Premiers pas des éditions Eclipse

dabYo dans Actualités, Livres le 5 décembre 2010, avec 1 commentaire
Actualités

Vous ne l’avez peut être pas encore remarqué, et pourtant, un nouvel acteur a récemment fait ses premiers pas sur les étalages des librairies, rayon Fantasy et Science Fiction. Il s’agit des éditions Eclipse, nouveau visage du secteur sur lequel il faudra sans doute compter pour les prochaines années. C’est le deuxième lancement d’une maison depuis qu’if is Dead suit le secteur, après l’arrivée des éditions Orbit l’année dernière durant la même période, celle de la rentrée littéraire. Alors d’où viennent ces éditions Eclipse ?

Editions Eclipse

Tout comme Orbit, il s’agit en fait d’un label d’un autre éditeur, et non une maison complètement nouvelle. Cette fois, ce sont les éditions Bibliothèque Interdite qui en tirent les ficelles. Vous ne connaissez peut être pas cet éditeur, et pour cause, il est très spécialisé et ne publie quasiment que des romans sur l’univers Warhammer 40k. Autant dire que si les figurines et le jeu de rôle ne sont pas votre tasse de thé, il est très probable que vous ayez toujours fait abstraction de ces étagères lorsque vous déambuliez dans votre libraire. Et c’est plus ou moins ce que nous avons fait jusqu’à présent, sauf illman, mais bon, tout le monde ne peut pas être parfait.

Ceci étant dit, les éditions Eclipse sortent des livres dans un tout autre domaine, puisqu’il s’agit d’œuvres originales, traduites et dans des domaines bien plus diversifiés. Science Fiction, Fantasy, Horreur et Bit-Lit sont les principaux domaines, mais on retrouve aussi avec joie une catégorie Steampunk, celle qui a provoqué notre intérêt pour l’éditeur. C’est pour se démarquer de la maison mère qu’une nouvelle marque a été utilisée, car il était important que les nouveaux livres ne soient pas rangés avec ceux des univers. Les premiers ouvrages ont bien entendu fini par atterrir entre nos mains.

Livre des éditions Eclipse

Les romans des éditions Eclipse contiennent un marque page sur le rabat.

Les éditions Eclipse proposent un format très proche de celui des éditions l’Atalante, avec une couverture semi-cartonnée, des rabats de chaque côté, et un papier plutôt agréable au touché. Petite touche d’originalité, chaque livre est fourni avec un marque page à décoller du rabat de la fin. Cette petite attention est très sympathique, qu’on l’utilise pour lire, ou qu’on le garde pour la collection. Le design des bouquins est agréable, bien que déroutant notamment à cause de synopsis assez courts en quatrième de couverture. On voit qu’une attention particulière a été apportée au choix des polices de caractères, que ce soit pour la présentation externe ou pour la mise en page du texte.

Ceci dit, pour le moment, aucune piste d’un travail concernant la cohérence entre les différents livres de la collection. Les couleurs vont un peu dans tous les sens, et il n’y a pas d’élément caractéristique qui puisse rattacher chaque livre aux éditions Eclipse. Ce ne sont pas les seuls à avoir ce problème, l’Atalante le présente aussi depuis l’abandon de leur papier de couverture si particulier. C’est dommage, car côté Bragelonne ou encore Mnémos, le travail est là.

Livres des éditions Eclipse

Au programme, de gauche à droite, Boneshaker de Cherie Priest, Le Fléau des Morts de Z.A. Recht, Guerrière de Marie Brennan, Les Oprhelins de Robert Buettner et enfin, Dhampir de Barb & J.C. Hendee

La plus grosse inconnue reste cependant la qualité de la traduction. Car les livres de chez Bibliothèque Interdite avaient la fâcheuse tendance à receler de nombreuses coquilles de ce côté. L’éditeur nous promet qu’une attention toute particulière a été portée à la traduction, nous expliquant qu’il leur fallait trouver des traducteurs connaissant complètement l’univers Warhammer 40k jusqu’à présent, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Mais ça, de toute façon, nous vous le dirons avec nos premières chroniques.

Pour en savoir plus sur les éditions Eclipse, vous pouvez consulter la liste de leurs ouvrages, et leur blog mis régulièrement à jour avec quelques infos intéressantes. Et pour en savoir encore un peu plus, l’interview de Mathieu Saintout sur Elbakin.


Solomon Kane, l’intégrale, de Robert E. Howard

illman dans Critiques, Livres le 3 décembre 2010, avec aucun commentaire
Critiques

Solomon Kane est un recueil sorti en France regroupant toutes les nouvelles sur le-dit personnage écrites par Robert E. Howard. Il est sorti en 2008 aux éditions Bragelonne et est traduit par Patrice Louinet, spécialiste de l’auteur chez cet éditeur. Pour ceux qui ne connaîtraient pas Howard, c’est aussi l’auteur des nouvelles basées sur le personnage de Conan le Barbare et il est considéré par beaucoup comme le père de la fantasy moderne. Ce contemporain de Lovecraft, avec lequel il entretenait d’ailleurs une correspondance, a été majoritairement publié au sein du magazine Weird Tales, qui n’est pas inconnu des amateurs de Fantastique et où l’on retrouvait aussi Moore par exemple. Auteur tragiquement disparu, il a laissé derrière lui d’innombrables textes comptant parmi ses héros Solomon Kane, le puritain. Mais qui est ce personnage ?

Solomon Kane, l'intégrale, de Robert E. Howard

« Solomon Kane était un homme grand et maigre ; son visage pâle et ténébreux, ses yeux profonds et rêveurs étaient rendus encore plus sombres par le costume foncé et austère de Puritain qu’il aimait porter. » Solomon Kane est en quelque sorte un fanatique religieux, pour lui, il se doit d’être le bras vengeur de Dieu sur Terre. Heureusement pour nous, il n’est pas non plus aveuglé par cette pensée. Il va bourlinguer sur les routes du XVIème siècle pourfendant les gredins, rencontrant de puissantes magies ancestrales et mettant fin au mal qui court dans le cœur des homme vils. Il se retrouvera aussi face à des démons, des fantômes, des cannibales, des esclavagistes, s’insinuant dans leurs âmes comme la mort vengeresse. Le genre Sword and Sorcery sous l’un de ses meilleurs jours.

Les nouvelles suivent un fil chronologique, on sent une réelle progression, on est bien loin des passages du coq à l’âne de Conan. Les aventures de Solomon Kane se déroule principalement en Afrique. On sent une certaine fascination pour ce continent dans le récit des tribulations de notre puritain. Kane est raciste, ça peut choquer dans quelques passages mais il faut se remettre dans le contexte de l’auteur, à la fin des années 20, la vision de l’homme noir qu’a l’américain du fin fond de sa cambrousse n’est franchement pas reluisante. Des sauvages, des cannibales, etc… mais ici on sent aussi un progression du personnage, là où au début il les détestera de manière unanime, surtout à cause de leur absence de foi en son dieu, par la suite, Solomon Kane se liera d’amitié avec un vieux sorcier ju-ju, mettra sa vie en péril pour tenter de sauver une tribu entière.

Solomon Kane, l'intégrale, de Robert E. Howard

Les textes sont parsemés d'illustration de Gary Gianni

De plus à l’époque où l’histoire se passe, on est en plein esclavage, Solomon Kane révolté par ces pratiques abhorrées n’hésitera jamais à se jeter dans le feu de l’action dès lors qu’il se retrouve nez à nez avec des négriers. L’Afrique tient donc une place très importante dans les nouvelles, mais l’anglais fera quelques crochets par l’Europe. Il se frottera aux pirates et aux bandits de grands chemins de toutes sortes. Le passé sombre de Kane nous parvient par infimes bribes pendant ses passages, on enrage de ne pas en savoir plus.

Le style d’Howard est aussi fluide que pour Conan, l’action est rapide, les combats sont rapides et létaux même si on a un peu de mal à suivre parfois. On ne passe pas trois plombes en descriptions inutiles, les rares exceptions concerne les architectures quasi-cyclopéennes des cités perdus au fin fond de la jungle et autres temples dédiés aux divinités impies.

Solomon Kane, l'intégrale, de Robert E. HowardL’auteur a aussi laissé derrière lui de nombreux récits non terminés et des poèmes avec pour thème Solomon Kane. N’étant pas un fan de poèmes, je ne m’aventurerai pas à donner un avis. Quant aux récits inachevés et aux versions alternatives, c’est sympa pour les archives et pour le coté ultime de l’édition. Par contre, c’est carrément frustrant sur les nouvelles qui commencent bien et qui s’arrête comme ça, c’est comme le teaser d’un film génial qui ne sortira jamais. On saluera au passage le parti pris affiché de la collection de respecter le travail de l’auteur sans arrangement déplacé, et en respectant sur l’ensemble du recueil l’ordre de parution des nouvelles. Il contient d’ailleurs une quinzaine de textes qui sont parsemés d’illustrations de Gary Gianni.

Un bon personnage que nous livre ici Robert E. Howard. Il n’arrive certes pas à la cheville de Conan mais l’auteur de par son suicide n’a pas eu le temps de le développer plus avant. Si vous avez un choix à faire, je vous conseillerais néanmoins plutôt les trois intégrales de Conan, aussi chez Bragelonne. C’est l’un de mes auteurs préféré et je trouve le fait que Bragelonne en édite des intégrales absolument génial.

ary GIANNIGar

Pacte Sanglant, Vicki Nelson Tome 4, de Tanya Huff

Serafina dans Critiques, Livres le 1 décembre 2010, avec aucun commentaire
Critiques

Quand je disais que j’allais enchainer le tome 3 et 4 de Vicki Nelson, je ne mentais pas. Ce quatrième roman, titré Pacte Sanglant, est l’avant dernier de la série de Tanya Huff et honnêtement, la bonnasse en couverture ne le sert pas vraiment. Même après avoir lu les trois cents pages que comporte le roman, je ne comprends toujours pas l’intérêt d’avoir mis une fille en mini-jupe sur la couverture. Bref, c’est parti, synopsis ?

Pacte Sanglant, Vicki Nelson Tome 4, de Tanya Huff

Vicki râle souvent à propos de sa mère, qui l’appelle trop souvent, qui s’immisce dans sa vie privée, mais est dévastée lorsqu’elle apprend le décès soudain de cette dernière. Et comme si cela n’était pas assez compliqué, sa dépouille a été dérobée ! Notre héroïne va heureusement pouvoir compter sur l’aide de Mick et Henri pour mener à bien cette enquête qui s’annonce particulièrement douloureuse.

Pacte Sanglant est loin d’être le roman le plus gai de cette courte série qu’est Vicki Nelson. Jusqu’à présent, Tanya Huff nous avait habitué à un grand réalisme, notamment avec la maladie de Vicki, mais cette fois ci c’est sur la perte d’un être cher que l’auteur va se concentrer. Et ceci de manière réaliste et sans complaisance. Vicki a beau enquêter sur des loups-garou, cela ne l’immunise pas contre l’épreuve qu’est la mort. Et pour une fois, l’enquête n’est pas surnaturelle. Comme le dit Mike à un moment, cette enquête aurait pu être gérée par un commissariat normal.

Le réel point surnaturel ici est la présence de Henri le vampire. Et malheureusement, ce que je redoutais depuis quelques temps semble se produire, soit la non-utilisation complète des passés de nos personnages. En effet, par exemple, à un moment, Henri se rappelle les femmes qu’il a aimées, et une partie de son passé. Or le tout est traité en deux pages, et n’est absolument pas détaillé. Je sais que des histoires de vampire il y en a des tonnes, et je ne demande pas un niveau similaire à un Lestat le Vampire, mais tout de même, le passé du personnage n’est pas du tout assez exploité à mon sens. Il ne manque pas de potentiel, et pourtant… Il ne reste qu’un tome, j’ai du mal à me dire que ça va se finir comme ça… Nous verrons.

Pacte Sanglant, Vicki Nelson Tome 4, de Tanya Huff

L’intrigue en elle même est assez basique, mais traite de sujets forts et là encore bien loin des préoccupations habituelles de la Bit-Lit. Les personnages évoluent assez peu. D’un coté c’est bien, car du coup l’intrigue n’est pas que centrée sur les préoccupations au jour le jour de nos héros, mais on a un peu l’impression de suivre des personnages assez figés depuis le premier tome ! Peu ou pas d’évolution, ni dans le caractère, ni dans les relations … c’est dommage.

Pacte Sanglant, Vicki Nelson Tome 4, de Tanya HuffLe réel point marquant de ce quatrième tome, c’est sa fin. En effet, le final m’a pris totalement par surprise, je ne m’y attendais pas du tout et marque un réel tournant dans la série. A voir comment cela sera géré par la suite, mais j’en suis très curieuse. Le cinquième tome, Dette de Sang, risque d’être fort différent des précédents, en plus d’être le dernier.

Au final, Pacte Sanglant est dans la droite lignée du précédent tome, et rend encore plus incompréhensible la parution dans une collection connoté Harlequin. Les aventures de Vicki Nelson est et reste une série de policier Fantastique, bien menée, mais qui aurait probablement gagné à développer plus en profondeur ses personnages. Le dernier tome est d’ores et déjà sur mes étagères et devrait très bientôt passer entre mes mains.


 

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