Silence, ça tourne ! #30

dabYo dans Actualités, Films le 14 juin 2012, avec 1 commentaire
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Game Of Thrones s02e09 et s02e10

Et voilà, ça y est, la deuxième saison de Game Of Thrones s’est achevée sur un final nommé Valar Morghulis, diffusé il y a une ou deux semaines déjà. Comme pour la première saison, nous avons fini par enchaîner la fin assez rapidement, bien que l’avis final ne sera sans doute pas le même.

Valar Morghulis Game Of ThronesCes deux épisodes viennent dont mettre fin à quelques unes de sous-intrigues de la saison, que ce soit du côté de Daenerys où les différences avec le roman ont été relativement grandes, ou de celui de Thyrion, relativement plus fidèle, il faut l’avouer.

Le 9ème épisode était aussi le premier à nous montrer la guerre. Celle que nos héros sont sensés faire depuis maintenant bien longtemps, mais qui n’avait jamais été montrée à l’écran. Relativement réussie, les échanges d’armes ont permis d’en apprendre bien plus sur certains personnages mis jusqu’alors en retrait. Les effets spéciaux sont au rendez-vous, et le tout donne vraiment une impression de grandiloquent. Le spectacle était au rendez-vous.

Reste que du coup, le dernier épisode est bien moins percutant qu’il aurait pu l’être. L’action n’y est pas aussi soutenue, le suspens bien moins présent, et les scènes à effets spéciaux en ont malheureusement pâti. Si la trame de Daenerys s’en sort plutôt bien, que Jon retombe sur ses pattes, on ne pourra que déplorer la qualité médiocre du cliffhanger.

Rendez-vous l’année prochaine !

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Le Rock am Ring est un festival de musique se tenant chaque année au début du mois de juin près du village d’Adenau dans l’ouest de l’Allemagne. Le weekend dernier se déroulait la 28ème édition à laquelle j’assistais. C’était mon premier Rock am Ring, mais aussi mon premier festival allemand et étranger, et n’étant pas encore une live-reporter hors paire, je vous ferai plutôt part de mon expérience  plutôt que des prestations qui y ont eu lieu.

Rock Am Ring 2012

J’ai d’abord pu constater la popularité du festival au vu de l’affluence, près de 300 000 personnes, ce à quoi je ne m’attendais pas vraiment pour être honnête. Mais vu l’affiche très éclectique et comportant des groupes/artistes internationaux très connus, tels que Linkin Park, Skrillex, Metallica et Marilyn Manson entre autres, cela semble au final assez logique.

Rock Am Ring 2012Cet état des faits résume finalement assez bien les points positifs et négatifs du Rock am Ring: beaucoup trop de monde pour un site pas vraiment adapté, où il est très difficile de se déplacer entre les scènes et même dans le site du festival en général, voir quasi impossible pour les groupes très connus. Je pense notamment à Metallica ou encore Tenacious D, où la foule était compacte comme vous pouvez le constater ici, où l’on retrouve par ailleurs le live complet des Four Horsemen.

D’un autre côté, le public metalleux était en effet plutôt en infériorité, c’est ainsi que Devil Driver et Opeth jouaient sur la plus petite scène du fest’. Ils ont clairement attirés peu de monde au vu de l’affluence du festival, ce qui était en fait plutôt agréable pour aller les voir, surtout le 3ème jour lorsque le physique est mis à mal et que l’on commence à avoir du mal à supporter la foule. Agoraphobe s’abstenir donc, mais à côté de ça une affiche de rêve surtout pour les gens aux goûts éclectiques, qui permet aussi d’aller voir tranquillement quelques gros groupes de Metal.

Difficile de citer tout les groupes d’autant que je n’ai pas pu tout voir, mais sans surprise le groupe qui m’a le plus marqué reste Metallica avec ses effets pyrotechniques attendus mais néanmoins efficaces. Suivi de Tenacious D et Motörhead, pour qui Lemmy Kilmister assure toujours malgré son âge. J’ai redécouvert Marilyn Manson que j’avais déjà vu au Hellfest en 2009, j’ai trouvé cependant que sa prestation qui se déroulait cette fois ci de nuit avait beaucoup plus d’impact. Peut être une histoire de taille de scène ?


Côté groupes un peu moins connus, j’ai eu une bonne surprise avec Hoffmaestro qu’on est allé voir un peu par hasard au début du 2ème jour, bonne ambiance sur la petite scène. J’ai également beaucoup apprécié le show de Dropkick Murphys, les punks irlandais ont su créer une ambiance conviviale malgré la pluie le dernier jour. Ils seront d’ailleurs au Hellfest 2012.

Le site du Rock am Ring propose des toilettes disposées un peu partout dans le site bien que pas très propres (pour pas dire dégueux) surtout vers la fin du festival. Pour les plus réticents, des toilettes payantes plus propres mais plus dures à trouver sont disponibles. Côté camping c’est un peu l’anarchie, difficile de trouver de la place lorsqu’on arrive le matin du premier jour et comme dans tout festival, il ne faut pas s’attendre à dormir beaucoup. Cependant l’ambiance est au rendez-vous, le staff et les points de secours sont assez nombreux ce qui est rassurant. Le seul point négatif reste le fait qu’il se situe assez loin du site et après une journée intensive de festival ce n’est pas vraiment un détail, mais cela reste malgré tout faisable.

Au final, le Rock am Ring m’est apparu comme un très bon festival. Vraiment épuisant et il faut s’attendre à faire des choix car l’affiche est très complète, je pense que l’année prochaine je privilégierais un festival comme le Metalcamp, plus long mais plus tranquille.


La Nuit, Léviathan Tome 2, de Lionel Davoust

LuxtExMachina dans Critiques, Livres le 12 juin 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Léviathan : La Nuit est le deuxième volet de la trilogie Léviathan de Lionel Davoust, sorti aux éditions Don Quichotte. J’avais émis quelques réserves concernant le premier volume de cette série de Thriller, à cause d’un petit manque d’action et d’une mise en place des éléments qui m’avait paru un peu longuette, sans être rédhibitoire pour autant. Ce tome me remettra t’il sur le droit chemin, moi qui ait osé douter du maître Davoust ?

La Nuit, Léviathan Tome 2, de Lionel Davoust

La Nuit est la suite directe de La Chute. Je n’en dévoilerai donc pas le synopsis afin d’éviter de spoiler les personnes qui n’ont pa encore sauté dans Léviathan. L’histoire ne reprend que quelques jours à peine après la fin du tome précédent. L’intrigue se poursuit et s’accélère au fur et à mesure du livre. Contrairement au tome précédent, je n’ai trouvé vraiment aucun point négatif à cette suite, et vous allez le voir au long de la chronique.

N’étant plus dans une optique où l’auteur doit poser son univers, les secrets se dévoilent petit à petit et on commence à prendre la mesure de l’univers qu’il avait commencé à nous décrire. Lionel Davoust nous distribue les indices ou secrets au compte-goutte et nous laisse supposer du reste. Rien n’est jamais certain, on se raccroche à chaque parcelle de connaissance et de secret afin de démêler le vrai du faux et de connaitre enfin le fin mot de cette histoire.

Lionel Davoust

Lionel Davoust

Dans ce tome, de nouveaux protagonistes sont introduits, s’intégrant parfaitement à l’histoire. Pour la première fois, la Main Droite fait son apparition. La guerre que se portent les membres des deux voies, la Main Droite et la Main Gauche, n’est plus une simple évocation mais prend réalité.

Les personnages deviennent plus profonds au fur et à mesure que leur histoire se développe. Leurs dilemmes tout au long du récit les rendent plus attachants et plus humains. Le personnage principal, Michaël, change et à la fin du livre on sent en lui une réelle volonté de connaitre son passé. Comme souvent, chaque personnage passe par des phases de remise en question, les forçant à s’adapter rapidement face aux difficultés qu’ils rencontrent. Le rythme de l’histoire s’accélère, on passe assez rapidement d’un personnage à un autre, donnant une impression de vitesse au récit.

Les combats sont rythmés et laissent peu de place à l’ennui. Assez longs quand même, ils sont très détaillés, permettant au lecteur de se représenter très clairement les scènes. Bien que peu nombreuses, ces scènes d’actions permettent de donner plus d’intensité à l’histoire et de changer de rythme de narration. Le livre nous entraîne là aussi dans plusieurs lieux au paysage différent. On retrouve l’Antarctique et ses contrées désertes, jusqu’à la ville de Los Angeles et ses banlieues.

La Nuit, Léviathan Tome 2, de Lionel DavoustLe rythme du livre étant tout de même très élevés, alternant rapidement entre les phases de combat et les phases plus calmes, cela donne peu de place aux pauses. Il devient alors très difficile de se séparer de La Nuit. Les pages s’enchaînent et au bout du compte, alors que les pages défilent, il est de plus en plus rageant de voir arriver la fin. Car, comme lors de la lecture du premier tome, la divulgation des intrigues par les indices que nous laisse Lionel Davoust, ne nous comblent pas, il en faut toujours plus.

La Nuit, second tome de Léviathan m’a donc laissé sur un sentiment de frustration. Non pas à cause d’un manque d’intérêt pour le livre, mais au contraire, parce que je suis frustré de devoir attendre la suite, de devoir attendre les miettes d’indices permettant de dénouer l’intrigue. Lionel Davoust, nous montre ici, qu’il sait maîtriser aussi bien l’écriture sur des formats courts que sur plusieurs romans. Ce tome comble pour moi les quelques lacunes du premier et place Léviathan au rang des séries qui valent le coup d’être lues.


C’est Lundi, que lisez vous ? #48

dabYo dans Actualités, Livres le 11 juin 2012, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Chaque année nous nous dirigeons vers les Geek Faeries pour y tenir un stand, Serafina y exposant ses derniers dessins que vous pouvez voir sur Fallengodess. Toujours est il que vu que j’avais beaucoup de temps à attendre, j’ai bien pu avancer dans ma lecture de Retour à Salem, le premier tome de L’Ordalie de Jacques Fuentealba.

Retour a Salem, L'Ordalie Tome 1, de Jacques FuentealbaJ’en ai lu près des trois quarts, aussi, j’ai un avis bien plus avancé que la dernière fois. Avec de nombreux points de vue différents, l’auteur place un bon paquet de personnages qui sont tous liés par une sorte d’histoire commune, de familles de sorciers tous issu de Salem. Je dois avouer que c’est assez bien tissé, malheureusement, on se retrouve du coup avec les mêmes révélations plusieurs fois, pour chaque élu de chaque famille. Ça a un certain côté répétitif, et vu que le livre est globalement court, les personnages doivent accepter les faits assez rapidement.

Cela dit, pour un premier tome qui sert de mise en place, c’est plutôt étonnant que ça ne soit pas plus gênant que ça. Les révélations ne sont pas passionnantes, mais elles sont loin d’être réellement gênante et on a bien envie d’en apprendre plus sur les univers.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

Comme beaucoup, j’ai un lourd passé de golgoth. Un passé, qui m’a fait écouter évidemment, Evanescence, Lacuna Coil et autres trucs darkinous pour adolescents dont je vous reparle au gré des sorties d’albums. J’ai découvert en 2004, au lycée, Within Temptation. A l’époque, la scène du Metal à chanteuse était en plein boom et les hollandais sortaient The Silent Force. Si aujourd’hui c’est Mother Earth ou Enter que j’écoute le plus d’eux, je suis tombée immédiatement sous le charme de Stand My Ground.

Un morceau très pop, symphonique aussi, diablement efficace, doux mais sans l’être et servi par un clip de très bon niveau visuellement, mais qui écume poncif sur poncif. Sharon a troqué ses montées suraiguës pour une voix douce et « heureuse ». De quoi séduire la fane d’Evanescence et l’emmener doucement, mais surement, vers le Metal. Stand my ground est un morceau auquel, rétrospectivement, je dois beaucoup.

C’est la deuxième fois que la formation se produit au Hellfest, faisant même office de headliner pour l’année 2007. Mais je ne serais malheureusement pas devant la MainStage samedi, In Extremo et Saint Vitus risquant de m’appeler. Mais le groupe fera sans nul doute un show carré et juste, comme ils nous l’avaient montré il y a quelques mois de ça au Paradiso d’Amsterdam. Et Stand My Ground sera sans nul doute joué.


Là où s’élèvent les sorcières de Cécile Guillot et Anna Marine

Illustré par Anna Marine, Zindy S.D. Nielsen, Georgia Caldera et Michele Ann

Serafina dans Critiques, Livres le 9 juin 2012, avec 1 commentaire
Critiques

Là ou s’élèvent les sorcières de Cécile Guillot et Anna Marine est à la fois un artbook et un recueil de nouvelles. En effet, on est un peu dans l’idée d’un Favole de Victoria Francés, à la différence ici que les textes sont de Cécile Guillot, et les illustrations de plusieurs artistes, principalement Anna Marine, mais aussi Zindy S.D. Nielsen, Georgia Caldera et Michele Ann suivant les nouvelles. Chaque texte propose de rencontrer une sorcière, via une petite nouvelle écrite à la première personne.

Là où s’élèvent les sorcières de Cecile Guillot et Anna Marine

Ce court livre de 40 pages, intégralement en couleurs, se concentre sur les sorcières avec huit nouvelles dans des univers bien différents. Chacune des nouvelles est accompagnée de deux ou trois illustration représentant la sorcière que l’on y retrouve et son histoire, le nom de l’illustrateur étant indiqués en fin de livre. Ils ont presque tous travaillé de manière « traditionnelle », crayons de couleurs, aquarelles, etc, le tout dans un style qui pour la plupart d’entre eux fait beaucoup penser à du Victoria Francès. Je sais, Francès n’a rien inventé, mais quand même, on sent l’influence, mais elle est bien maniée, bien gérée, l’artbook est un réel plaisir pour les yeux et n’a rien à envier aux Favoles, œuvres phares de l’auteur précitée.

Maia

Cette première nouvelle se déroule dans l’Égypte antique et met en situation Maia, une prêtresse d’Isis, tentée par l’amour. C’est étrange comme certains auteurs peuvent toucher à des univers qui me plaisent. J’adore l’Égypte Antique, et je suis fascinée par leur mythologie, leur organisation religieuse, alors forcément cette nouvelle ne pouvait que me plaire. L’ambiance est là, et si je trouve que ça manque un peu de description, les dessins, sublimes, permettent de situer aisément les personnages.

Mary

Mary est une jeune femme à Salem, une vraie sorcière elle. Là encore, la fangirl est heureuse, car Salem est un événement fascinant. De plus on sent la documentation, Cécile Guillot nous relate là une version très crédible, les nom des filles sont les nom des vraies accusées de Salem, et sa manière de présenter le drame est très proche des sources historiques. Cette nouvelle pâtit malheureusement de l’écriture blanche sur fond noir, assez difficile à lire. Les illustrations sont évidemment sublimes.

Mary de Anna Marine

Mary de Anna Marine

Elizabeth !

Elizabeth ! se passe à l’époque victorienne. Notre héroïne est la sorcière « officielle » d’une bonne famille, où l’héritière abuse un peu de ses services. Les illustrations sont de loin mes favorites : une héroïne brune, gothique à souhait et des vêtements victoriens, bref du sur-mesure. On est dans la sorcellerie la plus classique, filtres, potions et retour de bâton.

Camelia

Celle ci s’intéresse à la magie roumaine, un domaine que je ne connais pas du tout, mais que je trouve passionnant. Notre héroïne y essaiera de contrer le sort funeste qu’elle a vu pour un de ses clients. L’ambiance est bien retranscrite et m’a donné envie d’en savoir plus sur ce folklore. J’y ai trouvé les illustrations plus quelconques que pour Elizabeth !, et pas assez « roumaines » à mon goût, malheureusement.

Camelia de Michele Ann

Camelia de Michele Ann

Raven

Raven est une amérindienne, d’origine Navajo, qui a décidé de renier son histoire et ses pouvoirs chamaniques. Les illustrations indiennes sont magnifiques, mais là aussi l’histoire pâtit d’un fond foncé qui la rend assez dure à lire. J’ai pas non plus accroché à la morale et au twist final, un peu prévisible.

Alice

Heureusement, Alice prend la suite, et le combo temps présent, wicca, samhain et illustration darkinettes à souhait m’ont totalement conquise.

Jahlia

Jahlia est une sorcière vaudou, en Jamaïque. Si vous me connaissez, vous savez que je raffole de ce genre de sorcellerie (en nouvelles en tout cas). Ici, malheureusement, la nouvelle est assez rapide, télescopée, et je pense que si vous n’avez pas de connaissance vaudou (vévé, loa…) vous risquez fort d’être perdu. J’aurais préféré une nouvelle plus longue…

Là où s’élèvent les sorcières de Cecile Guillot et Anna MarineL’artbook se termine sur un haiku, Keiko. J’ai particulièrement aimé le panel très large de sorcières abordé. J’aime les sorcières et c’est un domaine qui me passionne, autant dire que je ne suis sans doute pas objective. Je pense cependant que pour certaines nouvelles, il est utile d’avoir des bases de connaissances, car les termes ne sont pas expliqués.

Les illustrations sont dans l’ensemble de très très bonne facture, et du coup, le livre est un réel objet d’art. Il est disponible uniquement sur le site TheBookEdition.


Silence, ça tourne ! #29

dabYo dans Actualités, Films le 7 juin 2012, avec 3 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Dirty Dancing

Dirty DancingEncore une fois, je dois faire partie des rares personnes qui n’avaient jamais vu Dirty Dancing. Mais bon, que voulez-vous, je n’ai vu Grease pour la première fois que l’année dernière, alors c’était un peu logique, non ?

Bref que dire sur ce film de Emile Ardolino ? Je ne sais que trop. C’est assez mou, je trouve, et pour la première fois je dois avouer que j’aurai préféré que ce soit une sorte de comédie musicale. Parce qu’avec une histoire très teenagers qui avance lentement, des personnages un poil stéréotypés pas réellement attachant, je n’ai pas réussi à accrocher. Alors certes, je dois avouer que j’ai été surpris par le personnage secondaire féminin, mais ça s’arrête malheureusement là.

Game Of Throne s02e07 et s02e08

Ça y est on a pu reprendre notre suivi de la deuxième saison de Game Of Thrones. Ces deux épisodes nous laissent donc un peu mieux découvrir le personnage d’Ygrid, très fidèle au personnage que l’on a connu dans le Trône de Fer pour le moment. L’actrice joue très bien son rôle et fait tout de suite partie de ces personnages frais et attachants de la série. Il n’y a de ce côté là pas grand chose à reprocher.

Game Of Thrones Saison 2 The North RemembersMais les digressions par rapport aux livres commencent à être vraiment nombreuses. Certes, on a l’air de dire ça à chaque fois, mais le problème est qu’il n’y a pas de point de rupture entre les deux, et du coup, il est très difficile de ne pas faire des comparaisons tout au long. Fidèle ou pas, la série semble être le cul entre deux chaises, et ça fait assez bizarre. L’ajout d’un complot à un endroit où il n’y en avait pas du tout laisse perplexe. Sans doute pour ajouter du suspens, mais il faut avouer que ce n’est pas spécialement intéressant.

On pourra aussi pleurer devant les modifications qui ont été faite à la trame que devait suivre Robb. Certes, c’est une partie que l’on ne suit pas du tout dans les livres, mais le personnage avait une personnalité forte, qui est plutôt ici écornée. Cette sorte de petit caprice ne colle pas du tout à l’honneur dont le personnage fait preuve. Reste le personnage de Talisa. Comment George R.R. Martin, cet auteur de génie, cet écrivain qui a réussi à pondre une aussi grande multitude de personnages charismatiques sans jamais tomber dans le stéréotype a t’il pu valider la création d’une telle mary-sue. Pouuuuurquoi. Je manque de mots pour dire à quel point ce passage nous a répugné.

Heureusement, Jaime revient peu à peu dans l’histoire avec des passages particulièrement savoureux, et là dessus, on est clairement dans le personnage et dans ce qu’il laissait paraître à ce moment là. Génial en somme.

Reste que je crois qu’on peut désormais dire que nous déconseillons fortement de découvrir l’histoire de Martin à travers Game Of Thrones, et qu’il vaut mieux la voir après avoir lu la deuxième intégrale du Trône de Fer.

Urgences s05e01 à s05e10

Urgences Saison 5Et bien, Serafina s’est finalement bien trompée en pensant que Doug Ross partait à la fin de la Saison 4, du coup, mon précédent commentaire était complètement à côté de la plaque. On découvre donc lors de cette saison le personnage de Lucy Knight, bien sympathique et qui vient rafraichir le casting. Le caractère joué par Kellie Martin est finalement assez original et très attachant, rejoignant le docteur Carter à ce niveau.

Reste que cette série est vraiment sur une sorte de train-train quotidien et que les moments forts sont bels et bien loin… Il y a certaines opérations qui sortent du lot, mais l’histoire me laisse de plus en plus de marbre. Difficile d’ailleurs de dire autre chose que dans mon précédent commentaire. Comment la série a t’elle pu durer si longtemps ? Mystère.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


RockBand Manager est un jeu de cartes créé par Antoine Bauza et illustré par Raúl Castellanos, sorti en 2010 chez Edge Entertainment. Acquis par hasard par illman en quête d’un jeu auquel il n’avait pas joué, c’est aussi par hasard que nous avons fini par en faire une partie. Après tout, un jeu de cartes qui promet de diriger un Rock Band, ça allait très bien après une partie ultra disputée de Rock Science, non ?

RockBand Manager de Antoine Bauza

Ce jeu de cartes se joue de 3 à 6 joueurs et les parties sont relativement courtes, 30 à 60 minutes à tout casser, le plus long étant d’en apprendre les règles. L’objectif, vous vous en doutez, est de créer un RockBand, soit groupe de Rock mais en anglais, et de le mener jusqu’à la gloire. Pour cela, il va falloir faire les plus gros concerts possibles, obtenir les meilleures ventes de CD et faire quelques coups bas. Une partie se découpe en trois phases distinctes, Recrutement, Début de Carrière et Apogée de votre groupe. La plupart des phases mêlent les trois même ingrédients: stratégie, enchère, et chance.

On commence donc la partie en recrutant des musiciens pour notre rock band, ce dernier devra se composer de cinq membres aux rôles distincts, voix, clavieriste, guitariste, bassiste et bien entendu, batteur. Cette phase là est une phase de pure enchère: il n’y a qu’un seul musicien par type d’affiché en même temps, ce dernier ayant des caractéristiques plus ou moins intéressantes. Chacun son tour, le joueur doit dire lequel des musiciens il veut recruter et pour combien d’argent, si personne ne s’y oppose, ce dernier rejoint son groupe. Dans le cas inverse, s’enchaîne alors une phase d’enchère pour déterminer le prix final du recrutement. Les musiciens, vous vous en doutez, ont chacun des points répartis dans différentes catégories, l’objectif étant de rafler les personnages les mieux dotés pour être parés pour la suite.

RockBand Manager de Antoine Bauza

Le design des cartes et des personnages est bien travaillé et propose un ensemble cohérent, style cartoon-manga

Malheureusement, il faut avouer que le principe n’est pas franchement folichon. On ne sait jamais réellement ce qui va tomber, et il faut y aller au pif. On peut au final payer très cher un musicien, pour que le suivant se retrouve être bien meilleur, inaccessible… et gratuit pour votre adversaire. Là dessus, malgré le système d’enchère, je trouve que la chance est de loin la plus dominante.

Et c’est aussi ce qu’on pourrait, quelque part, reprocher à la suite. Nos musiciens et leur talent vont nous permettre de remporter des disques d’or, des concerts d’anthologie, ou encore des coups bas. Il s’agit en fait d’une sorte d’étalage sur lequel est positionné plusieurs rangées de carte, et pour lesquels chaque joueur va se placer pour remporter la carte. Plus vos musiciens sont bons, plus vous pouvez aller vous placer sur des gains qui sont éloignés et inaccessibles pour vos adversaires. Les cartes donnant des points différents, il s’agira donc d’essayer de remporter les meilleures. Mais là aussi, c’est plutôt fortement basé sur la chance, d’autant que cela dépend de la phase précédente.

RockBand Manager de Antoine Bauza

Finalement, outre la chance, ce que l’on regrettera le plus, c’est sans doute le côté inintéressant du jeu. Il ne suffit pas d’avoir un joli design et de parler à l’amateur de Rock qui est en nous pour faire d’une partie quelque chose d’intéressant. La partie se révèle être franchement molle, sans réel enjeu, et on perd vite l’intérêt pour remporter les différentes enchères. Alors certes, on n’a joué au maximum à quatre joueurs, et peut être que cela monte en puissance par la suite, mais je suis perplexe.

Vous l’aurez compris, malgré un design très sympathique et un thème qui m’intéressait, RockBand Manager n’a pas réussi à gagner mes faveurs. Trop molles, sans réel intérêt, les parties ne passionnent pas et du coup, on n’a aucune envie de s’y investir. D’autant que le système de jeu limite quelque peu le renouvellement. C’est certes très abordable, vu le petit prix de 20€, mais si vous voulez passer un bon moment entre amis autour d’une thématique rock, investissez peut être plutôt dans Rock Science.


Dragon’s Lair de Don Bluth et Digital Leisure

Retour du classique sur Xbox 360, pour nostalgiques et masochistes

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 5 juin 2012, avec 1 commentaire
Critiques

Le Dragon’s Lair qui nous intéresse ici est un réédition d’un jeu ancien, réalisé par Don Bluth, le célèbre animateur responsable entre autres des longs métrages d’animations Fievel et Le Nouveau Monde ou encore Brisby et le secret de Nimh, Anastasia. En effet la borne d’arcade originale est sortie en 1983, le jeu a fait des passages sur une grosse pelletée de plateforme différente, la CD-i de Philips ayant même eu le droit à une adaptation. C’est aujourd’hui sous l’égide de Digital Leisure, propriétaire des droits, que nous sort ce remake Xbox Live Arcade. Réputé pour sa difficulté et sa courte durée de vie, qu’en est il pour ce nouveau portage ?

Dragons Lair de Don Bluth et Digital Leisure Screen 1

L’histoire en tout cas reste la même, et donc carrément bateau. Dirk un chevalier sans peur doit aller libérer la princesse Daphné emprisonnée par un dragon dans les tréfonds d’un château. Le château est parsemé de dangers, de pièges et de créatures que Dirk devra affronter et éviter pour secourir sa belle. Et ce sera tout ce qu’on aura pour le synopsis.

L’ensemble se présente sous la forme d’un dessin animé interactif, avec ce qu’on pourrait appeler l’ancêtre des QTE (Quick Time Event) qui nécessite d’appuyer sur la bonne touche au bon moment pour que l’animation se lance. La fenêtre de temps d’interaction étant assez petite et ne pardonnant que très peu les erreurs. Sachant que le mode difficile correspond à l’arcade de l’époque, qui elle ne proposait pas d’aide à l’écran, je vous laisse imaginer la difficulté. Un temps d’apprentissage des séquences sera requis pour surmonter tout ça. Heureusement des aides sont visibles en normal, même si elles ne sont pas toujours bien voyantes dans le feu de l’action. Par contre on entend bien le bruit affreux de leur validation, ce qui rompt totalement l’ambiance.

Dragons Lair de Don Bluth et Digital Leisure Screen 4

Une princesse à sauver charismatique

Coté animation quand on met dans la balance l’âge de l’œuvre originale, on se dit que le résultat est plutôt pas mal et que ça a plutôt bien vieilli. Si des petites variations de couleurs entachent parfois les validation de QTE, on reste sur de la qualité correcte. Les différentes morts de Dirk ont aussi chacune leur animation, on les aurait aimé peut être plus marrantes, le ton global reste plutôt sérieux. Les bruitages sont parfaitement à la hauteur de ce que l’on a à l’écran et les musiques sont loin d’être inoubliables. Les personnages sont sous exploités, Dirk ne parle pas, et les ennemis guère intéressants si ce n’est dans leur design Bluthien. Daphné est une princesse qui rien que par sa tenue communique que c’est une cruche et dont la voix a le don d’agacer les rares fois où on la croise. Ça manque grandement de profondeur de ce coté, assez étonnant avec le sieur Bluth derrière le projet original.

Au rayon des modes de jeu, on en trouve 2, le mode arcade et le salon. L’arcade est censée reproduire l’enchaînement de tableau de la borne originale, tandis que la version salon reprend celui des sorties « console ». Après plusieurs parties je n’ai pas trop vu de différence, à part l’intro sur le pont-levis absent de l’arcade. Les tableaux s’enchaînent sans logique, il y a l’air d’avoir un chemin pour arriver à la fin que je n’ai pas réussi à emprunter, j’avais même parfois l’impression de tourner en rond à force de faire plusieurs fois la même salle sur une partie. Du coup on peut avoir des suites d’environnement qui font tiquer, j’ai eu le cas d’une salle pleine de lave suivi d’un sous-sol de donjon pour me retrouver encore une fois dans ce sous sol quelques écrans plus loin. On nous propose deux modes de contrôle pour le héros, la manette et Kinect. N’ayant pas le second j’ai suivi l’aventure au pad. D’ailleurs au passage je déconseille le joystick et recommande l’utilisation de la croix.

Dragons Lair de Don Bluth et Digital Leisure Screen 3

Intégration Kinect

On trouve aussi le classement des scores en ligne, sachant que des brutes qui font des perfects trustent déjà les hauts de classement. La bande annonce de la borne d’arcade est disponible, attention sympathique, ainsi que la vidéo de la traversée complète du château sans les transitions pour profiter de l’animation.

Cette adaptation de Dragon’s Lair ravira sans aucun doute les nostalgiques et les joueurs en manque de Kinect. Mais l’arrivée du titre sur le Xbox Live Arcade ne m’a pas vraiment convaincu, surtout vu son coût de 800MS points. Reste une première traversée du château sympathique qui laissera vite place à l’ennui et à la répétition. Chacun verra midi à sa porte.


Evanescence, Live à Rock am Ring 2012

Concert intégral en vue

Serafina dans Actualité, Coup de Coeur, Musique le 4 juin 2012, avec aucun commentaire

De plus en plus de festivals se mettent à diffuser leurs concerts sur internet, après qu’il se soit terminé comme le Hellfest sur Arte ou même parfois en live. Des concerts entiers pour notre plus grand plaisir. C’est notamment le cas du Rock am Ring qui se tenait ce week-end en Allemagne. Parmi les invités, on retrouve Evanescence dont le concert est disponible en intégralité sur Youtube.

Si on déplore quelques problèmes de son (voix trop basse) dans les premières minutes, pour le reste, on notera dans l’ensemble que comme on vous l’avait dit pour le concert de Paris, les live d’Evanescence se sont grandement améliorés, même si ce n’est pas parfait vocalement. Je pense notamment à Weight of the World, poussif, faux et douloureux à l’écoute, contrairement à Going Under. Mais il n’y a qu’à comparer avec leur album live Anywhere but Home pour voir les améliorations.

En tout cas, j’adore l’initiative, pas vous ? Arte Live Web diffusera aussi cette année des concerts du Hellfest, on en reparle prochainement.