Silence, ça tourne ! #28

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

Serafina dans Actualités, Films le 31 mai 2012, avec 4 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Dark Shadows de Tim Burton

Dark Shadows de Tim BurtonUn nouveau Tim Burton ? Avec des vampires ? Et Depp et Bonham Carter ? Que dire si ce n’est que je ne pouvais pas louper cela ! Cependant, Dark Shadows, adaptation d’une sitcom des années 70 m’a laissée (comme tous les derniers du réal) sur ma faim. Si le scénario est correct, l’image et les couleurs splendides, les looks déments (donnez moi la chambre de la fille !), la BO pire qu’excellente avec Paranoid de Black Sabbath au menu et même Alice Cooper en vrai, je reste perplexe.

J’ai l’impression de voir Burton enfermé dans un style que j’ai pourtant adoré mais qui me sature. J’ai l’impression de voir les acteurs jouer toujours la même chose : Helena Bonham Carter la douce folle sous acide, Eva Green la sorcière femme-fatale et évidemment Depp faire du Depp. C’est bien fait oui, mais que diable, donnez nous de la nouveauté, des vrais risques, des choses inattendues. Ici la seule vrai surprise pour moi fut la BO, j’ai trépigné sur mon siège en entendant les premières notes de Paranoid, mais c’est bien la seule fois…

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


4 commentaires

J’ai évidemment profité de la diffusion de la Saison 2 de Game of Thrones pour relire en parallèle le tome concerné, qui n’est autre que A Clash of Kings. Regroupés en France sous l’Intégrale Tome 2, c’étaient anciennement trois tomes, La Bataille des RoisL’Ombre Maléfique et L’Invincible Forteresse. Cette intégrale faisant pas loin de 1100 pages, c’est aussi un des plus gros tomes de la série. Puisque nous sommes face à un tome 2, il n’y aura ni synopsis, ni spoiler.

Le Trône de Fer, Intégrale Tome 2, de Georges R.R. Martin

Si le tome précédent était riche en rebondissements et coup de théâtre, celui ci prend le temps de poser les choses. On introduit pas mal de nouveaux personnages, notamment les fer-nés ou encore Stannis et son entourage, et un bon nombre de chapitre consistent surtout en des intrigues de cour. C’est moins spectaculaire que dans le premier tome, mais c’est nécessaire pour relancer l’intrigue. Avec le recul, je vois vraiment cela comme une alternance : le tome 1 est très spectaculaire, le tome 2 moins, le 3 l’est à nouveau et le 4 plus posé. Bref, c’est un rythme nécessaire.

Tout s’embraye surtout à la fin, entre une bataille et un serment, qui sont juste parfaits, jubilatoires, même à la seconde lecture, alors qu’on sait déjà quels coups de maitre a préparé l’auteur. George R.R. Martin est toujours aussi bon, et certains chapitres sont juste géniaux.

Pour autant, le tome 2 n’est surement pas ennuyeux, contrairement au 4. C’est au contraire un équilibre parfait, si tant est qu’on aime les intrigues de ce type, comme moi. Certains des personnages se révèlent sous un nouveau jour, même ces personnages méprisables du premier tome, on se retrouve à les aimer, sans vraiment savoir à partir de quel moment. C’est notamment ce tome qui m’a fait placer Jaime tout en haut de mes personnages préférés. Martin sait indéniablement écrire des scènes classes et épiques. Parmi les excellentes nouveautés, on note évidemment Ygrid, un de mes personnages favori de la saga qui apparaît ici.

Cela n’empêche évidemment pas certains personnages d’être assez longs et ennuyeux, je pense notamment à Arya, Sansa pendant un bon moment, et toute la première partie de Daenerys. Mais comme toujours, grâce à l’alternance des personnages, on retrouve bien vite un de nos favoris.

Le Trône de Fer, Intégrale Tome 2, de Georges R.R. MartinLes complots ne sont pas toujours aisés à comprendre, et je me rends compte à la seconde lecture qu’il y avait un certains nombres de trucs, de détails, que j’avais loupé, tant les fils tissés par Martin sont longs et complexes. Nul doute que maintenant, la série doit aider pour visualiser les personnages mais à la première lecture, j’avais du mal, car il y en a des noms. Sans compter qu’on visite bien plus les 7 Couronnes que précédemment, et que du coup la carte inclue dans l’intégrale est plus que vitale pour comprendre un peu les marches militaires, et autres batailles.

Dans l’ensemble ce deuxième tome est un bon cru, mais pas un de ceux qui m’a le plus marqué. Il permet de reprendre son souffle après le premier, d’introduire de nouveaux personnages, mais on est loin de ce qu’a pu nous faire ressentir le premier ou de ce que nous fera ressentir le trois. Si j’ai parfois rit, souvent jubilé, je n’y ai pas pleuré. Contrairement à la suite. Ne vous laissez pas décourager, le Trône de Fer est une saga peut être un peu difficile mais qui en vaut tellement le coup !


L’horloge Nucléaire, Doctor Who, de Oli Smith

Serafina dans Critiques, Livres le 29 mai 2012, avec 1 commentaire
Critiques

Doctor Who est une série anglaise dont le succès est indéniable. Depuis peu, Milady édite en France des romans tirés de la série, dont l’Horloge Nucléaire de Oli Smith que je viens de terminer. Je ne me serais pas réellement dirigée vers ce genre de livre, mais Tara me l’a filé pour que je découvre, et j’avais plus de livre pour mon trajet en train. Il se déroule pendant la saison 5, que je n’ai pas vu cependant. Synopsis.

L'Horloge Nucléaire, Doctor Who, de Oli Smith

Le Docteur, Amy et Rory débarquent au Colorado en 1981 dans la paisible ville d’Appletown. Un village où il fait bon vivre, où tout semble parfait. Enfin, presque, car il faut ajouter dans l’équation un savant fou, des essais militaires et des robots. Oh et le temps qui s’écoule à l’envers pour le Doctor, ainsi qu’un Tardis endommagé. Ce dernier aura donc fort à faire pour régler ses problèmes et éviter de faire tuer ses compagnons.

Autant le dire tout de suite pour la suite de cet article, je n’ai jamais dépassé les deux premiers épisodes du reboot de 2005 de Doctor Who. Je n’ai pas aimé, je n’ai pas accroché. Et pourtant, dans la rédac’ même ou parmi les potes, les fans ne manquent pas. Mais non, je n’ai jamais vraiment regardé, bien que je connaisse l’histoire dans les grandes lignes.

Bref, du coup, je ne vous parlerais pas réellement de la fidélité des personnages par rapport à la série. Honnêtement, j’ai trouvé Amy et Rory transparents, alors que le Docteur cabotine beaucoup. En réalité, l’intrigue est relativement simple, malgré des histoires de retour dans le temps et de temps inversé, ça reste très compréhensible, et abordable. Le fait d’avoir un coté expériences militaire est assez interessant, mais le scénario de L’Horloge Nucléaire reste finalement assez superficiel alors qu’il y avait quand même matière à faire un peu plus original avec le matériel de base.

Le réel problème du livre, c’est qu’on a simplement l’impression de lire une novélisation sans trop d’intérêt. Il y a beaucoup d’action, vraiment, et la narration est très descriptive sans s’intéresser au point de vue des personnages, on ne sait donc quasiment pas ce qu’ils pensent. C’est notamment ce qui rend Amy et Rory si transparents. Je suppose que si vous connaissez la série, vous n’aurez aucun mal à leur donner un peu de corps, mais pour moi c’était vraiment un couple sans le moindre relief.

L'Horloge Nucléaire, Doctor Who, de Oli SmithL’action est présente, mais desservie par le style on ne peut plus simpliste. Les constructions de phrases sont plus que basiques, je n’irais pas jusqu’à dire que ce n’est que du sujet-verbe-complément, mais c’est l’idée. En échange ça se lit plutôt vite, c’est écrit assez gros avec plein de marge sur les cotés. Je l’ai fini en deux heures à tout péter. C’est Pierre Pevel qui assurait la traduction, je doute donc que cela vienne de la traduction, et on le préfère quand même lorsqu’il est derrière Wielstadt ou encore Ambremer.

En somme, pour moi, L’Horloge Nucléaire n’est ni plus ni moins que de la littérature de plage : zéro prise de tête, personnages réduits à deux ou trois traits de caractère, action non stop, facile à lire. Je pense que si vous aimez la série, vous serez un peu plus enthousiastes à l’idée de retrouver des personnages que vous aimez et que vous suivez, mais pour les autres, passez votre chemin, c’est pas ça qui vous fera aimer le Docteur et sa bande. Sinon, pour avoir l’avis de quelqu’un qui aime la série, vous pouvez retrouver celui de Tara.


C’est Lundi, que lisez vous ? #46

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 28 mai 2012, avec 5 commentaires
Actualités

Cette semaine, petite entorse à la règle… et à la présentation, vu à quel point cet article est moche, pour une unique image, puisque nous n’en sommes pas encore revenus. La magie des articles planifiés.

Le Bricolage pour Les Nuls

Le retour à la civilisation (après près de deux semaines non stop) est prévu pour demain… Mais vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


HtH#14: Kickstart My Heart de Mötley Crüe

Découvrons les groupes à l'affiche du Hellfest 2012

dabYo dans Actualité, Musique le 27 mai 2012, avec 1 commentaire

Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

Vous le savez, nous adorons Mötley Crüe et leur Glam Metal. Présents au Hellfest 2009, quelques années après leur reformation et pour soutenir leur dernier album en date, Saints of Los Angeles, la formation mythique nous avait laissé mitigé. Attention, leur show était excellent, le groupe était au rendez-vous et les nombreux hits avaient enflammé le festival… Tout du moins, lorsqu’ils jouaient, puisqu’on avait eu droit à de très, très, très longs temps morts qui venaient un peu tout gâcher. On espère donc que ce passage à l’occasion de la sortie d’un énième best-of nous fera oublier cette mauvaise expérience.

Le groupe a aussi profité de ses dernières tournées pour se payer un nouveau clip de Kickstart My Heart, sans aucun doute le morceau le plus emblématique de Mötley Crüe. Le genre de titre qui fait l’unanimité ici, et qui va réussir à mettre du baume au cœur à toute l’équipe en pleine journée de travail, à coup de ouuuuh haaa sur messagerie instantanée. Il vient remplacer l’ancien, issu d’images live de leur tournée américaine de 2011. Tout ce qu’on peut dire, c’est que cela dégoute d’autant plus d’avoir eu droit à un show au rabais en 2009… Effets pyrotechniques, filles et autres effets spectaculaires, on est bien loin de ce que le groupe nous avait proposé.

Bref, vous l’aurez compris, on sera dimanche soir devant la MainStage01 pour recevoir notre dose de Glam, mais le groupe a intérêt d’être à la hauteur, cette fois.


Le Trône de Fer, Intégrale Tome 4, de George R.R. Martin

Calme plat après la tempête... ou le calme avant la tempête ?

Serafina dans Critiques, Livres le 25 mai 2012, avec 2 commentaires
Critiques

Le Trône de Fer est de loin notre saga préférée ici à la rédac’. Tellement que tout prétexte est bon pour la relire. Pour la sortie du tome 13, Le Bûcher d’un Roi, dans sa traduction française j’ai décidé de relire l’Intégrale Tome 4. C’est donc l’occasion de la chroniquer ici, dabYo ayant partiellement chroniqué cette dernière avec son avis sur le tome 11 et le tome 12. Comme c’est une suite, je vous passerais les synopsis, et je vous garantis une chronique sans spoiler.

Le Trône de Fer, Intégrale Tome 4, de George R.R. Martin Illustration Marc Simonetti

Cette intégrale 4 nommée en version originale A Feast for Crows se compose de 960 pages, rien que ça. Mais surtout, cette intégrale est un peu particulière, car on n’y voit que la moitié de nos héros. Prenant directement la suite de la précédente, elle se contente cependant de relater les événements se déroulant dans le Sud de Westeros. Vous pouvez oublier Jon, Bran ou Daenerys, vous ne les retrouverez pas dans ce tome. Les aventures du Nord et d’au-delà de l’océan seront relatées à partir du tome 13, ou de l’intégrale 5, c’est au choix.

Ce découpage est en premier lieu frustrant, surtout après la précédente intégrale. Laisser Jon, comme ça, c’est juste crève-cœur. Cependant, c’est aussi l’occasion pour Martin d’introduire de nouveaux personnages et de creuser les intrigues politiques. J’ai particulièrement aimé l’importance de la politique Fer-né ainsi que les personnages de Dorne qu’on découvre pour la première fois. C’est bien fait, c’est plutôt recherché, et les nouveaux personnages sont loin d’être en reste par rapport à nos héros habituels, on fini très vite par les apprécier.

Après les retournements de situation monumentaux et l’intensité de la fin de l’intégrale précédente, Les Noces Pourpres et La Loi du Régicide, il était logique que l’auteur prenne le temps de reposer les cartes à plat et de redonner un souffle à la série. Difficile de continuer avec la même frénésie et la même surenchère. Cependant, voilà, pour le lecteur, c’est frustrant. Nécessaire, mais frustrant. Car l’intensité est bien moindre, les 1000 pages de cette intégrale n’arrivent même pas à la cheville des dix pages du chapitre des Noces Pourpres. Vraiment.

Du coup, il faut s’accrocher. Si je n’avais pas eu Le Bûcher d’un Roi en carotte, je l’aurais probablement abandonné au bout du premier tiers. Et j’imagine que c’est encore pire si vous n’aimez pas les personnages de Port-Réal, personnellement, je suis une Lannister convaincue, donc j’ai apprécié. Mais je sais que dabYo lui voulait foutre des baffes à bien des personnages.

De nombreuses pages sont consacrées à la mise en place des nouveaux personnages, de la nouvelle répartition des pouvoirs, et les intrigues à Port Réal stagnent. Sur les 1000 pages, seuls 5 chapitres tout au plus m’ont fait frémir comme seul un Trône de Fer sait le faire.  5 chapitres, cela peut paraitre peu, évidemment, mais quand on comprend ce qu’ils veulent dire, et ce que cela augure, difficile de ne pas trépigner d’impatience.

Le Trône de Fer, Intégrale Tome 4, de George R.R. MartinJe ne peux pas dire que j’ai eu autant de plaisir à lire cette intégrale que les précédentes. C’est long et laborieux, même si je comprend parfaitement qu’il était nécessaire d’en passer par là, pour permettre à la série de redémarrer après le tremblement de terre de l’intégrale 3. C’était nécessaire mais on ne peut qu’espérer que la prochaine, elle, mette un peu le turbo.

Visiblement, Le Bûcher d’un Roi semble tenir ses promesses. Mais je n’en sais pas plus, j’ai préféré relire l’Intégrale 2 en même temps que la série plutôt que commencer la suite, c’est n’importe quoi, je sais…


Supergod est le dernier volet du triptyque sur les surhommes de Waren Ellis, dont j’ai déjà chroniqué les deux autres volets, Black Summer et No Hero. Cette fois-ci point de Juan Jose Ryp au dessin, mais Garrie Gastonny que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam. D’un autre coté j’ai entendu beaucoup de bien de ce volume, est-ce que mes attentes de passer un bon moment comme à chaque fois avec Ellis à la plume seront encore récompensée ? Direction le synopsis pour un premier élément de réponse.

Supergod de Warren Ellis et Garrie Gastonny

L’homme et la science ne font pas forcément bon ménage, surtout lorsque ces derniers cherchent à se rassurer avec un dieu voire à s’en créer un avec tout les moyens possibles. Malheureusement cela ne se passe jamais comme on le prévoit et tout va déraper et devenir hors de contrôle. Les surhommes ne suivent que leur propre ligne de conduite et vont lâcher l’enfer sur Terre. Simon Reddin, un scientifique britannique va nous conter le cheminement de l’humanité le long de la route qui mène vers l’apocalypse.

Franchement l’histoire de Supergod est excellente et Ellis s’est fait plaisir à mettre en scène notre destruction. Sans trop en révéler il a eu quelques idées bien intéressantes et surprenantes, même si bon il y a quand même un peu de déjà-vu. Une chose est sûr, le terreau était fertile pour nous pondre des passages bien glauques avec une narration plutôt sympathique. Car le seul personnage « humain » que l’on va identifier et aussi le narrateur de l’histoire, Reddin, va nous raconter comment l’humanité en est arrivé là tout au long d’une conversation téléphonique avec un collègue scientifique américain. On va donc écouter cet homme étrange assis au bord d’une Tamise en feu, qui nous révèle les évènements tel qu’il les aura perçu, par la presse, ses contacts et les services secrets. J’ai trouvé l’approche plutôt sympathique, camouflant élégamment ce qui, en extrayant tout ces artifices, est quasiment un monologue.

Supergod de Warren Ellis et Garrie Gastonny

Au rayon de la thématique, le mix Science – Religion, pourtant carrément assumé par la couverture, est plutôt peu développé, c’est à la fois dommage et pas plus mal, l’idée ayant déjà était usée jusqu’à la corde ailleurs. Les surhommes sont bien sûr toujours au centre du débat et les élever au rang de déité est par contre  plutôt original. En plus, ces méta-humains ont tous des particularités bien différentes et on a jamais l’impression d’être devant des ersatz de chez  Marvel ou DC. Cela révèle aussi un fort penchant des états pour la course à l’armement qui est tout à fait dérangeant, surtout si l’on compare ces surhommes à des armes atomiques et que l’on transpose, avec un peu trop de facilité, à notre monde moderne.

Ryp me manque un peu, non pas que Gastonny ne soit pas à la hauteur mais certains aspects de son art me laisse perplexe. Je trouve qu’il se lâche beaucoup trop sur les ombres, même si ça peut influer sur le coté glauque de l’histoire, et que du coup c’est plutôt en phase avec le thème. Il y a un autre domaine où le sieur se débrouille, c’est le gore et vu l’intrigue ça va saigner sec. Vous voulez voir un Chtulhu constitué de morceaux d’humains, des monceaux de cadavre et des explosions à gogo ? Vous allez être servi, une apocalypse sans ces éléments, ce ne serai pas une apocalypse. Après, certains choix de couleurs me laissent un peu de marbre, mais bon ce n’est pas du fait de Gastonny, en tout cas pas totalement, la colorisation ayant échue à Digikore Studios.

Supergod de Warren Ellis et Garrie Gastonny

La publication de Milady Graphics n’a toujours pas à rougir face à ses voisines dans ma bibliothèque, couverture glacée et pages bien collées. Ce point peut paraître anodin mais les comics ont une plutôt bon taux de relecture et quand je vois mes Batman de chez Panini Comics qui coûtaient bien cher et dont les pages se barrent pour certains, c’est un détail sur lequel je fais attention maintenant. Par contre, détail agaçant sur la continuité de la série, l’éditeur a changé la tête de son logo de tranche entre No Hero et ce Supergod, je ne trouve pas ça très classe.

Malgré quelques défauts, Supergod se révèle être un très bon comics avec de sérieux atouts dans sa manche. Je vous le conseille tout autant que les autres œuvres où Ellis est impliqué. Et puis, si vous cherchez une alternative aux histoires de super-héros des gros éditeurs, son triptyque comblera surement vos attentes. Vous pouvez relire mes chroniques des deux autres, Black Summer et No Hero, aux éditions Milady Graphics eux aussi.


Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Le jeu indé PC débarque dans une version spéciale Xbox Live Arcade

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 22 mai 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Les jeux vidéo indépendants restent généralement inconnus du grand public à quelques exceptions près, généralement grâce au support du Xbox Live Arcade, tels Braid ou plus récemment Fez. Mais ce n’est pas le cas de Minecraft, un titre qui fait sensation depuis plusieurs mois déjà dans la sphère jeux vidéo, et dont LuxtExMachina vous disait tout le bien qu’il en pense. Le titre vient de faire son arrivée sur le Xbox Live Arcade, dans une édition spéciale, sobrement nommée Minecraft: Xbox 360 Edition. Alors, les développeurs de Mojang ont ils vendu leur âme au diable en autorisant 4J Studios à développer une adaptation pour la Xbox 360, ou le titre a-t-il gardé son identité ?

Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Pour ceux qui n’aurait pas suivi ou qui aurait manquer de lire la chronique de sa version PC, Minecraft est un jeu de type bac à sable. Vous incarnez un personnage complètement anonyme qui a la possibilité de collecter (« miner ») des ressources (bois, pierre, viande, peaux d’animaux) pour les réutiliser et construire quelque chose de mieux (le bois devient une planche, la planche un bâton aiguisé, etc). C’est de là que vient le « craft », qu’on pourrait traduire ici par construire en français. Minerconstruire, ça le fait tout de suite moins, mais c’est l’idée. Le jeu va donc vous challenger sur cette idée: vous avez un monde rempli de matière première à exploiter, faites nous voir comment vous allez pouvoir récupérer toutes ces ressources et ce que vous allez bien réussir à en faire.

Il est donc évident que si cette idée de créer des choses, de construire et de vous fixer vos propres objectifs ne vous séduit pas, il y a peu de chances que Minecraft soit fait pour vous. J’avoue que je partais assez négativement là dessus, et ce n’est pas voir LuxtExMachina y jouer qui m’avait fait changer d’avis. L’objectif du titre, pour devenir intéressant et vous pousser à continuer, va être de ressusciter en vous l’envie de créer des choses, même si cela n’a en soit aucune importance. C’est ainsi que j’ai lancé le titre sans trop de conviction, pris ma manette dans les mains, et miné mes premières ressources. J’ai construit mes premières planches, à partir desquelles j’ai fait une épée de bois, pour aller tuer quelques vaches et me faire du cuir. Puis j’ai vu qu’il y avait d’autres matières à assembler, et j’ai donc naturellement eu envie d’aller le faire.

Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Tout le gameplay repose là dessus, car pour créer ces nouveaux objets il vous faudra découvrir de nouvelles ressources, et pour les récupérer, il faudra sans doute en acquérir d’autres, s’organiser pour pouvoir les extraire, etc. En soit, c’est vraiment prenant et on devient vite accroc. Pour compliquer la tâche du joueur, il faut explorer le monde pour découvrir ses ressources, et se défendre face à des ennemis la nuit, au risque de perdre tout ce que l’on avait accumulé auparavant. Pour une description plus complète des possibilités vous pouvez relire l’article de LuxtExMachina, plutôt complet à ce niveau.

Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Ceci est une vache (moche)

Cette monture Xbox 360 propose ce qui est considéré comme la « version classique » de Minecraft, celle avec laquelle le plus de joueurs ont découvert le titre, puisque le jeu continue de recevoir des améliorations sur PC, qui ne font pas toujours l’unanimité. La version console devrait d’ailleurs faire de même, bien qu’on puisse à juste titre craindre l’arrivée de DLC, chose habituelle sur cette plateforme. Reste que l’adaptation est vraiment fidèle et retranscrit très bien l’univers du titre, ses possibilités et le tout reste tout de même très « pc » dans son interface. Celle ci fait plus penser à un vieux jeu PC dont les développeurs auraient oublié que l’ergonomie a aussi son importance. Les graphismes sont dans la même veine, plutôt moches il faut l’avouer, mais la prise en main est quant à elle instantanée. Des petits tutoriels sont présents dans chaque sous menu, et une fois la partie lancée, c’est plutôt très intuitif et on apprend rapidement les bases du gameplay: miner, construire.

La durée de vie est donc complètement dépendante de l’intérêt que vous allez trouver à construire ces choses, à assembler bloc sur bloc. Il y a certes l’exploration et les ennemis, mais je doute qu’on puisse réellement y trouver son compte si le principe ne nous branche pas. Reste que tout est au rendez-vous pour prolonger l’expérience et fournir un bac à sable illimité. Vous pouvez créer plusieurs mondes qui sont aléatoires, régler la difficulté des ennemis, y jouer jusqu’à quatre en coopération offline, et jusqu’à huit grâce au Xbox Live, rejoindre ceux de vos amis, et sans doute par la suite, en télécharger. Pour vous pousser à l’aventure et vous guider sur le début, les habituels succès sont au rendez-vous.

Minecraft: Xbox 360 Edition de Mojang et 4J Studios

Minecraft: Xbox 360 Edition n’a que peu de choses à envier à son grand frère sur PC. Si on y perd, pour le moment, les dernières améliorations du titre et la facilité d’installation de mods, on y gagne en confort et convivialité pour y jouer, surtout pour ceux qui n’ont pas l’habitude comme moi de jouer sur ordinateur. J’ai complètement accroché dès les premiers blocs minés, mais il est tout de même préférable de passer par la case démo avant de débourser la modique somme de 1600 MS Points pour acheter le titre, tant le gameplay peut être clivant. Moi, j’ai adoré, et si la démo vous convient, nul doute que vous ne tarderez pas à vous procurer le titre.


C’est Lundi, que lisez vous ? #45

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 21 mai 2012, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Malgré une semaine surtout faite de travaux et de peinture (le genre aplat sur les mur, pas le genre aquarelle à jupons) j’ai pris le train, ce qui a été l’occasion de terminer ma relecture de l’Intégrale Tome 2 du Trône de Fer. Et certaines scènes sont toujours aussi bonnes à la relecture. Je pense notamment à une scène qui avait définitivement fait de Jaime mon personnage préféré, qui est toujours aussi prenante et qui fait se réveiller la fangrill. La première scène je crois où son humour, son coté saligaud, et sa classe ultime sont vraiment mis en valeur. Enfin, on me dira que je ne suis pas objective je suppose.

L'Horloge Nucléaire, Doctor Who, de Oli SmithJ’ai aussi entamé une novélisation du Dr Who, L’horloge nucléaire de Smith Oli. Sachant que je ne regarde pas la série, ce choix peut vous surprendre, mais il faut dire que Tara que j’avais vu ce jour là me l’a filé pour que je découvre. Et effectivement j’ai découvert de quoi renforcer mes aprioris sur les novélisations de séries et ceux sur la série du Doctor Who en elle même. L’intrigue est simpliste mais pas dénuée d’intérêt, c’est surtout l’impression de lire en scénar simpliste ou une fanfic le problème : peu ou pas de pov, des phrases sujet-verbe-complément, du cabotinage à foison. On ne peut pas dire que j’ai accroché, mais par contre, ça se lit très vite. La moitié de mon trajet a suffit à m’enfiler les 192 premières pages des 230 que compte l’ouvrage.

dabYo

Nos rendez-vous ont tous été manqués la semaine dernière, puisque nous sommes en plein déménagement. L’occasion d’ailleurs de comprendre quel peut être l’intérêt de la lecture numérique quand vient le moment de mettre ses livres en cartons (on en a pas assez, d’ailleurs). Bref, j’ai tout de même profité de quelques pauses pour finir le premier tome de La Loi des Mages de Henry Lion Oldie, enfin. Vous pouvez en lire ma chronique puisqu’elle a déjà été publiée.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


HtH#13: Path To Vanir de Enslaved

Découvrons les groupes à l'affiche du Hellfest 2012

dabYo dans Actualité, Musique le 20 mai 2012, avec aucun commentaire

Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

Taake ne sera pas le seul groupe de Black à avoir le grand honneur de nous voir assister à leur prestation, les norvégiens d’Enslaved en seront aussi. Le Black Metal de la formation, qui a déjà plus de 20 ans d’activité, est lourd, lent, avec des relents par ci par là de Pagan voire de Folk, et des passages plus rapides, qui leur permettent de signer certains morceaux que j’apprécie beaucoup, et de se revendiquer du Viking Metal, mouais. Le chant, assuré par leur leader Grutle Kjellson, est souvent du Black classique parfois alterné avec une voix claire. Path To Vanir est extrait de leur 10ème album, Ruun, sorti en 2006.

Je lui préfère l’excellent titre très Pagan qu’est Havenless, mais qui n’a pas eu droit à un clip du même acabit, c’est à dire très… particulier. Le groupe n’est pas inconnu au bataillon, illman les a récemment vu au Confort Moderne, ayant plus qu’apprécié leur prestation, et nous les avions vu au Hellfest 2009. Sous la RockHard Tent, en début de soirée et avec une prestation qui dégageait une ambiance bien malsaine, ils avaient même réussi à mettre mal à l’aise Serafina.

Programmé le samedi soir à 22h30 sous la Temple, il y a de fortes chances que nous nous joignons à l’offensive des vikings. Juste à espérer que Guns fassent les divas et soient en retard, pour ne pas avoir à les laisser avant la fin.