Les Anges de l’Ombre est un recueil de nouvelles écrites par Malaïka Macumi. C’est aussi la dernière parution de la maison d’édition spécialisée dans le vampire , dont on vous a déjà beaucoup parlé, les Éditions du Petit Caveau. Comme d’habitude la couverture est fort jolie, on salut le travail de Alexandra V. Bach. La moitié des 13 nouvelles sont inédites, les autres étant parues dans des fanzines ou anthologies. Comme pour tout recueil, il n’y aura pas de synopsis.
- Année:2011
- Auteur:Macumi Malaïka
- Editeur:Éditions du Petit Caveau
- Genre:Fantastique
- Illustrateur:Bach Alexandra V.
- ISBN:9782953389296
- Titre:Les Anges de l'Ombre

Treize nouvelles sur le thème du vampire donc, on peut s’attendre à de la redondance, car c’est un exercice assez difficile, et pourtant il n’en sera rien. Malaïka Macumi explore le vampire sous de nombreuses formes, du Vlad transylvanien au vampire qui chatte sur Caramail, la palette est extrêmement étendue, et l’on ne peut qu’admirer cette versatilité. J’ai particulièrement apprécié le fait que les nouvelles se déroulent en des lieux et époques différentes. On passe de l’Italie à la révolution française, à la Bretagne actuelle et ce n’est pas tout. Car en plus de changer d’époque et de lieu, l’auteure montre aussi une grande diversité de styles.
On retrouve dans certaines nouvelles (notamment Le Dévoreur de Tête) un style extrêmement proche des nouvellistes du XIXème siècle, parfois ce sera un narrateur au bord de la folie, incertain de ce qu’il a vu comme dans un Lovecraft. Parfois, c’est un style qui s’approche beaucoup plus d’un Poppy Z. Brite par son coté cru (dans Delires Nocturnes). Malgré tout l’auteur semble être surtout influencée par la littérature du XIXème voir début XXème ainsi que par Anne Rice, une des nouvelles étant d’ailleurs dédiée à Lestat.
Les vampires de l’auteur partagent les caractéristiques classiques de ces créatures, des êtres nocturnes, se nourrissant de sang. Certains sont modernes, d’autres moins, certains sont plus ou moins réels, mais dans l’ensemble son mythe est cohérent. Voilà du vrai vampire, qui ne brille pas, en somme. On retrouvera le spleen d’un Lestat, le romantisme aussi et cette ambiance fantastique qui m’a toujours plus dans les livres de vampires de Carmilla à Entretien avec un Vampire. Si vous êtes des aficionados de cette époque, des vrais vampires, vous trouverez votre bonheur. Le style alterne entre le poétique, l’horreur pure, le roman épistolaire…
Malaïka Macumi réutilise aussi un bon nombre de légendes et de créatures fantastiques, que cela soit Frankenstein ou l’Ankou, cette légende bretonne particulièrement exploitée dans la nouvelle La Grand’Cherrée. L’auteur est en effet bretonne, et cela se sent. Et la mythologie bretonne étant particulièrement intéressante, la voir mêlée aux vampires est juste parfait et extrêmement prometteur.
C’est la première parution de Malaïka Macumi, et tout ce que je peux dire c’est que c’est une auteure à suivre, et de très près. Elle a tiré le meilleur de ses influences pour les mêler à sa propre culture, notamment le coté breton. Les nouvelles sont très diversifiées, contrairement à celles de Mélanie Fazi que j’avais lues juste avant. Si certaines sont assez contemplatives, la plupart ont de l’action et une douce atmosphère surannée. C’est une excellente découverte que je ne peux que vous recommander chaudement. Si vous aimez le Fantastique ou le vampire vous ne serez pas déçus du voyage.


On suit donc le jeune David au travers de sa quête initiatique pour retrouver sa mère et on se heurte comme lui aux faux semblants et à l’incarnation de nos terreurs primaires. Du grand méchant loup à la mort brutale et violente , tout y passe. Alors que ce livre commence comme un conte, il en désacralise tous les principes et renverse toutes les règles. Pas de happy end, pas de princesse sauvée, aucune règle morale et aucune façon d’échapper à sa peur si ce n’est en la combattant.

Revenons en à des sujets plus terre à terre. Apparemment il n’y a eu que 1000 copies de la version packagées en chemise A5, du coup je suis un peu sur le cul d’en avoir une. Venons en donc à cette fameuse édition. 

Bien entendu, il serait difficile d’imaginer cela possible sans le talent d’écriture de l’auteur, ainsi que de l’excellente qualité de la traduction signée 

Place à mon petit laïus sur l’édition, les 

Je ne m’aventurerais pas à comparer le film et son adaptation, n’ayant pas encore eu l’occasion de le voir en salle ou en DVD, mais après en avoir parlé avec un ami qui l’a vu, ce serait une adaptation assez fidèle au niveau de l’histoire. Concernant l’édition, on a droit à des pages couleur comme ça à l’air de devenir un peu la norme pour les tomes 1. 

Au final, la lecture n’est pas désagréable. Wollodrïn n’étant qu’en deux partie, cela veut dire qu’il est aisé d’avoir la collection, sans attendre trop longtemps (au rythme d’un tome par an, les BD souffrent souvent du problème d’attente).

Le style d’écriture des deux auteurs est cependant très correct, plutôt bon même, agréable à lire et n’est pas perdant pendant les scènes de combat, ce qui est un gros plus puisque le roman en regorge. Et c’est plutôt un point positif, car cela donne une très bonne dynamique au récit, dynamique accentuée par la présence de quelques flashback assez bien placés nous racontant un peu plus en détails le passé de tel ou tel personnage. N’ayant aucune idée de la teneur de la version originale, je dirai tout de même que la traduction de 

On note quand même deux ou trois nouvelles qui relèvent la donne et qui sont toutes situées à la fin: Le nœud cajun, Mardi gras et Fantômes d’épingle. Il y a là une vraie histoire, un poil d’horreur et des personnages simples. Le fait que les deux premières soient en Amérique, et narrées par des hommes doit jouer: l’auteur ne verse pas dans la « psychologie de comptoir ». Fantômes d’épingles est une nouvelle plus proche de l’horreur traditionnel, et montre clairement le potentiel de 

L’humour est présent et malgré les thèmes abordé, le roman reste léger. Bien que j’ai adoré le lire, je reste un peu sur ma faim concernant la 



