Le Volcryn est une novella écrite par George R.R. Martin en 1980 et rééditée il y a peu par les éditions ActuSF avec une revisite de la traduction initiale de Odile Sabathé-Ricklin par Ayerdhal. Appréciant tout particulièrement les écrits de l’auteur, et avec sa superbe couverture de Lasth, ce titre de Science-Fiction me faisait envie depuis plusieurs mois. C’est avec un certain bonheur que j’ai profité du Read-A-Thon d’avril 2011 pour le lire. Synopsis.
- Année:2010
- Auteur:Martin George RR
- Editeur:ActuSF
- Genre:Science-Fiction
- Illustrateur:Lasth
- ISBN:9782917689219
- Titre:Le Volcryn
- Titre V.O.:Nightflyers
- Traducteur:Sabathé-Ricklin Odile

Les Volcryns sont des vaisseaux mythologiques dont la présence a été retrouvée dans la quasi totalité des coutumes humaines de la galaxie. Parfois, ils sont évoqués comme une bénédiction, alors que pour d’autres peuples, ils représentent l’annonce d’un grand malheur. Karoly d’Branin, scientifique et passionné par la découverte des Volcryns a réussi à obtenir les fonds nécessaire pour lancer une mission spatiale et aller à leur rencontre. Avec lui, huit autres scientifiques aux spécialités différentes, et un capitaine de vaisseau un peu particulier… Royd Eris.
Je n’en dirai pas plus de peur de vous spoiler. Il faut dire qu’il est très dur de parler de Le Volcryn sans évoquer l’histoire, le texte étant plutôt très court, 120 pages à tout casser, et son déroulement assez particulier. On pourrait penser qu’il va s’axer autour de la découverte des Vocyns et de cette rencontre avec une autre forme de vie. Pour être honnête, je ne m’étais pas renseigné sur le titre, et c’est ce dont j’étais persuadé. Un peu comme ce qu’on pouvait vivre en lisant une autre novella de l’auteur, Chansons pour Lya, que je ne peux que conseiller au passage. Et bien non, il n’en est rien.
Les Volcryns s’avèrent en effet être plus proche d’un prétexte pour mettre dix personnes dans un même vaisseau qu’autre chose. Ce n’est pas pour autant un mal, car le tout est amené d’une façon très habile de la part de l’auteur. Si la nouvelle a été adaptée au cinéma ce n’est pas pour rien, et si le genre du film était l’horreur, ça n’est pas dû au hasard non plus. George R.R. Martin va réussir à très vite faire monter la tension à bord de ce vaisseau grâce à des mécanismes bien utilisés et à certains personnages aux particularités intéressantes. En effet, outre notre fanatiques des Volcryns, on retrouve des spécialistes en informatique, ou encore en capacités psychiques. Et ces derniers vont très vite voir que quelque chose ne se passe pas comme il le faudrait.
L’ambiance du livre devient très vite inquiétante, on redoute à chaque page ce qu’il va bien pouvoir se passer. On a presque l’impression d’être avec les protagonistes, piégés entre quatre mur qui les protègent du vide intersidéral… Du moins, à priori. Avec une brochette de dix personnages et si peu de pages, vous vous doutez bien que l’on ne va pas spécialement s’accrocher aux personnages. Mais à vrai dire, cela importe peu. Ils ne sont pas caricaturaux et on va très vite réussir à tous les assimiler.
Si Le Volcryn n’est pas l’œuvre de George R.R. Martin qui m’aura le plus marqué, c’est sans aucun doute une lecture que je peux vous conseiller. Bien angoissant, claustrophobe à souhait, sa lecture vous ravira, avec de jolis twists tout au long de la découverte. Et franchement, pour 9€ et avec une édition aussi soignée de la part d’ActuSF, pourquoi se priver ?

De son côté, l’histoire ‘est assez basique, nouvelle oblige, mais plutôt bien menée. On s’intéresse notamment à une partie de la vie des loups garous qu’on n’avait pas vue dans 






Jack n’est d’ailleurs pas un personnage banal. C’est sans aucun doute un des personnages les plus charismatiques que l’on puisse rencontrer. Bien entendu, on l’aime parce qu’il est doué lorsqu’il s’agit de défendre son beef‘, mais aussi parce qu’il est humain, qu’il a des faiblesses, qu’il n’est pas le chevalier blanc sans défaut. Mais il n’est pas le seul à être intéressant, sa relation destructive avec Sara l’est tout autant, sinon encore plus géniale, et le personnage de Benedict Howards, le « reptile », est lui aussi réussi. Au final, il n’y a pas beaucoup plus de personnages, mais ils sont tous bien décrits, ils ont tous leur propre personnalité. Certes, il s’agit de stéréotypes, mais de stéréotypes transcendés.



Nuits d’Obsidienne à Montego Bay se déroule en Jamaïque, un couple y passe des vacances qui vont mal tourner. Cette nouvelle assez longue est totalement immergée dans la culture jamaïcaine, et la sorcellerie « traditionnelle ». Comme vous le savez c’est typiquement ce que j’adore. La sorcellerie est trop souvent délaissée au profit des vampires, et pourtant …
Bien que le mythe du vampire soit un mythe qui a été énormément exploité, l’auteur nous propose là d’excellentes surprises, avec des mélanges assez étonnants. Il n’y a pas a dire, le vampire reste un thème extrêmement vaste, et ces 14 nouvelles nous le prouvent.

On pourrait penser que tout ceci est dans le but de nous faire passer un message. Mais ce qui m’embête, c’est que je n’ai jamais réussi à comprendre si c’était vraiment le cas. Y a t’il réellement une morale quelconque à en retirer, ou autre chose de ce type ? Du moins, autre que le fait que la vie, ben c’est souvent un peu n’importe quoi.




