Strange Angels est une série qui compte actuellement 5 tomes de Lili St. Crow, que vous connaîtrez peut être pour ses écrits Bit-Lit sous le nom de Lilith Saintcrow. Le premier tome, titré au nom de la série donc, est sorti en France juste avant les fêtes de fin d’années aux éditions Castelmore. Pour être honnête, la couverture ne me plaisait pas trop, un peu trop « ado », et le résumé officiel ne m’avait pas vraiment palpitée, mais j’avais eu de très bons retours de cette auteure. Elle officie cette fois dans le Young Adult. Synopsis.

Dru de Strange Angels de Lili St Crow

Dru sillonne les États-Unis avec son père. Ce dernier a une activité un peu spéciale, vu qu’il est chasseur de vampires. Le surnaturel est donc ancré depuis longtemps dans la vie de Dru, et elle n’est pas étonnée d’avoir des prémonitions, ou autres. Sauf que ce jour là, la prémonition dramatique se réalise et elle se retrouve seule. Enfin, pas vraiment, vu qu’elle embarque avec elle un camarade de classe rebelle et goth. Entre vampires, détresse, adolescence et lycanthropes, Dru va avoir fort à faire.

Je vais commencé par un point sur l’emballage. Le résumé ne correspond pas à la réalité du livre, et en prime spoile des éléments qui ne se passent pas avant le dernier quart du livre, vous pouvez carrément vous dispenser de le lire. De plus, la citation de Richelle  Mead sur la couverture parle d’une héroïne « sexy, mystérieuse et dangereuse« . Si elle est un peu mystérieuse, Dru n’est ni dangereuse, ni sexy. Surement pas sexy d’ailleurs, c’est juste une gosse de 15 ans totalement paumée. Peut être que cela change dans la suite.

Lili St Crow

Lili St Crow

D’ailleurs, le fait que Dru soit au final une fille comme les autres m’a bien plu. La couverture, bien qu’agréable à regarder, fait surtout penser à une Mary Sue, mais il n’en est rien. J’ai trouvé le traitement du personnage très réaliste et crédible. Je ne dirais pas que c’est un personnage vraiment marquant, mais elle est crédible, ce qui est un gros plus. Les autres personnages ne sont pas vraiment nombreux, mais je dois dire que j’aime beaucoup Graves, le goth trimballé malgré lui dans cette affaire.

Le surnaturel est très présent dans Strange Angels, et particulièrement dans la seconde partie du roman, où l’on va avoir beaucoup de termes peu ou pas expliqués : svetocha, djhampir, schola… Ca m’a rapidement fait penser à Vampire Academy que j’ai commencé, mais toujours pas avancé, je ne saurais donc pas me prononcer, mais je suppose que tout cela va être expliqué dans la suite.

En effet bien que cela soit le premier tome d’une série, on ne peut pas réellement dire que l’auteur prenne le temps de mettre l’univers en place. Non, on est balancé directement dans l’histoire, dans un monde qui semble établi, en tout cas pour Dru. C’est le personnage de Graves qui apprend en même temps que nous plus de choses sur ce monde, qui sert en quelque sorte d’excuses aux explications. Pour moi c’est un point plutôt positif, car au moins le rythme est élevé, sans trop de temps morts et du coup le roman se lit vite. On pourra quand même reprocher un nombre important de répétitions, notamment au niveau de ce que ressent Dru lors de ses pressentiments.

Strange Angels de Lili St CrowBien qu’orienté plutôt ado, le ton est assez adulte, et ne prend pas les gens pour des neuneu, on sent que Lili St Crow a l’habitude d’écrire pour adultes. De ce fait lire ce roman à l’age adulte n’est pas réellement un problème.

Au final, je dois dire que c’est une bonne découverte. L’univers de Strange Angels semble dense, les personnages sont plutôt sympathiques et on échappe à toute Mary Sue. Il est évidemment un peu tôt pour se prononcer sur l’ensemble de la série, mais ce premier tome augure du bon, et je lirais la suite, c’est certain.


C’est Lundi, que lisez vous ? #31

Serafina dans Actualités, Livres le 30 janvier 2012, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

Matricia de Charlotte BousquetFin de La Première Mort de Patrick Eris pour moi cette semaine, avec deux derniers chapitres plutôt bienvenus.

J’ai donc continué ce début d’année en commençant Matricia de Charlotte Bousquet aux éditions Mnémos. Il s’agit de la suite plus ou moins directe du Cytheriae de l’auteur française, un roman qui m’avait largement séduit il y a quelque temps déjà, grâce à son univers posé à l’ambiance si particulière. Il est pour l’instant trop tôt pour me prononcer, n’ayant lu que le premier chapitre, mais je suis content d’être revenu dans l’Archipel des Numinées !

Serafina

Comme prévu j’ai terminé le Sacrifice des Damnés, le tome 2 du cycle des Âmes Déchues de Stéphane Soutoul. J’ai adoré ce deuxième tome, et la fin me fait encore plus attendre le troisième ! Cela s’annonce très très bon, ma chronique sera publiée dans la semaine.

Ghost Stories aux éditions AsgardJ’ai ensuite entamé Ghost Stories, un recueil récemment paru aux éditions Asgard et servi par une superbe couverture. J’en suis au tiers, voir un peu plus et pour le moment je suis perplexe car seules deux nouvelles m’ont vraiment plu jusqu’à présent, celle de David Bry et Claude Bolduc. Les autres étant soit trop convenues, soit trop prévisibles à mon gout, j’attends cependant la suite avec impatience notamment pour celles de Lionel Davoust et Vanessa Terral, deux auteurs qui jusqu’à présent ne m’ont jamais déçue. On pourra reprocher aussi plusieurs petites coquilles malheureusement.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Mon premier article sur cette superbe nouvelle version sera donc un article de fangrill, pour vous faire partager le nouveau trailer de la saison 2 de Game of Thrones l’adaptation télévisuelle de la sage du Trône de Fer de George R. R. Martin, attendue pour début avril (le 1er, non, ce n’est pas une blague) sur HBO. On avait d’ores et déjà pu voir un teaser de 30 petites secondes, mais ce trailer nous met encore plus l’eau à la bouche si cela est possible.

L’occasion de découvrir Mélisandre entre autres et de retrouver nos personnages favoris (Jon notamment !). C’est dingue, mais rien qu’en moins d’une minute j’ai déjà envie de baffer Joffrey, pas vous ?


if is Dead lance sa version 3 !

dabYo dans if is Dead le 29 janvier 2012, avec 7 commentaires
if is Dead

Après des dizaines de mois de préparation, des sommes faramineuses de jours-hommes dépensées avec les plus grands graphistes, développeurs et ergonomes du monde, l’équipe d’if is Dead et moi même sommes fiers de vous dévoiler en exclusivité mondiale (forcément), la nouvelle version du webzine !

Hipster Ariel if is Dead V3

Le violet grisé qui nous caractérisait, et que nous étions les seuls à voir comme violet par ailleurs, a laissé sa place à un moderne-tendance-branché-in combo gris-rouge des plus recherchés. Bon, certes, entre le début de la création du design et son lancement on a largement eu le temps de constater à quel point nous avions été copié (mais jamais égalé), avec en vrac la nouvelle interface Gmail ou encore Gamekult et toute la galaxie CNet. Mais bon, c’est normal quand on a bon goût.

Bien sûr, comme ici on ne fait pas les choses a moitié, mais plutôt à 10%, nous n’avons pas testé sous Internet Explorer, ni sous Linux, et encore moins sur des navigateurs obsolètes comme Internet Explorer 6. Mais si vous avez l’âme d’un beta testeur, et que nous aider vous fait envie, n’hésitez pas à nous dire ce qui pourrait mal s’afficher. Après tout, on sait jamais, on pourrait le corriger.

Bon sinon, on serait ravi de savoir ce que vous en pensez, quand même. Bon surf !


Anachromie de Kells

Serafina dans Critiques, Musique le 27 janvier 2012, avec 1 commentaire
Critiques

Après deux premiers albums plutôt bons dans leur genre, classé dans un Neo-Metal à chanteuse aux cotés d’un Lacuna Coil ou d’un Evanescence, et une réputation scénique qui n’est plus à faire, Kells sort en ce début d’année un troisième opus. Avec une sublime pochette monochrome, c’est cette fois sous le label français Season of Mist, présage de qualité s’il en est. Alors que vaut donc Anachromie, disponible depuis le 20 Janvier ?

Photo Promo de Anachromie de Kells

Contrairement aux précédents, pas d’introduction dans cet album, on arrive directement sur Bleu, dont le premier couplet est murmuré. Une entrée directe dans le vif du sujet qui va bien symboliser le reste de l’album. Après avoir été dans un premier temps catalogué de Evanescence à la francaise, puis rangé dans le rang Metal à chanteuse, Kells semble au fur et a mesure réussir à se débarrasser de cette image, proposant un Metal oui, à chanteuse, oui, mais qui lorgne plus du coté d’Angela que de Simone. Le changement qui se voyait déjà dans les concerts du groupe, leur chanteuse n’hésitant pas à se jeter dans la foule par exemple, se ressent fortement à l’écoute.

Si Virginie chante toujours très bien avec sa voix claire, de sa manière si particulière (phrases découpées un peu bizarrement, mots étirés) elle n’hésite pas non plus à hurler sur plusieurs pistes, ce qu’elle avait déjà fait sur La Sphère du précédent album en duo avec, Candice d’Eths. Qu’on aime ou pas, je ne peux que saluer cette initiative qui diffère de la production actuelle française et qui montre que les femmes dans le Metal ne servent pas qu’à faire leur princesse. Personnellement, je dois avouer que si les passages gueulés m’ont surprise, je les trouve plutôt bien amenés et réussis. Les cris font « vrai », pas forcément parfait, mais ils sont crédibles, et efficaces.

Photo Promo de Anachromie de Kells

Musicalement, on est dans la lignée de Lueurs, la patte Kells en plus énervée, plus violente, alors que Lueurs était plus atmosphérique. Plus direct, plus sombre aussi, le groupe semble prendre le contre-pied de la tendance actuelle, à savoir l’adoucissement. Les orchestrations symphoniques se font de moins en moins présentes, et à vrai dire, ce n’est pas forcément un mal. La plupart des morceaux n’en ont juste pas besoin. Emmurés avec ses cordes et ses chœurs est d’ailleurs sans doute un des morceaux que j’apprécie le moins, la faute aux orchestrations pas forcément nécessaires. Cependant, les ambiances ne sont pas en reste : boites à musiques sur Bleu, ambiances horrifiques sur Le Manège Déchanté, ambiances arabisantes sur l’Illusion d’une Aire.

Cover Anachromie de KellsLe groupe chante toujours en français, les paroles sont plus compréhensibles que précédemment mais personnellement j’ai quand même besoin du livret pour savoir de quoi tout cela parle. A noter que l’album contient les versions anglaises de deux morceaux, destinés sans doute à percer sur le marché étranger.

Au final, je ne peut que saluer ce nouvel album qu’est Anachromie. On aimera ou pas l’orientation de Kells, mais on ne peut surement pas leur reprocher de s’être vendu au grand capital. Là où la plupart des groupes s’assagissent, le combo lyonnais a choisi de prendre le contrepied et c’est tant mieux. Le groupe tournera tout d’abord en première partie de Eths au printemps, et si ils passent ensuite en solo dans la région, j’irais les revoir avec plaisir.


L’Anthologie Officielle des Utopiales 2011 est exactement ce que son titre laisse entendre. Ce sont donc sept auteurs qui se sont réunis autour d’un même thème cette année encore sous la bannière d’ActuSF. Quelques noms très connus ornent la couverture, qui reprend l’affiche du festival de Greg Broadmore. Parmi eux je citerai James Morrow, Lucius Shepard ou encore Roland C. Wagner. Comme de coutume, pas de synopsis pour les recueils, alors zou, direct dans l’action pour voir si la lecture de ce bouquin vaut le coup (et ses 12 euros).

Utopiales 2011

Je parlais de thème dans l’introduction et déjà je le sentais mal. La thématique adoptée pour 2011 est la suivante: Histoire(s). Je ne pense pas qu’on aurait pu faire plus vague pour le coup et c’est pour ça que l’on se retrouve avec des nouvelles certes de qualité pour certaines mais qui n’ont pas de « cohérence » au sein du recueil. D’un autre coté ça permet de plaire à tous les goûts en tapant allègrement dans la Science-Fiction, l’Uchronie, le Fantastique et le fourre-tout, ce dernier permettant de caser tout ce qui n’est pas identifiable. Concernant les dates originelles de parution des nouvelles présentes ici, excepté celle de Shepard datant de 1987, elles sont toutes de 2010-2011, on essaye donc pas de nous refourguer du lu et relu.

Comme de coutume, un petit topo des nouvelles que j’ai trouvé les plus intéressantes.

Le train de la réalité (Fragment) de Roland C. Wagner

Cette nouvelle c’est un petit peu mon coup de cœur et mon coup de gueule du recueil. J’ai trouvé l’histoire vraiment intéressante et captivante mais la manière dont c’est écrit est vraiment déplaisante et éprouvante. Imaginez eul’ gars, qu’écrit comme ça, d’l’argot à l’écrit pendant 40 fichues pages. Ça a eu vite fait de m’agacer et j’avoue avoir eu un mal de chien à m’accrocher.

Je veux bien que le personnage qui raconte n’est pas une flèche en orthographe, mais ce n’était pas une raison pour me faire saigner les yeux. Bref, c’est une histoire de Rock’N’Roll que l’on suit ici, avec un groupe dans les années 60 qui va aller faire un tour en Algérie, faire tomber les clichés et nous dépayser.

K**l Me, I’m Famous de Eric Holstein

Alors que j’en ai entendu dire par certains que la présence d’un des cofondateurs d’ActuSF dans le recueil était déplacé, et je peux dire après lecture de sa nouvelle qu’il mérite largement sa place ici. On reste dans le milieu du rock en rajoutant un petit coté fantastique à l’affaire pour le déroulement d’une histoire sous les yeux du narrateur, critique de musique.

Dans la vingtaine de pages qui la composent, on cherchera à comprendre le fin mot de l’histoire, peut-être même qu’on trouvera des métaphore et des sens cachés là où il n’y en a pas. Une chose est sûre, la lecture de cette nouvelle a été agréable et est arrivée à point nommé derrière celle de Tim Powers, Lignes Parallèles, à laquelle je n’ai rien compris.

Salvador de Lucius Shepard

Bienvenue dans l’enfer vert du Salvador où l’on va suivre les trips hallucinés de soldats complément drogués. Voyage onirique sur le champ de bataille, on tâtonnera pour trouver la frontière entre le rêve et la réalité. Pas foncièrement axé sur l’action, cette nouvelle donne tout de même dans un rythme assez soutenu, nous faisant partager le périple de ces hommes et l’étincelle de leurs vies, fragiles comme leurs ampoules de drogues.

Anthologie Officielle des Utopiales 2011Je noterai aussi la nouvelle de David Calvo, Pragmata, qui aura eu le mérite de me faire marrer de par son histoire et la manière dont elle est  racontée, mais chut, je ne vous spoile pas. Les nouvelles restantes ne sont pas mal non plus même si j’ai trouvé celle de James Morrow plutôt longuette et peu rythmée, et celle de Powers incompréhensible.

Mine de rien au final on se retrouve avec un bouquin qui vaut le coup d’œil. Si je regrette le manque de cohérence de l’ensemble, il serait dommage de passer à coté de certaines des nouvelles contenues dans ce recueil. Je note donc que l’Anthologie des Utopiales est un bon plan, surtout que si vous l’achetez là-bas, il y a moyen de se la faire dédicacer par les auteurs, qui étaient tous là pour les Utopiales 2011 si je ne m’abuse.


My Heart is Broken de Evanescence

Serafina dans Actualité, Musique le 24 janvier 2012, avec 2 commentaires

Le groupe mené par Amy Lee vient de sortir le clip de leur deuxième single extrait de leur CD éponyme, Evanescence, sorti en septembre 2011. C’est My Heart is Broken qui a été choisi, morceau un peu plus calme que What You Want, je vous laisse découvrir le clip.



Personnellement, j’ai toujours beaucoup aimé les clips d’Evanescence, or celui ci, pas du tout. Les effets spéciaux avec la lumière apparaissent tellement gros et tellement cheap qu’ils me donnent plus envie de rire qu’autre chose… Accessoirement, je trouve le refrain surjoué et la robe jaune pas vraiment jolie. Par contre, j’apprécie beaucoup les passages au piano, avec la jolie fourrure verte (non ceci n’est pas ironique).

Non, vraiment les groupes de Metal devraient arrêter de mettre du fantastique dans leurs clips. Dommage pour Evanescence qui nous avait habitué à sacrément mieux. Décidément, entre ça et la sortie de Dark Adrenaline le nouveau Lacuna Coil, les fans de Metal à chanteuse pour ados darkinous ont de quoi se réjouir.

Et vous, appréciez vous ce clip ?


Dark Adrenaline de Lacuna Coil

Serafina dans Critiques, Musique le , avec 3 commentaires
Critiques

Lacuna Coil est un groupe italien actif depuis 1994, évoluant à l’origine dans une mélange de Gothic, Rock, et Metal fort sympathique. J’ai découvert le groupe il y a bientôt une dizaine d’année à l’occasion de la sortie de Comalie, qui reste à mon avis leur meilleur album, et que j’ai tellement écouté que je le connais par cœur. Un sans faute. Et puis. Et puis Karmacode. Et puis Swallow Life. Des albums calibrés pour percer sur le marché des États-Unis, pompant des riffs Neo Metal, perdant pour moi leur âme, suivant le même chemin discutable que Within Temptation. La sortie de Dark Adrenaline n’avait pas grand chose pour m’enthousiasmer à la base, mais les interviews parlant d’un retour aux sources m’ont attirée. Alors que vaut ce Dark Adrenaline ?

Dark Adrenaline de Lacuna Coil

Tout d’abord, la couverture est assez spéciale, avec son coté médical, on pense plus à un album de Neo pouvant potentiellement annoncer le pire. D’un autre côté, la couverture de Comalies était un tournesol et celle de Swallow Life une grenade… Il existe apparemment une couverture alternative, représentant une gamine en train de pleurer en noir et blanc, plus axée darkinou . Et la différence entre ces deux couvertures augure tout l’album.

Sans parler réellement de retour aux sources, on retrouve sur ce morceau un certain nombre d’éléments qui avaient fait ma joie au moment de Comalies et In a Reverie: des lignes de chants étirées, des passages mélodiques et un peu atmosphériques, notamment sur les refrains de Kill The Light et son « I don’t know what to do » qui font furieusement penser à la belle époque, et plus précisément à Self Deception. On notera aussi l’introduction et le pont de Give Me Something More, qui n’auraient pas dépareillé sur Comalies, le refrain lui, étant bien plus Neo.

Cristina Scabbia chante toujours aussi bien avec sa voix angélique, même si elle se tire plutôt bien des passages plutôt graves. On regrettera quand même que sa voix ait un petit coté nasillard sur Upside Down. Andrea Ferro qui lui donne comme d’habitude la réplique, est supportable sans être réellement génial. Il faut dire qu’il ne l’a jamais réellement été de toute manière, mais cela démarque tout de même Lacuna Coil des autres formations du genre.

Alternative Cover de Dark Adrenaline de Lacuna Coil

La supposée couverture alternative de Dark Adrenaline

Au cours des 42 minutes, on pourra cependant reprocher une certaine linéarité, sans trop de surprise. Car oui, malgré les 12 titres, l’album est plutôt court, les morceaux ne dépassant que rarement les 4 minutes, bien calibrés pour la radio, avec des constructions très linéaires. Alors oui les refrains sont catchy, les lignes de chant maitrisées, et ça rentre un peu rapidement dans la tête, mais malheureusement trop de morceaux sont sur le même moule. On notera cependant une jolie power ballad, la seule de l’album ou presque, dans End of Time, mignonne, mais 4 fois le même refrain en 3 minutes, c’est un peu trop malheureusement. Seule exception, le final de 5 minutes, ballade doomesque en hommage à Peter Steele de Type O Negative.

Cover de Dark Adrenaline de Lacuna CoilMais si on retrouve de nombreux passages qui rappellent les débuts du groupe, les années Neo Metal ne sont pas oubliées avec un ou deux titres qui auraient clairement pu faire partie des deux albums précédents, comme I Don’t Believe In Tomorrow. Upside Down avec les riffs classiques sans réelle originalité aussi, sans parler des reprises douteuses non plus avec ce que j’appellerais un massacre de Loosing My Religion de REM. Alors certes, le morceau est totalement retravaillé, mais il est loin d’égaler l’original.

Dans l’ensemble ce Dark Adrenaline est donc un pont entre Comalies et Karmacode, sans être totalement orienté Goth ni Neo, l’équilibre entre les deux périodes du groupe semble enfin être atteint. Comme si Lacuna Coil avait enfin considéré qu’il était possible de tenter le grand public sans perdre toute sa spécificité. Sans réellement être la révélation de l’année, cet album me convainc plus que les deux précédents. Si l’époque Comalies est belle et bien terminée, cet album est reste honorable, moins « vendu » et moins mauvais que les précédents et relativement agréable à l’écoute.


C’est Lundi, que lisez vous ? #30

Serafina dans Actualités, Livres le 23 janvier 2012, avec 11 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

Serafina

Strange Angels de Lili St CrowLa semaine dernière j’ai terminé Strange Angels de Lili St Crow. Si on omet que le résumé n’a que peu de rapport avec le réel contenu, c’est un roman Young Adult qui est très sympa. Je suis cependant partagée sur son univers, qui semble être très similaire à celui de Vampire Academy, que je n’ai pas lu. Cependant, cela se lit bien, le ton n’est pas trop « jeune » et les personnages sont sympas.

J’ai directement enchainé sur Le Sacrifice des Damnés, le tome 2 du cycle des Âmes Déchues de Stéphane Soutoul. On retrouve la qualité coutumière à l’auteur, le livre est très dynamique, bien plus que le tome 1 Le Mal en la Demeure, grâce à des alternances de point de vue très bien foutues, et le roman se dévore. Je pense le terminer dans la semaine.

dabYo

La Première Mort de Patrick Eris aux éditions LokomodoJ’ai donc continué et quasiment terminée ma lecture de La Première Mort de Patrick Eris aux éditions Lokomodo. Je dois avouer que je suis assez perplexe sur ce roman, on est vraiment loin des clichés du genre Polar. Comme je le disais, il y a certes des meurtres, etc, mais le roman est somme tout très posé. L’introspection du début continue, et finalement, le roman tient plus de l’expérience de vie que de la réelle histoire.

Non pas qu’il n’y en ait pas, bien au contraire, mais on s’attarde là plus sur l’histoire de notre héroïne, sa façon de vivre le meurtre d’un de ses proches par un criminel, que sur la résolution de l’enquête. C’est différent, et surprenant lorsqu’on s’attend à un roman de genre.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Opera Diabolicus est un projet d’Opera Metal centré autour de la Comtesse Bathory, personnage fascinant s’il en est. Et surtout ce projet regroupe du beau monde : Snowy Shaw, Mats Levèn entre autres. Une raison somme toute suffisante pour me faire attendre impatiemment de pouvoir mettre l’oreille sur l’album 1614, sortie prévu pour le 20 Janvier. Enfin, à l’heure ou cet article sera publié, cela sera sans doute déjà fait.

Pour ce premier titre aux relents très Doom, il faut l’avouer, on flirte avec le kitch et le cliché dans le clip. Musicalement, c’est sympathique et j’aime pas mal la voix de Sandra Hila qui interprête ici Bathory dont certaines lignes de chant me font penser à Dreams of Sanity. Snowy en King Mathias … fait du Snowy, mais moi j’adore. Malheureusement, les paroles sont un peu « cheap », le problème des albums à histoire sans doute…

Je suis vraiment impatiente de la sortie de l’album repoussée depuis si longtemps pour des problèmes financier (le groupe a changé de label, etc). Et vous connaissiez vous ? Charmés ?