lui.


Photos du Motocultor 2012: Jour 1 [MotocultorReport12]

Photos de KMFDM, Arkona, Eths et Stille Volk au Motocultor 2012

Serafina dans Concert, Musique le 28 août 2012, avec aucun commentaire

Cette année fût notre premier séjour sur les terres du Motocultor, en plein Morbihan, à Theix pour être exactes. On ne savait pas vraiment à quoi s’attendre pour un festival relativement jeune et qui fête sa troisième édition en plein air. Mais maintenant que nous vous avons fait part de notre avis sur l’organisation et l’affiche, il est temps de passer aux photos du festival, par jour, comme d’habitude.

KMFDM au Motocultor 2012

C’est bien évidemment votre serviteur qui a eu la lourde tâche de prendre des clichés du festival tout au long des concerts, bien que dabYo ait alimenté notre Twitter et page Facebook de quelques clichés. J’avais la chance d’avoir un pass photos, et grâce à une couverture médiatique plus restreinte que celle du Hellfest, l’accès à la fosse photographe était relativement aisée, et m’a donc permis de prendre l’ensemble des groupes. Nous n’avons donc pas eu à enrichir le tout de clichés pris de loin et donc de mauvaise qualité. C’était donc plutôt agréable.

Photos de Cattle Decapitation au Motocultor 2012

Photos de Absurdity au Motocultor 2012

Photos de Devil Sold His Soul au Motocultor 2012

Photos de Stille Volk au Motocultor 2012

Photos de Eths au Motocultor 2012

Photos de Corrosion of Conformity au Motocultor 2012

Photos de KMFDM au Motocultor 2012

Photos de Arkona au Motocultor 2012


C’est Lundi, que lisez vous ? #58

Serafina dans Actualités, Livres le 27 août 2012, avec 9 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Meurtre à Shakespeare, Lily Bard Tome 1, de Charlaine HarrisVu qu’on revenait tout juste du Motocultor la semaine dernière, j’avoue ne plus trop me rappeler de ce que je lisais avant celui ci. Toujours est il que j’ai lu un roman de Bit-Lit pour changer un peu, Meurtre à Shakespeare, premier tome de Lily Bard, de Charlaine Harris.

Je n’avais plus relu de roman du genre depuis des siècles et je trouvais la couverture de cette nouvelle édition chez J’ai Lu plutôt jolie. Je pensais aussi que c’était une série courte, et bien mal m’en a pris puisque je viens de découvrir qu’il n’y avait pas moins de 6 tomes. Bref, ça se lit bien, mais je dois avouer avoir été assommé par la somme de détails insignifiants que l’héroïne nous sert autour de son métier de femme de ménage. Le métier importe peu, c’est plus la futilité des détails et le côté terre à terre qui est beaucoup trop ennuyeux.

Du coup, pour me remettre de mes émotions, j’ai entamé le Bifrost #67, acheté uniquement parce qu’il était consacré à George R.R. Martin. Si le contenu rédactionnel ne m’a pas spécialement accroché pour le moment, les deux nouvelles qu’il contient signées par l’auteur américain sont superbes.

Serafina

La morsure de la panthère, La communauté du Sud Tome 5, de Charlaine HarrisJ’ai continué Nouvelles Sanglantes de Tanya Huff. Si les premières nouvelles ne m’avaient pas réellement emballées, ça s’est arrangé, notamment grâce aux nouvelles avec Henri en personnage principal. La nouvelle Quelqu’un pour passer la nuit est notamment très drôle et bien foutue. Il me reste deux ou trois nouvelles pour le terminer.

Au vu du faible nombre de pages restantes j’ai décidé de ne pas l’emmener avec moi en train lorsque nous sommes allés à Rock en Seine, aussi j’ai entamé le Tome 5 de La Communauté du Sud de Charlaine Harris, titré La morsure de la Panthère. Sookie est toujours aussi niaise, mais cela se lit fort bien, même si on voit bien trop peu Eric. J’en suis aux deux tiers. Cela correspond plus ou moins à la saison 5 de True Blood, mais je n’ai toujours pas vu cette dernière.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


This is not America de Thomas Day

Road trip sous acide

illman dans Critiques, Livres le 24 août 2012, avec aucun commentaire
Critiques

This is not America de Thomas Day est un recueil de trois de ses nouvelles qui est paru en 2009 chez ActuSF. C’est sous la direction d’Eric Holstein que ce livre va regrouper les nouvelles Cette année-là, l’hiver commença le 22 novembre, American Drug Trip, toutes deux déjà parues auparavant, et Éloge du sacrifice, la seule inédite donc. La couverture est illustrée par Diego Tripodi dans un trip Las Vegas Parano qui va parfaitement retranscrire le recueil.

This is Not America de Thomas Day

Point n’est besoin de synopsis pour ce livre, surtout que je ne pourrais pas en faire pour la troisième nouvelle vu que je n’ai pas compris grand chose au fin mot de l’histoire. Le dénominateur commun de ces trois histoires, ce sont les États-Unis sur des périodes de temps différentes, dans les parties sombres de son histoire.

Cette année-là, l’hiver commença le 22 novembre

Cette année-là est une histoire de complot revisitant à la sauce Science-Fiction un des évènement majeur du 20eme siècle. Le tout est narré à l’aide de sortes de petits huis-clos avec les personnages pour retracer le fil de l’histoire et dérouler la suite, un peu à la Reservoir Dogs. Cette nouvelle met déjà bien dans l’ambiance de l’auteur, il ne prend pas de pincettes avec ses personnages pour nous livrer des récits haletants et surprenants. Jusqu’à ce qu’il pose son point final, on ne peut être sur de rien et c’est dans un bois de cette qualité qu’on taille les nouvelles qui reste en mémoire.

American Drug Trip

Cette seconde nouvelle a une super ambiance, complètement hallucinée avec un personnage central tellement looseux qu’on le trouverait presque attachant. Pour la narration c’est le héros qui raconte son histoire à un ours qui cause… Au moins vous êtes prévenu, ça va être barré. Sans doute la meilleure des trois, l’auteur déploie des trésors d’imagination en ce qui concerne le cheminement de notre grand drogué. Attention toutefois pour les puritains, il y a un peu de sexe.

Éloge du sacrifice

Thomas Day arrive cette fois à faire un tour de force: retourner une histoire qui commençait à dégouliner de patriotisme américain hollywoodien pour en faire un mic-mac de Science-Fiction, qui nous fera traverser des grands moments de l’histoire  pour un but pas forcément très clair. Si quelqu’un pouvait se dévouer pour m’expliquer la fin de la nouvelle, ce serait bien urbain. Ça ne veut pas dire qu’elle est mauvaise, elle est même plutôt bien écrite, elle est juste un peu déboussolante avec de bons moments d’action.

This is Not America de Thomas DayLe style de Thomas Day se révèle très agréable à la lecture. Rythmé, direct, sans temps mort, sa façon d’écrire est pile comme je les aime pour me détendre. En plus ses histoires sont recherchées et sympas, que demande le peuple. Une pointe d’humour noir, acerbe et tapant dans la critique de société, saupoudré d’une pincée de dérision, c’est ce qui ne manque pas non plus et qui est un des éléments qui me pousse à encenser ce recueil aujourd’hui.

Au final, on ne s’ennuie pas une seule seconde en lisant This is not America et ses quelques 121 pages très vites dévorées, l’on y prend surtout grand plaisir. Si vous êtes réceptif aux histoires démentielles et à un degré d’uchronie léger, ce livre doit faire partie de vos lectures. Comment ai-je pu passer à coté de cet auteur français, il va falloir que je corrige ça vite.


Nous voici donc de retour du Motocultor Festival 2012 qui s’est déroulé dans la ville bretonne de Theix les 17, 18 et 19 août. Contrairement au Hellfest, nous ne sommes pas des habitués du lieu et c’était la première fois que nous y allions pour avoir une petite dose de Metal en plein air avant la rentrée, le festival marquant plus ou moins la fin de la saison. Au programme une affiche plutôt très intéressante, avec notamment ArkonaSeptic Flesh ou encore le combo final Behemoth et Immortal. Mais aussi pour nous l’occasion de découvrir une nouvelle manifestation, aux ambitions et à l’ampleur bien plus modestes que son grand frère de Clisson. Retour sur trois jours bien ensoleillés.

Motocultor Festival 2012

Theix est une ville de taille relativement modeste, à priori un poil plus grande que Clisson, et elle aussi entourée de champs. Logique puisqu’on vient ici pour de l’openair. Pas de vignes cette fois, un petit bois semble entourer la parcelle de terre utilisée pour le camping, et on accède au tout après avoir traversé une sorte de lotissement et quelques champs. D’une manière générale, le site est beaucoup plus isolé que son homologue, et il faudra s’armer de patience pour retourner à la civilisation à pieds. Le petit bois qui entoure le tout sera malgré quelques barrières très vite envahi par les métaleux en quête d’endroits pour se soulager, ou s’abriter du soleil, c’est selon. Et on ne pourra malheureusement pas leur reprocher.

The Shadow, The Water, and The Canicule

La première réaction que nous avons eu en entrant dans les enceintes du festival, c’est qu’il n’y avait pas d’ombre. Il faut dire qu’à 12h, le soleil proche du Zénith, après une bonne heure de marche pour réussir à rentrer, il fait très, très chaud et on sue à très, très grosses gouttes. Pas d’arbre, aucun abri, seule la clôture autour du site projette une ombre qui ne permet pas à plus d’une personne d’en profiter en même temps… Bref, qu’il n’y ait rien près des scènes est tout a fait compréhensible, qu’il n’y ait rien sur tout le site, beaucoup moins.

Metal Market du Motocultor Festival Open Air 2012

Mais la goute qui faisait déborder le vase, c’est qu’il n’y avait pas non plus de point d’eau pour se rafraichir. Et ça, dit comme ça, ça n’est carrément pas excusable. Le festival a eu la chance d’avoir un temps optimal, et il faisait très chaud pour de la Bretagne. 30/35 degrés au soleil, sans doute, au minimum. Qu’il n’y ait pas eu de gros problème à ce propos est proche du miracle, sans doute parce que les métaleux sont habitués aux conditions qualifiables d’extrêmes.

Il était certes permis d’entrer avec une bouteille, et, en cas de besoin, de la faire remplir gratuitement au bar. Malheureusement, il y avait très peu de communication à ce niveau, et il fallait vraiment se renseigner pour le savoir. Sans parler du fait qu’en général les vigiles jettent de manière systématique les bouteilles de plastique… Bref, on qualifiera ça plus de rustine, de damage control, que d’une véritable alternative. D’autant que la queue pour accéder au bar prenait parfois un bon quart d’heure. Ces points sont clairement les plus graves, et sur lesquels il est vraiment difficile de fermer les yeux.

Urinoirs du Motocultor Festival Open Air 2012

On pourra reprocher d’autres écueils dans l’organisation, une file d’attente si longue pour acheter des tickets de boisson qu’elle semblait avoir plus de succès que les concerts le premier jour par exemple. Une ouverture avec deux heures de retard et des groupes annulés aussi. Une évaluation un peu trop optimiste des capacités en toilettes, avec en tout et pour tout cinq cabinets sur le festival même, un peu moins encore dans le camping. La liste est plus ou moins longue, mais sans pour autant être vraiment handicapante de ce côté. On peut fermer les yeux sur ce genre de détails dans la mesure où le festival est relativement petit et en pleine expansion.

D’ailleurs, on l’a très vite ressenti, l’organisation du festival a fait de son mieux pour corriger le tir lorsque cela était possible, augmentant la taille du bar par exemple ou en ouvrant des pissoirs dans l’urgence. Conscient des problèmes et loin de les minimiser, les organisateurs ont assurer que l’ensemble des problématiques avaient été comprises et seraient prises en compte pour le Motocultor 2013. Et ça, c’est déjà un bon signe.

Autre point à signaler tout de même, car c’est rare, l’organisation a osé interdire le verre sur le site du camping, et les espaces étaient relativement très propres et bien nettoyés. Les toilettes à copeaux étaient aussi bienvenues. Cela aurait été idéal s’il y en avait eu un peu plus.

Groupe et sono au rendez-vous

Motocultor Festival Open Air 2012Si l’organisation des à côtés était perfectible, côté musique par contre, c’était tout bon. On passe bien évidemment sur les quelques annulations qu’a subi le festival, entre Electric Wizard pour des raisons de santé et les deux premiers groupes pour des raisons de sécurité. Les concerts étaient tous à l’heure, et pour la plupart, dans d’excellentes conditions. Un petit micro qui pète de ci de là, rien de grave et d’inhabituel pour des festivals en soi. Quand on voit qu’au Hellfest, Therion avait passé une chanson quasi complète sans micro principal, on relativise très vite sur les petits problèmes rencontrés par le Motocultor.

La sono était donc au rendez-vous et d’une bonne qualité d’une manière générale, sauf peut être pour quelques groupes où les basses pouvaient sembler un peu trop présentes, avec par exemple Arkona le vendredi soir ou encore Immortal en clôture. Maintenant, est ce que ça vient du festival ou de la musique des groupes, très Black pour les deux, la question reste ouverte. L’openair n’apporte jamais le meilleur des sons qui puisse y avoir, mais il était clairement au niveau.

Mais ça, c’était sans compter l’accessibilité des scènes. Avec sa taille humaine, le festival permettait en effet d’assister aux concerts dans d’excellentes conditions. Pas besoin de se dépêcher pour pouvoir voir l’excellent show de Behemoth qui rempli les tentes des gros festivals à saturation: vous aviez facilement une très bonne place, avec un groupe assez près pour être apprécié dans les meilleurs conditions.

Motocultor Festival Open Air 2012

Les musiciens sont là, souvent à moins de 10 mètres, et assister à leur prestation prend une toute autre dimension. Vous n’êtes pas une simple sardine. Et on ne parlera même pas des plus petits groupes qui permettaient tous d’être facilement dans la fosse.

Programmation éclectique et équilibrée

A côté des très bonnes conditions pour assister aux concerts, il faut aussi avouer que nous avons eu une plutôt bonne programmation. Le budget artistique du festival a doublé depuis l’édition précédente, et ça se ressent. Si il n’y avait qu’une petite poignée de groupes qui nous intéressaient vraiment, voir notre Jesus Built My Motocultor, ça a aussi été l’occasion de faire de bonnes découvertes. Forcément, les conditions étant bonnes, il devient tout de suite plus facile de jeter une oreille à un groupe inconnu.

Masha Scream de Arkona au Motocultor 2012On a ainsi pu goûter à ce mélange assez particulier qu’est le Post-Core avec Devil Sold His Sold, ou encore les deux excellents groupes de Heavy Metal français qu’étaient War Machine et Oil Carter. Il y avait au programme du Black bien sûr, et d’autres genres un peu moins dans nos cordes, du Core, du Death ou du Thrash. Mais jamais plus de deux groupes inintéressants d’affilé, ce qui était plutôt pas mal compte tenu du nombre de scènes. Et c’est, en tout cas à l’heure actuel, un des rares festivals à y arriver en France de cette dimension.

L’autre avantage, il faut l’avouer, c’est que l’affiche était plutôt complémentaire avec celle du Hellfest 2012. Il y a certes quelques doublons, tels Behemoth que nous nous étions donc permis de rater à Clisson, mais d’une manière générale, ce n’est que de l’inédit. Enfin, pour cette année. Il faut dire qu’en se plaçant à la fin de l’été, ce ne sont plus les mêmes groupes qui sont en tournée, un très bon point.

 Motocultor Festival 2013 en vue

Bref, vous l’aurez compris, si l’organisation n’était pas toujours au top, l’expérience musicale elle l’était et nous a franchement ravi. En tout cas largement assez pour leur faire confiance et y retourner l’année prochaine.

Bracelets Motocultor Festival 2012Avec près de 12 000 entrées au compteur pour les trois jours, soit plus du double de la fréquentation de l’année précédente, le Motocultor 2012 a marqué un gros coup. En dépassant le cap de l’équilibre de près de 1000 places, l’organisation peut d’ores et déjà voir d’une façon plus sereine la prochaine édition, ce qui ne sera pas pour leur déplaire compte tenu de leurs précédents déboires. Prévu pour le moment sur la commune de Séné, la prochaine édition devrait rester à taille humaine, ce qui n’est pas une mauvaise chose, et tenter une fois de plus de se placer en tant que complément du Hellfest.

Un objectif largement réussi cette année. Et en attendant le Motocultor 2013, place aux live-reports et photos des trois jours qui seront publiés dans la semaine.


Lu au début de l’année, le premier tome d’En Mission de David Weber m’avait plutôt séduit. C’était ma découverte du personnage qu’est Honor Harrington et ma première immersion dans la série principale de l’auteur de Hard SF, Honor Harrington. Mêlant comme d’habitude descriptions de gros missiles, combats spatiaux et complexes intrigues politiques, la deuxième partie de ce douzième livre est elle au même niveau ? Pas de synopsis, pour ne pas gâcher le premier tome dont vous pouvez voir la critique par ici.

En Mission Honor Harrington de David Weber Tome 2

Après un premier tome particulièrement minutieux concernant le placement des pions, David Weber vient ici récolter les fruits de son travail. Attention, on est loin des romans de Fantasy où la récolte d’une mise en place se résume souvent à des chapitres et des chapitres d’action. Non, dans la Hard SF de l’auteur, c’est plutôt comment vont réagir officiellement et officieusement les différentes entités interstellaires en présence. Une sorte de politique du futur où les différents gouvernements, mis face à des évènements plus ou moins proches, avec des objectifs souvent contradictoires, vont délibérer devant nous.

Et des débats entre nos personnages, il va y en avoir. Des chapitres entiers, à la suite, où la seule grande différence se situe dans la nation qui les tient, et donc dans les résultats attendus et l’ambition affichée. Et je dois avouer que je trouve ça tout aussi passionnant que lorsque David Weber nous décrit des batailles de vaisseaux. La tension n’est pas la même, il n’y a pas d’incidence directe, mais on se prend tout de même au jeu.

Alors certes, il faut avouer que c’est assez laborieux à lire, et que tout le monde n’aimera pas le faire. Il faut d’abord, à ce niveau là, avoir un goût prononcé pour le complot, la réflexion, mais aussi beaucoup de patience. Les débats entre les personnages se veulent être à tendance réaliste, aussi, on peut très bien avoir à lire des propos parfois inintéressants, ou au contraire, enfonçant des portes ouvertes. C’est cependant assez louable et cela m’a complètement convaincu. Contrairement au premier tome où j’avais eu du mal à situer les scènes et les protagonistes, ce fut cette fois sans aucune embuche. Malheureusement, encore une fois, on regrettera que certains personnages introduits dans la première partie n’aient jamais réapparus.

Honors Mission, Honor Harrington, auf David Weber

Qu’est ce qui est pire que des chapitres et des chapitres d’intrigues politiques ? Des chapitres d’intrigues politiques en allemand

N’ayant pas lu l’ensemble de la série Honor Harrington, je n’avais jamais encore pu savoir si David Weber faisait partie du clan des auteurs prêts à frapper fort ses héros, où plutôt de ceux qui trouvent toujours une bonne issue aux problèmes des personnages principaux. Heureusement pour nous, il n’a rien à envier à un George R.R. Martin à ce niveau là, ce qui me conforte dans l’idée de continuer la série.

En Mission Honor Harrington de David Weber Tome 2La fin cependant, m’a malheureusement laissé un arrière goût et assez perplexe. Si l’auteur n’hésite pas à aller jusqu’au bout, je trouve qu’il tombe ici dans quelque chose d’assez facile qui fait plus penser à la réalisation d’un rêve de fanboy qu’à quelque chose de réaliste comme il nous avait habitué à le faire. J’attends de voir cela dit, car contrairement aux épisodes de l’univers de Honor Harrington, cette fois la fin appelle tout de même une suite. Et il est clair que j’ai d’ores et déjà envie d’entrevoir ce qu’il se passe dans le livre 13 de la série.

Bref, vous l’aurez compris, ce second tome de En Mission ne fait que confirmer que la série Honor Harrington a réussi à me convaincre, et que je compte bien la suivre désormais. Je ne m’explique par pourquoi cette alchimie d’éléments somme toute pas forcément sexy de loin, politique, armement, technologie militaire du futur et des guerres en veux-tu en voilà, me captive, mais c’est bel et bien le cas. L’univers créée par David Weber est complètement passionnant et l’auteur a réussi à créer un vrai univers napoléonien du futur.


Affiche du Motocultor Festival 2012Les 17, 18 et 19 Août 2012 se tiendra à Theix, terres bretonnes, la nouvelle édition du Motocultor, un festival à taille humaine consacré au Metal et à l'affiche bien souvent alléchante.

L'équipe s'y rendra cette année pour la première fois et histoire de vous pousser à nous y accompagner, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter le running order du Motocultor 2012. C'est notre Jesus Built My Motocultor 2012.

Les groupes de Punk ne nous attirent généralement pas vraiment, bien que sympathiques à voir en live. Ça tombe bien puisque Municipal Waste n’est pas du Punk, ni du Thrash, mais bel et bien du Crossover Thrash. Le mélange des deux, sobrement appelé parfois Punk Metal. Après ce petit cours sur les méandres des sous-sous-genres de Metal, intéressons nous un peu plus à ce groupe qui ne nous est pas complètement inconnus puisque nous les avons entre-aperçus au Hellfest 2011.

Comme on pourra le voir avec You’re Cut Off, le groupe officie dans le morceau court comme tout bon groupe de Punk, avec un rythme très élevé dans la plus pure tradition Thrash. Tout s’explique. Le clip quant à lui nous offre un esthétique très cartoonesque, qui n’est pas sans faire penser aux Simpsons. Créé par Pierre Mousquet et Jerume Cauwe, on peut y voir peu ou prou l’ensemble des possibilités qui s’offre à quelqu’un pour mourir dans un bar pendant un concert.

Pas forcément ma came musicale, il faut l’avouer, ça s’écoute et ça doit plutôt bien se voir en concert. Ça tombe bien puisqu’ils auront la lourde tâche après Napalm Death de nous tenir chaud en attendant la dernière partie de l’affiche d’aujourd’hui, Septic Flesh.


JBMM#6: Adonaï de Eths

dabYo dans Actualité, Musique le 17 août 2012, avec 4 commentaires

Affiche du Motocultor Festival 2012Les 17, 18 et 19 Août 2012 se tiendra à Theix, terres bretonnes, la nouvelle édition du Motocultor, un festival à taille humaine consacré au Metal et à l'affiche bien souvent alléchante.

L'équipe s'y rendra cette année pour la première fois et histoire de vous pousser à nous y accompagner, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter le running order du Motocultor 2012. C'est notre Jesus Built My Motocultor 2012.

Parmi les groupes à l’affiche du Motocultor 2012 le vendredi, on retrouve les français d’Eths. Originaires de la ville de Marseille, ils viennent défendre là leur tout dernier méfait, III, sorti au début de l’année chez Season Of Mists. Autant le dire tout de suite, nous n’avons jamais vraiment prêté oreille au groupe, à part lors de la brève collaboration entre leur leader Candice Clot et le groupe Kells pour La Sphère.

La Sphère qui lui même n’a pas grand chose à voir avec les morceaux d’Eths. Leur musique est bien plus Nu Metal touchant au Metalcore, et me laisse plus ou moins complètement de marbre. Certes on peut louer la capacité de Candice d’alterner les deux chants, et elle possède une bonne légion de fans français pour l’apprécier, mais au même titre que Walls of Jericho par exemple, l’instrumentation et la rythmique générale des morceaux ne me bottent clairement pas.

Reste que sur ce clip pour Adonaï, la réalisation est au rendez-vous, plutôt bien travaillée et intéressante. C’est évidemment super cliché, pas besoin d’en voir plus de quelques secondes pour le constater, mais ça fait l’affaire.

Bref, leur passage au Motocultor 2012 sera tout de même l’occasion de nous familiariser avec Eths, les performances des groupes du genre étant généralement assez efficaces. Rendez-vous ce soir à 20h20.