Rose-Aimée est une série de romans Jeunesse en deux tome de Béatrice Bottet sortie aux éditions du Matagot. Le roman de 500 pages est servi par une fort jolie couverture de Rolland Barthélémy. Je ne connaissais jusqu’à présent ni l’auteur ni la maison d’édition donc je partais sans aprioris. Synopsis ?
- Année:2011
- Auteur:Bottet Béatrice
- Editeur:Editions du Matagot
- Genre:Jeunesse, Fantastique
- Illustrateur:Barthélémy Rolland
- ISBN:9782354501327
- Série:Rose-Aimée
- Titre:La belle qui porte malheur
- Tome:1

San Francisco, 1851 en pleine ruée vers l’or, Martial, marin français, rencontre un bien étrange vieil homme qui lui confie une mission. Retrouver sa nièce, chanteuse dans un cabaret, et surtout son manuscrit. Martial retourne donc en France et se rend à Paris, où il découvre le cabaret des 3 Anges Blancs et Fifi la chanteuse. Sauf que la belle n’est pas facile à approcher et on dit qu’elle porte malheur.
Tout d’abord, chapeau aux éditions du Matagot, car ils ont fait un très beau boulot sur ce roman : couverture en relief, entêtes de chapitres ornées et même dessins et croquis dans les annexes. Les pages sont épaisses et l’écriture assez grosse. C’est un très bel objet et vraiment agréable à lire.
Comme je disais, je partais sans aprioris, mais il faut bien dire que la deuxième partie du XIXème siècle fait clairement partie de mes périodes historiques préférées. Dans ce premier tome la plus grosse partie de l’action se passe à Paris, celui qui n’est pas encore Haussmanisé, assez sombre et fort pittoresque. J’ai trouvé que Béatrice Bottet réussissait particulièrement bien à retranscrire les ambiances. On entre très vite dans le roman et tout est très visuel.
J’ai aussi beaucoup aimé le solide socle historique du roman. En effet, on sent que l’auteur est calée dans le domaine et les annexes du livre apportant des précisions sur certains points historiques le montrent bien. Du coup c’est vraiment plaisant à lire et très réaliste. Le style est fluide et se lit bien.
Les relations entre les personnages, et comme vous vous en doutez, l’amour naissant entre Martial et Fifi sont brossées avec finesse et beaucoup de réalisme. Même si certains retournements sont « entendus », dans l’ensemble les personnages sont psychologiquement crédibles et il est assez facile de s’identifier à eux. C’est clairement une des grosses forces du livre, les héros sont des gens comme tout le monde avec leurs défauts et leurs qualités. On s’attache à eux, et on a du mal à les laisser à la fin de ce 1er tome.
L’intrigue met cependant un peu de temps à réellement démarrer, et certains événements étaient prévisible 150 pages avant qu’ils n’arrivent pour de vrai. L’auteur laisse des indices parfois un peu trop gros et c’est rageant de voir les personnages s’engager sur une mauvaise voie alors qu’on sait pertinemment que cela n’aboutira pas. Ceci dit, c’est un défaut fréquent dans les romans Jeunesse, je ne lui en tiendrais donc pas trop compte. A noter que malgré le titre, le Fantastique est assez peu présent, c’est par petites touches et très bien intégré, c’est donc lisible par tous, même si ce n’est pas votre genre de prédilection.
Au final j’ai vraiment été très agréablement surprise par cette lecture de La belle qui porte malheur. Je m’attendais à un bon bouquin, mais pas à ce point. Je ne saurais que vous le recommander. La deuxième partie de Rose-Aimée, Le Marin perdu dans la brume, est déjà sortie et je vais sans nul doute bientôt la lire.



Je n’ai pas réussi à quitter le
J’ai aussi fini 

Si
Après avoir été séduit par le
On vous en avait fait part pour la rediffusion de 
Les personnages sont plutôt réussis pour la taille du roman. Chacun a une personnalité qui lui propre, qui est souvent due à son rang. Mais il n’est pas dérangeant de voir que le général Vasteth est confiant dans ses capacités, avec la longue carrière qu’il a derrière lui. Ou que l’amiral de La Volonté du Dragon est bouffé d’orgueil, alors que les machinistes, au contraire, émettent plus de réserves et plus de peur puisqu’ils sont en première ligne. L’impression est la même pour l’autre côté, le conseiller du roi essayant de faire comprendre à l’envahisseur comme à des enfants, l’importance du Lâh, véritable philosophie du royaume. Cette philosophie est d’ailleurs au centre du livre et de la partie d’échecs car toute action réalisée durant le jeu est le reflet exact de la bataille. Les personnages influent sur son cours. Du coup la victoire revient seulement à remporter la partie. Cette diversité dans les personnages rend le tout crédible et ajoute un plus à l’histoire.

Enfin, les 120 dernières pages sont les clés énochiennes, des petits textes d’un paragraphe ou deux, mais entourées d’une page de présentation de 2 lignes et d’une traduction en énochien. Autant dire que c’est vite lu.
Je n’ai pas beaucoup avancé cette semaine, du fait d’un emploi du temps assez chargé.
Cependant, je tiens à mettre un gros bémol sur la traduction française de 



