Bien avant qu’un certain James Cameron ne fasse un film du même nom, Avatar désignait une série animée américaine que l’on a pu découvrir sur TF1 à partir d’août 2005. C’est cette série, dont le titre complet est en fait Avatar: Le Dernier Maître de l’Air, qui vient tout juste d’être adaptée au cinéma par M. Night Shyamalan. Sans doute afin de ne pas porter à confusion, le film est simplement sorti sous le titre Le Dernier Maître de l’Air. Synopsis, voulez vous.
- Genre:Aventure
- Année:2010
- Titre:Le Dernier Maître de l'Air
- Série:Avatar: Le Dernier Maître de l'Air
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Quatre nations peuplent le monde : celle de l’air, de la terre, de l’eau et du feu. L’équilibre est sensé régner entre ces quatre pouvoirs mais ce n’est plus le cas depuis la disparition un siècle plutôt de la nouvelle réincarnation de l’Avatar, personnage capable de maîtriser les quatre éléments. En effet la nation du feu exerce depuis son emprise sur les deux autres nations restantes, celle de l’air ayant été annihilée pour détruire le nouvel Avatar. Un jeune garçon de 12 ans, Aang, est retrouvé avec son bison volant dans un immense iceberg du pôle Sud par deux adolescents : Katara et son frère Sokka. Il s’avère rapidement qu’étant le dernier maître de l’air, Aang est l’Avatar que cherche à détruire la nation du feu. Commence alors une quête pour les trois enfants qui permettra à Aang de maîtriser les quatre éléments et de rétablir l’équilibre.
Avant d’entrer dans le vif du sujet, parlons brièvement de la série Avatar. Créée par les américains Michael Dante DiMartino et Bryan Konietzko, elle est souvent présentée à tort comme un dessin animé exclusivement américain rivalisant avec les animés japonais. Cependant, il faut tout de même rappeler que l’animation de cette série est prise en charge par un studio coréen. La série se présente en trois livres d’une vingtaine d’épisodes. Le film qui vient tout juste de sortir ne concerne que le premier livre de la série.
Côté scénario, rien de bien transcendant, on a des adolescents menant une quête de pouvoir dans un monde dominé par les principes du Ying et du Yang. Mais d’entrée je vous annonce la couleur : ce film (vu en 3D pour le coup) est la pire chose que j’ai eu l’occasion de voir au cinéma, et ce alors que je suis quand même allée voir les adaptations de Twilight et de Harry Potter ! J’ai failli sortir de la salle, ce qui ne m’avait encore jamais traversé l’esprit pendant une séance. Je me suis bien entendu poser la question habituelle, « aurais-je pu apprécier le film si je ne connaissais pas la série », mais à priori non. Enfin comparons rapidement les deux formats.
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L’univers présenté par la série est donc fondé sur les quatre éléments et repose sur des principes d’équilibre. Les références les plus évidentes sont chinoises mais d’une manière générale toutes asiatiques : écrits, architecture, philosophie, technique de combat et costumes. Chaque peuple possède ses caractéristiques, sa culture, sa mentalité. Ainsi, on se retrouve par exemple avec une nation du Feu dont le peuple est très discipliné, qui récompense le courage et la force, et que l’on voit surtout au travers de ses armées. Série pour enfant oblige, ce sont eux qui vont jouer le rôle des méchants. Face à eux, on retrouve trois autres peuples, tout aussi typés, et très connotés gentils.
Bien entendu, ce côté très typé des peuples est conservé dans sa version cinématographique. Cependant, là où le bât blesse, c’est qu’on peut tout de même se poser des questions sur d’éventuels sous entendus raciaux. Les méchants qui ne connaissent pas le mot diplomatie sont tous incarnés par des arabes, ou alors des hindous, tandis que, bizarrement, les gentils sont tous américains. On pourrait argumenter sur le fait que le peuple arabe vit dans des pays chauds, mais alors pourquoi les gentils qui dans la série ressembleraient plus à des esquimaux sont devenus blonds aux yeux bleus ? J’exagère à peine.
Noah Ringer, est dans la série un jeune garçon de 12 ans qui passe son temps à rire, s’amuser et qui a fuit son rôle d’Avatar par peur des responsabilités, normal c’est un enfant. Ici il semblerait que l’acteur choisi pour le rôle ait un problème avec le fait de sourire. Il est juste chiant à mourir. La psychologie de son personnage est inexistante « quoi, j’ai fui il y a 100 ans les responsabilités dans un monde en paix mais maintenant je dois me battre car c’est la guerre ? … ok ». Katara, jouée par Nicola Peltz, maître de l’eau sans formation, est un personnage agaçant dans la série mais auquel on s’attache. L’actrice choisie me va, puisqu’ils sont tous devenus américains, mais alors le personnage… Fade au possible, elle n’a juste aucun trait intéressant ou un tant soit peu fouillé. Enfin Sokka joué par Jackson Rathbone est l’élément comique du groupe dans la série mais n’a ici juste aucun intérêt. Il fallait trois personnages donc il est là, mais sinon, ce serait pareil.
Alors que la série a pris soin de fouiller le caractère de chaque personnage, leur réservant parfois des épisodes et évitant les raccourcis faciles (non les méchants ne sont pas juste méchants pour le plaisir, ils ont une bonne raison de l’être), le film se contente de très peu… De plus, niveau jeu d’acteur, tout est mauvais. C’est dit je n’aurais plus besoin de le répéter. Des personnages importants sont passés à la trappe et d’autres ont juste un rôle figuratif, je pense notamment au singe Momo ou au bison volant Appa que l’on entraperçoit de temps en temps, histoire de dire qu’ils étaient bien présents.
Bon on va me répondre que c’est une adaptation librement inspirée et tout ça, m’enfin ça n’excuse pas tout le reste. L’histoire qui se tient parfaitement dans la série souffre dans le film de raccourcis multiples rendant les choses incohérentes. Cela se voudrait pourtant parfaitement enchaîné grâce à l’usage d’une voix off pour résumer les morceaux manquants. Sauf que ça ne prends pas, on a juste l’impression d’avoir des scènes qui s’enchaînent comme si on manquait la moitié des épisodes d’une série, et qu’on essayait de la reprendre en cours. Bon ok, ça marche pour les Feux de l’Amour mais c’est à peu près tout.
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Reste l’intérêt visuel du grand écran. La série originale est jolie et l’animation de qualité, mais c’est vrai que certains effets spéciaux valent le coup du grand écran. Il est juste dommage que la 3D ne soit pas du tout mise en valeur.
Au final le film ne rend pas hommage à une série qui sous ses dehors enfantins est de grande qualité tant au niveau scénaristique que graphique. Je la conseille vivement même si le côté pour enfants, notamment sur les gags faciles, peut agacer. Le Maître de l’Air quant à lui, se destine à des petits qui n’iront pas chercher une logique profonde à l’histoire et regarderont surtout les images. Presqu’aucune violence dans les combats et des raccourcis improbables. Pour ma part une déception monumentale.


La lecture devient ensuite lourde, angoissante, pesante. Ce ne sont pas des défauts, au contraire. On vit réellement la lecture et c’est pour moi la plus grosse force de ce manga. Ce côté pesant est bien entendu servi par le scénario. Ce n’est pas une scénario d’une complexité affolante, au contraire, il est simple et efficace. 
Si le synopsis ne vous botte pas, rappelez vous qu’on parle de celui qui a réussi à faire d’un manga sur le Go quelque chose de dynamique et prenant. Pour moi, dessineuse, le scénario est un pur rêve. Un manga sur le dessin. Vous en connaissez beaucoup vous ? Non. Et ça c’est la l’une des forces de
Le style est d’ailleurs beaucoup plus fin que dans Death Note ou Hikaru no Go. Visuellement, j’ai trouvé que les filles étaient assez proches des donzelles de Hiroya Oku, l’auteur du 

Reste que le bouquin est finalement un enchaînement de moments forts en rebondissements pour la famille royale. Ca m’a plutôt plu, mais cela pourra peut être en lasser certains. Dans tous les cas, si je devais avoir une vraie déception, ce serait peut être la fin, un peu trop culcul la praline à mon goût. Quand on goûte aux horreurs narrées tout au long du livre, un happy end avec un départ sous le soleil couchant, ça fait un peu tâche.




Contrairement à 

Malheureusement, lors d’une lecture d’un point de vue adulte, ce genre de détails est beaucoup plus dérangeant, et on a du mal à la suivre dans ses aventures. Aventures qui sont bien entendu causées par son mystérieux don. Il faut savoir que ce don n’est pas du tout expliqué. Il est là, c’est comme ça, mais on ne sait ni comment il vient, ni comment il part, ni comment il marche. Il y a une petite tentative, par ci par là, mais cela semble être réservé pour la suite de la série, puisque le dernier chapitre termine sur une sorte de cliff-hanger. Je vous rassure cependant, le livre a bien une fin et peut être lu sans jamais poursuivre la série.

La narration est faite à la première personne par notre inconnu du début. Le fait qu’il ne soit pas le personnage principal, ce rôle étant dévolu à Sphinx, dont il peut être considéré comme le sidekick, apporte une certaine fraicheur dans la vision de l’histoire. Je pense même que c’est l’élément qui m’a empêché de ranger mon intérêt pour ce livre dans ma poche. Ça se lit plutôt bien dans l’ensemble et on ne s’ennuie pas à la lecture. La couverture de 

Mention spéciale à la partie d’échecs du russe Solarin où l’auteur a su rendre ce sport cérébral dynamique. D’ailleurs, en parlant d’échecs, qui est le thème centrale du livre quand même, on sent une très forte recherche documentaire à ce sujet avec notamment des citations de personnages célèbres et de grands maîtres à leur propos entre les chapitres. Un plus indéniable pour se plonger dans le livre, et aussi très intéressant quand on est à la recherche de phrases toutes faites pour paraître intelligent en société.



