Sucker Punch est un film de Zack Snyder, sorti en mars 2011. Le réalisateur, à qui on doit notamment 300 et Watchmen, était attendu de pied ferme notamment par la sphère fane de jeux vidéo et comics, deux univers dont le film semblait clairement s’inspirer. Descendu par les critiques, avec des scores d’audience extrêmement faibles aux États-Unis pour sa semaine de sortie, nous nous attendions au pire lorsque nous nous sommes rendus au cinéma. Film incompris, ou véritable navet ? Synopsis.
- Année:2011
- Genre:Action, Drame
- Réalisateur:Snyder Zack
- Titre:Sucker Punch

Notre héroïne est une jeune fille d’une vingtaine d’année, enfermée dans un asile par son beau père soucieux de récupérer l’héritage suite à la mort de sa mère, celle ci ayant légué tous ses biens à ses filles. Moyennant une petite somme, l’arrangement avec un des médecins de l’hôpital était de lobotomiser la demoiselle le plus tôt possible. Sauf que Baby Doll ne l’entend pas de cette oreille et compte bien s’évader. Elle va alors se réfugier dans des mondes imaginaires où l’asile est un cabaret, et les filles des danseuses séquestrées.
En réalité le synopsis est plus compliqué à expliquer qu’il n’y paraît. En fait, on pourrait dire qu’il y a une certaine plongée dans la folie, avec des mondes imaginaires, dans lesquels l’héroïne peut à nouveau s’évader vers d’autres mondes imaginaires avant d’y revenir. Du Inception version Schizophrénie en somme. De ce fait, les mondes sont très différents, de l’asile typé années 50, au cabaret début XXème, à un monde imaginaire mélange de Science-Fiction, de mechas et de Steampunk. Visuellement, le film est une vrai claque quelque soit l’univers. L’image est léchée, les ambiances sont très bien retranscrites, les couleurs sont belles, tout est beau. Même les effet spéciaux s’intègrent plutôt pas mal.

Une bonne partie du film se déroule dans un cabaret... Et pourtant, aucune scène hot, ce qui est assez étonnant aujourd'hui.
Toute cette ambiance est renforcée par la musique, ultra présente dans le film, bien qu’un peu forte. Cette musique joue un rôle très important, car c’est elle qui permet de passer d’un monde à l’autre. Les scènes d’introduction sur Sweet Dreams ou de combat sur Army of Me sont ultra synchronisées. Contrairement à ce que j’avais pu dire à l’écoute de la Bande Originale de Sucker Punch lors de ma chronique, elle est en fait totalement adaptée. Les choix trip-hop sont justifiés, les combats sont loin de ceux d’un Iron Man et beaucoup plus mélancoliques. Enfin, même le morceau de rap est bien intégré et passe tout seul dans le film, une vraie réussite et un des moments les mieux réalisés d’ailleurs.
Comme je le pressentais, du combat, il y a en, et du spectaculaire. Snyder abuse toujours des ralentis mais moins que dans 300. Les ennemis sont variés, et sont pour le réalisateur un moyen de faire de nombreux clins d’œils aux mondes de l’imaginaire. L’idée de base étant que dans un monde imaginaire, tout est possible, vous vous doutez bien que les situations vont être assez folles. Comme débarquer au milieu d’un remake de la bataille du gouffre de Helm en hélicoptère, ou encore affronter des zombies nazi après être sorti des tranchées de 14-18, ou même d’affronter les robots de I-Robot. Difficile de croire à des coïncidences, tant les références sont évidentes. On nous en met plein la vue, avec des explosions, des cascades et des combats ultra chorégraphiés dans tous les sens, et un armement de premier choix pour nos héroïnes.

Qui y a t'il sous un casque de nazi mort régénéré par un savant fou ? Un orc venu du Mordor. Et ouais, fallait le savoir, merci le brainstorming !
Là dessus, Sucker Punch apparait clairement comme un délire de fan, ultra graphique et ultra léché. Il est important de souligner l’influence « Jeux Vidéo » tellement on a l’impression de voir la caricature des missions d’un Beat em all dans le « monde des combats » du film. Zack Snyder sort là une version digérée de pas mal d’influences, du visuel japanime, aux jeux vidéo en passant par du clip, et un coté Tarantino. Avec le même principe qu’un Inception et les mêmes délires qu’un Scott Pelgrim, tous trois montrent clairement que le jeu vidéo commence à faire son entrer dans les codes du cinéma.
Malgré tout ces délires, le scénario, bien que pas forcément très très recherché lorsqu’on lui soutire les scènes de combat, se tient et est somme toute logique et bien ficelé. Il en laissera plus d’un perplexe sur la fin, avec notamment un fil rouge assez discutable et peu intéressant, mais cela reste suffisant pour ne pas nuire au film. Les dialogues eux sont proche de l’inexistence, ce qui va permettre aux actrices de s’en sortir plutôt bien, sans jamais pour autant ressortir.

Hmm hmm...
Le côté délire de fan et actrices combattantes en mini-jupe, très japonais, pouvait d’ailleurs faire redouter la présence de fan-service à foison, d’autant que Sucker Punch avait une promotion où la plastique des actrices était plutôt mise en avant.
Et bien que neni, on restera dans le soft, à peine suggestif. Malgré les mini jupes et porte-jarretelles des héroïnes, que ce soit lors des combats où des phases du cabaret, le film n’est à aucun moment vulgaire et ne joue jamais sur le fan-service. Et ça, c’est bien, une très agréable surprise.
Le fait que j’adore les histoires se déroulant dans un asile psychiatrique joue probablement en la faveur du film de Zack Snyder. Mais ce thème ne suffit pas à faire d’un film un bon moment dans les salles obscures. Sucker Punch s’avère être une excellente surprise et fut un vrai moment de plaisir. Visuellement, ca envoie dans tous les sens, musicalement aussi, et le reste est tout à fait honorable. A voir donc, quoiqu’on vous en dise !







Un autre reproche que je ferais concerne la violence. J’ai rien contre ça dans les comics mais le niveau de gore atteint un niveau un peu too much. L’hémoglobine gicle par hectolitres et certains passages sont carrément dérangeants, avec notamment un arrachage de colonne vertébrale accompagné de la réplique « C’est comme réussir à tirer la nappe sous les couverts« . Le tout suivi de l’attache de ladite colonne autour du bassin du bourrin pour s’en faire un « pénis vertébral ». Ahem, âme sensible s’abstenir.



Au niveau du style d’écriture lui-même, Sans nouvelles de Gurb est donc présenté comme un journal de bord ; les phrases sont souvent courtes, assez incisives, la lecture est rapide et l’auteur ne se perd pas dans des descriptions à la Zola. Le narrateur est concis. Malgré tout, certains passages ne sont pas vraiment nécessaires et sonnent creux ; certaines réactions du narrateur ne collent pas vraiment avec sa personnalité extra-terrestre, on se demande un peu pourquoi il réagit ainsi, avant que le roman ne retrouve sa ligne directrice, quelques lignes plus bas. C’est assez dommage, ça nuit un peu au plaisir de lecture.
Je reste perplexe sur son utilisation dans le film, mais il est clair et net que cette reprise là aurait pu sauter. On notera aussi 

Frère Kalkin est peut être bien le meilleur tome de 

Le deuxième point se situe au niveau de la traduction d’
Ce qui avait réellement sauvé 



