Soleil Noir de Nicholas Goodrick-Clarke

Serafina dans Critiques, Livres le 14 septembre 2011, avec aucun commentaire
Critiques

Soleil Noir est un essai de Nicholas Goodrick-Clarke, professeur anglais spécialisé dans l’ésotérisme, publié en 2002 et traduit par les éditions Camion Noir. Avec une roue solaire sur fond noir en couverture, les initiés auront vite compris qu’il s’agit d’un livre s’intéressent au nazisme, et plus exactement aux cultes plus ou moins occultes y ayant été associés, souvent à postériori. C’est un sujet qu’il faut évoquer avec attention, et il est évident qu’il s’agit là d’une étude purement universitaire. Il arrive parfois que ces lectures soient tristement rattrapées par la réalité, et ce fut mon cas puisque les récents attentats d’Oslo ont eu lieu à ce moment là.

Soleil Noir de Goodrick-Clarke Nicholas

Dans un premier temps l’étude s’intéresse aux mouvements néo-nazis de par le monde et leurs caractéristiques propres. En effet, bien que ces groupuscules extrémistes puissent avoir des contacts, ils sont très différents suivant que l’on soit aux États-Unis, en Angleterre ou dans les pays nordiques. On peut y découvrir un historique de ces mouvements, leurs leaders, leurs discours, les divers faits notables et souvent violents (attentats, manifestations) et comment les gouvernement locaux les ont ou non tolérés. Il s’agit tout de même de résumés assez rapides, un chapitre par région géographique, et du coup, il y a énormément d’informations à assimiler en peu de pages. A ce niveau, il y a des livres qui s’y intéressent plus en détails, et qui permettent de mieux cerner ces groupuscules.

Vient ensuite la partie qui nous intéresse plus: les mythes occultes associés au nazisme. Il s’agit à la fois des mythologies occultes qui étaient là avant la montée du nazisme des années 30, et qui ont été plus ou moins réutilisées par la suite, ainsi que les mythologies apparues après la fin de la deuxième guerre mondiale. Ces doctrines occultes développent pour la plupart le mythe de la « supériorité aryenne », en y mêlant du pangermanisme et de l’ésotérisme. Les doctrines post-guerre développent aussi des excuses ou des raisons à la défaite de l’Allemagne nazie, quand cette défaite n’est carrément pas niée.

Il faut savoir que ces doctrines sont assez nombreuses, souvent assez disparates et incohérentes. On croisera donc la « société de Thulé » dont étaient membres un certain nombre de dignitaires nazis, des relents d’odinisme, la religion cathare, etc… Nicholas Goodrick-Clarke s’intéresse notamment aux doctrines développées dans la fin du XIXème siècle. Bien que très intéressants, il manque je pense une remise en situation (par rapport à l’époque, au colonialisme, etc) pour bien comprendre certains points, et notamment la fascination envers l’Inde. La lecture n’est donc pas forcément aisée pour un néophyte. Les mouvements sont nombreux, les personnalités aussi et je pense qu’un arbre généalogique des doctrines n’aurait pas été un luxe.

Soleil Noir de Goodrick-Clarke NicholasPour ce qui est des doctrines post-guerre, on y découvre des personnes voyant Hitler comme un « avatar », représentation de « Dieu » sur terre dans la mythologie indienne, mais aussi des croyances sur des bases militaires nazies en Antarctiques ou encore des ovnis lancés par des nazis.

Certaines doctrines sont clairement ancrées dans leur décennie (comme celle des ovnis par exemple) et du coup un peu surannées mais tout en restant intéressant à lire. Les doctrines plus modernes montrent l’évolution de la pensée néo-nazie et ses divers liens avec des mouvements païens comme l’Asatru.

Soleil Noir peut donc être vu comme un document catalogue, qui va permettre de comprendre certains mouvements extrémistes, ainsi que remettre les pendules à l’heure sur certaines « théories du complot » utilisées dans les œuvres cinématographiques et littéraires. En effet de nombreux livres « sensationnels » sont parus sur l’occultisme nazi, et ces derniers sont plus ou moins démontés par l’auteur, notamment pour leur ignorance crasse et leurs allégations mensongères.

Au final, cet essai de Nicholas Goodrick-Clarke est un livre intéressant qui permet notamment de faire la lumière sur les on-dits et autres rumeurs entourant la relation qu’entretenait le nazisme avec l’ésotérisme. J’aurais tendance à le recommander pour votre culture générale, mais je ne sais pas si c’est le plus abordable des écrits de l’auteur pour commencer. Son premier essai, Les racines occultes du Nazisme pourrait être un meilleur point de départ, on en reparlera sans doute ici.


Arata, Tome 1, de Yuu Watase

illman dans Critiques, Livres, Manga le 13 septembre 2011, avec 1 commentaire
Critiques

Arata de Yuu Watase est un manga publié par les éditions Kurokawa et traduit par Frédéric Malet. Sept tomes sont parus à ce jour en France pour une série qui se poursuit encore au Japon avec un douzième volume. L’auteur est surtout connue pour ses Shojos, tels Ayashi no Ceres ou encore Imadoki, mais il s’agit là d’un Shonen. Avant de donner mon avis, un petit détour par le synopsis pour se mettre en jambe.

Arata, tome 1, de Yuu Watase

Arata est le descendant d’un clan qui fournit au royaume des prétendantes au trône, qui doivent donc être de sexe féminin. Cette année c’est à ce clan de fournir une princesse et manque de bol, Arata est un mec. C’est déguisé en fille qu’il va quitter son village natale pour éviter que sa grand-mère ne soit coupable d’avoir falsifié son acte de naissance. Va s’ensuivre des galères pas possible pour lui avec changements d’univers à la clé.

J’avoue, le synopsis ne donne pas forcément envie, je dirais même que les deux premiers chapitres partent carrément mal. J’ai eu peur de me retrouver face à du cross-gender, un genre que j’abhorre particulièrement et qui n’a pas un grand intérêt à mes yeux. Heureusement pour moi ce n’était que passager et l’histoire remonte en intérêt lors de l’apparition d’un « second » Arata.

En parlant des personnages, ils sont tous dans le genre effacés et plutôt stupides. Je veux bien qu’on soit dans un Shonen, mais les deux Arata ne se ressemblent pas du tout alors il va falloir m’expliquer comment les autres personnages peuvent les confondre… Après je suis tombé sur des synopsis qui parlaient d’échanges d’esprit mais c’est hautement improbable vu la manière dont c’est décrit. Je dis ça parce que c’est un élément crucial de l’histoire et que ça tient par un bout de ficelle. Ça risque d’être compliqué à rattraper dans les tomes suivants…

J’ai trouvé la narration de ce premier tome d’Arata un poil fouillie, les transitions entre les deux monde se font un peu n’importe quand et de manière un peu trop abrupte à mon gout. Ça se lit mais l’ensemble, ça ne donne pas envie de s’accrocher pour suivre et pourtant il y en aurait besoin.

Arata, tome 1, de Yuu WatasePour le dessin, c’est du Yuu Watase et c’est dans la moyenne de ce qu’elle produit d’habitude. J’aime bien le trait des personnages, plutôt soigné, avec des costumes à la hauteur. Par contre les arrière-plan sont d’un vide désespérant. La couverture est plutôt sobre et jolie, sans casser des briques.

Bref vous l’aurez compris, je déconseille vivement cette nouvelle série de Yuu Watase, à la narration et intérêt beaucoup trop chaotiques et inégaux. Les habitués du genre seront déçus, et si vous voulez commencer un Shonen, oubliez Arata, il y a à mon avis des dizaines de meilleurs choix, Fairy Tail au hasard. J’espère juste que c’est une erreur de casting et pas une tentative de capitalisation sur le nom de l’auteur, plutôt réputée.


C’est Lundi, que lisez vous ? #17

Serafina dans Actualités, Livres le 12 septembre 2011, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

Le Secret des Masques, Coeur de Jade Tome 1, de Kristoff VallaJ’ai continué ma lecture du premier tome de la trilogie Coeur de Jade, Le Secret des Masques de Kristoff Valla. J’en ai lu près de 100 pages et je dois avouer que je suis de plus en plus perplexe. Le titre semble avoir les mêmes défauts que le premier tome d’Ellana de Pierre Bottero et j’avoue que cela me fait peur. Je n’arrive pas à être happé par ce monde où le vocabulaire et très dense et l’action tout autant. A voir.

A côté de ça, j’ai lu les deux premiers tomes de Zombillénium d’Arthur de Pins. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’une série de BD nous racontant les tribulations des employés vampires, zombies ou démons de Zombillénium, un parc d’attractions horrifique. C’est joli et surtout très drôle.

Enfin, j’ai continué l’essai Du paganisme à Nietzsche de Nicolas Walzer. J’ai enfin fini la sorte d’état de l’art, et vais pouvoir entrer dans le sujet. J’avoue avoir du mal avec le caractère universitaire du bouquin, avec une introduction qui est très dure à comprendre pour les profanes.

illman

La semaine dernière, j’ai lu Le destin des orphelins de Robert Buettner chez les éditions Eclipse, qui est la suite de Les Orphelins précédemment chroniqué ici. J’accroche totalement au style de l’auteur, ça se lit facilement et c’est excellent. J’ai aussi commencé Le Huitième Sortilège de Terry Pratchett sur la plage, je n’avais pas trop accroché au précédent mais je trouve celui-ci bien meilleur.

Serafina

Mordre le Bouclier de Justine NiogretJ’ai lu la semaine dernière Mordre le Bouclier de Justine Niogret. Le fait que je l’ai terminé en moins de cinq jours vous donne une idée d’à quel point j’ai apprécié la suite de son premier roman, Chien du Heaume. Il est différent de ce dernier, moins classique et plus introspectif, mais toujours aussi bien écrit.

J’ai donc commencé le sixième tome de Merry Gentry de Laurell K. Hamilton, dont j’ai lu une centaine de pages. Je suis assez contente car pour une fois l’histoire avance et il n’y a pas de scènes de cul. La série reprendrait-elle du poil de la bête ? Je l’espère.

J’ai aussi commencé Erzsebeth Bathory de Jacques Sirgent, un essai sur la célèbre comtesse publié aux éditions Camion Noir. L’essai se veut réaliste et évite de verser dans les raccourcis faciles. Pour le moment, j’en suis à la moitié, et j’aime beaucoup, mais je trouve que la première partie sur le sexisme à travers les ages a pris quand même beaucoup de place pour un sujet qui ne touche pas directement à la comtesse, bien que très intéressant.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Soeur Onden est le quatrième et avant dernier tome de La Fraternité du Panca, une série de Pierre Bordage qui oscille entre Space Opera et Fantasy. Nous suivons cette série en cours d’écriture par l’auteur français depuis 2008, et il faut dire qu’elle fait parti de nos préférées du moment. Frère Ewen nous avait directement conquis, Soeur Ynolde enchanté et Frère Kalkin confirmait qu’on était là face à une très bonne saga. La qualité est-elle toujours au rendez vous ? Se lasse-t’on de voyager dans la galaxie qui abritent les frères du Panca ? Synopsis. Sans aucun spoil, bien entendu.

Soeur Onden, La Fraternité du Panca Tome 4, de Pierre Bordage

Bent est un jeune garçon qui vit sur la planète Iox dans le système de Xantor. Comme tous les enfants de son âge, il est en pleine période de la Lust, trois années pendant lesquels la religion de sa planète l’autorisent à aller comme il veut, expérimenter et tester ses propres limites. Mais Bent ne partage pas réellement les mêmes préoccupations que les autres enfants de son âge, principalement s’accoupler dans la rue, notamment depuis qu’il a bravé l’interdit de sa religion: entrer dans le sanctuaire de Dilah et goûter au vertige du voyage dans le temps. Mais son activité n’est pas sans risque, à tout moment il risque de devenir un Spectrempre et d’errer continuellement dans l’espace temps, quand ce n’est pas simplement le risque d’être dévoré par les Orver.

Je dois avouer que dès que j’ai ouvert Soeur Onden, qui arbore sans doute la plus belle couverture de la série, j’ai tout de suite eu cette sensation agréable que l’on ressent lorsqu’on rentre enfin après un voyage trop long. Vous savez, cette impression de revenir enfin chez soi, et de s’apprêter à passer un très agréable moment, de lecture pour le coup. Pierre Bordage ne change pas ses habitudes, et ce quatrième tome s’axe sur la même structure: plusieurs « nouveaux » personnages que nous suivons par chapitres interposés, un destin qui leur est commun et de petits articles encyclopédiques en guise d’introduction à chaque changement de protagoniste. Une habitude qui nous donne un peu plus l’impression d’habiter les lieux, de faire partie de ce grand ensemble qu’est la galaxie des frères du Panca.

Les points forts de précédents tomes sont toujours là. Un univers faste, que l’on souhaite toujours découvrir un peu plus, surtout grâce à un style clair et agréable à lire, qui nous intéresse à ce que nous traversons. Comme d’habitude, le niveau est là du début à la fin, et on passe un agréable moment rien que pour ces éléments là. On va à nouveau découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux cultes, et de nouvelles populations. On pourrait s’en lasser au bout de quatre tomes, mais non, de ce côté là, il faut bien avouer que cela prend toujours. Et puis, ces articles encyclopédiques sont toujours aussi agréables.

La trame du scénario arrivant bientôt à son terme, le prochain tome étant le dernier, on en apprend aussi un peu plus sur ce qui motive le tout. La Fraternité du Panca était jusqu’alors restée bien discrète, et en découvrir un peu plus est une réelle jouissance. Le mystère, cultivé désormais depuis quatre tomes, reste presque entier, mais tout de même, on en a tout de même découvert quelques miettes. Cela peut sembler banal, et il faut avouer que ce n’est compréhensible que lorsqu’on est dedans, que l’on a goûté à cette série.

Soeur Onden, La Fraternité du Panca Tome 4, de Pierre BordageLe seul reproche que je pourrais faire à Soeur Onden, c’est que ce quatrième tome se contente d’être « juste » excellent. Mais voilà, les précédents l’étaient aussi, et ça fini par provoquer une sorte d’habitude au bout de quatre tomes. Les passages très deus ex machina sont toujours aussi forts, puissants et provoquent toujours autant l’admiration du lecteur, cette sensation que la vie est dotée d’un but, que les choses ne sont pas là que par le hasard, que le monde est Beau. Mais voilà, j’espère tout de même qu’il y en aura un peu plus pour le dénouement final, car j’ai peur d’éprouver une petite déception.

Mais cette dernière note ne change rien à mon avis: Soeur Onden est un excellent roman, bien au dessus de la mêlée. Après quatre tomes, La Fraternité du Panca est pour moi toujours une réussite, une série à la croisée de la Fantasy et du Space Opera qu’il vous faut lire. Pierre Bordage signe ici vraiment une grande saga, et je ne peux que vous inciter, voire exhorter, de la lire. Non, vraiment.


Silence, ça tourne ! #8

dabYo dans Actualités, Films le 8 septembre 2011, avec 3 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine, les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Burlesque

Burlesque avec Christina AguileraIci on aime bien les cabarets et tout ce qui les entoure, que ce soit la musique ou la mode. Bon, on aime un peu moins Christina Aguilera, mais un mal pour un bien, pourquoi pas ? Toujours est il que nous avons donc décidé de rattraper notre retard et de voir ce que donnait Burlesque, sorti l’année dernière et où la blondasse avait le beau rôle.

Mais il n’aura pas fallu plus de cinq minutes pour nous refroidir, et regretter d’y être pour encore 1 heure et demi. L’héroïne, tête à claques au possible, est l’incarnation même de la mary-sue, et ce n’est pas la suite du film va qui nous contredire. La demoiselle, par on ne sait quel miracle chante superbement, danse superbement, et retient le tout en quelques minutes. En plus, elle est super bonasse, se fait embaucher au bout de 10 minutes, et elle a la répartie qui défonce !

Les autres personnages ne sont pas en reste, bien parkés comme ils sont dans leur stéréotype. Le chevalier au grand cœur, la gérante qui est blessée et vis à travers son art, ou encore l’ex-diva vexée qu’on lui ait pris la place sous les projecteurs. Et au cas où on aurait pas compris, on a des passages bien explicites où ils nous balancent ce qu’ils ont sur le cœur.

Si les chorégraphies et la musiques sont sympathiques, le film manque profondément d’un scénario un poil plus travaillé, scénario où toutes les péripéties se finissent bien dans le meilleur des mondes. On aurait presque l’impression de voir la le croisement entre les bisounours et le cabaret. Comble de l’ironie, il n’y a même pas de sexe, alors que notre petite est courtisée par le bon et le méchant. On aurait au moins pu penser qu’elle tombe dans les bras du méchant…

Bref, à voir pour une tranche de rire jaune, et encore…

Band of Brothers: L’enfer du Pacifique

Fin de la diffusion de The Pacific sur France 2 dimanche dernier avec les trois derniers épisodes. Dur de constater au dixième épisode qu’en fait, on les avait déjà vu, tant cette série n’a pas réussi à me marquer.

Les scénaristes, aidés par une cruelle réalité il est vrai, ont beaucoup travaillé et œuvré à rendre ces derniers épisodes forts en évènements. La technique est une fois de plus irréprochable. Et pourtant, malgré des scènes qui devraient nous prendre aux tripes, ça n’a pas marché.

Certains passages étaient vraiment bien taillé pour provoquer des émotions. Et pourtant, et pourtant, je ne sais pas, il manque ce quelque chose…

Sinon, un peu de Mad Men, troisième saison, et le dernier True Blood, comme d’habitude. Et vous ?


Cowboys et Envahisseurs de Jon Favreau

dabYo dans Critiques, Films le 7 septembre 2011, avec 3 commentaires
Critiques

Je dois avouer que je ne sais pas trop comment commencer cette chronique de Cowboys et Envahisseurs. Réalisé par Jon Favreau à qui l’on doit par exemple Iron Man 2, ce blockbuster hollywoodien allie deux thématiques que nous aimons beaucoup ici, le Western tout d’abord, et les extra-terrestres et leur côté Science-Fiction ensuite. Avec un casting dans lequel on retrouve Harrison Ford, le film a à priori tout pour plaire. Mais peut on réellement allier deux thématiques aussi éloignées sans y laisser quelques plumes ? Synopsis.

Cowboys et Envahisseurs

Quand Jake se réveille, il est étendu dans le désert d’Arizona, blessé et il semble bien avoir perdu complètement la mémoire. En plus de ne même pas se souvenir de son nom, il n’a aucune idée du pourquoi de sa blessure, ni d’où peut bien sortir le bracelet incassable qui enserre son poignet gauche. S’est il évadé d’une prison ? Qu’importe, il rejoint le bled du coin où le fils de l’éleveur joue à l’enfant gâté et tyrannise les commerçants, abusant de la position de son père.

Bon, vous vous en doutez, si le titre du film parle d’envahisseurs, c’est bien parce que des aliens tout moches vont finir par pointer le bout de leur nez. Et que le bracelet de notre héros n’y est sans doute pas totalement étranger. Mélanger deux thématiques aussi éloignées, que ce soit par les époques purement historiques, ou par les genres au cinéma, n’est pas une chose aisée. Pour le réussir, il faut non seulement une bonne réalisation, de bons acteurs, mais surtout un scénario crédible.

Daniel Craig dans Cowboys et Envahisseurs

Je dois avouer que la réalisation générale de Cowboys et Envahisseurs est plutôt réussie. Les plans ne sont pas spécialement géniaux, mais corrects, et l’ambiance du far-ouest américain est vraiment bien retranscrite. Les premières scènes, très Western, sont réussites bien que modernes, les décors sont léchés. On allie quelque peu le côté statique d’antan à des scènes plus musclées. A ce background « historique » s’ajoute bien entendu les effets spéciaux, qui sont là encore, plutôt bien dosés. Il n’y a pas de cheap d’une manière générale, et l’effort a été fait pour que les aliens fassent crédibles. Je dois d’ailleurs dire qu’ils sont plutôt réussis, ces derniers étant agréablement repoussants et dégoutants.

Olivia Wilde dans Cowboys et Envahisseurs

Le défis était de taille: incarner deux clichés en même temps. Arriverez vous à les deviner avant d'avoir vu le film ?

Le côté authentique est plutôt bien renforcé par le jeu de Daniel Craig, qui fait très bien le baroudeur. Malheureusement, s’il rempli bien sa tâche, il faut bien avouer qu’il reste assez transparent comme acteur et qu’il ne marque pas en tant que héros, et encore moins en tant que « bad boy ». Harrison Ford avec qui il partage l’affiche nous fait du Harrison Ford, une sorte de vieux roc, personnage qui a gagné le respect à la force de ses bras. Mais là encore, c’est sans réelle étincelle. Il n’y a pas de faux pas, mais rien de transcendant. Sa meilleure scène étant son introduction, clin d’œil aux débuts des Indiana Jones qui ravira les fans. On termine le casting des acteurs principaux avec une Olivia Wilde qui incarne parfaitement son personnage… insipide à souhait. Sorte de mary-sue des Western qu’elle joue parfaitement et sans doute inconsciemment. Juste imbuvable. En fait, elle incarne en même temps dans ce film les deux types de filles insupportables qu’on retrouve dans les Western et dans les films de Science-Fiction. Un coup de maître.

Mais bon, peut on réellement lui reprocher un personnage aussi raté ? Car si tout semble correct sans réellement briller, c’est aussi parce que ce qui aurait du faire corps et transformer l’essai en bon film est complètement absent. Le scénario manque de punch, il est d’un classicisme exaspérant, aux rebondissements prévisibles comme pas deux. Du coup, même si cette petite invasion alienne est plutôt bien justifiée, avec un prétexte et un background plus ou moins crédibles, le tout en devient affreusement nanar-esque. Quel dommage, car peut être qu’un peu plus de folie aurait aidé et permis de réunir ces univers tellement différents. C’en est vraiment ridicule.

Cette impression est sans aucun doute renforcée par le côté très premier degré de Cowboys et Envahisseurs. Il n’y a aucun élément qui laisse penser qu’il y a plusieurs lectures des scènes, et certaines sont bien trop sérieuses pour ne pas prêter à rire devant un tel ridicule. La plupart des histoires en parallèle de l’invasion sont beaucoup trop pathétiques pour passer. Des scènes qui n’arriveront même pas à nous faire réellement rire, juste nous exaspérer.

Harrison Ford dans Cowboys et Envahisseurs

J'ai cherché des images drôles, mais j'en ai pas trouvé.

Au final, je suis très perplexe sur ce Cowboys et Envahisseurs. Le film est à la fois trop réussi et trop peu. Trop réussi pour être marrant et fun à regarder, mais trop classique pour ne pas être ennuyant à mourir. Avec ses presque deux heures de « spectacle », il faut vraiment s’accrocher pour ne pas avoir envie de passer à autre chose. Heureusement, le prix du ticket m’en a dissuadé.


Metal Adventures – Le Manuel des Joueurs est le livre de base nécessaire pour pouvoir se plonger dans une partie du jeu de rôles des éditions du Matagot, Metal Adventures. J’initie donc aujourd’hui une chronique d’un nouveau genre sur ifisDead. Ici point question de synopsis, c’est votre maître de jeu qui inventera l’histoire qu’il fera jouer à ses joueurs. Les non-initiés trouveront peut être l’idée saugrenue, voire même traitera les dits joueurs de grands enfants, ou pire, j’en ai déjà entendu, des saletés. Je vais commencer par un petit tour d’horizon de ce que vous trouverez dans ce premier bouquin de l’univers, écrit par Arnaud Cuidet.

Metal Adventures

Notre manuel se divise en plusieurs sous-parties, je les identifierai de la manière suivantes : l’univers, ou background, les règles et enfin le matos. Ces parties ne sont pas linéaires et sont regroupés en différents items dans le sommaire. Si les textes sont d’Arnaud Cuidet, l’ensemble est parsemé d’illustrations de différents collaborateurs, la plupart d’une très bonne qualité, ce qui rend l’ouvrage agréable à la lecture.

L’univers de Metal Adventures qui nous est dépeint dans sa présentation est, je cite, de « Science-Fiction baroque et décadent ». J’avoue avoir un peu eu peur avec cette accroche, rappelant un peu trop à mon goût  l’univers de Warhammer 40k. Heureusement le spectre de Dark Heresy et consorts s’est envolé par la suite. Les humains ont colonisé la galaxie, des empires se sont levés et effondrés, entraînant avec eux les technologies les plus avancées. 30000 ans se sont écoulés depuis le début d’un nouvel âge stellaire qui aura vu naître de nouveaux organismes politiques. Ces nations stellaires se disputent l’univers en quelque sorte, avec des zones franches, les Barrens. Des espaces sans foi ni loi pour la plupart qui sont un parfait vivier pour les pirates pleins de panache que vous incarnerez. Les nations stellaires ont droit à une double page avec la description de leurs principales planètes. L’univers est plutôt riche.

Metal Adventures - Le Manuel des Joueurs

Après cette présentation assez globale de l’univers suit un passage traitant plus particulièrement des pirates. Leur origine, les principales confréries, la planète Havana et le fameux code des pirates sont ici abordés.  La mise en page change donnant aux pages l’apparence de parchemin, parfaitement dans le ton.

Les règles sont trop touffus pour être décrites ici mais le principe de base est assez simple. Déjà, pas besoin de dés à 40 faces, des dés 6 suffisent. Sur les tests, on lance un nombre de dés égal à la valeur de sa caractéristique et des compétences associées au test, on applique les modificateurs adéquats et on lance le tout. Une réussite correspond à un 4 ou plus et le joueur doit avoir autant de réussite que le degré de difficulté le requiert. Plutôt simple donc pour les habitués, après, quelques règles supplémentaires enrichissent  (et compliquent) la chose. Le Metal Faktor en est une, c’est une sorte de réserves de 50 dés que les joueurs peuvent utiliser lors d’une action, violente, dangereuse, audacieuse. Lorsque les joueurs les utilisent, ils vont dans une seconde réserve que le MJ peut retourner contre eux. Si on omet le casse tête logistique d’avoir 50 dés pour les joueurs novices, je trouve le principe excellent, ce dernier pouvant rajouter un paquet de tensions pendant les passages d’actions.

Vient ensuite la partie concernant les personnages. Vous pourrez créer vos personnages, mutants ou non, suivant l’un des six archétypes proposés. Les mécanismes proposés ne laissent pas la place au hasard et sont beaucoup moins fastidieux que dans la plupart des autres jeux du commerce, un excellent point.

Metal Adventures - Le manuel des joueurs

Une fois tout ces parties passés, on se retrouve nez à nez avec les vaisseaux, leurs règles pour les combats spatiaux et les règles de combat au sol pour vos joueurs. Là un tableau synthétique des actions possibles aurait été bienvenue mais bon, on s’en tire quand même.

La suite regroupe tout l’équipement que vous pourrez rencontrer de bases, allant des marchandises aux armes, en passant par les véhicules et les vaisseaux spatiaux. Le tout est illustré pour permettre de se faire une meilleure idée du matos. C’est assez exhaustif pour se lancer à l’aventure, mais vous n’êtes limité que par votre imagination après tout.

Chaque début de chapitre est illustré par une vignette dépeignant le capitaine pirate le plus connue de l’univers, Stella Bell. L’illustration est accompagné d’un petit texte qui nous racontera une histoire qui colle la plupart du temps avec le contenu du chapitre à venir. Initiative sympathique. Les autres dessins qui parcourent le manuel sont pour la plupart superbes et contribuent à l’univers et son identité visuelle.

Metal Adventures - Le Manuel des Joueurs

Ce manuel à destination des joueurs est bien complet. Pour un MJ aguerri, il me parait bien suffisant pour se lancer. Au niveau de la gamme on retrouve le manuel du meneur, contenant bestiaire, règles et le premier scénario d’une campagne intitulée El Barco del Sol, le traditionnel écran de jeu est de la partie, les différents suppléments apportent leur lot de nouvelles règles et la suite de la campagne. La parution de ces suppléments est jusqu’alors assez régulière, ce qui démontre un suivi assez soutenu de la part des éditions du Matagot et de son auteur, une très bonne nouvelle pour les joueurs.

Nous reparlerons de Metal Adventures très bientôt, mai j’avoue éprouver une certaine impatience à plonger mes joueurs dans le rôle de flibustiers de l’espace. L’équipe ifisDead se donne rendez vous sur le pont, Paré à l’abordage !!


C’est Lundi, que lisez vous ? #16

Serafina dans Actualités, Livres le 5 septembre 2011, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

Ça y est, j’ai enfin terminé ma lecture de Qu’a-t-elle vu, la femme de Loth ? de Ioànna Bourazopoùlou. Je dois avouer que jusqu’à la dernière minute, je me demandais vraiment comment tout cela pouvait se terminer. J’avais peu que cela retombe tel un soufflet, et heureusement, on en est loin. Une fin très appréciable après cette longue descente en enfer.

Dragon de Glace de George R.R. MartinVu que j’avais une petite heure à tuer dans le train, j’ai décidé de lire Dragon de Glace de George R.R. Martin, récemment édité par les éditions ActuSF. J’avais apprécié ma lecture de Le Volcryn et notamment la qualité que nous offraient les éditions, avec une mise en page travaillée et une superbe couverture. Je dois avouer par contre avoir été surpris lorsque je me suis rendu compte qu’il s’agissait d’un recueil de nouvelles, et non d’un roman. Mais vous vous en doutez, Martin ne fait pas partie de mes auteurs préférés pour rien. J’y reviendrai dans ma chronique.

Enfin, j’ai commencé Le Secret des Masques de Kristoff Valla. Il s’agit du premier tome de sa trilogie Coeur de Jade aux éditions du Matagot, une série de romans se déroulant dans un monde asiatique imaginaire, à destination de la jeunesse. Son style est vraiment très agréable à lire, rapide et direct. Il présente quelques défauts que l’on retrouve dans la littérature jeunesse, mais sans être dérangeant pour autant. A voir avec la suite.

Serafina

Le Lamento des Ombres des enfants de WalpurgisPuisque la dernière adaptation de Conan ne passe de toute manière plus en salle, j’ai fait une pause dans la lecture de mon intégrale des nouvelles de Howard pour lire Le Lamento des Ombres, recueil de nouvelles Fantastique aux éditions du Chat Noir par le collectif des Enfants de Walpurgis. Vous vous souvenez peut être de ce collectif qui était derrière l’excellent recueil Sorcières et Sortilèges. Encore une fois, les huit nouvelles sont excellentes et toutes très variées avec de vrais et gros coups de cœur. J’ai hâte de vous en parler plus en détail mais je peux déjà vous conseiller d’y aller les yeux fermés.

J’ai aussi lu Ian Curtis & Joy Division : l’histoire d’une vie, la biographie du chanteur de Joy Division écrite par celle qui fut la femme de son leader, Deborah Curtis. La biographie est passionnante et le destin torturé de Curtis l’est tout autant. Une très bonne surprise donc pour cette biographie éditée par Camion Blanc et dont je n’attendais rien de spécial.

Cette semaine je commence un roman des éditions Mnémos, Mordre le Bouclier de Justine Niogret. Suite de Chien du Heaume que j’avais adoré et qui a remporté quelques prix depuis.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Après une première saison plutôt réussie, surtout sur la fin, nous avons tout de suite voulu refaire confiance à Matthew Weiner pour une seconde saison de sa série Mad Men. Il faut dire que cette dernière qui rappelons le, se passe dans le milieu publicitaire des années 60, était vraiment devenue addictive sur ses derniers épisodes. Mais la magie opère-t’elle toujours ? Que va bien pouvoir donner ces destins qui montrent un bouillonnement social sur le point d’exploser aux États-Unis ? Synopsis.

Mad Men, Saison 2, de Matthew Weiner

Don Draper est toujours directeur créatif de l’agence publicitaire Sterling Cooper, qui a pignon sur Madison Avenue à Manhattan, New York, dans les années 60. Par des évènements pas forcément heureux, il a pu monter dans la hiérarchie et fait désormais parti des associés. Ce qui ramène quelques responsabilités supplémentaires. Pete Campbell et Peggy Olson, nouveaux dans l’entreprise à la saison précédente ont réussi à la force des bras à commencer à s’y faire une place. Mais Peggy se heurte souvent au même problème: c’est une femme.

On l’avait pressenti à la fin de la première saison, les éléments avaient été soigneusement mis en place: cette deuxième saison de Mad Men compte bien attaquer la place de la femme dans la société des années 60. Au plutôt, si elle nous avait fait revivre leur place jusqu’à présent, c’est le début de la révolution que nous allons pouvoir suivre. Peu à peu, on sent que le sexisme ambiant ne pourra pas continuer, reste à voir comment le tout va exploser.

Sur ce point là, la série de Matthew Weiner a encore une fois un côté vraiment très intéressant. Je dois l’avouer, en tant que grand inculte, ce n’est pas une période que je connaissais en détails. Certes, je sais qu’il y a eu de grands mouvements féministes, mais nous autres qui avons toujours vécu avec ses résultats nous rendons moins compte du combat que cela a été. Il est vraiment intéressant de « revivre » ce passage. Alors certes, il s’agit d’un milieu particulier, d’une reconstitution biaisée, pas forcément historiquement complètement exacte. Il n’empêche, c’est un sacré atout.

Cast de Mad Men, Saison 2, de Matthew Weiner

Et cette seconde saison n’en manque pas. Contrairement à ses débuts difficile, cette fois Mad Men part tout de suite au quart de tour. Son scénario est bien ficelé et vraiment très prenant. Les personnages secondaires, quelque peu délaissés ne le sont plus, et on suit réellement leur évolution cette fois-ci. Si l’effet de surprise de l’environnement n’a plus lieu, la série peut compter en échange sur des personnages aux caractères bien différents, reconnaissables, crédibles ainsi qu’à une trame à rebondissements bien dosés.

Don Draper, notre héros, s’il partage quelque peu le fardeau et le porte moins sur ses seules épaules, reste égal à lui même: charismatique à souhait. Et là, Matthew Weiner décide de nous faire un petit cadeau, et nous offre quelques portes ouvertes sur son passé. Celui que nous désirions tant découvrir précédemment. Le cadeau est à la hauteur, et si on peut regretter de ne plus avoir à l’attendre pour la suite, on ne peut que constater que l’histoire est cohérente.

Le casting de cette seconde série n’a quasiment pas changé d’un poil. Et ses acteurs restent bon. Christina Hendricks, la secrétaire rousse et pulpeuse est un peu moins présente, laissant aux conquêtes de Don et à sa femme jouée par January Jones le soin d’obtenir les suffrages du public. Cette dernière s’en sort d’ailleurs très bien, et nous fournit une transition très bien jouée. Petite mention à John Slattery qui joue parfaitement on rôle.

Don et Betty Drapper dans Mad Men, Saison 2, de Matthew Weiner

Notons tout de même que le coffret DVD contient de nombreux documentaire non seulement sur l’habillage de l’époque, mais surtout sur la révolution sexuelle et l’égalité des droits pour les femmes.

Vous l’aurez compris, la Saison 2 de Mad Men est pour moi une réussite. Elle va plus loin que la première, et confirme que c’est une série à voir. Entre son côté addictif et ses bénéfices pour votre culture générale, je ne vois pas raison de la bouder et de ne pas y aller. Puisqu’on vous dit que c’est bien !


Silence, ça tourne ! #7

dabYo dans Actualités, Films le 1 septembre 2011, avec aucun commentaire
Actualités

Comme chaque semaine, les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être.

Cowboys et Envahisseurs

Daniel Craig dans Cowboys et EvahisseursIls ont osé: réunir deux univers qui n’avaient rien à voir et qui n’ont aucun réel lien. Et comme nous adorons le Western et les aliens, il fallait que l’on y aille. Il faut dire que le casting n’est pas dégueulasse, Serafina adore Harrison Ford, et que son réalisateur Jon Favreau à qui l’on doit entre autres Iron Man 2 fait en général assez bien son travail. Je veux dire, celui d’un réalisateur de blockbuster.

La chronique est déjà sur les rails, aussi, je ne vais pas vous spoiler sur mon verdict. Mais je vous conseille quand même d’attendre un peu avant d’y aller, au cas où.

Band of Brothers: L’enfer du Pacifique épisodes 3, 4, 5, 6 et 7

On vous en parlait déjà la semaine dernière, France 2 diffuse The Pacific, sous le nom un peu plus commercial Band of Brothers: L’enfer du Pacifique. On avait raté les épisodes 3 et 4, que nous avons donc rattrapé grâce à Pluzz puis enchainé avec trois nouveaux épisodes le samedi.

Que dire ? La  suite est telle qu’on s’en rappelait… Ou plutôt, telle qu’on l’avait oubliée. Ce n’est qu’en revoyant les épisodes qu’on a fini par remarquer qu’on avait déjà vu la série au moins jusqu’au septième épisode. Si ce n’est pas une preuve d’ô combien cette suite ne marque pas autant que Band of Brothers premier du nom…

Et pourtant, on retrouve tous les éléments qui marquent, des destins brisés, des jeunes défigurés par l’horreur qu’est la guerre. Est ce un problème de réalisation, de scénario, ou est ce parce que je suis blasé ou insensible à une guerre qui ne me concernait pas vraiment ? Je ne pense pas, j’ai été pris par Generation Kill, et ce n’était pas vraiment « notre » guerre non plus.

Mad Men s03e02 à s03e05

On continue notre avancée dans la série de Matthew Weiner avec cette troisième saison. Cette dernière comme prévu, parlera des droits de la population noire dans les années 60. Le sujet est vraiment subtilement amené grâce au travail de nos héros, la publicité. Ces épisodes me confortent dans l’idée que c’est vraiment un excellent moyen de se divertir en se cultivant. Sans aucun doute une des meilleures séries que j’ai vu à ce jour.

Sinon, ma chronique de la Saison 2 de Mad Men sera publiée demain.

True Blood s04e10

Non mais vraiment, cette fin d’épisode, c’était indispensable ?

Et c’est tout pour aujourd’hui. Vous regardez quoi, vous, en ce moment ?