L’Empire Ultime est le premier tome de la série Fils-des-Brumes de Brandon Sanderson. On retrouve cet ouvrage chez les éditions Orbit et ce depuis mars 2010. On m’a offert ce livre pour mon anniversaire, et d’après rumeurs de l’époque, il paraissait qu’il était vachement bien. Le gars qui me l’a filé m’affirmant au passage que c’était de la Science-Fiction, et il s’est bien gouré, puisque c’est de la Fantasy, de la bonne qui plus est. Un petit synopsis pour démarrer.

L'Empire Ultime, Fils-des-Brumes Tome 1, de Brandon Sanderson

Vin est une gamine des rues, abandonnée par son frère qui l’a conditionné à ne pas faire confiance, elle traîne ses guêtres avec une bande de voleurs skaa. Jusqu’au jour où elle va croiser le chemin de Kelsier, le légendaire voleur, survivant du plus horrible des bagnes. Il va la prendre sous son aile, lui faire découvrir ses pouvoirs et l’enrôler dans son plus gros coup, la chute de l’Empire Ultime.

La trame peut paraître simpliste mais il n’en est rien. L’auteur, et à fortiori la traductrice Mélanie Fazi, garde des mots simples, percutants pour appuyer l’histoire et nous plonger dans l’univers de l’Empire Ultime. Personnellement j’aime bien, il ne se cache pas derrière des artifices de style pour cacher la misère. Et il n’en a pas besoin vu la richesse de l’univers qu’il a su créer.

La société développée dans le livre comprend deux classes. Les skaas, ouvriers, main d’œuvre à la limite de l’esclavage, sont dominés par les nobles qui ne sont pas si différents d’eux, si ce n’est que certains peuvent utiliser l’allomancie. L’accouplement des deux classes est prohibé par le seigneur maitre, le dirigeant tyrannique de l’Empire Ultime, personnage mystérieux et homme à abattre. Et de ce coté là, c’est pas gagné, la description des skaa nous les présente comme des défaitistes, abattus par un millénaire de servitude et de répression sanglante. Petit détail, on fait la distinction entre les skaas des villes et les skaas des plantations, ce qui renforce encore le coté vermine que les nobles utilisent.

Brandon Sanderson

Brandon Sanderson

La magie dans ce roman a une place extrêmement importante, elle s’appelle l’allomancie et consiste à bruler des métaux à l’intérieur de son corps afin d’obtenir différents résultats. C’est cohérent, bien expliqué, ça apporte quelque chose à l’histoire et c’est original, bref une belle démonstration d’imagination de la part de Sanderson. L’auteur introduit chacun des chapitres du livre par des extraits d’un manuscrit qui a son importance dans l’histoire par la suite. Ces passages sont intéressants à lire, et pourtant, je suis plutôt du genre à sauter les fioritures d’habitude. Niveau rythme, l’action s’enchaine assez vite et l’écriture m’a provoqué une impression étrange, celle d’avoir lu un grand nombre de pages alors qu’en fait non. Dans un roman ennuyeux, ce serait un problème mais là, je ne sais pas, c’est juste jouissif.

Je fais un crochet du coté des personnages pour exprimer ma satisfaction quant à l’originalité dont certains font l’objet. Alors oui, il y a une prophétie, un élu mais ce n’est pas passé par la case aseptisation. Kelsier a une psychologie assez fouillée, à rechercher son équilibre entre l’être et le paraître, à dissimuler ses intentions. Mais c’est Vin qui tient le haut du pavé, une jeune fille de 16 ans qui a été maltraitée ça laisse forcément des traces dans son comportement, mais elle évolue plutôt vite dans sa nouvelle vie sans pour autant que cela paraisse incohérent. L’équipe d’utilisateurs de métaux qui les accompagne contient des personnalités fortes qui ne font pas tapisserie. Coté antagonisme, on est aussi bien servi avec certains nobles, notamment le seigneur maître et les inquisiteurs. Ces créatures cauchemardesques mettent bien la pression à nos héros, ce qui les empêche de foncer dans le tas et les oblige à se servir de leur tête. Bref une galerie de personnages à la hauteur de l’histoire, qui n’en font ni trop, ni pas assez.

L'Empire Ultime, Fils-des-Brumes Tome 1, de Brandon SandersonA cela il faut rajouter une couverture de Chris McGrath qui est de toute beauté (et ne spoile rien, ce qui est quand même bien) ainsi qu’une édition de bonne qualité avec un papier à la hauteur, merci Orbit.

Je ne peux donc que vous conseiller ce livre, il saura vous séduire par son efficacité et son histoire beaucoup plus compliquée qu’il n’y paraît. Entre histoire de casse, Fantasy et luttes des classes, un roman à lire mention coup de coeur du illman.

Vivement le mois d’octobre pour profiter du deuxième tome de cette trilogie qui est intitulé Le Puits de l’Ascension.


Rappelez vous, il y a quelques semaines, je vous parlais du premier tome de Merry Gentry, la seconde série de Bit Lit de Laurell K. Hamilton, la mère d’Anita Blake. Peu convaincue par ce que j’avais lu, comme le tome 2 était déjà en ma possession, j’avais directement enchaîné avant même d’écrire ma chronique. Et pour cause, si je ne m’y étais pas remis directement, je n’y serai probablement jamais revenue. La Caresse de l’Aube, deuxième tome de la série, a-t’il réussi à me faire changer d’avis sur Merry Gentry ? Synopsis.

La Caresse de l’Aube, Merry Gentry Tome 2, de Laurell K. Hamilton

De retour à Los Angeles après les aventures du premier tome, la princesse Merry est contactée par la reine d’Hollywood, Maeve Reed, qui a une mission très spéciale à lui confier. En même temps, les intrigues politiques à la cours des feys vont bon train, et Merry va devoir faire face à de vieux démons (au sens propre du terme) tout en gérant sa vie privée, tout une épreuve donc.

Bon, alors le bon point de ce tome, c’est qu’on est un peu plus plongés dans l’univers des fey, très bon et intéressant au passage. Notamment, au niveau de tout ce qui est intrigue de cours. En effet, Merry appartenant aux Seelies et aux Unseelies, elle a comme qui dirait « le cul entre deux chaises ». C’est un genre que j’affectionne généralement. Le problème c’est qu’ici les intrigues politiques sont à milles lieues de ce que j’ai pu lire par le passé, avec par exemple un Trône de Fer. Ce n’est certes pas du tout le même genre, ni le même public, mais il est dur de ne pas être un poil déçu. Déjà tout tourne autour du cul, le but étant généralement de forcer Merry à coucher avec untel ou untel. Ensuite, l’envergure des intrigues est dérisoire. Elles sont faciles à percer au grand jour.

Bien que Merry ait un harem conséquent, ses beaux gardes sont relativement peu développés au niveau du caractère, de la personnalité du personnage. Par contre, au niveau du physique et de la garde robe, ça y va et on ne ratera pas un seul changement de chaussette, je vous rassure… Cette absence de relief ne contribue réellement pas à entrer dans le bain. Avec de bons personnages, il serait envisageable de s’attacher à eux et donc à la série Merry Gentry. Je vous rappelle que je lis la Communauté du Sud de Charlaine Harris juste parce qu’il y a Eric dedans.

La Caresse de l’Aube, Merry Gentry Tome 2, de Laurell K. Hamilton

Maeve est un personnage très intéressant mais malheureusement sous-exploité. En effet, sur les cinq cents pages que compte le bouquin, il y a de l’histoire dans les cent premières et dans les cent dernières, et encore, je suis gentille. Grosso modo, on se retrouve avec un vide intersidéral pendant tout le corps du bouquin, soit près de trois cents pages. Alors oui, on a de la pseudo intrigue, mais ça ne rend pas les choses intéressantes pour autant. Les scènes de sexe sont relativement soft, aucun détail réel, exit les scènes exotiques du premier tome, mais tout le temps évoquées, et tout tourne autour. Merry ne pense qu’à ça ou presque. Bref, au final, il ne se passe pas grand chose et sur la trame principale, les choses n’ont pas avancé.

La Caresse de l’Aube, Merry Gentry Tome 2, de Laurell K. HamiltonTout comme dans sa série Anita Blake, l’auteur a choisi un mécanisme plutôt banal: Merry gagne des pouvoirs à chaque tome. C’est assez prévisible et du coup, vachement superflu. On sait qu’aux dernières pages, un nouveau pouvoir va se révéler et lui permettre de vaincre. Bonjour le suspens.

Bref, un roman assez décevant. Pourtant, il y a de bonnes bases et un monde fey passionnant. Les origines de Merry, notamment son rapport avec les déesses païennes, sont intéressantes et mériteraient d’être exploitées. Je ne sais pas si c’est le cas dans les tomes suivants que j’hésite à lire du coup. Contrairement à certains livres qui m’ont déçu, j’ai tout de même envie de lire la suite. Non pas pour savoir si oui ou non Merry réussira a régner mais pour l’univers vraiment bien fait.


 

Vous le savez, ici on aime beaucoup les séries américaines. Et on vous en parle régulièrement. Et évidemment, c’est encore mieux quand elles passent à la télé française.  Parmi les chaines proposant de bonnes séries, il y’a Canal+ qui a popularisé pas mal de séries, notamment 24h Chrono que je ne vous présente plus.

La série en question s’est arrêtée cette année aux US, et donc Canal diffuse à la rentrée cette ultime saison. Afin de dire Au Revoir à Jack, la chaine vous invite à voter pour le cadeau de départ que vous souhaiteriez offrir à Jack. Ca se déroule par la : www.facebook.com/canalplusseries. Une montre ? De la tisane ? Bref, vous pouvez voter, et ce vote vous permettra de participer à un concours pour gagner un iPad, une Xbox ou encore l’intégrale de 24.

Cependant, y’a pas que 24 dans la vie, un petit coup d’œil aux séries de la rentrée sur Canal, dont on parlera très bientôt ici !

-The Pacific, une série de guerre. Digne frère de Band of Brother, ce coup ci, on se concentre sur la guerre du Pacifique. Période moins connue que le débarquement. Comme pour Band of Brothers, le traitement est superbe, c’est sans complaisance et sans glorification de la guerre. Un gros coup de cœur pour le générique absolument fabuleux.

-Mad Men, une série très spéciale. Le quotidien d’un cabinet de publicitaires dans l’Amérique des années 50. Ici on est très partagé, car il ne se passe pour le moment presque rien (on est à la première saison), mais l’univers est tellement passionnant… Le whisky coule à flots, tout le monde clope même les femmes enceintes, et les jupes froufroutent.

Deux séries qu’on vous conseille sincèrement. Et on en reparle bientôt.

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